MM579 001
MM579 001
KORCHI Yousra
Thème
___________________________________________________________
Devant le Jury :
Au terme de ce travail, nous remercions en premier lieu Allah, maître des cieux et de la terre
de nous avoir illuminé et ouvert les portes de savoir, et de nous avoir donné la volonté et le
courage d’élaborer ce travail.
On tient beaucoup à présenter nos remerciements à notre promotrice Mme Setti, pour avoir
accepté de nous encadrer et de diriger ce travail, pour ses précieux conseils, son aide, ses
suggestions sur la rédaction de ce mémoire ainsi que la confiance. Nous tenons à remercier les
membres du jury monsieur BEKADA professeur en microbiologie et monsieur DRIS
Ibrahim.
on remercie Mme Kadhi yakouta docteur en médecine ,Merci d’avoir permis à ce que ce
travail soit possible. Nous vous en suis infiniment reconnaissante pour vos apports si
précieux, pour votre gentillesse, pour votre rigueur. Merci d’avoir donné beaucoup d’intérêt à
ce travail.
Nous offrons nos plus vifs remerciements à toute l’équipe du laboratoire DALAS, sans oublie
Mohammed l’ingénieur de laboratoire de notre faculté qui nous a aidés durant notre stage
A la fin on se remercie sois mêmes et toute personne qui nous a aidés de prêt ou du loin dans
l’élaboration de ce modeste travail même avec un sourire.
Dédicaces
A ma chère sœur Meriem pour leurs encouragements permanents, et leur soutien moral,
A mes chers frères, Ayoub et Zakaria, pour leur appui et leur encouragement,
A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours universitaire,
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fuit de votre soutien
infaillible,
Ouahiba
À mon cher père, Amar, mon plus haut exemple, père respectueux, honnête, de la personne
méticuleuse aucune dédicace ne saurait examiner l’amour, l’estime et le respect que j’ai
toujours pour toi. Ton souci premier a été toujours la réussite et le bonheur de tes filles pour
lequel tu as accepté de faire des sacrifices sans limite Tu m’as appris depuis le bas âge que la
recherche de savoir est une vie qui mène à une source de richesse. Je voudrais te remercier
pour ton amour, papa que dieu te prête longue vie et santé .amen !
À ma mère Yasmina tu es une mère qui a été toujours présente aux côtés de ses fille, nous
soutient toujours. Tu nous as enseigné les rafles d'une bonne moralité .de l'honnêteté et de la
bonne conduite. Ton souci pour notre réussite n'a pas d’égale. Je prie le tout puissant de te
donner longue vie et santé et aussi que nous fassions ta fierté amen !
A mes chères sœurs : Nadia, nez ha, ines merci d’être à mes côtés tout le temps merci pour
leur conseilles ; merci pour leur amour, compréhension, je ne peux exprimer à travers ses
ligne tous mes sentiments d’amour et de tendresse envers vous .Que dieu les protège !
Aussi beaucoup d’autres personnes que je n’ai pas eu l’occasion de les mentionner.
Yousra
Liste des abréviations et acronymes
ATB : antibiotique
BU : bandelette urinaire
IU : infection urinaire
GB : Globules blancs
ml : millilitre
VS : accélération de sédimentation
Liste des figures
INTRODUCTION ____________________________________________________________ 1
I. Le diabète______________________________________________________________ 7
A. Epidémiologie : ____________________________________________________________ 7
1. En Algérie : _____________________________________________________________________ 8
B. Définition de l'urine________________________________________________________ 20
1. Constitutions physiologiques de l’urine : _____________________________________________ 20
A. MATERIELS ET METHODES______________________________________________ 30
1. I-PRESENTATION DE L’ETUDE : _________________________________________________ 31
a) -Type, lieu et durée de l’étude : ___________________________________________________ 31
b) -L’objectif : __________________________________________________________________ 31
c) - Population de l’étude : ________________________________________________________ 31
d) Collecte des données : __________________________________________________________ 31
e) Collectes des échantillons et précautions de prélèvements : _____________________________ 32
f) Conservation et transport _______________________________________________________ 32
A. Résultats : ________________________________________________________________ 40
1. Description de la population _______________________________________________________ 40
2. Résultats de l’ECBU : ____________________________________________________________ 42
a) Résultats de l’examen macroscopique : ____________________________________________ 45
b) Résultats de l’examen cytologique : _______________________________________________ 46
c) -Résultats de l’examen bactériologique : ___________________________________________ 47
B. Discussion ________________________________________________________________ 55
V. Conclusion ____________________________________________________________ 59
Le diabète, une urgence sanitaire mondiale qui ne cesse de croitre, dont la croissance
est la plus rapide au 21eme siècle. (1)
Le patient diabétique offre un terrain fertile pour tous les types d’infections y compris les
infections des voies urinaires.
L’IU est l'une des complications de l'appareil urinaire et du diabète extrêmement fréquentes,
représentant 35 à 40 % des maladies infectieuses. Elle touche les deux sexes avec une
majorité féminine et l'âge d'apparition n'est pas limité. (2)
Ces infections occupent la première place des infections nosocomiales et la troisième cause de
fièvre. (3)
Les IU sont causées par une gamme de micro-organismes, les plus couramment isolés
appartenant à la famille des Enterobacteriaceae, mais cela n'exclut pas autres bacilles ou
coques à Gram négatif et Gram positif (2)
L'infection des voies urinaires est diagnostiquée par la cytobactériologie urinaire (ECBU),
qui est la clé du diagnostic des infections urinaires. Ceci est mis en évidence par la présence
de leucocytes importants et de bactériurie (4)
Devant la problématique de trouver si les infections urinaires sont plus fréquentes chez les
diabétiques et connaitre les germes causals de ces infections.
4
Dans le but d’atteindre nos objectifs, notre étude a été divisée en deux parties :
5
Chapitre І :
Généralité sur le diabète
6
Chapitre І : Généralité sur le diabète
I. Le diabète
Le diabète sucré est une maladie évolutive caractérisée initialement par une hyperglycémie
(Augmentation Du niveau de glucose dans le sang) associée à un déficit absolu ou relatif en
insuline. (5)
L’insuline :
Substance hormonale sécrétée par certaines cellules endocrines pancréatiques (les îlots de
Langerhans).
L'insuline a un effet hypoglycémiant (elle abaisse le taux de glucose circulant dans le sang) et
stimule son stockage dans le foie sous forme de glycogène. (6)
A. Epidémiologie :
Le diabète est l'une des urgences sanitaires mondiales dont la croissance est la plus
rapide au XXIe siècle. En fait, le nombre d'adultes atteints de diabète a plus que triplé au
cours des 20 dernières années. (1)
7
1. En Algérie :
Bien que le DT1 soit plus fréquent chez les enfants et les jeunes adultes, il peut apparaître à
tout âge. (10)
Les lymphocytes T CD4+ activés par les APC migrent vers les cellules bêta
pancréatiques et libèrent des chimiokines, attirant ainsi les lymphocytes T CD8+
cytotoxiques. Ces derniers produisent des cytokines qui vont permettre aux
macrophages de recruter et de détruire les cellules bêta, induisant ainsi une
insulite. (11)
8
b) Les symptômes typiques du diabète de type 1 :(10)
Soif excessive
Faiblesse , asthénie
(polydipsie)
perte de poids
énurésie nocturne faim persistante
soudaine
Miction fréquente
Vision floue
(polyurie)
c) Facteurs de risques :
Le développement du DT1 est associé à divers facteurs de risque, le facteur génétique en
premier temps, les facteurs environnementaux tels que l'alimentation, le stress et le facteur
immunologique qui peut être déclenché par une infection virale. (12)
9
2. Le Diabète de type 2 :
a) Définition et Physiopathologie :
Le DT2 est le type le plus courant, représentant environ 90 % de tous les cas de diabète dans
le monde, se caractérise par une production insuffisante d'insuline face à une demande
corporelle accrue causée par la résistance à cette hormone dans ses tissus cibles tels que le
foie, les muscles et les tissus adipeux. (15)
Ce défaut relatif est principalement le résultat de l'incapacité des cellules bêta pancréatiques à
sécréter de l'insuline en réponse au glucose, en raison de la faible capacité du "capteur de
glucose" des cellules ß à reconnaître le signal représenté par le glucose. Il n'est pas constant et
survient généralement dans les stades avancés de la maladie, ce dysfonctionnement est
précédé d'une perte relative ou absolue de la sensibilité à l'insuline suivie d'une diminution de
la masse totale des cellules bêta, ce qui contribue au développement du diabète (15)
Infections récurrentes
picotements dans les touchant la peau, les
mains et les pieds gencives et les organes
génitaux
c) Facteurs de risques :
Le diabète de type 2 est une maladie multifactorielle causée par des facteurs génétiques et Les
facteurs environnementaux qui affectent l'action de l'insuline, (18)
10
Tels que : l'âge, l'obésité, l'activité physique, le tabac et l'alcool, etc.
Le DT2 étant une maladie évolutive, après une augmentation progressive des médicaments
antidiabétiques (escalade du traitement), les patients reçoivent des injections d'insuline
lorsque la carence en insuline devient trop importante. (13)
La définition de l'OMS est large car elle inclut et le diabète induit réellement par la grossesse
et le diabète déjà existant, mais non reconnu et diagnostiqué occasionnellement seulement
(généralement de type 2, très rarement de type 1. (20).
b) Facteurs de risques :
Plusieurs facteurs sont associés à un risque accru de diabète gestationnel. Les plus notables sont le
poids, l'âge, les antécédents familiaux de DT2, diabète gestationnel au cours d'une macrosomie fœtale
ou d'une grossesse précédente. (22)
11
4. D’autres formes de diabètes
Diabète rénal :
Se caractérise par une glycosurie due à un abaissement du seuil glycémique réel. (13)
Diabète secondaire :
Valeurs anormales
Le diabète peut aussi être secondaire à des troubles endocriniens (maladie de
Cushing, acromégalie, etc.), à des atteintes du pancréas (pancréatite), voire
provoqué par un traitement, en premier lieu, des corticoïdes, très utilisés en
ophtalmologie. (24)
Diabète insipide :
Causé par une réabsorption insuffisante d'eau au niveau des tubules rénaux dus à un
déficit en vasopressine, caractérisé par une polyurie et une polydipsie chronique. (13)
Des formes plus rares de diabète ont également été décrites. Il peut s'agir d'un :
Diabète mono génique causé par des mutations dans un seul gène (diabète néonatal et
diabète MODY : diabète de maturité chez les adolescents). (24)
12
ANOMALIE
INTOLÉRAN DE LA Valeurs
CE AU GLYCÉMIE normales
DIABÈTE GLUCOSE À JEUN
_IG_ _AGJ_
C. Diagnostic du diabète :
Tableau 1: Critères de diagnostic du diabète. (25)
13
D. Complications de diabète :
L'acidocétose diabétique : est causée par une carence en insuline, qui peut être un signe de
diabète, ou malgré une insulinothérapie. Dans ce dernier cas, cela signifie que le traitement ne
peut pas répondre aux besoins en insuline de l'organisme, et cette décompensation est
généralement due à des déclencheurs exogènes.
L'hypoglycémie : est une complication iatrogène qui résulte d'un sur traitement d'insuline par
rapport aux besoins en cette dernière. Comme pour l'acidocétose, les déséquilibres sont
souvent causés par des déclencheurs. (26)
La rétinopathie diabétique : est la principale cause de cécité chez les adultes et par conséquent
souvent avec atteinte oculaire bilatérale, ne causant que des symptômes.
La neuropathie
14
b) Complications macro-vasculaires :
Maladie cardiovasculaire (MCV) :
-L’athérosclérose.
15
4. Complications infectieuses :
Le diabète confère un statut spécifique par rapport au risque d'infection, et la
susceptibilité des patients diabétiques à l'infection est bien connue. Ces infections sont
favorisées surtout lorsque le diabète est déséquilibré, nous subissons les infections suivantes :
Pulmonaires
Les infections pulmonaires par des bactéries banales, aucun cas de tuberculose n’a été
observé.
ORL et Dentisterie
16
CHAPITRE П :
APPAREIL URINAIRE
ET INFECTIONS
ASSOCIÉES
17
Chapitre П : appareil urinaire et infections associées
vessie en empruntant l'uretère. Une fois dans la vessie, l'urine est excrétée par l'urètre 34
1. Le haut de l’A .U
=> Reins : Les reins au nombre de deux, sont situés derrière le péritoine, d'où le nom
d'organe rétro péritonéal. Ils sont situés à l'arrière de l'abdomen, entre les vertèbres T12 et
L03. Le rein droit est positionné légèrement plus bas que le rein gauche pour s'adapter à
l'emplacement du foie. Les deux reins sont en forme de haricot, avec une longueur moyenne
de 12 cm, une largeur de 6 cm et une épaisseur de 3 cm(4) 36
Chaque rein contient plus d'un million de minuscules structures appelées néphrons
18
(glomérules + tubules rénaux) qui filtrent le sang pour produire l'urine
_Néphron : le néphron est l'unité fonctionnelle du rein .il comporte le corpuscule rénal et le
tubule rénal. C’est l'examen au microscope et la reconstruction en trois dimensions qui a
permis de mettre en évidence cette structure éliminatoire de rein. 36
=>Uretères : Deux uretères, un à droite et un à gauche, sont les canaux qui draine l'urine
produite vers la vessie, l'uretère crée une connexion entre le bassinet du rein et la vessie à la
sortie des reins et mesure environ 30 cm et peut varier en diamètre de 5 à 10 mm (38)
2. Le bas de l’A.U
=>la vessie Est un organe creux, sphérique, dont la paroi est musculaire, il stocke l'urine
venant des uretères puis lorsqu'il est plein, l'évacue vers l'urètre en contractant la paroi
musculaire. Chez l’homme, la vessie se trouve directement devant le rectum et chez la femme,
elle est devant le vagin et sous l’utérus (39)
=>l'urètre : le conduit musculo-membraneux qui part de la vessie et qui est chargé d'émettre
les urines vers l'extérieur au niveau de l'orifice urinaire qu'on appelle le méat.
Chez la femme, il mesure 3 à 4 cm et chemine sur la face antérieure de la cavité vaginale il est
beaucoup plus court et s'ouvre à la vulve.
Chez l'homme, il est plus long : sa longueur est d'environ 25 cm. (40)
=>la prostate : La prostate est une petite glande, qui n’existe que chez l’homme. Elle est
environ de la taille d’une noix de Grenoble, située sous la vessie devant du rectum. Elle
entoure la partie supérieure de l’urètre, si le volume de la prostate augmente, elle peut exercer
une pression sur l’urètre et le bloquer, ce qui risque d’entraîner de la difficulté à uriner. (41)
19
B. Définition de l'urine
L'urine est un liquide organique jaune pâle, souvent à l'odeur l'égerment acide, sécrétée par les
reins en filtrant le sang excrété par le système urinaire, en moyenne, les reins produisent entre
0,5 et 2 litres par 24 heures qui s'écoule par les voies urinaires (uretère, vessie, urètre) et
s'accumule dans la vessie avant être évacué par l'urètre, sa fonction principale est d'éliminer
les déchets de l'organisme. 42
Éléments organiques
Eléments cellulaires
C. Définition de l’IU
C'est une attaque au niveau tissulaire par un ou plusieurs microorganismes (issus du tube
20
digestif, de la flore génitale ou cutanée) de l'arbre urinaire, peut générer une réponse
inflammatoire (44)
Infection haute :
pyélonéphrite :
C’est une inflammation du bassinet et du parenchyme rénal et des cavités excrétrices, initiée
21
par un agent microbien, Le début de cette infection est brutal et associé à des syndromes
infectieux sévères (fièvre, frisson, douleur lombaire unilatérale, brûlures mictionnelles,
pollakiurie, urines troubles et voir aussi des signes digestif (des vomissements et des nausées)
(50)
Plus de 90% des cas de pyélonéphrite emphysémateuse sont rencontrés chez les diabétiques
surtout chez les femmes diabétiques. (51)
Tuberculose urinaire :
C’est une infection touchant en premier lieu un seul rein. Chez l’homme, elle se manifeste par
des douleurs testiculaires épididymites, rarement une atteinte prostatique. Chez la femme,
l’endométrite et des douleurs pelviennes diffusées sont les plus rencontrées. Généralement,
Mycobacterium est le germe responsable de cette infection (52)
Elle se concentre sur les patients sans facteurs de complication eux Réservé aux jeunes
femmes sans facteur de risque et aux femmes de plus de 65 ans (femmes pré ménopausées
sans facteur de risque) facteurs de risque, femmes non enceintes) (53)
Ces infections sont souvent simples et sont habituellement causées par des germes pathogènes
usuels et répondent rapidement à une antibiothérapie (54)
IU a risque de complication :
Elles survenant chez les patients qui ont au moins un facteur de complication pouvant rendre
l’infection. (53)
22
diabète. grossesse sujet âgé : > 65 ans
immunodépression
grave toute anomalie
sexe masculin, du
fait de la fréquence organique ou
des anomalies fonctionnelle de
anatomiques ou insuffisance rénale l'arbre
fonctionnelles chronique sévère urinaire:(résidu
sous-jacentes vésical, reflux,
lithiase, tumeur,..)
IU graves :
Qu'elle soit simple au début ou qu'elle risque d'être complexe, IU peut être accompagnée
d'une septicémie sévère ou d'un choc septique.
- sepsis grave
- choc septique
Cystite récidivante :
23
b) 3 .Symptômes de l’infection urinaire : (55).
• Dysurie, pollakiurie
• douleurs à l’éjaculation
• frisson, fièvre
Cas de la Prostatite • toucher rectal douloureux
• augmentation du volume de prostate
• brulures
• envies fréquentes d’uriner.
• Pollakiurie diurne et nocturne
Cas de la Cystite simple • Urines troubles et malodorantes
• Hématurie (non signe de gravité)
• Une pesanteur
• Des douleurs
• franches sus pubiennes ou abdominales diffuses.
• fièvre
Chez les personnes âgées • incontinence urinaire
• troubles digestifs (perte d’appétit, vomissements
24
c) .Physiopathologie chez le diabétique :
(1) Voie ascendante :
Est de loin la plus fréquente. Cette voie implique l'introduction de bactéries dans la vessie par
la voie urétrale. Une fois la vessie colonisée, les micro-organismes peuvent, selon la situation,
Continuez à remonter vers le bassinet et le parenchyme rénal. Survenue d'une infection par
voie ascendante dépend en partie de la virulence bactérienne, mais surtout de l'inefficacité des
mécanismes de défense de l'hôte. (56)
25
L’âge : les IU sont plus fréquentes chez les femmes d’âge situé entre 15 et 44 ans,
liées à la période d'activité sexuelle. Par contre chez l'homme beaucoup plus fréquente
surtout au-delà de 60 ans en raison de la fréquence des uropathies obstructives
(adénome prostatique en particulier), perte de l'activité bactéricide des sécrétions
prostatiques (61)
La glycosurie : les personnes diabétiques, en raison de taux élevé de glucose dans
leur urine, ils sont considérés des patients immunodéprimés (62)
Les malformations congénitales
Les anomalies des voies urinaires telles que les tumeurs, lithiase, reflux vésicourétéral,
diverticules vésicaux (62)
la grossesse
manouvre instrumentales : sondage
Certains comportements : la mauvaise hygiène ou à l’inverse une hygiène trop stricte.
(63)
2) facteurs liée aux bactéries :
virulence bactérienne
3) Facteurs liés au diabète :
Le déséquilibre glycémique (64) (65)
Glycosurie (in vitro) (66)
Ancienneté, de diabète(26)
Incontinence urinaire (68)
f) Germes en cause :
Les principales bactéries responsables de l’infection urinaire :
De nombreux micro-organismes peuvent infecter les voies urinaires. Les agents pathogènes
les plus courants sont : les entérobactéries, généralement présentes dans Gastro-intestinal, E.
coli représente 63 à 85 % des cas, entre autres : Klebsiella pneumoniae (~8 %),
staphylocoques à coagulase négative (jusqu'à 15 %), S. aureus (jusqu'à 8 %) et streptocoque
(2 à 7 %) (69)
Escherichia coli :
26
Sont des bacilles à Gram négatif, aérobie anaérobie facultatifs (AAF) avec une structure
flagellaire péritriche, capables de fermenter le lactose et de produire de l’indole, catalase +,
oxydase - (71)
Proteus spp :
Les Klebsiella sont des bacilles à Gram négatif aéro-anaérobies, immobiles, asporogènes,
capsulées, commensales présentes dans l’intestin de l’Homme, sur la peau, les muqueuses et
les voies respiratoires (73)
Enterobacter :
Elle est commensale du tube digestif de l’homme et des animaux mais également de la peau et
les muqueuses. Elle fait partie de la famille des Enterobacteriaceae ce sont des bacilles à
Gram négatif, mobiles, capsulées ou non, qui colonise le tractus intestinal des humains et
d'autres animaux dont l'habitat privilégié est l’intestin et le système respiratoire supérieur.
Certaines peuvent être à l'origine d'infections urinaires (pyélonéphrites) (74)
Serratia spp :
C’est une bactérie saprophyte présente dans l’eau et les cavités naturelles de l’homme, bacille
Gram négatif, mobiles et AAF. Elle est fréquemment isolée en particulier en milieu
hospitalier en raison de sa multi-résistance aux ATB (75)
Pseudomonas spp. :
Sont des bacilles à Gram négatif aérobies strictes, mobiles grâce à un flagelle polaire, Ceux
sont des bactéries nosocomial possédant un pouvoir pathogène étendu (responsables de
nombreuses infections : pneumonie, gastroentérites et infections urinaires (cystites,
pyélonéphrites) (74)
27
.aureus, S. saprophyticus et autres staphylocoques à coagulase négative) (77), les
Streptocoques (Streptocoques du groupe (D) et les Streptocoques du groupe (B) (78)
Bien que les bactéries causent la majorité des infections, les champignons ou les virus
peuvent aussi parfois jouer un rôle dans certaines circonstances des levures représentent une
infection réelle des voies urinaire. Le plus souvent sont : les Candida albicans (80).
Les espèces de Candida sont une flore commensale humaine normale. Elles sont également
capables de former des biofilms sur les surfaces prothétiques, ce type de champignon ou
levure se rencontre habituellement chez des malades sondés(81)
2. Diagnostic :
- Les personnes atteintes de diabète, en particulier de diabète de type 2, qui ont des infections
urinaires peuvent développer et exclure les symptômes d'infection des voies urinaires, tels que
: Hyperglycémie, état hyperosmolaire non cétosique et même acidocétose. (85) (86)
-D’autres patients, présentent à la fois les symptômes d'une infection urinaire inférieures et
supérieures (pyélonéphrite succinique) .L'atteinte bilatérale est plus fréquente chez les
patients diabétiques (87)
-La cytobactériologie urinaire (ECBU) confirme le diagnostic Infection des voies urinaires, ce
28
qui signifie la présence de bactéries dans l'urine, qui est généralement Stérile. (83)
-Nous recherchons également la leucocytose, qui est une accélération Sédimentation (VS) et
marqueurs d'inflammation, qui augmentent en présence d'infection Élevé (en pratique, les
dosages de la protéine C-réactive (CRP) sont les plus intéressants) (84)
-Anti douleur
-Les relaxants musculaires aident à réduire les contractions de la vessie. Cela réduit les fuites
d'urine et le besoin urgent d'uriner
-Hydratation
-une miction régulière suffisante parfois pour éliminer le plus rapidement la bactérie (88)
29
Partie pratique
MATERIELS ET
METHODES
30
MATERIELS ET METHODES
3. I-PRESENTATION DE L’ETUDE :
a) -Type, lieu et durée de l’étude :
Il s’agit d’une étude rétrospective (du : 28 Février 2022 au : 02 juin 2022)
b) -L’objectif :
-L’identification des bactéries susceptibles de développer une IU.
c) - Population de l’étude :
Notre étude concerne les patients diabétiques venus en consultation au service diabétologie
(au niveau de l’EPSP).
- -Nom& prénom
- -Age &sexe
- Type de diabète
- ancienneté du diabète
- valeur de l’HbA1c des 3mois précédents la consultation
- type de traitement du diabète
- -Autre maladies associées au diabète : maladies cardiovasculaires (HTA…etc.)
- -Présence de signes cliniques d’infections urinaires
- -Antibiothérapie récente
- -Récidive d’infections urinaires
31
e) Collectes des échantillons et précautions de prélèvements :
50 flacons stériles portent des étiquettes pour mentionner le nom, le prénom et la date de
prélèvement, ont été mis à la disposition de nos patients pour prélever l’urine et réaliser
l’ECBU. Plusieurs précautions de prélèvements ont été recommandées à nos patients afin
d’effectuer un prélèvement de qualité :
Il existe plusieurs méthodes de prélèvement mais ‘‘du milieu de jet’’ est celle qu’on a utilisée
- Le meilleur moment pour prélever les urines est le matin, sinon des urines séjournées
au moins 3 heures dans la vessie pour qu’elles soient plus concentrées et les bactéries
ont plus de temps pour se développer.
- Les patients doivent se laver les mains de manière hygiénique et utiliser les toilettes
avec précaution savon génital, puis rincer à l'eau ou aux antiseptiques (89)
- Il est indispensable d’éviter la contamination des échantillons par la peau ou la flore
digestive (90)
- Après l’élimination du premier jet d'urine (20 ml), le deuxième jet est recueilli dans le
flacon stérile (91)
f) Conservation et transport
Pour éviter toute prolifération bactérienne, le transport des échantillons au laboratoire se fait le plus
rapidement possible, le délai optimal d'acheminement des échantillons est inférieur à 2 heures. Au-
delà de cette période, les pots de recueil des urines seront placés dans des contenants remplis de glace
pendant le transport puis entreposées à 4 C° pendant 24 h(92)
D. La technique de l'ECBU
1. Matériel
32
2. Mode opératoire
a) ECBU : (examen cytobactériologiques des urines)
Il s'agit d'une étude quantitative des bactéries présentes dans l'urine correctement collectée et
expédié rapidement au laboratoire d'analyse. L’ECBU reste l’examen clé pour le diagnostic
de certitude d’infection urinaire, il repose essentiellement sur plusieurs étapes :
Examen direct :
Il comporte :
L’aspect de l’urine : après l'homogénéisation des urines : limpide, troubles, peu trouble,
hématique
L’odeur : à l'état normal l'odeur est due à des composés volatiles existant à doses très
faibles. Certains aliments peuvent ajouter leur odeur à celle de l'urine. (93)
La couleur : urine jaune pâle, jaune claire, Jaune foncé, jaune citrin, ambré, jaune
hématique (94)
33
(3) Chimie des urines
La chimie des urines est un test systématique d’orientation Il se trouve sous forme des réactifs
facilitant ainsi le diagnostic (95)
Le test est effectué à partir d'une bandelette de test d'urine (BU) qui contient plusieurs zones
Les réactifs permettent de rechercher les globules blancs (signes d'infection) et les nitrites
(infection Enterobacteriaceae dans les urines) et mesures de densité Urine, pH, protéines,
glucose, corps cétoniques, urobilinogène, bilirubine et des globules rouges (96)
-Tout d'abord, bien mélanger l'urine en faisant tourner lentement l'agitateur récipient.
- Après la durée précisée pour chaque réactif, tenez la bandelette de test horizontalement et
prenez la lecture
Lecture :
. C'est le meilleur moyen d'identifier avec précision les microbes présents dans l'urine (97)
34
Les milieux les plus couramment utilisés sont soit non sélectifs - milieu CLED et milieu
violet bromocrésol pourpre... soit sélectifs - milieu de MacConkey (milieu sélectif pour les
bactéries gram-négatives), ce qui rend nécessaire d'ensemencer une gélose adaptée aux
bactéries gram-positives, telle que la gélose au sang avec ou sans inhibiteurs type acide
nalidixique plus colimycine
Permettant une très bonne différenciation des colonies et une identification putative des
espèces bactériennes présentes dans l'urine. (98)
- A la lumière de ces informations 5 milieux de culture ont été utilisés : milieu Chromagar
d’orientation, macconkey, gélose au sang, gélose chocolat et Chapman,
=> Milieu Chromagar d’orientation : milieu non sélectif permet l'identification directe d'E.
Escherichia coli, Enterococcus. Et Proteus, par l'utilisation d'un simple test complémentaire
(indole, état frais) (98)
=> Gélose au sang frais : est un milieu sélectif pour des bactéries exigeantes (ex : les
streptocoques et les entérocoques) (99)
=> Gélose chocolat : utilisé pour la culture de bactéries exigeantes comme les Neisseria
Streptococcus (99)
=>Le milieu macconkey : un milieu sélectif pour les bacilles à Gram négatif (ex : Escherichia
coli, Enterobacteria, Klebsiella) (100)
=>Le milieu Chapman : un milieu sélectif pour les bactéries à Gram positif (ex : les
staphylocoques). (99)
- D’abord, les urines ont été bien unifiées par une simple agitation.
- Ensuite, près du bec bunsen, 5 gouttes d’urine ont été prélevées et déposées chacune sur l’un
des milieux mentionnés au- dessus.
- ces gouttes ont été ensemencées par des stries d’épuisement (04ou 05 strie parallèles de haut
en bas ou une strie centrale de 04 strie perpendiculaire
-Enfin, les boites ont été incubées dans l’étuve à 37°C pendant 24 heures. (101)
35
Figure 12: Ensemencement de l’urine par des stries d’épuisement (la méthode des quadrants)
(102)
(ii) La lecture :
Après avoir retiré les boîtes du l’étuve, les bactéries présentes dans l’urine apparaissent sous
formes de colonies visibles à l’œil nu, dont chaque germe porte des caractéristiques
organoleptiques particulières : (l’aspect, la couleur), ces dernières incluent aussi la mobilité et
la forme du germe (coque ou bacille) identifiées par :
- dans un tube stérile une colonie a été ajoutée à 10 ml d’eau physiologique stérile.
- une goutte de la suspension préparée a été mise entre lame et lamelle.
- observation microscopique à grossissement ×40.
A B
36
A) la forme bacille des germes, B) la forme Cocci des germes
(b) Dénombrement :
La concentration bactérienne a été estimée par la compararaison de la densité de colonies sur
les milieux utilisés à celle de la référence (Figure 14).
Les comptages sont exprimés en unités formant colonies par millilitre (UFC/ml)
Figure 14: Table de lecture pour le comptage des micro-organismes urinaire (101)
IU probable
>10³ et <10⁵
>10⁴ GB/ml 1 seule espèce Examen à
UFC/ml
refaire
IU n’est pas
>10³ et <10⁵
>10⁴ GB/ml 2 ou3 espèces probable,
UFC/ml
l’échantillon est
37
souvent
contaminé.
Un nouvel
échantillon doit
être demandé.
IU possible à
plusieurs
espèces ou
prélèvement
>10⁴ GB/ml 10⁵ UFC/ml 2 ou3 espèces
contaminé.
Un nouvel
échantillon doit
être demandé.
(b) Identification :
L’identification des souches bactériennes isolées par l’étude des différents caractères
morphologiques, biochimiques (104)
- une colonie complètement détachée, été placée et étalée sur une lame de verre propre
contenant une goutte d'eau distillée stérile.
-Le frottis été séchée et chauffée par le passage 3 fois à travers la flamme d'un bec Bunsen.
38
- la lame été rincée avec l’eau de robinet.
Lecture
-positives.
-négatives.
(d) La coagulase :
Un test utilisé pour la différenciation entre les souches de Staphylococcus aureus et les autres
espèces à coagulase négative (SCN) (107), telles que Staphylococcus saprophyticus et
Staphylococcus epidermidis
39
Résultats et
discussion
Résultats et discussion
E. Résultats :
1. Description de la population
Tableau 4: Répartition de la population étudiée selon le sexe
Effectif fréquence
homme 22 44%
femme 28 56%
Totale 50 100%
40
[REFCELL]
[REFCELL] [POURCEN 1
[POURCEN TAGE] 2
TAGE]
Effectif Fréquence
< 15 1 2%
[15-40] 7 14%
[41-65] 27 54%
> 65 15 30%
Totale 50 100%
41
[REFCELL]
[POURCENTAG
E]
[REFCELL]
[POURCENTAG
[REFCELL] E]
[POURCENTAG 1
E]
2
3
4
[REFCELL]
[POURCENTAG
E]
Commentaire :
La moyenne d’âge est de 56.13 chez notre population
2. Résultats de l’ECBU :
Tableau 6: fréquence des ECBU positifs et négatifs
Effectif Fréquence
ECBU
positifs 10 20%
ECBU
négatifs 40 80%
Totale 50 100%
42
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
On observe 10 échantillons ayant un ECBU positifs, donc la prévalence d’IU est de 20%
ECBU + Fréquence
Femme 6 60%
Homme 4 40%
Totale 10 100%
43
[REFCELL]
[POURCENTAGE]
[REFCELL]
[POURCENTAGE]
Le graphe au-dessus montre que la fréquence des cas positifs est plus élevée chez
les femmes par rapport à l’ensemble des patients touchés.
< 15 0 0%
(15-40) 2 20%
(41-65) 4 40%
> 65 4 40%
Totale 10 100%
44
[REFCELL]
[POURCEN [REFCELL]
TAGE] [POURCEN
TAGE]
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
Les tranches d’âges les plus touchées sont : [41-65] et > 65 ans.
A B
Figure 20: A- différents aspects et couleurs d’échantillons d’urine. B- urine claire trouble,
citrin limpide :
45
population totale cas positifs Fréquence
Limpide 14 0 0%
peu trouble 25 3 30%
trouble 11 7 70%
Totale 50 10 100%
cas positifs
[REFCELL]
P. trouble Trouble
[REFCELL] [REFCELL]
population
totale
[REFCELL]
Limpide
0%
46
Les leucocytes cellules cellule rénale Germe de Cr. de
épithéliales forme bacille phosphates de
calcium
A B
A)- Petites colonies bleues vertes (Enterococcus spp), B)- colonies roses foncées à rougeâtres
(Escherichia coli), C)- colonies blanchâtres (Staphylococcus epidermidis), D)- colonies de
couleur crème (Staphylococcus saprophyticus)
C D
Sur milieu : macconkey
47
A B
Figure 24: Aspects des colonies isolées sur gélose au sang et gélose chocolat
Sur : Chapman
48
A
B
A B
A)- colonies blanchâtres (Staphylococcus epidermidis), B)- colonies blanchâtres avec un halo jaune
(Staphylococcus saprophyticus)
*Le critère de fermentation de mannitol ne donne pas une identification à 100% des espèces
mentionnées, une autre technique d’identification été utilisée (voir : résultats des tests
biochimiques)
A B
A)- des Cocci moves (Gram+), B)- des bacilles roses (Gram-)
49
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
Figure 27: répartition des espèces isolées selon les résultats de coloration de gram
Type d’IU
IU à un IU à deux
Cultures seul germe germes Totale Fréquence
Totale 8 2 10 100%
50
[REFCELL]
[POURCEN
TAGE]
[REFCELL] [REFCELL]
[POURCEN [POURCEN
TAGE] TAGE]
Figure 28: Répartition des cultures selon leur comptages exprimées en : (UFC/ml)
- Le graphe montre que l’IU n’est plus significative dès que le taux est ≥10⁴ UFC/ml
ECBU+ Type
d'infection Effectif Fréquence
IU à un germe 8 80%
Totale 10 100%
51
Fréquence des ECBU+ selon le type d'IU
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Les bactéries gram+ à coagulase – (SCN), ont subit un test de sensibilité à la novobiocine :
Résultats :
52
A B
espèce
Staphylococcus Staphylococcus Nombre
sensibilité saprophyticus epidermidis d'isolement Fréquence
Résistante + - 3 50 %
sensible - + 3 50%
Totale / / 6 100%
50% 50%
1 2
53
- Après la réalisation d’une série de tests biochimiques.
On a constaté que nos souches sont des souches pures. La galerie API 20E été utilisée pour la
confirmation des résultats obtenus.
- 3 espèces bactériennes été identifiées (Escherichia coli, Klebsiella oxytoca et Serratia
rubidaea) (annexe).
- Les résultats finals obtenus de l’ECBU ont été remplis sur un bon d’analyse (annexe
03)
54
[REFCELL]
[REFCELL] [VALEUR]
[VALEUR] [REFCELL][PO
[REFCELL] URCENTAGE]
[VALEUR]
[REFCELL]
[VALEUR]
[REFCELL]
[POURCENTA
GE]
[REFCELL]
[VALEUR]
F. Discussion
Durant notre stage pratique nous avons travaillé sur les infections de tractus urinaire chez les
patients diabétiques venus en consultation et ayant/ou pas des signes d’une IU. Une majorité
féminine été constatée sur notre population étudiée avec un taux de (56%) et (44%) pour les
hommes. Ce résultat est similaire à celui de (HIMI R., 2016) au Maroc.
- La plupart de nos patients sont des personnes âgées dont l’âge moyen est de 56.13.
Examen cytobactériologique des urines :
Interprétation :
55
Parmi les 50 patients qui ont subi un ECBU, que 10 avaient des résultats positifs
avec un pourcentage de 20% et les 80% qui reste représentent les résultats négatifs,
le même résultat été trouvé par (ABADA S., ROUIDJI W., 2020). Cette vaste
différence entre les résultats positifs et négatifs peut être interpréter par plusieurs
hypothèses :
La réception d’une antibiothérapie récente : selon la SPILF 2014 la prise récente
d’antibiotique augmente le risque de développer une infection avec une souche résistante.
(112)
Le non-respect des conditions d'hygiène lors du prélèvement
Une prédominance féminine (60%) été constaté vs 40% pour les hommes. ces résultats
confirment que les femmes sont les plus touchées par les infections urinaires. cette
domination été raisonné comme suit :
La courte distance entre l'anus et le vagin facilite l'entrée des bactéries le plus souvent
d’origine fécale, par opposition, l’urètre masculin est long (20 cm) environ et est moins
exposé aux infections.
Les rapports sexuels favorisent la prolifération des bactéries urétrales dans la vessie.
Modifications de l'acidité vaginale après une baisse normale des hormones (œstrogènes) et
pertes vaginales après la ménopause.
Les sécrétions de la prostate chez l’homme, assurant une protection Additionnel. (1)
Nos résultats vont dans le même sens avec ceux de (SAMAH-MOLA . 2016)
Répartition des ECBU+ selon l’âge :
Dans notre étude les tranches d’âges les plus touchées étaient de : [41-65] et > 65 ans par un
taux équivalent : (40%). suivie par celles qui ont l’âge entre (15-40) qui concerne les jeunes
femmes(20%) alors que notre étude n’a pas rencontrée à aucun cas d’enfant infecté. Ce
résultat est similaire à celui rapporté par (Bouakkaz H., Boucherbit S., 2017) sauf qu’elles
ont trouvé des résultats significatif chez les enfants, mais concerne la plus faible fréquence.
56
- Nos résultats montrent qu’il existe une relation proportionnelle entre l’atteinte d’IU et
l’âge avancé chez les diabétiques.
Répartition de l’ECBU positifs selon l’aspect macroscopique
Les résultats obtenus montrent que l’IU est souvent associée à des urines troubles (70%). Le
même résultat été décrit par (ABDELLAOUI H., AZIZI R., 2016).à la deuxième place les
urines peu trouble (30%).Alors qu’elle n’été pas associée à des urines limpides.
Il peut y avoir une raison au taux élevé d'urine trouble chez les patients diabétiques atteints
de l'IU :
La concentration de bactéries et la présence d'autres éléments dans l'urine tels que les
cristaux, les parasites et parfois une automédication non prouvée.
.Cellules épithéliales : peuvent être observées dans les urines : des cellules rénales, vésicales
et urétrales.
.Cylindres: se forment lorsque des cellules, des débris cellulaires et des protéines adoptent la
forme du tubule rénal. Il existe plusieurs types de cylindres :
On peut observer les cylindres chez les sujets normaux n'ont aucune signification (11) (108)
.les cristaux : les cristaux peuvent être médicamenteux, d’oxalate de calcium, d’acide urique,
de cystine ou phospho-amoniaco-magnésiens. Leur présence n'a pas de signification
pathologique sauf s'il y'a un taux élevé d'acide urique ; en cas d'insuffisance rénale.
L’examen chimique des urines des patients diabétiques et souffrent d’une infection urinaire
montre :
=> Un pH supérieur à 6, indiquant la présence d'ions hydrogène dans les urines.
57
=> Des leucocytes présents, entraînant l'excrétion de l'enzyme (leucocyte estérase). Cette
réaction se déroule lorsque la leucocyturie est supérieure à 10⁴ leucocytes/ml. (109)
=> Une nitrite présente, indiquant la présence des bactéries ont des enzymes de nitrate
réductase, convertissent le nitrate alimentaire en nitrite, appartenant à la famille des
Enterobacteriaceae, telles que E. coli
=> Une glycosurie présente : le cas d’hyperglycémie quand le niveau de réabsorption rénale
est dépassé.
Une fréquence de 80% désigne une majorité aux cultures mono-microbiennes et le faible
pourcentage restant représente les cultures bi-microbiennes. Cette fréquence a apparu la
même chez (ABDELLAOUI H., AZIZI R., 2016)
- les germes associés ont été : Klebsiella oxytoca + Staphylococcus saprophyticus et
Staphylococcus saprophyticus + [Link]
Notre étude a mené à une diversité des bactéries isolées chez la population étudiée, mais
contrairement aux résultats trouvés par d’autres chercheurs tels que (Tourret et al., 2015)
Escherichia coli n’était pas le germe le plus fréquent, mais la deuxième (16.67%), or que les
SCN ont pris la première place. Les deux espèces (Staphylococcus saprophyticus et
Staphylococcus epidermidis) ont été dominante avec un taux de 50%, et (8.33%) pour les
espèces restantes
(Klebsiella oxytoca, Pseudomonas spp, Serratia rubidaea) des bacilles gram- et
(Enterococcus Spp) Cocci gram+
L’apparence prédominante des staphylocoques peut-être à cause de
- la capacité d'adhésion aux cellules urothéliales. (3)
Notons que Staphylococcus saprophytes est la principale cause d'infection des voies urinaires
(IU) non compliquée chez les jeunes femmes sexuellement actives (3)
58
-Également signalé chez les hommes de tous âges et des infections plus graves telles que la
pyélonéphrite aiguë, la prostatite, la péritonite ou l'endocardite. (3)
III. Conclusion
Les infections urinaires désormais très courantes chez le sujet diabétique et elles peuvent
avoir des conséquences pathologiques graves à long terme.
Le diagnostic d'IU repose sur l'interprétation correcte de l'ECBU, qui est le seul test
biologique pouvant confirmer son diagnostic et doit être pratiqué pour identifier les germes
responsables
Dans ce travail, il a été noté que la mastication fréquente d'IU chez les patients diabétiques
était associée à certains facteurs : sexe, âge, déséquilibre glycémique
59
D'après les résultats obtenus au cours de notre stage, les femmes semblent être plus sensibles
aux infections urinaires que les hommes.
Contrairement à l’habituel, la fréquence la plus élevé été occupée par les SCN (50%), suivie
de Escherichia coli (16.67%) et avec un taux plus faible (8.33%) : Klebsiella oxytoca,
Pseudomonas spp, Serratia rubidaea) des bacilles gram- et(Enterococcus
Spp) Cocci gram+.
En conclusion, on arrive à dire que l’identification correcte des facteurs favorisants l’IU et
leur prévention pourrait permettre de réduire d’une façon considérable la fréquence de ces
infections. La prévention demeure le meilleur moyen de lutte.
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V. Annexe
Annexe 01 : résultats d’analyses de la population étudiée
69
02 Homm Clair Qlq Cr Ph=5 - Abd IU
e limpide Du=1.05
03 Homm 72an Clair _ Ph=5 - Abs IU
e s peu Du=1.02
trouble 5
04 Femme Clair Qlq Cr Ph=5 Staphylocoque
Trouble Pro+ Épi
05 Femme Clair - Ph=6 - ABS IU
Limpid Du=1.02
e
06 Homm 76an Clair - Ph=5 - ABS IU
e s Limpid Du=1.02
e
07 Femme 72an Clair - Ph=5 - ABS IU
s Peu
trouble
08 Homm Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e Limpid Du=1.02
e
09 Homm 64an Foncé - Ph=6 - ABS IU
e s Peu Du=1.03
trouble 0
10 Femme 44an Foncé - Ph=07 - ABS IU
s Limpid Pro+
e Glu+
Du=1.02
11 Homm Foncé Leuc Ph=6 [Link]
e Trouble Qlq cr Nit+
Glu +
12 Homm 72an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s limpide Du=1.25
Glu +++
13 Homm Foncé Assez cr Ph=5 - ABS IU
e Peu Du=1.03
70
trouble 0
14 Femme 68an Clair Leu Ph=5 - ABS IU
s Peu C épi Du=1.02
trouble Qlq cr 0
20 Femme Staphylocoque
sap
Épi
21 Femme 54an Clair - Ph=5 - ABS IU
s Peu Du=1.01
trouble 5
22 Femme
23 Femme Foncé Qlq cr Staphylocoque
Trouble épi
24 Femme Clair - Ph=5 - ABS IU
71
Peu Du=1.02
trouble 0
Glu++++
25 Femme 54an Clair - ABS IU
s Peu
trouble
26 Femme 71an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
s Peu Du=1.03
trouble 0
27 Femme Clair C épi Ph=6 - ABS IU
Peu Qlq cr Du=1.02
trouble 5
Glu+
28 Homm 61an Clair C épi Ph=5 - ABS IU
e s Peu Qlq cr Du=1.01
trouble 5
Glu
++++
29 Homm 44an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s Peu Du=1.03
trouble 0
Glu+
Pro+
30 ? Foncé Qlq cr Ph=5 Klebseila
Peu Du=1.02 Staphylocoque
trouble 5 s
Glu++ Sap
31 Homm 40an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s Limpid Du=1.02
e 5
32 Homm 61an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e s Limpid Du=1.03
e 0
Pro+
72
Glu+
33 Homm Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
e Limpid Du=1.01
e 5
34 Femme 67an Clair Assez cr Ph=6.5 Pseudomenas
s Trouble Du=1.01
0
73
trouble 5
44 Femme 27an Clair Qlq cyl Ph=5 - ABS IU
s peu Qlq c Du=1.02
trouble épi 0
Glu++++
45 Homm Clair Assez c Ph=5 - ABS IU
e Peu épi Du=1.01
trouble 0
46 Femme 25an Clair - Ph=5 - ABS iU
s limpide
47 Femme Clair Assez cr Ph=6 Staphylocoque
trouble Qlq c épi
épi
48 Femme 68an Clair Qlq cr Ph=5 - ABS IU
s peu Du=1.01
trouble 0
49 Homm 77an Trouble Leu Ph=6 Enterococcus
e s Assez c Sap
épi
Qlq cr
Cylindre
50 Femme 35an Clair - Ph=5 - ABS IU
s limpide
74
Klebsiella oxytoca sur galerie biochimique
75
76
VI. Résumé
Les infections des voies urinaires sont fréquentes et peuvent être graves chez les personnes
atteintes de diabète. Elles sont également une source de déséquilibres du diabète. Elle affecte
plusieurs organes du système urinaire (vessie, reins, urètre, prostate) par conséquent les
infections urinaires communautaires sont peu étudiées chez les diabétiques. Le but de notre
étude était de comprendre la fréquence des infections urinaires et d'isoler et d'identifier les
bactéries responsables des infections urinaires. Nous avons entrepris une étude rétrospective
dans le laboratoire de microbiologie pour relever l’ECBU des patients diabétiques venus en
consultation externe. Sur les 50 ECBU collectés qui répondaient à nos critères d'inclusion, 10
étaient positifs.
La série des germes qui ont été identifiés inclut : Staphylococcus saprophyticus
Staphylococcus epidermidis, Escherichia coli, Klebsiella oxytoca Serratia et Pseudomonas,
Les facteurs de risque associés à l’infection urinaire étaient le sexe, dont le sexe féminin est
le plus touché avec une incidence de 56% contre 44% pour les hommes cela affecte tous les
tranches d'âge. En revanche elle est plus fréquente chez les adultes, ainsi que les
complications diabétiques, l’ancienneté du diabète, la glycosurie été inclut.
Mots-clés : infection des voies urinaires, diabète, examen cytobactériologique des urines,
germes, facteurs de risque
Abstract
Urinary tract infections are common and can be serious in people with diabetes. They are also
a source of diabetes imbalances. It affects several organs of the urinary system (bladder,
kidneys, urethra, prostate) therefore community urinary tract infections are little studied in
diabetics. The aim of our study was to understand the frequency of urinary tract infections and
to isolate and identify bacteria responsible for urinary tract infections. We undertook a
retrospective study in the microbiology laboratory to record the ECBU of diabetic patients
who came to an outpatient setting. Of the 50 ECBU collected that met our inclusion criteria,
10 were positive.
The series of germs that have been identified include Staphylococcus saprophyticus
Staphylococcus epidermidis, Escherichia coli, Klebsiella oxytoca Serratia and Pseudomonas,
The risk factors associated with urinary tract infection were sex, of which the female sex is
the most affected with an incidence of 56% against 44% for men, this affects all age groups.
75
On the other hand, it is more frequent in adults, as well as diabetic complications, the
seniority of diabetes, including glycosuria.
ملخص
انخهبببث انمسبنك انبىنُت شبئعت وَمكه أن حكىن خطُشة نذي مشضً انسكشٌ .كمب أوهب مصذس الخخالالث مشض انسكشٌ.
إوه َؤثش عهً انعذَذ مه أعضبء انجهبص انبىنٍ )انمثبوت ،انكهً ،مجشي انبىل ،انبشوسخبحب( وببنخبنٍ فئن انخهبببث انمسبنك
انبىنُت انمجخمعُت نم َخم دساسخهب كثُشا فٍ مشضً انسكشٌ .كبن انهذف مه دساسخىب هى فهم حىاحش انخهبببث انمسبنك انبىنُت
وعضل وححذَذ انبكخُشَب انمسؤونت عه انخهبببث انمسبنك انبىنُت .أجشَىب دساست بأثش سجعٍ فٍ مخخبش عهم األحُبء انذقُقت
نخسجُم انفحص انخهىٌ نهبىل نمشضً انسكشٌ انزَه َأحىن إنً انعُبداث انخبسجُت .مه بُه 05فحصب انخٍ حم جمعهب
.وانخٍ حققج معبَُش االشخمبل نذَىب ،كبوج 05مىهب إَجببُت
عىامم انخطىسة انمصبحبت نعذوي انمسبنك انبىنُت هٍ انجىس ،حُث َعخبش انجىس األوثىٌ األكثش حضشسا بىسبت ٪05
مقببم ٪44نهشجبل ،وهزا َصُب جمُع انفئبث انعمشَت .مه وبحُت أخشي ،فهى أكثش شُىعب عىذ انببنغُه ،وكزنك مضبعفبث
مشض انسكشٌ ،أقذمُت مشض انسكشٌ ،بمب فٍ رنك بُهت سكشَت
انكهمبث انمفخبحُت :عذوي انمسبنك انبىنُت ،انسكشٌ ،فحص انبكخشَب انخهىَت نهبىل ،انجشاثُم ،عىامم انخطش
76