Énergies et Croissance: Étude de 5 Économies
Énergies et Croissance: Étude de 5 Économies
ABSTRACT: To assess the relationship between the consumption of renewable energies (RE), non-renewable
energies (RE) and economic growth between 1990 and 2015 in the case of a sample made up of 5 emerging
economies, we use the Co- method panel integration to assess the long-term impact. The overall estimate for a
panel of 5 countries by the two methods FMOLS and DOLS indicate positive and significant results. Indeed, the
1% increase in the consumption of RE and RE leads to an increase of 0.234% and 0.436% in economic growth,
respectively. The two energy sources are therefore a central element of economic growth. On the other hand, the
estimation of the individual coefficients makes it possible to identify the impact according to each country. First,
as an exporting country, the effect of renewable energy consumption (0.882) on Algerian economic growth is
higher than that of RE consumption (0.074). Unlike the Algerian case, in Kenya, the effect of the consumption of
RE is positive and highly significant. In Morocco, our results indicate that the consumption of RE does not
contribute to the growth of real GDP. Thus, Moroccan economic growth is dependent in particular on the
consumption of renewable energies. Indeed, the coefficient corresponding to the CER is positive and highly
significant (0.679). In Turkey, unlike the consumption of RE which plays no role, the elasticity linked to the use
of RE is high and positive. Finally, our results show that the two sources of energy do not explain Egypt's
economic growth. The estimation of the error-corrected model indicates the absence, in the short term, of the
effect of energy consumption (hypothesis of neutrality) and the existence, in the long term, of a unidirectional
causal relationship ranging from from the consumption of renewable energies to economic growth (growth
assumption).
KEYWORDS: Renewable energies; non-renewable energies; economic growth; Panel co-integration.
RÉSUMÉ: Pour évaluer la relation entre la consommation des énergies renouvelables (ER), d’énergies non
renouvelables (ENR) et la croissance économique entre 1990 et 2015 dans le cas d’un échantillon composé de 5
économies émergentes, nous utilisons la méthode de Co-intégration en panel qui permet d’évaluer l’impact à
long terme. L’estimation globale pour un panel de 5 pays par les deux méthodes FMOLS et DOLS indiquent des
résultats positifs et significatifs. En effet, l’augmentation de 1% de la consommation des ER et d’ENR conduit à
une hausse de 0,234% et 0,436% de la croissance économique, respectivement. Les deux sources d’énergies
constituent, donc, un élément central de la croissance économique. En revanche, l’estimation des coefficients
individuels permet d’identifier l’impact selon chaque pays. Tout d’abord, en tant que pays exportateur, l’effet de
la consommation des ENR (0,882) sur la croissance économique algérienne est plus élevé que celui de la
consommation des ER (0,074). Contrairement au cas algérien, au Kenya, l’effet de la consommation des ER est
positif et fortement [Link] Maroc, nos résultats indiquent que la consommation des ER ne contribue pas
à l’accroissement du PIB réel. Ainsi, la croissance économique marocaine est dépendante notamment de la
consommation des ENR. En effet, le coefficient correspondant à la CER est positif et fortement significatif
(0,679). En Turquie, contrairement à la consommation des ER qui ne joue aucun rôle, l’élasticité liée à
l’utilisation des ENR est élevée et [Link], nos résultats montrent que les deux sources de l’énergie
n’expliquent pas la croissance économique égyptienne. L’estimation du modèle à correction d’erreur indique
l’absence, à court terme, d’effet de la consommation d’énergie (hypothèse de neutralité) et l’existence, à long
terme, d’une relation de causalité unidirectionnelle allant de la consommation des énergies renouvelables à la
croissance économique (hypothèse de croissance).
MOTS-CLEFS: Énergies renouvelables; énergies non renouvelables; croissance économique; Co-intégration en
panel.
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Introduction
L'explication traditionnelle de la croissance économique repose, essentiellement, sur deux
facteurs de production : le travail et le capital (notamment le modèle de Solow, etc.). Or, à
partir des années 60 jusqu’à aujourd’hui, plusieurs économistes démontrent que l'énergie peut
aussi nuire à la croissance économique (Kraft et Kraft(1978) ; Masih A et Masih R (1996,
1997, 1998) ; Apergis et Payne (2010c, 2010b, 2010a); etc.). Autrement dit, pour tout
processus économique et social, l’énergie joue un rôle fondamental et contribue à
l'augmentation du produit national, c’est-à-dire à la création de l’ensemble des biens et des
services produits annuellement.
D’une manière générale, l’énergie est composée d’énergies épuisables (énergies fossiles
comme le charbon, le pétrole, le gaz naturel…etc.), ou non épuisables appelée aussi
renouvelables composée d’énergie hydraulique, éolienne, géothermique, solaire, et biomasse.
En revanche, l’accès aux énergies, notamment pour les pays en développement, est difficile.
La facture d’approvisionnement et d’importation de l’énergie est coûteuse. Selon la Banque
Mondiale, en 2015, les importations nettes d’énergies, sont estimées à 20,969% de
l’utilisation totale des énergies dans le monde. En outre, tout choc pétrolier bouleverse
l’équilibre économique du pays. Quant aux énergies renouvelables (ER), Omri (2017)note
que « la notion d’ER est souvent confondue avec celle d’énergie propre. Or, même si une
énergie peut être à la fois renouvelable et propre, toutes les ER ne sont pas nécessairement
propres » (p. 15). L’auteur souligne qu’avant les années 1990, elles étaient utilisées
notamment pour alimenter des sites isolés comme les montagnes, les zones insulaires, les
zones désertiques, etc. Aujourd’hui, il semble que l’utilisation des ER présente un intérêt
indéniable comme favoriser la production de l’électricité à grande échelle et réaliser un
développement durable. En effet, les ER favorisent la lutte contre le changement et/ou
réchauffement climatique (protocole de Kyoto) par la réduction des émissions de gaz à effet
de serre (GES) et des impacts négatifs sur l’environnement, etc. Dans un contexte marqué par
la rareté des ressources, la dépendance énergétique, notamment des énergies fossiles, la
croissance de la demande, le poids de la facture de l’énergie particulièrement pour des pays
comme la Chine, les États-Unis et l’Inde, l’instabilité des prix et la dégradation
environnementale, la diversification de source énergétique constitue l’une des priorités pour
assurer l’approvisionnement et préserver l’environnement.
Ainsi, la mise en place d’un nouveau modèle de développement durable porteur des
stratégies visant l’économie d’énergie et le développement des ressources énergétiques
renouvelables est nécessaire. Aujourd’hui, face à la nécessité de préserver l’environnent
contre les émissions à effet de serre (CO2), tous les pays s’efforcent de consommer des
énergies renouvelables. En appliquant le modèle STIRPAT1, Shafiei et Salim (2014)
analysent les déterminants des émissions de C02 dans les pays de l’OCDE entre 1980 et 2011.
Ils constatent que l’utilisation des énergies renouvelables diminue les émissions de CO2,
tandis que la consommation des énergies fossiles les augmente. A cet effet, la plupart des
pays cherchent à adopter de nouveaux instruments, de développer de nouveaux processus et
méthodes pour agencer les nouvelles stratégies nationales ayant pour but d’optimiser un
modèle économique, basé sur l’exploitation efficace des énergies renouvelables.
La présente étude est structurée de la manière suivante. La première section met en exergue
une brève revue de la littérature. La deuxième section décrit la méthodologie utilisée en
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STIRPAT : Stochastic Impacts by Regression on Population, Affluence and Technology
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1. Rappel théorique
Plusieurs études théoriques et empiriques ont vu le jour au lendemain des crises provoquées
par les chocs pétroliers de 1973 et de 1979 où le recours aux énergies alternatives, se
renouvelant rapidement et permettant de préserver l’environnement, est devenu une nécessité.
Ces dernières années, la transition vers les ER est de plus en plus motivée par d’autres raisons
comme la réalisation d’un développement durable et la « reprise verte » ou l’« économie
verte » (Omri, 2017).
Les travaux ayant analysé la relation entre la consommation des énergies renouvelables et la
croissance économique sont nombreux (Apergis et Payne (2010a, 2010b, 2010c, 2012) ;
Behmane (2012, 2014); Ocal et Aslan(2013) ; Chen et al., (2020) ; Rahman et Velayutham
(2020) ; Maji et al., (2019) ; Vural (2020) ; etc.). Apergis & Payne (2010a)analysent la
relation entre la consommation des énergies et la croissance économique de neuf pays
d'Amérique du Sud entre 1980 et 2005 en utilisant la technique de cointégrationen panel (test
de stationnarité, test de cointégration en panel hétérogène de Pedroni, FMOLS)et le modèle
vectoriel à correction d'erreur. Ils concluent l’existence d’une causalité unidirectionnelle à
court et à long terme allant de la consommation d'énergie à la croissance économique
(hypothèse de croissance). Durant la même année et en utilisant la même démarche
économétrique, Apergis et Payne réalisent deux études examinant la relation entre la
consommation des énergies renouvelables et la croissance économique. La première (2010b)
concerne un panel de vingt pays de l'OCDE entre 1985-2005et la deuxième (2010c) étudie le
cas d’un panel de 13 pays d'Eurasie au cours de la période allant de 1992 à 2007. Dans les
deux études, les auteurs constatent l’existence d’une causalité bidirectionnelle entre la
consommation d'énergie renouvelable (CER) et la croissance économique à court et à long
terme (hypothèse de rétroaction). En outre, Apergis et Payne (2012) utilisent la même
technique d’estimationpour étudier la relation entre la consommation des énergies
renouvelables, la consommation des énergies non renouvelables et la croissance économique
d’un échantillon composé de 80 pays entre 1990 et [Link] concluent l’existence d’une
relation de causalité bidirectionnelle à court et à long terme, entre, d’une part la
consommation des énergies renouvelable, la consommation non renouvelables et la croissance
économique, et d’autre part entre la consommation d'énergie renouvelable et non
renouvelable, indiquant une substituabilité entre les deux sources d'énergie.
À l’aide d’un modèle à effets fixes, Behmane (2012) analyse la relation de causalité à long
terme et à court terme entre la consommation d'énergie renouvelable et la croissance
économique dans les pays de l’Europe de l'Ouest pour la période 1995 – 2010 et constate
qu’il existe une relation bidirectionnelle entre la consommation d'énergie renouvelable et la
croissance économique à long terme et à court terme. En 2014, le même auteur étudie la
même question dans le cas des pays d’Europe du Nord durant la période 1990 – 2010 et
conclut une relation unidirectionnelle (l'énergie est la cause de PIB) entre la consommation
d'énergie renouvelable et la croissance économique. Ocal et Aslan (2013)appliquent les tests
empiriques de l'approche ARDL et des tests de causalité Toda-Yamamamoto au cas de la
Turquie. Les résultats de cette étude confirment l'hypothèse de conservation et suggèrent que
la consommation d'énergie renouvelable a un impact négatif sur la croissance économique.
Les auteurs indiquent qu'il existe une causalité unidirectionnelle allant de la croissance
économique à la consommation d'énergie [Link] et al., (2020) analysent la
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2. Méthodologie
2.1. Les hypothèses fondant la relation entre la consommation des énergies
renouvelables (CER) et la croissance économique (Y)
L’analyse de la relation entre la consommation des énergies renouvelables et la croissance
économique est fondée sur quatre hypothèses (Bhattacharya et al., (2016) ; Apergis & Payne,
2010a, 2010c, 2012) ; Rahman & Mamun (2016) ; Maji et al., (2019) ; etc. ) :
1) L’hypothèse de la croissance : cette hypothèse affirme que la consommation d’énergie
influence la croissance économique à la fois directement et indirectement en compliment des
intrants travail et capital. En effet, toute augmentation de la consommation d’énergie entraîne
une augmentation du PIB réel. Dans ce cas, il existe une relation de causalité
unidirectionnelle allant de la consommation de l’énergie à la croissance économique. Donc,
l’économie est considérablement dépendante de l’énergie. Mais s’il y a un effet négatif cela
peut être expliqué par une consommation excessive d’énergie dans les secteurs improductifs
de l’économie, par une contrainte de capacité ou une offre inefficiente d’énergie.
2) L’hypothèse de conservation : cette hypothèse indique qu’une réduction de la
consommation d’énergie n’a pas d’effets négatifs sur la croissance économique. Cette
hypothèse n’est valable que si une augmentation du PIB entraîne une augmentation de la
consommation d’énergie.
3) L’hypothèse de neutralité : cette hypothèse considère la consommation d’énergie comme
une faible composante de la production globale d’une économie et peut donc avoir un impact
faible ou nul sur le PIB réel. Cette hypothèse est vérifiée en cas d’absence d’une relation
causale entre consommation d’énergie et PIB réel.
4) L’hypothèse de rétroaction (feed-back) : cette hypothèse met l’accent sur la relation
d’interdépendance entre la consommation d’énergie et la croissance économique. Elle est
vérifiée en cas de présence d’une causalité bidirectionnelle entre la consommation d’énergie
et le PIB réel.
2.2. Les principaux modèles analysant la relation CER et Y
D’une manière générale, les travaux portant sur la relation entre l’énergie et le PIB se
subdivisent en deux groupes :
1) Certaines études utilisent la fonction de demande d’énergie avec trois variables :
l'énergie ; le PIB ; le prix de l'énergie (Masih et Masih (1997) ; Asafu-Adjaye (2000),
Fatai et al., (2004) ; Oh & Lee (2004b) ; Liddle et al., (2020) ; Liddle & Sadorsky
(2020); Sadorsky (2011) ; etc.).
2) D’autres utilisent le modèle traditionnel de croissance de Solow fondé sur la fonction
de production en intégrant trois principales variables : le capital(k), le travail (L), et
l’énergie (Stern (1993, 2000); Mahadevan & Asafu-Adjaye (2007) ; Akinlo,
(2008); Apergis & Payne (2010a, 2010b, 2010c, 2012); Esseghir et Haouaoui (2011) ;
Oh & Lee (2004a) ; Chen et al., (2020), Rahman et Velayutham (2020)) ; etc.).
2.3. Présentation du modèle
Pour analyser la relation entre la consommation des énergies renouvelables, la consommation
des énergies non renouvelables et la croissance économique nous utilisons le modèle de
production de type Cobb-Douglas suivant :
= ( 1)
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Entre 1990 et 2015, l’analyse de l’évolution moyenne de ces deux variables indique les
caractéristiques suivantes (figure 1 et 2) :
Figure 1. Moyenne par pays
M oyenne par pays
(1000 0000 kg d’ équivalent pétrole)
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
Algér ie Egypte Ke nya Mar oc Turquie
ER ENR
Source : réalisé par notre propre soin à partir des données de la banque mondiale
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16.6 21
16.4 16.38 20
16.2 19
16.11 18.4
16.04
16.0 18
15.8 17
TUR EGY KYN MAR ALG TUR KYN EGY MAR ALG
21.5
TUR EGY ALG MAR KYN
Source : réalisé par notre propre soin à partir des données de la Banque mondiale
Premièrement, la Turquie consomme massivement l’énergie (tout type confondu) et se classe
en premier rang dans la consommation des énergies renouvelables et non renouvelables.
Ensuite, l’Égypte et l’Algérie se caractérisent par une consommation élevée des énergies non
renouvelables. En revanche, durant la période analysée, la consommation algérienne des
énergies renouvelables (18,4) est la plus faible comparativement aux autres pays de notre
échantillon. À l’inverse, le Kenya consomme faiblement les énergies non renouvelables et
fortement les énergies renouvelables. Enfin, dans notre échantillon, nous constatons que la
consommation marocaine des deux sources de l’énergie (renouvelable et non renouvelable)
est assez faible. En ce qui concerne les autres variables (lY, lK et lL), durant la période
analysée, en moyenne, la Turquie réalise les grandes performances en terme du PIB(27,10),
de la FBCF (25,6) et de la population active totale (16,94).L’Égypte se situe derrière la
Turquie dans l’évolution moyenne du PIB (25,72) et de la population active totale (16,89). Le
Maroc (16,11) et l’Algérie (16,04) se caractérisent par une faible proportion de la population
active.
L’analyse de la corrélation des variables est présentée dans le tableau 1.
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Cette matrice montre que le PIB est fortement corrélé avec l’investissement public (97%), la
consommation des énergies non renouvelables (93%), le facteur travail (67%) et faiblement
corrélé avec la consommation des énergies renouvelables (11%). Ainsi, nous supposons que
la croissance générée par les pays étudiés est fortement générée par la consommation des
énergies non renouvelables que par la consommation des énergies renouvelables.
2.3.1. Test de racine unitaire en panel (test de stationnarité)
Pour déduire le degré d’intégration et les propriétés de stationnarité des variables, le tableau 2
présente plusieurs tests de racine unitaire en panel : Levin et al. (2002) ; Breitung (2000) ; Im
et al. (2003) ; ADF-Fisher ; Fisher-PP ; Hadri (2000).
Tableau 2. Tests de racine unitaire en panel pour un échantillon de 5 pays (1990-2015) : lnY ;
lnK ; lnL
lnY lnK lnL
Constante Constante et Sans constante Constante Constante et Sans constante Constante Constante et Sans constante
trend et trend trend et rend trend et trend
Levin, Lin, 2,74 -1,53156* 6,88 2,52 -3,64*** 4,34 -4,06*** 4,51 0,62
Chu (0,9969) (0,0628) (1,0000) (0,9940) (0,0001) (1,0000) (0,0000) (1,0000) (0,7302)
Fisher– 5,05*** 12,16 5,02 3,84*** 22,04** 0,06 5,02*** 0,66 0,00
ADF (0,0000) (0,2746) (1,0000) (0,0001) (0,0149) (1,0000) (0,0000) (1,0000) (1,0000)
Fisher-PP 23,66*** 0,00060 -2,12** 21,18** 0,06 -1,63* 4,57 1,12 3,78
(0,0086) (1,0000) (0,0172) (0,0199) (1,0000) (0,05) (0,9181) (0,9997) (0,9999)
Levin, Lin, -8,39*** -8,25*** -9,07*** -8,59*** -7,93*** -7,68*** 0,37 -1,95** -1,72
Chu (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,6440) (0,0255) (0,0434)
Fisher– 0,91*** 107,78*** 35,99*** 0,26 52,67*** 61,72*** 4,78*** 52,85*** 27,23***
ADF (0,0000) (0,0000) (0,0001) (0,3994) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0024)
Fisher-PP 105,17*** 14,76*** -9,03*** 54,38*** 61,77*** -6,78*** 38,72*** 31,12*** -3,39***
(0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0006) (0,0003)
*** significativité au seuil de 1%, ** significativité au seuil de 5%, *significativité au seuil de 10%.
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Tableau 2 (la suite). Tests de racine unitaire en panel pour un échantillon de 5 pays (1990-
2015) : lnER ; lnENR
lnER lnENR
Constante Constante et trend Sans constante et Constante Constante et trend Sans constante et
rend rend
Levin, Lin, Chu 1,42 2,97 1,25 1,42 2,97 1,25
(0,9219) (0,9985) (0,8942) (0,9219) (0,9985) (0,8942)
Breitung 6,35 6,35
(0,7849) (0,7849)
Im, Pesaran, Shin 6,77 3,95*** 1,42 3,95***
(0,7466) (0,0000) (0,9992) (0,0000)
Fisher–ADF 6,11*** 6,37 1,42 6,11*** 6,37 1,42
(0,0000) (0,7832) (0,9992) (0,0000) (0,7832) (0,9992)
Fisher-PP 6,21 1,53 2,52 6,21 1,53 2,52
(0,7974) (0,9989) (0,9941) (0,7974) (0,9989) (0,9941)
Hadri* 11,31 5,34 11,31 5,34
(1,0000) (1,0000) (1,0000) (1,0000)
∆ lnER ∆ lnENR
Constante Constante et trend Sans constante et Constante Constante et trend Sans constante et
trend trend
Levin, Lin, Chu -8,93*** -8,85*** -8,67*** 8,62*** -8,77*** -6,86***
(0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000)
Breitung 76,94*** 61,36***
(0,0000) (0,0000)
Im, Pesaran, Shin 80,24*** 6,14*** 80,17*** 2,91***
(0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0019)
Fisher–ADF 1,14*** 83,91*** 93,86*** 5,44*** 105,37*** 49,82***
(0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000)
Fisher-PP 70,00*** 94,44*** -8,64*** 59,72*** 30,11*** -7,46***
(0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0000) (0,0008) (0,0000)
Hadri* -6,02*** -0,84 -3,89*** -5,21***
(0,0000) (0,1998) (0,0001) (0,0000)
*** significativité au seuil de 1%, ** significativité au seuil de 5%, *significativité au seuil de 10%.
Les tests de Dickey-Fuller augmenté (ADF) proposés par Levin et al. (2002) supposent une
homogénéité dans la dynamiquedes coefficients autorégressifs pour toutes les unités du panel.
Selon Apergis et Payne (2012), les tests Fisher-ADF et Fisher-PP ont l’avantage de permettre
autant d'hétérogénéité entre les unités que possible. L’hypothèse nulle des tests proposés par
Levin et al. (2002), Fisher-ADF, et Fisher-PP est l’existence de racine unitaire tandis que
l’hypothèse alternative est l’absence de racine unitaire. En revanche, l’hypothèse nulle des
tests Hadri (2000) est la stationnarité. Le test de racine unitaire en panel est appliqué à notre
base de données pour choisir le modèle optimal et tester la robustesse. Ainsi, le tableau 2
présente les tests de racine unitaire de 1ère génération qui évaluent la spécification homogène
de la racine autorégressive (Levin et Lin Chu, 1992-1993) et la spécification hétérogène de la
racine autorégressive (Im, Pesaran et Shin, 1997, 2002 et 2003). Les tests de (Levin et Lin
Chu) et de (Im, Pesaran et Shin) indiquent que toutes les variables sont stationnaires en 1ère
différence. En effet, toutes les p-values sont inférieures au seuil de 1%.
2.3.2. Les tests de Co-intégration
Une fois que nous nous sommes assurés de la stationnarité des variables et qu’elles sont
toutes intégrées du même ordre 1. Nous passons aux tests de Co-intégration pour tester la
présence de cette caractéristique stochastique tout en utilisant les tests de Pedroni (1999,
2004) et Kao (1999). Les tests de Pedroni et de Kao sont les plus utilisés dans l’analyse de
cointégration en panel. Dans les deux tests, l’hypothèse nulle est identique et suppose
l’absence de cointégration entre les variables considérées. Ces tests testent l’existence de
relations de cointégration intra-individuelles et supposent l’absence de dynamiques
[Link] tests de Co-intégration en panel hétérogène proposés par Pedroni (1999,
2004) et Kao (1999) permettant de déterminer la relation de Co-intégration entre les variables
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et vérifier la robustesse des ré[Link] (1999) et Kao (1999) testent la stationnarité des
résidus de la relation de long terme de façon analogue aux tests d'Engle et Granger (1987).
Où, LK, LL, LER, LENR, et Y sont supposées être intégrées à l’ordre 1. Où i =1, …N pour
chaque pays appartenant au panel et t = 1, …T indique la période analysée. L’hypothèse nulle
(désigne l’absence de cointégration g = 1 ∀ , g 8 le terme autorégressif des résidus)est
testée par le test de racine unitaire des résidus. La structure des résidus estimés est la
suivante :
e = C e i + j (5)
D’une manière générale les tests de Pedroni (1999, 2004) sont divisés en 2 groupes
statistiques (quatre sont basés sur la dimension within (intra) et trois sur la dimension between
(inter) :
1) un groupe intra individuel Within : basé sur 4 sous test v-Statistic Panel ; Rho-
Statistic Panel; PP-Statistic Panel ; ADF-Statistic Pane.L’objectif est de tester la
relation de Co-intégration des variables pour chaque individu (pays).
2) un groupe inter-individuel (Between : entre les individus) : Le Between est basé sur 3
sous test : rho-Statistic Group ; PP-Statistic Group ; ADF-Statistic Group. Il s’agit
de vérifier si les paramètres de Co-intégration sont les mêmes pour chaque individu.
Autrement dit, cette dimension vérifie si les vecteurs de Co-intégration sont
homogènes ou hétérogènes.
Les résultats des tests de Pedroni montrent que certains sous tests (Panel PP-Statistic, Panel
ADF-Statistic, Group PP-Statistic et Group ADF-Statistic) sont significatifs (P-value<1%).
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Ainsi, nous rejetons l’hypothèse nulle d’absence de Co-intégration entre les variables lnY,
lnK, lnL, lnER et lnEF. Il existe, donc, une relation d’équilibre stable de long terme et de Co-
intégration intra-individuel et inter-individuel entre les variables.
Tableau 4. Test de Co-intégration de Kao
Le tableau 4 présente les résultats du test de Co-intégration en panel proposé par Kao. À la
différence des tests de Pedroni, ceux de Kao sont de type ADF de stationnarité des résidus de
la relation de cointégration et considèrent le cas où les vecteurs de cointégration sont supposés
homogènes entre les individus. Le tableau 5 montre que les probabilités associées au test de
Kao sont inférieures au seuil de 1% ce qui indique la présence de la Co-intégration entre les
variables.
Ainsi, suite aux résultats d’estimation des tests de Pedroni et Kao, la condition de Co-
intégration des variables est vérifiée. Par conséquent, nous pouvons utiliser les méthodes
FMOLS et DOLS.
3. Analyse des résultats
3.1. Estimation des modèles de Co-intégration de long terme : FMOLS et DOLS
Après avoir confirmé la présence de Co-intégration des variables explicatives nous utilisons la
méthode des moindres carrés modifiés (FMOLS) et la méthode des moindres carrés
dynamiques (DOLS) développées par Pedroni (2001, 2004) et Kao et Chiang (2000). Ces
méthodes indiquent l’effet de long terme des variables indépendantes. Selon plusieurs
travaux(Sadorsky (2011), Hu et al., (2018) et Yao et al., (2019) ; etc.), FMOLS est une
méthode non-paramétrique qui corrige l’autocorrélation et l’hétéroscédasticité en éliminant la
corrélation entre les variables explicatives et le terme d’erreur, tandis que DOLS est une
méthode paramétrique qui élimine l’autocorrélation entre les variables explicatives et les
termes d’erreur en ajoutant des termes de retard sur les variables explicatives. En plus de
FMOLS, Rahman & Velayutham (2020)adoptent DOLS comme méthode additionnelle
permettant de vérifier la robustesse des résultats. La FMOLS, adaptée aux panels hétérogènes
Co-intégrés, détermine la relation d’équilibre à long terme (Pedroni, 2000). Yao et al. (2019)
considèrent que les paramètres estimés par la méthode OLS peuvent être erronés et
privilégient d’utiliser les méthodes de Co intégration en panel FMOLS et DOLS. En effet, ces
deux méthodes sont adaptées aux distributions asymptotiquement biaisées et peuvent éviter
les problèmes d’endogéniété, de corrélation sérielle et simultanéité((Phillips & Hansen,
1990) ; (Pedroni, 2001, 2004) ; (Kao & Chiang (2000) ; Sadorsky (2011) ; (Hu et al.,
(2018) ;Engle et al. (2020) ; Kasman & Duman (2015) ; Ozcan (2013)). Selon Haggar (2012),
FMOLS est la technique la plus appropriée à appliquer dans le cas de présence des panels Co-
intégrés hétérogènes.
Le tableau 5 présente les résultats d’estimation des paramètres à long terme de l’équation 2 en
utilisant les méthodes FMOLS et DOLS.
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Le tableau 6 indique que la consommation des deux sources de l’énergie (renouvelable et non
renouvelable) a un effet positif et significatif en Algérie et au Kenya. Cependant, en Algérie,
le coefficient de la consommation de l’énergie non renouvelable est plus fort (0,882) que celui
de la consommation des énergies non renouvelables (0,074). A l’inverse, au Kenya, l’impact
de la consommation des énergies renouvelables sur la croissance économique est très élevé
comparativement à la consommation des énergies non renouvelables. En effet, au Kenya une
augmentation de 1% de la consommation des énergies renouvelables génère un accroissement
de 0,997% du PIB réel contre 0,074% en Algérie. Au Maroc, une hausse de 1% de la
consommation des énergies non renouvelables conduit à une augmentation de 0,679% du PIB
réel. En revanche, l’effet de la consommation des énergies renouvelables n’est pas
significatif. Enfin, en Turquie et en Égypte, nos résultats indiquent que la consommation des
deux sources de l’énergie (renouvelable et non renouvelable) ne joue aucun rôle sur la
croissance économique.
3.2. Le modèle vectoriel à correction d'erreur (VECM)
Les coefficients obtenus à partir des méthodes FMOLS et DOLS déterminent la relation de
Co-intégration à long terme et ne permettent pas de savoir le sens de causalité entre les
variables. C’est ainsi que nous allons utiliser le modèle à correction d’erreur qui permet de
déduire les dynamiques causales (Pesaran et al., 1999)2. Dans notre étude, nous avons choisi
d’appliquer le modèle VECM parce que toutes les variables sont intégrées (stationnaires) en
1erordre.
Le modèle vectoriel à correction d'erreur (VECM) prend la formule suivante :
o o
∆l = m +n ∆l i + n c ∆q i + rs i +j
p p
s i = It i = l i − m − q i
Ainsi, l’estimation du modèle VECM avec un retard égal à 1 indique l’équation suivante :
2
Maurel (1989) note que « le développement de la théorie de la Co-intégration a permis de donner un fondement
statistique supplémentaire à ce type de modèles dynamiques en formalisant la notion de relation de long terme
ou d'équilibre, sous-jacente aux modèles à correction d'erreur, et en proposant des procédures de tests de
l'existence de telles relations de long terme » (p. 103).
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∆ = I ( 1) × ( i − 0.703887921519 × i − 0.437090628433 × i
− 0.0649518538777 × i − 0.1849395074 × i + 0,038663
× i + 4.33053980536 ) + I(2) × ∆ i + I(3) × ∆ i + I(4)
× ∆ i + I(5) × ∆ i + I(6) × ∆ i + I(7)
Le coefficient correspondant au terme d’erreur est négatif (C(1) = -0,045) et significatif (p-
value = 0,0012). Ce résultat, signifie, qu’à long terme, il existe un effet significatif des
variables explicatives. Autrement dit, à long terme, il existe une causalité unidirectionnelle
allant de la formation brute de capital fixe réelle, de la population active totale, de la
consommation des énergies renouvelables, de la consommation des énergies non
renouvelables vers la croissance économique. En revanche, le test Wald indique l’absence
d’effet à court terme de la consommation des ER et d’ENR sur la croissance économique.
Ainsi, nos résultats confirment l’hypothèse de neutralité à court terme et l’hypothèse de
croissance à long terme.
Conclusion
Dans cette étude nous avons tenté d’analyser la relation entre la consommation des énergies
renouvelables et la croissance économique dans le cas d’un échantillon composé de cinq pays
(Algérie, Égypte, Kenya, Turquie, Maroc). L’étude porte sur la période allant de 1990 à 2015.
A l’aide d’un modèle de production de type Cobb-Douglas nous avons appliqué la méthode
de cointégration en panel pour tester la relation entre le PIB réel, la formation brute de capital
fixe réel, la population active totale, la consommation des énergies renouvelables et
d’énergies non-renouvelables. Après avoir vérifié la stationnarité des variables au premier
ordre nous avons utilisé les tests de cointégration en panel de Pedroni. Ces tests indiquent
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l’existence d’une relation d’équilibre à long terme entre les variables. En outre, l’estimation
globale pour un panel de 5 pays par les deux méthodes FMOLS et DOLS indiquent des
résultats positifs et significatifs. En effet, l’augmentation de 1% de la consommation des ER
et d’ENR conduit à une hausse de 0,234%, et 0,436% de la croissance économique,
respectivement. Les deux sources d’énergies constituent, donc, un élément central de la
croissance économique. En revanche, il convient de souligner que l’élasticité correspondante
à la consommation des ENR est plus importante. Par ailleurs, l’estimation individuelle permet
d’identifier l’impact selon chaque pays. En Algérie, l’effet de la consommation des
ENR(0,882) sur la croissance économique est plus élevé que celui de la consommation des
ER (0,074). En tant que pays exportateur de pétrole, la croissance économique algérienne est
fortement générée par la consommation des énergies fossiles que par les [Link] Algérie, un
programme de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique
(PENREE) a été adopté en 2012 visant de porter la puissance installée d’origine renouvelable
à 22 000 MW d’ici [Link], les réalisations se font toujours attendre et l'Agence
internationale de l'énergie (AIE) indique que les statistiques sont à zéro pour l'éolien et le
solaire.
Contrairement au cas algérien, au Kenya, l’effet de la consommation des ER est positif et
fortement significatif. En 2016, avec 5,1 % de la production mondiale, le Kenya est le 8ème
producteur d'électricité géothermique. Les énergies renouvelables, en particulier la
géothermie, assurent 80 % de la production d'électricité.
En 2018, le Maroc est classé 2èmeproducteur d'électricité éolienne d'Afrique derrière l'Afrique
du sud grâce à l’amélioration des indicateurs comme la production éolienne (a atteint 3,8
TWh) et la puissance installée des installations solaires (a plus que triplé à 711 MW) et
éoliennes (une augmentation de 36% pour atteindre 1 220 MW).Cependant, nos résultats
indiquent que la consommation des ER ne contribue pas à l’accroissement du PIB réel. Ainsi,
la croissance économique marocaine est dépendante notamment de la consommation des
ENR. En effet, le coefficient correspondant à la CER est positif et fortement significatif
(0,679). Le pétrole et le gaz restent au cœur des systèmes énergétiques de l’économie
marocaine. Le Maroc est un pays importateur du pétrole et dépend de l’étranger pour assurer
ces besoins énergétiques. En Turquie, contrairement à la consommation des ER qui ne joue
aucun rôle, l’élasticité liée à l’utilisation des ENR est élevée et positive. En 2016, la
consommation finale d'énergie en Turquie est assurée par 20,1 % de l’'électricité issue de 66,8
% des énergies fossiles et de 33,2 % des énergies renouvelables. En Égypte3, les énergies
renouvelables constituent un axe majeur de la politique énergétique. Toutefois, nos résultats
montrent que les deux sources de l’énergie n’expliquent pas la croissance économique
égyptienne.
Ces résultats méritent une recherche approfondie. En effet, l’insuffisance des données
disponibles ne permet pas d’étudier l’impact effectif de la consommation des ER et d’ENR
sur la croissance économique. Tout d’abord, l’indisponibilité des données sur les deux
variables qui constituent le socle de notre présente étude à savoir la consommation des ER et
d’ENR. En effet, la Banque Mondiale publie des données sur l’utilisation d’énergie (kg
d’équivalent pétrole par habitant) et la consommation d’énergies renouvelables (% de la
consommation totale d’énergie ; population totale). A partir de ces variables, nous avons
calculé, à l’image de l’étude réalisée par Rahman & Velayutham (2020), la consommation des
ER et d’ENR pour chaque pays de notre échantillon. Ensuite, il serait intéressant d’introduire
3
ZEIDANE Karim Le 360 : «L'Égypte va réaliser le plus grand complexe solaire d'Afrique à Benban», Média
digital marocain, 30 octobre 2017.
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