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MM579 001

Ce mémoire de fin d'études présente une recherche sur les infections urinaires chez les diabétiques, dans le cadre d'un Master en Microbiologie appliquée à l'Université de Tissemsilt. Les auteurs, Ouahiba Dahmam et Yousra Korchi, expriment leur gratitude envers leurs encadrants et leur famille pour le soutien reçu durant leur parcours académique. Le document inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une liste d'abréviations et de figures, et aborde des aspects théoriques et pratiques liés au diabète et aux infections urinaires.

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Ce mémoire de fin d'études présente une recherche sur les infections urinaires chez les diabétiques, dans le cadre d'un Master en Microbiologie appliquée à l'Université de Tissemsilt. Les auteurs, Ouahiba Dahmam et Yousra Korchi, expriment leur gratitude envers leurs encadrants et leur famille pour le soutien reçu durant leur parcours académique. Le document inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une liste d'abréviations et de figures, et aborde des aspects théoriques et pratiques liés au diabète et aux infections urinaires.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur


et de la Recherche Scientifique
Université de Tissemsilt

Faculté des Sciences et de la Technologie


Département des Sciences de la Nature et de la Vie

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme

de Master académique en Microbiologie appliquée

Filière : Sciences biologiques

Spécialité : Microbiologie appliquée

Présentée par : DAHMAM Ouahiba

KORCHI Yousra

Thème

___________________________________________________________

Les infections urinaires chez les diabétiques

Soutenu le, ………………………..

Devant le Jury :

BEKADA Ahmed Président Prof. Univ-Tissemsilt

SETTI AHMED Kheira Encadreur M.C.B. Univ-Tissemsilt

DRIS Ibrahim Examinateur M.A.B. Univ-Tissemsilt

Année universitaire : 2021-2022


Remerciements

Au terme de ce travail, nous remercions en premier lieu Allah, maître des cieux et de la terre
de nous avoir illuminé et ouvert les portes de savoir, et de nous avoir donné la volonté et le
courage d’élaborer ce travail.

On tient beaucoup à présenter nos remerciements à notre promotrice Mme Setti, pour avoir
accepté de nous encadrer et de diriger ce travail, pour ses précieux conseils, son aide, ses
suggestions sur la rédaction de ce mémoire ainsi que la confiance. Nous tenons à remercier les
membres du jury monsieur BEKADA professeur en microbiologie et monsieur DRIS
Ibrahim.

on remercie Mme Kadhi yakouta docteur en médecine ,Merci d’avoir permis à ce que ce
travail soit possible. Nous vous en suis infiniment reconnaissante pour vos apports si
précieux, pour votre gentillesse, pour votre rigueur. Merci d’avoir donné beaucoup d’intérêt à
ce travail.

Nos remerciements également tous les enseignants du département de Sciences de nature et


vie et surtout ceux de la Spécialité Microbiologie appliquée de l’Université Ahmed ben Yahia
el wancharissi, Tissemsilt

Nous offrons nos plus vifs remerciements à toute l’équipe du laboratoire DALAS, sans oublie
Mohammed l’ingénieur de laboratoire de notre faculté qui nous a aidés durant notre stage

A la fin on se remercie sois mêmes et toute personne qui nous a aidés de prêt ou du loin dans
l’élaboration de ce modeste travail même avec un sourire.
Dédicaces

A mes chers parents,


Pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières
tout au long de mes études,

A ma chère sœur Meriem pour leurs encouragements permanents, et leur soutien moral,

A mes chers frères, Ayoub et Zakaria, pour leur appui et leur encouragement,

A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours universitaire,

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fuit de votre soutien
infaillible,

Merci d’être toujours là pour moi.

Ouahiba

Je dédié cet humble travail :

À mon cher père, Amar, mon plus haut exemple, père respectueux, honnête, de la personne
méticuleuse aucune dédicace ne saurait examiner l’amour, l’estime et le respect que j’ai
toujours pour toi. Ton souci premier a été toujours la réussite et le bonheur de tes filles pour
lequel tu as accepté de faire des sacrifices sans limite Tu m’as appris depuis le bas âge que la
recherche de savoir est une vie qui mène à une source de richesse. Je voudrais te remercier
pour ton amour, papa que dieu te prête longue vie et santé .amen !

À ma mère Yasmina tu es une mère qui a été toujours présente aux côtés de ses fille, nous
soutient toujours. Tu nous as enseigné les rafles d'une bonne moralité .de l'honnêteté et de la
bonne conduite. Ton souci pour notre réussite n'a pas d’égale. Je prie le tout puissant de te
donner longue vie et santé et aussi que nous fassions ta fierté amen !
A mes chères sœurs : Nadia, nez ha, ines merci d’être à mes côtés tout le temps merci pour
leur conseilles ; merci pour leur amour, compréhension, je ne peux exprimer à travers ses
ligne tous mes sentiments d’amour et de tendresse envers vous .Que dieu les protège !

À mes neveux akram et abdelghani que j’adore tellement, Que

Dieu les protège.

A toute la famille korchi

A mes amis (e) et collègues de travail et mes voisines

Aussi beaucoup d’autres personnes que je n’ai pas eu l’occasion de les mentionner.

A tous mes amis de la promotion Microbiologie Appliquée 2021/2022

A tous ceux que j’aime et qui m’aiment.

Yousra
Liste des abréviations et acronymes

AAF : aérobie anaérobie facultatifs

ADA : American diabetes association

APP : Artériopathie diabétique

ASG : alimentation de secours des générateurs

ATB : antibiotique

API 20E : Appareillage et procédé d’identification des Entérobactéries

AVC : maladie cérébro-vasculaire

BU : bandelette urinaire

CPA : cellules présentatrices d'antigènes

CRP : Protéine C Réactive

DT1 : Diabète de type1

DT2 : Diabète de type 2

ECBU : examen cytobactériologique des urines

E. coli : Escherichia coli

HTA : hypertension artérielle

IU : infection urinaire

ITS : infection transmissible sexuelle

GB : Globules blancs

KES : klebsilla, enterobacter, seeratia

MCV : maladie cardio vasculaire

ml : millilitre

OMS : Organisation Mondiale de la Santé


SNC : staphylocoque coagulase négatif

UFC : Unités Formant Colonies

VS : accélération de sédimentation
Liste des figures

Figure 1: Structure de L’insuline. (7) ..................................................................................................................... 7


Figure 2: Physiopathologie du diabète de type 1. (11) ........................................................................................... 8
Figure 3: Moyennes d’administration de l’insuline(14) ......................................................................................... 9
Figure 4: Physiopathologie du diabète de type 2. (16) ......................................................................................... 10
Figure 5:Classification du diabète selon l’OMS ................................................................................................... 12
Figure 6: Complications macro et micro- vasculaires du diabète. (29) ............................................................... 15
Figure 7: Complications infectieuses. (31) (32) (33) ............................................................................................ 16
Figure 8:Anatomie de l'appareil urinaire. (35) .................................................................................................... 18
Figure 9: anatomie de rein. (37) ........................................................................................................................... 19
Figure 10: Observation microscopique des différents éléments d’échantillon d’urine ........................................ 33
Figure 11: La gamme colorimétrique utilisée dans la lecture de la bandelette urinaire ...................................... 34
Figure 12: Ensemencement de l’urine par des stries d’épuisement (la méthode des quadrants) ......................... 36
Figure 13: A) la forme bacille des germes, B) la forme Cocci des germes ........................................................... 36
Figure 14: Table de lecture pour le comptage des micro-organismes urinaire (101) .......................................... 37
Figure 15: Répartition de la population étudiée selon le sexe .............................................................................. 41
Figure 16: Répartition de la population étudiée selon l'âge ................................................................................. 42
Figure 17: fréquence des ECBU positifs et négatifs ............................................................................................. 43
Figure 18: Répartition des ECBU+ selon le sexe ................................................................................................. 44
Figure 19: Répartition des ECBU+ selon l'âge .................................................................................................... 45
Figure 20: A- différents aspects et couleurs d’échantillons d’urine. B- urine claire trouble, citrin limpide: ...... 45
Figure 21: L'aspect des prélèvements ................................................................................................................... 46
Figure 22: Différents éléments trouvés dans les échantillons d’urine .................................................................. 47
Figure 23: Aspects des bactéries gram- sur milieu macconkey ............................................................................ 48
Figure 24: Aspects des colonies isolées sur gélose au sang et gélose chocolat .................................................... 48
Figure 25: Aspects des colonies isolées sur milieu Chapman .............................................................................. 49
Figure 26: Résultats de coloration de gram ......................................................................................................... 49
Figure 27: répartition des espèces isolées selon les résultats de coloration de gram .......................................... 50
Figure 28: Répartition des cultures selon leur comptages exprimées en : (UFC/ml) ........................................... 51
Figure 29: répartition des ECBU+ selon les types d’IU ...................................................................................... 52
Figure 30: Résultats de sensibilité des SCN vis-à-vis la novobiocine. ................................................................. 53
Figure 31: Fréquence de sensibilité/résistance de SCN ....................................................................................... 53
Figure 32: présentation graphique des germes identifiés ..................................................................................... 55
Liste des tableaux

Tableau 1: Critères de diagnostic du diabète. (25) ............................................................................................... 13


Tableau 2: principaux constituants de l’urine (43)............................................................................................... 20
Tableau 3: Interprétation des résultats d’ECBU .................................................................................................. 37
Tableau 4: Répartition de la population étudiée selon le sexe ............................................................................. 40
Tableau 5:Répartition de la population étudiée selon l’âge ................................................................................. 41
Tableau 6: fréquence des ECBU positifs et négatifs ............................................................................................. 42
Tableau 7: distribution des ECBU positifs selon le facteur de sexe. .................................................................... 43
Tableau 8:Répartition des ECBU + selon l’âge ................................................................................................... 44
Tableau 9:Répartition de l’ECBU positifs selon l’aspect macroscopique. ........................................................... 45
Tableau 10:Dénombrement des cultures selon les types d’IU .............................................................................. 50
Tableau 11: Fréquence des ECBU+ selon le type d’IU....................................................................................... 51
Tableau 12: résultats des tests biochimiques ........................................................................................................ 52
Tableau 13:Résultats du test de sensibilité à la novobiocine. ............................................................................... 53
Tableau 14:Répartition globale des germes identifiés selon le nombre d’isolement ............................................ 54
Table des matières

Liste des figures

Liste des tableaux

INTRODUCTION ____________________________________________________________ 1

Chapitre І : Généralité sur le diabète ___________________________________________ 6

I. Le diabète______________________________________________________________ 7

A. Epidémiologie : ____________________________________________________________ 7
1. En Algérie : _____________________________________________________________________ 8

B. Classification et types de diabète : _____________________________________________ 8


1. Le diabète de type 1 _______________________________________________________________ 8
a) Définition et Physiopathologie : ___________________________________________________ 8
b) Les symptômes typiques du diabète de type 1 :(10) ____________________________________ 9
c) Facteurs de risques : ____________________________________________________________ 9
d) Actions de lutte contre le DT1 : ___________________________________________________ 9
2. Le Diabète de type 2 : ____________________________________________________________ 10
a) Définition et Physiopathologie : __________________________________________________ 10
b) Symptômes du diabète de type 2 : (17). ____________________________________________ 10
c) Facteurs de risques : ___________________________________________________________ 10
d) Actions de lutte contre le DT2 : __________________________________________________ 11
3. Le Diabète gestationnel (DG) : _____________________________________________________ 11
a) Symptômes du diabète gestationnel : ______________________________________________ 11
b) Facteurs de risques : __________________________________________________________ 11
c) Actions de lutte contre le DG : ___________________________________________________ 11
4. D’autres formes de diabètes _______________________________________________________ 12

C. Diagnostic du diabète : _____________________________________________________ 13

D. Complications de diabète : __________________________________________________ 14


1. Complications métaboliques aigues : ________________________________________________ 14
2. Complications chroniques dégénératives : ____________________________________________ 14
a) Complications micro-vasculaires : ________________________________________________ 14
b) Complications macro-vasculaires : ________________________________________________ 15
3. Grossesse diabétique : (30) ________________________________________________________ 15
4. Complications infectieuses : _______________________________________________________ 16

CHAPITRE П : APPAREIL URINAIRE ET INFECTIONS ASSOCIÉES ____________ 17

II. Généralités sur l'appareil urinaire : ________________________________________ 18


Anatomie de l'appareil urinaire :_________________________________________________ 18
1. Le haut de l’A .U ________________________________________________________________ 18
2. Le bas de l’A.U _________________________________________________________________ 19

B. Définition de l'urine________________________________________________________ 20
1. Constitutions physiologiques de l’urine : _____________________________________________ 20

C. Définition de l’IU __________________________________________________________ 20


a) 2 .Classification des infections urinaire : ___________________________________________ 21
(1) A-selon la localisation : ____________________________________________________ 21
(2) B-Selon la complication : ___________________________________________________ 22
b) 3 .Symptômes de l’infection urinaire : (55). _________________________________________ 24
c) .Physiopathologie chez le diabétique : _____________________________________________ 25
(1) Voie ascendante : _________________________________________________________ 25
(2) - Voie descendante (hématogène) :____________________________________________ 25
(3) Voie lymphatique : ________________________________________________________ 25
d) Mécanismes de défense des voies urinaires : ________________________________________ 25
e) Facteurs favorisant le développement de l'infection urinaire : ___________________________ 25
f) Germes en cause : _____________________________________________________________ 26
(1) Bacilles à Gram négatifs : ___________________________________________________ 26
(2) Les Cocci à Gram positif : __________________________________________________ 27
(3) Autres germes : ___________________________________________________________ 28
g) Diagnostic : __________________________________________________________________ 28
(1) Diagnostic clinique : _______________________________________________________ 28
(a) Diagnostic clinique chez le diabétique : ________________________________________ 28
(2) Diagnostic biologique : _____________________________________________________ 28
h) Traitement des infections urinaires : _______________________________________________ 29

III. Partie pratique _______________________________________________________ 30

A. MATERIELS ET METHODES______________________________________________ 30
1. I-PRESENTATION DE L’ETUDE : _________________________________________________ 31
a) -Type, lieu et durée de l’étude : ___________________________________________________ 31
b) -L’objectif : __________________________________________________________________ 31
c) - Population de l’étude : ________________________________________________________ 31
d) Collecte des données : __________________________________________________________ 31
e) Collectes des échantillons et précautions de prélèvements : _____________________________ 32
f) Conservation et transport _______________________________________________________ 32

B. La technique de l'ECBU ____________________________________________________ 32


1. Matériel _______________________________________________________________________ 32
2. Mode opératoire_________________________________________________________________ 33
a) ECBU : (examen cytobactériologiques des urines) ____________________________________ 33
(1) Examen macroscopique : ___________________________________________________ 33
(2) Examen microscopique : (cytologies) _________________________________________ 33
(3) Chimie des urines _________________________________________________________ 34
(4) Examen bactériologique : ___________________________________________________ 34
(a) La mise en culture : _______________________________________________________ 34
(i) Méthode d’ensemencement : ______________________________________________ 34
(ii) La lecture : ____________________________________________________________ 36
(a) Examen à l’état frais : _________________________________________________ 36
(b) Dénombrement : _____________________________________________________ 37
(iii) Interprétation de l'ECBU : ________________________________________________ 37
(b) Identification : _________________________________________________________ 38
(i) -La Coloration _________________________________________________________ 38
(a) Technique de la coloration de Gram : _____________________________________ 38
(b) Le test de catalase : ___________________________________________________ 39
(c) Le test oxydase : _____________________________________________________ 39
(d) La coagulase : _______________________________________________________ 39
(e) Identification par la galerie Api 20 _______________________________________ 39

IV. Résultats et discussion _________________________________________________ 40

A. Résultats : ________________________________________________________________ 40
1. Description de la population _______________________________________________________ 40
2. Résultats de l’ECBU : ____________________________________________________________ 42
a) Résultats de l’examen macroscopique : ____________________________________________ 45
b) Résultats de l’examen cytologique : _______________________________________________ 46
c) -Résultats de l’examen bactériologique : ___________________________________________ 47

B. Discussion ________________________________________________________________ 55

V. Conclusion ____________________________________________________________ 59

VI. Références bibliographiques ____________________________________________ 60

VII. Annexe _____________________________________________________________ 69

VIII. Résumé _____________________________________________________________ 75


INTRODUCTION
Introduction

Le diabète, une urgence sanitaire mondiale qui ne cesse de croitre, dont la croissance
est la plus rapide au 21eme siècle. (1)

Selon l’OMS : Organisation Mondiale de la Santé et l’ADA : American Diabetes Association,


le diabète est défini comme : « Un groupe de maladies métaboliques caractérisées par une
hyperglycémie chronique causée par des défauts de sécrétion ou d'action de l'insuline ou les
deux anomalies liées", est dit groupe de maladies en raison des multiples complications qu’il
cause :(métaboliques, chroniques dégénératives et infectieuse).

Le patient diabétique offre un terrain fertile pour tous les types d’infections y compris les
infections des voies urinaires.

L’IU est l'une des complications de l'appareil urinaire et du diabète extrêmement fréquentes,
représentant 35 à 40 % des maladies infectieuses. Elle touche les deux sexes avec une
majorité féminine et l'âge d'apparition n'est pas limité. (2)

Ces infections occupent la première place des infections nosocomiales et la troisième cause de
fièvre. (3)
Les IU sont causées par une gamme de micro-organismes, les plus couramment isolés
appartenant à la famille des Enterobacteriaceae, mais cela n'exclut pas autres bacilles ou
coques à Gram négatif et Gram positif (2)

L'infection des voies urinaires est diagnostiquée par la cytobactériologie urinaire (ECBU),
qui est la clé du diagnostic des infections urinaires. Ceci est mis en évidence par la présence
de leucocytes importants et de bactériurie (4)

Devant la problématique de trouver si les infections urinaires sont plus fréquentes chez les
diabétiques et connaitre les germes causals de ces infections.

Nous avons mis des objectifs qui repose principalement sur :

- La détermination de la fréquence de l'IU du patient diabétique en fonction de différents


paramètres (sexe, âge, bactéries isolées).

-L’identification des bactéries ou micro-organismes susceptibles de provoquer des IU

- La détermination de la prévalence des infections urinaires chez les patients diabétiques.

4
Dans le but d’atteindre nos objectifs, notre étude a été divisée en deux parties :

 1-Partie théorique : une synthèse bibliographique composée de deux chapitres dont le


premier chapitre présente des généralités sur le diabète, le second aborde les infections
urinaires.
 2-Partie pratique : est dite partie expérimentale, le fruit de notre stage pratique
composée d’un chapitre sur les matériels et méthodes utilisées et un autre chapitre
contient les résultats et leur discussion

Et à la fin, notre travail a été fini par une conclusion.

5
Chapitre І :
Généralité sur le diabète

6
Chapitre І : Généralité sur le diabète

I. Le diabète
Le diabète sucré est une maladie évolutive caractérisée initialement par une hyperglycémie
(Augmentation Du niveau de glucose dans le sang) associée à un déficit absolu ou relatif en
insuline. (5)

 L’insuline :

Substance hormonale sécrétée par certaines cellules endocrines pancréatiques (les îlots de
Langerhans).

L'insuline a un effet hypoglycémiant (elle abaisse le taux de glucose circulant dans le sang) et
stimule son stockage dans le foie sous forme de glycogène. (6)

Figure 1: Structure de L’insuline. (7)

A. Epidémiologie :
Le diabète est l'une des urgences sanitaires mondiales dont la croissance est la plus
rapide au XXIe siècle. En fait, le nombre d'adultes atteints de diabète a plus que triplé au
cours des 20 dernières années. (1)

La prévalence mondiale du diabète (normalisée selon l'âge) a presque doublé depuis


1980, passant de 4,7 % à 8,5 % de la population adulte.

Une glycémie supérieure à la normale, ce qui augmente le risque de maladies


cardiovasculaires et d'autres maladies, causant le décès de 2,2 millions personnes en 2016. (8)

-Sur les 3,7 millions de personnes décédées du diabète, 43 % étaient Personnes de


moins de 70 ans, affectant principalement les pays à revenu faible et intermédiaire. (8)

7
1. En Algérie :

Comme dans d'autres pays, la prévalence du diabète en Algérie continue d'augmenter,


atteignant 14,4% de la population âgée de 18 à 69 ans, soit environ 4 millions de personnes en
2018. (9)

B. Classification et types de diabète :


1. Le diabète de type 1
a) Définition et Physiopathologie :
Le DT1 est causé par une réponse auto-immune dans laquelle le système immunitaire de
l'organisme attaque les cellules bêta productrices d'insuline dans le pancréas. Le corps produit
alors peu ou pas d'insuline.

Bien que le DT1 soit plus fréquent chez les enfants et les jeunes adultes, il peut apparaître à
tout âge. (10)

Figure 2: Physiopathologie du diabète de type 1. (11)

Dans l'histoire de la maladie, la perméabilité intestinale augmente et peut


favoriser l'infection. Hyperperméabilité Peut être le résultat de changements dans
le comportement alimentaire. L'infection déclenche la destruction des cellules
bêta par libération des antigènes qui seront reconnus par les cellules
présentatrices d'antigènes (APC) dans les ganglions lymphatiques pancréatiques.

Les lymphocytes T CD4+ activés par les APC migrent vers les cellules bêta
pancréatiques et libèrent des chimiokines, attirant ainsi les lymphocytes T CD8+
cytotoxiques. Ces derniers produisent des cytokines qui vont permettre aux
macrophages de recruter et de détruire les cellules bêta, induisant ainsi une
insulite. (11)

8
b) Les symptômes typiques du diabète de type 1 :(10)

Soif excessive
Faiblesse , asthénie
(polydipsie)

perte de poids
énurésie nocturne faim persistante
soudaine

Miction fréquente
Vision floue
(polyurie)

c) Facteurs de risques :
Le développement du DT1 est associé à divers facteurs de risque, le facteur génétique en
premier temps, les facteurs environnementaux tels que l'alimentation, le stress et le facteur
immunologique qui peut être déclenché par une infection virale. (12)

d) Actions de lutte contre le DT1 :


- Soit Par une combinaison d'injections d'insuline en bolus au moins 3 fois par jour
avant chaque repas.
- Soit par Utilisation d’une pompe à insuline (thérapie par pompe), un dispositif
portable ou implantable conçu pour délivrer de l'insuline en continu. (13)

Stylo à insuline Pompe à insuline

Figure 3: Moyennes d’administration de l’insuline(14)

9
2. Le Diabète de type 2 :
a) Définition et Physiopathologie :
Le DT2 est le type le plus courant, représentant environ 90 % de tous les cas de diabète dans
le monde, se caractérise par une production insuffisante d'insuline face à une demande
corporelle accrue causée par la résistance à cette hormone dans ses tissus cibles tels que le
foie, les muscles et les tissus adipeux. (15)

Figure 4: Physiopathologie du diabète de type 2. (16)

Ce défaut relatif est principalement le résultat de l'incapacité des cellules bêta pancréatiques à
sécréter de l'insuline en réponse au glucose, en raison de la faible capacité du "capteur de
glucose" des cellules ß à reconnaître le signal représenté par le glucose. Il n'est pas constant et
survient généralement dans les stades avancés de la maladie, ce dysfonctionnement est
précédé d'une perte relative ou absolue de la sensibilité à l'insuline suivie d'une diminution de
la masse totale des cellules bêta, ce qui contribue au développement du diabète (15)

b) Symptômes du diabète de type 2 : (17).

Polyphagie Mauvaise cicatrisation urination fréquente

Infections récurrentes
picotements dans les touchant la peau, les
mains et les pieds gencives et les organes
génitaux

c) Facteurs de risques :
Le diabète de type 2 est une maladie multifactorielle causée par des facteurs génétiques et Les
facteurs environnementaux qui affectent l'action de l'insuline, (18)

10
Tels que : l'âge, l'obésité, l'activité physique, le tabac et l'alcool, etc.

d) Actions de lutte contre le DT2 :


Il est d'abord traité par des mesures diététiques hygiéniques, puis nous avons recours rapide à
des traitements anti diabétiques oraux ou injectables (injection d'insuline avec une seringue ou
un stylo), leur efficacité est optimale uniquement lorsque sont associés à une alimentation
équilibrée et à une activité physique régulière.

Le DT2 étant une maladie évolutive, après une augmentation progressive des médicaments
antidiabétiques (escalade du traitement), les patients reçoivent des injections d'insuline
lorsque la carence en insuline devient trop importante. (13)

3. Le Diabète gestationnel (DG) :


Le diabète gestationnel concerne les troubles de la tolérance aux glucides qui emmène à une
Hyperglycémie, initiée ou diagnostiquée pour la première fois pendant la grossesse, quel que
soit dépend de la sévérité de l'hyperglycémie, du traitement nécessaire et de l'évolution post-
partum. (19)

La définition de l'OMS est large car elle inclut et le diabète induit réellement par la grossesse
et le diabète déjà existant, mais non reconnu et diagnostiqué occasionnellement seulement
(généralement de type 2, très rarement de type 1. (20).

a) Symptômes du diabète gestationnel :


La plupart des femmes touchées n'ont aucune maladie, c'est-à-dire qu'elles ne présentent pas
les symptômes typiques du diabète. Souvent, le diabète présente des symptômes non
spécifiques, tels qu'une tendance accrue aux infections des voies urinaires, une augmentation
de la tension artérielle, une augmentation du volume de liquide amniotique ou la présence de
sucre dans l'urine. (21)

b) Facteurs de risques :
Plusieurs facteurs sont associés à un risque accru de diabète gestationnel. Les plus notables sont le
poids, l'âge, les antécédents familiaux de DT2, diabète gestationnel au cours d'une macrosomie fœtale
ou d'une grossesse précédente. (22)

c) Actions de lutte contre le DG :


Le traitement du diabète gestationnel est basé sur la diététique, l'auto surveillance
glycémique (ASG) et insulinothérapie (si nécessaire).

Mise en place du traitement réduit les complications périnatales graves sans


augmenter taux de césarienne. (23)

11
4. D’autres formes de diabètes
 Diabète rénal :
Se caractérise par une glycosurie due à un abaissement du seuil glycémique réel. (13)
 Diabète secondaire :

Valeurs anormales
Le diabète peut aussi être secondaire à des troubles endocriniens (maladie de
Cushing, acromégalie, etc.), à des atteintes du pancréas (pancréatite), voire
provoqué par un traitement, en premier lieu, des corticoïdes, très utilisés en
ophtalmologie. (24)
 Diabète insipide :
Causé par une réabsorption insuffisante d'eau au niveau des tubules rénaux dus à un
déficit en vasopressine, caractérisé par une polyurie et une polydipsie chronique. (13)
Des formes plus rares de diabète ont également été décrites. Il peut s'agir d'un :
Diabète mono génique causé par des mutations dans un seul gène (diabète néonatal et
diabète MODY : diabète de maturité chez les adolescents). (24)

Figure 5: Classification du diabète selon l’OMS

12
ANOMALIE
INTOLÉRAN DE LA Valeurs
CE AU GLYCÉMIE normales
DIABÈTE GLUCOSE À JEUN
_IG_ _AGJ_

≥126 mg/dl ou 6,1–6,9


GLYCÉMIE À <à 7,0 mmol/L <à 100
7mmol/l ; mmol/L (110–
JEUN (126 mg/dl) mg/dl
125 mg/dl)
GLYCÉMIE
2HEURES
après ingestion
d’une charge orale
en glucose
≥à 7,8 et < à
anhydre égale à < à 7,8
≥à 200 mg/dl ou 11,1 mmol/L <à 140
75g dissout dans mmol/L
11,1 mmol/l (140–200 mg/dl
de l’eau). (140 mg/dl)
mg/dl)
(test
d’hyperglycémie
provoquée per os
(HGPO))
48 mmol/mol
(équivalent à - - -
HbA1c
6,5%)
GLYCÉMIE
PLASMATIQUE
ALÉATOIRE - - -
>à 200 mg/dl ou
chez un patient
11,1 mmol/l
symptomatique

C. Diagnostic du diabète :
Tableau 1: Critères de diagnostic du diabète. (25)

13
D. Complications de diabète :

1. Complications métaboliques aigues :


Les complications métaboliques aiguës sont la cause de décès chez les personnes atteintes de
diabète, dont il existe deux types : l'acidocétose et l'hypoglycémie.

 L'acidocétose diabétique : est causée par une carence en insuline, qui peut être un signe de
diabète, ou malgré une insulinothérapie. Dans ce dernier cas, cela signifie que le traitement ne
peut pas répondre aux besoins en insuline de l'organisme, et cette décompensation est
généralement due à des déclencheurs exogènes.
 L'hypoglycémie : est une complication iatrogène qui résulte d'un sur traitement d'insuline par
rapport aux besoins en cette dernière. Comme pour l'acidocétose, les déséquilibres sont
souvent causés par des déclencheurs. (26)

2. Complications chroniques dégénératives


a) Complications micro-vasculaires
Une glycémie élevée peut endommager les parois des plus petits vaisseaux sanguins
(capillaires) ; cela peut provoquer des maladies touchant principalement les yeux
(rétinopathie), les reins (néphropathie) et les nerfs (neuropathie) :

La rétinopathie diabétique : est la principale cause de cécité chez les adultes et par conséquent
souvent avec atteinte oculaire bilatérale, ne causant que des symptômes.

La néphropathie diabétique : est la principale cause d'insuffisance rénale terminale, classiquement


définie par la présence d'une protéinurie permanente, également appelée Macro albuminurie,
caractérisée par une excrétion urinaire d'albumine supérieure à 300 mg par 24 heures, ou avec une
protéinurie permanente et une fonction rénale altérée et caractérisée par une diminution du taux de
filtration glomérulaire et créatinine sérique élevée. (27)

La neuropathie

La neuropathie diabétique est un dysfonctionnement de l'activité nerveuse normale dans le


corps qui peut altérer les fonctions autonomes, motrices et sensorielles. La neuropathie
périphérique, la forme la plus courante de neuropathie diabétique, affecte les nerfs des
extrémités distales, en particulier ceux des pieds. Elle altère principalement la fonction
sensorielle, provoque une sensation anormale et un engourdissement progressif et favorise le
développement d'ulcères (pied diabétique) dus à un traumatisme externe et/ou à une
distribution anormale de la pression osseuse interne. (28)

14
b) Complications macro-vasculaires :
 Maladie cardiovasculaire (MCV) :

-L’athérosclérose.

-l’hypertension artérielle (HTA).

-Maladie coronarienne entraînant une angine de poitrine, ou Infarctus du myocarde.

-Artériopathie périphérique (APP).

 Maladie cérébro-vasculaire (AVC).


 Encéphalopathie diabétique.
 Pied diabétique. (27)

Figure 6: Complications macro et micro- vasculaires du diabète. (29)

3. Grossesse diabétique : (30)


On estime que 50 % des grossesses diabétiques sont compliquées, la gravité de ces
complications est représenté par :
.

fausse malformatio naissance macrosomie mortinaissan


couche n fœtale prématurée ce

15
4. Complications infectieuses :
Le diabète confère un statut spécifique par rapport au risque d'infection, et la
susceptibilité des patients diabétiques à l'infection est bien connue. Ces infections sont
favorisées surtout lorsque le diabète est déséquilibré, nous subissons les infections suivantes :

Pulmonaires

Les infections pulmonaires par des bactéries banales, aucun cas de tuberculose n’a été
observé.

ORL et Dentisterie

Le diabète peut nuire à la santé bucco-dentaire. Par exemple, il a été associé à un


risque accru d'inflammation des gencives chez les personnes dont la glycémie est mal
contrôlée.

Cutanéomuqueuse : infection, démangeaisons, maladie de la peau (dermopathies). (13)

Figure 7: Complications infectieuses. (31) (32) (33)

16
CHAPITRE П :
APPAREIL URINAIRE
ET INFECTIONS
ASSOCIÉES

17
Chapitre П : appareil urinaire et infections associées

II. Généralités sur l'appareil urinaire :


Le système urinaire contrôle le volume d'eau dans le corps et l'élimine de lui-même après
avoir filtré les déchets cellulaires et les substances toxiques sous forme d'urine

Anatomie de l'appareil urinaire :


Grâce au triple mécanisme de filtration, sécrétion et réabsorption, le système urinaire est
chargé de purifier le sang et de maintenir sa composition constante. Il se compose de deux
organes massifs : Les reins, par le même mécanisme, forment l'urine, qui est drainée vers la

vessie en empruntant l'uretère. Une fois dans la vessie, l'urine est excrétée par l'urètre 34

Figure 8: Anatomie de l'appareil urinaire. (35)

1. Le haut de l’A .U
=> Reins : Les reins au nombre de deux, sont situés derrière le péritoine, d'où le nom
d'organe rétro péritonéal. Ils sont situés à l'arrière de l'abdomen, entre les vertèbres T12 et
L03. Le rein droit est positionné légèrement plus bas que le rein gauche pour s'adapter à
l'emplacement du foie. Les deux reins sont en forme de haricot, avec une longueur moyenne
de 12 cm, une largeur de 6 cm et une épaisseur de 3 cm(4) 36

Chaque rein contient plus d'un million de minuscules structures appelées néphrons

18
(glomérules + tubules rénaux) qui filtrent le sang pour produire l'urine

_Néphron : le néphron est l'unité fonctionnelle du rein .il comporte le corpuscule rénal et le
tubule rénal. C’est l'examen au microscope et la reconstruction en trois dimensions qui a
permis de mettre en évidence cette structure éliminatoire de rein. 36

Figure 9: anatomie de rein. (37)

=>Uretères : Deux uretères, un à droite et un à gauche, sont les canaux qui draine l'urine
produite vers la vessie, l'uretère crée une connexion entre le bassinet du rein et la vessie à la
sortie des reins et mesure environ 30 cm et peut varier en diamètre de 5 à 10 mm (38)

2. Le bas de l’A.U
=>la vessie Est un organe creux, sphérique, dont la paroi est musculaire, il stocke l'urine
venant des uretères puis lorsqu'il est plein, l'évacue vers l'urètre en contractant la paroi
musculaire. Chez l’homme, la vessie se trouve directement devant le rectum et chez la femme,
elle est devant le vagin et sous l’utérus (39)

=>l'urètre : le conduit musculo-membraneux qui part de la vessie et qui est chargé d'émettre
les urines vers l'extérieur au niveau de l'orifice urinaire qu'on appelle le méat.

Chez la femme, il mesure 3 à 4 cm et chemine sur la face antérieure de la cavité vaginale il est
beaucoup plus court et s'ouvre à la vulve.

Chez l'homme, il est plus long : sa longueur est d'environ 25 cm. (40)

=>la prostate : La prostate est une petite glande, qui n’existe que chez l’homme. Elle est
environ de la taille d’une noix de Grenoble, située sous la vessie devant du rectum. Elle
entoure la partie supérieure de l’urètre, si le volume de la prostate augmente, elle peut exercer
une pression sur l’urètre et le bloquer, ce qui risque d’entraîner de la difficulté à uriner. (41)

19
B. Définition de l'urine
L'urine est un liquide organique jaune pâle, souvent à l'odeur l'égerment acide, sécrétée par les
reins en filtrant le sang excrété par le système urinaire, en moyenne, les reins produisent entre
0,5 et 2 litres par 24 heures qui s'écoule par les voies urinaires (uretère, vessie, urètre) et
s'accumule dans la vessie avant être évacué par l'urètre, sa fonction principale est d'éliminer
les déchets de l'organisme. 42

1. Constitutions physiologiques de l’urine :


Tableau 2: principaux constituants de l’urine (43)

Eléments minéraux Valeurs valables

Sodium (50 à 150 mmol/24h)

Potassium De 2 à 4 g (50 à 100 mmol/24h)

Calcium De 100 à 400 mg (2,5 à 10 mmol/24h)

Chlore De 4 à 9 g (120 à 250 mmol/24h

Éléments organiques

Acide urique De 0,35 à 1 g (2 à 6 mmol/24h)

Urée De 10 à 35 g (180 à 600 mmol/24h)

Créatinine De 0,5 à 2,5 g (5 à 20 mmol/24h)

Urobiline De 0,2 à 3,5 mg (0,33 à 5,91 µmol/24h

Eléments cellulaires

Cellules épithéliales desquamées Quelques cellules

Cylindres 1 à 2 cylindres hyalins/min

Hématies Inférieur à 5000/min

Leucocytes Inférieur à 5000/min

C. Définition de l’IU
C'est une attaque au niveau tissulaire par un ou plusieurs microorganismes (issus du tube

20
digestif, de la flore génitale ou cutanée) de l'arbre urinaire, peut générer une réponse
inflammatoire (44)

a) 2 .Classification des infections urinaire :


(1) A-selon la localisation :
 Infection basse :
Il existe 3type d'infections basses
 Cystite :
C’est une inflammation de la paroi vésicale d'origine infectieuse , qui n'implique que
les femmes, car toute infection des voies urinaires inférieures chez l'homme reflète
comme une prostatite , dite inflammation cause des brûlures mictionnelles associées
de façon inconstante à une dysurie (miction douloureuse) d'intensité variable et une
sensation de pesanteur pelvienne, pollakiurie et des impériosités mictionnelles
responsables parfois d'incontinence ,urines troubles parfois nauséabondes, une
hématurie macroscopique fréquemment associée et parfois pyurie. La fièvre et les
douleurs lombaires sont toujours absentes (45) Près de 67% des épisodes de cystite
surviennent chez des patients diabétiques. (46)Cependant, elle prédomine chez les
femmes diabétiques d'âge moyen, avec parfois un pronostic sévère(47)
 Urétrite :
C’est une infection qui touche uniquement l’urètre que l’on appelle urétrite. Il s’agit
d’une infection transmissible sexuellement (ITS) courante chez les hommes, mais les
femmes peuvent aussi en souffrir. Dans la majorité des cas, se manifeste en présence
de plusieurs types de bactéries telles que Gonocoques, Escherichia coli, et Chlamydia
trachomatis responsable de chlamydiose (48)
 Prostatite :
La prostatite est une inflammation bactérienne aiguë de la prostate. Il associe le
syndrome grippal (fièvre > 39°C, frissons, myalgies) à la maladie Mictions irritantes
(fréquence, dysurie) ou obstructives (rétention aiguë). Le toucher rectal est
douloureux, hypertrophie de la prostate, régulier, oui Parfois, il y a un écoulement de
l'urètre. Il s'agit d'une infection grave qui, si elle n'est pas traitée, peut entraîner une
septicémie grave, Choc septique ou abcès de la prostate. (49)

 Infection haute :
 pyélonéphrite :

C’est une inflammation du bassinet et du parenchyme rénal et des cavités excrétrices, initiée

21
par un agent microbien, Le début de cette infection est brutal et associé à des syndromes
infectieux sévères (fièvre, frisson, douleur lombaire unilatérale, brûlures mictionnelles,
pollakiurie, urines troubles et voir aussi des signes digestif (des vomissements et des nausées)
(50)

Plus de 90% des cas de pyélonéphrite emphysémateuse sont rencontrés chez les diabétiques
surtout chez les femmes diabétiques. (51)

 Tuberculose urinaire :

C’est une infection touchant en premier lieu un seul rein. Chez l’homme, elle se manifeste par
des douleurs testiculaires épididymites, rarement une atteinte prostatique. Chez la femme,
l’endométrite et des douleurs pelviennes diffusées sont les plus rencontrées. Généralement,
Mycobacterium est le germe responsable de cette infection (52)

(2) B-Selon la complication :


 IU Simple :

Elle se concentre sur les patients sans facteurs de complication eux Réservé aux jeunes
femmes sans facteur de risque et aux femmes de plus de 65 ans (femmes pré ménopausées
sans facteur de risque) facteurs de risque, femmes non enceintes) (53)

Ces infections sont souvent simples et sont habituellement causées par des germes pathogènes
usuels et répondent rapidement à une antibiothérapie (54)

 IU a risque de complication :

Elles survenant chez les patients qui ont au moins un facteur de complication pouvant rendre
l’infection. (53)

Les facteurs de risque de complication sont : (13)

22
diabète. grossesse sujet âgé : > 65 ans

immunodépression
grave toute anomalie
sexe masculin, du
fait de la fréquence organique ou
des anomalies fonctionnelle de
anatomiques ou insuffisance rénale l'arbre
fonctionnelles chronique sévère urinaire:(résidu
sous-jacentes vésical, reflux,
lithiase, tumeur,..)

 IU graves :

Qu'elle soit simple au début ou qu'elle risque d'être complexe, IU peut être accompagnée
d'une septicémie sévère ou d'un choc septique.

Les signes de gravité sont :

- sepsis grave

- choc septique

- indication de drainage chirurgical ou interventionnel(53)

 Cystite récidivante :

Une cystite est qualifiée de récidivante s’il y a eu au moins 4 épisodes par 1 an

23
b) 3 .Symptômes de l’infection urinaire : (55).

• Douleurs ou des brulures au moment d’uriner.


Symptômes les plus • Une fréquence élevée de miction( jour et nuit)
• Urines troubles avec une odeur noséabande
communs
• Pression dans le bas-ventre
• La présence d’une hématurie.

• Douleurs intenses dans le bas du dos, l’abdomen


et organes sexuels.
• Frissons.
Cas de pyélonéphrite
• hyperthermie
• Vomissements.
• Altération de l’état général

• Dysurie, pollakiurie
• douleurs à l’éjaculation
• frisson, fièvre
Cas de la Prostatite • toucher rectal douloureux
• augmentation du volume de prostate

• brulures
• envies fréquentes d’uriner.
• Pollakiurie diurne et nocturne
Cas de la Cystite simple • Urines troubles et malodorantes
• Hématurie (non signe de gravité)
• Une pesanteur
• Des douleurs
• franches sus pubiennes ou abdominales diffuses.

• fièvre
Chez les personnes âgées • incontinence urinaire
• troubles digestifs (perte d’appétit, vomissements

24
c) .Physiopathologie chez le diabétique :
(1) Voie ascendante :
Est de loin la plus fréquente. Cette voie implique l'introduction de bactéries dans la vessie par
la voie urétrale. Une fois la vessie colonisée, les micro-organismes peuvent, selon la situation,
Continuez à remonter vers le bassinet et le parenchyme rénal. Survenue d'une infection par
voie ascendante dépend en partie de la virulence bactérienne, mais surtout de l'inefficacité des
mécanismes de défense de l'hôte. (56)

(2) - Voie descendante (hématogène) :


Répond au classique syndrome entéro-rénal : lieu d'origine de germe intestinal, est contracté
par voie sanguine au cours des infections aigues du rein et de la prostate(48) Chez les patients
qui présentent une tuberculose active, l’infection de l’appareil urinaire par voie hématogène
peut atteindre tous les niveaux. Le germe habituellement en cause est le Mycobactérium
tuberculosis (57)

(3) Voie lymphatique :


La voie lymphatique est rare, mais des bactéries infectieuses peuvent atteindre la vessie et La
prostate traverse les lymphatiques rectaux et coliques masculins et les voies génito-urinaires
Vaisseaux lymphatiques à travers l'utérus chez les femmes(58)

d) Mécanismes de défense des voies urinaires :


 la miction : est une étape importante des défenses naturelles contre l’infection urinaire,
flux d'urine délivré par les reins dilue la concentration bactérienne(59)
 réaction immunologique : la résistance du tractus urinaire a l'irruption bactérienne
intervenir une réponse hormonal
 la longueur de l'urètre : Chez l'homme crée une barrière naturelle à l'introduction des
bactéries, en plus, les sécrétions prostatiques ont une activité bactéricide. (56)
 la flore commensale vaginale : Chez la femme, par son pH acide et sa composition
(lactobacillus, corynebactérium, etc.), limite la croissance de souches uropathogènes
au pourtour du méat urétral(56)
 la flore saprophyte : notamment génitale, est un maillon important de la défense
antibactérienne. Elle permet de limiter la multiplication de germes pathogène (60)

e) Facteurs favorisant le développement de l'infection urinaire :


1) facteurs liées à l'hôte :

25
 L’âge : les IU sont plus fréquentes chez les femmes d’âge situé entre 15 et 44 ans,
liées à la période d'activité sexuelle. Par contre chez l'homme beaucoup plus fréquente
surtout au-delà de 60 ans en raison de la fréquence des uropathies obstructives
(adénome prostatique en particulier), perte de l'activité bactéricide des sécrétions
prostatiques (61)
 La glycosurie : les personnes diabétiques, en raison de taux élevé de glucose dans
leur urine, ils sont considérés des patients immunodéprimés (62)
 Les malformations congénitales
 Les anomalies des voies urinaires telles que les tumeurs, lithiase, reflux vésicourétéral,
diverticules vésicaux (62)
 la grossesse
 manouvre instrumentales : sondage
 Certains comportements : la mauvaise hygiène ou à l’inverse une hygiène trop stricte.
(63)
2) facteurs liée aux bactéries :
 virulence bactérienne
3) Facteurs liés au diabète :
 Le déséquilibre glycémique (64) (65)
 Glycosurie (in vitro) (66)
 Ancienneté, de diabète(26)
 Incontinence urinaire (68)

f) Germes en cause :
 Les principales bactéries responsables de l’infection urinaire :

De nombreux micro-organismes peuvent infecter les voies urinaires. Les agents pathogènes
les plus courants sont : les entérobactéries, généralement présentes dans Gastro-intestinal, E.
coli représente 63 à 85 % des cas, entre autres : Klebsiella pneumoniae (~8 %),
staphylocoques à coagulase négative (jusqu'à 15 %), S. aureus (jusqu'à 8 %) et streptocoque
(2 à 7 %) (69)

(1) Bacilles à Gram négatifs :


La plupart des infections du tractus urinaire sont dues à la propagation par voie ascendante
des bactéries d’origine intestinale des Entérobactéries au sein desquels .Les Entérobactéries
sont des bactéries qui colonisent l’intestin (le colon essentiellement) (70)

 Escherichia coli :

26
Sont des bacilles à Gram négatif, aérobie anaérobie facultatifs (AAF) avec une structure
flagellaire péritriche, capables de fermenter le lactose et de produire de l’indole, catalase +,
oxydase - (71)

 Proteus spp :

C’est un genre de bactéries de la famille des Enterobacteriaceae, commensal du tube digestif


généralement, des bacilles à Gram négatif et très mobiles avec une uréase très active,
production d’H2S et ne fermente pas le mannitol (72)

 Le groupe KES (Klebsiella, Enterobacter, Seratia) :

Les Klebsiella sont des bacilles à Gram négatif aéro-anaérobies, immobiles, asporogènes,
capsulées, commensales présentes dans l’intestin de l’Homme, sur la peau, les muqueuses et
les voies respiratoires (73)

Enterobacter :

Elle est commensale du tube digestif de l’homme et des animaux mais également de la peau et
les muqueuses. Elle fait partie de la famille des Enterobacteriaceae ce sont des bacilles à
Gram négatif, mobiles, capsulées ou non, qui colonise le tractus intestinal des humains et
d'autres animaux dont l'habitat privilégié est l’intestin et le système respiratoire supérieur.
Certaines peuvent être à l'origine d'infections urinaires (pyélonéphrites) (74)

Serratia spp :

C’est une bactérie saprophyte présente dans l’eau et les cavités naturelles de l’homme, bacille
Gram négatif, mobiles et AAF. Elle est fréquemment isolée en particulier en milieu
hospitalier en raison de sa multi-résistance aux ATB (75)

 Pseudomonas spp. :

Sont des bacilles à Gram négatif aérobies strictes, mobiles grâce à un flagelle polaire, Ceux
sont des bactéries nosocomial possédant un pouvoir pathogène étendu (responsables de
nombreuses infections : pneumonie, gastroentérites et infections urinaires (cystites,
pyélonéphrites) (74)

(2) Les Cocci à Gram positif :


Les IU dues à Cocci Gram positif sont rares (35)76. Ceux sont : les Staphylocoques (S

27
.aureus, S. saprophyticus et autres staphylocoques à coagulase négative) (77), les
Streptocoques (Streptocoques du groupe (D) et les Streptocoques du groupe (B) (78)

(3) Autres germes :


Neisseria (79)

Bien que les bactéries causent la majorité des infections, les champignons ou les virus
peuvent aussi parfois jouer un rôle dans certaines circonstances des levures représentent une
infection réelle des voies urinaire. Le plus souvent sont : les Candida albicans (80).

Les espèces de Candida sont une flore commensale humaine normale. Elles sont également
capables de former des biofilms sur les surfaces prothétiques, ce type de champignon ou
levure se rencontre habituellement chez des malades sondés(81)

2. Diagnostic :

(1) Diagnostic clinique :


-Signes généraux d'infection (fièvre inexpliquée, frissons, faiblesse)

-Signes urinaires fonctionnels (brûlure urinaire, pollakiurie, dysurie)

- Des douleurs périnéales ou pelviennes.

- Des signes biologiques (hyperleucocytose et syndrome inflammatoire (82)

(a) Diagnostic clinique chez le diabétique :


-Les infections des voies urinaires supérieures sont courantes chez les personnes atteintes de
diabète.

- Les personnes atteintes de diabète, en particulier de diabète de type 2, qui ont des infections
urinaires peuvent développer et exclure les symptômes d'infection des voies urinaires, tels que
: Hyperglycémie, état hyperosmolaire non cétosique et même acidocétose. (85) (86)

-D’autres patients, présentent à la fois les symptômes d'une infection urinaire inférieures et
supérieures (pyélonéphrite succinique) .L'atteinte bilatérale est plus fréquente chez les
patients diabétiques (87)

(2) Diagnostic biologique :

-La cytobactériologie urinaire (ECBU) confirme le diagnostic Infection des voies urinaires, ce

28
qui signifie la présence de bactéries dans l'urine, qui est généralement Stérile. (83)

-Nous recherchons également la leucocytose, qui est une accélération Sédimentation (VS) et
marqueurs d'inflammation, qui augmentent en présence d'infection Élevé (en pratique, les
dosages de la protéine C-réactive (CRP) sont les plus intéressants) (84)

b) Traitement des infections urinaires :


-Antibiotiques oraux pour traiter les infections bactériennes

-Antibiotiques intraveineux si l'infection bactérienne est aiguë

-Anti douleur

-Les relaxants musculaires aident à réduire les contractions de la vessie. Cela réduit les fuites
d'urine et le besoin urgent d'uriner

-Hydratation

-une bonne hygiène

-une miction régulière suffisante parfois pour éliminer le plus rapidement la bactérie (88)

29
Partie pratique
MATERIELS ET
METHODES

30
MATERIELS ET METHODES

3. I-PRESENTATION DE L’ETUDE :
a) -Type, lieu et durée de l’étude :
Il s’agit d’une étude rétrospective (du : 28 Février 2022 au : 02 juin 2022)

L’étude s’est déroulée au service diabétologie ainsi qu’au laboratoire de microbiologie au


niveau de polyclinique ‘’A ‘’DALAS et laboratoire de l’université

b) -L’objectif :
-L’identification des bactéries susceptibles de développer une IU.

-La détermination de la fréquence des IU chez le patient diabétique en fonction de différents


paramètres (sexe, âge, bactéries isolées).

- La détermination de la prévalence des IU chez les diabétiques.

c) - Population de l’étude :
Notre étude concerne les patients diabétiques venus en consultation au service diabétologie
(au niveau de l’EPSP).

d) Collecte des données :


Afin de collecter les informations suffisantes sur les patients concernés, une fiche de collecte
était remplie sur place lors de leur consultation.

- -Nom& prénom
- -Age &sexe
- Type de diabète
- ancienneté du diabète
- valeur de l’HbA1c des 3mois précédents la consultation
- type de traitement du diabète
- -Autre maladies associées au diabète : maladies cardiovasculaires (HTA…etc.)
- -Présence de signes cliniques d’infections urinaires
- -Antibiothérapie récente
- -Récidive d’infections urinaires

31
e) Collectes des échantillons et précautions de prélèvements :
50 flacons stériles portent des étiquettes pour mentionner le nom, le prénom et la date de
prélèvement, ont été mis à la disposition de nos patients pour prélever l’urine et réaliser
l’ECBU. Plusieurs précautions de prélèvements ont été recommandées à nos patients afin
d’effectuer un prélèvement de qualité :
Il existe plusieurs méthodes de prélèvement mais ‘‘du milieu de jet’’ est celle qu’on a utilisée
- Le meilleur moment pour prélever les urines est le matin, sinon des urines séjournées
au moins 3 heures dans la vessie pour qu’elles soient plus concentrées et les bactéries
ont plus de temps pour se développer.
- Les patients doivent se laver les mains de manière hygiénique et utiliser les toilettes
avec précaution savon génital, puis rincer à l'eau ou aux antiseptiques (89)
- Il est indispensable d’éviter la contamination des échantillons par la peau ou la flore
digestive (90)
- Après l’élimination du premier jet d'urine (20 ml), le deuxième jet est recueilli dans le
flacon stérile (91)
f) Conservation et transport
Pour éviter toute prolifération bactérienne, le transport des échantillons au laboratoire se fait le plus
rapidement possible, le délai optimal d'acheminement des échantillons est inférieur à 2 heures. Au-
delà de cette période, les pots de recueil des urines seront placés dans des contenants remplis de glace
pendant le transport puis entreposées à 4 C° pendant 24 h(92)

D. La technique de l'ECBU
1. Matériel

a)instruments et appareillage : b)Produits et milieux de culture :

• -Pots stériles pour le prélèvement


• -Boites pétri, Bec bensen • -Gélose chocolat
• -Pipettes pasteur • -Gélose au sang
• -Anse de platine • -Milieu de chapman
• -Lames et lamelles • -Milieu de mac conkey
• -Tubes à essai stériles • -Milieu Chromagar
• -Centrifugeur • bandelette urinaire (apsticks)
• -Eppendorfs • Disques oxydase
• -Réfrigérateur à 4c° • Eau oxygénée
• -Etuves réglé à 37c° • Eau physiologique stérile
• -Microscope optique • Galeries d'identification biochimique
• -Micropipette, ombaux stériles

32
2. Mode opératoire
a) ECBU : (examen cytobactériologiques des urines)
Il s'agit d'une étude quantitative des bactéries présentes dans l'urine correctement collectée et
expédié rapidement au laboratoire d'analyse. L’ECBU reste l’examen clé pour le diagnostic
de certitude d’infection urinaire, il repose essentiellement sur plusieurs étapes :

Examen direct :

Il comporte :

(1) Examen macroscopique :


Basé sur l’observation à l’œil nu des prélèvements

L’aspect de l’urine : après l'homogénéisation des urines : limpide, troubles, peu trouble,
hématique

L’odeur : à l'état normal l'odeur est due à des composés volatiles existant à doses très
faibles. Certains aliments peuvent ajouter leur odeur à celle de l'urine. (93)

La couleur : urine jaune pâle, jaune claire, Jaune foncé, jaune citrin, ambré, jaune
hématique (94)

(2) Examen microscopique : (cytologies)


Après la centrifugation, l'urine présente un dépôt ou culot, en utilisant une pipette Pasteur, une
goutte d'échantillon d'urine est prélevée, placée sur une lame de verre stérile, puis recouverte
d'une lamelle. L’observation au microscope est réalisée avec un objectif (×40). Cet examen
permet de dénombrer les divers éléments. (Leucocytes, hématies, cellules épithéliales,
cristaux, levures, les parasites, flore bactérienne etc.)Ainsi que divers germes mobiles. (13)

Figure 10: Observation microscopique des différents éléments d’échantillon d’urine

33
(3) Chimie des urines
La chimie des urines est un test systématique d’orientation Il se trouve sous forme des réactifs
facilitant ainsi le diagnostic (95)

Le test est effectué à partir d'une bandelette de test d'urine (BU) qui contient plusieurs zones
Les réactifs permettent de rechercher les globules blancs (signes d'infection) et les nitrites
(infection Enterobacteriaceae dans les urines) et mesures de densité Urine, pH, protéines,
glucose, corps cétoniques, urobilinogène, bilirubine et des globules rouges (96)

Mode d’utilisation de la bandelette urinaire :

-Tout d'abord, bien mélanger l'urine en faisant tourner lentement l'agitateur récipient.

- Immerger la bandelette réactive directement dans l'urine.

- Après la durée précisée pour chaque réactif, tenez la bandelette de test horizontalement et
prenez la lecture

Lecture :

La lecture peut se faire visuellement en comparant la bandelette avec la gamme


colorimétrique indiquée sur l’emballage du flacon et on note les résultats. Figure 11

Figure 11: La gamme colorimétrique utilisée dans la lecture de la bandelette urinaire

(4) Examen bactériologique :


(a) La mise en culture :
Le but de la culture bactérienne est de dénombrer et d'isoler les bactéries responsables de l’IU

. C'est le meilleur moyen d'identifier avec précision les microbes présents dans l'urine (97)

(i) Méthode d’ensemencement :


- La plupart des bactéries responsables d'IU ne sont pas exigeantes et sont cultivées sur
géloses ordinaires

34
Les milieux les plus couramment utilisés sont soit non sélectifs - milieu CLED et milieu
violet bromocrésol pourpre... soit sélectifs - milieu de MacConkey (milieu sélectif pour les
bactéries gram-négatives), ce qui rend nécessaire d'ensemencer une gélose adaptée aux
bactéries gram-positives, telle que la gélose au sang avec ou sans inhibiteurs type acide
nalidixique plus colimycine

- Les milieux chromogènes :

Permettant une très bonne différenciation des colonies et une identification putative des
espèces bactériennes présentes dans l'urine. (98)

- A la lumière de ces informations 5 milieux de culture ont été utilisés : milieu Chromagar
d’orientation, macconkey, gélose au sang, gélose chocolat et Chapman,

=> Milieu Chromagar d’orientation : milieu non sélectif permet l'identification directe d'E.
Escherichia coli, Enterococcus. Et Proteus, par l'utilisation d'un simple test complémentaire
(indole, état frais) (98)

=> Gélose au sang frais : est un milieu sélectif pour des bactéries exigeantes (ex : les
streptocoques et les entérocoques) (99)

=> Gélose chocolat : utilisé pour la culture de bactéries exigeantes comme les Neisseria
Streptococcus (99)

=>Le milieu macconkey : un milieu sélectif pour les bacilles à Gram négatif (ex : Escherichia
coli, Enterobacteria, Klebsiella) (100)

=>Le milieu Chapman : un milieu sélectif pour les bactéries à Gram positif (ex : les
staphylocoques). (99)

- D’abord, les urines ont été bien unifiées par une simple agitation.

- Ensuite, près du bec bunsen, 5 gouttes d’urine ont été prélevées et déposées chacune sur l’un
des milieux mentionnés au- dessus.

- ces gouttes ont été ensemencées par des stries d’épuisement (04ou 05 strie parallèles de haut
en bas ou une strie centrale de 04 strie perpendiculaire

-Enfin, les boites ont été incubées dans l’étuve à 37°C pendant 24 heures. (101)

35
Figure 12: Ensemencement de l’urine par des stries d’épuisement (la méthode des quadrants)

(102)

(ii) La lecture :
Après avoir retiré les boîtes du l’étuve, les bactéries présentes dans l’urine apparaissent sous
formes de colonies visibles à l’œil nu, dont chaque germe porte des caractéristiques
organoleptiques particulières : (l’aspect, la couleur), ces dernières incluent aussi la mobilité et
la forme du germe (coque ou bacille) identifiées par :

(a) Examen à l’état frais :


Pour le réaliser on a été besoin de :

* faire une suspension bactérienne :

- dans un tube stérile une colonie a été ajoutée à 10 ml d’eau physiologique stérile.
- une goutte de la suspension préparée a été mise entre lame et lamelle.
- observation microscopique à grossissement ×40.

A B

Figure 13: forme des germes à l’état frais

36
A) la forme bacille des germes, B) la forme Cocci des germes

(b) Dénombrement :
La concentration bactérienne a été estimée par la compararaison de la densité de colonies sur
les milieux utilisés à celle de la référence (Figure 14).

Les comptages sont exprimés en unités formant colonies par millilitre (UFC/ml)

d'urine analysée (101)

Figure 14: Table de lecture pour le comptage des micro-organismes urinaire (101)

(iii) Interprétation de l'ECBU :


Les résultats des différents cas trouvés ont été interprétés selon le tableau suivant :

NB : le critère “ leucocyturie ‘’ n’est pas toujours pris en compte

Tableau 3: Interprétation des résultats d’ECBU

Leucocyturie Bactériurie Culture Interprétation

<10⁴ GB/ml <103 UFC/ml Négative IU absente

IU probable
>10³ et <10⁵
>10⁴ GB/ml 1 seule espèce Examen à
UFC/ml
refaire
IU n’est pas
>10³ et <10⁵
>10⁴ GB/ml 2 ou3 espèces probable,
UFC/ml
l’échantillon est

37
souvent
contaminé.
Un nouvel
échantillon doit
être demandé.

>10⁴ GB/ml 10⁵ UFC/ml 1 seule espèce IU certaine

IU possible à
plusieurs
espèces ou
prélèvement
>10⁴ GB/ml 10⁵ UFC/ml 2 ou3 espèces
contaminé.
Un nouvel
échantillon doit
être demandé.

(b) Identification :
L’identification des souches bactériennes isolées par l’étude des différents caractères
morphologiques, biochimiques (104)

(i) -La Coloration


Il s'agit d'une coloration différentielle ou d'une double coloration qui distingue les bactéries
gram-négatives de celles qui ont Gram positif et déterminer la morphologie et le profil des
bactéries (coques ou bacilles) à partir des colonies isolées.

(a) Technique de la coloration de Gram :


Réalisation d’un frottis :

- une colonie complètement détachée, été placée et étalée sur une lame de verre propre
contenant une goutte d'eau distillée stérile.

-Le frottis été séchée et chauffée par le passage 3 fois à travers la flamme d'un bec Bunsen.

- Le frottis été recouvert avec du violet de gentiane agi pendant 1min.

38
- la lame été rincée avec l’eau de robinet.

- la lame été recouvert avec du lugol et agi 30 secondes.

- la lame été rincée avec l’eau de robinet.

- la lame été recouvert d’alcool pendant 5 à 10 secondes.

- la lame été rincée avec l’eau de robinet.

- la lame été recouvert par la fuchsine pendant 30 secondes à1 min.

- la lame été rincée délicatement par de l’eau du robinet et séchée

Lecture

-positives.

-négatives.

pas de coloration de Gram. (105)

(b) Le test de catalase :


La mise en évidence des bactéries catalase-positives est l'effervescence macroscopique après
l’immersion d’une colonie à tester dans une goutte d’eau oxygéné. (106)

(c) Le test oxydase :


Est un test de détection de l’enzyme cytochrome oxydase chez les bactéries Gram négative qui
sécrètent cette enzyme, telles que Neisseria ou Pseudomonas. (107)

(d) La coagulase :
Un test utilisé pour la différenciation entre les souches de Staphylococcus aureus et les autres
espèces à coagulase négative (SCN) (107), telles que Staphylococcus saprophyticus et
Staphylococcus epidermidis

(e) Identification par la galerie Api 20


La galerie Api 20 permet la recherche de 20 caractères biochimique par des réactions
enzymatiques. La réaction produite lors de l'incubation peut provoquer un changement de
couleur spontané ou être révélée par l'ajout de réactifs. Elle peut diagnostiquer la plupart des
groupes ou espèces bactériens par des galeries d’identification distinctes.

a)-Galerie Api 20 E : La galerie api 20 E est utilisée pour l’identification des


Enterobacteriaceae et autres bacilles à Gram négatif. (99) Annexe n°02

39
Résultats et
discussion

Résultats et discussion

E. Résultats :
1. Description de la population
Tableau 4: Répartition de la population étudiée selon le sexe

Effectif fréquence
homme 22 44%
femme 28 56%
Totale 50 100%

40
[REFCELL]
[REFCELL] [POURCEN 1

[POURCEN TAGE] 2
TAGE]

Figure 15: Répartition de la population étudiée selon le sexe

D’après le graphe au-dessus :

Une majorité féminine été constatée sur notre population étudiée.

Tableau 5: Répartition de la population étudiée selon l’âge

Effectif Fréquence
< 15 1 2%
[15-40] 7 14%
[41-65] 27 54%
> 65 15 30%
Totale 50 100%

41
[REFCELL]
[POURCENTAG
E]
[REFCELL]
[POURCENTAG
[REFCELL] E]
[POURCENTAG 1
E]
2
3
4
[REFCELL]
[POURCENTAG
E]

Figure 16: Répartition de la population étudiée selon l'âge

Commentaire :
La moyenne d’âge est de 56.13 chez notre population

2. Résultats de l’ECBU :
Tableau 6: fréquence des ECBU positifs et négatifs

Effectif Fréquence
ECBU
positifs 10 20%
ECBU
négatifs 40 80%
Totale 50 100%

42
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]

[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]

Figure 17: fréquence des ECBU positifs et négatifs

On observe 10 échantillons ayant un ECBU positifs, donc la prévalence d’IU est de 20%

Tableau 7: distribution des ECBU positifs selon le facteur de sexe.

ECBU + Fréquence

Femme 6 60%

Homme 4 40%

Totale 10 100%

43
[REFCELL]
[POURCENTAGE]

[REFCELL]
[POURCENTAGE]

Figure 18: Répartition des ECBU+ selon le sexe

Le graphe au-dessus montre que la fréquence des cas positifs est plus élevée chez
les femmes par rapport à l’ensemble des patients touchés.

Tableau 8: Répartition des ECBU + selon l’âge

ECBU+ Nombre Pourcentage


âge

< 15 0 0%

(15-40) 2 20%

(41-65) 4 40%

> 65 4 40%

Totale 10 100%

44
[REFCELL]
[POURCEN [REFCELL]
TAGE] [POURCEN
TAGE]
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]

[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]

Figure 19: Répartition des ECBU+ selon l'âge

L’âge moyen des patients ayant une IU est de : 55,7.

Les tranches d’âges les plus touchées sont : [41-65] et > 65 ans.

a) Résultats de l’examen macroscopique :


L’aspect macroscopique des urines permet de prédire l’existence d’une IU. Multiples aspects
et couleurs ont été détectées chez nos malades, les plus abondants sont présentés dans la
figure 20

A B

Figure 20: A- différents aspects et couleurs d’échantillons d’urine. B- urine claire trouble,
citrin limpide :

Tableau 9: Répartition de l’ECBU positifs selon l’aspect macroscopique.

45
population totale cas positifs Fréquence

Limpide 14 0 0%
peu trouble 25 3 30%
trouble 11 7 70%
Totale 50 10 100%

cas positifs
[REFCELL]
P. trouble Trouble
[REFCELL] [REFCELL]
population
totale
[REFCELL]
Limpide
0%

Figure 21: L'aspect des prélèvements

b) Résultats de l’examen cytologique :


L’observation sous microscope permet de constater la présence significative des divers
éléments. (Leucocytes, hématies, cellules épithéliales, cristaux etc.) Ainsi que la présence des
germes (forme Cocci ou bacilles) qui sont des signes d’IU.

46
Les leucocytes cellules cellule rénale Germe de Cr. de
épithéliales forme bacille phosphates de
calcium

Cr. d'acide [Link] [Link] cystine Cr. d'oxalate Cr. de


urique carbonate de de calcium phosphate
(rhomboides) calcium triple

Figure 22: Différents éléments trouvés dans les échantillons d’urine

c) -Résultats de l’examen bactériologique :


Aspects des colonies :

 Sur milieu Chromagar orientation medium

A B

Figure : aspects de différentes espèces bactériennes sur milieu Chromagar

A)- Petites colonies bleues vertes (Enterococcus spp), B)- colonies roses foncées à rougeâtres
(Escherichia coli), C)- colonies blanchâtres (Staphylococcus epidermidis), D)- colonies de
couleur crème (Staphylococcus saprophyticus)

C D
 Sur milieu : macconkey

47
A B

Figure 23: Aspects des bactéries gram- sur milieu macconkey

A)-colonies roses à rougeâtres (fermentent le lactose) ex : (Klebsiella oxytoca), B)- colonies


incolores (ne fermentent pas le lactose) ex : (Pseudomonas spp).

֍ Sur : Gélose au sang frais ֍ Sur : Gélose au sang cuit

Figure 24: Aspects des colonies isolées sur gélose au sang et gélose chocolat

Colonies blanchâtre sans halo

 Sur : Chapman

48
A

B
A B

Figure 25: Aspects des colonies isolées sur milieu Chapman

A)- colonies blanchâtres (Staphylococcus epidermidis), B)- colonies blanchâtres avec un halo jaune
(Staphylococcus saprophyticus)

NB : Staphylococcus saprophyticus : une croissance entourée par un halo jaune, indiquant la


fermentation de mannitol

- Staphylococcus epidermidis : absence de la fermentation du mannitol donne des


colonies blanchâtres sans changement de couleur du milieu. (103)

*Le critère de fermentation de mannitol ne donne pas une identification à 100% des espèces
mentionnées, une autre technique d’identification été utilisée (voir : résultats des tests
biochimiques)

Résultats de coloration de gram

A B

Figure 26: Résultats de coloration de gram

A)- des Cocci moves (Gram+), B)- des bacilles roses (Gram-)

49
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]

Figure 27: répartition des espèces isolées selon les résultats de coloration de gram

Résultats de dénombrement bactérien :

Tableau 10: Dénombrement des cultures selon les types d’IU

Type d’IU
IU à un IU à deux
Cultures seul germe germes Totale Fréquence

10³> (n) <10⁴ 0 0 0 0%


UFC/ml
≥10⁴ UFC/ml 5 0 5 50%

10⁵ UFC/ml 3 2 5 50%

Totale 8 2 10 100%

(n) : nombre de colonies

50
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]

[REFCELL] [REFCELL]
[POURCEN [POURCEN
TAGE] TAGE]

Figure 28: Répartition des cultures selon leur comptages exprimées en : (UFC/ml)

- Le graphe montre que l’IU n’est plus significative dès que le taux est ≥10⁴ UFC/ml

Tableau 11: Fréquence des ECBU+ selon le type d’IU

ECBU+ Type
d'infection Effectif Fréquence

IU à un germe 8 80%

IU à deux germes 2 20%

Totale 10 100%

51
Fréquence des ECBU+ selon le type d'IU
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Figure 29: répartition des ECBU+ selon les types d’IU

Tableau 12: résultats des tests biochimiques

Germes Escherichia Klebsiella Serratia Pseudomonas Staphylococcus S. Enterococcus


isolés coli oxytoca rubidaea Spp saprophyticus epidermidis spp
Tests
Oxydase + - + + - - /
Catalase + + + + + + -
Coagulase / / / / - - /

Les bactéries gram+ à coagulase – (SCN), ont subit un test de sensibilité à la novobiocine :

- Une suspension bactérienne équivalente en turbidité à un étalon d’opacité de


0.5McFarland été ensemencée sur la gélose Muller-Hinton et incubée à37°c pendant
24h.
- Un disque d’antibiotique (novobiocine 5µg) été mis sur la culture et ré-incubée dans
les mêmes conditions
- Une zone d’inhibition été apparue chez certaines cultures et pas chez autres, montrant
la résistance et la sensibilité à cet antibiotique

Résultats :

52
A B

Figure 30: Résultats de sensibilité des SCN vis-à-vis la novobiocine.

A)- Staphylococcus saprophyticus (résistante), B)- Staphylococcus epidermidis (sensible). (111)

Tableau 13: Résultats du test de sensibilité à la novobiocine.

espèce
Staphylococcus Staphylococcus Nombre
sensibilité saprophyticus epidermidis d'isolement Fréquence
Résistante + - 3 50 %
sensible - + 3 50%
Totale / / 6 100%

50% 50%

1 2

Figure 31: Fréquence de sensibilité/résistance de SCN

Résultats de Galerie API 20E

53
- Après la réalisation d’une série de tests biochimiques.

On a constaté que nos souches sont des souches pures. La galerie API 20E été utilisée pour la
confirmation des résultats obtenus.
- 3 espèces bactériennes été identifiées (Escherichia coli, Klebsiella oxytoca et Serratia
rubidaea) (annexe).
- Les résultats finals obtenus de l’ECBU ont été remplis sur un bon d’analyse (annexe
03)

Tableau 14 : Répartition globale des germes identifiés selon le nombre d’isolement

germes nombre Fréquence Totale


identifiés d'isolement
Staphylococcus
3 25%
saprophyticus
Staphylococcus
3 25% 58.33%
Cocci gram+ epidermidis
Enterococcus
1 8.33
spp
Escherichia
2 16.67%
coli
Klebsiella
1 8,33%
Bacilles gram- oxytoca 41.67%
Serratia
1 8,33%
rubidaea
Pseudomonas 1 8,33%
Totale / 12 100%

54
[REFCELL]
[REFCELL] [VALEUR]
[VALEUR] [REFCELL][PO
[REFCELL] URCENTAGE]
[VALEUR]
[REFCELL]
[VALEUR]
[REFCELL]
[POURCENTA
GE]
[REFCELL]
[VALEUR]

Figure 32: présentation graphique des germes identifiés

F. Discussion
Durant notre stage pratique nous avons travaillé sur les infections de tractus urinaire chez les
patients diabétiques venus en consultation et ayant/ou pas des signes d’une IU. Une majorité
féminine été constatée sur notre population étudiée avec un taux de (56%) et (44%) pour les
hommes. Ce résultat est similaire à celui de (HIMI R., 2016) au Maroc.
- La plupart de nos patients sont des personnes âgées dont l’âge moyen est de 56.13.
Examen cytobactériologique des urines :
Interprétation :

55
 Parmi les 50 patients qui ont subi un ECBU, que 10 avaient des résultats positifs
avec un pourcentage de 20% et les 80% qui reste représentent les résultats négatifs,
le même résultat été trouvé par (ABADA S., ROUIDJI W., 2020). Cette vaste
différence entre les résultats positifs et négatifs peut être interpréter par plusieurs
hypothèses :
La réception d’une antibiothérapie récente : selon la SPILF 2014 la prise récente
d’antibiotique augmente le risque de développer une infection avec une souche résistante.
(112)
Le non-respect des conditions d'hygiène lors du prélèvement

Le non suivi de protocole d'échantillonnage

La mauvaise conservation de l'urine ou délai excessif entre le prélèvement et la réalisation


de l’ECBU aboutit à une reproduction bactérienne et donc faux résultats.

Répartition des ECBU positif selon le sexe

Une prédominance féminine (60%) été constaté vs 40% pour les hommes. ces résultats
confirment que les femmes sont les plus touchées par les infections urinaires. cette
domination été raisonné comme suit :
La courte distance entre l'anus et le vagin facilite l'entrée des bactéries le plus souvent
d’origine fécale, par opposition, l’urètre masculin est long (20 cm) environ et est moins
exposé aux infections.
Les rapports sexuels favorisent la prolifération des bactéries urétrales dans la vessie.

Modifications de l'acidité vaginale après une baisse normale des hormones (œstrogènes) et
pertes vaginales après la ménopause.

Les sécrétions de la prostate chez l’homme, assurant une protection Additionnel. (1)

Nos résultats vont dans le même sens avec ceux de (SAMAH-MOLA . 2016)
Répartition des ECBU+ selon l’âge :

Dans notre étude les tranches d’âges les plus touchées étaient de : [41-65] et > 65 ans par un
taux équivalent : (40%). suivie par celles qui ont l’âge entre (15-40) qui concerne les jeunes
femmes(20%) alors que notre étude n’a pas rencontrée à aucun cas d’enfant infecté. Ce
résultat est similaire à celui rapporté par (Bouakkaz H., Boucherbit S., 2017) sauf qu’elles
ont trouvé des résultats significatif chez les enfants, mais concerne la plus faible fréquence.

56
- Nos résultats montrent qu’il existe une relation proportionnelle entre l’atteinte d’IU et
l’âge avancé chez les diabétiques.
Répartition de l’ECBU positifs selon l’aspect macroscopique

Les résultats obtenus montrent que l’IU est souvent associée à des urines troubles (70%). Le
même résultat été décrit par (ABDELLAOUI H., AZIZI R., 2016).à la deuxième place les
urines peu trouble (30%).Alors qu’elle n’été pas associée à des urines limpides.

Il peut y avoir une raison au taux élevé d'urine trouble chez les patients diabétiques atteints
de l'IU :

La concentration de bactéries et la présence d'autres éléments dans l'urine tels que les
cristaux, les parasites et parfois une automédication non prouvée.

Interprétation de l’examen cytologique :

.Cellules épithéliales : peuvent être observées dans les urines : des cellules rénales, vésicales
et urétrales.

.Cylindres: se forment lorsque des cellules, des débris cellulaires et des protéines adoptent la
forme du tubule rénal. Il existe plusieurs types de cylindres :

=>cylindres hyalins : normal sans signification

=>cylindres leucocytaires : signes de réaction inflammatoire du parenchyme rénale

=>cylindres épithéliaux : résultant de la desquamation du néphron

=>cylindres granuleux : provenant des débris cellulaires

=>cylindres crieux : écaillement des cellules granuleux

On peut observer les cylindres chez les sujets normaux n'ont aucune signification (11) (108)

.les cristaux : les cristaux peuvent être médicamenteux, d’oxalate de calcium, d’acide urique,
de cystine ou phospho-amoniaco-magnésiens. Leur présence n'a pas de signification
pathologique sauf s'il y'a un taux élevé d'acide urique ; en cas d'insuffisance rénale.

Chimie des urines : (interprétation)

L’examen chimique des urines des patients diabétiques et souffrent d’une infection urinaire
montre :
=> Un pH supérieur à 6, indiquant la présence d'ions hydrogène dans les urines.

57
=> Des leucocytes présents, entraînant l'excrétion de l'enzyme (leucocyte estérase). Cette
réaction se déroule lorsque la leucocyturie est supérieure à 10⁴ leucocytes/ml. (109)

=> Une nitrite présente, indiquant la présence des bactéries ont des enzymes de nitrate
réductase, convertissent le nitrate alimentaire en nitrite, appartenant à la famille des
Enterobacteriaceae, telles que E. coli

=> Une protéinurie présente : peut révéler une insuffisance rénale.

=> Une glycosurie présente : le cas d’hyperglycémie quand le niveau de réabsorption rénale
est dépassé.

=>Une hématurie présente : en cas d'infection rénale (pyélonéphrite) (110)

Répartition des ECBU+ selon le type d’IU

Une fréquence de 80% désigne une majorité aux cultures mono-microbiennes et le faible
pourcentage restant représente les cultures bi-microbiennes. Cette fréquence a apparu la
même chez (ABDELLAOUI H., AZIZI R., 2016)
- les germes associés ont été : Klebsiella oxytoca + Staphylococcus saprophyticus et
Staphylococcus saprophyticus + [Link]

Répartition des micro-organismes responsables d’infection urinaire :

Notre étude a mené à une diversité des bactéries isolées chez la population étudiée, mais
contrairement aux résultats trouvés par d’autres chercheurs tels que (Tourret et al., 2015)
Escherichia coli n’était pas le germe le plus fréquent, mais la deuxième (16.67%), or que les
SCN ont pris la première place. Les deux espèces (Staphylococcus saprophyticus et
Staphylococcus epidermidis) ont été dominante avec un taux de 50%, et (8.33%) pour les
espèces restantes
(Klebsiella oxytoca, Pseudomonas spp, Serratia rubidaea) des bacilles gram- et
(Enterococcus Spp) Cocci gram+
L’apparence prédominante des staphylocoques peut-être à cause de
- la capacité d'adhésion aux cellules urothéliales. (3)

Notons que Staphylococcus saprophytes est la principale cause d'infection des voies urinaires
(IU) non compliquée chez les jeunes femmes sexuellement actives (3)

58
-Également signalé chez les hommes de tous âges et des infections plus graves telles que la
pyélonéphrite aiguë, la prostatite, la péritonite ou l'endocardite. (3)

III. Conclusion

Les infections urinaires désormais très courantes chez le sujet diabétique et elles peuvent
avoir des conséquences pathologiques graves à long terme.

Le diagnostic d'IU repose sur l'interprétation correcte de l'ECBU, qui est le seul test
biologique pouvant confirmer son diagnostic et doit être pratiqué pour identifier les germes
responsables

Dans ce travail, il a été noté que la mastication fréquente d'IU chez les patients diabétiques
était associée à certains facteurs : sexe, âge, déséquilibre glycémique

59
D'après les résultats obtenus au cours de notre stage, les femmes semblent être plus sensibles
aux infections urinaires que les hommes.

Contrairement à l’habituel, la fréquence la plus élevé été occupée par les SCN (50%), suivie
de Escherichia coli (16.67%) et avec un taux plus faible (8.33%) : Klebsiella oxytoca,
Pseudomonas spp, Serratia rubidaea) des bacilles gram- et(Enterococcus
Spp) Cocci gram+.
En conclusion, on arrive à dire que l’identification correcte des facteurs favorisants l’IU et
leur prévention pourrait permettre de réduire d’une façon considérable la fréquence de ces
infections. La prévention demeure le meilleur moyen de lutte.

IV. Références bibliographiques


:

(1) - Saeedi, P., Petersohn, I., Salpea, P., Malanda, B., Karuranga, S., Unwin et al (2019):
Global and regional diabetes prevalence estimates for 2019 and projections for 2030
and 2045: Results from the International Diabetes Federation Diabetes Atlas. Diabete.
(2) [Link] [Link]., Walker. Jennifer N., Caparon. Michael., [Link]
J.(2015)..urinary tract infections : epidemiology, mechanisms of infection and
treatment options ;Nat Rev Microbiol. 2015 May ; 13(5) :[Link] :10.1038/3432.
(3) Patterson JE, Andriole VT. Bacterial urinary tract infections in diabetes. Infect Dis
Clin North Am. sept 1997;11(3):735 50.
(4) Abalikumwe F. 2004. Investigation sur les bactéries responsables des infections
urinaires et leur diagnostic par l’étude comparative, Thèse de Bachelor dégrée en

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sciences médicales, Kigali Health Institute (KHI), Kigali, Rwanda
(5) DJELOUAT S., 2010 : LE DIABETE SUCRE Comment vivre avec. Algerie, 17p
(6) BUICAN D., 1997 : Dictionnaire de Biologie Notions essentielles. Paris, 80-81p
(7) Horn F. (2005) : Biochimie humaine. Edition medecine science Flammarion. Paris.
343p.
(8) OMS (Organisation mondiale de la Santé). (2016). Rapport mondial sur le diabète.
Rapport mondial sur le diabète. Diabète sucré – épidémiologie. 2. Diabète sucré –
Prévention et maîtrise.3. Diabète, gestationnel. 4. Maladie chronique. 5. Santé
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981254702776060&lqi=ChtjZW50cmUgZGUgbmVocm9sb2dpZSAtbGV5b25aHCIa
Y2VudHJlIGRlIG5laHJvbG9naWUgbGV5b26SAQ9kaWFseXNpc19jZW50ZXI&ve
d=2ahUKEwi6gq_luIX4AhWNIbkGHSO9C9AQvS56BAgDEAE&sa=X&rlst=f#dlnr
=1&rlfi=hd:;si:5703981254702776060,l,ChtjZW50cmUgZGUgbmVocm9sb2dpZSAt
bGV5b25aHCIaY2VudHJlIGRlIG5laHJvbG9naWUgbGV5b26SAQ9kaWFseXNpc19
jZW50ZXI;mv:[[46.4380418,7.957781600000001],[33.3065536,-
7.683152899999999]];tbs:lrf:!1m4!1u3!2m2!3m1!1e1!1m4!1u2!2m2!2m1!1e1!2m1!1
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V. Annexe
Annexe 01 : résultats d’analyses de la population étudiée

N° de Sexe Age Aspect cytologi chimie Bacteriuri Résultats


prélèvemen e e
t
01 Femme 37an Clair - Ph=5 - ABS IU
s peu
trouble

69
02 Homm Clair Qlq Cr Ph=5 - Abd IU
e limpide Du=1.05
03 Homm 72an Clair _ Ph=5 - Abs IU
e s peu Du=1.02
trouble 5
04 Femme Clair Qlq Cr Ph=5 Staphylocoque
Trouble Pro+ Épi
05 Femme Clair - Ph=6 - ABS IU
Limpid Du=1.02
e
06 Homm 76an Clair - Ph=5 - ABS IU
e s Limpid Du=1.02
e
07 Femme 72an Clair - Ph=5 - ABS IU
s Peu
trouble
08 Homm Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e Limpid Du=1.02
e
09 Homm 64an Foncé - Ph=6 - ABS IU
e s Peu Du=1.03
trouble 0
10 Femme 44an Foncé - Ph=07 - ABS IU
s Limpid Pro+
e Glu+
Du=1.02
11 Homm Foncé Leuc Ph=6 [Link]
e Trouble Qlq cr Nit+
Glu +
12 Homm 72an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s limpide Du=1.25
Glu +++
13 Homm Foncé Assez cr Ph=5 - ABS IU
e Peu Du=1.03

70
trouble 0
14 Femme 68an Clair Leu Ph=5 - ABS IU
s Peu C épi Du=1.02
trouble Qlq cr 0

15 Homm Clair - Ph=6 - ABS IU


e Peu Du=1.02
trouble
16 Femme Trouble Assez Ph=6 - ABS IU
cr Nit+
Du=1.01
0
17 Femme 47an Trouble - Ph=6 - ABS IU
s Du=1.01
5
18 Homm Clair - Ph=6 - ABS IU
e Peu Pro+
trouble Du=1.02
0
Glu +++
19 Femme Clair - Ph=6 - ABS IU
Trouble Du=1.03
0

20 Femme Staphylocoque
sap
Épi
21 Femme 54an Clair - Ph=5 - ABS IU
s Peu Du=1.01
trouble 5
22 Femme
23 Femme Foncé Qlq cr Staphylocoque
Trouble épi
24 Femme Clair - Ph=5 - ABS IU

71
Peu Du=1.02
trouble 0
Glu++++
25 Femme 54an Clair - ABS IU
s Peu
trouble
26 Femme 71an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
s Peu Du=1.03
trouble 0
27 Femme Clair C épi Ph=6 - ABS IU
Peu Qlq cr Du=1.02
trouble 5
Glu+
28 Homm 61an Clair C épi Ph=5 - ABS IU
e s Peu Qlq cr Du=1.01
trouble 5
Glu
++++
29 Homm 44an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s Peu Du=1.03
trouble 0
Glu+
Pro+
30 ? Foncé Qlq cr Ph=5 Klebseila
Peu Du=1.02 Staphylocoque
trouble 5 s
Glu++ Sap
31 Homm 40an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s Limpid Du=1.02
e 5
32 Homm 61an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s Limpid Du=1.03
e 0
Pro+

72
Glu+
33 Homm Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e Limpid Du=1.01
e 5
34 Femme 67an Clair Assez cr Ph=6.5 Pseudomenas
s Trouble Du=1.01
0

35 Homm Clair Qlq cr Ph=6 - ABS IU


e Peu Du=1.02
trouble 0
36 Femme 27an Clair Qlq cr Ph=5 Staphylocoque
s peu Du=1.01 sap
trouble 5
37 Femme Clair C épi Ph=6 - ABS IU
Impide Qlq cr
38 Homm Clair Assez cr Ph=5 - ABS IU
e peu Du=1.02
trouble 5
39 Homm Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e peu Du=1.03
trouble 0
40 Femme Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
peu Du=1.03
trouble 0
Pro+
41 Femme 49an Clair Qlq cr Ph=6 - ABS IU
s peu Du=1.02
trouble 0
42 Femme 41an Clair C épi Ph=6 - ABS IU
s Trouble Qlq cr Du=1.02
0
43 Homm Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e peu Du=1.02

73
trouble 5
44 Femme 27an Clair Qlq cyl Ph=5 - ABS IU
s peu Qlq c Du=1.02
trouble épi 0
Glu++++
45 Homm Clair Assez c Ph=5 - ABS IU
e Peu épi Du=1.01
trouble 0
46 Femme 25an Clair - Ph=5 - ABS iU
s limpide
47 Femme Clair Assez cr Ph=6 Staphylocoque
trouble Qlq c épi
épi
48 Femme 68an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
s peu Du=1.01
trouble 0
49 Homm 77an Trouble Leu Ph=6 Enterococcus
e s Assez c Sap
épi
Qlq cr
Cylindre
50 Femme 35an Clair - Ph=5 - ABS IU
s limpide

Annexe 2 : résultats sur galerie biochimique

74
Klebsiella oxytoca sur galerie biochimique

Serratia rubidaea sur galerie

Annexe 3 : le bon d’analyse

75
76
VI. Résumé
Les infections des voies urinaires sont fréquentes et peuvent être graves chez les personnes
atteintes de diabète. Elles sont également une source de déséquilibres du diabète. Elle affecte
plusieurs organes du système urinaire (vessie, reins, urètre, prostate) par conséquent les
infections urinaires communautaires sont peu étudiées chez les diabétiques. Le but de notre
étude était de comprendre la fréquence des infections urinaires et d'isoler et d'identifier les
bactéries responsables des infections urinaires. Nous avons entrepris une étude rétrospective
dans le laboratoire de microbiologie pour relever l’ECBU des patients diabétiques venus en
consultation externe. Sur les 50 ECBU collectés qui répondaient à nos critères d'inclusion, 10
étaient positifs.

La série des germes qui ont été identifiés inclut : Staphylococcus saprophyticus
Staphylococcus epidermidis, Escherichia coli, Klebsiella oxytoca Serratia et Pseudomonas,

Les facteurs de risque associés à l’infection urinaire étaient le sexe, dont le sexe féminin est
le plus touché avec une incidence de 56% contre 44% pour les hommes cela affecte tous les
tranches d'âge. En revanche elle est plus fréquente chez les adultes, ainsi que les
complications diabétiques, l’ancienneté du diabète, la glycosurie été inclut.

Mots-clés : infection des voies urinaires, diabète, examen cytobactériologique des urines,
germes, facteurs de risque

Abstract

Urinary tract infections are common and can be serious in people with diabetes. They are also
a source of diabetes imbalances. It affects several organs of the urinary system (bladder,
kidneys, urethra, prostate) therefore community urinary tract infections are little studied in
diabetics. The aim of our study was to understand the frequency of urinary tract infections and
to isolate and identify bacteria responsible for urinary tract infections. We undertook a
retrospective study in the microbiology laboratory to record the ECBU of diabetic patients
who came to an outpatient setting. Of the 50 ECBU collected that met our inclusion criteria,
10 were positive.

The series of germs that have been identified include Staphylococcus saprophyticus
Staphylococcus epidermidis, Escherichia coli, Klebsiella oxytoca Serratia and Pseudomonas,

The risk factors associated with urinary tract infection were sex, of which the female sex is
the most affected with an incidence of 56% against 44% for men, this affects all age groups.

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‫‪On the other hand, it is more frequent in adults, as well as diabetic complications, the‬‬
‫‪seniority of diabetes, including glycosuria.‬‬

‫‪Keywords: urinary tract infection, diabetes, cytobacteriological examination of urine, germs,‬‬


‫‪risk factors‬‬

‫ملخص‬

‫انخهبببث انمسبنك انبىنُت شبئعت وَمكه أن حكىن خطُشة نذي مشضً انسكشٌ‪ .‬كمب أوهب مصذس الخخالالث مشض انسكشٌ‪.‬‬
‫إوه َؤثش عهً انعذَذ مه أعضبء انجهبص انبىنٍ )انمثبوت‪ ،‬انكهً‪ ،‬مجشي انبىل‪ ،‬انبشوسخبحب( وببنخبنٍ فئن انخهبببث انمسبنك‬
‫انبىنُت انمجخمعُت نم َخم دساسخهب كثُشا فٍ مشضً انسكشٌ‪ .‬كبن انهذف مه دساسخىب هى فهم حىاحش انخهبببث انمسبنك انبىنُت‬
‫وعضل وححذَذ انبكخُشَب انمسؤونت عه انخهبببث انمسبنك انبىنُت‪ .‬أجشَىب دساست بأثش سجعٍ فٍ مخخبش عهم األحُبء انذقُقت‬
‫نخسجُم انفحص انخهىٌ نهبىل نمشضً انسكشٌ انزَه َأحىن إنً انعُبداث انخبسجُت‪ .‬مه بُه ‪ 05‬فحصب انخٍ حم جمعهب‬
‫‪.‬وانخٍ حققج معبَُش االشخمبل نذَىب‪ ،‬كبوج ‪ 05‬مىهب إَجببُت‬

‫‪:‬سهسهت انجشاثُم انخٍ حم انخعشف عهُهب حشمم‬

‫عىامم انخطىسة انمصبحبت نعذوي انمسبنك انبىنُت هٍ انجىس‪ ،‬حُث َعخبش انجىس األوثىٌ األكثش حضشسا بىسبت ‪٪05‬‬
‫مقببم ‪ ٪44‬نهشجبل‪ ،‬وهزا َصُب جمُع انفئبث انعمشَت‪ .‬مه وبحُت أخشي‪ ،‬فهى أكثش شُىعب عىذ انببنغُه‪ ،‬وكزنك مضبعفبث‬
‫مشض انسكشٌ‪ ،‬أقذمُت مشض انسكشٌ‪ ،‬بمب فٍ رنك بُهت سكشَت‬

‫انكهمبث انمفخبحُت‪ :‬عذوي انمسبنك انبىنُت ‪ ،‬انسكشٌ ‪ ،‬فحص انبكخشَب انخهىَت نهبىل ‪ ،‬انجشاثُم ‪ ،‬عىامم انخطش‬

‫‪76‬‬

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