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Classique 2

Ce document présente un stage de préparation intensive aux épreuves écrites des concours français en mathématiques, axé sur les polynômes orthogonaux. Il aborde les propriétés fondamentales des polynômes orthogonaux, leur relation avec les opérateurs différentiels, ainsi que des exemples spécifiques tels que les polynômes de Legendre, Tchebychev et Laguerre. Les exercices incluent des démonstrations et des conditions d'existence pour des suites de polynômes orthogonaux dans divers espaces fonctionnels.

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Stage de préparation intensive

aux épreuves écrites des concours français

Mathématiques
Sujets de synthèse
Polynômes orthogonaux
Fevrier 2022

1.1 Montrer que L𝜔2 (𝐼 ) est un R-ev et que h., .i est bien
défini et que c’est un produit scalaire de L𝜔2 (𝐼 ). On notera
Énoncé k.k 2 la norme associée à ce produit scalaire.
On notera P (𝐼 ) le sous-espace vectoriel de L𝜔2 (𝐼 ) formé des
fonctions polynomiales.
Le premier problème est consacré à quelques pro-
priétés communes aux différentes familles de po- 1.2 Montrer qu’il existe une suite de polynômes (𝑃𝑛 )𝑛 telle
lynômes orthogonaux ainsi qu’à leurs justification que
dans un cadre global. Le deuxième sujet étudie, au
(
travers d’exemples, les opérateurs différentiels as- ∀𝑛 ∈ N deg 𝑃𝑛 = 𝑛
sociés aux polynômes orthogonaux usuels. Le troi-
(𝑃𝑛 )𝑛 est une famille orthogonale pour h., .i
sième donne une condition suffisante pour qu’une
famille de polynôme orthogonaux associés à un
poids 𝜔 donné soit totale. Le dernier propose une (𝑃𝑛 )𝑛 est dite une suite de polynômes orthogonaux associée
généralisation de la notion de suite de polynômes au produit scalaire h., .i.
orthogonaux associée à un produit scalaire et donne 1.3 Montrer que pour toutes les suites de polynômes or-
une condition nécessaire et suffisante pour qu’une thogonaux (𝑄𝑛 )𝑛 , tous les polynômes 𝑄𝑛 sont colinéaires
telle suite existe. pour un 𝑛 donné et en déduire qu’il existe une seule suite de
polynômes orthogonaux unitaires (au sens polynomial).

Problème 1
Les propriétés de base 1B — Polynômes de Legendre

On pose dans cette partie 𝐼 = [−1, 1] et 𝑤 = 1. On considère


1A — Le cadre général
la suite (𝐿𝑛 )𝑛 des polynômes de Legendre, suite définie par
Soit 𝐼 un intervalle non trivial de R et soit 𝜔 : 𝐼 −→ R une
fonction continue sur 𝐼 telle que 1 d𝑛  2 
∀𝑛 ∈ N 𝐿𝑛 (𝑥) = (𝑥 − 1)𝑛
( 2 𝑛! d𝑥
𝑛 𝑛

∀𝑡 ∈ 𝐼 𝜔 (𝑡) > 0
∀𝑛 ∈ N 𝑡 ↦−→ 𝜔 (𝑡)𝑡 𝑛 est intégrable sur 𝐼 1.4 Montrer que (𝐿𝑛 )𝑛 est une suite totale de polynômes
(C.M) orthogonaux dans L𝜔2 (𝐼 ).
1.5 Montrer en utilisant le théorème de Rolle que pour
On note L𝜔2 (𝐼 ) l’ensemble des fonctions 𝑓 continue de 𝐼 dans
tout 𝑛 > 1, le polynôme 𝐿𝑛 est scindé à racines simples.
R tels que 𝑡 ↦−→ 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡) 2 soit intégrable sur 𝐼 . et on pose
pour tout couple de fonctions (𝑓 , 𝑔) de L𝜔2 (𝐼 ) 1.6 Montrer que pour tout 𝑛 > 1,

h𝑓 , 𝑔i = 𝜔 (𝑡)𝑓 (𝑡)𝑔(𝑡)d𝑡 (𝑛 + 1)𝐿𝑛+1 (𝑥) = (2𝑛 + 1)𝑥𝐿𝑛 (𝑥) − 𝑛𝐿𝑛−1 (𝑥)
𝐼

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

1C — Polynômes de Tchebychev Problème 2


On pose dans cette partie Opérateurs différentiel relatifs aux
1 polynômes orthogonaux usuels
𝐼 =] − 1, 1[
et ∀𝑡 ∈ 𝐼 𝜔 (𝑡) = √
1 − 𝑡2 On conserve les notations du problème précédent.
1.7 Montrer que 𝐼 et 𝜔 vérifient les conditions (C.M) et
que
2
∫ 𝜋 2A — Construction commune
∀(𝑓 , 𝑔) ∈ L𝜔2 (𝐼 ) h𝑓 , 𝑔i = 𝑓 (cos 𝜃 )𝑔(cos 𝜃 )d𝜃
0
On suppose que 𝜔 est de classe C 1 et qu’il existe des poly-
1.8 Justifier l’existence d’une suite de polynômes (𝑇𝑛 )𝑛 à nômes réels 𝐴 et 𝐵 sans racines dans 𝐼˚ tels que
coefficients dans Z telle que (
(𝐴𝜔) 0 = 𝐵𝜔
∀𝑛 ∈ N ∀𝜃 ∈ R 𝑇𝑛 (cos 𝜃 ) = cos(𝑛𝜃 )
∀𝑛 ∈ N 𝑡 ↦→ 𝑡 𝑛 𝐴(𝑡)𝜔 (𝑡) est de limites nulles aux bornes de 𝐼
Préciser le coefficient dominant du polynôme 𝑇𝑛 .
1.9 Montrer que (𝑇𝑛 )𝑛 est une suite de polynômes ortho- et on pose pour tout 𝑃 ∈ P (𝐼 )
gonaux dans L𝜔2 (𝐼 ).
1.10 Soit 𝑛 > 1. Déterminer les racines de 𝑇𝑛 de la forme 𝑈 (𝑃) = 𝐴𝑃 00 + 𝐵𝑃 0
cos 𝜃 et en déduire que 𝑇𝑛 est scindé à racines simples, ses 2.1 Montrer que 𝑈 (𝑃) = 1 (𝐴𝜔𝑃 0) 0. En déduire que
𝜔
racines étant toutes dans 𝐼 .
1.11 Montrer que ∀𝑛 ∈ N∗ 𝑇𝑛+1 = 2𝑋𝑇𝑛 − 𝑇𝑛−1 .

∀(𝑃, 𝑄) ∈ P (𝐼 ) h𝑈 (𝑃), 𝑄i = − 𝐴𝜔𝑃 0𝑄 0
2
𝐼
1D — Polynôme de Laguerre En déduire 𝑈 est un endomorphisme symétrique de P (𝐼 ).
Dans cette partie on pose On suppose désormais que deg 𝐴 6 2 et deg 𝐵 6 1
e𝑥 d𝑛 𝑛 −𝑥  2.2 Montrer qu’il existe une suite (𝑃𝑛 )𝑛 de polynômes or-
𝐼 = [0, +∞[ 𝜔 (𝑥) = e−𝑥 et 𝑃𝑛 (𝑥) = 𝑥 e
𝑛! d𝑥 𝑛 thogonaux de L𝜔2 (𝐼 ) et une suite réelle (𝜆𝑛 )𝑛 telle que
1.12 Montrer que 𝐼 et 𝜔 vérifient les conditions (C.M) et
que les fonctions 𝑃𝑛 sont bien polynomiales. ∀𝑛 ∈ N 𝐴𝑃𝑛00 + 𝐵𝑃𝑛0 = 𝜆𝑛 𝑃𝑛 (EDL)
1.13 Montrer que en précisant ce que représentent les scalaires 𝜆𝑛 pour l’endo-
∫ +∞
(−1)𝑛 morphisme 𝑈 .
∀𝑄 ∈ P (𝐼 ) ∀𝑛 ∈ N h𝑃𝑛 , 𝑄i = 𝑥 𝑛 𝑄 (𝑛) (𝑥)e−𝑥 d𝑡
𝑛! 0 2.3 On note 𝑎 et 𝑏 les coefficients dominants respectifs de
En déduire que la suite (𝑃𝑛 )𝑛 est orthonormale dans L𝜔2 (𝐼 ). 𝐴 et 𝐵. Discuter selon 𝑎 et 𝑏 les valeurs des scalaires 𝜆𝑛 . Dans
1.14 Montrer que pour tout 𝑛 > 1, 𝑃𝑛 est scindé à racine quels cas ils sont deux à deux distincts ?
simples, racines qui sont toutes dans 𝐼 . 2.4 Construction alternative d’une spo
1.15 Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N
4a. Sachant que 𝜔 est seulement de classe C 1 , montrer que
(𝑛 + 1)𝑃𝑛+1 = (2𝑛 + 1 − 𝑋 )𝑃𝑛 − 𝑛𝑃𝑛−1 pour tout 𝑛 ∈ N∗ , la fonction 𝑡 ↦−→ 𝜔 (𝑡)𝐴(𝑡)𝑛 est de classe
C𝑛 et que pour tout 𝑘 ∈ È0, 𝑛É il existe un polynôme 𝑄𝑛,𝑘 tel
1E — Le cas général que

On retourne au cas général et on considère une suite (𝑃𝑛 )𝑛 d𝑘 


𝜔 (𝑡)𝐴(𝑡)𝑛 = 𝜔 (𝑡)𝐴(𝑡)𝑛−𝑘 𝑄𝑛,𝑘 (𝑡)
de polynômes orthogonaux dans L𝜔2 (𝐼 ). d𝑡 𝑘

1.16 Soit 𝑛 > 1. Montrer que 𝑃𝑛 est scindé à racines Noter qu’en particulier
simples, toutes ces racines étant dans 𝐼 .
1.17 Montrer que pour tout 𝑛 > 1 il existe des réels 𝑎𝑛 , 𝑏𝑛 1 d𝑛 
𝑄𝑛,𝑛 (𝑡) = 𝜔 (𝑡)𝐴(𝑡)𝑛
et 𝑐𝑛 tels que 𝜔 (𝑡) d𝑡 𝑛

𝑋 𝑃𝑛 = 𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 + 𝑏𝑛 𝑃𝑛 + 𝑐𝑛 𝑃𝑛−1 (E.R) (Formule de Rodriguez)


Justifier que 𝑎𝑛 et 𝑐𝑛 sont non nuls. 4b. Montrer que (𝑄𝑛,𝑛 )𝑛 est une spo.

Stage de préparation intensive page 2 / 15 Mathématiques


Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

2B — Construction au cas par cas 3C — Injectivité de la transformée de Laplace

Construire des polynômes 𝐴 et 𝐵 et écrire les équations (EDL) Soit 𝐸 l’ensemble des fonctions continues 𝑔 : [0, +∞[−→ 𝐼
qui correspondent aux polynômes de telles que
2.5 Legendre : 𝐼 = [−1, 1] et 𝜔 = 1 ; ∀𝑥 ∈ [0, +∞[ 𝑡 ↦−→ 𝑔(𝑡)e−𝑥𝑡 est intégrable
2.6 Tchebychev : 𝐼 =] − 1, 1[ et 𝜔 (𝑡) = √1 ;
1−𝑡 2 et on pose pour tout 𝑔 ∈ 𝐸 et pour tout 𝑥 ∈ [0, +∞[
2.7 Laguerre : 𝐼 = [0, +∞[ et 𝜔 (𝑡) = −𝑡
e ; ∫ +∞
2.8 Hermite : 𝐼 = R et 𝜔 (𝑡) = e−𝑡 .
2 𝐿𝑔(𝑥) = 𝑔(𝑡)e−𝑥𝑡 d𝑡
0

3.6 Montrer que 𝐸 est un R-ev et que l’application 𝐿 est


linéaire.
Problème 3
3.7 Soit 𝑔 ∈ 𝐸. On pose pour tout 𝑡 ∈ [0, +∞[
Étude de densité
∫ 𝑡
On reprend toutes les notations du premier problème et on 𝐺 (𝑡) = 𝑔(𝑠)e−𝑠 d𝑠
0
considère une suite de polynômes orthogonaux de L𝜔2 (𝐼 ).
7a. Montrer que 𝐺 0
∈ 𝐸 et que :
∫ +∞
1
3A — Le cas où l’intervalle 𝐼 est borné ∀𝑥 ∈]0, +∞[ 𝐺 (𝑡)e−𝑥𝑡 d𝑡 = 𝐿𝑔(𝑥 + 1)
0 𝑥
3.1 Montrer que si 𝐼 est un segment alors (𝑃𝑛 )𝑛 est une fa- 7b. Déterminer une fonction continue 𝜑 : [0, 1] −→ R telle
mille totale de L𝜔2 (𝐼 ) (penser au théorème de Weierstrass). que
On suppose dans le reste de cette partie que 𝐼 est borné. ∫ +∞ ∫ 1
∗ −𝑛𝑡
3.2 Montrer que le sous-espace C de L 2 (𝐼 ) formé des fonc- ∀𝑛 ∈ N 𝐺 (𝑡)e d𝑡 = 𝑡 𝑛−1𝜑 (𝑡)d𝑡
𝜔 0 0
tions prolongeable par continuité sur 𝐼 est dense dans L𝜔2 (𝐼 ).
3.8 Montrer que l’application 𝐿 est injective.
3.3 En déduire que la suite (𝑃𝑛 )𝑛 est totale dans L𝜔2 (𝐼 ).

3D — Un condition suffisante de densité


3B — Condition nécessaire et contre-exemple lorsqe 𝐼 = [0, +∞[
On pose dans cette partie 𝐼 = [0, +∞[ et on suppose qu’il
3.4 Une condition nécessaire : montrer que si la suite
existe 𝑐 > 0 telle que 𝜔 vérifie la condition
(𝑃𝑛 )𝑛 est totale alors P (𝐼 ) ⊥ est le sous-espace vertoriel nul.
3.5 Un contre-exemple : On pose dans cette question ∀𝑡 ∈ 𝐼 𝜔 (𝑡) 6 e−𝑐𝑡 (C.S.D)
1/4
𝐼 = [0, +∞[ et 𝜔 (𝑡) = e−𝑡 pour tout 𝑡 ∈ 𝐼 .
On considère une fonction 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ).
5a. Montrer que 𝐼 et 𝜔 vérifient bien les conditions (C.M). 3.9 Montrer que 𝜔 𝑓 ∈ 𝐸, que 𝐿(𝑓 𝜔) est de classe C ∞ et
5b. On considère la fonction 𝑓 : 𝑡 ↦−→ sin(𝑡 1/4 ). Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N∗
que 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) et que ∫ +∞
(𝑛)
∫ +∞ ∀𝑥 ∈ [0, +∞[ 𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑥) = (−1) 𝑛
𝑡 𝑛 𝑓 (𝑡)𝜔 (𝑡)e−𝑥𝑡 d𝑡
0
∀𝑛 ∈ N 𝑡 𝑛 𝑓 (𝑡)𝜔 (𝑡)d𝑡 = 0
0 3.10 Soit 𝑥 0 ∈ [0, +∞[. On pose 𝑓𝑥 0 (𝑡) = 𝑓 (𝑡)e−𝑥 0𝑡 pour
5c. En déduire qu’aucune suite de polynômes orthogonaux tout 𝑡 ∈ [0, +∞[. Montrer que pour tout ℎ ∈ 𝐼 ∩] − 𝑐/2, 𝑐/2[
ne peut être totale dans L𝜔2 (𝐼 ). +∞
∑︁ (−1)𝑛 𝑛
𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑥 0 + ℎ) = h𝑡 , 𝑓𝑥 0 iℎ𝑛
𝑛=0 𝑛!
On suppose désormais que l’intervalle 𝐼 est non borné et on
admet le résultat suivant : 3.11 On suppose que 𝑓 ∈ P (𝐼 ) ⊥ et on considère l’en-
semble
La suite (𝑃𝑛 )𝑛 est totale dans L𝐼2 (𝜔) si et seulement l’ortho- n o
gonal de P (𝐼 ) dans L𝜔2 (𝐼 ) est nul. 𝑍 = 𝑥 ∈ [0, +∞[ / ∀𝑛 ∈ N 𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑛) (𝑥) = 0

Stage de préparation intensive page 3 / 15 Mathématiques


Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

11a. Montrer que 𝑍 est un ouvert relatif de [0, +∞[ et en 4.2 Montrer que si 𝑄 est un polynôme de degré 𝑛 et de co-
déduire que 𝑍 = [0, +∞[. efficient dominant 𝜆 alors 𝜆𝑛 h𝑃𝑛 , 𝑄i = 𝜆 k𝑃𝑛 k 2 et en déduire
11b. Montrer que 𝑓 = 0. Conclure. que
𝜆𝑛 𝜌𝑛−1
𝑎𝑛 = et 𝑐𝑛 =
𝜆𝑛+1 𝜌𝑛
On peut aussi démontrer que lorsque 𝐼 = R, un critère suffisant
pour que P (𝐼 ) soit dense dans L𝜔2 (𝐼 ) est donné par 4.3 Montrer que pour tout 𝑛 > 1
𝑃𝑛 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡)
∃𝑐 > 0 ∀𝑥 ∈ R 𝜔 (𝑥) 6 e−𝑐 |𝑥 | 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) − 𝐾𝑛−1 (𝑥, 𝑡) =
k𝑃𝑛 k 2
On y parvient selon le même schéma que lorsque 𝐼 = [0, +∞[ et en déduire que
mais en faisant cette fois intervenir la transformé de Fourier 𝑛
d’une fonction continue intégrable 𝑓 : R −→ R qui est définie
∑︁ 𝑃𝑘 (𝑥)𝑃𝑘 (𝑡)
𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) =
par 𝑘=0 k𝑃𝑘 k 2
∫ +∞ 4.4 Une application
∀𝑥 ∈ R 𝑓 (𝑥) =
b 𝑓 (𝑡)e−𝑖𝑥𝑡 d𝑡 4a. Montrer que 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑥) > 0 pour tout 𝑥 ∈ R.
−∞
4b. Montrer que
et la fameuse formule d’inversion de Fourier qui affirme que
𝑎𝑛
𝑃 0 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)𝑃𝑛0 (𝑥)

si 𝑓 et 𝑓b sont intégrables sur R alors 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑥) = 2 𝑛+1
∫ +∞ k𝑃𝑛 k
∀𝑥 ∈ R 𝑓 (𝑥) = 𝑓b(𝑡)e𝑖𝑥𝑡 d𝑡 4c. En déduire que si 𝑛 > 1 alors entre deux racines de 𝑃𝑛+1
−∞ il y a exactement une racine de 𝑃𝑛 .
et garantit de ce fait l’injectivité de la transformation de Fou-
rier (Voir cnc 2003 — math I à ce propos) 4B — Le problème de l’approximation ponctuelle
On suppose que la suite (𝑃𝑛 )𝑛 est totale et on note 𝑆𝑛 la pro-
Problème 4 jection orthogonale de L𝜔2 (𝐼 ) sur le sous-espace vectoriel
P𝑛 (𝐼 ) formé des fonctions polynomiales de degré inférieurs
Approximation par des polynômes
ou égal à 𝑛.
orthogonaux
4.5 Montrer que pour tout 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 )
Dans ce problème on étudie la possibilité d’effectuer une ∫
approximation ponctuelle (au sens de la convergence simple) ∀𝑥 ∈ 𝐼 𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) = 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) 𝑓 (𝑡)𝜔 (𝑡)d𝑡
𝐼
d’un élément de L𝜔2 (𝐼 ) par des fonctions polynomiales s’ex-
Que donne ce résultat si on prend 𝑓 = 1.
primant à l’aide de polynômes orthogoanaux. Soit (𝑃𝑛 )𝑛 une
suite de polynômes orthogonaux de L𝜔2 (𝐼 ). On conserve sous On suppose désormais que 𝑓 est un élément de classe C 1 de
2
L𝜔 (𝐼 ). On fixe 𝑥 dans 𝐼 et on définit la fonction 𝑔𝑥 sur 𝐼 par
sa forme l’équation de récurrence (E.R)
𝑓 (𝑡) − 𝑓 (𝑥)
𝑋 𝑃𝑛 = 𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 + 𝑏𝑛 𝑃𝑛 + 𝑐𝑛 𝑃𝑛−1 (E.R) si 𝑡 ≠ 𝑥
𝑔𝑥 (𝑡) = 𝑡 −𝑥
On note en plus 𝜆 le coefficient dominant de 𝑃 et on pose 𝑓 0 (𝑥) si 𝑡 = 𝑥
𝑛 𝑛
𝜌𝑛 = 𝜆𝑛 /k𝑃𝑛 k 2 . 4.6 Montrer que 𝑔𝑥 est un élément de L𝜔2 (𝐼 ).
4.7 Montrer que pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 ,
𝑎𝑛 
4A — Noyaux relatifs à une suite de polynômes 𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) − 𝑓 (𝑥) = 𝑃 (𝑥)h𝑃𝑛+1, 𝑔𝑥 i − 𝑃𝑛+1 (𝑥)h𝑃𝑛 , 𝑔𝑥 i
2 𝑛
k𝑃𝑛 k
orthogonaux
h𝑃 ,𝑔 i 
4.8 Justifier que la suite k𝑃𝑛 k𝑥2 𝑛 converge vers 0 et en
On pose pour tout (𝑥, 𝑡) ∈ 𝐼 2 tel que 𝑥 ≠ 𝑡 𝑛
déduire que si la suite de terme
𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 (𝑡)𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡)  
𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) = |𝜆𝑛 | k𝑃𝑛+1 k |𝑃𝑛 (𝑥)| |𝑃𝑛+1 (𝑥)|
k𝑃𝑛 k 2 𝑡 −𝑥 𝛿𝑛 = +
|𝜆𝑛+1 | k𝑃𝑛 k k𝑃𝑛 k k𝑃𝑛+1 k
𝐾𝑛 est appelée noyau d’ordre 𝑛 de la suite (𝑃𝑛 )𝑛 . est bornée alors (𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥))𝑛 converge vers 𝑓 (𝑥).
4.1 Montrer que 𝐾𝑛 est une fonction polynomiale en 𝑥 et 4.9 Traiter le cas des polynômes de Legendre, Tcheby-
𝑡. chev et Laguerre.

Stage de préparation intensive page 4 / 15 Mathématiques


Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

Problème 5 On rappelle que 𝐴 est dite définie positive si et seulement si


Polynôme orthogonaux relatifs à ∀𝑋 ∈ M𝑛,1 (R) r{0} 𝑡
𝑋𝐴𝑋 > 0
une forme linéaire
On pose pour tout 𝑝 ∈ È1, 𝑛É, 𝐴𝑝 = (𝑎𝑖,𝑗 )16𝑖,𝑗 6𝑝 .
On considère une forme linéaire 𝐿 de l’espace R[𝑋 ]. On no- On veut montrer que 𝐴 est définie positive si seulement si
tera pour tout 𝑛 ∈ N, 𝜇𝑛 = 𝐿(𝑋 𝑛 ), la suite (𝜇𝑛 )𝑛 est alors dite
suite des moments de la forme linéaire 𝐿. ∀𝑝 ∈ È1, 𝑛É det(𝐴𝑝 ) > 0 (CDP)
Une suite de polynôme (𝑃𝑛 )𝑛 est dite une suite de polynôme 5.6 Montrer que si 𝐴 est définie positive alors elle vérifie
orthogonaux (en abrégé spo) relativement à la forme linéaire la condition (CDP).
𝐿 si et seulement si
( 5.7 Dans cette question on démontre la réciproque par
∀𝑛 ∈ N deg 𝑃𝑛 = 𝑛 récurrence sur 𝑛.
(P.O)
∀(𝑛, 𝑚) ∈ N2 𝐿(𝑃𝑛 𝑃𝑚 ) = ℎ𝑛 𝛿𝑛𝑚 7a. Traiter le cas où 𝑛 = 1.
On suppose maintenant que toute matrice symétrique d’ordre
où (ℎ𝑛 )𝑛 est une suite de réels non nuls.
𝑛 vérifiant la propriété (CDP) est définie positive et on consi-
dère une matrice symétrique 𝐴 ∈ M𝑛+1 (R) vérifiant (CDP).
5A — Condition nécessaire et suffisante On pose
d’existence d’une spo 
𝐴𝑛 𝑡 𝑉

𝐴= avec 𝑉 ∈ M𝑛,1 (R) et 𝛼 ∈ R
5.1 Montrer que 𝐿 est entièrement déterminée par la suite 𝑉 𝛼
de ses moments (𝜇𝑛 )𝑛 . 7b. Montrer que 𝛼 − 𝑡 𝑉 𝐴𝑛−1𝑉 > 0.
5.2 Montrer que si (𝑃𝑛 )𝑛 et (𝑄𝑛 )𝑛 sont deux spo relatives 7c. Déterminer 𝑀 ∈ M𝑛 (R), 𝑋 ∈ M𝑛,1 (R) et 𝑥 ∈ R tels
à 𝐿 alors pour tout 𝑛 ∈ N il existe 𝛼𝑛 ∈ R∗ tel que 𝑄𝑛 = 𝛼𝑛 𝑃𝑛 . que
5.3 Existe-t-il une spo de 𝐿 lorsque pour tout 𝑛 ∈ N, 
𝑀 𝑋

𝑡
𝜇𝑛 = 𝑎 où 𝑎 est un réel fixé non nul ?
𝑛 𝐴 = 𝐵𝐵 avec 𝐵 =
0 𝑥
5.4 On pose pour tout 𝑛 ∈ N
puis conclure.
𝜇 𝜇 1 · · · 𝜇𝑛 5.8 On suppose dans cette question que 𝐴 admet 𝑛 valeurs
© 0
­ 𝜇 1 𝜇2 · · · 𝜇𝑛+1 ®
ª
propres distinctes et on considère une bon (𝑉1, 𝑉2, . . . , 𝑉𝑛 ) de
𝐻𝑛 = ­­ .. .. .. ®® et Δ𝑛 = det 𝐻𝑛 M𝑛,1 (R) formée de vecteurs propres de 𝐴 avec 𝐴𝑉𝑘 = 𝜆𝑘 𝑉𝑘
­. . . ®
pour tout 𝑘 ∈ È1, 𝑛É.
«𝜇𝑛 𝜇𝑛+1 · · · 𝜇 2𝑛 ¬
On pose 𝐵 = 𝐴𝑛−1 et pour tout 𝑥 ∈ RrSp(𝐴)
Montrer que 𝐿 admet au moins une spo si et seulement si
det(𝑥𝐼𝑛−1 − 𝐵)
Δ𝑛 ≠ 0 pour tout 𝑛 ∈ N. On dira que la forme linéaire 𝐿 est 𝑟 (𝑥) =
presque définie lorsque elle vérifie cette condition. det(𝑥𝐼𝑛 − 𝐴)

5.5 On suppose que 𝐿 est presque définie montrer que la On note (𝐸 1, 𝐸 2, . . . , 𝐸𝑛 ) la base canonique de M𝑛,1 (R).
suite de polynômes (𝑃𝑛 )𝑛 définie par 8a. Montrer que pour tout 𝑥 ∈ RrSp(𝐴)

𝜇0 𝜇1 ··· 𝜇𝑛 𝑟 (𝑥) = h(𝑥𝐼𝑛 − 𝐴) −1 𝐸𝑛 , 𝐸𝑛 i


𝜇1 𝜇2 ··· 𝜇𝑛+1 et en déduire que
∀𝑛 ∈ N ∀𝑥 ∈ R 𝑃𝑛 (𝑥) = ... .. ..
. . 𝑛
∑︁ h𝐸𝑛 , 𝑉𝑘 i 2
𝜇𝑛−1 𝜇𝑛 · · · 𝜇2𝑛−1 𝑟 (𝑥) =
𝑘=1 𝑥 − 𝜆𝑘
1 𝑥 · · · 𝑥𝑛
8b. Montrer que 𝑟 est continue strictement décroissante sur
est une spo relative à 𝐿. chacun des intervalles composant son domaine de définition.
8c. Montrer que si 𝐸𝑛 n’est orthogonal à aucun des vecteurs
5B — Quelqes propriétés des matrices 𝑉𝑘 alors 𝐵 admet 𝑛 − 1 valeurs propres distinctes et qu’entre
deux valeurs propres de 𝐴 il y a exactement une valeur propre
symétriqes
de 𝐵.
Soit 𝐴 = (𝑎𝑖,𝑗 )𝑖,𝑗 ∈ M𝑛 (R) une matrice symétrique. 8d. Que peut-on dire si pour certains 𝑘 on a h𝐸𝑛 , 𝑉𝑘 i = 0 ?

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

5C — Produit scalaire associé à une forme


linéaire et étude des propriétés d’une spo
On pose ∀(𝑃, 𝑄) ∈ (R[𝑋 ]) 2 𝐵(𝑃, 𝑄) = 𝐿(𝑃𝑄)
5.9 Montrer que 𝐵 est un produit scalaire de R[𝑋 ] si et
seulement si

∀𝑃 ∈ R[𝑋 ] r{0} 𝐿(𝑃 2 ) > 0

Nous dirons alors que la forme linéaire 𝐿 est définie positive.


P
5.10 Montrer que pour tout polynôme 𝑃 = 𝑛𝑘=0 𝑎𝑘 𝑋 𝑘

𝐿(𝑃 2 ) = 𝑡 𝑉 𝐻𝑛𝑉 où 𝑉 = 𝑡 𝑎 0 𝑎 1 · · · 𝑎𝑛


En déduire que 𝐿 est définie positive si et seulement si Δ𝑛 > 0


pour tout 𝑛 ∈ N.
On suppose dans la suite que 𝐿 est définie positive et on
considère une spo (𝑃𝑛 )𝑛 relative à 𝐿.
5.11 Montrer que le polynôme 𝑃𝑛 est scindé à racines
simples pour tout 𝑛 > 1. Montrer que 𝑃𝑛 et 𝑃𝑛−1 n’ont au-
cune racine en commun.
5.12 Montrer l’existence de suites (𝑎𝑛 )𝑛 , (𝑏𝑛 )𝑛 et (𝑐𝑛 )𝑛>1
telles que
(
𝑋 𝑃0 = 𝑎0𝑃1 + 𝑏 0𝑃0
∀𝑛 ∈ N∗ 𝑋 𝑃𝑛 = 𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 + 𝑏𝑛 𝑃𝑛 + 𝑐𝑛 𝑃𝑛−1

5.13 On suppose dans cette question que 𝐿(𝑃𝑛2 ) = 1 pour


tout 𝑛 ∈ N.
13a. Montrer que 𝑐𝑛 = 𝑎𝑛−1 pour tout 𝑛 ∈ N∗ .
On pose dans la suite
𝑏 𝑎0 0
© 0 𝑃 (𝜆)
© 0. ª
ª
­ .. ®
­𝑎 𝑏1 .
𝑆𝑛 = ­ 0 ® et ∀𝜆 ∈ R 𝑉𝑛 (𝜆) = ­ .. ®®
® ­
­ .. .. ®
. . 𝑎𝑛−2
«𝑃𝑛−1 (𝜆) ¬
­ ®
«0 𝑎𝑛−2 𝑏𝑛−1 ¬

13b. Calculer (𝑆𝑛 − 𝜆𝐼𝑛 )𝑉𝑛 (𝜆) pour tout 𝜆 ∈ R et en déduire


que les valeurs propres de 𝑆𝑛 sont exactement les racines de
𝑃𝑛 .
13c. Montrer qu’entre deux racines de 𝑃𝑛+1 il y a exactement
une racine de 𝑃𝑛 .
5.14 Généraliser le résultat de la question précédente à
une spo quelconque (sans les conditions 𝐿(𝑃𝑛2 ) = 1).

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

∫ 1
= 𝐴𝑛(𝑛+1) (𝑥)𝐴𝑚
(𝑚−1)
(𝑥)d𝑥
−1
Corrigé Car 1 et −1 sont des racines de multiplicité 𝑚 de 𝐴𝑚 et donc
(𝑚−1) (𝑚−1)
𝐴𝑚 (1) = 𝐴𝑚 (−1) = 0. En observant que 𝐴𝑛(2𝑛) = (2𝑛)! on
arrive donc à
∫ 1
Problème 1 h𝐴𝑛(𝑛) , 𝐴𝑚(𝑚)
i = (2𝑛)! (𝑚−𝑛)
𝐴𝑚 (𝑥)d𝑥
−1
Les propriétés de base = (2𝑛)! 𝐴𝑚(𝑛−𝑚−1)
(1) (𝑚−𝑛−1)
− 𝐴𝑚 (−1)


Soit finalement, sachant que 𝑚 − 𝑛 − 1 6 𝑚 − 1,

1A — ∀𝑚 > 𝑛, h𝐿𝑛 , 𝐿𝑚 i = 0

1.1 Constatons d’abords que pour deux fonctions réelles 𝑓 et 𝑔 n.b. Parce que ce sera utile dans la suite, notons que les calculs
précédents donnent aussi
on a |𝑓 𝑔| 6 12 𝑓 2 + 𝑔2 ).
L𝜔2 (𝐼 ) contient la fonction nulle et si 𝑓 , 𝑔 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) et 𝜆 ∈ R alors (2𝑛)!
∫ 1
k𝐿𝑛 k 2 = 𝐴𝑛 (𝑥)d𝑥
(2𝑛 𝑛!) 2 −1
𝜔 (𝑓 + 𝜆𝑔) 2 6 𝜔 𝑓 2 + 𝜆 2𝜔𝑔2 + 𝜆 𝜔 𝑓 2 + 𝜔𝑔2 )
Montrons maintenant que la famille orthogonale (𝐿𝑛 )𝑛 est totale
Et donc 𝑓 + 𝜆𝑔 ∈ L𝜔2 (𝐼 ). Alors L𝜔2 (𝐼 ) est sev de R𝐼 . dans (L𝜔2 (𝐼 ), h., .i).
Par ailleurs h., .i est bien défini grâce à la majoration 𝜔 |𝑓 𝑔| 6 Soit donc 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) et soit ve.p > 0. La fonction 𝑓 est continue
𝜔 2 2
2 (𝑓 + 𝑔 ). Il est linéaire à droite par linéarité de l’intégrale, natu- sur le segment 𝐼 donc, d’après le théorème de Weierstrass, il existe
rellement symétrique, positif par positivité de l’intégrale et défini 𝑃 ∈ P (𝐼 ) tel que
positif par propriété de séparation de l’intégrale d’une fonction
continue. C’est donc un produit scalaire de L𝜔2 (𝐼 ). k𝑓 − 𝑃 k ∞ 6 ve.p
1.2 La condition (𝐶.𝑀) assure que L𝜔2 (𝐼 )
contient P (𝐼 ). Il suffit √
ensuite d’appliquer le procédé de Gram-Schmidt à la suite (𝑒𝑛 )𝑛 Et comme pour tout 𝑔 ∈ L𝜔2 (𝐼 ), k 𝑓 k 6 2 k𝑔k ∞ alors
des fonctions 𝑒𝑛 : 𝑡 ↦−→ 𝑡 𝑛 , 𝑡 ∈ 𝐼 . √
k𝑓 − 𝑃 k 6 ve.p 2
1.3 Soient (𝑃𝑛 )𝑛 et (𝑄𝑛 )𝑛 deux suites de polynômes orthogonaux
associées au même produit scalaire h., .i. Notons pour tout 𝑛 ∈ N, Ce qui montre que P (𝐼 ) = Vect{𝐿𝑛 / 𝑛 ∈ N} est dense dans L𝜔2 (𝐼 ).
P𝑛 (𝐼 ) le sev de P (𝐼 ) formé des fonctions polynomiales de degré Ainsi
6 𝑛.
(𝑃0, 𝑃1, . . . , 𝑃𝑛 ) est une base (échelonnée) de P𝑛 (𝐼 ) et 𝑄𝑛 ∈ P𝑛 (𝐼 ) (𝐿𝑛 )𝑛 est une base orthogonale totale de L𝜔2 (𝐼 )
donc on peut écrire
1.5 Il suffit d’utiliser le résultat usuel suivant : si 𝑃 est un po-
𝑛−1
∑︁ lynôme réel de degré 𝑛 > 0 qui est scindé sur R alors pour tout
𝑄𝑛 = 𝑎 𝑘 𝑃𝑘 entier 𝑘 < 𝑛, 𝑃 (𝑘) est scindé sur R. Ce dernier est une application
𝑘=0
du théorème de Rolle.
Puisque 𝑄𝑛 et orthogonal à 𝑄 0, 𝑄 1, . . . , 𝑄𝑛−1 alors il est ortho- 1.6 Soit 𝑛 ∈ N∗ . 𝑋 𝐿𝑛 est un élément de P𝑛+1 (𝐼 ) et de ce fait il
gonal à P𝑛−1 (𝐼 ). Donc h𝑃𝑘 , 𝑄𝑛 i = 0, et donc 𝑎𝑘 = 0, pour tout est une combinaison linéaire de 𝐿0, 𝐿1, . . . , 𝐿𝑛+1 . Par ailleurs, pour
𝑘 ∈ È0, 𝑛 − 1É. Ainsi 𝑄𝑛 = 𝑎𝑛 𝑃𝑛 . tout 𝑘 < 𝑛 − 1 on peut écrire

h𝑋 𝐿𝑛 , 𝐿𝑘 i = h𝐿𝑛 , 𝑋 𝐿𝑘 i
1B — Et comme deg(𝑋 𝐿𝑘 ) < 𝑛 alors h𝑋 𝐿𝑛 , 𝐿𝑘 i = 0. Alors 𝑋 𝐿𝑛 est une
combinaison linéaire de 𝐿𝑛−1, 𝐿𝑛 et 𝐿𝑛+1 . Posons donc
Soit pour tout 𝑛 ∈ N, 𝐴𝑛 (𝑥) = 𝑥 2 − 1)𝑛 , de telle sorte que
𝑋 𝐿𝑛 = 𝑎𝑛 𝐿𝑛+1 + 𝑏𝑛 𝐿𝑛 + 𝑐𝑛 𝐿𝑛−1
1 (𝑛)
𝐿𝑛 = 𝐴
2 𝑛! 𝑛
𝑛
On peut observer que le polynôme 𝐿𝑛 est paire si 𝑛 est paire et
impaire si 𝑛 est impaire (𝐴𝑛 est paire donc sa dérivée 𝑛 eme à la
1.4 Soient 𝑛, 𝑚 ∈ N tels que 𝑛 < 𝑚
même parité que 𝑛). En écrivant
∫ 1
(𝑛) (𝑚)
h𝐴𝑛 , 𝐴𝑚 i = 𝐴𝑛(𝑛) (𝑥)𝐴𝑚
(𝑚)
(𝑥)d𝑥 𝑋 𝐿𝑛 − 𝑎𝑛 𝐿𝑛+1 − 𝑐𝑛 𝐿𝑛−1 = 𝑏𝑛 𝐿𝑛 (∗)
−1
 1 ∫ 1
(𝑛) (𝑚−1) les polynômes des deux côtés de cette égalité sont de parités in-
= 𝐴𝑛 (𝑥)𝐴𝑚 (𝑥) + 𝐴𝑛(𝑛+1) (𝑥)𝐴𝑚
(𝑚−1)
(𝑥)d𝑥 verses. Il sont donc nuls. On en déduit que 𝑏𝑛 = 0.
−1 −1

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

(2𝑛)!
Ensuite, 𝐿𝑛 admet pour coefficient dominant , donc en
2𝑛 (𝑛!) 2 
comparant les termes en 𝑋 𝑛+1 dans l’égalité (∗) on obtient 𝑛 𝑛−2𝑘
(1 − 𝑋 2 )𝑘
∑︁ 𝑘
avec 𝑇𝑛 (𝑋 ) = (−1) 𝑋
2𝑘 6𝑛 2𝑘
(2𝑛)! (2𝑛 + 2)! (2𝑛 + 1)!
= 𝑎𝑛 𝑛+1 = 𝑎𝑛 𝑛
2𝑛 (𝑛!) 2 2 (𝑛 + 1)!2 2 (𝑛 + 1)𝑛!2 𝑇𝑛 est de degré 6 𝑛 et le coefficient du terme en 𝑋 𝑛 est
 
𝑛+1 ∑︁ 𝑛 1 
et donc 𝑎𝑛 = = (1 + 1)𝑛 + (1 − 1)𝑛 = 2𝑛−1
2𝑛 + 1 2𝑘 6𝑛 2𝑘 2

Et enfin, grâce à la formule de Leibniz Il est non nul donc c’est le coefficient dominant de 𝑇𝑛 .
1.9 Soient 𝑛, 𝑚 ∈ N2 .
𝑛  
1 ∑︁ 𝑛  (𝑘)  (𝑛−𝑘)
𝐿𝑛 (𝑋 ) = 𝑛 (𝑋 − 1)𝑛 (𝑋 + 1)𝑛
∫ 𝜋
2 𝑛! 𝑘=0 𝑘 h𝑇𝑛 ,𝑇𝑚 i = 𝑇𝑛 (cos 𝜃 )𝑇𝑚 (cos 𝑚𝜃 )d𝜃
𝑛   0
1 ∑︁ 𝑛 𝑛! 𝑛! ∫
1 𝜋
= 𝑛 (𝑋 − 1)𝑛−𝑘 (𝑋 + 1)𝑘 = cos(𝑛 + 𝑚)𝜃 + cos(𝑛 − 𝑚)𝜃 d𝜃

2 𝑛! 𝑘=0 𝑘 (𝑛 − 𝑘)! 𝑘! 2 0
𝑛  2 𝜋
1 ∑︁ 𝑛 si 𝑛 = 𝑚 ≠ 0
= 𝑛 (𝑋 − 1)𝑛−𝑘 (𝑋 + 1)𝑘 2
2 𝑘=0 𝑘
h𝑇𝑛 ,𝑇𝑚 i = 𝜋 si 𝑛 = 𝑚 = 0
En particulier 𝐿𝑛 (1) = 1. En appliquant à 1 la relation (∗) cela 0 si 𝑛 ≠ 𝑚
donne 1 = 𝑎𝑛 + 𝑐𝑛 et donc
1.10 Soit 𝑛 ∈ N∗ . Cherchons les racines de 𝑇𝑛 qui sont de la
𝑛+1 𝑛 forme cos 𝜃 avec 𝜃 ∈]0, 𝜋 [
𝑐𝑛 = 1 − =
2𝑛 + 1 𝑛 + 1
𝑇𝑛 (cos 𝜃 ) = 0 ⇐⇒ cos 𝑛𝜃 = 0
En conclusion 𝜋
⇐⇒ ∃𝑘 ∈ Z, 𝑛𝜃 = + 𝑘𝜋
2
∀𝑛 ∈ N∗, (2𝑛 + 1)𝑋 𝐿𝑛 = (𝑛 + 1)𝐿𝑛+1 + 𝑛𝐿𝑛−1 (2𝑘 + 1)𝜋
⇐⇒ ∃𝑘 ∈ È0, 𝑛 − 1É , 𝜃 =
2𝑛
La fonction cos induisant une injection sur ]0, 𝜋 [ les racines
1C —
𝑥𝑘 = cos (2𝑘+1)𝜋
2𝑛 , 𝑘 ∈ È0, 𝑛 − 1É, de 𝑇𝑛 ainsi déterminées sont
distinctes. Comme il y en a 𝑛 et 𝑇𝑛 est de degré 𝑛 alors ce sont les
1.7 𝜔 est bien continue strictement positive sur 𝐼 et pour tout
seules.
𝑛∈N
Si 𝑛 ∈ N∗ alors 𝑇𝑛 est scindé à racines simples et ses racines
1 1
𝑥 𝑛 𝜔 (𝑥) ∼ √︁ 𝑥 𝑛 𝜔 (𝑥) ∼ √︁ (2𝑘 + 1)𝜋
1 2(1 − 𝑥) −1 2(1 + 𝑥) 𝑥𝑘 = cos 𝑘 ∈ È0, 𝑛 − 1É
2𝑛
sont toutes dans l’intervalle 𝐼 .
Ce qui montre que toutes les fonctions 𝑥 ↦−→ 𝑥 𝑛 𝜔 (𝑥) sont inté-
grables sur 𝐼 . Par ailleurs la fonction 𝜃 ↦−→ cos 𝜃 étant une bijection 1.11 Il suffit de constater que
de classe ]0, 𝜋 [ sur ] − 1, 1[, le changement de variable 𝑥 = cos 𝜃
donne pour tous 𝑓 , 𝑔 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) cos(𝑛 + 1)𝜃 + cos(𝑛 − 1)𝜃 = 2 cos 𝜃 cos 𝑛𝜃

∫ 1 ∫ 𝜋
𝑓 (𝑥)𝑔(𝑥)
h𝑓 , 𝑔i = √ = 𝑓 (cos 𝜃 )𝑔(cos 𝜃 )d𝜃 1D —
−1 1 − 𝑥2 0
1.12 La fonction 𝜔 : 𝑥 ↦−→ e−𝑥 est bien continue partout stric-
1.8 𝑇0 = 1 et pour 𝑛 > 1, cela peut se faire par calcul directe : tement positive sur 𝐼 = [0, +∞[ et pour tout 𝑛 ∈ N,
  1
cos(𝑛𝜃 ) = Re (cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 )𝑛 𝑥 𝑛 𝜔 (𝑥) = 𝑜 +∞ 2
 𝑛    𝑥
∑︁ 𝑘 𝑛
= Re 𝑖 𝑛−𝑘
cos 𝜃 sin 𝜃 𝑘 Donc 𝑥 ↦−→ 𝑥 𝑛 𝜔 (𝑥) qui est continue sur 𝐼 est intégrable sur
𝑘=0 𝑘 [1, +∞[ et donc sur 𝐼 .
 
𝑛 Par ailleurs, grâce à la formule de Leibniz
cos𝑛−2𝑘 𝜃 sin2𝑘 𝜃
∑︁
= (−1)𝑘
2𝑘 𝑛   𝑛  
2𝑘 6𝑛 e𝑥 ∑︁ 𝑛 𝑛! 𝑘 −𝑥 ∑︁ (−1)𝑘 𝑛 𝑘
  𝑃𝑛 (𝑥) = (−1)𝑘 𝑥 e = 𝑥 (1)
𝑛 𝑛! 𝑘=0 𝑘 𝑘! 𝑘! 𝑘
cos𝑛−2𝑘 𝜃 (1 − cos2 𝜃 )𝑘
∑︁
= (−1)𝑘 𝑘=0
2𝑘 6𝑛 2𝑘
𝑃𝑛 est bien polynomiale et elle est de degré 𝑛 et de coefficient
cos 𝑛𝜃 = 𝑇𝑛 (cos 𝜃 ) dominant (−1)
𝑛
𝑛! .

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

1.13 On pose 𝑓𝑛 (𝑥) = 𝑥 𝑛 e−𝑥 de telle sorte que Supposons ensuite que 𝑎 est la plus petite des racines de 𝑅𝑘 . On a
𝑅𝑘+1 (0) = (𝑛 − 𝑘)𝑅𝑘 (0) donc 𝑅𝑘+1 (0) et 𝑅𝑘 (0) ont le même signe,
e𝑥 (𝑛) celui de 𝑅1 (0) = 𝑛 > 0. 𝑅𝑘0 n’a pas de racines entre 0 et 𝑎 donc
𝑃𝑛 (𝑥) = 𝑓 (𝑥)
𝑛! 𝑛 elle garde un signe constant sur ]0, 𝑎[. Ce qui signifie que 𝑅𝑘 est
∫ +∞
Les intégrales 0 𝑄 (𝑥)e−𝑥 étant convergente pour toute ∈ P (𝐼 ), strictement monotone sur ]0, 𝑎[. Puisque 𝑅𝑘 (0) > 0 et 𝑅𝑘 (𝑎) = 0
une intégration par parties donne alors 𝑅𝑘 est strictement décroissante sur ]0, 𝑎[ ce qui implique que
𝑅𝑘0 (𝑎) < 0 et donc que 𝑅𝑘+1 (𝑎) < 0. Alors 𝑅𝑘+1 admet au moins
∫ +∞
1 une racine entre 0 et 𝑎.
h𝑃𝑛 , 𝑄i = 𝑓𝑛(𝑛) (𝑥)𝑄 (𝑥)d𝑥
𝑛! 0 Supposons finalement que 𝑏 est la plus grande des racines de 𝑅𝑘 .
1h i 𝑥→+∞ 1 ∫ +∞ Au delà de 𝑏 il n’y a plus aucune racine de 𝑅𝑘0 est donc 𝑅𝑘 est
= 𝑄 (𝑥) 𝑓𝑛(𝑛−1) (𝑥) − 𝑄 0 (𝑥) 𝑓𝑛(𝑛−1) (𝑥)d𝑥 strictement monotone sur ]𝑏, +∞[. 𝑅𝑘0 (𝑏) a donc le même signe
𝑛! 𝑥=0 𝑛! 0
que la limite (infinie) de 𝑅𝑘 en +∞. Puisque 𝑅𝑘 et 𝑅𝑘+1 ont des coef-
Grâce à la formule de Leibniz, 𝑓𝑛(𝑛−1) (𝑥) est de la forme ficients dominants de signes opposés, leurs limites en +∞ sont de
𝑥𝑅𝑛−1 (𝑥)e−𝑥 (voir ci-après). Donc 𝑓𝑛(𝑛−1) (0) = 0 et signes opposés. On en déduit que 𝑅𝑘+1 (𝑏) et lim 𝑅𝑘+1 ont des signes
+∞
𝑄 (𝑥) 𝑓𝑛(𝑛−1) −−−−−→ 0. Alors opposés. 𝑅𝑘+1 admet donc au moins une racine dans ]𝑏, +∞[.
𝑥→+∞
En conclusion, 𝑅𝑘+1 est scindé à racines simples dans ]0, +∞[. Ce
∫ +∞ qui achève de montrer par récurrence que tous les polynômes
1
h𝑃𝑛 , 𝑄i = − 𝑄 0 (𝑥) 𝑓𝑛(𝑛−1) (𝑥)d𝑥 𝑅𝑘 , 𝑘 ∈ È1, 𝑛É sont scindés à racines simples dans ]0, +∞[.
𝑛! 0
À l’ordre 𝑘 = 𝑛, on a 𝑓𝑛(𝑛) (𝑥) = 𝑅𝑛 (𝑥)e−𝑥 et donc 𝑃𝑛 = 𝑛!1 𝑅𝑛 . Alors
En répétant ces intégrations par parties, ceci mène vers
∫ +∞ 𝑃𝑛 est scindé à racines simples qui se
(−1)𝑛
h𝑃𝑛 , 𝑄i = 𝑄 (𝑛) (𝑥) 𝑓𝑛 (𝑥)d𝑥 trouvent toutes dans ]0, +∞[.
𝑛! 0
1.15 Comme pour les polynômes de Legendre, on peut justifier
(−1)𝑛
∫ +∞ qu’il existe 𝑎𝑛 , 𝑏𝑛 , 𝑐𝑛 ∈ R tels que
∀𝑄 ∈ P (𝐼 ), h𝑃𝑛 , 𝑄i = 𝑥 𝑄 (𝑛) (𝑥)e−𝑥 d𝑥
𝑛
(2)
𝑛! 0 𝑋 𝑃𝑛 = 𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 + 𝑏𝑛 𝑃𝑛 + 𝑐𝑛 𝑃𝑛−1 (3)

Notons alors que dès que deg 𝑄 < 𝑛 alors h𝑃𝑛 , 𝑄i = 0. Ce qui suffit (−1)𝑛
Sachant que 𝑃𝑛 a pour coefficient dominant , en comparant
pour justifier que 𝑛!
les termes de plus haut degré dans cette égalité on obtient
La suite (𝑃𝑛 )𝑛 est orthogonale 𝑎𝑛 = −(𝑛 + 1)
1.14 On a 𝑓𝑛0 (𝑥) = (𝑛𝑥 𝑛−1 − 𝑥 𝑛 )e−𝑥 = 𝑥 𝑛−1𝑅1 (𝑥)e−𝑥 où le poly- Par ailleurs, grâce à l’expression de 𝑃𝑛 donnée en (1)
nôme 𝑅1 (𝑥) est de degré 1 et sa racine est dans 𝐼 . Supposons par
récurrence qu’à un ordre 𝑘 < 𝑛 on ait 𝑃𝑛(𝑛) (𝑥) = (−1)𝑛 𝑃𝑛(𝑛−1) (𝑥) = (−1)𝑛 (𝑥 − 𝑛)
∫ 1
𝑓𝑛(𝑘) (𝑥) = 𝑥 𝑛−𝑘 𝑅𝑘 (𝑥)e−𝑥 1
et via (2) h𝑃𝑛 , 𝑃𝑛 i = 𝑥 𝑛 e−𝑥 d𝑥 = 1
𝑛! 0
𝑅𝑘 étant un polynôme de degré 𝑘 scindé à racines simples dans
on peut faire le calcul :
]0, +∞[. ∫ +∞
(−1)𝑛  (𝑛) −𝑥
𝑓𝑛(𝑘+1) (𝑥) = 𝑥 𝑛−𝑘−1 (𝑛 − 𝑘 − 𝑥)𝑅𝑘 (𝑥) + 𝑥𝑅𝑘0 (𝑥) e−𝑥
 h𝑃𝑛 , 𝑋 𝑃𝑛 i = 𝑥 𝑛 𝑥𝑃𝑛 (𝑥) e d𝑥
𝑛! 0
+∞
= 𝑥 𝑛−𝑘−1 𝑅𝑘+1 (𝑥)e−𝑥

(−1)𝑛
𝑥 𝑛 𝑥𝑃𝑛(𝑛) (𝑥) + 𝑛𝑃𝑛(𝑛−1) (𝑥) e−𝑥 d𝑥

=
avec 𝑅𝑘+1 (𝑥) = (𝑛 − 𝑘 − 𝑥)𝑅𝑘 (𝑥) + 𝑥𝑅𝑘0 (𝑥) 𝑛!
∫ +∞0
1
𝑥 𝑛 𝑥 + 𝑛(𝑥 − 𝑛) e−𝑥 d𝑥

On a bien deg 𝑅𝑘+1 = 𝑘 + 1 et on note en plus que le coefficient =
𝑛! 0
dominant de 𝑅𝑘+1 est l’opposé de celui de 𝑅𝑘 . 1 
Soient maintenant 𝑎 < 𝑏 deux racines successives de 𝑅𝑘 . Alors = (𝑛 + 1) · (𝑛 + 1)! − 𝑛 2 · 𝑛!
𝑛!
𝑅𝑘+1 (𝑎) = 𝑎𝑅𝑘0 (𝑎) 𝑅𝑘+1 (𝑏) = 𝑏𝑅𝑘0 (𝑏) = 2𝑛 + 1
En composant (3) en produit scalaire avec 𝑃𝑛 on obtient donc
𝑅𝑘 est scindé à racines simples donc selon le théorème de Rolle
𝑅𝑘0 est aussi scindé à racines simples et chacune de ces racines et 𝑏𝑛 = 2𝑛 + 1
comprise entre deux racines de 𝑅𝑘 . Il admet exactement une racine
entre 𝑎 et 𝑏, racine en laquelle 𝑅𝑘 présente un extrémum local. Ce Ensuite en substituant 0 à 𝑋 dans (3), 𝑎𝑛 + 𝑏𝑛 + 𝑐𝑛 = 0 et donc
qui signifie que 𝑅𝑘0 s’annule et change de signe une seule fois entre 𝑐𝑛 = −𝑛
𝑎 et 𝑏. Alors 𝑅𝑘0 (𝑎)𝑅𝑘0 (𝑏) < 0 et donc 𝑅𝑘+1 (𝑎)𝑅𝑘+1 (𝑏) < 0. D’après
le tvi 𝑅𝑘+1 admet au moins une racine dans ]𝑎, 𝑏 [. D’où 𝑋 𝑃𝑛 = −(𝑛 + 1)𝑃𝑛+1 + (2𝑛 + 1)𝑃𝑛 − 𝑛𝑃𝑛−1

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

1.16 Soit 𝑛 ∈ N∗ . Grâce à l’orthogonalité de la suite (𝑃𝑛 )𝑛 on a 2.2 Notons P𝑛 (𝐼 ) le sev de P (𝐼 ) formé des éléments de degré
6 𝑛. Les hypothèses deg 𝐴 6 2 et deg 𝐵 6 1 impliquent que P𝑛 (𝐼 )
∀𝑄 ∈ R𝑛−1 [𝑋 ], h𝑃𝑛 , 𝑄i = 0 est stable par 𝑈 . On notera 𝑈𝑛 l’endomorphisme de P𝑛 induit par 𝑈 .
∫ 𝑈𝑛 est ainsi un endomorphisme symétrique de l’espace euclidien
Pour 𝑄 = 1 on voit que 𝐼 𝜔 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑥)d𝑥 = 0. Par propriété de sépa- P (𝐼 ).
𝑛+1
ration de l’intégrale d’une fonction continue, 𝑃𝑛 ne peut garder un
Construisons les termes de la suite (𝑃𝑛 )𝑛 par récurrence sur 𝑛.
signe constant sur [0, +∞[. Il admet donc au moins une racine de
𝑈 (1) = 0 donc il suffit de prendre 𝑃0 = 1 à l’ordre 0.
multiplicité impaire dans 𝐼 . Notons alors 𝑥 1, 𝑥 2, . . . , 𝑥𝑟 les racines
de multiplicité impaire de 𝑃𝑛 dans 𝐼 et supposons par l’absurde Supposons qu’à l’ordre on ait construit une famille échelonnée
que 𝑟 < 𝑛. orthogonale formée de ve.p de 𝑈 . Cette famille est alors une base
orthogonale de P𝑛 (𝐼 ) formée de ve.p de 𝑈𝑛 . L’espace P𝑛 (𝐼 ) est
Posons 𝑄 = (𝑋 − 𝑥 1 ) · · · (𝑋 − 𝑥𝑟 ). Toutes les racines de
stable par 𝑈𝑛+1 donc son orthogonal dans P𝑛+1 (𝐼 ) est stable par
𝑄𝑃𝑛 dans 𝐼 sont de multiplicité paires. Il garde donc un signe
𝑈𝑛+1 . Cet orthogonal est une droite vectorielle, il existe donc un
constant sur 𝐼 . Ce qui est impossible puisque deg 𝑄 < 𝑟 et donc
∫ ve.p 𝑃𝑛+1 de 𝑈 dans P𝑛+1 (𝐼 ) et qui est orthogonal à P𝑛 (𝐼 ). Puisque
𝜔 (𝑥)𝑄 (𝑥)𝑃 𝑛 (𝑥)d𝑥 = 0.
𝐼 𝑃𝑛+1 ∈ P𝑛+1 (𝐼 ) rP𝑛 (𝐼 ) alors deg 𝑃𝑛+1 = 𝑛 + 1.
Pour tout 𝑛 ∈ N∗ est scindé à racines simples sur Ce qui achève la construction des vecteurs 𝑃𝑛 . Ce sont des ve.p de
R et toutes ses racines sont dans 𝐼 𝑈 donc pour tout 𝑛 ∈ N il existe 𝜆𝑛 ∈ R tel que

𝐴𝑃𝑛00 + 𝐵𝑃𝑛0 = 𝜆𝑛 𝑃𝑛
1.17 L’existence de 𝑎𝑛 , 𝑏𝑛 et 𝑐𝑛 se justifie exactement comme
pour les polynômes de Legendre. 2.3 Pour 𝑛 = 0, 𝑃0 est constant donc dans tous les cas 𝜆0 = 0.
Ensuite 𝑎𝑛 est non nul pour une histoire de degré est pour 𝑐𝑛 on a Soit maintenant 𝑛 ∈ N∗ . En comparant les termes de plus haut
degré dans l’égalité 𝐴𝑃𝑛00 + 𝐵𝑃𝑛0 = 𝜆𝑛 𝑃𝑛 on obtient
|𝑐𝑛 | k𝑃𝑛−1 k 2 = h𝑋 𝑃𝑛 , 𝑃𝑛−1 i = h𝑃𝑛 , 𝑋 𝑃𝑛−1 i
𝜆𝑛 = 𝑛(𝑛 − 1)𝑎 + 𝑛𝑏 si deg 𝐴 = 2, deg 𝐵 = 1
Mais puisque 𝑋 𝑃𝑛−1 est degré 𝑛, il peut être écrit par division eu-
clidienne sous la forme 𝛼𝑃𝑛 + 𝑅 avec 𝛼 ∈ R∗ et deg 𝑅 < 𝑛 et donc 𝜆𝑛 = 𝑛(𝑛 − 1)𝑎 si deg 𝐴 = 2, deg 𝐵 = 0
(5)
h𝑃𝑛 , 𝑋 𝑃𝑛 i = |𝛼 | k𝑃𝑛 k 2 ≠ 0. Par suite 𝑐𝑛 ≠ 0. 𝜆𝑛 = 𝑛𝑏 si deg 𝐴 6 1, deg 𝐵 = 1
𝜆𝑛 = 0 sinon

Dans le troisième cas l’application 𝑛 ↦−→ 𝜆𝑛 est injective. Elle l’est


Problème 2 sur N∗ dans le deuxième mais 𝜆0 = 𝜆1 = 0.
Opérateur différentiel Dans le premier cas, pour des entiers 𝑛 et 𝑚 distincts on a

𝜆𝑚 = 𝜆𝑛 ⇐⇒ 𝑚(𝑚 − 1) − 𝑛(𝑛 − 1) 𝑎 + (𝑚 − 𝑛)𝑏 = 0
2.1 On calcule
⇐⇒ (𝑚 − 𝑛) (𝑚 + 𝑛 − 1)𝑎 + (𝑚 − 𝑛)𝑏 = 0
(𝐴𝜔𝑃 0) 0 = (𝐴𝜔) 0𝑃 0 + 𝐴𝜔𝑃 00 = 𝐵𝜔𝑃 0 + 𝐴𝜔𝑃 00 ⇐⇒ (𝑚 + 𝑛 − 1)𝑎 + 𝑏 = 0

Si −𝑏/𝑎 ∉ N alors les va.p 𝜆𝑛 de 𝑈 sont deux à deux distinctes.


1
donc 𝑈 (𝑃) = 𝐴𝜔𝑃 0) 0 (4) Dans le quatrième il n’y a qu’une valeur propre possible : 0.
𝜔
cas impossible : D’un autre côté, la fonction 𝐴 ne s’annulant pas
Soient maintenant 𝑃, 𝑄 ∈ L𝜔2 (𝐼 ). Selon (??) sur 𝐼 , la théorie des équations différentielles impose que l’ensemble
𝑆 0 des solutions de l’équation différentielle

h𝑈 (𝑃), 𝑄i = (𝐴𝜔𝑃 0) 0𝑄 𝐴(𝑡)𝑦 00 + 𝐵(𝑡)𝑦 0 = 0
𝐼
∫ soit de dimension 2. Il est impossible donc que tous les polynômes
L’integrale 𝐼 𝜔𝐴𝑃 0𝑄 0 est convergente et les limites de la fonction 𝑃𝑛 soient associés à la même va.p 0. Ce cas devrait donc être exclu
𝜔𝐴𝑃 0 existent et sont nulles aux extrémité de l’intervalle 𝐼 par par l’énoncé. On devrait imposer la condition
hypothèses. Il est donc possible de procéder à une intégration par
parties. Elle donne deg 𝐴 = 2 ou deg 𝐵 = 1

∫ en général pour tout réel 𝜆, l’ensemble 𝑆𝜆 des solutions sur 𝐼


h𝑈 (𝑃), 𝑄i = − 𝜔𝐴𝑃 0𝑄 0 de l’équation différentielle
𝐼
𝐴(𝑡)𝑦 00 + 𝐵(𝑡)𝑦 0 − 𝜆𝑦 = 0
Cette dernière expression est symétrique par rapport à 𝑃 et à 𝑄. Ce
est un espace vectoriel de dimension 2. Le réel 𝜆 est donc une va-
qui signifie que 𝑈 est un endomorphisme symétrique de L𝜔2 (𝐼 ). leur propre de 𝑈 et 𝑆𝜆 est le sous-espace propre associé. Sachant
n.b. Bien que le programme se limite aux espaces euclidiens en l’ensemble des éléments polynomiaux de 𝑆𝜆 est un sev de 𝐸𝜆 , on
ce qui concerne la notion d’endomorphisme symétrique, celle-ci ne en déduit qu’en général au plus deux polynômes 𝑃𝑛 peuvent être
perd rien de son intérêt en cas de dimension infinie. associés à une même va.p 𝜆 de 𝑈 .

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

2.4 4a. La condition liant 𝐴 et 𝐵 s’écrit 2.5 Pour Legendre 𝐼 = [−1, 1] et 𝜔 = 1 donc il suffit de prendre
𝐴 = 𝑋 2 − 1 et 𝐵 = 2𝑋 . Selon (5), 𝜆𝑛 = 𝑛(𝑛 − 1) + 2𝑛 = 𝑛(𝑛 + 1) donc
𝐴𝜔 0 = (𝐵 − 𝐴 0)𝜔 (6)
Montrons par récurrence sur 𝑛 ∈ N∗ que la fonction 𝜔𝐴𝑛 est de (𝑥 2 − 1)𝑃𝑛00 (𝑥) + 2𝑥𝑃𝑛0 (𝑥) = 𝑛(𝑛 + 1)𝑃𝑛 (𝑥) (EDL)
classe C𝑛 .
Pour 𝑛 = 1, 𝜔𝐴 est bien de classe C 1 puisque 𝜔 l’est.
2.6 Pour Tchebychev, 𝐼 =] − 1, 1[ et 𝜔 (𝑥) = √ 1 . On a
Soit 𝑛 ∈ N∗ et supposons que 𝜔𝐴𝑛 est de classe C𝑛 . 𝜔𝐴𝑛+1 est alors 1−𝑥 2
au moins de classe C𝑛 et on peut écrire 𝜔 0 (𝑥) = (1−𝑥𝑥2 ) 3/2 donc

𝐴𝑛+1𝜔) 0 = 𝑛𝐴 0𝐴𝑛 𝜔 + 𝐴𝑛+1𝜔 0 = (𝑛𝐴 0 + 𝐵 − 𝐴 0)𝐴𝑛 𝜔 (7)


(1 − 𝑥 2 )𝜔 0 (𝑥) = 𝑥𝜔 (𝑥)
Par hypothèse de récurrence 𝜔𝐴𝑛 est de classe C𝑛 donc l’expres-
sion précédente montre que c’est le cas de (𝐴𝑛+1𝜔) 0. Alors 𝐴𝑛+1𝜔
est de classe C𝑛+1 . On cherche donc des polynômes 𝐴 et 𝐵 tels que
n.b. Si 𝐴 n’admet pas de racine dans 𝐼 , la relation (6) montre que
𝜔 est en fait de classe C ∞ sur 𝐼 . C’est le cas bien sûr pour toutes les 𝐴 = 𝑋2 − 1 𝐵 − 𝐴 0 = −𝑋
fonctions 𝜔𝐴𝑛 .
Si maintenant on suppose qu’en, à l’ordre 𝑛, il existe pour tout Les polynômes 𝐴 = 𝑋 2 − 1 et 𝐵 = 𝑋 conviennent, sachant qu’en
𝑘 ∈ È1, 𝑛É un polynôme 𝑄𝑛,𝑘 de degré 6 𝑘 tel que (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑘) = plus 𝐴(1) = 𝐴(−1) = 0. Selon (5), 𝜆𝑛 = 𝑛(𝑛 − 1) + 𝑛 = 𝑛 2 donc
𝜔𝐴𝑛−𝑘 𝑄𝑛,𝑘 , alors la relation (7) donne pour 2 6 𝑘 6 𝑛 + 1
(𝜔𝐴𝑛+1 ) (𝑘) = (𝑛 − 1)𝐴 0 + 𝐵)𝐴𝑛 𝜔) (𝑘−1) (𝑥 2 − 1)𝑃𝑛00 (𝑥) + 𝑥𝑃𝑛0 (𝑥) = 𝑛 2 𝑃𝑛 (𝑥) (EDL)
0
Le polynôme 𝐶𝑛 = (𝑛 − 1)𝐴 + 𝐵 est de degré 6 1, la formule de
Leibniz donne donc 2.7 Pour Laguerre 𝐼 = [0, +∞[ et 𝜔 (𝑥) = e−𝑥 . On a 𝜔 0 (𝑥) =
−𝜔 (𝑥) donc on cherche des polynômes 𝐴 et 𝐵 tels que 𝐴 = 𝐴 0 − 𝐵
(𝜔𝐴𝑛+1 ) (𝑘) = 𝐶𝑛 · (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑘−1) + (𝑘 − 1)𝐶𝑛0 · (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑘−2)
soit
= 𝜔𝐶𝑛 𝐴𝑛+1−𝑘 𝑄𝑛,𝑘−1 + (𝑘 − 1)𝜔𝐶𝑛0 𝐴𝑛+2−𝑘 𝑄𝑛,𝑘−2
= 𝜔𝐴𝑛+1−𝑘 𝑄𝑛+1,𝑘 𝐴0 − 𝐴 = 𝐵
avec 𝑄𝑛+1,𝑘 = 𝐶𝑛 𝑄𝑛,𝑘−1 + (𝑘 − 1)𝐶𝑛0 𝐴𝑄𝑛,𝑘−2
En outre on a bien deg 𝑄𝑛+1,𝑘 6 𝑘. Ceci impose que 𝐴 et 𝐵 soient de degré commun 1. 𝐴 devrait en
plus s’annuler en 0, donc 𝐴 = 𝑋 et par suite 𝐵 = 1 − 𝑋 . Selon (5),
Pour 𝑘 = 1, il suffit de remarquer que (𝜔𝐴𝑛+1 ) 0 = 𝜔𝐴𝑛𝐶𝑛 et il suffit
𝜆𝑛 = −𝑛 donc
donc de prendre 𝑄𝑛+1,1 = 𝐶𝑛 = (𝑛 − 1)𝐴 0 + 𝐵. En conclusion

Pour tout 𝑛 ∈ N∗ , 𝜔𝐴𝑛 est de classe C𝑛 sur 𝐼 et on a 𝑥𝑃𝑛00 (𝑥) + (1 − 𝑥)𝑃𝑛0 (𝑥) = −𝑛𝑃𝑛 (𝑥) (EDL)
𝑛 (𝑘) 𝑛−𝑘
∀𝑘 ∈ È0, 𝑛É , (𝜔𝐴 ) = 𝜔𝐴 𝑄𝑛,𝑘
où 𝑄𝑛,𝑘 est un polynôme de degré 6 𝑘. 2
2.8 Pour Hermite 𝐼 =] − ∞, +∞[ et 𝜔 (𝑥) = e−𝑥 /2 . On a 𝜔 0 (𝑥) =
−𝑥𝜔 (𝑥) donc on cherche des polynômes tels que 𝐵 − 𝐴 0 = −𝑋𝐴
4b. Soit 𝑛 ∈ N∗ . On a 𝜔𝑄𝑛,𝑛 = (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑛) donc pour tout polynôme soit
𝑃

h𝑄𝑛,𝑛 , 𝑃i = (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑛) 𝑃 𝐴 0 − 𝑋𝐴 = 𝐵
𝐼

Sachant que (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑛−1) = 𝜔𝐴𝑄𝑛,𝑛−1 et que 𝐴𝑄𝑛,𝑛−1 est une fonc- Les conditions sur les degrés sont satisfaites lorsque 𝐴 = 1 et
tion polynomiale, alors (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑛−1) admet des limites nulles aux 𝐵 = −𝑋 . Selon (5) on a alors 𝜆𝑛 = −𝑛.
extrémités de 𝐼 . Une intégration par partie donne alors

h𝑄𝑛,𝑛 , 𝑃i = − (𝜔𝐴𝑛 ) (𝑛−1) 𝑃 0 𝑃𝑛00 (𝑥) − 𝑥𝑃𝑛0 (𝑥) = −𝑛𝑃𝑛 (𝑥) (EDL)
𝐼

Plusieurs intégrations par parties nous mènent pour les mêmes


raisons vers

h𝑄𝑛,𝑛 , 𝑃i = (−1)𝑛 𝜔𝐴𝑛 𝑃 (𝑛)
𝐼 Problème 3
Ce qui implique en particulier que si deg 𝑃 < 𝑛 alors h𝑄𝑛,𝑛 , 𝑃i = 0. Étude de densité
Le polynôme 𝑄𝑛,𝑛 de P𝑛 (𝐼 ) est ainsi orthogonal à P𝑛−1 (𝐼 ). Il est
donc soit nul soit de degré 𝑛.

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

3A — 3B —
3.4 Supposons que (𝑃𝑛 )𝑛 est totale dans L𝜔2 (𝐼 ). Ce qui revient
3.1 Si 𝐼 est un segment [𝑎, 𝑏] alors, selon le théorème de Weires-
à dire que P (𝐼 ) est dense dans L𝜔2 (𝐼 ). Soit 𝑓 ∈ P (𝐼 ) ⊥ et considé-
trass, P (𝐼 ) est dense dans L𝜔2 √
(𝐼 ) pour la norme k.k ∞ . Puisque pour
rons une suite (𝑄𝑛 )𝑛 d’éléments de P (𝐼 ) qui converge vers 𝑓 . On
tout 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) on a k𝑓 k 6 𝑏 − 𝑎 k𝑓 k ∞ , alors il est dense dans a alors
L𝜔2 (𝐼 ) pour la norme ∞. Puisque P (𝐼 ) est engendré par la suite
(𝑃𝑛 )𝑛 alors (𝑃𝑛 )𝑛 est une famille orthogonale totale de L𝜔2 (𝐼 ). ∀𝑛 ∈ N, h𝑃𝑛 , 𝑓 i = 0
3.2 Supposons que 𝐼 est borné mais qu’il n’est pas un segment. La forme linéaire 𝑔 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) ↦−→ h𝑔, 𝑓 i est continue (grâce à
Notons 𝑎 et 𝑏 ses extrémités. l’inégalité de Cauchy-Schwarz) donc en passant à la limite dans
Soient 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) et 𝜀 > 0. Puisque l’intégrale ∈𝑎𝑏 𝜔 (𝑥)𝑓 (𝑥) 2 d𝑥 est l’égalité précédente on obtient h𝑓 , 𝑓 i = 0. Par suite 𝑓 = 0. Alors
convergente alors il existe 𝛿 > 0 voisin de 0 tel que Si (𝑃𝑛 )𝑛 est totale alors P (𝐼 ) ⊥ = {0}
∫ 𝑎+𝛿 ∫ 𝑏 3.5 5a. 𝐼 et 𝜔 vérifient les conditions (C.M).
2
𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) d𝑥 + 𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) 2 d𝑥 6 𝜀 5b. On a pour tout 𝑡 ∈ [0, +∞[, 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡) 2 6 𝜔 (𝑡) donc 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ).
𝑎 𝑏−𝛿
Soit 𝑛 ∈ N. En posant 𝑡 = 𝑢 4 , la fonction 𝑢 ↦−→ 𝑢 4 étant une bijec-
𝑓 et 𝜔 étant continues, et donc bornées, sur le segment [𝑎 +𝛿, 𝑏 −𝛿], tion de classe C 1 de [0, +∞[ et 𝑡 ↦−→ 𝑡 𝑛 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡) étant intégrable
soit sur 𝐼 , on a
∫ +∞ ∫ +∞
𝑀 = sup |𝑓 (𝑥)| 𝐾 = sup |𝑓 (𝑥)| 𝑡 𝑛 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)d𝑡 = 4 𝑢 4𝑛+3 sin 𝑢e−𝑢 d𝑢
𝑥 ∈ [𝑎+𝛿,𝑏−𝛿 ] 𝑥 ∈ [𝑎+𝛿,𝑏−𝛿 ] 0 0
 ∫ +∞ 
4𝑛+3 −(1−𝑖)𝑢
Considérons alors la fonction 𝑔 continue sur le segment [𝑎, 𝑏], qui = 4 Im 𝑢 e d𝑢
0
coïncide avec 𝑓 sur [𝑎 + 𝛿 + 𝜀, 𝑏 − 𝛿 − 𝜀], qui est nulle sur [𝑎, 𝑎 + 𝛿]
et [𝑏 − 𝛿, 𝛿] et qui est affine sur les intervalles [𝑎 + 𝛿, 𝑎 + 𝛿 + 𝜀] et Des intégrations par parties (à justifier) donnent ensuite
∫ +∞
[𝑏 − 𝛿 − 𝜀, 𝑏 − 𝛿]. On a dans ce cas 4𝑛 + 3 +∞

𝑢 4𝑛+3 e−(1−𝑖)𝑢 d𝑢 = 𝑢 4𝑛+2 e−(1−𝑖)𝑢 d𝑢
∫ 𝑎+𝛿 ∫ 𝑏 0 1 − 𝑖 0
k 𝑓 − 𝑔k 2 = 𝜔 (𝑥)𝑓 (𝑥) 2 d𝑥 + 𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) 2 d𝑥 + ..
𝑎 𝑏−𝛿 .
∫ +∞
(4𝑛 + 3)!
∫ 𝑎+𝛿+𝜀
e−(1−𝑖)𝑢 d𝑢
2
𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) − 𝑔(𝑥) d𝑥 + =
𝑎+𝛿 (1 − 𝑖) 4𝑛+3 0
∫ 𝑏+𝛿 2 (4𝑛 + 3)!
𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) − 𝑔(𝑥) d𝑥 =
(1 − 𝑖) 4𝑛+4
𝑏−𝛿−𝜀
2 4
Pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 + 𝛿, 𝑎 + 𝛿 + 𝜀] ∪ [𝑏 − 𝛿 − 𝜀, 𝑏 − 𝛿] on a ∫ +∞ que (1 − 𝑖) = −2𝑖 et donc (1 − 𝑖) = 4. Ainsi
Or, il se trouve
l’intégrale 0 𝑢 4𝑛+3 e−(1−𝑖)𝑢 d𝑢 est réelle et par suite
2
6 2𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) 2 + 𝑔(𝑥) 2
 ∫ +∞
𝜔 (𝑥) 𝑓 (𝑥) − 𝑔(𝑥)
∀𝑛 ∈ N, 𝑡 𝑛 𝜔 (𝑡)𝑓 (𝑡)d𝑡 = 0
6 2𝐾𝑀 + 2𝐾𝑔(𝑥) 2 0

𝑓 (𝑎+𝛿+𝜀) 5c. La fonction 𝑓 est clairement non nulle et elle est dans P (𝐼 ) ⊥ .
D’autre part 𝑔(𝑥) = 𝜀 (𝑥 − 𝑎 − 𝛿) quand 𝑥 ∈ [𝑎 + 𝛿, 𝑎 + 𝛿 + 𝜀] D’après une question précédente P (𝐼 ) n’est pas dense dans L𝜔2 (𝐼 ).
donc

3C —
∫ 𝑎+𝛿+𝜀
1 2
𝑔(𝑥) 2 𝑑𝑥 6 𝑀𝜀
𝑎+𝛿 3
3.6 𝐸 contient la fonction nulle et si 𝑓 , 𝑔 ∈ 𝐸 et 𝜆 ∈ R alors
et de même la fonction 𝑡 ↦−→ (𝑓 (𝑡) + 𝜆𝑔(𝑡))e−𝑥𝑡 est intégrable pour tout
∫ 𝑏−𝛿 𝑥 ∈ [0, +∞[ par combinaison linéaire de fonctions intégrables.
1 2
𝑔(𝑥) 2 𝑑𝑥 6 𝑀𝜀 Alors 𝐸 est un sev de C( [0, +∞[, R). La linéarité de 𝐿 découle sim-
𝑏−𝛿−𝜀 3 plement de la linéarité de l’intégrale.
Au final 3.7 7a. 𝐺 est de classe C 1 sur [0, +∞[ et on a 𝐺 0 (𝑡) = 𝑔(𝑡)e−𝑡 .
 2  La fonction 𝐺 admet une limite finie en +∞ car 𝑡 ↦→ 𝑔(𝑡)e−𝑡 est
k 𝑓 − 𝑔k 2 6 1 + 4𝐾𝑀 + 𝑀𝜀 𝜀 intégrable sur [0, +∞[. Donc si 𝑥 > 0 alors 𝐺 (𝑡)e−𝑥𝑡 −−−−−→ 0. L’in-
3 𝑡 →+∞
∫ +∞
On vient de démontrer que l’ensemble C des fonctions continues tégrale 0 𝑔(𝑡)e−(𝑥+1)𝑡 est en outre convergente puisque 𝑔 ∈ 𝐸.
sur 𝐼 prolongeable par continuité en 𝑎 et en 𝑏 est dense dans L𝜔2 (𝐼 ) Une intégration par partie est ainsi possible. Elle donne pour tout
pour sa norme k.k. 𝑥>0
∫ +∞
3.3 Comme P (𝐼 ) est dense dans C pour la norme k.k ∞ , et donc 1 1
𝐿𝐺 (𝑥) = 𝑔(𝑡)e−(𝑥+1)𝑡 = 𝐿𝐺 (𝑥 + 1)
pour k.k, alors il est dense dans L𝜔2 (𝐼 ) pour k.k. 𝑥 0 𝑥

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

7b. Considérons le changement de variable 𝑢 = e−𝑡 , la fonction 3.10 Soit ℎ ∈ 𝐼 ∩ ] − 𝑐/2, 𝑐/2[.
𝑡 ↦−→ e−𝑡 étant bien une bijection de classe C 1 de [0, +∞[ sur ]0, 1] ∫ +∞
et la fonction 𝑡 ↦−→ 𝐺 (𝑡)e−𝑛𝑡 étant intégrable sur [0, +∞[ 𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑥 0 + ℎ) = 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)e−(𝑥 0 +ℎ)𝑡 d𝑡
0
+∞ 1 +∞
∫ +∞ ∑︁
+∞
(−1)𝑛
∫ ∫ ∫
d𝑢
𝐺 (𝑡)e−𝑛𝑡 d𝑡 = 𝐺 (− ln 𝑢)𝑢 𝑛−1 = 𝑛
𝑢 𝜑 (𝑢)d𝑢 𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑥 0 + ℎ) = 𝜔 (𝑡) 𝑓𝑥 0 (𝑡) (ℎ𝑡)𝑛 d𝑡 (9)
0 0 𝑢 0 0 𝑛=0 𝑛!

Les fonction 𝑢𝑛 : 𝑡 ↦−→ (−1)


𝑛
où 𝜑 (𝑢) = 𝐺 (− ln 𝑡). 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)e−𝑥 0𝑡 (ℎ𝑡)𝑛 sont continues
P𝑛!
sur 𝐼 , la série de fonctions 𝑢𝑛 cvs sur 𝐼 et sa somme est continue
3.8 𝐿 étant une application linéaire soit 𝑔 ∈ Ker 𝐿. En posant
sur 𝐼 et on a
𝑛 𝑛
(ℎ𝑡)𝑛
∫ 𝑡 ∑︁ ∑︁
𝐺 (𝑡) = 𝑔(𝑠)e−𝑠 d𝑠 |𝑢𝑘 (𝑡)| = 𝜔 (𝑡)|𝑓𝑥 0 (𝑡)|
0 𝑘=0 𝑘=0 𝑛!
6 𝜔 (𝑡)|𝑓𝑥 0 (𝑡)|eℎ𝑡
On a selon une question précédente 𝐿𝐺 (𝑥) = 𝑥1 𝐿𝑔(𝑥 + 1) pour
tout 𝑥 > 0 donc 𝐿𝐺 est nulle sur ]0, +∞[. Étant continue sur 𝜔 (𝑡)
𝑓𝑥 0 (𝑡) 2 + e2ℎ𝑡

6
[0, +∞[ elle est donc partout nulle sur [0, +∞[. En posant ensuite 2
𝜑 (𝑡) = 𝐺 (− ln 𝑡) on a selon la question précédente 1 
6 𝜔 (𝑡) 𝑓𝑥 0 (𝑡) 2 + e (2ℎ−𝑐)𝑡
2
∫ 1
∀𝑛 ∈ N, 𝑡 𝑛 𝜑 (𝑡)d𝑡 = 0 𝑓𝑥 0 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) et 2ℎ − 𝑐 < 0 donc les fonctions 𝜔 𝑓𝑥20 et 𝑡 ↦−→ e (2ℎ−𝑐)𝑡
0 sont intégrables sur 𝐼 . Une intégration terme à terme de la relation
((9)) est donc possible par domination. Elle donne
L’intervalle ]0, 1] étant borné, on a selon la première partie de ce
sujet 𝜑 = 0. Donc 𝐺 = 0 et en dérivant, 𝑔 = 0. +∞
∑︁ (−1)𝑛 𝑛
𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑥 0 + ℎ) = h𝑡 , 𝑓𝑥 0 iℎ𝑛 (10)
𝑛=0 𝑛!
d’où L’application 𝐿 est injective
n.b. h𝑡 𝑛 , 𝑓𝑥 0 i désigne le produit scalaire dans L𝜔2 (𝐼 ) de la fonction
𝑡 ↦−→ 𝑡 𝑛 avec 𝑓𝑥 0 .

3D — 3.11 11a. Soit 𝑥 0 ∈ 𝑍 . Alors selon (8)


∀𝑛 ∈ N, 0 = 𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑛) (𝑥 0 ) = h𝑡 𝑛 , 𝑓𝑥 0 i
3.9 Soit 𝑥 ∈ [0, +∞[. On a 0 6 𝜔 (𝑡)e−2𝑥𝑡 6 e−𝑐𝑡 donc la fonction
𝑡 ↦−→ e−𝑥𝑡 est un élément de L𝜔2 (𝐼 ). Puisque 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) alors La Selon (10) on a donc
fonction 𝑡 ↦−→ 𝜔 (𝑡)𝑓 (𝑡)e−𝑥𝑡 est intégrable sur 𝐼 . Ainsi
∀𝑥 ∈ 𝐼 ∩ ]𝑥 0 − 𝑐/2, 𝑥 0 + 𝑐/2[, 𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑛) (𝑥) = 0

Si 𝑓 ∈ L𝜔2 (𝐼 ) alors 𝜔 𝑓 ∈ 𝐸 Ainsi 𝐼 ∩ ]𝑥 0 − 𝑐/2, 𝑥 0 + 𝑐/2[⊂ 𝑍 . Alors


𝑍 est un ouvert relatif de 𝐼 .
Par ailleurs pour tout 𝑥 > 0
11b. Avec 𝑥 0 = 0, (10) donne pour tout ℎ ∈ [0, 𝑐/2[
∫ +∞
−𝑥𝑡 +∞
𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑥) = 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)e d𝑡 ∑︁ (−1)𝑛 𝑛
0 𝐿(𝜔 𝑓 ) (ℎ) = h𝑡 , 𝑓 iℎ𝑛 = 0
𝑛=0 𝑛!
La fonction 𝑔 : (𝑥, 𝑡) ↦−→ 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)e−𝑥𝑡 définie sur 𝐷 = [0, +∞[2 Et donc [0, 𝑐/2[⊂ 𝑍 et en particulier 𝑍 est non vide.
𝜕𝑛 𝑔
admet des dérivées partielles 𝑛 continues sur 𝐷 pour tout 𝑛 ∈ N Notons ensuite que 𝑍 est un fermé relatif de [0, +∞[ comme inter-
𝜕𝑥 section de fermés relatifs de 𝐼 .
avec
L’intervalle 𝐼 est un connexe par arcs de R et 𝑍 en est une partie
𝜕𝑛 𝑔
(𝑥, 𝑡) = (−1)𝑛 𝑡 𝑛 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)e−𝑥𝑡 qui est à la fois un fermé et un ouvert relatif. Comme 𝑍 est non
𝜕𝑥 𝑛 vide alors nécessairement 𝑍 = 𝐼 , et donc 𝐿(𝜔 𝑓 ) = 0. Par injectivité
𝜕𝑛 𝑔 de 𝐿 on a donc 𝜔 𝑓 = 0. Comme 𝜔 est supposée partout strictement
et donc ∀(𝑥, 𝑡) ∈ 𝐷, (𝑥, 𝑡) 6 𝑡 𝑛 𝜔 (𝑡)|𝑓 (𝑡)| positive alors 𝑓 = 0.
𝜕𝑥 𝑛
P (𝐼 ) ⊥ = {0} est donc P (𝐼 ) est dense dans L𝜔2 (𝐼 )
Les fonctions 𝑓 et 𝑡 ↦−→ 𝑡 𝑛 sont des éléments de L𝜔2 (𝐼 ) donc les
fonction 𝜑𝑛 : 𝑡 ↦−→ 𝜔 (𝑡)𝑡 𝑛 |𝑓 (𝑡)| sont intégrables sur 𝐼 . D’après le
théorème de dérivation d’une intégrale à paramètre, la fonction
𝐿(𝜔 𝑓 ) est de classe C ∞ sur 𝐼 et pour tout 𝑛 ∈ N∗ , Problème 4
Approximation par des polynômes
∫ +∞
𝐿(𝜔 𝑓 ) (𝑛) (𝑥) = (−1)𝑛 𝑡 𝑛 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)e−𝑥𝑡 d𝑡 (8) orthogonaux
0

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

4A —
𝑛
∑︁ 𝑃𝑘 (𝑥) 2 𝑃 0 (𝑥) 2
4.4 4a. On a 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑥) = 2
> >0
𝑘=0 k𝑃𝑛 k k𝑃0 k 2
n.b. L’identité 𝑋 𝑃𝑛 = 𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 +𝑏𝑛 𝑃𝑛 +𝑐𝑛 𝑃𝑛−1 est valable pour 𝑛 > 1.
Pour 𝑛 = 0, on l’étendra sous la forme 𝑋 𝑃0 = 𝑎 0 𝑃1 + 𝑏 1 𝑃 0 .
4b. Si 𝑥 ≠ 𝑡 on peut écrire
4.1 Si on fixe 𝑡 la fonction 𝑥 ↦−→ 𝑃𝑛+1 (𝑡)𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡)
est polynomiale et s’annule pour 𝑥 = 𝑡. Elle est donc divisible par 
𝑥 − 𝑡. 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) est donc une expression polynomiale en (𝑥, 𝑡). 𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 (𝑡) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)
𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) = 𝑃𝑛 (𝑥) +
4.2 Soit 𝑄 un polynôme de degré 𝑛 et de coefficient dominant 𝜆. k𝑃𝑛 k 2 𝑡 −𝑥

Le polynôme 𝑅 = 𝜆𝑃𝑛 − 𝜆𝑛 𝑄 est de degré < 𝑛 donc h𝑃𝑛 , 𝑅i = 0. Ce 𝑃𝑛 (𝑡) − 𝑃𝑛 (𝑥)
𝑃𝑛+1 (𝑥)
qui donne : 𝑡 −𝑥
Si 𝑄 est un polynôme de degré 𝑛 et de coefficient do-
Et en faisant tendre 𝑡 vers 𝑥
minant 𝜆 alors 𝜆𝑛 h𝑃𝑛 , 𝑄i = 𝜆 k𝑃𝑛 k 2 .
Ceci étant acquis on peut alors faire : 𝑎𝑛 0
(𝑥) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)𝑃𝑛0 (𝑥)

𝐾𝑛 (𝑥, 𝑥) = 𝑃 (𝑥)𝑃𝑛+1
2 𝑛
𝑎𝑛 k𝑃𝑛+1 k 2 = h𝑋 𝑃𝑛 , 𝑃𝑛+1 i k𝑃𝑛 k
𝜆𝑛
= k𝑃𝑛+1 k 2 4c. Soit 𝑛 > 1. Notons 𝑥 1 < 𝑥 2 < · · · < 𝑥𝑛+1 les racines (simples)
𝜆𝑛+1 𝑃𝑛
𝑐𝑛 k𝑃𝑛−1 k 2 = h𝑋 𝑃𝑛 , 𝑃𝑛−1 i de 𝑃𝑛+1 et considérons la fonction rationnelle 𝐹𝑛 = . 𝐹𝑛 est de
𝑃𝑛+1
= h𝑃𝑛 , 𝑋 𝑃𝑛−1 i classe C1 sur chaque intervalle ]𝑥𝑘 , 𝑥𝑘+1 [ et
𝜆𝑛−1
= k𝑃𝑛 k 2 𝑎𝑛 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑥)
𝜆𝑛 𝐹𝑛0 (𝑥) = −
k𝑃𝑛 k 2 𝑃𝑛+1 (𝑥) 2
𝜆𝑛 𝜌𝑛−1
Soit 𝑎𝑛 = 𝑐𝑛 = Puisque 𝐾𝑛 (𝑥, 𝑥) > 0 alors 𝐹𝑛 est strictement monotone sur
𝜆𝑛+1 𝜌𝑛
]𝑥𝑘 , 𝑥𝑘+1 [ et ses limites aux extrémités sont infinies et donc de
n.b. signes opposés. Elle s’annule donc une seule fois entre 𝑥𝑘 et 𝑥𝑘+1 .
𝑐𝑛 𝑎𝑛−1 Alors 𝑃𝑛 admet une racine unique entre 𝑥𝑘 et 𝑥𝑘+1
on a donc = (11)
k𝑃𝑛 k 2 k𝑃𝑛−1 k 2
En particulier si (𝑃𝑛 )𝑛 est supposée orthonormale ou si plus généra- Entre deux racines successives de 𝑃𝑛+1 il y a exac-
lement les polynômes 𝑃𝑛 ont la même norme alors alors 𝑐𝑛 = 𝑎𝑛−1 . tement une racine de 𝑃𝑛 .
En outre, 𝑃0 = 𝜆0 et 𝑋 𝑃0 = 𝑎 0 𝑃1 + 𝑏 0 𝑃0 donc 𝑎 0 = 𝜆𝜆0
1
vocabulaire On dira que les racines de 𝑃𝑛 et 𝑃𝑛+1 sont entrela-
4.3
cées.

𝑎𝑛 𝑃𝑛+1 (𝑡)𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡) =
 4.5 Soit 𝑛 ∈ N. On a
𝑃𝑛 (𝑥) 𝑡𝑃𝑛 (𝑡) − 𝑏𝑛 𝑃𝑛 (𝑡) − 𝑐𝑛 𝑃𝑛−1 (𝑡) −

𝑃𝑛 (𝑡) 𝑥𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑏𝑛 𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑐𝑛 𝑃𝑛−1 (𝑥) = 𝑛
∑︁ h𝑃𝑘 , 𝑓 i
𝑆𝑛 (𝑓 ) =

(𝑡 − 𝑥)𝑃𝑛 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡) + 𝑐𝑛 𝑃𝑛 (𝑡)𝑃𝑛−1 (𝑥) − 𝑃𝑛 (𝑥)𝑃𝑛−1 (𝑡) 𝑃𝑘
𝑘=0 k𝑃𝑘 k 2
𝑐𝑛 𝑎𝑛−1
Comme k𝑃𝑛 k 2
= k𝑃𝑛−1 k 2
alors
Donc pour tout 𝑥 ∈ 𝐼
𝑃𝑛 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡)
𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) − 𝐾𝑛−1 (𝑥, 𝑡) =
k𝑃𝑛 k 2 𝑛
∑︁ 𝑃𝑘 (𝑥)

𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) = 𝜔 (𝑡)𝑃𝑘 (𝑡)𝑓 (𝑡)d𝑡
Par ailleurs 𝑃0 = 𝜆0 et en posant 𝑃1 = 𝜆1𝑋 + 𝛼 k𝑃𝑘 k 2 𝐼
𝑘=0
∫  ∑︁
𝑛 
𝑎 0 (𝑃1 (𝑡) − 𝑃1 (𝑥))𝜆0 𝑃𝑘 (𝑥)𝑃𝑘 (𝑡)
𝐾0 (𝑥, 𝑡) = = 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)d𝑡
𝜆02 𝑥 −𝑡 𝐼 𝑘=0 k𝑃𝑘 k 2

𝜆1
= 𝑎0 = 1 𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) = 𝜔 (𝑡) 𝑓 (𝑡)𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡)d𝑡 (13)
𝜆0 𝐼
𝑃0 (𝑥)𝑃 0 (𝑡)
𝐾0 (𝑥, 𝑡) =
k𝑃0 k 2 Ensuite si 𝑓 = 1 alors 𝑓 ∈ P𝑛 (𝐼 ) et donc 𝑆𝑛 (𝑓 ) = 𝑓 pour tout 𝑛 > 1.
Ce qui signifie que
On en déduit par télescopage que
𝑛
∑︁ 𝑃𝑘 (𝑥)𝑃𝑘 (𝑡) ∫
𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) = (12) ∀𝑛 > 1, ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝜔 (𝑡)𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡)d𝑡 = 1 (14)
𝑘=0 k𝑃𝑘 k 2 𝐼

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Sujets de synthèse Polynômes orthogonaux

 
n.b. Soit en général un polynôme 𝑄 ∈ R[𝑋 ] et soit 𝑞 son degré. |𝜆𝑛 | k𝑃𝑛+1 k |𝑃𝑛 (𝑥)| |𝑃𝑛+1 (𝑥)
6𝜀 +
Pour tout 𝑛 > 𝑞 on a 𝑄 ∈ P𝑛 (𝐼 ) et donc 𝑆𝑛 (𝑄) = 𝑄. Cela implique |𝜆𝑛+1 | k𝑃𝑛 k k𝑃𝑛 k k𝑃𝑛+1 k
que
∫ Si on pose plutôt
∀𝑛 > 𝑞, ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑄 (𝑥) = 𝜔 (𝑡)𝑄 (𝑡)𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡)d𝑡  
𝐼 |𝜆𝑛 | k𝑃𝑛+1 k |𝑃𝑛 (𝑥)| |𝑃𝑛+1 (𝑥)|
𝛿𝑛 (𝑥) = +
|𝜆𝑛+1 | k𝑃𝑛 k k𝑃𝑛 k k𝑃𝑛+1 k
En particulier
alors ∀𝑛 > 𝑁 , 𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) − 𝑓 (𝑥) 6 𝜀𝛿𝑛 (𝑥)

∀𝑛 > 𝑞, ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑥 𝑞 = 𝑡 𝑞 𝜔 (𝑡)𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡)d𝑡
𝐼
et ainsi
1
4.6 𝑓 est de classe C sur 𝐼 donc 𝑔𝑥 est continue sur 𝐼 . Sa conti-
Si 𝑓 est de classe C 1 sur 𝐼 , alors la suite 𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) 𝑛 converge

nuité en 𝑥 implique l’existence d’un réel 𝛿 > 0 tel que
vers 𝑥 en tout 𝑥 ∈ 𝐼 pour lequel la suite (𝛿𝑛 (𝑥))𝑛 est bornée.
∀𝑡 ∈ 𝐼 ∩ ]𝑥 − 𝛿, 𝑥 + 𝛿 [, |𝑔𝑥 (𝑡)| 6 |𝑓 0 (𝑥)| + 1
n.b. On suppose que 𝑓 est de classe C 1 sur 𝐼 .
On pose 𝐽 = 𝐼 ∩ ]𝑥 − 𝛿, 𝑥 + 𝛿 [. On peut ensuite écrire

Si (𝛿𝑛 (𝑥))𝑛 est bornée en tout 𝑥 ∈ 𝐼 alors 𝑆𝑛 (𝑓 ) 𝑛 cvs vers 𝑓 sur
𝐼 . En outre si (𝛿𝑛 )𝑛 est uniformément bornée sur 𝐼 , c’est à dire s’il
1 1 1 existe 𝑀 > 0 tel que
∀𝑡 ∈ 𝐼 r 𝐽, |𝑔𝑥 (𝑡)| 6 |𝑓 (𝑡) − 𝑓 (𝑥)| 6 |𝑓 (𝑡)| + |𝑓 (𝑥)|
𝛿 𝛿 𝛿
∀𝑛 ∈ N, ∀𝑥 ∈ 𝐼, |𝛿𝑛 (𝑥)| 6 𝑀
Si on pose maintenant 𝑀 = 1 + |𝑓 0 (𝑥)| + 𝛿1 |𝑓 (𝑥)|, alors

Alors 𝑆𝑛 (𝑓 ) 𝑛 cvu vers 𝑓 sur 𝐼 . Noter toutefois que cette majoration
1 n’est pas possible si l’intervalle 𝐼 n’est pas borné.
∀𝑡 ∈ 𝐼, |𝑔𝑥 (𝑡)| 6 𝑀 + |𝑓 (𝑡)|
𝛿
synthese Si P (𝐼 ) est dense dans L𝜔2 (𝐼 ) alors la suite des fonc-
La fonction 𝑡 ↦−→ 𝑀 + 1
𝛿 |𝑓 (𝑡)| est un élément de L𝜔2 (𝐼 ) donc tions 𝑆𝑛 (𝑓 ) converge vers 𝑓 pour la norme k.k pour tout élément 𝑓
2
𝑔𝑥 ∈ L𝜔2 (𝐼 ). de L𝜔 (𝐼 ).
4.7 Selon (13) et (14) on a k. k
2
∀𝑓 ∈ L𝜔 (𝐼 ), 𝑆𝑛 (𝑓 ) −−−→ 𝑓
𝑆𝑛 (𝑓 )(𝑥) − 𝑓 (𝑥) =
∫ Ceci implique en particulier la formule de Parseval

𝜔 (𝑡)𝐾𝑛 (𝑥, 𝑡) 𝑓 (𝑡) − 𝑓 (𝑥) d𝑡 = +∞ h𝑃 , 𝑓 i 2 ∫
2
𝜔𝑓 2
∑︁ 𝑛
𝐼 ∀𝑓 ∈ L𝜔 (𝐼 ), 2
=
k𝑃 k

𝑎𝑛  𝑛=0 𝑛 𝐼
2
𝜔 (𝑡) 𝑃𝑛+1 (𝑡)𝑃𝑛 (𝑥) − 𝑃𝑛+1 (𝑥)𝑃𝑛 (𝑡) 𝑔𝑥 (𝑡)d𝑡
k𝑃𝑛 k 𝐼 Ce dont traite cette partie est autre  chose. C’est la convergence
« ponctuelle » de la suite 𝑆𝑛 (𝑓 )(𝑥) 𝑛 vers 𝑓 (𝑥) pour un 𝑥 ∈ 𝐼 donné.
Cette convergence ne dépend plus seulement de la suite (𝑃𝑛 )𝑛 mais
𝑃𝑛 (𝑥)h𝑃𝑛+1, 𝑔𝑥 i − 𝑃𝑛+1 (𝑥)h𝑃𝑛 , 𝑔𝑥 i aussi de la fonction 𝑓 . Cette partie à démontré que si la suite (𝛿𝑛 (𝑥))𝑛
𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥) − 𝑓 (𝑥) = 𝑎𝑛 (15)
k𝑃𝑛 k 2 est bornée (condition qui dépend seulement de la suite (𝑃𝑛 )𝑛 ) et si
𝑓 est de classe C 1 (condition qui dépend de 𝑓 ) alors (𝑆𝑛 (𝑓 ) (𝑥))𝑛
4.8 La famille (𝑃𝑛 )𝑛 étant orthogonale et la fonction 𝑔𝑥 un élé- converge vers 𝑓 (𝑥).
ment de L𝜔2 (𝐼 ), on a selon l’inégalité de Bessel Si 𝑓 est de classe C 1 sur 𝐼 , cela signifie qu’en tout 𝑥 ∈ 𝐼 où la première
condition se vérifie on a
𝑛
h𝑃𝑘 , 𝑔𝑥 i 2
∀𝑛 ∈ N∗, 6 k𝑔𝑥 k 2
∑︁
+∞ h𝑃 , 𝑓 i
∑︁
k𝑃𝑘 k 2
𝑛
𝑓 (𝑥) = 𝑃𝑛 (𝑥)
𝑘=0
𝑛=0 k𝑃 𝑛k
P h𝑃𝑛 ,𝑔𝑥 i2
La série de termes réels positifs k𝑃𝑛 k 2
est donc convergente. Si cette première condition se réalise en tout 𝑥 ∈ 𝐼 alors la série de
P h𝑃𝑛 ,𝑓 i
Par condition nécessaire de convergence d’une série on a donc fonctions k𝑃 k 𝑃𝑛 cvs sur 𝐼 et sa somme est 𝑓 .
𝑛

h𝑃𝑛 , 𝑔𝑥 i2
−−−−−→ 0
k𝑃𝑛 k 2 𝑛→+∞

Soit 𝜀 > 0 et soit alors 𝑁 ∈ N tel que

∀𝑛 > 𝑁 , h𝑃𝑛 , 𝑔𝑥 i 6 𝜀 k𝑃𝑛 k

On a alors selon 15 pour tout 𝑛 > 𝑁

|𝑎𝑛 | 
𝑆𝑛 (𝑓 )(𝑥) − 𝑓 (𝑥) 6 𝜀 2
|𝑃𝑛 (𝑥)| k𝑃𝑛+1 k + |𝑃𝑛+1 (𝑥)| k𝑃𝑛 k
k𝑃𝑛 k

Stage de préparation intensive page 15 / 15 Mathématiques

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