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Effet hépatoprotecteur du goyavier

Ce mémoire de fin d'études présente une recherche sur les effets hépatoprotecteurs et les propriétés antioxydantes des extraits naturels de goyave (Psidium guajava L.). Il comprend une synthèse bibliographique détaillée ainsi qu'une partie expérimentale sur l'évaluation de ces effets. Le travail a été soutenu par un jury à l'Université de Blida 1 et est le résultat d'un parcours académique de cinq années.

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Stephan Riahi
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Effet hépatoprotecteur du goyavier

Ce mémoire de fin d'études présente une recherche sur les effets hépatoprotecteurs et les propriétés antioxydantes des extraits naturels de goyave (Psidium guajava L.). Il comprend une synthèse bibliographique détaillée ainsi qu'une partie expérimentale sur l'évaluation de ces effets. Le travail a été soutenu par un jury à l'Université de Blida 1 et est le résultat d'un parcours académique de cinq années.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université de Blida -01-

Faculté des sciences de la nature et de la vie

Département de biologie et physiologie cellulaire

Mémoire de fin d’études


En vue de l’obtention du diplôme de Master dans le domaine SNV

Filière Sciences Biologiques

Option : Biologie moléculaire et cellulaire

Thème

Effet hépatoprotecteur et propriétés antioxydantes des extraits naturels du goyavier


(Psidium guajava L)

Présenté par :

• Mlle BOUMDAL Nada Amina


• Mlle REKAB Romaissa Soutenu le : 19 /07/2021

Devant le jury composé de :

Mme OURZEDDINE MCB UB1 Présidente

Mme ABDULHUSSAIN.A.S MCA UB1 Examinatrice

Mme GUEDDOUCHI.S MCB [Link] Promotrice

Mme MOUALHI.N Doctorante UB1 Co-Promotrice

Promotion 2020/2021
Remerciements

Nos remerciements s’adressent d’abord à Dieu le tout puissant et miséricordieux


qui nous a donné la force la volonté ainsi que la patience pour achever cette
modeste étude.
Nos très sincères remerciements s’adressent également aux membres du jury,

Madame OURZEDDINE, Maitre Conférencier B à l’Université de Blida 1, qui


nous honoré en acceptant de présider le jury.

Madame ABDULHUSSAIN.A.S, Maitre Conférencier A à l’Université de Blida 1,


d’avoir accepté d’examiner ce mémoire.

Au terme de ce travail nous tenons à exprimer notre gratitude à Madame


GUEDDOUCHI Sabah pour son effort fournis.

Nous tenons à remercier également notre chère co-promotrice, Madame


MOUALHI Noussaiba, Doctorante à l’Université de Blida 1, pour sa
disponibilité, ses conseils et encouragements tout au long de la réalisation de ce
mémoire.

Nous ne remercierons jamais assez tous nos aimables enseignants pour le savoir
et le partage scientifique et éducatif qu’ils nous ont prodigués durant tout notre
cursus, à leur tête Pr SAADI.L, pour sa générosité, sa rigueur, sa compréhension
et son immense patience dont elle a su faire preuve malgré sa charge académique
et professionnelle.

Nos sincères remerciements à Mme Hania la directrice de la station de la faculté


de biologie, Mr Abderrahman, chef des laboratoires pour leurs aide et efforts
contribués.

Nous tenons à remercier particulièrement l’équipe scientifique du CHU de Beni


Messous, service Anapathe pour leur aide tant précieuse.

Nos vifs remerciements à tous ceux qui nous ont aidé de près ou de loin à la
réalisation de ce mémoire.
Dédicaces
Avec l’expression de ma reconnaissance, je dédie ce modeste travail à ceux qui, quels
que soient les termes embrassés, je n’arriverais jamais à leurs exprimer mon amour
sincère.

A mon très cher papa

A l’homme, mon précieux offre du dieu, qui doit ma vie, ma réussite et tout mon
respect, a qui m’encourager et me protéger.

A ma trés chère maman

A la femme qui a souffert sans me laisser souffrir qui n’as jamais dit non à mes
exigences et qui a été mon ombre durant toutes ces années ce travail est le fruit de ses
sacrifices.

A ma petite sœur

Mon âme sœur, mon petit bonheur à moi, qui m’as soutenu et encourager depuis
toujours, que dieu la protège et lui offre la chance et le bonheur.

A mon Fiancé

Pour ses encouragements et sa patience, son aide et soutien moral depuis toujours .ce
travail est témoignage de ma reconnaissance et amour sincère et fidèle

Sans oublier mes meilleurs amies Kenza et Sabrina, ainsi que Mon Binôme Nada
pour ses efforts et son esprit d’équipe, Je vous aime beaucoup

Rekab Romaissa
Dédicaces
Ce mémoire est l’aboutissement d’un parcours accompli en cinq années que je n’aurais pu réaliser seule.
Je dédie ce travail accompagné d’un profond amour :

A celle qui m’a arrosé de tendresse et d’espoirs, à la source d’amour incessible, la mère des sentiments
fragiles qui ma bénie par ses prières … ma mère

A mon support dans la vie, qui m’a appris, m’a supporté et ma dirigé vers l’accomplissement ... Mon père

En signe de reconnaissance pour vos efforts et vos sacrifices consentis chaque jour, ainsi que votre
compréhension en permanence. Sans vous, je ne serais surement pas ce que je suis aujourd’hui. Je prie
Dieu que les fruits de ce travail me permettent de faire votre fierté.

A Fanny, ma deuxième maman, pour son incommensurable amour et soutien.

A l’épaule solide, l’œil attentif et compréhensif, à la personne la plus digne de mon estime et de mon
respect … mon frère.

A ma sœur pour sa bienveillance, sa patience et son indulgence qui par sa présence constante dans ma vie
m’a prodigué une immense assurance.

A mon Papi, en témoignage de ma profonde affection et mon attachement indéfectible.

A la mémoire de mes grands-mères parties trop tôt, J’aurais tant aimé que vous soyez parmi nous pour
qu’ensemble nous partagions ce bonheur. Puisse Allah vous avoir en sa sainte miséricorde.

A mes sœurs de cœur Marwa, Romaissa et Lynda qui m’ont toujours soutenues dans mes moments de
doute, et d’angoisse et qui m’ont donné force, énergie et courage d’aller au bout de ce travail. En souvenir
des moments heureux passés ensemble et de l’amitié qui nous unit, je vous dédie ce travail avec mes
vœux sincères de réussite, de bonheur et de santé.

A la meilleure des binômes, ma partenaire de mémoire, mon amie Maissa, sans qui rien n'aurait été pareil.
Je te remercie tout particulièrement pour ta patience et ta confiance en moi envers et contre tout <3

A mon ami Abdennour, pour ses conseils, son encouragement et son aide si précieuse.

A mes tantes et oncles paternels et maternels ainsi que leurs conjoints.

A mes cousins et cousines.

A tous ceux qui j’ai omis involontairement de citer.

Nada Amina Boumdal


Sommaire
Liste des tableaux ..................................................................................................................................... I
Liste des figures ..................................................................................................................................... II
Liste des Abréviations ........................................................................................................................... IV
Résumé .................................................................................................................................................. V
Abstract................................................................................................................................................. VI
‫ ملخص‬....................................................................................................................................................VII
Introduction............................................................................................................................................. 1
Synthèse Bibliographique ........................................................................................................................
Chapitre 1 : Généralités sur la Goyave ...................................................................................................
1. Présentation de l’espèce « Psidiumguajava L. »................................................................................ 3
2. Répartition géographique ................................................................................................................. 3
3. Ecologie et distribution .................................................................................................................... 4
4. Position systématique ...................................................................................................................... 4
5. Description botanique ...................................................................................................................... 5
5.1. Variétés.................................................................................................................................... 6
5.2. Composés phytochimiques et valeur nutritionnelle de la goyave ............................................... 7
5.3. Utilisation traditionnelle ........................................................................................................... 8
5.3.1. Feuilles ................................................................................................................................ 8
5.3.2. Ecorce .................................................................................................................................. 9
5.3.3. Fleurs ................................................................................................................................... 9
5.3.4. Fruit ..................................................................................................................................... 9
5.3.5. Plante ................................................................................................................................... 9
6. Activités biologiques ..................................................................................................................... 10
6.1. Activité anti-cancéreuse ......................................................................................................... 10
6.2. Activité antidiabétique ........................................................................................................... 10
6.3. Activité antiproliférative ........................................................................................................ 10
6.4. Activité anti-inflammatoire et analgésique .............................................................................. 10
6.5. Activité Spermato-protectrice ................................................................................................. 11
6.6. Activité anti-oxydante ............................................................................................................ 11
Chapitre 2 : Généralités sur les composés phénolique ...........................................................................
1. Définition ...................................................................................................................................... 12
2. Structure et classification des Polyphénols ..................................................................................... 12
2.1. Flavonoïdes ............................................................................................................................ 13
2.2. Acides phénoliques ................................................................................................................ 14
2.3. Tanins .................................................................................................................................... 15
2.4. Alcaloïdes .............................................................................................................................. 16
2.5. Lignines ................................................................................................................................. 16
2.6. Coumarines ............................................................................................................................ 16
2.7. Quinones ................................................................................................................................ 16
2.8. Saponines ............................................................................................................................... 17
3. Propriétés des composés phénoliques et mécanismes d’action contre les radicaux libres ................. 17
3.1. Mécanismes d’action contre les radicaux libres....................................................................... 17
3.2. Propriétés biologiques d’intérêt des composés phénoliques ..................................................... 17
3.3. Activité antioxydante ............................................................................................................. 17
3.4. Activité anti-inflammatoire .................................................................................................... 18
4. Rôle des composés phénoliques ..................................................................................................... 18
4.1. Chez l’humain ........................................................................................................................ 18
4.2. Chez les végétaux................................................................................................................... 18
Chapitre 3 : Foie et mécanismes de l’hépatotoxcité................................................................................
1. Anatomie du foie ........................................................................................................................... 19
2. Histologie normale du foie ............................................................................................................. 20
2.1. Les hépatocytes ...................................................................................................................... 20
2.2. Les cholangiocytes ................................................................................................................. 20
2.3. Les cellules étoilées................................................................................................................ 20
2.4. Les cellules de Kupffer........................................................................................................... 20
2.5. Les cellules endothéliales sinusoïdales ................................................................................... 21
3. Les enzymes hépatiques ................................................................................................................. 22
3.1. Les aminotransférases ............................................................................................................ 22
3.2. L'ALP .................................................................................................................................... 22
3.3. La GGT ................................................................................................................................. 22
3.4. La bilirubine .......................................................................................................................... 22
4. Fonctions hépatiques...................................................................................................................... 23
4.1. Stockage et production ........................................................................................................... 23
4.2. Détoxification ........................................................................................................................ 23
4.3. Régulation immunitaire .......................................................................................................... 23
5. Atteintes Hépatiques ...................................................................................................................... 24
5.1. La cirrhose ............................................................................................................................. 24
5.2. Cholestase .............................................................................................................................. 24
5.3. Stéatose.................................................................................................................................. 24
5.4. L’insuffisance hépatique aiguë (IHA) ..................................................................................... 24
6. Mécanisme de la fibrogenèse hépatique : ....................................................................................... 25
7. Stress oxydant : ............................................................................................................................. 26
7.1. Les radicaux libres ................................................................................................................. 26
7.2. Formation des espèces réactives de l’oxygène ........................................................................ 26
7.3. Les systèmes antioxydants...................................................................................................... 27
7.3.1. Systèmes antioxydants enzymatiques endogènes................................................................. 28
7.3.2. Systèmes antioxydants exogènes ........................................................................................ 29
7.4. Le Stress oxydant ................................................................................................................... 30
7.5. Conséquences moléculaires du stress oxydatif ........................................................................ 31
Partie expérimentale................................................................................................................................
Chapitre 1 : Matériels et Méthodes .........................................................................................................
1. Objectifs ........................................................................................................................................ 32
2. Période et lieu de l’étude ................................................................................................................ 32
3. Matériel ......................................................................................................................................... 33
3.1. Préparation du matériel végétal : ............................................................................................ 33
3.2. Animaux ................................................................................................................................ 34
4. Méthodes ....................................................................................................................................... 34
4.1. Préparation des extraits phénoliques : ..................................................................................... 34
5. Etude phytochimique(Evans, 1996 ; Harbone, 1998) ...................................................................... 35
5.1. Screening phytochimique ....................................................................................................... 35
5.1.1. Flavonoïdes ........................................................................................................................ 36
5.1.2. Tanins ................................................................................................................................ 36
5.1.3. Saponines ........................................................................................................................... 36
5.1.4. Quinones libres .................................................................................................................. 36
5.2. Dosage des composés phénoliques ......................................................................................... 36
5.2.1. Dosage des polyphénols par colorimétrie ............................................................................ 36
5.2.2. Estimation quantitative des flavonoïdes .............................................................................. 37
6. Activité anti-oxydante des extraits de goyave ................................................................................. 38
7. Evaluation de l’effet hépatoprotecteur contre l’intoxication par le CCl4 ......................................... 39
7.1. Analyses biochimiques ........................................................................................................... 41
7.2. Etude histologique.................................................................................................................. 41
8. Analyses statistiques ...................................................................................................................... 41
Chapitre 2 : Résultat et discussion ..........................................................................................................
1. Rendement d’extraction ................................................................................................................. 42
2. Etude phytochimique ..................................................................................................................... 43
2.1. Screening phytochimique ....................................................................................................... 43
3. Dosage spectrophotométrique des polyphénols totaux .................................................................... 45
4. Dosage spectrophotométrique des flavonoïdes totaux ..................................................................... 46
5. Test DPPH mesuré au spectrophotomètre ....................................................................................... 47
6. Effet de l’administration du CCL4 et celle des différents extraits de Psidium guajava sur
l’organisation tissulaire du foie : ............................................................................................................ 50
6.1. Histologie du foie des souris témoins...................................................................................... 50
6.2. Effet du CCL4 sur la structure du foie .................................................................................... 50
Conclusion ................................................................................................. Error! Bookmark not defined.
Références ............................................................................................................................................ 70
Annexe
Liste des tableaux

Tableau 01 : Valeurs nutritionnelles de [Link] estimées par les deux différents auteurs…08

Tableau 02 : Principales espèces réactives de l’oxygène……………………………………...26

Tableau 03 : Protocole d’induction de l’hépatotoxicité par le CCl4…………………………..40

Tableau 04 : Screening phytochimique des tannins sur les différents extraits de goyave……..43

Tableau 05 : Screening phytochimique des saponines sur les différents extraits de goyave….44

Tableau 06 : Screening phytochimique des flavonoïdes sur les différents extraits de goyave..44

Tableau 07 : Screening phytochimique des quinones libres sur différents extraits de goyave.44

I
Liste des figures

Figure 01 : Répartition de la goyave dans le monde …………………………………03


Figure 02 : Description de Goyavier …………………………………………………05
Figure 03 : Différentes parties de la goyave blanche ………………………………..06
Figure 04 : Goyave rouge …………………………………………………………….07
Figure 05 : Principales utilisations traditionnelles des feuilles de goyave dans les
principaux pays producteurs…………………………………………………………..09
Figure 06: Représentation chimique de la structure d’un phénol……………………..12
Figure 07 : Classification des composés phénoliques ……………………………….13
Figure 08 : Différentes classes des flavonoïdes et leurs structure chimique ………...14
Figure 09 : Structure chimique des acides phénoliques ……………………………...15
Figure 10 : Anatomie du foie…………………………………………………………19
Figure 11 : Structure histologique schématique du tissu hépatique ………………….21

Figure 12: Origine des espèces réactives de l’oxygène ………………………………27


Figure 13 : Schéma des réponses antioxydantes de la cellule face aux ROS…………29
Figure 14 : Schématisation des molécules intervenant dans les protections cellulaire..30
Figure 15 : La double vie des ERO ……………...........................................................31
Figure 16 : Différentes partie de la goyave (originale 2021)………………………….33
Figure 17 : Extraction des polyphénols par l’acétone ………………………………...35

Figure 18 : Mécanisme réactionnel intervenant lors du test DPPH…………………...38


Figure 19 : Rendement d’extraction des extraits phénoliques………………………...42
Figure 20 : Teneur en polyphénols totaux des extraits de Psidiumguajava…………..45
Figure 21 : Teneur en flavonoïdes totaux des extraits de Psidiumguajava……………46
Figure 22 : Pourcentage d’inhibition de radicale DPPH des extraits de goyave……...48
Figure 23 : Valeurs de la IC50 des extraits obtenus…………………………………..49
Figure 24 : Coloration à l’Hématoxyline-Eosine (HE). Grossissement objectif ×10…52

Figure 25 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10………..53

II
Figure 26 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40……….54
Figure 27 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40……….55
Figure 28 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10……….57

Figure 29 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10……….58

Figure 30 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40……….59

Figure 31 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10……….60

Figure 32 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40……….61

Figure 33 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10……….62

Figure 34 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif×40………..63

Figure 35 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif×10………..64

Figure 36 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif×10………..65

Figure 37 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif×10………..66

III
Liste des abréviations
1O2 : Le dioxygène singulet

CAT : Activité de la catalase

CCL4 : Tétrachlorure de carbone

DMSO : Dimethyl sulfoxyde

DPPH : Le 2,2-diphényl 1-picrylhydrazyle

EC50 : Concentration inhibitrice à 50%

GPx : Glutathion peroxydase

H2O2 : Peroxyde d’hydrogène

H2SO4 : Acide Sulfurique

HCL : Acide chlorhydride concentré

HCl : Acide Chlorhydrique

HGPO : Hyperglycémie provoquée par voie orale

HO : Radical hydroxyle

IGF -1 : Facteur de croissance analogue à l’insuline

IHA : Insuffisance hépatique aigue

Mg : Magnésium

O2 −: L’anion superoxide

OH: Radical hydroxyl

PGHS : Prostaglandine endoperoxyde H synthase

PSA : Antigène spécifique de la prostate

ROO: Radical Peroxy

ROOH: Hydroperoxyde

ROS: Reactive Oxygen Species

SOD : Superoxyde dismutase

IV
Résumé

Ce travail vise à valoriser les vertus de Psidium guajava L par une caractérisation
phytochimique, une évaluation de l’activité antioxydante ainsi que la mise en évidence d’un
éventuel effet préventif et hépato-protecteur des extraits aqueux de différentes parties du fruit à
savoir ; la peau et le jus.

L’expérimentation a été réalisée chez 48 souris Mus musculus males, réparties en 8 lots, un lot
témoin recevant uniquement de l’eau distillée, un lot intoxiqué par le CCL4, deux différents lots
recevant uniquement le jus et la peau, et les quatre derniers lots seront traités préalablement à
différentes concentrations des extrait de la peau et le jus du fruit suivie d’une administration
orale d’une solution de CCL4.

L’étude phytochimique a permis de mettre en évidence les principaux métabolites notamment les
polyphénols. Le screening phytochimique a montré la présence des flavonoïdes, tanins,
saponines et quinones. L'analyse quantitative a montré que les extraits obtenus grâce aux
solvants polaires sont les plus riches en polyphénols totaux et en flavonoïdes. L’étude des coupes
histologiques a permis de détecter des lésions du tissu hépatique tel que la cirrhose, observées
essentiellement chez les souris recevant le CCL4. Ces lésions sont caractérisées par des dépôts
interstitiaux et périvasculaires du matériel conjonctif, avec infiltration cellulaire. Cependant,
chez les souris ayant reçu le traitement préventif aux différents extraits de Psidium guajava
aucun dépôt matriciel n’a été observé et les altérations semblent être moins accentuées.

Mots clés : Métabolites secondaires, le foie, activité hépatoprotectrice, tétrachlorure de carbone,


stress oxydatif, Psidium guajava.

V
Abstract

The aim of this work is to enhance the virtues of Psidium guajava L by phytochemical
characterization, evaluation of antioxidant activity and the demonstration of a possible
preventive and hepatoprotective effect of aqueous extracts of different parts of the fruit: the bark
and the juice.

The experiment was carried out on 48 male Mus musculus mice, divided into 8 batches, one
control batch receiving only distilled water, one batch intoxicated with CCL4, two different
batches receiving only the juice and the bark, and the last four batches will be pre-treated with
different concentrations of the extract of the bark and the juice of the fruit, followed by an oral
administration of a solution of CCL4

The phytochemical study revealed the main metabolites, especially polyphenols. The
phytochemical screening showed the presence of flavonoids, tannins, saponins and quinones.
Quantitative analysis showed that the extracts obtained with polar solvents are the richest in total
polyphenols and flavonoids. The study of histological sections allowed the detection of lesions in
the liver tissue, observed mainly in mice receiving CCL4. These lesions are characterized by
interstitial and perivascular deposits of connective material, with cellular infiltration. However,
in the mice that received the preventive treatment with the different Psidium guajava extracts, no
matrix deposits were observed and the alterations appear to be less pronounced.

Key words: secondary metabolites, the liver, hepatoprotective activity, carbon tetrachloride,
oxidative stress, Psidium guajava.

VI
‫ملخص‬

‫من خالل التوصيف الكيميائي النباتي ‪ ،‬وتقييم نشاط مضادات ‪ Psidium guajava L‬الهدف من هذا العمل هو تعزيز مزايا‬
‫‪.‬األكسدة وإثبات التأثير الوقائي المحتمل للمستخلصات المائية ألجزاء مختلفة من الفاكهة‪ :‬اللحاء والعصير‬

‫ذكرا من فئران‬
‫‪ ،‬مقسمة إلى ‪ 8‬دفعات ‪ ،‬دفعة تحكم واحدة تتلقى الماء المقطر ‪ Mus musculus‬تم إجراء التجربة على ‪ً 48‬‬
‫‪ ،‬دفعتان مختلفتان تستقبالن العصير واللحاء فقط ‪ ،‬والد ُفعات األربع األخيرة ستكون ‪ CCL4‬فقط ‪ ،‬دفعة واحدة مخمورة بـ‬
‫‪.‬عن طريق الفم ‪ CCL4‬مسبقًا ‪ -‬تمت معالجته بتركيزات مختلفة من مستخلص اللحاء وعصير الفاكهة ‪ ،‬ثم تناول محلول‬

‫كشفت الدراسة الكيميائية النباتية عن المستقلبات الرئيسية ‪ ،‬وخاصة البوليفينول‪ .‬أظهر الفحص الكيميائي النباتي وجود مركبات‬
‫الفالفونويد والعفص والصابونين والكينون‪ .‬أظهر التحليل الكمي أن المستخلصات التي تم الحصول عليها بالمذيبات القطبية هي‬
‫األغنى ف ي مجموع البوليفينول والفالفونويد‪ .‬سمحت دراسة المقاطع النسيجية باكتشاف اآلفات في أنسجة الكبد ‪ ،‬والتي لوحظت‬
‫تتميز هذه اآلفات برواسب خاللية ومحيط األوعية من مادة ضامة ‪ ،‬مع ارتشاح ‪ CCL4.‬بشكل رئيسي في الفئران التي تتلقى‬
‫خلوي‪ .‬ومع ذلك ‪ ،‬في الفئران التي تلقت العال ج الوقائي بمستخلصات بسيديوم غوافا مختلفة ‪ ،‬لم يالحظ أي رواسب مصفوفة‬
‫ويبدو أن التغييرات كانت أقل وضو ًحا‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬المستقلبات الثانوية ‪ ،‬الكبد ‪ ،‬النشاط الكبدي ‪ ،‬رابع كلوريد الكربون ‪ ،‬اإلجهاد التأكسدي ‪ ،‬جوافا‬

‫‪VII‬‬
INTRODUCTION

Introduction
INTRODUCTION

Introduction

Il y a quelques dizaines d’années, la science alimentaire se limitait à analyser la valeur


nutritive des aliments. De nos jours, de nouvelles recherches ont conduit à une meilleure
reconnaissance du rapport entre les aliments et la santé en mettant en valeur les composantes
ayant des propriétés thérapeutiques (Debib, 2014).

Dans ce contexte, au cours des dernières décennies, les recherches scientifiques n’ont fait
que confirmer les effets sanitaires bénéfiques des fruits. Il a été suggéré que leur teneur
importante en phytonutriments, notamment en polyphénols pourrait être à l’origine de la
prévention vis-à-vis de maladies dégénératives, des maladies cardio-vasculaires, de certains
cancers et du déclin cognitif lié à l’âge (Trichopoulou et al., 2005).

La goyave « Psidium guajava » est un fruit de la famille des Myrtaceae, originaire des
régions tropicales d’Amérique. D’un point de vue nutritionnel, ce fruit constitue une bonne
source de fibres et vitamines. Il est quatre fois plus riche en vitamine C que les oranges. Celle-ci
est concentrée essentiellement au niveau de la peau du fruit. La teneur en vitamine C de la
goyave est si élevée qu'une purée de fruits a été utilisée pour enrichir les rations des soldats
pendant la seconde guerre mondiale (Sato et al., 2010). De plus, la goyave est riche en
composées bioactives ; tanins, phénols, triterpènes et flavonoïdes (Kamath et al., 2008).
En Inde, au Brésil, au Mexique, en Egypte ou même dans les régions tropicales, le
goyavier est considéré comme étant une plante à plusieurs vertus et un remède largement utilisée
par la pharmacopée traditionnelle pour traiter certains troubles digestifs, respiratoires ou
pulmonaires. Les préparations locales faites à partir des feuilles et/ou de l'écorce de Psidium
guajava sont utilisées dans les traditions pour traiter plusieurs affections. En effet, des effets anti
diarrhéique, anti cancérigène, hypolipémiants et hypoglycémiant lui ont été attribués depuis
longtemps (Wei et Chen, 2000 ; Kamath et al., 2008).

L'objectif de la présente étude étant l'évaluation de l'activité hépato-protectrice attribuée


par la pharmacopée traditionnelle à notre matériel végétal. Ainsi ce travail s’articule sur deux
parties principales ; Une première partie qui concerne l’étude du fruit, la préparation des
différents extraits, l’étude phytochimique et la détermination de l’activité anti oxydante.

1
INTRODUCTION

Une deuxième partie qui concerne l’induction de l’hépatotoxicité par administration orale
du CCL4 (Tétrachlorure du carbone) chez des souris de laboratoire et l’évaluation d’un éventuel
effet préventif du fruit (jus, peau), via l’étude de coupes histologiques du foie.

Dans l’optique de répondre aux hypothèses citées ci-dessus, nous envisageons de suivre
le protocole suivant :

 Extraction des polyphénols à partir de Psidium guajava L.


 Elevage des souris (Mus musculus).
 Administration des extraits du fruit à différentes doses.
 Induction de la toxicité via l’administration du CCL4 (Tétrachlorure du carbone).
 Prélèvements sanguins et réalisations de coupes histologiques du foie.

2
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Synthèse Bibliographique
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

Chapitre 1 : Généralités sur la


Goyave
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

1. Présentation de l’espèce « Psidium guajava L. »


La goyave « Psidium guajava », fruit de la famille des Myrtaceae, est originaire des
régions tropicales d'Amérique. Son nom provient du mot grec, « psien » qui signifie « donné à
manger » et « Guajava» qui est d’origine amérindienne signifiant « le fruit lui-même ». Elle est
cultivée depuis plus de 2 000 ans en Amérique centrale (Universalis, 2014).

2. Répartition géographique
Psidium guajava L, originaire du Mexique s'étend sur l'Amérique du Sud, l'Europe,
l'Afrique et l'Asie. Il pousse dans toutes les régions tropicales et subtropicales du monde, tolère
différentes conditions climatiques mais préfère les climats secs (Soliman et al., 2016). La
répartition géographique de psidium guajava dans le monde entier est représentée dans la
(Figure01).

Figure 01 : Répartition géographique de la goyave dans le monde entier


(Pickering, 2009)

En Europe, il n'est pas très rustique et ne résiste pas à des températures négatives
prolongées. (Singh et al., 2011)
En Afrique, il s’installe sous forme de petits îlots forestiers à travers les savanes côtières
de la Côte d’Ivoire. Par contre, dans la zone Soudanaise, il demande quelques soins. Sa culture
peut réussir, avec des arrosages, dans les oasis.

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

En Algérie, la goyave est rarement cultivée, elle a été introduite pour l'expérimentation à
la fin des années 1970. Ce fruit est trouvé au niveau de la Wilaya de Tipaza, mais également
planté au niveau du Jardin d'Essais du Hamma à Alger. Sa culture se fait en mois de septembre et
octobre, c'est la saison des goyaves communément appelées par la population locale les «
goyaves » ou « djewaffa » du Moyen-Orient.

Ce fruit se retrouve dans certaines maisons coloniales situées à Fouka comptant un ou


deux goyaviers dans leurs jardins. En 1978, un verger de 2 hectares a été créé au niveau de
l’ancien secteur agricole social de Fouka (Das). À cette époque, la ferme appartenait à la Wilaya
de Blida et est maintenant rebaptisée Domaine M'seguem-Abdelkader, sur la route de Douaouda.
Il a ensuite été abandonné en 1987 et restauré par Hadj Hamada en 1991 pour conserver cet
étrange fruit. Aujourd'hui, la récolte annuelle de l'agriculteur est d'environ 3 tonnes, qui n'est
vendue qu'à Fouka (Souad, 2009).

3. Ecologie et distribution
La goyave prospère sous des climats tropicaux et des sols extrêmement variés. En effet,
on la trouve dans des forêts tropicales humides et sèches. Commune en zone sèche de végétation
secondaire de basse altitude, elle est rencontrée dans des savanes, forêts naturelles et sur les rives
des fleuves. Elle est disponible tout au long de l'année (Fabrice et Christian, 2006).

Probablement originaire du Pérou, la goyave (Psidium guajava) s’est répandue très


rapidement à travers le continent tropical américain jusqu’au Mexique. Sa culture s’est étendue
vers l’Asie, l’Afrique et notamment le sud de l’Europe.

4. Position systématique
La position systématique de la goyave, selon Dakappa et al., (2013), est la suivante :

Règne : Plantae

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnoliopsida

Ordre : Myrtales

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

Famille : Myrtaceae

Genre : Psidium

Espèce : Psidium guajava L.

5. Description botanique
Le goyavier est un arbre de taille moyenne qui peut atteindre 8 m de hauteur, à l’écorce
Lisse, rougeâtre se desquamant.

Les feuilles de forme oblongue sont couvertes d'un fin duvet sur la face inférieure,
opposées décussées à nervures latérales saillantes. Elles peuvent atteindre 15 cm de long et 7 cm
de large.

Le fruit du goyavier est globuleux, jaunâtre à pulpe rose ou blanche juteuse et moelleuse,
et à nombreuses graines comestibles très dures et un arôme légèrement astringent. Elle a une
peau fine et fragile, vert pâle à jaune, piquetée de noir quand le fruit est très mûr. Sa saveur
parfumée et acidulée, très caractéristique, évoque à la fois celle de la pêche et de la fraise.

Les fleurs sont solitaires à 5 pétales blancs et des nombreuses étamines. La figure 02
montre la plante toute entière (Gill et al , 2016)

A B C

Figure 02 : Description de Goyavier


(A : Arbre de goyavier ; B : Feuilles et fruits C : Fleur) (Gill et al, 2016)

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

5.1. Variétés
Il existe environ 100 espèces d'arbustes tropicaux et de petits arbres dans le genre,
originaires du Mexique, des Caraïbes, de l'Amérique centrale et du nord du Sud, Amérique
centrale et de la partie nord de l'Amérique du Sud. La goyave la plus commune est la pomme
(Psidium guajava). Il existe d'autres sortes de goyaves tel que les goyaves rouges appelée goyave
Marron (Tropicos, 2014).

Les fruits de goyave ont généralement un parfum prononcé et typique. La pulpe de


goyave peut être sucrée ou aigre, son goût se situe entre la poire et la fraise, de couleur blanc
cassé (goyave "blanche") à rose foncé (goyave "rouge"), avec des graines dans la pulpe centrale
dont le nombre et la dureté sont variables. Les fruits sont charnus, sucrés et dégagent une odeur
légère mais agréable. Le fruit contient des fibres, des protéines, des hydrates de carbone, du
calcium, phosphore, fer, vitamine A, vitamine B3, B4 (NishaKumari et al., 2013).

Figure 03 : Différentes parties de la goyave blanche


(a) Feuilles (b) Fleurs (c) Fruit (d) Graines dans le fruit (e) Écorce (SumraNaseer et al., 2018)

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

Figure 04 : Goyave Rouge (NishaKumari et al.,2013)

5.2. Composés phytochimiques et valeur nutritionnelle de la goyave


D'un point de vue nutritionnel, la goyave apporte 68 calories pour 100 grammes,
constitue une bonne source de fibres et contient quatre fois plus de vitamine C que les oranges.
La plupart des de la vitamine C se trouve dans la peau du fruit qui n'est généralement épluchée
avant d'être consommée. La teneur en vitamine C de la goyave est si élevée qu'une purée de
fruits a été utilisée par les troupes alliées pendant la Seconde Guerre mondiale pour enrichir leurs
rations (Sato et al., 2010).
De plus, la goyave est riche en tanins, phénols, triterpènes, flavonoïdes, huiles
essentielles, saponines, caroténoïdes, lectines, vitamines, de fibres et d'acides gras, en particulier
de lycopène, une substance importante dans la prévention de certains types de cancer. Le fruit
contient des sucres, du fer, du calcium, du phosphore phosphore et des vitamines A, B et (à
l'exception de la C) en plus forte concentration que la plupart des autres fruits. La valeur
nutritionnelle de la goyave selon Sato et al., (2010) ; Joseph et Priva (2011) (dans 100 g du
fruit) est regroupé dans le tableau 1 :

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

Tableau01 : Valeurs nutritionnelles de P. Guajava (dans 100 g du fruit)

(Sato et al., 2010 ; Joseph et R. 2011)

5.3. Utilisation traditionnelle

5.3.1. Feuilles
Le thé fait à partir de feuilles de goyave est considéré comme médicinales. Les feuilles
tendres de la plante ont été utilisées comme tonique pour traiter les troubles digestifs tels que la
dysenterie et la diarrhée dans les systèmes médicaux indigènes du Brésil et du Mexique.

En Bolivie et en Egypte, les feuilles de goyave sont utilisées pour traiter la toux et les
maladies pulmonaires (NishaKumari et al., 2013).

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

Figure 05 : Principales utilisations traditionnelles des feuilles de goyave dans les principaux
pays producteurs.

(Díaz-de-Cerioet al.,2017)

5.3.2. Ecorce
Les préparations locales faites à partir des feuilles et/ou de l'écorce de Psidium guajava
sont reconnues comme étant efficaces pour les maux de gorge, vomissements, les douleurs
d'estomac et les vertiges. Elles sont également efficaces pour réguler les périodes menstruelles
dans les régions tropicales Amazonie et en Inde (Holetz et al.,2009).

5.3.3. Fleurs
Les fleurs ont été utilisées pour traiter les bronchites, les affections des yeux et pour
rafraîchir le corps (Begum et al.,2002).

5.3.4. Fruit
Le fruit a été utilisé comme tonique et laxatif, ainsi que pour le traitement des gencives
(Begum et al.,2002).

5.3.5. Plante
La plante a été utilisée en Afrique et en Asie pour prévenir et traiter le scorbut. Elle est
utilisée pour traiter l'hypertension en Afrique occidentale et dans le traitement de la malaria.

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

(Begum,2002). Elle est utilisée dans de nombreux shampooings pour son parfum (Holetz FB et
al.,2009)

La plante entière ou les pousses sont utilisées sous forme d'infusion, décoction et pâte
comme tonique cutané, bénéfique dans les menstruations douloureuses, les fausses couches, les
saignements utérins, l'accouchement prématuré chez la femme ou même pour traiter les plaies
(Rosa et al.,2008)

6. Activités biologiques

6.1. Activité anti-cancéreuse


L'extrait aqueux de feuilles de bourgeons de Psidium guajava L. a été démontré d’une
activité anti-cancéreuse de la prostate dans un modèle de lignée cellulaire. Le traitement avec les
feuilles de Psidium guajava L. budding (1,5 mg/souris/jour) a diminué de manière significative
l'antigène spécifique de la prostate (PSA) et la taille des tumeurs dans un modèle de tumeur de
souris xénogreffe. L'huile essentielle de feuille de goyave possède un effet cytotoxique sur les
lignées cellulaires humaines (Chen et al., 2010 ; Joseph et al., 2010).

6.2. Activité antidiabétique


L'extrait éthanolique de l'écorce et de la tige a présenté une activité hypoglycémique
statistiquement significative dans le cas d’hyperglycémie induite chezdes rats par administration
d'alloxane. Toutefois, l’extrait n'avait pas d'effet hypoglycémique significatif chez des rats
normaux et des comparés à des rats rendus hypoglycémiques (HGPO) Dans les tests aigus et
subaigus, l'extrait aqueux, à une dose orale de 250 mg/kg, a montré une activité hypoglycémique
statistiquement significative (Mukhtar et al., 2006; 2004).

6.3. Activité antiproliférative


L'extrait de feuille de goyave présente une activité antiproliférative causée par l'inhibition
de l'activité catalytique des isoformes de la Prostaglandine endoperoxyde H synthase (PGHS).
(Kaileh et al., 2007).

[Link]é anti-inflammatoire et analgésique


L'extrait aqueux des feuilles de P. guajava possède des propriétés analgésiques et anti-
inflammatoires. Les extraits hexane, éthyle d'acétate d'éthyle et de méthanol des feuilles de

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GOYAVE

Psidium guajava (20, 100,500 et 1250 mg/kg) ont montré des effets antinociceptifs dépendants
dans les tests chimiques et thermiques d'analgésie (Ojewole, 2006 ; Shaheen et al., 2000).

6.5. Activité Spermato-protectrice


Les extraits des feuilles de Psidiumguajava ont des effets bénéfiques sur la production et
la qualité du sperme via leurs action sur la production et la qualité des spermatozoïdes, et
pourraient donc améliorer les paramètres spermatiques des hommes infertiles atteints
d'oligospermie et azoospermie non obstructive (Akinola et al., 2007).

6.6. Activité anti-oxydante


Les extraits d'eau distillée, d'éthanol à 65% et d'éthanol à 95% respectivement ont montré
des effets sur le piégeage de l'hydroxyle et l'inhibition de la peroxydation lipidique de manière
dose-dépendante. La concentration efficace de 50 % (CE50) pour de 0,63 : 0,47 et 0,58 g/l pour
le piégeage des radicaux hydroxyle, et une EC50 sur l'inhibition de la peroxydation lipidique de
0,20 ; 0,035 et 0,18g/L (Wang et al., 2007).

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

Chapitre 2 : Généralités sur les


composés phénoliques
CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

1. Définition
Les acides phénoliques ont attiré l'attention en raison de leurs avantages potentiels pour la
santé, applications dans les secteurs agricole, médicinal, cosmétique, et alimentaire (Figure 08).

Les composés phénoliques sont des métabolites secondaires qui sont naturellement
biosynthétisés par les plantes et les champignons. Ils contribuent à diverses fonctions biologiques
allant de la signalisation et de la structure à la défense contre les biotiques (infection, limitation)
et abiotiques (températures extrêmes, UV et lumière visible) (Valanciene et al.,2020)

Ils sont contenus dans les céréales, les grains de café, les fruits, les olives, les légumes et
les feuilles de thé. (Friedman ,2004)

Figure 06 : représentation chimique de la structure d’un phénol

(Swallah et al.,2020)

2. Structure et classification des Polyphénols


D’après leurs structures chimiques, les composés phénoliques peuvent être divisés en
différents sous-groupes, tels que les acides phénoliques, les flavonoïdes, les tanins, les
coumarines, les lignanes, les quinones, les stilbens et les curcuminoïdes (Gan et al., 2019). La
classification des composés phénoliques est schématisée dans la figure 07 :

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

Figure 07 : Classification des composés phénoliques

(Swallah et al.,2020)

2.1. Flavonoïdes
Les flavonoïdes sont une classe de composés polyphénoliques naturellement présents
dans les plantes. Les sous-groupes de flavonoïdes comprennent la flavone, le flavonol, la
flavanone, le flavanonol, l'anthocyanidine, le flavanol et l'isoflavone (figure 08). Les diverses
modifications apportées aux molécules de flavonoïdes augmentent encore la diversité des
flavonoïdes. Les molécules de flavonoïdes ont un squelette de carbone en C6-C3-C6, qui est
composé d'une structure benzo-γ-pyrone et d'un cycle phényle (Ku et al.,2020)

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

Figure 08 : Différentes classes des flavonoïdes et leurs structures chimiques

(Peterson et al.,2015)

2.2. Acides phénoliques


La plupart des acides phénoliques peuvent être classés en acidehydroxybenzoïques ou
hydroxycinnamiques, avec une structure moléculaire différente basée sur l’acide benzoïque et
l’acide cinnamique. Toutefois ils existent des acides qui n’appartiennent à aucune des deux
catégories, comme les acides ellagiques et chlorogéniques (figure 09).

Comme la plupart des composés bioactifs, les acides phénoliques présentent des activités
antioxydantes, anticancéreuses, antibactériennes et antivirales et une consommation régulière est
associée à une baisse de la tension artérielle et du cholestérol, et à une amélioration du contrôle
de la glycémie (Shao et al., 2020)

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

Figure 09 : Structure chimique des acides phénoliques

(Shao et al., 2020)

2.3. Tanins
Les tanins sont des métabolites secondaires polyphénoliques végétaux utilisés durant
l'antiquité classique dans le traitement des peaux d'animaux pour éviter leur putréfaction. Grâce à
l'interaction entre les tanins et le collagène des peaux, le collagène était stabilisé et les peaux
animales étaient tannées et transformées en cuir (Watrelot et al.,2020). Les tanins peuvent être
divisés en quatre classes : hydrolysables, condensés, complexes et phlorotannins qui sont un petit
groupe de tanins isolés principalement des algues brunes. Aucun de ces deux groupes n'est
important pour le tannage du cuir (Falcão et al.,2020)

Le tanin est une ressource biologique macromoléculaire naturelle, se trouve


principalement dans les fruits, les graines, les fleurs et les écorces. Les propriétés chimiques
uniques du tanin ont conduit à son utilisation généralisée comme colorant alimentaire,

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

antioxydant, agent de traitement des eaux usées, adsorbant métallique, matériau biologique et
dans les applications de tannage du cuir (Guo et al., 2020)

2.4. Alcaloïdes
Les alcaloïdes ont été largement étudiés pour leur activité biologique (activité
anticancéreuse, antibactérienne, antivirale et dépresseur du système nerveux central) dans la
médecine traditionnelle et moderne (Casciaro et al.,2020)

2.5. Lignines
La lignine présente de nombreuses complexités par rapport à d’autres constituants en
raison de sa structure et des groupes fonctionnels, qui peuvent être alkylés et acétylés de
préférence en plus de subir plusieurs autres réactions telles que l’halogénation, la nitration, la
réduction, l’oxydation, la sulfonation, l’hydrolyse, l’hydrogénation catalytique sous pression et la
fusion avec des métaux ou des composés alcalins (Nasrollahzadeh et al., 2020).

2.6. Coumarines
La coumarine est un produit naturel d'origine végétale connu pour ses propriétés
pharmacologiques telles que des propriétés anti-inflammatoires, anticoagulantes,
antibactériennes, antifongiques, antivirales, anticancéreuses, antihypertensives,
antituberculeuses, anticonvulsivantes, antiadipogènes, antihyperglycémiques, antioxydantes et
neuroprotectrices. L'exposition alimentaire aux benzopyrones est importante car ces composés
sont présents dans les légumes, les fruits, les graines, les noix, le café, le thé et le vin. Compte
tenu de la faible toxicité établie, du coût relativement faible, de la présence des coumarines dans
l'alimentation et de leur présence dans divers remèdes à base de plantes, il semble prudent
d'évaluer davantage leurs propriétés et leurs applications (Venugopala et al.,2013).

2.7. Quinones
Ils sont une classe de composés naturels et synthétiques qui ont plusieurs effets
bénéfiques. En tant que vitamines, elles représentent une classe de molécules prévenant et
traitant plusieurs maladies telles que l'ostéoporose et les maladies cardiovasculaire, par leur
activité antioxydante, ils améliorent les conditions générales de santé (El-Najjar et al.,2011).

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

2.8. Saponines
Ils sont caractérisés par leur activité hémolytique et leurs propriétés moussantes et sont
responsables de la transmission d'un goût amer et d'une astringence aux matières végétales
contenant une concentration élevée de saponines.

Il a été démontré que les saponines réduisent le cholestérol chez certaines espèces
animales. (Mohan et al.,2016)

3. Propriétés des composés phénoliques et mécanismes d’action contre les radicaux libres

3.1. Mécanismes d’action contre les radicaux libres


La grande capacité des composés phénoliques à neutraliser les radicaux libres, et à
chélater les ions métaux de transitions (cf III.5.2) est directement reliée à leurs caractéristiques
structurales. Il est prouvé que cette activité est due aux nombres de groupements hydroxyles
présents sur cycles benzoïques, et aussi à la proximité des groupes alkyls. Ainsi, des différentes
familles connues des polyphénols, les flavonoïdes en particulier, réunissent toutes ces
caractéristiques (Rice-Evans et al., 1996).

3.2. Propriétés biologiques d’intérêt des composés phénoliques


En plus de leur capacité antioxydante, les composés phénoliques sont dotés d’un grand
nombre de propriétés biologiques qui sont exploitées dans de nombreux domaines industriels.

3.3. Activité antioxydante


Cette activité est, sans nul doute, celle qui caractérise le mieux, et avec la plus grande
fréquence, les polyphénols, et, en particulier, les flavonoïdes. En effet, de nombreuses revues
leur confèrent le rôle d’excellents piégeurs d’espèces réactives directement issues de l’oxygène
(O2 -•, HO•, NO•, H2O2, 1O2, HOCl, RO• et ROO•) provenant de biomolécules telles que les
lipoprotéines, les protéines et les acides oligonucléiques (ADN, ARN). Cette faculté, tant étudiée
et si reconnue, est fréquemment citée comme étant une clé pour la prévention et/ou la réduction
du stress oxydatif en lien direct avec des maladies chroniques comme les maladies
cardiovasculaires, la carcinogénèse et les maladies neurodégénératives. Les radicaux libres
seraient aussi impliqués dans le processus de vieillissement (Quideau et al., 2011).

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CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES COMPOSES PHENOLIQUES

3.4. Activité anti-inflammatoire


L’action des flavonoïdes d’un extrait de citron sur la perméabilité membranaire fut le
premier effet pharmacologique connu de ces composés, il y a plus de 50 ans (Sartori-Thiel,
2003). Les études sur les flavonoïdes issus de plantes utilisées traditionnellement restent encore
très répandues car, bien que l’inflammation soit un phénomène normal d’autodéfense de
l’organisme contre des blessures, elle est parfois incontrôlée dans les maladies auto-immunes
(arthrite rhumatoïde) ou lorsqu’elle est liée aux réponses allergiques (asthme) (Benavente-
Garcia et Castillo, 2008 ; Conforti et al., 2008). Dans la famille des stilbènes, le resvératrol, a
montré des propriétés anti-inflammatoires in vivo et in vitro. Les recherches se tournent
actuellement vers la synthèse de produits à base de resvératrol dans le but de diminuer
l’utilisation de médicaments synthétiques (Udenigwe et al., 2008)

4. Rôle des composés phénoliques

4.1. Chez l’humain


La plupart des rapports confirment qu'une consommation constante de fruits contribue de
manière significative à un régime alimentaire sain, et qu'une consommation moindre pourrait
entraîner un risque de certaines maladies chroniques telles que le cancer., les maladies
cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (Swallah et al.,2020), Les flavonoïdes
favorisent la relaxation vasculaire et empêchent l’agglutinement des plaquettes sanguines. Par
conséquent, ils réduisent la coagulation du sang et le rendent plus fluide. Ils limitent l’oxydation
des lipides sanguins et contribuent à la lutte contre les plaques d’athérome. Ils sont aussi
anxiolytiques et protèges nos artères contre l’athérosclérose et réduit la thrombose (caillots dans
les artères) (Nsemi, 2010).

4.2. Chez les végétaux


Chez les végétaux, ils sont soumis à d’importantes variations quantitatives et qualitatives,
ce qui témoigne d’une dynamique biochimique incontestable (Brzozowskaet al., 1976). Ils
interviennent dans des processus vitaux les plus divers. D’où l’importance croissante des études
consacrés à ces composés. Leurs modes d’action et leurs signification physiologique ne sont pas
encore suffisamment claires, d’où la place de plus en plus large qui revient aux études de ces
composés et de leurs fonctions (Nsemi, 2010)

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CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

Chapitre 3 : Foie et mécanismes de


l’hépatotoxicité
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

1. Anatomie du foie
Le foie est le deuxième plus grand organe du corps humain et l'organe primaire du
métabolisme. Son intégrité fonctionnelle est essentielle pour l'approvisionnement et le trafic
inter-organes des macronutriments (protéines, lipides et glucides) et leur métabolisme (Meyer et
al., 2020). Il est grossièrement divisé en lobes gauche et droit par le ligament falciforme ; le lobe
droit est large et épais, le lobe gauche est petit et fin (figure 10).

Le foie est constitué de 1 à 1,5 million d'unités structurales de base, appelés ; lobules
hépatiques. Le lobule hépatique est une structure colonnaire hexagonale, avec une veine centrale
et une triade portale à la périphérie, cette dernière (également appelée voie portale) est composée
de trois structures importantes : une branche de l'artère hépatique propre, la veine porte hépatique
et le canal biliaire intrahépatique (Abu Rmilah et al., 2019).

Figure 10 : Anatomie du foie (Meyer et al., 2020).

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CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

2. Histologie normale du foie


Le foie est composé de plusieurs types cellulaires d'origines embryologiques différentes,
notamment les hépatocytes, les cellules épithéliales biliaires (cholangiocytes), les cellules
étoilées, les cellules de Kupffer et les cellules endothéliales sinusoïdales du foie. Chaque type
cellulaire possède des fonctions uniques qui régulent de manière coopérative la fonction
hépatique (Lamireau et al., 2002) (figure 11).

2.1. Les hépatocytes


Les hépatocytes sont les principales cellules parenchymateuses du foie qui jouent des
rôles complexes dans la fibrose et la cirrhose hépatiques. ils sont des cibles pour la plupart des
agents hépatotoxiques, notamment les virus de l'hépatite, les métabolites de l'alcool et les acides
biliaires (Zhou, 2014). Ces cellules synthétisent de nombreuses protéines plasmatiques, dont
l'albumine et les facteurs de coagulation, ainsi que des facteurs endocriniens tels que le facteur de
croissance analogue à l'insuline 1 (IGF-1). L'expression d'enzymes facilitant le métabolisme des
glucides, lipides, acides aminés et vitamines d'origine alimentaire (Strathearn et al., 2020).

2.2. Les cholangiocytes


Ce sont la deuxième population épithéliale la plus abondante du foie, ayant une fonction
épithéliale plus traditionnelle en tant que cellules tapissant la lumière des voies biliaires
(Barascuk et al., 2010).

2.3. Les cellules étoilées


Ces cellules représentent une population cellulaire dynamique qui peut exister dans un
état de repos ou activé. À l'état de repos, elles stockent la vitamine A dans des gouttelettes
lipidiques. Les dommages au foie entraînent l'activation des cellules étoilées, qui prolifèrent et
perdent progressivement leurs réserves de vitamine A. Les cellules étoilées sont également
responsables du dépôt et de l'organisation du collagène dans le foie lésé. Ce processus contribue
à la cicatrisation du foie, qui peut évoluer vers la cirrhose, une pathologie critique contribuant à
la perte de la fonction hépatique (Barascuk et al., 2010).

2.4. Les cellules de Kupffer


Les cellules de Kupffer sont la population de macrophages résidentes du foie. Ces
cellules reconnaissent les nombreux stimuli pathogènes introduits par la circulation portale et

20
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

peuvent jouer un rôle pro- ou anti-inflammatoire dans la cicatrisation des plaies hépatiques en
fonction d'un certain nombre de facteurs contributifs (Trefts et al, 2017).

2.5. Les cellules endothéliales sinusoïdales


Ces cellules constituent une population endothéliale spécialisée avec des caractéristiques
uniques. Elles forment des plaques criblées fenêtrées au niveau de la lumière sinusoïdale. Cette
structure crée des pores dont la taille varie de 50 à 180 nm chez l'homme ou de 50 à 280 nm chez
la souris et le rat. Cette organisation est critique pour l'échange de protéines et de particules dans
ces limites de taille entre le plasma et les types cellulaires du foie, tout en maintenant certaines
fonctions de barrière (Trefts et al, 2017).

Figure 11 : Structure histologique schématique du tissu hépatique : (HA) artère hépatiques, (PV)
veine porte, (BS) sinusoïdes sanguins, (CV) veines centrales, (BD) canaux biliaires. (Kholodenko et
Yarygin, 2017).

21
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

3. Les enzymes hépatiques

3.1. Les aminotransférases


L'AST (Aspartate Aminotransférase) et l’ALT (Alanine Aminotransférase) sont des
enzymes hépatiques abondantes et cruciales pour la fonction du cycle de l'acide citrique. L’ALT
et l'AST sont libérés des hépatocytes endommagés dans le sang après une lésion ou une mort
hépatocellulaire. Les deux aminotransférases sont fortement concentrées dans le foie, mais l'ALT
est considérée comme étant plus spécifique des lésions hépatiques. Ces enzymes sont un
marqueur qui permet de surveiller et détecter la progression des lésions hépatocellulaires (Huang
et al., 2006 ; Gowda et al., 2009).

3.2. L'ALP
La phosphatase alcaline (ALP) est une enzyme produite par plusieurs tissus dont les os,
le foie, l'intestin et le placenta. C’est une enzyme qui transporte les métabolites à travers les
membranes cellulaires. Au niveau du foie, l'ALP est présente dans les cellules épithéliales du
canal biliaire. Ainsi, la stase biliaire peut être à l’origine de l’augmentation de la libération de
l’enzyme (Gowda et al., 2009).

3.3. La GGT
La gamma-GT (γ-GT ou gamma glutamyl-transpeptidase ou gamma glutamyl-
transférase ; GGT) est une enzyme glycoprotéique située sur les membranes des cellules à forte
activité sécrétoire ou absorbante dans de nombreux organes comme les reins, le foie ou le
pancréas. Son activité dans le sang est essentiellement d’origine hépatique. Ainsi, son dosage
permet de détecter des affections hépatobiliaires ou des tumeurs hépatiques (Koenig & Seneff,
2015 ; Sulava et al., 2017).

3.4. La bilirubine
La bilirubine est un pigment jaune provenant de la dégradation de l'hémoglobine, et dont
l'accumulation anormale dans le sang et les tissus détermine un ictère (ou " jaunisse "). La
bilirubine est dite "libre" jusqu'à son passage dans le foie, et "conjuguée" ensuite (on parle de
"conjugaison hépatique"). Le taux de "bilirubine totale" est la somme des taux de bilirubine libre
et conjuguée. Les causes d'élévation du taux de bilirubine sanguine sont variées : un
rétrécissement sur les voies biliaires (calcul, tumeur des voies biliaires ou du pancréas …), les

22
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

maladies du foie (hépatite, cirrhose …), une destruction anormalement importante des globules
rouges (hémolyse) (Bruno, 2016).

4. Fonctions hépatiques

4.1. Stockage et production


Le foie stocke de nombreux composés, par exemple le fer ou les vitamines. Ces
composés sont ensuite libérés dans la circulation selon les besoins de l’organisme. Le foie est
également un organe où a lieu la synthèse d’un grand nombre de protéines essentielles à la
fonction de l’ensemble des organes. Ainsi, la majorité des protéines circulant au niveau sanguin
est produite et sécrétée par le foie : il s’agit notamment des différentes protéines plasmatiques
telles que l’albumine, la transferrine, les lipoprotéines mais aussi des protéines reliées au système
immunitaire telles que le complément, ainsi que la plupart des facteurs impliqués dans la
régulation de la coagulation (Maheul, 2018).

4.2. Détoxification
Le foie est l’organe central de la détoxification des substances toxiques exogènes et
endogènes. Bien que les substances hydrosolubles sont éliminées facilement par les reins, les
substances lipophiles doivent être transformées dans les hépatocytes avant leur excrétion
(Messaoudi, 2017).

4.3. Régulation immunitaire


Le foie reçoit 75 % de son apport sanguin de l’intestin et de la rate via la veine porte. De
ce fait, il est continuellement exposé aux antigènes alimentaires, à ceux provenant de la flore
intestinale, ainsi qu’à d’éventuels microorganismes pathogènes. De plus, les lymphocytes
provenant de la rate doivent traverser les sinusoïdes hépatiques pour atteindre la circulation
systémique. Le foie doit donc être le siège de réactions immunitaires complexes qui ont pour
finalité de permettre le maintien d’un état de tolérance immunitaire envers les antigènes
intestinaux tout en étant capable de déployer une réponse efficace contre les agresseurs
pathogènes (Lapierre & Alvarez, 2007).

23
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

5. Atteintes Hépatiques

5.1. La cirrhose
La cirrhose du foie est la dernière voie pathologique courante des lésions hépatiques
résultant d'une grande variété de maladies chroniques du foie. Les principales causes peuvent
être de l'alcoolisme, l'infection chronique par le virus de l'hépatite C et la stéatose ou maladies
héréditaires telles que l'hémochromatose et la maladie de Wilson.

Bien que les causes de la cirrhose du foie soient multifactorielles, certaines


caractéristiques pathologiques sont communes à tous les cas de cirrhose du foie, notamment la
dégénérescence et la nécrose hépatocytaires, le remplacement du parenchyme hépatique par du
tissu fibrotique et des nodules, et la perte de la fonction hépatique (Zhou 2014).

5.2. Cholestase
La cholestase est causée par une perturbation de l'écoulement de la bile. La perturbation
du flux biliaire entraîne un déficit de bile dans l'intestin, l'accumulation d'acides biliaires
toxiques et d'autres métabolites dans le foie, et une augmentation des acides biliaires dans la
circulation systémique. Ce trouble peut également entraîner une malabsorption des nutriments au
niveau des intestins (Meyer et al., 2020).

5.3. Stéatose
La pathogenèse de la Stéatose est multifactorielle. Des facteurs génétiques coopèrent
avec des facteurs métaboliques et environnementaux pour favoriser l'accumulation de graisse
dans les hépatocytes. Au cours de la dernière décennie du 20e siècle, la théorie la plus corroborée
était la "pathogenèse à deux coups". Elle affirmait que la résistance à l'insuline entraînait un
dépôt de triglycérides au niveau du foie, le rendant plus sensible à l'action des seconds coups,
tels que le stress oxydatif, la déplétion en ATP et les endotoxines, conduisant finalement à
l'inflammation, la fibrose et le cancer (Marchisello et al., 2019).

5.4. L’insuffisance hépatique aiguë (IHA)


L’insuffisance hépatique aiguë est une pathologie rare qui correspond à la perte de la
fonctionnalité du foie qui se traduit par la perte des fonctions hépatiques métaboliques, de
synthèse et d’élimination (Belafia et al., 2012).

24
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

6. Mécanisme de la fibrogenèse hépatique :


Un état de stress chronique, d’origine virale, métabolique ou toxique, provoque une
altération de l’organisation tissulaire hépatique (Bataller et Brenner 2005). La structure
normale du tissu peut être restaurée par un processus de cicatrisation et de réparation. Cependant,
une anomalie de réparation résulte en une prédominance du tissu conjonctif cicatriciel, au
détriment des cellules hépatiques. Ce tissu conjonctif est caractérisé par un dépôt important de
composants matriciels essentiellement les collagènes de type I (Vassiliadis et al., 2011). Cette
accumulation du matériel conjonctif est caractéristique du processus de fibrogenèse. La fibrose
hépatique est un phénomène dynamique qui se développe progressivement suite à des
interactions constantes entre les cellules et les médiateurs de la fibrogenèse, conduisant à des
modifications qualitatives et quantitatives de la composition de la matrice extracellulaire. Il a été
établi que les cellules hépatiques (hépatocytes, cellules de Kupffer, fibroblastes et les cellules
endothéliales) sont impliquées à des degrés divers dans le développement de la fibrose (Bataller
et Brenner 2005).

D’autre part, selon Casini et al. (1997), le développement de la fibrose est associé au
stress oxydant. En effet, il a été rapporté une corrélation positive entre la peroxydation des
lipides membranaires et l’expression de l’ARNm codant le procollagène I au niveau des CEF en
culture (Parola et al., 1993). De même, les résultats obtenus in vivo chez différents modèles
expérimentaux de fibrose (rats soumis à une administration chronique du tétrachlorure de

carbone (CCl4), d’alcool ou de diméthylnitrosamine) ont rapporté l’augmentation de la


concentration tissulaire hépatique en ROS (espèces oxygènes réactives) et en TBARS
(substances thiobarbituriques réactives ; (Phung et al., 2009 ; Vendemiale et al., 2001). Les
ROS peuvent être générés par les cellules de kupffer et les leucocytes (Jaeschke, 2011). Baroni
et al., (1996) ont noté l’infiltration des leucocytes au cours de la fibrogenèse, en accord avec
l’augmentation de la concentration plasmatique en cytokines proinflammatoires (Parola et
Robino 2001).

25
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

7. Stress oxydant :

7.1. Les radicaux libres


Un radical libre est une espèce, atome ou molécule, contenant un électron non apparié.
Ce déséquilibre n’est que transitoire et comblé soit par l’acceptation d’un autre électron soit par
le transfert de cet électron libre sur une autre molécule. Ces espèces radicalaires très instables et
très réactives sont produites de manière continue au sein de notre organisme, dans le cadre de
nombreux phénomènes biologiques (Bacila, 2014). Les principaux radicaux libres (RL) dérivés
de l’oxygène au niveau du tableau (02).

Tableau 02 : Principales espèces réactives de l’oxygène.

(Bisbal et al., 2010)

7.2. Formation des espèces réactives de l’oxygène


Les espèces réactives de l'oxygène (ROS) sont des formes partiellement réduites ou
excitées de l'oxygène atmosphérique. Elles fonctionnent dans les cellules comme des molécules
de signalisation, mais elles sont également considérées comme sous-produits toxique de
l’oxygène (Mittler., 2017).

À l’exception de certains organismes anaérobies, l’oxygène (ou dioxygène, O2) est


indispensable à la production d’énergie par de nombreuses formes de vie (animaux, plantes,
bactéries). Cette production d’énergie (sous forme d’ATP) appelée phosphorylation oxydative se

26
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

fait notamment par l’intermédiaire de chaînes de transport d’électrons présentes dans la


membrane interne des mitochondries ainsi, depuis que l’atmosphère terrestre a commencé à
s’enrichir en oxygène il y a environ deux milliards d’années, les organismes vivants aérobies se
sont adaptés à ces conditions en apprenant à consommer et à utiliser l’oxygène mais également à
éliminer les métabolites réduits produits. En effet, lors du métabolisme normal, la réduction
tétravalente de l’oxygène en eau se fait en plusieurs étapes successives qui donnent naissance à
des intermédiaires potentiellement réduits, appelés radicaux primaires ou espèces réactives de
l’oxygène (ERO), car ces entités radicalaires et moléculaires sont beaucoup plus réactives que
l’oxygène qui leur a donné naissance (Migdal et al.,2011) (figure 12).

Figure 12 : Origine des espèces réactives de l’oxygène

(Migdal et al., 2011)

7.3. Les systèmes antioxydants


Les antioxydants sont définis par Halliwell, (1990) comme « toute substance qui, en
faible concentration par rapport au substrat susceptible d’être oxydé, prévient ou ralentit
l’oxydation de ce substrat ». Ils peuvent être classés selon leur mode d’action, leur localisation
cellulaire et leur origine.

27
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

7.3.1. Systèmes antioxydants enzymatiques endogènes


Les principaux systèmes enzymatiques antioxydants (Figure13) les plus efficaces chez
les mammifères ainsi que chez les plantes sont la superxoydedismutase, la catalase et le
glutathion peroxydase (Mates et al., 1999 ; Sharma et al., 2012).

 Superoxyde dismutase : Le rôle majeur du superoxydedismutase ou SOD est de


catalyser la dismutation des ions superoxydes en peroxyde d’hydrogène et en oxygène
moléculaire (Mates et al., 1999 ; Sharma et al., 2012).
 La catalase : La catalase, essentiellement présente dans les peroxysomes et dans les
érythrocytes, est capable de transformer le peroxyde d’hydrogène en eau et en oxygène
moléculaire (Mates et al., 1999 ; Sharma et al., 2012).
 Le glutathion perroxydase : L’activité du glutathion peroxydase, ou GPx, est de
détoxifier le peroxyde d’hydrogène et d’autres hydroperoxydes d’origine lipidique en
couplant la réduction de l’hydroperoxyde avec l’oxydation d’un substrat réducteur
(Delattre et al., 2005). D’autres enzymes jouent un rôle non négligeable dans la lutte
antioxydante, l’ensemble formant un système complexe : glutathion réductase,
thioredoxinereductase, glutathion transférase...

28
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

Figure 13 : Schéma des réponses antioxydantes de la cellule face aux ROS

(GRd) Glutation Réductase, (GPx ) Glutathion Peroxydase, (CAT ) Catalase, (SOD ) Superoxide Dismutase, en vert
- Réaction de Fenton, (GSSG) Glutathion oxydé, (GSH) Glutathion réduit.

7.3.2. Systèmes antioxydants exogènes


Les antioxydants chimiques exogènes comprennent majoritairement les vitamines C et E,
les caroténoïdes et des composés phénoliques (McCall et Frei, 1999) (figure 14).

 Acide ascorbique : La vitamine C est une molécule hydrosoluble présente dans la


plupart des fruits et légumes (non synthétisée par l’homme). Elle est connue pour son
action protectrice contre l’oxydation membranaire (Retsky et al., 1999). La vitamine C
agit principalement en piégeant directement les radicaux libres (Belkheiri, 2010). Les
études in vivo de la supplémentation en vitamine C montrent, pour la plupart, une
réduction de l’oxydation de l’ADN, des protéines et de la lipopéroxydation (Seon et al.,
2001).
 Vitamine E : La vitamine E prévient la peroxydation des lipides membranaires in vivo en
captant les radicaux pyroxyles (Kaiser et al, 1990; Yoshida et al, 1993).
 Les caroténoïdes Ce sont des pigments issus des plantes et microorganismes et sont
regroupés en deux grandes familles : les carotènes et les xanthophylles. On en dénombre

29
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

environ 600 présents dans la nature. Ils permettent, particulier, de neutraliser l’oxygène
singulet (Valko et al, 2006).

Figure 14 : Schématisation des molécules intervenant dans les protections cellulaires

(Adapté de Machlin et al, 1987)

7.4. Stress oxydant


Le stress oxydant est communément défini comme un déséquilibre entre les systèmes
oxydants et les capacités anti-oxydantes d’un organisme, d’une cellule ou d’un compartiment
cellulaire. Lorsque des ERO commencent à s’accumuler dans la cellule, ils peuvent être
neutralisés par des molécules de défense anti-oxydantes présentes dans la cellule comme le
glutathion, les vitamine E et C, la bilirubine, l’acide lipoïque, ou des enzymes comme la catalase,
la superoxydedismutase, la glutathion peroxydase et les peroxyrédoxine. Dans un premier temps,
la cellule ne modifie pas ses propriétés biologiques. Si les ERO continuent à s’accumuler, une
adaptation plus consistante de la cellule est nécessaire avec l’induction de gènes codant des
enzymes anti-oxydantes, des protéines chaperons, des enzymes impliquées dans la réparation de
l’ADN et des protéines. On observe aussi une répression des systèmes susceptibles de libérer des
ERO, notamment la chaîne respiratoire, les cytochromes P450 et la NADPH oxydase. Dans ces
conditions, un stress oxydant s’établie et la cellule adapte ses fonctions biologiques, notamment
son expression génique, aux modifications de son environnement (Figure 15). Souvent,
l’induction des enzymes anti-oxydantes est perçue comme le révélateur de l’existence d’un stress

30
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

oxydant, même si ceci a été remis partiellement en cause dans des expériences de génomique
récentes. À un stade ultime, la cellule peut suivre la voie de l’apoptose ou de la sénescence.

Figure 15 : La double vie des ERO : pléiotropie contradictoire et compromis

(Migdal et al., 2011).


Les ERO ont des origines multiples et exercent deux types d’action : des effets
physiologiques au cours de la croissance ou de la défense de l’organisme et des effets délétères
affectant différentes macromolécules et pouvant s’accumuler avec l’âge pour conduire à des
pathologies et aux manifestations du vieillissement. Ces actions contradictoires sont tolérées
grâce au stress oxydant qui est la réponse cellulaire adaptative à l’excès d’ERO. Au cours de
l’évolution, les fonctions physiologiques des ERO auraient permis leur maintien malgré
l’accumulation de leur toxicité avec l’âge (Migdal et al., 2011).

Selon cette définition, il est aisé de détecter un stress oxydant provoqué par une élévation
aiguë des ERO. La situation est plus complexe lorsque l’on recherche un stress oxydant
chronique au cours duquel, d’une part, les élévations des ERO sont atténuées par des boucles de
régulation, et, d’autre part, les inductions des enzymes anti-oxydantes et réparatrices sont plus
modestes, ces enzymes étant parfois elles-mêmes altérées par oxydation (Barouki, 2006).

[Link]équences moléculaires du stress oxydatif


Les conséquences du stress oxydant seront extrêmement variables selon le taux des pro-
oxydants et le type cellulaire. Un léger stress augmenterait la prolifération cellulaire et

31
CHAPITRE III: FOIE ET MECANISMES DE L’HEPATOTOXICITE

l’expression de protéines d’adhésion, un stress moyen faciliterait l’apoptose, alors qu’un stress
plus fort provoquerait une nécrose, mais un stress violent désorganiserait la membrane
entraînant des lyses cellulaires immédiates. D’autres perturbations biologiques sont observées à
la suite d’un stress oxydant : baisse de la fluidité membranaire, anomalies de récepteurs,
diminution de la sensibilité à l’insuline, perturbation de l’immunité cellulaire, fibrose, dépôts de
lipides et affaiblissement musculaire, voire mort neuronale ou apparition de mutations. De
nombreuses anomalies pathologiques sont également induites par le stress oxydant : mutations,
carcinogenèse, malformations des fœtus, dépôts de protéines anormales, fibrose, formation
d’auto-anticorps, dépôts de lipides oxydés, immunosuppression (Favier, 2006).

32
PARTIE EXPERIMENTALE

Partie expérimentale
MATERIELS ET METHODES

Chapitre 1 : Matériels et
Méthodes
MATERIELS ET METHODES

1. Objectifs
Notre travail vise à extraire des constituants chimiques « les polyphénols » et d’évaluer in
vitro l’activité anti-inflammatoire des extraits organiques et de l’extrait aqueux, préparés à partir
des fruits de Psidium guajava L., pour cela nous avons fixé les objectifs suivants :
 Extraction des polyphénols des fruits de Psidium guajava L. par différents solvant à
polarités différentes (Ether de pétrole, Méthanol, Acétone, Eau distillée).
 Analyse qualitative et quantitative du contenu en polyphénols des différents extraits
préparés.
 Evaluation de l’activité anti-inflammatoire des extraits préparés.

2. Période et lieu de l’étude


Notre étude a été réalisée pendant une durée de trois mois, allant du 01/03/2021 au
30/06/2021 au niveau du :
- Laboratoire de phytopharmacie et protections des végétaux du département de
biotechnologies, faculté des sciences de la nature et de la vie à l’université de Blida 1
pour l’extraction des polyphénols.
- Laboratoire de Recherche des biotechnologies des productions végétales au niveau du
département de biotechnologies de l’université de Blida 1.
- Laboratoire de la station de la faculté des sciences de la nature et de la vie à l’université
de Blida 1.
- Laboratoire d’Anapathe du CHU ISSAD HASSANI Beni Messous.

 Appareils utilisés
 Rotavapeur
 Agitateur à hélice
 Balance de précision
 Vortex
 Spectrophotomètre

32
MATERIELS ET METHODES

 Produits chimiques utilisés


Solvants Concentration
Acétone 96%
Ether de pétrole 96%
Méthanol 99.8%
Eau distillée Pure

3. Matériel

3.1. Préparation du matériel végétal :


Des fruits de la goyave mûrs ont été récoltés dans la commune de Fouka, wilaya de
Tipaza au mois d’octobre 2020, ensuite stockées au congélateur dans un emballage alimentaire.

Figure 16 : Différentes parties de la goyave

B A

D
C

(A : Jus, B : Peau, C : graines, D : Pulpe) (Originale, 2021)

33
MATERIELS ET METHODES

3.2. Animaux
L’étude in vivo a été réalisée sur des souris mâles Mus Musculus pesant entre 20 et 30g
fournis par l’annexe de L’Institut Pasteur d’Alger (kouba). Les animaux repartis en groupes de 9
à 10 sont hébergés dans des cages en polypropylène à température ambiante), avec accès libre à
l’eau et à l’alimentation. Après une semaine d’adaptation, les animaux sont soumis à jeun
pendant une nuit avant traitements.

4. Méthodes

4.1. Préparation des extraits phénoliques :


Le but de cette extraction est de libérer et d’extraire le maximum de molécules
polyphénoliques présentes dans des structures vacuolaires par rupture du tissu végétal et par
diffusion en utilisant des solvants organiques qui accélèrent et augmentent le rendement
d’extraction.

a. Extraction des polyphénols par macération à l’eau (Debib et al., 2014)


Les extraits aqueux ont été obtenus par macération pendant 72 heures de 25 g ou ml de
matériel végétal dans 250 ml d’eau distillée. Les filtrats obtenus sur papier filtre Wathman (n°:1)
sont alors évaporés à l'aide d'un lyophilisés et conservés à -20°C.
b. Extractions des polyphénols par l’éther de pétrole (Debib et al., 2014)
Chaque 25g ou ml de matériel végétal "broyée de manière à ce que la surface en contact
avec le solvant soit la plus grande possible " agitée avec 250 ml d'éther de pétrole 96% pendant
24h à l’aide d’un agitateur à hélice à température ambiante. Le mélange est filtré et concentrée
au rotavapeur à la température de 30°C, afin d'obtenir l'extrait d'éther de pétrole.
c. Extraction des polyphénols par le méthanol et l’acétone (Robert et al., 2007 ; Boizot
et Charpentier, 2006)

25g/ml de chaque partie du matériel végétal "peau, pulpe et jus" était mis en contact avec
250 ml du méthanol et acétone à 80%, qui subit une agitation pendant 24h à l’aide d’un agitateur
à hélice. Puis sont filtrés et évaporés à l'aide d'un rotavapeur afin d'obtenir l'extrait méthanolique
et l'extrait d’acétone des trois parties.

34
MATERIELS ET METHODES

Figure 17 : Extraction des polyphénols par l’acétone


(Originale, 2021)

Les rendements d’extraction ont été calculés selon la formule décrite par Falleh et al.,
(2008) :
Masse d′ extrait obtenu
R (%) = × 100
Masse des goyaves analysées

Où :

R : Rendement d’extraction des composés phénoliques en pourcentage.

5. Etude phytochimique (Evans, 1996 ; Harbone, 1998)

5.1. Screening phytochimique


Le screening phytochimique est un test qualitatif qui permet de mettre en évidence
les différents groupes chimiques contenus dans un organe végétal, les résultats sont classés en :
 Réaction franchement positive : + + + +
 Réaction positive : + + +
 Réaction très faible ou douteuse : +/-

35
MATERIELS ET METHODES

 Réaction négative : 0

5.1.1. Flavonoïdes
À 5 ml de chaque extrait, on ajoute quelques gouttes d’acide chlorhydrique concentré
(HCL) et 0.5g de magnésium (Mg). On laisse agir 3 minutes. Une coloration orange ou rouge
implique la présence des flavonoïdes.

5.1.2. Tanins
Un volume de 2 ml de chaque extrait, est mélangé avec 200 μl de la solution de FeCl3 à
1%.
En présence de tanins, il se développe une coloration verdâtre ou bleu - noir. La couleur
vireau brun noir en présence de tanins galliques (tanins hydrolysables) et au bleu verdâtre en
présence de tanins catéchiques (tanins condensés).

5.1.3. Saponines
Réaction de Libermann-Burchard : À 5 ml de nos extraits, on ajoute 5 ml d’anhydride
acétique (C4H6O3) et quelques gouttes d’H2SO4 concentrée. Les stéroïdes donnent avec cette
réaction une coloration rouge, alors que, les triterpènes donnent une coloration verte.

5.1.4. Quinones libres


A 1ml de chaque extrait, on ajoute quelques gouttes de NaOH à 1%. L’apparition d’une
couleur qui vire au jaune, rouge ou violet indique la présence des quinones libres.

5.2. Dosage des composés phénoliques

5.2.1. Dosage des polyphénols par colorimétrie


Les polyphénols sont estimés par la méthode de Folin-Ciocalteu décrite dès 1965 par
Singleton et Rossi (1965), et modifiée ensuite par plusieurs auteurs (Ollivier et al., 2004 ;
Vinson, et al., 2005 ; Li et al., 2007).
Le réactif est constitué par un mélange d’acide phosphotungstique (H 3PW12O40) et

d’acide phosphomolybdique (H3PMo12O40). Il est réduit, lors de l’oxydation des phénols, en un

mélange d’oxydes bleus de tungstène et de molybdène.


La lecture de la densité optique à 765 nm permet de déterminer la concentration des
polyphénols en se référant à une courbe d’étalonnage dressée à partir de concentrations connues.

36
MATERIELS ET METHODES

Procédure :
2,5 ml, l’extrait (concentration 1mg/ml) est dilué avec 25 ml d’eau distillée ensuite 2ml
de la solution préparée est mélangé avec 10ml du réactif de Folin-Ciocalteu(10 fois diluéavec de
l'eaudistillée).Après 5 min, 8ml d’une solution de carbonate de sodium (75 mg/ml) sont
additionnés au milieu réactionnel et finalement, après 2h d’incubation à température ambiante et
à l’abri de la lumière l’absorbance est mesurée à 765nm.
Notons qu’une droite d’étalonnage est préalablement réalisée avant l’analyse avec de
l’acide gallique (0, 12.5, 25, 50, 100 et 200 µg/mL) dans les mêmes conditions que les
échantillons à analyser.
La concentration des polyphénols totaux présents dans nos extraits exprimée en mg Eq
d’acide gallique/g d’extrait est calculée selon la formule suivante (Bssaibis et al., 2009) :

𝒂.𝒇
[𝒑𝒐𝒍𝒚𝒑𝒉é𝒏𝒐𝒍𝒔] =
𝒃
Où :
a : concentration des polyphénols en μg/ml déterminée à partir de courbe étalon.
f : facteur de dilution (x10)
b : concentration initiale des extraits (1 mg/ml).

5.2.2. Estimation quantitative des flavonoïdes


La méthode au AlCl3 (Lamaison et Carnet, 1990 ; Huang et al., 2004) est employée
pour La détermination de la teneur totale en flavonoïdes des extraits des échantillons. Un
millilitre (1ml) de chaque extrait est ajouté à un volume égal d’une solution de 2% AlCl 3 ; (2 g
dans 100 ml méthanol). Le mélange a été vigoureusement agité, et l’absorbance est lue à 367nm
après 10mn d’incubation.
La concentration des flavonoïdes est déduite à partir d’une gamme d’étalonnage établie
avec la quercétine à différentes concentrations (0-64µg/ml). La concentration des flavonoïdes
présents dans nos extraits exprimée en mg Eq de quercétine/g d’extrait est calculée selon la
même formule comme les polyphénols totaux.

37
MATERIELS ET METHODES

6. Activité anti-oxydante des extraits de goyave


Principe :
Le DPPH est un radical stable et il présente en solution une absorption caractéristique à
517 nm qui lui confère une coloration violette. Cette couleur disparaît rapidement lorsque le
DPPH est réduit par un capteur de radicaux libres. On peut résumer cette réaction par l’équation
suivante :
Où (AH)n représente un composé capable de céder un hydrogène au radical DPPH .
(Violet) pour le transformer en molécule DPPH-H.

Figure 18 : Mécanisme réactionnel intervenant lors du test DPPH• entre l‘espèce radicalaire
DPPH• et un antioxydant (AH)
(Brand-Williams, 1995)

Mode opératoire :
L’évaluation de l’activité anti-radicalaire des extraits naturels de Psidium guajava L. vis-
à-vis du DPPH est effectuée selon la méthode décrite par Atoui et al., (2005).

A 1950 µl de la solution du DPPH à 6,34 10-5M (0.0025g DPPH dans 100ml méthanol)
on ajoute 50µl de chaque extrait à différentes concentrations (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 mg/ml) ;
Pour le contrôle négatif, on mélange 50 µl du méthanol avec 1950 µl de DPPH ; Le blanc de
l’appareil est le méthanol ; incubation 30 minutes à température ambiante ; La lecture se fait à
515 nm, comparée au standard qui contient l’acide ascorbique à différentes concentrations : 0.01,
0.02, 0.04, 0.06, 0.08, 0.1, 0.12, 0.14, 0.16, 0.18, 0.2 mg/ml.
38
MATERIELS ET METHODES

 Calcul des pourcentages d’inhibition : Le pourcentage de réduction du DPPH est


donné par la formule suivante deYen et al., (1994) :
𝐀𝐛𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭 −𝐀𝐛𝐬 é𝐜𝐡𝐚𝐧
% 𝐏𝐑 𝐝𝐮 𝐃𝐏𝐏𝐇 = ×100
𝐀𝐛𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭

Où :
% 𝐏𝐑 𝐝𝐮 𝐃𝐏𝐏𝐇: Pourcentage de réduction ou d’inhibition du DPPH.
Abs cont : Densité optique du DPPH.
Abs échan : Densité optique à 30 min après avoir ajouté l’extrait.
Calcul des IC50 : Par définition la valeur IC50 est la concentration de l’acide ascorbique ou de
l’extrait qui peut réduire 50 % du DPPH, cette dernière est déterminée graphiquement. Les IC 50
sont calculées graphiquement par la formule de la régression des pourcentages d’inhibition en
fonction de différentes concentrations des extraits testées à l’aide du logiciel statistique.

7. Evaluation de l’effet hépatoprotecteur contre l’intoxication par le CCl4

Principe :

Pour mettre en évidence l’activité hépatoprotective des extraits naturels de jus et des
épluchures de [Link], un modèle expérimental d’hépatotoxicité induite par le CCl4 a été
sélectionné.

Protocole expérimental :

La technique utilisée a été inspirée de la méthode décrite par Kamisan et ses


collaborateurs (2013). Avec quelques modifications.

Un effectif de 48 souris a été utilisé pour ce protocole. Ces souris ont été réparties en en 8
groupes de 7 à 8 souris chacun. Les souris des 6 et 7 groupes reçoivent oralement 10 ml/Kg
d’eau distillée quotidiennement pendant 7 jours. Lors du dernier jour, ils reçoivent le
tétrachlorure de carbone 50% préparé dans le DMSO (1 ml/Kg, par voie orale). Les animaux des
groupes1, 2, 3 et 5 reçoivent par voie orale et quotidiennement pendant 7 jours 100 et 300 mg/Kg
des extraits de [Link], respectivement.

39
MATERIELS ET METHODES

Les extraits naturels de jus et des épluchures (100, 300 et 2000 mg/Kg) ainsi que l’eau
distillée ont été administrés aux souris par voie intra-gastrique (IG), à l’aide d’une sonde gastro-
œsophagienne.

La nourriture a été enlevée aux souris une heure avant chaque gavage et leur a été remise
une heure après. Le tableau suivant montre la répartition des groupes et les différents traitements
(Tableau 3).

Tableau 03 : Protocole d’induction de l’hépatotoxicité par le CCl4.

Groupe Traitement (7 jours) Hépato-intoxication


1 Jus + CCl4 Jus 300 mg/kg DMSO + CCl4
2 Épluchures + CCl4 Épluchures 100 mg/kg DMSO + CCl4
3 Jus + CCl4 Jus100 mg/kg DMSO + CCl4
4p Contrôle épluchures Épluchures 2000 mg/kg Eau distillée
4J Contrôle jus Jus 2000 mg/kg Eau distillée
5 Épluchures + CCl4 Épluchures 300 mg/kg DMSO + CCl4
6 Témoin Eau distillée Eau distillée
7 Contrôle CCl4 Eau distillée DMSO + CCl4

L’effet préventif de l’extrait contre une hépatotoxicité induite par le CCl4 a été évalué
après administration des extraits de [Link] pendant 7 jours. Au 7ème jour, 1 ml/Kg CCl4
(50%) a été administré aux souris par voie intra-gastrique 1h après administration de la dernière
dose des extraits. 2 jours après, les souris ont été sacrifiées par décapitation sous légère
anesthésie à la vapeur de chloroforme, cela après un jeûne nocturne.

Le sang a été récolté à partir de la jugulaire pour le dosage des paramètres hépatiques
dont les transaminases, bilirubine totale et l’alcaline phosphatase. Le foie a été récupéré après
dissection, homogénéisé et utilisé pour la réalisation du test de la peroxydation lipidique.
Quelques échantillons de foie ont été immédiatement récupéré, nettoyé et conservés dans du
formol à 10 % pour l’étude histologique.

40
MATERIELS ET METHODES

7.1. Analyses biochimiques


Le taux de l’alanine transaminase (ALAT), l’aspartate transaminase (ASAT), la
phosphatase alcaline (ALP), la bilirubine est déterminée dans le plasma.

7.2. Etude histologique


Des portions de taille moyenne de foie sont fixés dans le formol 10% pendant 48 h. Après
fixation, elles sont déshydratées progressivement dans l’éthanol (70-75%, 90-95% et 100%) à
l’aide de deux automates TISSUE-TEKII et LEICA TP 1020. L’inclusion dans la paraffine est
réalisée dans des moules métalliques par l’intermédiaire de l’automate d’inclusion (LEICA EG
1160). Les blocs paraffinés obtenus sont ensuite coupés par un microtome (LEICA RM 2235) en
coupes de 5 μm d’épaisseur. Ces dernières sont étalées sur des lames et séchées pendant une
heure à 37°C, réhydratées, colorées au trichrome de MASSON ou à l'hématoxyline-éosine à
l’aide de l’automate de coloration (LEICA ST 4040). L’observation des coupes histologiques est
effectuée sous microscope optique (LEICA DM 1000) doté d’un appareil photo intégré (LEICA
DFC 495) numérisé et du logiciel LEICA LAS. V.3.8.

8. Analyses statistiques
Les résultats des analyses effectuées en triplicata sont exprimés en moyenne ± Standard
Errors (SD). Les analyses statistiques ANOVA sont effectuées par « SigmaPlot 11.0 ». L'analyse
de la variance à une seule et deux voies a été appliquée pour déterminer la différence
significative à p<0,05. Les groupes homogènes ont été réalisés par le même logiciel en utilisant
la méthode de Student-Newmen-Keuls.

41
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Chapitre 2 : Résultats
et discussions
RESULTATS ET DISCUSSIONS

1. Rendement d’extraction
Pour choisir un solvant très efficace pour notre échantillon, et selon la recherche
bibliographique qui suggère quelle méthode d’extraction doit permettre l’extraction complète des
composés d’intérêt et doit éviter leur modifications chimiques (Turkmen et al., 2007), on a testé
quatre solvants à polarité croissante : Ether de pétrole, Acétone, Méthanol et Eau distillée.
La détermination des taux de rendement des différentes extractions effectuées nous a
permis de rapporter nos résultats de dosage au poids frais de trois parties du fruit de la goyave.
Ces rendements sont exprimés en pourcentage de la matière fraiche (Figure 19).
40

35
Rendement d'extraction (%)

30

25

20 Epluchures

15 Pulpe
Jus
10

0
Ext ED Ext MeOH Ext Acétone Ext EP
Extrait

Figure 19 : Rendement d’extraction des extraits phénoliques


(Ext ED : Eau distillée, Ext MeOH : Méthanol, Ext Acétone : Acétone, Ext EP : Ether de pétrole)

Les résultats des rendements obtenus par différents solvants donnés par la figure 19
montrent que les meilleurs rendements d’extraction ont été obtenus par les solvants polaires (eau
distillée, méthanol, acétone), où nous remarquons que l’eau distillée donne le meilleur rendement
d’extraction soit une valeur de 34,99 % sur les trois échantillons étudiés (épluchures, pulpe et
jus), alors que l’éther de pétrole (solvant le plus apolaire) donne le plus faible rendement
(0,55%).
En revanche, les rendements de l’acétone et du méthanol à 80% sont très proches et elles
sont similaires à savoir des valeurs de 11.05% et 9.68% respectivement. Ces résultats corrèlent
avec celle de Ferhat, (2009) qui explique que le rendement variable des extraits revient à la

42
RESULTATS ET DISCUSSIONS

solubilité différentielle des différents composés phénoliques dans les solvants et que cette
solubilité est en fonction de leurs degrés de polymérisation, l’interaction avec les autres
constituants et de la nature et des caractéristiques physico-chimiques des solvants utilisés et notamment
leur polarité (Falleh et al., 2008).
Les rendements d’extraction diffèrent en fonction de la partie du fruit dont le jus
enregistre le rendement le plus élevé à savoir 34,99 % suivie par la pulpe 29,68% et le faible
rendement est celui des épluchures de 10,27%.
De nombreuses études ont confirmé que le rendement et la quantité en principes actif sont
diversifiés au niveau subcellulaire et dans les tissus végétaux (Macheix et al., 1990 ; Randhiret al.,
2004).
Cependant, nous n'avons pas trouvé de rapport sur les rendements d'extraction des
épluchures et du jus à comparer avec nos données.

2. Etude phytochimique

2.1. Screening phytochimique


L’étude du criblage phytochimique réalisée, nous ont permis d’avoir une idée générale
sur la composition chimique des parties étudiées et les grandes familles des composés chimiques
que les extraits du fruit Psidium guajava peuvent contenir.

Les résultats des tests qualitatifs de la présence et l’absence des principes actifs sont
illustrés dans les tableaux suivants :

Tableau 04 : Screening phytochimique des tannins sur les différents extraits de goyave

ED ED ED Ether Ether Ether Acét Acét Acét Méth Méth Méth


Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus
Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus
++ +++ ++ - - + +++ +++ +++ + +++ +
Cat Gal Cat Cat
Tanin Tan Tanin Tanin Tanin Tanin
Gal
(+) Faible présence, (+++) Présence franchement positive, (++) Présence moins importante (-) Absence.

43
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau 05 : Screening phytochimique des saponines sur les différents extraits de goyave

ED ED ED Ether Ether Ether Acét Acét Acét Méth Méth Méth


Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus

+ + + - + + ++ +++ ++ + ++ +
Ster Ster Ster Ster Ster Ster Ster Ster Ster Ster

(+) Faible présence, (+++) Présence franchement positive, (++) Présence moins importante (-) Absence.

Tableau 06 : Screening phytochimique des flavonoïdes sur les différents extraits de goyave

ED ED ED Ether Ether Ether Acét Acét Acét Méth Méth Méth


Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus Puple Peau Jus Pulpe Peau Jus

- + - - - - +++ + ++ + + -

(+) Faible présence, (+++) Présence franchement positive, (++) Présence moins importante (-) Absence.

Tableau07 : Screening phytochimique des quinones libres sur les différents extraits de goyave

ED ED ED Ether Ether Ether Acét Acét Acét Méth Méth Méth


Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus Pulpe Peau Jus

+ +++ ++ - - + +++ ++ +++ +++ +++ +++

(+) Faible présence, (+++) Présence franchement positive, (++) Présence moins importante (-) Absence.

Sur l’ensemble des résultats obtenus, nous remarquons que les trois parties de fruit
étudiées sont plus ou moins riches en divers métabolites secondaires.

D’après ces résultats, les extraits des trois parties étudiées sont riches en tannins,
quinones libres, saponines et en stéroïdes avec une présence modérée de flavonoïdes. Ces résultats
sont confirmés par Arockia et al., (2017), Vikrant et al., (2012) et Andrianarison et al., (2015)
qu’ils ont révélé, dans études sur les extraits polaires des épluchures, pulpe et jus de goyave
respectivement, la présence de divers métabolites secondaires à savoir les tannins, les
flavonoïdes, les stérols, les glycosides, les saponines et les terpenoides. D’autre part, ils ont
signalé l’absence des quinones libres et flavonoïdes dans la pulpe de goyave issue de
Madagascar.

44
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Les résultats du screening phytochimique ont montré que les extraits obtenus avec les
solvants les plus polaires sont les plus riches en principes actifs. Cette variation peut s’expliquer
par le fait que l’extraction des polyphénols, dépend de leur nature chimique, du solvant utilisé et
des conditions opératoires (Deba et al.,2008).

Nos résultats corroborent avec ceux de Falleh et al., (2008), où ils ont montré que la
solubilité des composés phénoliques est en fonction de leur degré de polymérisation,
l’interaction avec les autres constituants et le type de solvant utilisé. Ces observations ont été
confirmées avec d’autres méthodes d’analyses quantitatives des composés phénoliques et des
flavonoïdes.

3. Dosage spectrophotométrique des polyphénols totaux


Les résultats de la teneur en composés phénoliques sont mentionnés dans la figure 20. La
concentration en polyphénols est estimés à partir d’une équation obtenue à partir de la courbe
d’étalonnage réalisé à base d’acide gallique, dont y= 0,0256x + 0,095 (Annexe 10).

g
f
e
e
d d
bc
bc cd a b

Figure 20 : Teneur en polyphénols totaux des extraits de Psidium guajava.

Les teneurs en polyphénols totaux présentées dans la figure 20, révèlent une différence
significative (p<0,05) (Annexe 11-A); Le test de Newmen et Keuls (ɑ= 5%) révèle neuf groupes
homogènes (Annexe 11-B).

45
RESULTATS ET DISCUSSIONS

La variation de la teneur en polyphénols totaux en fonction de la partie du fruit et du


solvant utilisé est hautement significative (p<0,01) dont les épluchures donnent les teneurs les
plus élevées (16,88 ± 0,45mg EAG/g Ext en moyenne). Cette teneur est environ 3 fois supérieure
à celle enregistrée par la pulpe et le jus (4,51 ± 0.04 et 10,14 ± 0.53 mg EAG/g Ext en moyenne
respectivement). Cependant, on peut distinguer que la teneur des polyphénols des trois parties de
la goyave (pulpe, peau et jus) dépend de la polarité du solvant utilisé et de la partie du fruit
étudiée.
En revanche, nos résultats montrent que les extraits polaires et moyennement polaires
(aqueux, méthanolique et acétonique) sont les extraits les plus riches en polyphénols, dont les
valeurs sont très proches et varie de 1,18 ± 0.06 mgEAG/g à 16,88 ± 0.45 mgEAG/g d’extrait.
D’autre part les extraits apolaires (éther de pétrole) ont montré des valeurs faibles voisines allant
de 0,25 ± 0.03 mgEAG/g à 0,86 ± 0.05 mgEAG/g d’extrait. Nos résultats corroborent avec ceux
de Gorinstein et al., (2002), où ils ont montré que les teneurs en phénols totaux sont
systématiquement plus élevées dans la peau que dans la chair des pommes, poires et pêches.

4. Dosage spectrophotométrique des flavonoïdes totaux


Les résultats de la teneur en flavonoïdes sont illustrés dans la figure 21. La concentration
en flavonoïdes est estimés à partir d’une équation obtenue à partir de la courbe d’étalonnage
réalisé à base de quercétine, dont y= 0,0406x + 0,0432 (Annexe 12).

6
f
Teneur en flavonoides (mg Eq de

e
4
quercétine/g)

3 Epluchures
Pulpe
2 d
cd Jus
c
1
b
a ab
a a a a
0
ED MeOH Acétone EP
Extrait

Figure 21 : Teneur en flavonoïdes totaux des extraits de Psidiumguajava.

46
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Statistiquement la différence entre les teneurs en flavonoïdes en fonction de la partie du


fruit et du solvant utilisé est hautement significative (p< 0,01) (Annexe 13-A); Le test de
Newmen et Keuls (ɑ= 5%) révèle huit groupes homogènes (Annexe 13-B).

La grande distinction entre les parties apparait au niveau de la richesse de certaines et la


pauvreté des autres ; les épluchures enregistrent un maximum de flavonoïdes (5,09 ± 0,26 mg
EQu/g Ext en moyenne) tandis que la pulpe et le jus renferment des teneurs de 3 à 5 fois plus
faibles (0,20 ± 0,01 et 0,19 ± 0,03 mg EQu/g Extrait en moyenne respectivement).Nos résultats
concordent avec ceux de Huang et al., (2005), où ils ont signalé que la présence des polyphénols
et des flavonoïdes dépend des différentes parties de la plante selon sa maturité et de ses
conditions de croissance.
Nous remarquons aussi que les résultats de la teneur en flavonoïdes par les différents
solvants montrent que l’eau distillée est préférable pour extraire les flavonoïdes à savoir une
moyenne de 5,09 ± 0,26 mg EQu/g Ext. Ainsi, la quantité de flavonoïdes était plus élevée dans
les extraits de solvants polaires et plus faible dans les extraits de solvants non polaires sauf que
pour l’extrait des épluchures (3,64 ± 0,12 mgEQu/g Ext). Ces résultats sont en accord avec ceux
de Rishika et Sharma, (2012) et Philip et al., (2015), où ils ont démontré la richesse des
extraits éthanoliques et méthanoliques de fruit de Psidium guajava en composés phénoliques et
flavonoïdes totaux.

5. Test DPPH mesuré au spectrophotomètre


L’activité antioxydante des extraits aqueux de psidium guajava est évaluée par le test de
piégeage du radical DPPH. Il est bien connu que quand une solution de DPPH est mélangée avec
celle d'une substance contenant des antioxydants, le radical libre stable DPPH (couleur violette
foncé) est converti en 1,1-diphényl-2-picryle hydrazine ce qui entraîne une décoloration
facilement mesurable par spectrophotométrie à 517 nm (Molyneux, 2004).

47
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Les résultats de l’activité anti radicalaire au DPPH sont illustrés dans la figure 22 :

80 a

Pourcentage d'inhibition de DPPH (%)


70

60

50 b

40

30

20 c c

10

0
ED épluchres ED pulpe ED jus Acide ascorbique

Figure 22: Pourcentage d’inhibition de radicale DPPH des extraits de goyave.

Les analyses statistiques ont montré une différence significative (p<0.001) entre le
pourcentage d’inhibition (PI) de différents extraits étudiés et l’acide ascorbique ; Le test de
Newmen et Keuls (ɑ= 5%) révèle trois groupes homogènes (Annexe 14).

L’extrait des épluchures a exercé le meilleur pouvoir anti-radicalaire avec inhibition de


36,10 ± 7.02%, alors que les extraits de pulpe et de jus ont exercé les plus faibles activités anti-
radicalaires de 7,88 ± 3,80% et 7.80 ± 4,62% respectivement. Cette activité reste toujours très
inférieure à celle du standard l’acide ascorbique (72,93 ± 0.52%).

Une étude de Chiari et al., (2012) sur les fruits de psidium guajava issus du Brazil a
montré que l’extrait aqueux a inhibé le radical DPPH avec un pourcentage de 87,3%, ce dernier
est plus élevé par rapport à celle que nous avons trouvé.

La cinétique du pourcentage d’activité antiradicalaire nous a permis de déterminer


l’IC50, qui correspond à la concentration des extraits ou d’acide ascorbique nécessaire à
l’inhibition de 50% du DPPH présent dans le milieu. Notant que plus l’IC50 est faible plus
l’activité antioxydante du composé est importante.

48
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Pour obtenir ces valeurs, une courbe du pourcentage d'inhibition du DPPH en fonction de
la concentration de l'extrait a été construite. Ces courbes ont fourni suffisamment d'informations
pour permettre de calculer la quantité d'extrait nécessaire pour éteindre 50 % des radicaux libres
dans le mélange réactionnel (Annexe 15). Les résultats ont été obtenus en triplicata pour chacun
des extraits. Les résultats des propriétés antioxydantes des extraits de psidium guajava et de la
vitamine C sont présentés dans la figure 23 L'activité est exprimée sous la forme de valeurs
d’IC50.

900
800
700
600
500
IC50

400
300
200
100
0
ED épluchres ED pulpe ED jus Acide
ascorbique

Figure 23 : Valeurs de la IC50 des extraits obtenus

L'extrait des épluchures de psidium guajavaa montré une très forte activité antioxydante
sur les radicaux DPPH proche à celui de l’acide ascorbique avec une IC50 de 112,01 µg/ml.
D'autre part, la capacité antioxydante des extraits de pulpe et de jus (850,30 et 599,98 µg/ml
respectivement) reste moindre par rapport à l’antioxydant synthétique de référence, la vitamine C
(IC50 = 32,52 µg/ml).

Concernant l’extrait de pulpe quelques travaux ont pu en déterminer des activités


antioxydantes nettement supérieurs à la nôtre. Andrianarison et al., (2015) ont pu mettre en
évidence une activité antioxydante élevée de l’extrait aqueux de psidium guajava issu de
Madagascar avec une valeur d’IC50 = 14,97μg/ml.

L'activité antioxydante des extraits peut être comparée à leurs concentrations en


composés phénoliques et en flavonoïdes et on peut observer qu'une corrélation existe entre les

49
RESULTATS ET DISCUSSIONS

quantités de ces composés et l'activité antioxydante (Choudhury, 2012), puisque ces


composants, ainsi que l'acide ascorbique, également présent dans les extraits de P. guajava L.,
sont probablement responsables de la majeure partie de cet effet dans les extraits.

Les composés phénoliques peuvent manifester un fort pouvoir antioxydant in vitro, ils
piègent directement les espèces réactives d’oxygène (Miguel, 2010).

6. Effet de l’administration du CCL4 et celle des différents extraits de Psidium guajava sur
l’organisation tissulaire du foie :
La comparaison des coupes histologiques des souris témoins celles ne recevant aucun
traitement à celles des souris ayant été traitées aux CCL4 et/ou les extraits du fruit à différentes
doses a montré que ces dernières présentent certaines modifications de l’histologie hépatique.

6.1. Histologie du foie des souris témoins


Le tissu hépatique est constitué de cellules et d’une matrice extracellulaire qui les
maintienne en contact. Ainsi, 3 types cellulaires se distinguent ; les cellules
parenchymateuses appelées également hépatocytes sont des cellules épithéliales, polyédriques, à
cytoplasme granuleux, contenant un ou deux noyaux volumineux (figure 24, 25), les fibroblastes
du tissu conjonctif périvasculaires et les cellules de kupffer de la paroi des capillaires (figure26).
Les hépatocytes sont organisés en travées monocellulaires formant des lobules hépatiques
(figure 26), qui se définissent par des espaces portes périphériques et une veine centrolobulaire.
Les travées d’hépatocytes sont séparées les unes des autres par les capillaires sinusoïdes. Un
tissu conjonctif de faible quantité est localisé essentiellement autours des vaisseaux sanguins
(figure 26, 27).

6.2. Effet du CCL4 sur la structure du foie


Les altérations notées au niveau des préparations histologiques des souris intoxiquées au
CCL4 sont caractérisées par une accumulation du tissu conjonctif autour des différentes
structures vasculaires (figure 28). Ces derniers semblent être dilatés (figure 29). Les dépôts du
matériel conjonctif s’observent aussi au niveau des espaces intercellulaires, localisés dans des
zones limitées formant ainsi des septa fibreux qui découpent le parenchyme hépatique. En effet,
les dépôts de collagènes témoigneraient d’un stade précoce évolutif d‘une fibrose hépatique. De

50
RESULTATS ET DISCUSSIONS

plus, une infiltration cellulaire est notée au niveau du système porte. L’infiltrat inflammatoire est
riche en noyaux cellulaires de différentes formes qui correspondraient à des leucocytes. Le tissu
hépatique est le siège d’autres infiltrats inflammatoires, mononuclés, disséminés renfermant des
noyaux des hépatocytes, ce qui correspondraient à des foyers nécro-inflammatoires (figure 28,
29, 30).

Des hépatocytes à cytoplasme clair, aspect généralement caractéristique des inclusions


lipidiques, sont observées sur des zones limitées (figure 31-37). Ce qui laisse supposer une
légère accumulation lipidique.

Ces modifications de l’histologie hépatique semble être moins accentuées au niveau des
coupes ayant reçu le traitement au extraits de Psidium guajava.

51
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Histologie du foie des souris du groupe témoin

(Planche I)

vcl

TC vcl

H EI

Figure 24 : Coloration à l’Hématoxyline-Eosine (HE). Grossissement objectif ×10.

Le parenchyme hépatique est constitué de cellules épithéliales (hépatocytes, H),


polyédriques, organisés en travées. Un tissu conjonctif (TC) peu abondant occupe les espaces
intercellulaires (EI). Les travées d’hépatocytes convergent vers la veine centrolobulaire (vcl),
formant ainsi le lobule hépatique.

b : hépatocyte binucléé, EI : espaces intercellulaires, F : fibroblaste, H : hépatocytes, k : cellule de kupffer, n :


noyau, nu : nucléole, S : sinusoïdes, TC : tissu conjonctif, vcl : veine centrolobulaire.

52
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche II)

TC

VS
TC

Figure 25 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

A la périphérie du lobule hépatique se situe l’espace porte formé d’un ensemble de


vaisseaux sanguins (Vs) entourés d’un tissu conjonctif lâche (TC).

TC : tissu conjonctif, Vs : vaisseau sanguin.

TC

53

8
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche III)

n
H

b
vcl

K S
F

Figure 26 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40.

Le tissu hépatique contient d’autres types cellulaires dont les fibroblastes (F) et les
cellules de kupffer (k). Les travées d’hépatocytes convergent vers la veine centrolobulaire (vcl),
formant ainsi le lobule hépatique. Les hépatocytes peuvent être mononuclés ou binucléés (b).

b : hépatocyte binucléé, EI : espaces intercellulaires, F : fibroblaste, H : hépatocytes, k : cellule de kupffer, n :


noyau, S : sinusoïdes, vcl : veine centrolobulaire.

54
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche IV)

cy

VS

Figure 27 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40.

L’hépatocyte possède un cytoplasme éosinophile d’un aspect granuleux, un noyau central


volumineux (n), sphérique, avec un ou plusieurs nucléoles.

Vs : vaisseau sanguin, n : noyau, Vs : vaisseau sanguin, Cy : cytoplasme.

55
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Histologie du foie des souris recevant uniquement le CCL4 (planche V)


Coloration au trichrome de Masson

Le système porte (SP) est le siège d’infiltration cellulaire (IC), entrainant une
désorganisation de la structure tissulaire, qui s’étend vers le système porte adjacent.

Des amas cellulaires et des structures vasculaires (VS) sont entourés d’un tissu conjonctif
abondant (TC).

Grossissement objectif ×40

Figure 28-29:

Des noyaux (n) de différents aspects correspondant à différents types cellulaires


s’accumulent au niveau des espaces portes.

Grossissement objectif ×40.

Figure 30 :

Détail de la figure 30. Les différents types cellulaires correspondraient à des leucocytes
(L), des cellules de kupffer (K) et des fibroblastes (F), entourés de tissu conjonctif.

Des infiltrats inflammatoires sont observés loin des régions périvasculaires entre les
travées d’hépatocytes.

Grossissement objectif ×40.

F : fibroblaste, H : hépatocyte, IC : infiltration cellulaire, k : cellules de kupffer, L : leucocyte, n : noyau, SP :


système porte, TC : tissu conjonctif, VS : structures vasculaires.

56
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche V)

CL

s vcl

Figure 28 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Chez les souris intoxiquées au CCL4 la coloration révèle un dépôt de collagènes (CL)
autour de la veine centrolobulaire (vcl) et au niveau de la lame basale des capillaires sinusoïdes
(S) qui semblent être dilatés.

EI : espaces intercellulaires, H : hépatocytes, S : sinusoïdes, Vcl : veine centrolobulaire, CL : collagène.

57
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche VI)

IC

vcl
TC

EI

SF

Figure 29 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Une accumulation des collagènes (CL) est observée au niveau des espaces intercellulaires
(EI), dans des foyers focalisés qui s’étalent au sein du parenchyme hépatique formant ainsi des
septa fibreux (SF). Le système porte est le siège d’infiltration cellulaire (IC), entrainant une
désorganisation de la structure tissulaire, qui s’étend vers le système porte adjace

EI : espaces intercellulaires, TC : Tissus conjonctif, Vcl : veine centrolobulaire, SF : septa fibreux, CL : collagène.

58
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche VII)

Figure 30: Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40.

La coloration révèle un dépôt de collagènes (CL) autour de la veine centrolobulaire. Des


infiltrats inflammatoires sont observés loin des régions périvasculaires entre les travées
d’hépatocytes

59
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche VIII)

Groupe test de toxicité

vcl

Figure 31 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Les coupes colorées au trichrome de Masson ne montrent aucun dépôt particuliers au


niveau du parenchyme hépatique.

60
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche IX)

vcl

Figure 32 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40.

Les travées d’hépatocytes convergent vers la veine centrolobulaire (vcl), formant ainsi le
lobule hépatique.

61
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche X)

Figure 33 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Cependant, les coupes histologiques des souris ayant reçu le jus de Psidium guajava à
une dose de 100 mg/ml ne révèlent pas des dépôts interstitiaux de matériel conjonctif.

62
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche XI)

Figure 34 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×40.

La figure montre des hépatocytes avec un cytoplasme éosinophile d’un aspect granuleux,
mononuclés ou binucléés.

63
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche XI)

Figure 35 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Les coupes histologiques des souris ayant reçu le traitement préventif, notamment ; le jus
de Psidium guajava à une dose de 300 mg/ml révèlent un dépôt de matériel conjonctif au niveau
du système porte avec infiltration cellulaire.

64
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche XI)

Figure 36: Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Les coupes histologiques des souris ayant reçu l’extrait de la peau de Psidium guajava à
une dose de 100 mg/ml avant l’intoxication au CCL4. Ces coupes révèlent un dépôt de matériel
conjonctif au niveau du parenchyme hépatique. Un dépôt de collagène interstitiel a été noté au
sein des travées d’hépatocytes.

65
RESULTATS ET DISCUSSIONS

(Planche XII)

Figure 37 : Coloration au trichrome de Masson. Grossissement objectif ×10.

Les coupes histologiques des souris ayant reçu l’extrait de la peau de Psidium guajava à
une dose de 300 mg/ml révèlent un parenchyme hépatique normal, aucun dépôt de matériel
conjonctif ou infiltration cellulaire n’a été noté.

Cette étude sert à évaluer la capacité des extraits de Psidium guajava à empêcher les
effets d'une intoxication au CCL4 sur l’histologie du foie. Ainsi, nos résultats, révèlent une
altération modérée de l’histologie du foie des souris soumises aux CCL4, caractérisées par
l’accumulation de matériel conjonctif autour des structures vasculaires et au sein du parenchyme

66
RESULTATS ET DISCUSSIONS

hépatique. L’administration de l’extrait de goyave chez les souris ayant été intoxiquées au CCL4
au préalable, montre une organisation tissulaire normale, aucun dépôt matriciel n’a été mis en
évidence. Ceci témoignerait d’un effet protecteur qu’exerce les extraits de Psidium guajava.
Le tétrachlorure de carbone ou tétrachlorométhane, de formule chimique CCl4 est un
alcane polyhalogéné de poids moléculaire égal à 82 grammes. Il est utilisé comme solvant ou
comme réactif dans les laboratoires et les industries chimiques (Merck Index, 1989). En
thérapeutique animale le tétrachlorure de carbone a été utilisé comme un antihelmintique
principalement actif contre la grande douve du foie (Fasciola hepatica). Sous le nom
commercial de Didakol®, il a même connu une certaine utilisation chez l'homme (Thiombiano,
1984). Son utilisation médicinale a été abandonnée à cause de sa très grande toxicité.
Le tétrachlorure de carbone manifeste sa toxicité sur l'organisme animal en provoquant
d'importantes lésions sur plusieurs organes à savoir ; la peau, les yeux, le cœur, et même pour
les embryons et les fœtus d'animaux. Le CCl4 est cancérigène chez les animaux, mais les
preuves d'une telle action carcinogène ne sont pas encore nettement établies chez l'homme.
L'intoxication aiguë au CCl4 survient en cas d'absorption massive ou d'inhalation
prolongée. Les lésions d'intoxication hépatique apparaissent dès la deuxième heure qui suit
l'absorption du toxique et sont maximales 24 ou 36 heures après (ZIMMERMANN, 1982). Ce
sont des lésions de nécrose parenchymateuse accompagnées d'infiltrats inflammatoires à mono
ou polynucléaires et de changements des substances graisseuses. En suivant la chronologie des
évènements depuis l'administration du toxique à l'animal, on observe tout d'abord une
ballonisation cellulaire qui en certaines circonstances ralentit la circulation sanguine
intrahépatique. A partir de la troisième heure, surviennent une clarification et une
microvacuolisation cellulaires. Dix-huit heures après l'intoxication, le foie des zones centro-
Iobulaires dont la grande majorité des hépatocytes est nécrosée. Autour de ces zones de nécrose,
le parenchyme hépatique présente des cellules balIonisées ou stéatosiques et des régions
périportales qui sont le plus souvent intactes. La nécrose hépatique massive constitue de ce fait
un phénomène assez rare (MARTIN & FELDMANN, 1983).
L'importance des lésions dépend toujours de la gravité de l'intoxication. Les intoxications
chroniques obtenues expérimentalement chez l'animal par répétition des doses administrées
permettent d'aboutir à des cirrhoses hépatiques

67
RESULTATS ET DISCUSSIONS

Lors de son passage hépatique, le CCl4 subit une réaction de conversion métabolique
catalysée par le système enzymatique du cytochrome P-450 microsomial et donne des radicaux
libres CCI3-. Les radicaux libres CCI3- issus de cette réaction ont la capacité de réagir avec les
macromolécules hépatiques pour déclencher des réactions de péroxydation des lipides des
membranes cellulaires hépatiques. Il en résulte des lésions conduisant à la nécrose hépatocytaire
menant à des perturbations de la fonction hépatique.
Le traitement par l’extrait des épluchures de goyave réduit ces lésions et protège
significativement la morphologie des hépatocytes en régénérant les cellules du parenchyme
hépatique et en les protégeant contre la fragilité des membranes cellulaires. Cet effet
hépatoprotecteur des extraits de goyave pourrait être dû aux propriétés antioxydantes et aux
principes actifs, ce qui conduit à l’inhibition de la peroxydation lipidique et la préservation de la
membrane cellulaire (Ajith et al., 2011).

Analyses biochimiques
Nous tenons à porter à votre connaissance que le bilan hépatique n’a pas pu etre réalisé et ce en
raison des nombreux refus des hôpitaux pour accéder à leurs laboratoires suite à la troisième
vague du COVID- 19. Ces laboratoires sont destinés uniquement aux analyses en rapport avec la
pandémie.

68
CONCLUSION

Conclusion
CONCLUSION

Dans le but de rechercher de nouvelles plantes à intérêt thérapeutique, nous nous sommes
intéressés à valoriser les vertus de Psidium Guajava L. par une caractérisation phytochimique et
l’évaluation des activités biologiques. Notre choix pour ce fruit si singulier que l’on cultive
aujourd’hui uniquement à Fouka est justifié par ses nombreux bienfaits sur la santé, sa valeur
nutritive, ses activités fort intéressantes ainsi que ses nombreux avantages curatifs.

L’étude phytochimique des extraits de Psidium Guajava a révélé une richesse en polyphénols ;
flavonoïdes, tanins, saponines et quinones libres ainsi que les stéroïdes dans les trois parties du
fruit : la peau, la pulpe et le jus.

Les extraits de Psidium Guajava ont permis d'obtenir des rendements diffèrent en fonction des
solvants utilisés et en fonction des parties de fruit, nous avons constaté que les trois extraits sont
riches en métabolites secondaires, en particulier en polyphénols avec des teneurs qui varient
entre 0,25 mg à 16,88 mg d’équivalent d’acide gallique par gramme d’extrait et en flavonoïdes
totaux avec des teneurs qui varient entre 0,19 mg à 5,09 mg d’équivalent de quercétine par
gramme d’extrait.

L’analyse de l’activité antioxydante in vitro, a été déterminée par la méthode DPPH, a révélé que
tous les extraits montrent une activité antiradicalaire intéressante qui dépend de leur contenu en
polyphénols totaux ainsi que de leurs différentes structures, l’extrait des épluchures a exercé la
meilleure capacité de piégeage des radicaux libres avec inhibition de 36,10± 7.02%, alors que les
extraits de pulpe et de jus ont exercé les plus faibles activités anti-radicalaires.

Ce travail avait pour but d’évaluer l’effet hépatoprotecteur des extraits naturels de Psidium
Guajava L. contre une intoxication par le CCl4. Il s’est avéré que le prétraitement des souris par
des doses de 100 mg/kg et 300 mg/kg, suivi de trois doses du CCl4 à 1 mg/kg, a révélé une
structure hépatique globalement normale comparativement à la structure altérée observée chez
les souris du groupe traité par le CCl4. En outre, nous avons constaté que l’extrait des épluchures
à 100 mg/kg a montré un effet remarquable sur le foie des souris intoxiqué par le CCl4, ce qui
indique que cet extrait est actif à faible dose. L’effet hépatoprotecteur de ce fruit est
probablement lié aux métabolites secondaires et leurs propriétés antioxydantes.

L’évaluation de l’effet hépatoprotecteur a montré un effet éventuellement préventif ce qui


affirmerait l’effet protecteur de Psidium Guajava L. et son aptitude à bloquer les effets nocifs et

68
CONCLUSION

toxiques du CCl4 entrainant des lésions hépatiques importantes conduisant même à des cirrhoses
hépatiques selon la dose administrée.

Il ressort du présent travail que Psidium Guajava L. est un fruit très intéressant riche en
antioxydants avec un pouvoir hépatoprotecteur.

L’ensemble des résultats exposés sont encourageants et très prometteurs, et les perspectives qui
en découlent sont nombreuses, parmi elles :

 Explorer d’autres parties de la matrice, plus particulièrement les graines.

 Compléter l’étude par des tests biochimiques (enzymes hépatiques, morphométrie …)


pour la mise en évidence d’un effet préventif et /ou curatif prononcé.

 L’utilisation de logiciels développés afin de calculer les surfaces des hépatocytes,


mesurer les vaisseaux sanguins.

 Déterminer le profil des composés phénoliques par des techniques plus avancées telle
que L’HPLC.

69
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Annexes

Annexe 1 : Agitateur à hélice Annexe 2 : Balance de précision

Annexe 3 : Broyeur manuelle Annexe 4 : Spectrophotomètre

Annexe 5 : Rotavapeur
Annexes

Annexe 6. Gamme d’étalonnage Annexe 7. Résultat du screening (quinones)

Annexe 8. Résultat du screening (saponines)

Annexe 9. Résultat du screening (Tanins)


Annexes

Annexe 10. Courbe d’étalonnage de l’acide gallique pour le dosage des polyphénols totaux

Courbe d'étalonnage de l'acide gallique pour le


dosage des polyphénols totaux
6
y = 0.0256x + 0.095
5
Absorbance à 765 nm

R² = 0.9818
4

0
0 50 100 150 200 250
Concentration de l'acide gallique (µg/ml)

Annexe 11-A. Analyse de la variance : Teneurs en polyphénols totaux

Tissu:

diff lwr upr p


Peau-Jus 0.3399654 -0.1463376 0.8262683 0.2093012
Pulpe -Jus -1.4073918 -1.8936947 -0.9210888 0.0000005
Pulpe -Peau -1.7473571 -2.2336601 -1.2610542 0.0000000
Extrait :

diff lwr upr p


Ext ED_Jus - Ext A_Jus -1.09301 0.38946 -2.806 0.2383
Ext EP_Jus - Ext A_Jus -2.76728 0.38946 -7.105 <0.01 ***
Ext MeOH_Jus - Ext A_Jus 7.12798 0.38946 18.302 <0.01 ***
Ext A_Peau - Ext A_Jus 2.82243 0.38946 7.247 <0.01 ***
Ext ED_Peau - Ext A_Jus 13.23074 0.38946 33.972 <0.01 ***
Ext EP_Peau - Ext A_Jus -16.75954 0.38946 -43.032 <0.01 ***
Ext MeOH_Peau - Ext A_Jus 5.33391 0.38946 13.695 <0.01 ***
Ext A_Pulpe - Ext A_Jus 1.49786 0.38946 3.846 0.0293 *
Ext ED_Pulpe - Ext A_Jus -1.83096 0.38946 -4.701 <0.01 **
Ext EP_Pulpe - Ext A_Jus -0.07092 0.38946 -0.182 1.0000
Ext MeOH_Pulpe - Ext A_Jus -1.95787 0.38946 -5.027 <0.01 **

Ext EP_Jus - Ext ED_Jus -1.67427 0.38946 -4.299 0.0104 *


Annexes

Ext MeOH_Jus - Ext ED_Jus 8.22099 0.38946 21.108 <0.01 ***


Ext A_Peau - Ext ED_Jus 3.91544 0.38946 10.053 <0.01 ***
Ext ED_Peau - Ext ED_Jus 14.32375 0.38946 36.778 <0.01 ***
Ext ED_Peau - Ext ED_Jus 14.32375 0.38946 36.778 <0.01 ***
Ext EP_Peau - Ext ED_Jus -15.66653 0.38946 -40.226 <0.01 ***
Ext MeOH_Peau - Ext ED_Jus 6.42692 0.38946 16.502 <0.01 ***
Ext A_Pulpe - Ext ED_Jus 2.59087 0.38946 6.652 <0.01 ***
Ext ED_Pulpe - Ext ED_Jus -0.73795 0.38946 -1.895 0.7522
Ext EP_Pulpe - Ext ED_Jus 1.02210 0.38946 2.624 0.3195
Ext MeOH_Pulpe - Ext ED_Jus -0.86486 0.38946 -2.221 0.5513
Ext MeOH_Jus - Ext EP_Jus 9.89526 0.38946 25.407 <0.01 ***
Ext A_Peau - Ext EP_Jus 5.58971 0.38946 14.352 <0.01 ***
Ext ED_Peau - Ext EP_Jus 15.99803 0.38946 41.077 <0.01 ***
Ext EP_Peau - Ext EP_Jus -13.99225 0.38946 -35.927 <0.01 ***
Ext MeOH_Peau - Ext EP_Jus 8.10119 0.38946 20.801 <0.01 ***
Ext A_Pulpe - Ext EP_Jus 4.26514 0.38946 10.951 <0.01 ***
Ext ED_Pulpe - Ext EP_Jus 0.93632 0.38946 2.404 0.4392
Ext EP_Pulpe - Ext EP_Jus 2.69637 0.38946 6.923 <0.01 ***
Ext MeOH_Pulpe - Ext EP_Jus 0.80942 0.38946 2.078 0.6408
Ext A_Peau - Ext MeOH_Jus -4.30555 0.38946 -11.055 <0.01 ***
Ext ED_Peau - Ext MeOH_Jus 6.10277 0.38946 15.670 <0.01 ***

Ext EP_Peau - Ext MeOH_Jus -23.88751 0.38946 -61.334 <0.01 ***

Ext MeOH_Peau - Ext MeOH_Jus -1.79406 0.38946 -4.606 <0.01 **

Ext A_Pulpe - Ext MeOH_Jus -5.63012 0.38946 -14.456 <0.01 ***

Ext ED_Pulpe - Ext MeOH_Jus -8.95893 0.38946 -23.003 <0.01 ***

Ext EP_Pulpe - Ext MeOH_Jus -7.19889 0.38946 -18.484 <0.01 ***


Ext ED_Peau - Ext MeOH_Jus 6.10277 0.38946 15.670 <0.01 ***
Ext EP_Peau - Ext MeOH_Jus -23.88751 0.38946 -61.334 <0.01 ***
Ext MeOH_Peau - Ext MeOH_Jus -1.79406 0.38946 -4.606 <0.01 **

Ext A_Pulpe - Ext MeOH_Jus -5.63012 0.38946 -14.456 <0.01 ***


Ext ED_Pulpe - Ext MeOH_Jus -8.95893 0.38946 -23.003 <0.01 ***
Ext EP_Pulpe - Ext MeOH_Jus -7.19889 0.38946 -18.484 <0.01 ***
Ext MeOH_Pulpe - Ext MeOH_Jus -9.08584 0.38946 -23.329 <0.01 ***
Ext ED_Peau - Ext A_Peau 10.40831 0.38946 26.725 <0.01 ***
Annexes

Ext EP_Peau - Ext A_Peau -19.58197 0.38946 -50.279 <0.01 ***


Ext MeOH_Peau - Ext A_Peau 2.51148 0.38946 6.449 <0.01 ***
Ext A_Pulpe - Ext A_Peau -1.32457 0.38946 -3.401 0.0778
Ext ED_Pulpe - Ext A_Peau -4.65339 0.38946 -11.948 <0.01 ***
Ext EP_Pulpe - Ext A_Peau -2.89334 0.38946 -7.429 <0.01 ***
Ext MeOH_Pulpe - Ext A_Peau -4.78030 0.38946 -12.274 <0.01 ***
Ext EP_Peau - Ext ED_Peau -29.99028 0.38946 -77.004 <0.01 ***
Ext MeOH_Peau - Ext ED_Peau -7.89683 0.38946 -20.276 <0.01 ***
Signif. Codes : 0 ‘***’ 0.001 ‘**’ 0.01 ‘*’ 0.05 ‘.’ 0.1 ‘ ’ 1

Annexe 11-B. Test Newman et Keuls : Groupes homogènes

Extrait Epluchures Pulpe Jus


MeOH f bc g

A e f d

ED h bc cd

EP a d b

Annexe 12. Courbe d’étalonnage de la quercétine pour le dosage des flavonoïdes

Courbe d'étalonnage de la Quecetine pour le


dosage des Flavonoides
3
y = 0.0406x + 0.0432
2.5
Absorbance à 367 nm

R² = 0.9955
2

1.5

0.5

0
0 10 20 30 40 50 60 70
Concentration de quercetine(µg/ml)

Annexe 13-A. Analyse de la variance : Teneurs en flavonoïdes totaux

Tissu:

diff lwr upr p


Peau-Jus 2.479010 2.37040963 2.5876100 0.0000000
Pulpe -Jus 0.083906 -0.02713495 0.1949469 0.1635356
Pulpe -Peau -2.395104 - 2.50614477 -2.2840629 0.0000000
Annexes

Extrait :

diff lwr upr p


Ext ED:Jus -Ext A:Jus -0.2610330290 -0.57507139 0.05300533 0.1683201
Ext EP_Jus - Ext A_Jus -0.2457623750 -0.55980074 0.06827599 0.2294933
Ext MeOH_Jus - Ext A_Jus 0.1233538033 -0.19068456 0.43739216 0.9467889
Ext A_Peau - Ext A_Jus 0.8839029840 0.56986462 1.19794135 0.0000000
Ext ED_Peau - Ext A_Jus 4.6375745463 4.32353619 4.95161291 0.0000000
Ext EP_Peau - Ext A_Jus 3.1918378313 2.87779947 3.50587619 0.0000000
Ext MeOH_Peau - Ext A_Jus 0.8192823243 0.50524396 1.13332069 0.0000001
Ext A_Pulpe - Ext A_Jus 0.5584284193 0.24439006 0.87246678 0.0000751
Ext ED_Pulpe - Ext A_Jus -0.2451113553 -0.55914972 0.06892701 0.2324323
Ext EP_Pulpe - Ext A_Jus -0.3375710572 -0.68867662 0.01353450 0.0669971
Ext MeOH_Pulpe - Ext A_Jus -0.2120789180 -0.52611728 0.10195944 0.4170825
Ext EP_Jus - Ext ED_Jus 0.0152706540 -0.29876771 0.32930902 1.0000000
Ext MeOH_Jus - Ext ED_Jus 0.3843868323 0.07034847 0.69842519 0.0081707
Ext A_Peau - Ext ED_Jus 1.1449360130 0.83089765 1.45897437 0.0000000
Ext ED_Peau - Ext ED_Jus 4.8986075753 4.58456921 5.21264594 0.0000000
Ext ED_Peau - Ext ED_Jus 3.4528708603 3.13883250 3.76690922 0.0000000
Ext EP_Peau - Ext ED_Jus 1.0803153533 0.76627699 1.39435371 0.0000000
Ext MeOH_Peau - Ext ED_Jus 0.8194614483 0.50542309 1.13349981 0.0000001
Ext A_Pulpe - Ext ED_Jus 0.0159216737 -0.29811669 0.32996003 1.0000000
Ext ED_Pulpe - Ext ED_Jus -0.0765380282 -0.42764359 0.27456753 0.9995188
Ext EP_Pulpe - Ext ED_Jus 0.0489541110 -0.26508425 0.36299247 0.9999813
Ext MeOH_Pulpe - Ext ED_Jus 0.3691161783 0.05507782 0.68315454 0.0122490
Ext MeOH_Jus - Ext EP_Jus 1.1296653590 0.81562700 1.44370372 0.0000000
Ext A_Peau - Ext EP_Jus 4.8833369213 4.56929856 5.19737528 0.0000000
Ext ED_Peau - Ext EP_Jus 3.4376002063 3.12356185 3.75163857 0.0000000
Ext EP_Peau - Ext EP_Jus 1.0650446993 0.75100634 1.37908306 0.0000000
Ext MeOH_Peau - Ext EP_Jus 0.8041907943 0.49015243 1.11822916 0.0000002
Ext A_Pulpe - Ext EP_Jus 0.0006510197 -0.31338734 0.31468938 1.0000000
Ext ED_Pulpe - Ext EP_Jus -0.0918086822 -0.44291424 0.25929688 0.9975591
Ext EP_Pulpe - Ext EP_Jus 0.0336834570 -0.28035490 0.34772182 0.9999996
Ext MeOH_Pulpe - Ext EP_Jus 0.7605491807 0.44651082 1.07458754 0.0000005
Ext A_Peau - Ext MeOH_Jus 4.5142207430 4.20018238 4.82825910 0.0000000
Annexes

Ext ED_Peau - Ext MeOH_Jus 3.0684840280 2.75444567 3.38252239 0.0000000


Ext EP_Peau - Ext MeOH_Jus 0.6959285210 0.38189016 1.00996688 0.0000023
Ext MeOH_Peau - Ext 0.4350746160 0.12103625 0.74911298 0.0020839
MeOH_Jus
Ext A_Pulpe - Ext MeOH_Jus -0.3684651587 -0.68250352 -0.05442680 0.0124610

Ext ED_Pulpe - Ext MeOH_Jus -0.4609248605 -0.81203042 -0.10981930 0.0038654

Ext EP_Pulpe - Ext MeOH_Jus -0.3354327213 -0.64947108 -0.02139436 0.0293186


Ext ED_Peau - Ext MeOH_Jus 3.7536715623 3.43963320 4.06770992 0.0000000
Ext EP_Peau - Ext MeOH_Jus 2.3079348473 1.99389649 2.62197321 0.0000000
Ext MeOH_Peau - Ext -0.0646206597 -0.37865902 0.24941770 0.9997191
MeOH_Jus
Ext A_Pulpe - Ext MeOH_Jus 4.6375745463 4.32353619 4.95161291 0.0000000
Ext ED_Pulpe - Ext MeOH_Jus 3.1918378313 2.87779947 3.50587619 0.0000000
Ext EP_Pulpe - Ext MeOH_Jus 0.8192823243 0.50524396 1.13332069 0.0000001
Ext MeOH_Pulpe - Ext 4.6375745463 4.32353619 4.95161291 0.0000000
MeOH_Jus
Ext ED_Peau - Ext A_Peau 3.1918378313 2.87779947 3.50587619 0.0000000
Ext EP_Peau - Ext A_Peau 0.8192823243 0.50524396 1.13332069 0.0000001
Ext MeOH_Peau - Ext A_Peau -0.3354327213 -0.64947108 -0.02139436 0.0293186
Ext A_Pulpe - Ext A_Peau 3.7536715623 3.43963320 4.06770992 0.0000000
Ext ED_Pulpe - Ext A_Peau 2.3079348473 1.99389649 2.62197321 0.0000000
Ext EP_Pulpe - Ext A_Peau -0.0646206597 -0.37865902 0.24941770 0.9997191
Ext MeOH_Pulpe - Ext 0.80942 0.38946 2.078 0.6408
A_Peau
Ext EP_Peau - Ext ED_Peau -4.30555 0.38946 -11.055 <0.01 ***
Ext MeOH_Peau - Ext -0.770507 0.086730 -8.884 < 0.001 ***
ED_Peau
Signif. Codes : 0 ‘***’ 0.001 ‘**’ 0.01 ‘*’ 0.05 ‘.’ 0.1 ‘ ’ 1

Annexe 13-B. Test Newman et Keuls : Groupes homogènes

Extrait Epluchures Pulpe Jus


MeOH cd a b

A d c ab

ED f a a

EP e a a
Annexes

Annexe 14. Test Newman et Keuls de l’activité antioxydante : Groupes homogènes

Extrait Groupe homogène


Epluchures b

Pulpe c

Jus c

Acide ascorbique a

Annexe 15. Courbes du pourcentage d'inhibition du DPPH

Courbe d'étalonnage de l'acide ascorbique


180
160
140 y = 32.737ln(x) - 41.513
R² = 0.8064
% Inhibition

120 y = 0.6332x + 29.406


100 R² = 0.9925
%Inhibition
80
Log. (%Inhibition)
60
40 Linear (%Inhibition)

20
0
0 50 100 150 200 250
Concentration de l'acide ascorbique (µg/ml)

% Inhibition des épluchures de Goyave


100

80
y = 19.898ln(x) - 38.979
60 R² = 0.7711
% Inhibition

40 %Inhibition
y = 0.3885x + 6.4833
20 R² = 0.9958 Log. (%Inhibition)
Linear (%Inhibition)
0
0 50 100 150 200 250
-20

-40
Concentration (µg/ml)
Annexes

% Inhibition de pulpe de Goyave


16
14 y = 3.7849ln(x) - 6.9214
% Inhibition 12 R² = 0.9487

10
8 %Inhibition
6 y = 0.0545x + 3.6582 Log. (%Inhibition)
4 R² = 0.9534
Linear (%Inhibition)
2
0
0 50 100 150 200 250
Concentration (µg/ml)

%Inhibition de jus de Goyave


20
18
16 y = 5.9412ln(x) - 14.41
R² = 0.9687
14
% Inhibition

%Inhibition
12
10 y = 0.0799x + 2.0618 Log. (%Inhibition)
R² = 0.9421
8 Linear (%Inhibition)
6
4
2
0
0 50 100 150 200 250
Concentration (µg/ml)
Annexes

Annexe 16. Poids des souris du 1er lot au cour de la semaine du traitement et de toxicité

Annexe 17 : poids des souris du 2eme lot au cour de la semaine du traitement et toxicité

- Groupe 2 -

50
40
30
20
10
0 Souris 1 Souris 2 Souris 3 Souris 4 Souris 5 Souris 6 Souris 7
Jour1 Jour2 Jour3 Jour4 Jour5 Jour6 Jour7 Jour8 Jour9

Annexe 18. Poids des souris du 3éme lot au cour de la semaine du traitement et de toxicité
Annexes

Annexe 19. Poids des souris du 4 éme lot (J) au cour de la semaine du traitement et de toxicité

- Groupe 4 jus -
50
40
30
20
10
0
Jour1 Jour2 Jour3 Jour4 Jour5 Jour6 Jour7 Jour8 Jour9

Souris 1 Souris 2 Souris 3 Souris 4 Souris 5

Annexe 20. Poids des souris du 4éme (P) lot au cour de la semaine du traitement et de toxicité

- Groupe 4 peau -
50
40
30
20
10
0
Jour1 Jour2 Jour3 Jour4 Jour5 Jour6 Jour7 Jour8 Jour9

Souris 1 Souris 2 Souris 3 Souris 4 #REF! #REF! #REF! #REF! #REF!

Annexe 21. Poids des souris du 5éme lot au cour de la semaine du traitement et de toxicité

- Groupe 5-
50
40
30
20
10
0
Jour1 Jour2 Jour3 Jour4 Jour5 Jour6 Jour7 Jour8 Jour9

Souris 1 Souris 2 Souris 3 Souris 4 Souris 5 Souris 6 Souris 7 Souris 8 Souris 9


Annexes

Annexe 22. Poids des souris du 6éme lot au cour de la semaine du traitement et de toxicité

- Groupe 6 -

50

40

30

20

10

0 Souris 1 Souris 2 Souris 3 Souris 4 Souris 5 Souris 6 Souris 7


Jour1 Jour2 Jour3 Jour4 Jour5 Jour6 Jour7 Jour8 Jour9

Annexe 23. Poids des souris du 7éme lot au cour de la semaine du traitement et de toxicité

- Groupe 7 -
50

40

30

20

10

0
Jour1 Jour2 Jour3 Jour4 Jour5 Jour6 Jour7 Jour8 Jour9

Souris 1 Souris 2 Souris 3 Souris 4


Annexes

Annexe 24. Prélèvement sanguin Annexe 25. Conservation du foie

Annexe 26. Matériel de dissection Annexe 27. Souris disséqué

Annexe 28. Sonde œsophagienne Annexe 29. Malformation (Groupe4P)


Annexes

Annexe 30. Paraffineuse Annexe 31. Microtome

Annexe 32. Ruban du tissue du foie Annexe 33. Déparaffinage

Annexe 34. Coloration des coupes histologique

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