Ms GM Boukada
Ms GM Boukada
ـيـ ـ ـة
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
وزارة التـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـع ـ ـ ـليـ ـ ـ ـ ـم الع ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـايل و الب ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـحث الع ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـلـ ـ ــم ـ ـ ـ ـ ـ ـي
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
– ج ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــامعة أيب ب ـكـ ـ ـ ـ ـ ــر ب ـ ـلـ ــق ـ ـ ــاي ـد – تـ ـ ـ ـلمسـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـان
Université Aboubakr Belkaïd – Tlemcen –
Faculté de TECHNOLOGIE
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MASTER
En : Génie Mécanique
Sujet
REMERCIEMENTS
Ainsi qu’à tous les cadres de complexe qui m’ont aidé de près ou de
HEBBAZ Amine .
DÉDICACES
BOUKADA Abdelkarim
Résumé
Les méthodes proposées ont pour but de focaliser les efforts sur les défaillances des
équipements qui causent la majorité des effets nuisibles à la maintenance, à la production et à la
qualité du produit. Elles reposent essentiellement sur l'étude de la fiabilité des équipements et sur
une analyse type Pareto, Noiret et AMDEC. Ces techniques consistent non seulement à identifier
les anomalies et le dysfonctionnement mais elles remontent jusqu'à leurs causes profondes, puis
suggèrent des actions préventives et correctives appropriées.
On a fait suivi notre projet par une application de la loi de "Weibull", afin de déterminer la
durée de vie d’organe critique, par méthode graphique et numérique et déterminer les paramètres
de défaillance, qui sont utilisés pour l’évaluation du taux de dégradation des équipements et
déterminer le type de la maintenance à appliquer.
Abstract
This final project study deals with the optimization problem of the maintenance function by
"developing a plan based on the introduction of new tools of reliability." It aims to identify the
different components of the manufacturing process while seeking those with the most critical
failures. Thereafter, it is to identify the organs that damage the normal functioning of the
complex.
The proposed methods are intended to focus efforts on equipment failures that cause the
majority of adverse effects in maintenance, production and product quality. They are mainly
based on the study of the reliability of the equipment and an analysis like Pareto, Noiret and
AMDEC method. These techniques are not only used to identify abnormalities and dysfunction
but they go back to their root causes, and suggest preventive and corrective actions.
Our project was followed by use of "Weibull" model to determine the lifespan of critical
organ, graphical and numerical method and to determine the default settings, which are used for
the assessment rate degradation of equipment and determining the applied maintenance type.
Key words: Diagnosis, Reliability, Failure, Industrial maintenance, Weibull model, Noiret
method.
ملخص
تتناول هذه الدراسة للمشروع مشكلة تدهور الوسائل المستعملة لإلنتاج على مستوى ورشة تكييف و معالجة
الخيط من اجل تحسين وظيفة الصيانة "وضع خطة صيانة ناجحة" .ويهدف البرنامج إلى التعرف على
مكونات مختلفة عملية التصنيع في الوقت ذاته نسعى نحاول إحصاء الذين لديهم فشل األكثر .بعد ذلك ،نقوم
بتحديد العناصر األساسية لهذه المكونات التي تضر السير العادي للعملية.
الغرض من هذه األساليب المقترحة لتركيز الجهود على فشل المعدات التي تسبب معظم اآلثار السلبية في
مجال الصيانة واإلنتاج والجودة .وهي تستند أساسا على دراسة إمكانية االعتماد على المعدات وتحليل
هذه التقنيات ،ليست فقط لتحديد تشوهات والخلل في العملية ولكن استعمال Paretoو Noiretو .AMDEC
و هي وساءل متطورة في الصيانة تعود بالنفع للمنشئات ،و لوقاية تصحيحية.
وقمنا بتطبيق قانون ’ويبل’ لتحديد عمر الجهاز المتضرر ،من خالل أساليب دراسية تحليلية و عددية لتحديد
معالم الخطأ ،والتي تستخدم لتقييم معدل تدهور المعدات وتحديد نوع الصيانة المستحسن استعمالها.
الكلمات الرئيسية :تشخيص واالعتمادية ،الفشل ،الصيانة الصناعية ،طرق المعالجة .Weibull ,Noiret،
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. I
DÉDICACE ................................................................................................................................ III
RÉSUMÉ.................................................................................................................................... IV
TABLE DES MATIÈRES ...................................................................................................................... VI
LISTE DES FIGURES .......................................................................................................................... X
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................................................... XII
LISTE DES SYMBOLES ....................................................................................................................... XIII
INTRODUCTION GÉNÉRALE……………………………………………………..………...2
Chapitre 1 : présentation de l’entreprise
1.1. Généralités sur les entreprises de textile………………………….…………………5
1.2. Situation géographique et objet.……………………………………………………...5
1.3. Historique……………………………………………………………………….……6
1.4. Activités du complexe…………………………………………………………..……7
1.5. Certification……………………………………………………………………….….8
1.6. Plan de Masse du Complexe…………………………………………………….......8
1.7. Organigramme de complexe…………………………………………………..….…..9
1.8. Organigramme de la Direction Maintenance………………………………….…....10
1.9. Processus de transformation………………………………………………………...11
1.9.1. Département de filature……………………………………………………….…..11
[Link]. Section préparation…………………………………………………………...11
[Link]. Section filature……………………………………………………………….15
[Link]. Section bobinage……………………………………………………………...15
1.9.2. Département de tissage………………………………………………………….…15
[Link]. Section préparation…………………………………………….……………..16
[Link]. Hall de tissage…………………………………………………….…………..17
1.9.3. Département de finition……………………………………………...……………18
1.10. Conclusion…………………………………………………………………...……... 19
3.8.6. Mesures………………………………………………………..……...…..……..56
3.9. Méthode de l’Abaque de Noiret………………………………………………………….57
3.9.1. Utilité…………………………………………………………………….…....…57
3.9.2. Principe……………………………………………………………...…….……..57
3.10. Conclusion………….…………………………………………………………......……58
Chapitre 4 : Optimisation de la maintenance des équipements au niveau de l’atelier de filature
[Link]…………………………………….……………………….………………60
4.2.Découpage de l’entreprise………………………………………………………………60
4.2.1. Classification du matériel………………………………………….………....….61
[Link] par la méthode PARETO…………………………...…………………………61
4.3.1. Construction du diagramme de Pareto……………………...…………………..62
[Link]. Par le coût indirect…………………………………..……….…………….62
[Link]. Par le coût direct……………………………………………….…………..63
4.3.2. Découpage de section cardage……………………………………….……...…..64
4.3.3. Construction du diagramme de Pareto des équipements de la section cardage...65
[Link] par la méthode de l’Abaque de Noiret………………...………………...…….68
4.5. Diagnostic par l’AMDEC……………………………………………………..…...….69
4.5.1. Analyse du système………………………………………………….……....…..69
4.5.2. Tableau de cotation……………………………..…………………….….…..….69
4.5.3. AMDEC de la machine carde N°9………………………………..………..……69
4.5.4. Classement les résultants de criticité……………………………………..….…70
4.6. Détermination des paramètres de fiabilité des organes sélectionnés……..………...….71
4.6.1. Cas de la machine carde ……………..………………………………………….71
4.6.2. Analyse des résultats théoriques …………..………………………...……….….73
[Link] des résultats trouvés…………………………..……….………………………..76
4.8. Conclusion………………………...………………….……….…………….……...….77
Conclusion Génerale……………………………………………....…………………...……...…78
Bibliographie…………………………………………………………………………...…....……80
Webographie…………………………………………………………………………....………...82
MTTA Mean Time of To Arrival (Moyenne des Temps Techniques d’Arrêt) [heure]
t Temps (heure)
G Indice de la gravité
F Indice de la fréquence
D Indice de la détection
C Indice de la criticité
Nm Numéros métriques
OE Open End
Introduction générale
Dans ce contexte, l'élaboration d'un plan de maintenance s'impose pour atteindre les
objectifs prescrits avec des coûts optimaux. Cette politique de maintenance exige la maîtrise et
l'optimisation des processus et des activités de production.
Dans le premier chapitre, nous présenterons une généralité sur les entreprises de textile, et
précisément le complexe DENITEX-Sebdou, ainsi que ses activités et ses processus de
fabrication qui commencent par l’atelier de filature jusqu’à l’atelier de finissage.
Enfin, dans le dernier chapitre on met en application les méthodes décrites dans les
chapitres précédents, pour une étude des cas pratiques sur un équipement stratégique de l’atelier
de préparation de filature du complexe DENITEX. On va débuter par la méthode ABC pour
déterminer l’équipement le plus sensible de l’atelier, en suite, on fera une optimisation par la
méthode AMDEC sur l’équipement déterminé afin de trouver l’organe crucial, et pour cela on
déterminera les paramètres de fiabilité et la type de la maintenance à appliquée. On dernier lieu
on interprète les résultats et propose des suggestions.
Présentation de l’entreprise
CHAPITRE 1 Présentation de l’entreprise
1.3. Historique
Le projet du complexe industriel textile de Sebdou a été lancé en 1974 en tant qu’unité
industrielle de la société nationale SONITEX. Après la restructuration organique de la société
SONITEX en 1982, et suivant le décret n° 82-399 du 04 décembre 1982, le complexe Industriel
Textile de Sebdou est devenu une unité de l’entreprise publique économique COTITEX. Sa mise
en exploitation est intervenue au cours de l’année 1979, soit trente-sept (37) ans d’existence.
L’Entreprise des Industries Textiles, Société par actions, par abréviation DENITEX Spa est issue
Du découpage de l’Entreprise des Industries Textiles Cotonnières de Sebdou "COTITEX
SEBDOU", elle-même découlant de la restructuration de l’Entreprise Nationale des Industries
Textiles Cotonnières "COTITEX" en date du 1er avril 1986.
Le complexe a été mis en service le 1er juin 1979, il est composé de 6 bâtiments :
Filature
Tissage
Finissage
Annexes Techniques
Station Epuration des eaux
Poste énergie électrique
Sa capacité de production théorique est
Filature : 2000 tonnes /ans
Le complexe de DENITEX Spa est une unité de production intégrée qui comprend diverses
spécialités :
Chaufferie et climatisation
Épuration des eaux : l'entreprise dispose de sa propre station d’épuration qui est
fonctionnelle.
Laboratoires physique et chimique : pour suivi de la qualité des produits et contrôle les
différents paramètres à tous les stades du processus de production
o Une réactivité dans la prévention des non conformités et des impacts sur la santé,
la sécurité et l’environnement.
1.5. Certification
La certification de l’entreprise selon les normes ISO 9001 version 2000 du « Système
Management Qualité » par le comité de certification LQS France est appliquée le 22/12/2008. La
certification de l’entreprise selon les normes ISO 9001 version 2008 du « Système Management
Qualité » par le comité de certification LQS France est appliquée le 06/12/2010.
Légende :
A. Filature 1. Atelier mécanique auto
B. Tissage 2. Hangar produit chimique
C. Finissage 3. Abri stockage huiles.
D. Annexe technique 4. Cantine
E. Station de traitement d’épuration d’eau 5. Abri produit chimique et chaux
F. Transformateur HT/MT 6. Abri pour véhicule lourds
G. Administration 7. Abri pour véhicule légers
P. Parking 8. Campements ouvriers
9. Logements, GMS, Foyer et générale.
1.7. Organigramme de complexe
Cet organigramme montre les différentes directions de l’entreprise
Directeur général
Secrétariat Responsable de
management de
qualité (RMQ)
Responsable (SMHSE)
de qualité (RMQ)
Direction
maintenance
Bureau d’études
Sous-direction Sous-direction
maintenance Maintenance
utilité électricité
Service
Distribution Laboratoire
Électricité de
et annexes Électronique
production
Service
Service traitements Service Service Service études
laboratoire épuration des chaufferie climatisation maintenance
eaux
On distingue la grosse préparation qui va du battage à la carderie puis la petite préparation qui
est constituée de l'étirage et du brochage.
Battage
Au battage, le coton est débarrassé de ses impuretés. Ces impuretés sont généralement des
grains de coton de courtes longueurs. Deux procédures de battage sont normalement exploitables,
conçues pour assurer indépendamment le battage.
Les balles de coton fibres de manière automatique par des mouvements de translations. Ce
coton est ensuite chargé successivement dans six compartiments par un mono tambour où il subit
une grande extraction d'impuretés. Des chargeuses, le coton passe successivement dans deux
condenseurs batteurs qui poursuivent l'extraction des impuretés.
Ensuite, le coton est introduit manuellement et à petits coups par des ouvriers dans les
chargeuses mélangeuses en évitant le plus possible leur bourrage. Les chargeuses mélangeuses ont
pour rôle de mélanger les différentes variétés de coton. Des filtres à air reliés à ces chargeuses
libèrent le coton en partie de ses déchets. Un tapis achemine le coton vers un transporteur qui le
débarrasse de déchets magnétiques grâce à un aimant. Il va ensuite à un bloc constitué d'un
condenseur, d'une ouvreuse inclinée et d'une ouvreuse horizontale.
Après avoir ouvert le coton, ces ouvreuses le libèrent des fibres trop courtes inutilisables. Ce
bloc est également relié au filtre à air grâce à un système de ventilation.
Le coton est ensuite introduit successivement dans deux condenseurs tous reliés à des filtres à air,
puis dirigé séparément vers deux batteuses 1 et 2 reliées aux lignes 1 a 4 du cardage.
Cardage
Au cardage, le coton provenant du battage est transformé d'abord en voiles puis en rubans
enroulés dans des pots. On distingue quatre lignes comportant chacune 10 à 12 cardes et reliées à
un filtre rotatif qui extrait les déchets. Un système interne d'extraction de déchets permet aux
cardes de libérer le coton des dernières impuretés.
Les cardes sont programmées pour s'arrêter après 4000 mètres de ruban, récupérés dans des pots
avec une capacité nominale de 25kg/h.
Etirage
C'est le début de la petite préparation. Il consiste en deux passages respectivement sur des
machines à étirer. Il a pour but d'assurer le parallélisme des rubans provenant du cardage et les
rend plus souples.
Bac à broche
Les rubans souples étirés sont conduits au bac à broche pour y être transformés en mèches
métriques variables suivant le réglage effectué sur la machine (ici 1250 m/bobine de 1 g/m). On
dispose de douze bancs à broches dont onze opérationnels. Chaque banc comporte 108 broches.
A la filature, les mèches de coton produites au brochage sont transformées en fils de numéros
métriques variables de 12 à 40 par des machines continu à Filer (CAF) en leur donnant la torsion
nécessaire. Cette torsion leur confère un poids précis suivant une longueur donnée. Ils peuvent
ainsi passer de 1g/m à 1g/12m, de 1g/m à 1g/17m, de 1g/m à 1g/34m ou encore de 1g/m à
1g/40m.
C'est la dernière étape de la filature. Les fuseaux de fil réalisés par les continu à filer (CAF)
sont mis sous forme de bobines coniques de 2,5 kg par des noueuses et prêtes à servir au tissage.
On dispose de noueuses de types manuel et automatique. Ces dernières sont conçues pour renouer
automatiquement la bobine de fil à une cartouche nouvelle dès qu'une cassure de fil advient lors
du bobinage, après avoir évacué l'ancienne cartouche.
La transformation des bobines de fils se fait en deux grandes sections : la préparation au tissage et
le hall de tissage.
Ourdissage
Une partie des bobines de fils provenant de la filature est installée sur des chariots d'une
capacité de 560 bobines. Ces bobines sont défilées et soigneusement alignées sur un ourdissoir en
fonction du nombre exact de fils que nécessite le tissu que l'on veut produire. Les fils sont ensuite
mis en plusieurs rouleaux qui constituent des ourdis.
Encollage
Rentrage
On y définit le type de tissu à produire, sa qualité et les motifs qui y figurent. Ces
paramètres seront fonction du nombre de harnais qu'on préparera aux métiers, du nombre de lisses
(lamelles minces) qu’elles porteront et de leur classement. Dans ces lisses passeront les fils
encollés.
Cannetage
Il consiste à préparer grâce à une machine, des cannettes de fil à partir des bobines afin
qu'elles servent sur des métiers à navettes.
Les ensouples de fils encollés sont installées sur les métiers à tisser et les fils sont
soigneusement disposés dans les harnais par les rentreurs. Ces rouleaux de nappes encollées
constituent la chaîne du tissu. Le tissage se fait soit sur des métiers à navettes où la trame du tissu
est réalisée par les cannettes de fils, soit sur des métiers à projectile où elle est réalisée par des
bobines de fil.
Flambage
C'est la première opération que subit le tissu. Elle a pour but d'éliminer les duvets (petits
poils sur le tissu) afin de le rendre totalement lisse. Mais la machine flambeuse étant en panne et
cette étape n'étant pas absolument indispensable, elle n'est actuellement pas effectuée. Le tissu
passe donc directement à l'étape suivante.
Désencollage
Il consiste à libérer le tissu de la colle fournie aux fils par l'encolleuse. Il se fait par lavage
sur une désencolleuse, ici pad roll. En effet, cette colle empêcherait d'une part une bonne adhésion
entre la teinture et le tissu et provoquerait, d'autre part, sa déteinte précoce en se libérant avec la
teinture dès que l'utilisateur du tissu le plongerait dans de l'eau. L'opération suivante est la
caustification.
Caustification
Cette opération consiste a donner une hydrophilidé au tissu (absorption rapide de l'eau) et
de l'affinité (adhésion) au colorant. Elle est ici réalisée grâce à la désencolleuse. Viens ensuite la
teinture du tissu.
Teinture
C'est l'art de donner une couleur au tissu. Plusieurs modes opératoires sont utilisables en
fonction de la qualité du tissu et des colorants disponibles. Parmi elles, on peut citer les méthodes
de colorants de cuivre (teinture par épuisement) et les méthodes de colorants réactifs (Pad batch et
teinture par épuisement). Celle utilisée ici est la méthode Pad batch que nous présentons.
Elle se fait avec des colorants réactifs. On imprègne le tissu dans un mélange du colorant et d'un
agent fixateur (alcali). La réaction dure deux à quatre heures. Un rinçage à 90° ou à 95° C permet
ensuite d'éliminer les colorants qui par saturation de la matière, n'auraient pas été fixés.
Le tissu subit ensuite un séchage à la rame. On le fait passer dans une résine pour améliorer sa
consistance au toucher. Il subit enfin la samphorisation pour l'empêcher de s'allonger ou de se
rétrécir au lavage.
[Link]
Les progrès techniques permettent d’élargir la gamme des tissus fabriqués par l’industrie
textile et contribuent à améliorer la productivité. Il est essentiel cependant qu’ils soient aussi régis
par des impératifs de sécurité, de santé et de bien-être du personnel. Quoi qu’il en soit, la mise en
œuvre de ces avancées pose des problèmes dans les entreprises plus anciennes dont la viabilité
financière est mal assurée et qui n’ont pas les moyens d’effectuer les investissements nécessaires.
Il en va de même dans des régions en développement qui recherchent de nouvelles industries à
tout prix, même au détriment de la sécurité et de la santé des travailleurs. Cependant, quelles que
soient les circonstances, l’éducation et la formation du personnel devraient permettre de réduire
considérablement les risques auxquels il est exposé.
Il est possible aussi de condenser tout ceci dans la définition de l’AFNOR (Association
Française de Normalisation) : «La maintenance est l’ensemble des actions permettant de
maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié en mesure d’assurer un service déterminé
avec un coût optimal ».
Assurer la qualité et la quantité des produits fabriqués, tout en respectant les délais.
Définir, gérer et optimiser les stocks des pièces de rechange et des consommables
Rupture du stock
Donc, si on planifie et on prévoit des entretiens planifiés avant l'occurrence des pannes, on
pourra surmonter ces conséquences. Pour ce faire, la partie suivante comprend des stratégies de
maintenances.
Faciliter le planning
Faciliter la surveillance
Production
Service Magasin pièces
après- vente de rechange
Service
Bureau Maintenance Relations
d’études humaines
Avantages :
Permet d’avoir de meilleures communications et relations avec les services
Direction générale
(management)
Maintenanc
Personnel (fonction e
administrative)
Finances Sécurité et sociale
Mécanique ; Electrique ;
Bâtiments Magasins de pièce de
rechanges Outillage ; Sous-
traitance ; Etc.
Cette maintenance est définie comme étant celle que l’on réalise uniquement lorsque l’état
de l’équipement le nécessite. La conséquence immédiate est qu’il est nécessaire de savoir mettre
en place des techniques de surveillance (faisabilité technique et économique) et surtout d’être
capable de qualifier de façon précise l’état de l’équipement. Un certain nombre de paramètres
techniques significatifs de l’état de l’équipement, doivent donc être définis au cas par cas. Lorsque
cela est possible on arrive à optimiser les interventions de maintenance préventive, en intervenant
uniquement lorsque cela s’avère nécessaire figure 2.11. On peut schématiser ce processus en
disant que l’intervention doit se réaliser lorsque le voyant rouge s’allume sur le tableau de bord.
Cela pose cependant un autre problème qui est la définition des seuils acceptables pour chacun des
paramètres précédemment définis. Ceci limite considérablement l’application de cette méthode,
donc réservé la plupart du temps à des équipements dont la technologie et le comportement en
exploitation sont parfaitement connus. Elle peut être appliquée suite à une inspection ou un
contrôle. Ainsi, le système n’est arrêté que lorsqu’il existe une certaine probabilité de défaillance
définie par l’analyse des niveaux des indicateurs issus des mesures et établis en permanence au
cours du fonctionnement. Cette méthode présente donc l’avantage d’éviter la surprise de
dysfonctionnement.
Les exemples les plus classiques des techniques utilisées pour mettre en place la maintenance
conditionnelle sont la thermographie infrarouge, l’analyse des lubrifiants et la mesure des
vibrations. Ces techniques donnent lieu d’ailleurs à des articles approfondis dans le cadre du
préventif [9].
- Contrôle : vérification de la conformité avec des données préétablies, suivie d’un jugement.
Ce contrôle peut déboucher sur une action de maintenance corrective ou alors inclure une
décision de refus, d’acceptation ou d’ajournement.
- Visite : examen détaillé et prédéterminé de tout (visite générale) ou partie (visite limitée)
des différents éléments d’un équipement et pouvant impliquer des opérations de maintenance du
premier et du deuxième niveau ; il peut également déboucher sur la maintenance corrective.
- Test : comparaison des réponses d’un système par rapport à un système de référence ou à un
phénomène physique significatif d’une marche correcte.
- Echange standard : remplacement d’une pièce ou d’un sous-ensemble défectueux par une
pièce identique, neuve ou remise en état préalablement, conformément aux prescriptions du
constructeur.
Les trois premières opérations sont encore appelées « opérations de surveillance ». Elles
caractérisent parfaitement la phase d’apprentissage et sont absolument nécessaires si on veut
maîtriser l’évolution de l’état réel d’un équipement. On accepte donc de payer pour savoir puis
pour prévenir. Elles sont effectuées de manière continue ou à intervalles prédéterminés ou non,
calculés sur le temps ou sur le nombre d’unités d’usage.
Une autre condition pour réussir un système de maintenance est de spécifier les niveaux
de maintenance dans l'entreprise. Suivant la norme NF X60-010, il existe cinq niveaux de
maintenance qui classent les opérations à réaliser selon leur complexité.
- Niveau II: Dépannage par échange standard d'éléments prévus à cet effet ou des
opérations mineures de maintenance préventive.
II Technicien habilité sur place. Outillage léger défini dans les instructions
d'utilisation, plus pièces de rechange
trouvées à proximité sans délai.
Ces niveaux de maintenance font référence à la complexité des tâches à effectuer et aux
ressources humaines et matérielles nécessaires à la réalisation de chacune des tâches. Cette
spécification est détaillée dans le tableau 2.1. Le système de maintenance, ainsi situé, permet de
préciser, de limiter et de dégager les responsabilités et les attentes envers ce système. Cependant,
ceci constitue une condition nécessaire mais malheureusement non suffisante pour réussir
l'implantation d'un système de maintenance dans une entreprise. [10-11]
Dans le milieu industriel, en général, une maintenance mixte est appliquée aux systèmes.
En effet, la maintenance préventive est destinée à réduire la probabilité de défaillance, mais il
subsiste une part de maintenance corrective. Il est donc nécessaire de considérer des stratégies
qui combinent les deux : maintenance corrective et maintenance préventive [12].
De plus l'optimisation de la maintenance consiste à trouver la balance optimale entre la
maintenance préventive et corrective tout en respectant les objectifs fixés. L'entreprise doit
rechercher un compromis afin d’optimiser les relations entre les coûts de maintenance [13,14].
2.8. Conclusion
Une attention particulière doit d'être portée sur la mise en place d’une stratégie de
maintenance adéquate en fonction de l’activité de l’entreprise et de ses potentiels de
développement, ceci afin de répondre aux besoins des consommateurs et augmenter sa
profitabilité. Le présent chapitre, nous a permis d’exprimer quelques notions de la maintenance
industrielle telle que les types de maintenance, les différents types des conséquences sur le
fonctionnement et les coûts de la maintenance. Comme toute activité industrielle, la maintenance
évolue et on ne peut pas avoir une seule et unique pratique de la maintenance. La politique de
maintenance a pour objectif première de porter l’outil de production à son meilleur potentiel de
disponibilité et à un coût minimal.
Stratégie de la maintenance
CHAPITRE 3 Stratégies de la maintenance
3.1 Introduction
La fiabilité est l’aptitude d’une entité à accomplir une fonction requise, dans des conditions
données et pendant un intervalle de temps donné [15].
La durée de vie d'un système est la période qui sépare sa mise en exploitation et
l’apparition de sa défaillance. On mesure la durée de vie de l'équipement par le nombre d'heures
durant lesquelles il aura effectivement fonctionné. On suppose alors que l'équipement ne peut
occuper que l'un des deux états suivants: en bon état ou hors d'usage [16].
La fiabilité d’un système s’exprime par la probabilité que ce dispositif accomplisse une
fonction requise dans des conditions d’utilisation et pour une période de temps déterminée [17,
18]. Nous la désignons, dans ce qui suit par R(t) où t désigne la durée de la mission. La
définition de la fiabilité montre bien que son domaine englobe les probabilités, donc les
statistiques et les mathématiques. Mathématiquement, c’est la probabilité que l’équipement
fonctionne sans défaillance (ne tombe pas en panne avant l’instant t), figure 3.1 (b)
∞
R(t) = P{T > t} = ∫𝑡 𝑓(𝑢) 𝑑𝑢 (3.1)
la fiabilité intrinsèque, qui est propre à un matériel, selon un environnement donné ; elle
ne dépend que de la qualité de ce matériel.
Page 38
Master en Maintenance Industrielle BOUKADA ABDELKARIM
CHAPITRE 3 Stratégies de la maintenance
Si F(t) est une fonction continue, alors on peut définir une fonction de densité f(t)
La défaillance d’un équipement peut être caractérisée par un taux appelé taux de
défaillance. Ce taux est aussi appelé taux de pannes, taux de hasard ou taux de mortalité. Nous le
désignons par 𝜆(𝑡).
Page 39
Master en Maintenance Industrielle BOUKADA ABDELKARIM
CHAPITRE 3 Stratégies de la maintenance
L'allure du taux de défaillance en fonction du temps est souvent représentée par la fonction
de la figure 3.3. Le taux varie selon une courbe qui prend l'allure d'un baignoire [20].
Le taux de défaillance est constant. C’est la période de vie utile (ou période de pannes
fortuites).
Zone (3). Période de vieillesse (période de fatigue ou d’usure).
Les défaillances sont dues à l’âge ou à l’usure des composants, λ(t) croit avec le temps du
fait de la dégradation du matériel (usures mécaniques, fatigue, etc.…). Cette courbe en
baignoire montre bien que la maintenance préventive n'est réellement justifiée que pour la
phase de maturité. Dans cette période, le taux de défaillance est sensiblement constant et
égal à l'inverse de l'indice de fiabilité: MTBF (Mean Time Between Failure). La MTBF, ou
moyenne des temps de bon fonctionnement, est la valeur moyenne des temps entre deux
défaillances consécutives [21].
𝑑𝑅(𝑡)
De l’équation (3.8) et sachant que : 𝑓(𝑡) = − 𝑑𝑡
𝑑𝑅(𝑡) 1
𝜆(𝑡) = − ∙ 𝑅(𝑡) (3.9)
𝑑𝑡
𝑡−𝛾 𝛽
−( )
𝑅(𝑡) = 𝑒 𝜂 (3.12)
Elle permet une analyse plus fine et donne une image pus précise de l’état du système. Le
paramètre β fournit des indications à la fois qualitatives et quantitatives du taux de défaillance
instantané. Il est appelé indicateur de la forme, si sa valeur est < 1, alors ƛ(t) est décroisant,
indiquant que le système est en période de jeunesse. Mais, si β est égal ou très voisin de 1, c’est
le signe d’un comportement régulier du système avec un taux de défaillance sensiblement
constant, c’est donc la période de maturité qui est la plus longue dans le cycle le vie d’un
matériel. Enfin, si la valeur du paramètre de forme β est supérieure à 1, alors le modèle de
Weibull est encore plus instructif, dans ce cas, β révèle d’abord une phase d’obsolescence, c’est
l’expression quantitative qui retiendra davantage l’attention, car il est possible de lier la valeur
au degré d’obsolescence de matériel [22].
La vie utile d’un composant comporte des cycles de fonctionnement. Au cours d’un
cycle, l’état du composant passe de l’état «en fonction» à l’état «hors d’usage» (figure 3.3).
Fin de service
Début phase active
Prise en charge Fin de la prise en
TT charge
Défaillance
R
TBF
TBF
Intervention
Afin d’optimiser la disponibilité des systèmes et réduisant l’écart entre TTA et TTR, il est
indispensable de chercher à réduire les temps non actifs (de t0 à t2).
La MTTA est la Moyenne des Temps Techniques d’Arrêt. Les TTA sont une partie des
temps d’arrêt qu’un système en exploitation peut connaitre. Ils ont pour cause une raison
technique et sont distingués des arrêts inhérents à la production (attente de pièces, de matière,…).
Les TTA concernent principalement la maintenance corrective dans la mesure où les interventions
à caractère préventif sont effectuées hors production. Les TTR sont donc généralement inclus aux
TTA. Néanmoins, dans certaines conditions, l’inverse est possible lorsque l’intervention peut
débuter avant l’arrêt du système.
L'affectation des opérations de visite ou de contrôle a comme objectif de détecter les effets des
dysfonctionnements qui peuvent arriver à chacun de ces organes. Il faut donc avoir connaissance
de la nature, de la gravité et de la probabilité d'apparition des défaillances.
Pour chaque organe, lors de l'affectation des opérations et de la définition des périodicités, on se
pose la question, « est-ce nécessaire et suffisant? ».
Exemple :
Il n'est pas normal de devoir contrôler le serrage des fixations d'une came toutes les
semaines. Dans ce cas, il faut chercher pourquoi les fixations se desserrent très souvent. Poser la
question si le système en question est-il adapté ?
Une panne imprévue est souvent génératrice de tension. Le dépannage doit être rapide
pour éviter la perte de production. Certains problèmes, comme par exemple le manque de pièces
de rechange, entraîne l'immobilisation de la machine pendant un temps relativement long. La
tension peut monter entre le service de la maintenance et de la production.
En résumé, il faudra examiner les différents services rendus pour apprécier les enjeux de la
maintenance préventive :
[Link]. Sécurité
[Link]. Fiabilité
[Link]. Production
Les différentes sources qui nous aident à définir les opérations de maintenance préventive
sont :
précautions particulières
Les recommandations des constructeurs sont souvent à caractère général. Il faut les adapter
aux conditions réelles d'utilisation. Les données proposées, très importantes, doivent servir de
base de référence particulière pour la machine concernée.
On fait la distinction entre les défaillances répétitives et les défaillances accidentelles, entre les
défaillances catalectiques et les défaillances de dérive. Les historiques des machines semblables
peuvent être réunis pour une exploitation unique.
En général, les documents historiques sont souvent insuffisants ou inexistants. Les avis des
opérateurs de maintenance et des opérateurs de machine sont très intéressants. Chacun possède
des petites notes personnelles. C'est le moment de faire des échanges de connaissance.
Parmi les méthodes utilisées en maintenance conditionnelle, l'analyse vibratoire est une des
plus utilisées pour le suivi des systèmes mécaniques. Le principe général consiste à utiliser
l'information vibratoire émanant soit d'un équipement mécanique dynamique (machines
tournantes, ...) soit d'un matériel statique (structure, tuyauterie, ...) afin d'en déterminer l'état. En
effet, un ensemble des pièces en mouvement, quelque soit la forme de la structure, génèrent des
vibrations, et ce, même si les machines analysées sont en bon état de fonctionnement. Les
vibrations dans les bâtis de machine peuvent avoir plusieurs origines, telles que des arbres mal
équilibrés, mais aussi des défauts des roulements, des engrenages ou des courroies, qui viennent
exciter ces bâtis. Les signaux vibratoires relevés permettent d'identifier une dégradation de l'outil
de production avant qu'un incident ne se produise. Selon la qualité des relevés vibratoires et de la
pertinence de l'analyse on peut spécifier le ou les composant(s) qui commence(nt) à se détériorer.
Toutefois les coûts de l'instrumentation nécessaire au recueil des données mais aussi à leur analyse
sont assez élevés, ce qui a pour effet de limiter la généralisation de ces techniques [24-25].
L'analyse thermographique fait également partie des techniques de mesure employées pour
la surveillance. Chaque corps émet son propre rayonnement qui dépend directement de sa
température et de sa nature. Un défaut sur un équipement entraîne généralement une différence de
température, comme chez l'homme pour qui une maladie se traduit par une augmentation de la
température. Par conséquent, la détection de l'échauffement d'un composant pennes d'identifier un
défaut, et dans certaines situations d'en localiser la cause. Aujourd'hui, la majeure partie des
applications traitées par cette technique sont réalisées dans le domaine électrique, mais en
mécanique aussi. La thermographie est intéressante comme étant un outil complémentaire de
l'analyse vibratoire.
Elle a pour principal avantage d'être rapide, sans contact avec la machine, et peut mettre en
évidence de nombreux problèmes sur des organes mécaniques, comme par exemple les
engrenages et les équipements. Elle consiste à mesurer l'intensité du rayonnement infrarouge d'un
système, [26].
La figure 3.7 illustre l'application de l'analyse thermographique pour la surveillance des systèmes
électriques.
a) représente l'image d'un disjoncteur vue par l'homme et sur laquelle aucune anomalie n'est
perceptible.
b) Image obtenue par une caméra thermique sur laquelle une connexion défaillante est mise
en évidence par l'apparition d'un point chaud.
(a) (b)
• limite usure
• participe au refroidissement
L'analyse des échantillons d'un fluide lubrifiant permet de déterminer les caractéristiques
physico-chimiques du lubrifiant et, ainsi identifier de manière précoce une usure des éléments
mécaniques en contact.
L'analyse d'huile usagée permet donc d'avoir rapidement une vue détaillée non seulement de
l'état du lubrifiant, mais également de l'équipement qu'il lubrifie. L'objectif sera de déceler les
principales anomalies afin de donner au responsable de maintenance des informations précises sur
l'état de la machine, et cela en recherchant dans le lubrifiant :
Série : machines-outils
Il s’agit de délimiter sur la courbe obtenue des zones à partir de l’allure de la courbe. En général
la courbe possède deux cassures, ce qui permet de définir trois zones A,B,C :
L’étude porte dans un premier temps sur les éléments constituant la zone A en priorité. Si les
décisions et les modifications apportées aux éléments de la zone A ne donnent pas satisfaction, on
continuera l’étude sur les premiers éléments de la zone B jusqu’à satisfaction. Les éléments
appartenant à la zone C peuvent être négligés, car ils ont peu d’influence sur le critère étudié [29].
Sur un tableur, il faut définir les « lignes » et les « colonnes » nécessaires à la méthode
(AMDE ou AMDEC) réparties en quatre grandes familles[31] :
analyse fonctionnelle
estimation de la criticité
mesures à appliquer.
Tableau 3.1. Exemple de AMDEC (moyen de production) [31].
Les fonctions d’un composant sont des actions souvent discrètes par rapport au système
complet, mais elles permettent la réalisation de la fonction globale. Un composant peut avoir
plusieurs fonctions.
a) Modes de défaillance
La norme (NF X60-510), est relative à la procédure d’analyse des modes fonctionnement
et de leurs effets.
Les modes de défaillance sont étroitement liés à l’environnement et aux conditions de
fonctionnement. Une analyse fine de la situation est indispensable.
b) Causes de défaillance
La recherche des causes de défaillance peut être facilitée par l’emploi de la méthode connue
dite les cinq (5M) (méthode Ishikawa ou causes-effets), cette méthode montre qu’une cause
d’anomalie peut être très éloignée de l’organe dans le temps et dans l’espace et avoir des origines
sans lien apparemment direct. Les (5M) peuvent être remplacés par d’autres typologies voir figure
3.9.
Il est important, pour la précision de l’AMDEC, de répartir les effets d’une défaillance selon
deux catégories :
Les effets sur le système : Ils sont les conséquences directes du dysfonctionnement
sur l’ensemble du dispositif. Contrairement aux moyens de détection, qui ne sont
pas toujours perceptibles mais néanmoins jamais sans conséquence à plus ou moins
long terme.
Les effets locaux : Logiquement et évidemment ces cas se rencontrent lorsque l’on
n’a pas pu les détecter plut tôt.
3.8.5. Critères
La définition de ces critères doit être absolument rigoureuse pour ne laisser aucune place à
l’interprétation afin que quiconque les utilises de manière identique. Généralement, chaque critère
reçoit un indice sur une échelle qui varie de 1 à 4 en fonction de son importance. Cependant, il est
tout à fait logique de se détourner de cet ordinaire et augmenter ou diminuer le découpage selon
ses propres besoins ou objectif. Ainsi une entreprise qui privilégierait la fiabilité pourrait
découper plus finement le critère «occurrence» en 5,6, ou 7 niveaux.
a) Critère G
Le critère de gravité évalue le risque pour l’utilisateur ainsi que pour le système et le service
rendu. A chacun des effets d’une défaillance correspond un indice de gravité. Le critère de gravité,
comme celui de l’occurrence, doit être très précis dans ses définitions, dans la sévérité et la
gravité.
Niveau Définition
1 Mineure : défaillance ne provoquant pas l’arrêt de production supérieur à 5
minutes. Aucune dégradation ni production défectueuse.
2 Moyenne : défaillance provoquant un arrêt de 5 à 30 minutes et nécessitant une
réparation sur site.
3 Importante : défaillance provoquant un arrêt de 30 à 60 minutes et/ou nécessitant
le remplacement d’un matériel défectueux.
4 Grave : défaillance provoquant un arrêt supérieur à 1 heure et/ou impliquant des
risques potentiels pour la sécurité des personnes et des biens.
b) Critère O
c) Critère D
Il s'évalue à partir du mode de défaillance par une note estimée allant de 1 (dégradation
élémentaire) à 4 (défaillance soudaine).
d) Critère C
C’est un critere qui met l’équipement en situation critique
3.8.6. Mesures
Elles sont souvent décomposées suivant les rubriques possibles :
Modifications de conception.
Observations, recommandations.
Il appartient au groupe de travail de tirer le maximum de préconisations du travail
long et fastidieux, mais riche d'enseignements avec une AMDEC appliquée.
de son utilisation
zone incertaine
maintenance préventive
Cependant, ce résultat doit être complété par une analyse économique portant sur le
coût de maintenance et sur le retour de l’investissement estimé qui peut apporter une
maintenance préventive. Il ne s'agit que d'un outil d'aide à la décision et non pas d'un
outil de décision.
3.9.2. Principe
L'abaque de Noiret est basé sur les critères suivants :
a) âge de l'équipement
c) son coût
e) sa robustesse et sa précision
Chaque critère se décline en plusieurs options correspond chacune à un certain nombre de points.
Les points ainsi obtenus sont additionnés [32] .
Remarque : un seul choix est possible par critère; il faut donc prendre celui qui est le
plus représentatif de l'équipement.
3.10. Conclusion
4.1. Introduction
Notre étude est divisée en trois parties, on s’attachera dans la première partie à exploiter
et à analyser les équipements par la méthode de PARETO afin de déterminer les équipements
les plus défaillants. Les analyses d’exploitation des équipements sont prises à partir des données
pour une période de deux ans on traite les nombres d’ordre de travail OT archivée dans
historiques. Dans la deuxième partie on utilisera la méthode AMDEC afin d’identifier les
organes critiques suite à un découpage fonctionnel des équipements stratégiques. Enfin, nous
appliquons le modèle de Weibull pour déterminer les paramètres de fiabilité des organes
critiques. En dernier lieu, nous proposons quelques solutions pour réduire la criticité de ces
organes et diminuer la fréquence des défaillances des équipements.
Entreprise
Annexes :
Atelier Filature Atelier Tissage Atelier Finissage Atelier Chaufferie STEP,ateliers
méca, élect…
Ce premier découpage sera suivi par un second qui permet de descendre au niveau des
composants.
Atelier de Filature
Section Filature
Battage Cardage Etirage Peignage
e Cardag
es
La classification est principalement utilisée comme une base d’établissement d’un programme de
maintenance préventive ou pour mesurer les effets de cette maintenance. Elle consiste, en
pratique, à ne pas traiter le matériel sur un même pied d’égalité, mais selon des critères [15]. On
trouve deux critères possibles pour le classement.
a) Matériel très sollicité
La mise en œuvre d’une politique de maintenance préventive nécessite l’identification des ateliers
sensibles qui doivent donc être traités en priorité. Cette méthode d’analyse induite des résultats des
données se fait à partir du diagramme de Pareto qui nous permet de sélectionner les équipements
sensibles. Le diagramme de Pareto est un histogramme dont les équipements les plus critiques sont
conventionnellement classés dans la zone A.
D’après les données prélevées nous avons classé les machines selon deux façons :
Coût indirect (indisponibilité des équipements).
Coût direct ou bien le coût de défaillance (le coût de réparation, et le coût de perte de
production).
Le coût indirect modélisé par l’indicateur de l’indisponibilité (non disponible) d’un système c’est le
résultat de la combinaison de deux facteurs : le nombre des interventions ou bien fréquences « N »
et la durée moyenne de réparation (ou de dépannage) «𝑇 ». On construit un tableau dans lequel les
sections sont classés par ordre décroissant du coût indirect , voir tableau 4.1.
3702214
1800000 100,00%
1600000 90,00%
1400000 80,00%
Cout indirect
1200000 70,00%
60,00%
1000000
50,00%
800000
40,00%
600000 30,00%
400000 20,00%
200000 10,00%
0 0,00%
Sections
cout ind cu
Le coût direct ou bien le coût de défaillance est la somme des dépenses des réparations (frais des
pièces de rechange et de manœuvre), plus les pertes de production.
4000000 100,00%
3500000
3000000 80,00%
Sections
cout direct cu
Interprétation
Dans le cas des coûts directs le diagramme PARETO montre que la section de cardage et la section
continue à filer sont responsables de 80% des coûts total, ce qui rendra prioritaire les actions envers
ces sections.
Total 1170
1 48 13 arrêt 23 4 35 7
2 52 14 25 24 21 36 30
3 36 15 30 25 16 37 49
4 10 16 13 26 27 38 18
5 42 17 13 27 16 39 45
6 39 18 10 28 14 40 23
7 17 19 27 29 11 41 3
8 31 20 16 30 4 42 46
9 54 21 33 31 28 43 30
10 53 22 33 32 12 44 23
11 34 33 8 45 46
12 39 34 1 46 19
On trace le diagramme de Pareto illustré dans la figure 4.6 qui permet de sélectionner les
équipements critiques. Seule la section de cardage est à prendre en considération dans notre étude
afin de limiter les défaillances imprévues au niveau de cette section.
500 100,00%
450 90,00%
400 80,00%
350 70,00%
Défaillance
300 60,00%
250 50,00%
200 40,00%
150 30,00%
100 20,00%
50 10,00%
0 0,00%
Ligne 1 Ligne 4 Ligne 2 Ligne 3
Equipement section cardage
N° def cumul
Interprétation
Dans ce cas le diagramme Pareto montre que la ligne 1 et la ligne 2 de la section de cardage sont
responsables de 80% de l’indisponibilité des équipements.
9 54 11.87 11.87
10 53 11.65 23.52
2 52 11.43 34.95
1 48 10.55 45.49
5 42 9.23 54.73
12 39 8.57 63.30
6 39 8.57 71.87
3 36 7.91 79.78
11 34 7.47 87.25
8 31 6.81 94.07
7 17 3.74 97.80
4 10 2.20 100
455
On trace le diagramme de Pareto illustré dans la figure 4.7 qui permet de sélectionner l’équipement
critique de la ligne 1 de la section de cardage à prendre en considération dans notre étude afin de
limiter les défaillances imprévues au niveau de cet atelier.
60 100,00%
50 80,00%
Défaillance
40
60,00%
30
40,00%
20
10 20,00%
0 0,00%
9 10 2 1 5 12 6 3 11 8 7 4
Machines
N Def cu
Interprétation
Le diagramme montre que les machines de cardage 9 , 10 et 2 de la ligne 1, sont responsables de 80%
de l’indisponibilité, ce qui rendra prioritaire les actions de maintenance envers ces équipements
sensibles. Pour cela on utilise la méthode développée en analyse de fiabilité et qui est connue sous le
nom « AMDEC ». C’est une méthode de réflexion créative qui repose sur la décomposition
fonctionnelle du système en éléments simples jusqu’au niveau des composants les plus élémentaires.
AGE INTERDEPENDANCE
20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
90 90
Matériel essentiel &
Marche continue
TRACER 80 80
Matériel essentiel &
Marche semi
70 70
discontinue
RAZ lignes Matériel essentiel &
60 60 Marche discontinue
20 20
Matériel double
10 10
160 140 120 100 80 60 40 20
COUT
160 140 120 100 80 60 40 20
25 25
40 40 Matériel peu complexe
Moins de 3000€ et accessible
55 55
70 70
[3000€ à 15000€[
85 85 Matériel très complexe
et accessible
100 100
[15000€ à 30000€[
115 115
130 130 Matériel peu complexe
[30000€ à 45000€[ et inaccessible
145 145
160 160
[45000€ à 150000€[
175 175 Matériel très complexe
et inaccessible
190 190
150000€ ou plus
205 205
250 230 210 190 170 150 130 110 90 70 50 30
COMPLEXITE
ROBUSTESSE
250 230 210 190 170 150 130 110 90 70 50 30
50 50
75 75
Français grande série Robuste
100 100
125 125 Courant
Français petite série
150 150
175 175 De précision, robuste
Etranger avec SAV
200 200
225 225 Peu robuste
Etranger sans SAV 250 250
275 275 Travail en surcharge
CONDITIONS DE TRAVAIL
55 80 105 130 155 180 205 230 255 280 305 330 355 380
415 415
390 390
Marche à 1 poste 365 365
Produits vendables
340 340
315 315
290 290
Marche à 2 postes
265 265
240 240 Produits à reprendre
215 215
Marche à 3 postes 190 190
165 165
140 140
115 115 Produits perdus
90 90
65 65
140 180 220 260 300 340 380 420 460 500 540 580 620 660
PERTE DE PRODUITS
140 180 220 260 300 340 380 420 460 500 540 580 620 660
165 165
215 215
DELAI RESULTAT
Les valeurs des coefficients sont fixées au maximum égale à quatre pour limiter le niveau des
détails et pour faciliter la manipulation des chiffres.
Niveau ou 1 2 3 4
cotation
Indice de Moins d’une fois Moins d’une fois Moins d’une fois Plus d’une fois
fréquence par année par mois par semaine par semaine
Indice de Durée Durée Durée Durée
Gravite d’intervention d’intervention d’intervention d’intervention
D≤1 1h ≤ D ≤ 3h 3h≤ D ≤ 5h D > 5h
Indice de Signe avant La défaillance. La défaillance se Défaillance
détection défaillance Sa cause est produit mais sa non décelable
évidente cause est décelable
AXE DE TRANSMISSION 2
COURROIE PLATE 4572 4
COURROIE TRAPPEZ 1037LW 4
COURROIE DENTÉ 850H125 4
COURROIE TRAPPEZ 762LW 4
BOUTON POUSSOIR 4
RELAIS TEMPORISÉ 4
DISQUE EMBRAYAGE 6
CONTACTEUR 6
ROULEMENT À BILLES 6
RELAIS THERMIQUE 6
POULIE 8
BROSSE DE CHAPEAUX 8
BOBINE EMBRAYAGE 8
COURROIE ÉLASTIQUE 8
GOUPILLE 12
0 2 4 6 8 10 12 14
Selon l'histogramme nous pouvons dire que la majorité des organes qui ont une criticité importante sont
localisés au niveau de l'intérieur la machine de carde, c’est la goupille qui a une criticité plus élevée.
Le calcul des paramètres de fiabilité dépend en premier lieu de la fonction de répartition estimée.
1,00
0,90
0,80
0,70
0,60
0,50
0,40
0,30
0,20
F(t) est
0,10
0,00 F(t) th
0 500 1000 1500 2000 2500
Figure 4.12. Fonctions F(t) graphique Figure 4.13. Fonction F(t) numérique
On remarque sur la figure (4.12), que les courbes de répartition (Fest et Fth) sont très proches
l’une de l’autre et donnent une bonne corrélation avec la courbe numérique figure (4.13). Ceci
nous a permis de valider notre travail de diagnostic et d’expertise de l’élément le plus défaillant
afin d’optimiser la maintenance sur cet organe. Alors, on trace les courbes de fiabilité estimée et
théorique.
1,00 R(t)
0,90 est
0,80
0,70
0,60
0,50
0,40
0,30
0,20
0,10
0,00
0 500 1000 1500 2000 2500
Figure 4.14. Fonctions de fiabilité graphique Figure 4.15. Fonction de fiabilité numérique
On remarque sur la figure (4.14), que les courbes de fiabilité (Rest et Rth) sont très proches l’une
de l’autre et sont en très bonne corrélation avec la courbe numérique, voir figure (4.15).
0,00800
0,00700
0,00600
0,00500
0,00400
0,00300
0,00200
0,00100
0,00000
0 500 1000 1500 2000 2500
Figure 4.16. Fonction f(t) graphique Figure 4.17. Fonction f(t) numérique
On remarque que la fonction de densité de probabilité de défaillance f (t) sur la figure 4.16.
donne une bonne corrélation avec la fonction de densité sur la figure 4.17.
0,008
0,007
0,006
0,005
0,004
0,003
0,002
0,001
0,000
0 500 1000 1500 2000 2500
Figure 4.18. Fonction λ(t) graphique Figure 4.19. Fonction λ(t) numérique
Le taux de défaillance est bien représenté par un tronçon distinct sur les figures (4.18) et (4.19),
il montre bien que l’organe étudié subit une dégradation anormale, ce qui est confirmé par le
paramètre (β=0.68). Ceci nécessite au service de maintenance de prévoir un plan préventif pour
le suivi de cet organe et améliorer la production au niveau de l’atelier de préparation de filature
qui fonctionne actuellement en grande difficulté.
Interprétation :
L’application des outils développés en fiabilité, comme Pareto, AMDEC et Noiret nous ont
permis de bien mener notre travail de diagnostic et d’expertise des équipements défaillants et
présentant des pertes de production et des arrêts très coûteux à l’atelier et au complexe. Ainsi, ils
permettent de déterminer l’élément le plus critique de la chaîne de production. Cet élément détecté
dans notre étude et qui influe sur le fonctionnement de la machine, c’est la goupille de fixation de
la poulie au système qui transmet le mouvement du moteur électrique vers le système de peigne
qui ordonne le fonctionnement de la machine et de la chaîne de façon globale.
Comme résultats de notre diagnostic et de notre suivi pratique du problème au niveau de l’atelier
de préparation de filage, on a constaté que l’origine de la défaillance c’est le blocage de la peigne
de la machine par accumulation de la poussière du coton par insuffisance d’aspiration, qui
engendre la cassure de la goupille de sécurité du système de transmission.
4.8. Conclusion
Le travail fait dans ce chapitre nous a permis d’analyser les types des défaillances au
niveau de l’atelier de filature de l’entreprise DENITEX. Le choix du diagnostic au niveau de cet
atelier de filature constitue le goulot d’étranglement, car l’arrêt de l’un de ses équipements
perturbe la production au niveau des ateliers de tissage et de finissage. La mise en application de
la fiabilité opérationnelle est primordiale pour le choix d’une politique de la maintenance
préventive, grâce à la détermination des paramètres de fiabilité des équipements sélectionnés par
les méthodes d’analyse utilisées en fiabilité à savoir la méthode : « ABC » et l’analyse par
«AMDEC ». La direction de la maintenance au niveau du complexe «DENITEX » aura donc un
outil très efficace pour le suivi de la dégradation des équipements au niveau de ces ateliers. Cette
étape est très importante, car elle facilite la gestion, l’élaboration des dossiers machine et la
préparation des procédures de la maintenance préventive. On a constaté un manque énorme des
données et de la documentation ce qui a rendu difficile de mener à bien notre travail.
Conclusion Générale
Il ressort de notre stage de projet fin étude, qui a été très bénéfique au complexe Denitex-
Sebdou, que ce séjour en entreprise est indispensable à la formation des masters et aux futures
cadres techniques compétents. A travers notre travail de projet de fin des études, nous avons vécu
toute la dimension réelle de la maintenance dans l'industrie textile, qui doit s'intégrer dans l'usine
comme une fonction clé et garante d'une production continue.
Ce projet nous a permis, d'une part d'approfondir nos connaissances sur les méthodes de
maintenance et d'autre part de renforcer notre esprit sur l'organisation et la gestion technique des
entreprises mais aussi de profiter des connaissances acquises à l’université et de l'expérience
professionnelle en milieu industriel. Cependant quelques difficultés ont été rencontrées dans la
recherche des fiches de suivi des équipements, dans la collecte des données et dans la cotation
des défaillances. Ceci s'explique par le manque d’un suivi sérieux des machines de production,
notamment les équipements spécifiques. Toutefois, le département de maintenance, par sa
nouvelle politique, est aujourd'hui en mesure de rectifier le tir pour atteindre son objectif
principal qui consiste à réduire le coût de la production et diminuer les couts de la maintenance.
L’application des outils développés en fiabilité, comme Pareto, AMDEC et Noiret nous
ont permis de bien mener notre travail de diagnostic et d’expertise des équipements défaillants et
présentant des pertes de production et des arrêts très coûteux à l’atelier et au complexe.
Ainsi, ils permettent de déterminer l’élément le plus critique de la chaîne de production. Cet
élément détecté dans notre étude et qui influe sur le fonctionnement de la machine, c’est la
goupille de fixation de la poulie au système qui transmet le mouvement du moteur électrique vers
le système de peigne qui ordonne le fonctionnement de la machine et de la chaîne de façon
globale.
On a déduit que les équipements de la préparation filature sont les plus sensibles et
influent directement sur les coûts de la maintenance et sur la production en générale.
En termes de perspective , nous envisageons la détermination des paramètres de la fiabilité et la
période optimale de maintenance préventive par la méthode de weibull évolué qui permet
d’orienter directement le choix du type de maintenance en fonction des données.
On prévoit la mise en œuvre d’un logiciel de traitement des données on temps réel et de mettre en
place une maintenance prévisionnelle gérée par modélisation et par simulation numérique.
.
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