[ Baccalauréat S Nouvelle Calédonie décembre 1999 \
E XERCICE 1 4 points
Commun à tous les candidats
³ → − →
− → −´
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct O, ı , , k , on considère
les points A(3 ; 0 ; 1), B(0 ; −1 ; 2) et C(1 ; −1 ; 0).
→
− −−→ −−→
1. Déterminer les coordonnées du vecteur n = AB ∧ AC . En déduire une équa-
tion cartésienne du plan ABC.
2. Soit D le point de coordonnées (1 ; 1 ; −2). Calculer le produit scalaire du
−−→ −−→ −−→
vecteur DA et du vecteur DB ∧ DC .
3. a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite passant par D
→
−
et dont un vecteur directeur est n .
b. Déterminer les coordonnées du point d’intersection H de cette droite avec
le plan ABC.
c. Calculer DH (distance du point D au plan ABC).
4. Calculer les coordonnées du point D′ , symétrique du point D par rapport au
plan ABC.
E XERCICE 2 5 points
Enseignement obligatoire
³ → − → −´
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct O, u , v ; unité gra-
phique : 2 cm.
1. Tracer les cercles de centre O et de rayonsp1 et 2. Placer les points A, B, et D
p p 1 3
d’affixes respectives 3 + i, 3 - i et − + i.
2 2
π
2. On considère la rotation R de centre O et d’angle et la translation T de
3
vecteur d’affixe 1.
a. Déterminer les affixes zA′ et zB′ des points A′ et B′ , images respectives des
points A et B par la rotation R.
b. Déterminer l’affixe zD′ , du point D′ , image du point D par la translation T.
c. Placer les points A′ , B′ et D′ .
zA′ − zB′
3. Déterminer un argument du nombre complexe .
zD′
Justifier que la droite (OD′ ) est une médiatrice du triangle OA′ B′ .
E XERCICE 2 5 points
Enseignement de spécialité
Soit n un entier naturel non nul, on considère les entiers suivants : N = 9n + 1 et
M = 9n − 1.
1. On suppose que n est un entier pair. On pose n = 2p, avec p entier naturel
non nul.
a. Montrer que M et N sont des entiers impairs.
b. En remarquant que N = M + 2, déterminer le PGCD de M et N .
2. On suppose que n est un entier impair. On pose n = 2p + 1 , avec p entier
naturel.
Baccalauréat S A. P. M. E. P.
a. Montrer que M et N sont des entiers pairs.
b. En remarquant que N = M + 2, déterminer le PGCD de M et N .
3. Pour tout entier naturel non nul n, on considère l’entier 81n 2 − 1.
a. Exprimer l’entier 81n 2 − 1 en fonction des entiers M et N .
b. Démontrer que si n est pair alors 81n 2 − 1 est impair.
c. Démontrer que 81n 2 − 1 est divisible par 4 si et seulement si n est impair.
P ROBLÈME 11 points
Commun à tous les candidats
Partie A - Résolution d’une équation différentielle
On considère l’équation différentielle :
y ′ − 2y = e2x , (E).
1. Démontrer que la fonction u définie sur R par u(x) = xe2x est une solution
de (E).
2. Résoudre l’équation différentielle : y ′ − 2y = 0 (E0 ).
3. Démontrer qu’une fonction v définie sur R est solution de (E) si et seulement
si v − u est solution de (E0 ).
4. En déduire toutes les solutions de l’équation (E).
5. Déterminer la fonction, solution de (E), qui prend la valeur 1 en 0.
Partie B - Étude d’une fonction
³ → − → −´
Le plan est rapporté au repère orthonormé O, ı , . Soit la fonction f définie sur
R par
f (x) = (x + 1)e2x .
³ → − → −´
On note C la courbe représentative de f dans le repère O, ı , .
1. Étudier la limite de f en +∞ puis la limite de f en −∞.
2. Soit x un nombre réel. Calculer f ′ (x).
Étudier les variations de f puis dresser son tableau de variations.
Préciser le signe de f (x) pour tout réel x.
3. Soit un réel α strictement inférieur à −1. On considère le domaine plan D
limité par C , les droites d’équation x = α, x = −1 et l’axe des abscisses.
a. À l’aide d’une intégration par parties, calculer l’aire D(α) du domaine D.
b. Déterminer la limite de D(α) lorsque α tend vers −∞.
Partie C - Résolution d’une équation
1. Montrer que l’équation f (x) = 2 admet une solution unique x0 dans l’inter-
valle [0,2 ; 0,3].
2. Recopier, puis compléter le tableau suivant :
x 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
f (x)
Les valeurs de f (x) seront arrondies avec une précision de 10−2 près par dé-
faut.
Nouvelle-Calédonie 2 décembre 1999
Baccalauréat S A. P. M. E. P.
3. Sur le papier millimétré, ci-dessous, où les unités sont de 10 cm en abscisses
et 5 cm en ordonnées, tracer l’arc de la courbe C pour x appartenant à [0 ; 0, 3].
Faire apparaître x0 sur le graphique.
2
3
1
2
0
1
0 0,1 0,2 0,3 1
0 1
1 2
µ ¶
Démontrer que x0 satisfait à la relation : x0 = ln .
2 x0 + 1
Partie D - Approximation de x0
1. Soit h la fonction définie sur I = [0,2 ; 0,3] par
1 2
µ ¶
h(x) = ln .
2 x +1
a. Démontrer que pour tout x de I, h(x) appartient à I.
b. Démontrer que pour tout x de I, ¯h ′ (x)¯ 6 0, 42.
¯ ¯
2. Soit (un ) la suite définie par : u0 = 0, 2 et, pour tout entier naturel n,
un+1 = h(un ).
a. En utilisant l’inégalité des accroissements finis, démontrer que, pour tout
entier naturel n, on a : |un+1 − x0 | 6 0, 42|un − x0 |.
À l’aide d’un raisonnement par récurrence, déduire que, pour tout entier
naturel n on a : |un − x0 | 6 0, 1 × (0, 42)n .
b. Déterminer la limite de (un ).
c. Déterminer un entier p tel que ¯u p − x0 ¯ 6 10−5 .
¯ ¯
d. On note b la valeur de u p affichée sur la calculatrice. Déterminer β valeur
décimale approchée par défaut de b à 10−5 près.
Classer par ordre croissant les réels f (β), f β + 10−5 et 2.
¡ ¢
En déduire la valeur décimale approchée par défaut de x0 à 10−5 près.
Nouvelle-Calédonie 3 décembre 1999