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La seconde crise de Berlin (1958-1961) est un épisode clé de la guerre froide, résultant de la volonté soviétique d'éliminer la présence occidentale à Berlin-Ouest et de stopper l'exode des Allemands de l'Est. Elle se manifeste par des tensions croissantes, culminant avec la construction du mur de Berlin en 1961, qui devient un symbole de la division entre les blocs est et ouest. Cet événement marque un tournant dans la guerre froide, renforçant les oppositions idéologiques et militaires entre les États-Unis et l'URSS.

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La seconde crise de Berlin (1958-1961) est un épisode clé de la guerre froide, résultant de la volonté soviétique d'éliminer la présence occidentale à Berlin-Ouest et de stopper l'exode des Allemands de l'Est. Elle se manifeste par des tensions croissantes, culminant avec la construction du mur de Berlin en 1961, qui devient un symbole de la division entre les blocs est et ouest. Cet événement marque un tournant dans la guerre froide, renforçant les oppositions idéologiques et militaires entre les États-Unis et l'URSS.

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La seconde crise de Berlin (1958-1961)

Introduction

La seconde crise de Berlin (1958-1961) est l’un des épisodes les plus marquants de la guerre froide, illustrant la confrontation
entre les deux blocs dirigés par les États-Unis et l’Union soviétique. Berlin, située au cœur de la République démocratique
allemande (RDA) mais divisée en quatre zones d’occupation, est un point stratégique et symbolique de cette rivalité. Cette
crise résulte de la volonté soviétique de mettre fin à la présence occidentale à Berlin-Ouest et de stopper l’exode massif des
Allemands de l’Est vers l’Ouest. Elle se manifeste par des tensions diplomatiques, des ultimatums soviétiques et culmine avec
la construction du mur de Berlin en 1961. Ses conséquences sont lourdes sur le plan politique et humain, marquant un
tournant dans l’histoire de la guerre froide.

Développement

1. Les causes de la crise

La division de Berlin et ses conséquences


Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Berlin est divisée en quatre zones d’occupation contrôlées par les États-Unis, le
Royaume-Uni, la France et l’URSS. Cependant, en 1949, la ville est séparée en deux entités distinctes : Berlin-Ouest, sous
influence occidentale, et Berlin-Est, contrôlée par l’URSS. Cette division crée un contraste économique et politique marqué. À
l’Ouest, grâce au plan Marshall, l’économie se redresse rapidement, tandis qu’à l’Est, sous le régime communiste, la situation
est plus difficile. Cela pousse de nombreux Allemands de l’Est à fuir vers l’Ouest, affaiblissant ainsi la RDA. Par exemple, entre
1949 et 1961, environ 2,7 millions de personnes quittent l’Est pour l’Ouest, menaçant la stabilité du régime communiste.

L’ultimatum de Khrouchtchev
Face à cette situation, le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev décide d’agir pour mettre fin à l’exode. En novembre 1958, il
adresse un ultimatum aux Occidentaux, exigeant que Berlin-Ouest devienne une ville neutre et démilitarisée dans un délai de
six mois, faute de quoi l’URSS signerait un traité de paix avec la RDA, lui donnant le contrôle total de Berlin-Est. Cet ultimatum
vise à affaiblir la présence occidentale et à consolider l’influence soviétique en Allemagne de l’Est. Cependant, les États-Unis
et leurs alliés refusent catégoriquement, estimant que cela remettrait en cause l’équilibre des forces en Europe. En réponse, le
président américain Dwight Eisenhower adopte une position ferme, affirmant que les Occidentaux ne quitteront pas Berlin.

2. La manifestation de la crise

Les tensions diplomatiques et militaires


À la suite du rejet de l’ultimatum, les tensions s’intensifient. Des négociations ont lieu entre les grandes puissances,
notamment lors de la conférence de Genève en 1959 et des rencontres entre Khrouchtchev et le président américain John F.
Kennedy en 1961. Cependant, aucun accord n’est trouvé. La situation atteint un point critique en août 1961, lorsque les
Soviétiques décident de passer à l’action de manière unilatérale. Par exemple, le 13 août 1961, le gouvernement est-allemand,
avec l’appui de Moscou, commence la construction d’un mur séparant Berlin-Est et Berlin-Ouest, mettant un terme immédiat
à l’exode.

La construction du mur de Berlin


Le mur de Berlin devient rapidement le symbole de la division du monde en deux blocs. Il est constitué d’un ensemble de
murs, de barbelés et de miradors, empêchant toute fuite vers l’Ouest. Les conséquences humaines sont dramatiques : de
nombreuses familles sont séparées, et ceux qui tentent de franchir le mur risquent leur vie. Par exemple, le 17 août 1962,
Peter Fechter, un jeune Allemand de l’Est, est abattu par des gardes-frontières en tentant de passer à l’Ouest, provoquant une
vive émotion internationale.

3. Les conséquences de la crise

Le durcissement de la guerre froide


La construction du mur de Berlin marque un échec des tentatives de rapprochement entre l’Est et l’Ouest. Elle symbolise la
fermeture définitive du rideau de fer et le durcissement de la guerre froide. Désormais, les deux blocs s’opposent de manière
encore plus nette, avec un renforcement des alliances militaires : l’OTAN du côté occidental et le Pacte de Varsovie du côté
soviétique. Par exemple, les États-Unis augmentent leur présence militaire en Europe, tandis que l’URSS renforce son contrôle
sur les pays satellites.

Un impact psychologique et symbolique


Le mur de Berlin devient un symbole de l’oppression communiste et de la division du monde en deux idéologies opposées.
Pour les habitants de Berlin-Est, il représente une prison à ciel ouvert, tandis que pour les Occidentaux, il est la preuve du
caractère autoritaire du régime soviétique. Cet événement renforce l’image négative du bloc de l’Est, notamment aux yeux de
l’opinion publique internationale. Par exemple, le discours de Kennedy à Berlin en 1963, où il déclare « Ich bin ein Berliner »,
montre le soutien des États-Unis aux Berlinois de l’Ouest face à cette oppression.

Conclusion

La seconde crise de Berlin illustre les tensions extrêmes entre les États-Unis et l’URSS pendant la guerre froide. Elle est
causée par la division de l’Allemagne et l’exode massif des Allemands de l’Est vers l’Ouest, ce qui pousse Khrouchtchev à
tenter d’évincer les Occidentaux de Berlin. Après plusieurs tensions diplomatiques et menaces, la crise aboutit à la
construction du mur de Berlin en 1961, mettant fin aux déplacements entre les deux parties de la ville. Cet événement renforce
la division du monde en deux blocs opposés et symbolise la rigidité du régime soviétique. Le mur restera debout jusqu’en
1989, marquant la fin d’une ère et le début de la réunification allemande.

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