0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues2 pages

Présentation

Lors de la Conférence Agricole Africaine 2025, Mme Rachel Yomin Kalou souligne l'importance de l'agriculture pour nourrir une population africaine en forte croissance, prévue à 2,5 milliards d'habitants d'ici 2050. Elle appelle à une transformation agricole à grande échelle, à l'industrialisation du secteur et à des investissements accrus pour éradiquer la pauvreté et la malnutrition. La conférence, prévue du 24 au 26 avril 2025 à Johannesburg, vise à rassembler des idées pour un secteur agricole africain plus prospère et innovant.

Transféré par

djobidjoalex
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues2 pages

Présentation

Lors de la Conférence Agricole Africaine 2025, Mme Rachel Yomin Kalou souligne l'importance de l'agriculture pour nourrir une population africaine en forte croissance, prévue à 2,5 milliards d'habitants d'ici 2050. Elle appelle à une transformation agricole à grande échelle, à l'industrialisation du secteur et à des investissements accrus pour éradiquer la pauvreté et la malnutrition. La conférence, prévue du 24 au 26 avril 2025 à Johannesburg, vise à rassembler des idées pour un secteur agricole africain plus prospère et innovant.

Transféré par

djobidjoalex
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CONFERENCE AGRICOLE AFRICAINE 2025

THEME:COMMENT RESOUDRE LES PROBLEMES DANS L’INDUSTRIE AGRICOLE AFRICAINE

SPEECH BY Mme RACHEL YOMIN KALOU

Mesdames et Messieurs, selon les estimations publiées dans un rapport du Département des Affaires Economiques et Sociales de l’ONU
(World population prospect : The 2017 révision), la croissance démographique mondiale influencera forcement la réalisation de l’Agenda
2030 du Développement Durable des Nations Unies. Selon ce rapport, la population mondiale s’élevait à près de 7,6 milliards de
personnes au milieu de l’année 2017. Et, 17%, soit 1,3 milliards de cette population mondiale vivent en Afrique. Le même rapport estime
que, même si la fertilité pourrait diminuer de 4,7 naissance par femme entre 2010 et 2015 à 3,1 naissance entre 2045 et 2050,
l’ensemble de la population Africaine devrait atteindre 2,5 milliards d'habitants d'ici 2050 et un peu plus de 4 milliards d'ici 2100.

A ce jour, the World poverty Clock estime la population africaine qui vie dans l’extrême pauvreté à un peu plus de 422 millions, soit 33% de
la population du continent. Pour atteindre l’objectif visant à faire baisser le taux de pauvreté jusqu’à 23.8% d’ici 2030, il va falloir agir dans
tous les domaines, y compris dans l’agriculture. Cette croissance démographique galopante que nous observons sur le continent Africain
nous amène à se poser la question suivante: Comment l'Afrique va-t-elle nourrir cette population qui croit sans cesse ?

Au delà d’autres considérations, nous pensons que la réponse à cette question capitale se trouve dans l’augmentation des importations, en
Afrique, des produits alimentaires? C’est-à-dire que si aucune mesure n’est prise par les Africains eux-mêmes pour satisfaire
l’autosufsance alimentaire sur leur continent, l’Afrique continuera de dépendre des importations. A African Dream, nous estimons qu’un
tel scénario est inacceptable étant donné que plus de 65% des terres cultivables capables de nourrir 9 milliards de personnes dans le
monde d'ici 2050 se trouvent en Afrique. L’Afrique doit alors se lever et libérer tout son potentiel. Elle doit s’engager à utiliser tout cet
espace agricole. Surtout, avec l’avantage que lui donne son soleil toujours éclatant, ses nombreuses saisons pluvieuses, et sa main-
d’œuvre abondante, disponible et peu coûteuse, l’Afrique devrait être un grenier mondial pour l’alimentation et le moteur de l’agriculture
mondiale. L'Afrique ne peut pas s’alimenter de potentiel ; d’ailleurs, il n'y a pas de marché où l'on vend du potentiel. Nous, africains,
pouvons, sans aucun doute, éliminer l’extrême pauvreté sur notre continent. Nous pouvons le faire en commençant par l’élimination de la
faim et la malnutrition infantile ; et cela, par le biais de la transformation à grande échelle de tous nos produits agricoles. Oui, c'est possible.
Mais nous ne le pouvons qu’ensemble, dans une dynamique collective qui commence par des assemblée comme celle-ci. Et, c’est bien
l’objectif principal de la présente plate-forme qu’offre African Dream. Pour nous à African Dream, agir ensemble pour promouvoir
l’agriculture en Afrique, c’est agir efficacement pour l’éradication de l’immigration et de la fuite des cerveaux. Mais, c’est agir surtout pour
sauver notre jeunesse qui périt chaque année dans la méditerranée sur sa route de l’eldorado Européen.

Au sortir de nos assises à Johannesburg, nous devons diffuser à grande échelle les fruits de nos réflexions pour échanger nos expériences
avec tous ceux qui, à travers l’Afrique, n’ont pas pu effectuer le déplacement. Nos réflexions exploreront tous les secteurs y compris les
investissements. Nous pensons qu’il faut dès maintenant accroitre les investissements dans la recherche agricole et vulgariser ses
résultats. Les investissements à caractère publics/privé doivent être encouragés pour augmenter la transformation des produits agricoles
sur le continent. Et, il faut également intensifier les programmes des échanges commerciaux Sud/Sud pour garantir aux ménages africains
l’accès à des aliments nutritifs de qualité en s’inspirant du modèle des autorités Brésiliennes dans leur lutte contre l’éradication totale de la
faim dans leur pays. Il faut aussi utiliser des systèmes d'atténuation des risques agricoles et financiers intelligents face au climat. Dans ce
cas, les obligations en cas de catastrophe et les systèmes d'assurance peuvent être des moyens efficaces pour le renforcement de la
résilience des économies africaines.

Pour réussir leur combat pour l’éradication totale de la pauvreté absolue sur notre continent, les africains doivent accélérer le
développement industriel. Nous ne devons pas nous tromper avec la théorie économique conventionnelle qui rappelle la nécessité
pour la main-d'œuvre de quitter l'agriculture et de passer au secteur industriel.

En fait, où est le secteur industriel dans lequel se trouve l'Afrique aujourd'hui? Il n’y en a presque pas. Le secteur manufacturier ne
représente que 11% des économies de l’Afrique subsaharienne. La réalité est que l’agro-industrialisation a le plus grand potentiel pour
que l’Afrique atteigne une croissance plus rapide et plus inclusive capable de créer des emplois. Les organisations des Nations Unies
nous disent que le secteur agricole génère quatre fois plus d'emplois que tout autre secteur.
Si nous voulons l’industrialisation de notre continent et la création massive d’emplois qui maintiendront notre jeunesse sur place,
concentrons-nous sur l’industrialisation du secteur agricole. Pour que cela se produise, nous devons changer l'approche dans notre
façon de promouvoir l'agriculture sur le continent.
L'agriculture n'est pas juste un secteur social ou de développement, encore moins un mode de vie: l'agriculture est tout une
entreprise. Pour mieux réussir notre politique agricole, nous devons adopter une approche intégrale de la chaîne de distribution qui ira
de la ferme agricole à la table de ménage. Pour être plus compétitif, il faut encourager le secteur privé à investir davantage dans toutes
les chaînes de valeurs agricoles, y compris les entreprises modernes de semences et d’engrais (organiques et inorganiques), la
mécanisation agricole, la gestion de l’irrigation et des eaux, l’entreposage, les bourses de produits de base, la transformation des
aliments, la logistique, la distribution.
L’Afrique doit, par exemple, exporter des produits finis fait à base du cacao et non des fèves de cacao. Elle doit exporter du café
spécialisé avec un arôme typiquement africain au lieu des grains de café, et exporter des produits textiles finis et non de la fibre de
coton. Les progrès remarquables du marché de l'industrie horticole mondiale au Kenya, en Tanzanie, au Ghana et en Éthiopie montrent
que des politiques bien conçues, un financement accru et un soutien des infrastructures peuvent permettre à l'Afrique d'atteindre le
sommet des chaînes de valeur alimentaires mondiales dans les années à venir.

Cela dit, nous vous invitons à notre conférence agricole Africaine qui aura lieu du 24 au 26 Avril 2025 à Emperors Palace, à Johannesburg,
en Afrique du Sud. Avec la contribution de chaque participant, nous sommes sûrs de trouver les voies et moyens pour révolutionner le
secteur agricole africain que nous voulons plus prospère, plus innovant, créatif et profitable à toutes les populations du continent ainsi
qu’aux partenaires de notre continent.

Je vous remercie!
Mme Rachel Yomin KALOU
Fondatrice / African Dream.

In Partnership with

Vous aimerez peut-être aussi