RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN RÉPUBLIC CAMEROUN
Paix- travail- patrie Peace- work- Fatherland
***** *****
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE PRESIDENCY OF REPUBLIC
***** *****
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE MINISTRY OF DEFENSE
***** *****
DIRECTION DE LA JUSTICE MILITAIRE DEPARTMENT OF MILITARY JUSTICE
***** *****
TRIBUNAL MILITAIRE D’EBOLOWA MILITARY TRIBUNAL OF EBOLOWA
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____/)/°___/RD//CG/TME/24 EBOLOWA LE,________
ORDONNANCE DE RENVOI DEVANT LE TRIBUNAL MILITAIRE
D’EBOLOWA STATUANT EN MATIERE CORRECTIONNELLE
L'an deux mil vingt-quatre et le vingt-huit du mois d'octobre ;
Nous, LOKO BANGUE Nadine, Magistrat, Juge d’instruction au Tribunal
Militaire d’ebolowa ;
Assistée du sous-lieutenant NZOUANGO Edith Brice, Greffier d’instruction
audit Tribunal ;
Vu la loi 2006/015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire du
Cameroun, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2011/027 du 14
décembre 2011 ;
Vu l’article 15 de la loi n°2017/012 du 12 juillet 2017 pendant Code de
Justice Militaire ;
Vu l'ordonnance afin d’informer ;
Vu le réquisitoire Définitif ;
Vu la procédure suivie contre :
AKONGHA John : né le 05 mai 1989 à Kumba, fils de Peter JAM et de
MASOH Martha, sergent en service au 12ème BIM, domicilié à Djoum ;
Attendu qu’il ressort du dossier de procédure que le 0 8 décembre 2022 , le
sergent AKONGHA John en service au 12ème Bataillon d’infanterie Motorisée
(BIM) de Djoum, de retour du stage où il a obtenu le Certificat d'aptitude
Technique numéro 3 (CAT 3), à bénéficier d'une permission de sept (07) Jours
allant du 08 au 14 décembre 2022 ;
Que le vendredi 09 décembre 2022 le colonel ANABA Lazare,Commandant
la susdite formation a suspendu toutes les permissions et fait rappeler les
bénéficiaires à l’unité parce que le quartier a été consigné:
Qu’alors que le Sergent AKONGHA John était attendu à la 122ème
Compagnie d’infanterie Motorisée le lundi 12 décembre 2022, ce dernier ne
s’est pas présenté et ce, jusqu’à nos jours;
Qu’au cours de l’enquête subséquemment ouverte, l’adjoint-chef ESSIANE
ESSIANE Pierre a révélé avoir été en contact avec AKONGHA John qui lui a
fait état de ce qu’il est au Brésil en mesure de se rendre au Etats-Unis;
Que c’est raison de ce faits qu’une information judiciaire a été ouverte contre
le susnommé;
Attendu que plusieurs fois convoquée par le Juge d’instruction pour son
inculpation, AKONGHA John n’a pas daigné se présenter ;
Qu’un mandat d’arrêt notifié à mairie lui a été décerné par le Magistrat;
Que cette formalité vaut inculpation;
Attendu qu’AKONGHA John est poursuivi pour les faits de désertion à
l’intérieur à temps de paix;
Qu’auditionnés à l’enquête de police en qualité de témoins, les chefs
hiérarchiques d’AKONGHA John à savoir le Lieutenant MBALA ZE
Germain et l’adjoint NNANGA Jean Paul unanimement allégué que celui-ci à
bénéficié d’une permission de fin de stage mais que ladite permission a été
suspendu par le Commandant de formation pour des raisons de quartier
consigné;
Qu’ils ont marqué leur surprise de n’avoir pas vu AKONGHA John dans les
rangs le lundi 12 décembre et les jours suivants;
Que bien plus, l’adjoint-chef ESSIANE ESSIANE Pierre après avoir
corroboré les susdites allégations a indiqué avoir été en contact avec l'inculpé
qui lui dit être en chemin pour les États-Unis ;
Attendu tels expliqués, les faits sont constitutifs de désertion à l'étranger en
temps de paix plutôt que de désertion à l'intérieur en temps de paix, en ce
qu’AKONGHA John a sans autorisation, franchi les limites du territoire de la
République du Cameroun ;
Qu’il convient de requalifier en désertion à l’étranger en temps de paix et de
suivre contre lui ;
Attendu que de tout ce qui précède, il convient dire charges suffisantes contre
AKONGHA John d'avoir/s’être à Djoum, ressort judiciaire du Tribunal
Militaire d’Ebolowa, courant 2022, en tout cas dans le temps légal des
poursuites :
- Étant en désertion, franchi les Limites du territoire de la République
du Cameroun ;
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Paix- travail- patrie Peace- work- Fatherland
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PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE PRESIDENCY OF REPUBLIC
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MINISTÈRE DE LA DÉFENSE MINISTRY OF DEFENSE
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DIRECTION DE LA JUSTICE MILITAIRE DEPARTMENT OF MILITARY JUSTICE
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TRIBUNAL MILITAIRE D’EBOLOWA MILITARY TRIBUNAL OF EBOLOWA
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____/)/°___/RD//CG/TME/24 EBOLOWA LE,________
Fait prévus et réprimés par les articles 74 du code Pénal, 33 (1-b ) du code de
Justice Militaire ;
Qu'il convient de le renvoyer devant la juridiction de jugement pour en
répondre ;
PAR CES MOTIFS
- Requérons qu'il plaise à Madame le Juge d'Instruction du Tribunal
Militaire de céans de bien vouloir :
- Dire l'information judiciaire close et y mettre fin ;
- Requalifier en désertion à l'étranger en temps de paix les faits initialement
qualifiés de désertion à l’intérieur en temps de paix ;
- Dire suffisamment établi contre AKONGHA John la prévention des
faits de désertion à l’étranger en temps de paix ainsi requalifiés ;
- Ordonner par conséquent son renvoi devant le Tribunal Militaire
d’Ebolowa statuant en matière correctionnelle pour y être jugé
conformément à la loi./-
ORDONNANCE DE RENVOI DEVANT LE TRIBUNAL MILITAIRE
D’EBOLOWA STATUANT EN MATIERE CORRECTIONNELLE
L'an deux mil vingt-quatre et le vingt-huit du mois d'Octobre ;
Nous, LOKO BANGUE Nadine, Magistrat, Juge d’Instruction au Tribunal
Militaire d’Ebolowa ; COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT
Assistée du sous-lieutenant NZOUANGO Edith Brice, Greffier d’Instruction
audit Tribunal ;
Vu la loi 2006/015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire du
Cameroun, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2011/027 du 14
décembre 2011 ;
Vu l’article 15 de la loi n°2017/012 du 12 juillet 2017 pendant Code de
Justice Militaire ;
Vu l'Ordonnance afin d’Informer ;
Vu le réquisitoire Définitif ;
Vu l’information judiciaire ouverte contre :
1. NJOHAFOUKUZI : né le 17 juin 1984 à Wum, NJOH Simon KUBE et
de Monica ZOU NJOH. Officier de Gendarmerie, domicilié à Kribi
2. MBIDA MBIDA Robert : né le 23 mai 1984 à Yaoundé, fils MBIDA
AMOUGOU Robert et de EYENGA OYONO Marthe, militaire, domicilié à
Kribi ;
3. WANG Denis : sans autre élément d'identité ;
Inculpé de : Pour NJOH AFOUKUZI, violation, arrestation,séquestration,
rétention sans droit de la chose d’autrui. Pour MBIDA Robert et WANG Denis
violation de consigne et complicité des faits reproches à NJOH AFOUKUZI
Attendu qu’il résulte de l’information judiciaire de l'ensemble des pièces du
dossier de procédure de courant 2021-2022, NJOH AFOUKUZI en service à
l’antenne SEMIL de Kribi a fait interpeller et garder à vue les nommés
NDIAMOUN MOUMOMI ABAS, BOKALI Camille, MBOULI AYI
Anastasie et NJOKENG Robaison, dans le cadre d'une enquête de police, alors
même que les faits pour lesquels ils étaient entendus ne relevaient dans la
compétence matérielle de la SEMIL;
Que pendant leur garde à vue, NJOH AFOUKUZI a contraint BOKALI
Camille Chanzeau à céder un hectar de terrain titré à NDEMBA René, et a
confisquer la carte nationale d'identité de DJIOKENG Robaison et le téléphone
de NDIAMOUN MOUMOMI;
Que NJOH AFOUKUZI a bénéficié de l'aide active et constante de ses
collègues MBIDA MBIDA Robert et WANG Denis, en commettant ces
différents forfaits;
Que c'est pour répondre de tous ces faits que l'information judiciaire a été
ouverte contre eux devant le Juge d’Instruction du Tribunal Militaire
d’Ebolowa ;
Attendu que pour mieux examiner les faits de la cause, il convient de les
traiter au cas par cas ;
I. POUR LE CAS DE WANG DENIS
Attendu qu’aussi bien a l’enquête préliminaire qu’a l’information judiciaire,
WANG Denis n'a pas pu être identifié malgré les recherches entreprises ;
Qu’aux termes de l'article 256 alinéa 6 du Code de Procédure Pénale, si
l'auteur d'une infraction n'est pas identifié, le Juge d’Instruction rend une
ordonnance de renvoi ;
Qu’il y a donc lieu de rendre un non-lieu à l'encontre de WANG Denis, pour
défaut d'identification ;
II. POUR LE CAS DE L’INCULPE NJOH AFOUKUZI
Attendu qu’interrogé devant le Juge d’Instruction, il a nié les faits ;
Qu’il a expliqué que les victimes étaient gardées à vue dans une unité dans le
cadre d'une enquête de police à la suite de différentes plaintes dirigées contre
eux ;
Mais attendu que ces dénégation de l’inculpé s’apparentent plutôt à des
aveux ;
Qu'en reconnaissant avoir gardé à vue les plaignants dans le cadre d'une
enquête de police, alors même que la SEMIL n'est pas une unité de police
judiciaire, l'inculpé a violé une consigne tout autant qu'il a commis les faits
d’arrestations et séquestration et ceux de rétention sans droit de la chose
d’autrui.
Qu'au vu de ce qui précède, il y a lieu de dire y avoir a suivre contre lui;
III. POUR LE CAS DE L’INCULPE MBIDA ROBERT
Attendu qu’interrogé devant le Juge d’Instruction, il a reconnu les faits ;
Qu'il a déclaré avoir agi sur instruction de sa hiérarchie;
Que ces aveux libres et volontaires parce que conformes aux dispositions de
l'article 315 du Code de Procédure Pénale, peuvent être accueillies comme des
charges contre l'inculpé susnommé ;
PAR CES MOTIFS
RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN
RÉPUBLIC CAMEROUN
Paix- travail- patrie
Peace- work- Fatherland*****
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PRESIDENCY OF REPUBLIC
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
*****
*****
-
MINISTÈREDisonsDE LAclose l'information judiciaire ouverte contre
DÉFENSE
MINISTRY OF DEFENSENJOH
AFOUKUZI *****
***** ZAM, MBIDA Robert et WANG Denis et y mettons
DEPARTMENT OF MILITARY JUSTICE
DIRECTIONfinDE; LA JUSTICE MILITAIRE
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MILITARY TRIBUNAL OF EBOLOWA
TRIBUNAL MILITAIRE D’EBOLOWA
- Constatons***** que WANG Denis n'a pas pu être identifié malgré les
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recherches entreprises ; EBOLOWA LE,________
____/)/°___/RD//CG/TME/24
- Ordonnons par conséquent un non-lieu à son encontre et le classement
de la procédure en ce qui concerne au Greffe du Tribunal de céans
pour être reprise en cas de survenance d'éléments nouveaux ;
- Disons par contre établies les charges contre NJOH AFOUKUZI et
MBIDA Robert des faits de violation de consigne, arrestation et
séquestration, rétention sans droit de la chose d'autrui ;
- Ordonnons en conséquence leur renvoi devant le Tribunal Militaire
d’Ebolowa, statuant en matière criminelle, pour y etre jugés
conformément à la loi.
LE JUGE D’INSTRUCTION
ORDONNANCE DE RENVOI DEVANT LE TRIBUNAL MILITAIRE
D’EBOLOWA STATUANT EN MATIERE CORRECTIONNELLE
L'an deux mil vingt-quatre et le vingt-huit du mois d'Octobre ;
Nous, LOKO BANGUE Nadine, Magistrat, Juge d’Instruction au Tribunal
Militaire d’Ebolowa ;
Assistée du sous-lieutenant NZOUANGO Edith Brice, Greffier
d’Instruction audit Tribunal ;
Vu la loi 2006/015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire du
Cameroun, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2011/027 du 14
décembre 2011 ;
Vu l’article 15 de la loi n°2017/012 du 12 juillet 2017 pendant Code de
Justice Militaire ;
Vu l'Ordonnance afin d’Informer ;
Vu le réquisitoire Définitif ;
Vu la procédure suivie contre :
MEDJIE SAPA Baudelaire : né le 12 juillet 1993 à NDOUMBI 1, fils de
SAPA BOUNNAG Benjamin et de, Caporal un service au 11 ème bataillon de
Commandement et de Soutien, domicilié à Ebolowa-Bertoua ;
Inculpé de : désertion à l'intérieur en temps de paix ;
Attendu qu'il ressort de l'ensemble des pièces du dossier de procédure qu’en
date du 08 juin 2023, le caporal MEDJIE SAPA Baudelaire un service au
11°BCS a été détaché au poste de Commandant dudit où quelques jours plus
tard précisément le 11 juillet 2023, ce dernier va s'absenter du camp sans aucune
autorisation de sa hiérarchie et n’a dès lors donner aucune nouvelle de lui
jusqu'à nos jours ;
Que c'est faisant suite à ces faits qu'une enquête a été ouverte par les éléments
de la Brigade Territoriale d’angale et s'en est suivi une information judiciaire
contre le susnommé au Tribunal Militaire de céans ;
Attendu que poursuivi pour les faits de désertion à l'intérieur en temps de
paix, il n'a point daigné déférer toutes les convocations judiciaire e
Émises en son encontre ;
Qu'une telle attitude démontre insuffisance qu'il n'a pas d'arguments pour sa
défense ;
Que pour vaincre sa résistance, un mandat notifié à mairie valent inculpation
a été émis à son encontre ;
Qu'il y a lieu dès lors de le maintenir dans les liens de la prévention et de
suivre contre lui ;
Attendu de ce qui précède, qu'il résulte des charges suffisantes contre
MEDJIE SAPA Baudelaire d'avoir à EBOLOWA/BERTOUA, ressort
judiciaire du Tribunal Militaire de Céans, courant Août 2023, en tout cas dans le
temps légal des poursuites :
Sans autorisation de son chef hiérarchique, absenté du 11 ème Bataillon de
Commande et de Soutien pendant huit (08) jours successifs ;
Faits prévus et réprimés par les articles 74 du Code de Justice Militaire ;
Qu’il échet d’ordonner son renvoi devant la juridiction de jugement pour
en répondre ;
PAR CES MOTIFS
Requérons qu’il plaise à Monsieur le Juge d’Instruction du Tribunal Militaire
de Céans de bien vouloir :
Dire l'information judiciaire close et y mettre fin ;
Dire suffisamment établi contre MEDJIE SAPA Baudelaire la
prévention des faits de désertion à l'intérieur en temps de paix mis à sa
charge ;
Ordonner en conséquence son renvoi devant le Tribunal Militaire de
Céans statuant en matière correctionnelle pour y être jugé conformément
la loi.
COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT
RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN
RÉPUBLIC CAMEROUN
Paix- travail- patrie
Peace- work- Fatherland
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*****
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
PRESIDENCY OF REPUBLIC
*****
*****
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
MINISTRY OF DEFENSE
*****
*****
DIRECTION DE LA JUSTICE MILITAIRE
DEPARTMENT OF MILITARY JUSTICE
*****
*****
TRIBUNAL MILITAIRE D’EBOLOWA
MILITARY TRIBUNAL OF EBOLOWA
*****
*****
____/)/°___/RD//CG/TME/24
EBOLOWA LE,________
ORDONNANCE DE RENVOI DEVANT LE TRIBUNAL MILITAIRE
D’EBOLOWA STATUANT EN MATIERE CORRECTIONNELLE
L'an deux mil vingt-quatre et le vingt-huit du mois d'Octobre ;
Nous, LOKO BANGUE Nadine, Magistrat, Juge d’Instruction au Tribunal
Militaire d’Ebolowa ;
Assistée du sous-lieutenant NZOUANGO Edith Brice, Greffier d’Instruction
audit Tribunal ;
Vu la loi 2006/015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire du
Cameroun, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2011/027 du 14
décembre 2011 ;
Vu l’article 15 de la loi n°2017/012 du 12 juillet 2017 pendant Code de
Justice Militaire ;
Vu l'Ordonnance afin d’Informer ;
Vu le réquisitoire Définitif ;
Vu la procédure suivie contre :
Attendu qu'il ressort de l'ensemble des pièces du dossier de procédure de
dame à AKONO Pauline et l’adjudant ELLA AKONO Urbain Patricien sont
tous deux Camerounais qui ont décidé il y a de cela plusieurs années de
souvenirs par les liens du mariage et de cette union, ils ont eu quatre (04)
enfants ;
Que dame AKONO après plusieurs années de relation et mécontente du
traitement que lui a infligé son époux s'est décidée à demander le divorce qui a
été prononcé au torts exclusifs à son ex époux et a eu pour conséquence la garde
par cette dernière de leurs enfants et le paiement par son ex-mari d'une pension
alimentaire d'un montant de (90 000) quatre-vingt-dix mil francs ;
Que chemin faisant, ce dernier ne s’est jamais acquitté de son obligation en
sa charge plus encore s’est donné pour mission de menacer son ex-femme en lui
promettant à maintes reprises de reprendre ses enfants par tous les moyens ;
Qu’éreinté par cette situation, elle a décidé de se plaindre auprès des autorités
compétentes d’où l’ouverture d’une information judiciaire au Tribunal Militaire
de Céans ;
Attendu qu'inculpé de refus d’exécuter une décision de justice devenue
définitive, menaces simples et violation de consigne, il a nié les faits ;
Que pour une bonne administration de la justice, il s’avère nécessaire de
procéder au cas par cas ;
Concernant le refus d’exécution d’une décision de justice devenue de
définitive
Attendu qu'en ce qui concerne cette infraction, le prévenu a déclaré que la
décision du juge en instance n'était pas devenu définitive dans la mesure où il a
fait appel comme le démontre le certificat d'appel délivré par le greffier en chef
de la cour d'appel du Sud en date du 30 mai 2023 ;
Attendu que ses dénégations peuvent tenir dans la mesure où l'appel à pour
principale conséquence suspension de l'exécution d'une décision de justice rendu
en instance ;
Qu’en l’espèce, le recours du prévenu a été faite dans la forme et le délai
prescrit par la loi ;
Qu’il échet de dire ni avoir lieu à suivre contre lui pour cette infraction ;
Concernant les menaces simples et violation de consigne ;
Attendu qu’inculpé des faits de menaces simples et violation de consigne, il a
également nié en bloc ;
Qu'il a excipé pour sa défense n’avoir Jamais menacé son ex-épouse et ne se
reproche de rien ;
Attendu que ces dénégations sont superflues en ce sens que Madame
KENMOUE Charmelle Flore directrice de l'école où exerce dame AKONO
Pauline atteste que le prévenu est passé au sein de son établissement lui remettre
une convocation pour son ancienne femme et à par la même occasion déclaré
qu'il est déterminé à « mener la vie dure à dame AKONO Pauline » toute chose
qui porte à croire qu'il avait des intentions négatives vis-à-vis de son ex épouse ;
Que ce type d'agissement de la part d'un sous-officier supérieur démontre à
suffisance un comportement menaçant et par la même occasion de nature à ternir
l'image de marque des Forces de Défense donc ricochet constitutif d'une
violation de consigne ;
Qu’il échet dès lors de le maintenir dans les liens de la prévention et le suivre
pour ces infractions ;
Attendu de ce qui précède, qu'il résulte charge suffisante contre ELLA
AKONO Urbain Patricien d’avoir à Ebolowa lieu-dit «Ebolowa-Si face
Instagram», Arrondissement dudit, Département de la MVILA, ressort judiciaire
du Tribunal Militaire d’ebolowa, courant mars 2024 en tout cas dans le temps
légal des poursuites :
Oralement et par écrits, menacé dame AKONO Pauline de violence ou
voies de fait ;
Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu qui ci-dessus, violé
une consigne donnée en adoptant un comportement amoral susceptible
de ternir l'image des forces de défense ;
Faits prévus et réprimés par les articles 74,301 du Code Pénal et 40 du Code
de Justice Militaire ;
PAR CES MOTIFS
Requérons qu'il plaise à Monsieur le Juge d’Instruction du Tribunal Militaire
de Céans de bien vouloir :
Dire l'information judiciaire close ;
Dire n'y avoir lieu à suivre contre ELLA AKONO Urbain Patricien
pour les faits de refus d'exécution d'une décision de justice devenue
définitive pour absence de charges ;
Dire en revanche suffisamment établi contre ELLA AKONO Urbain
Patricien la prévention des faits de menaces simples et violation de
consigne mis à sa charge ;
Ordonner en conséquence son renvoi devant le Tribunal militaire
d’Ebolowa statuant en matière correctionnelle pour y être jugé
conformément à la loi ;
COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT