I- INTRODUCTION
Ils étaient entre 800 et 1000 élèves du lycée PROFESSIONNEL COMMERCIAL DE
YOPOUGON d’Abidjan, des classes de seconde (1BT/C), au Parc national du
Banco, le Samedi 26 Mars 2022 de 9h à 18h.
Cette sortie d’études et de récréation avait pour thème : « la forêt, une solution
contre le réchauffement climatique : le cas du Parc national du Banco ». Les guides
écologiques ont, au cours de la visite, donné des informations aux élèves sur l’aire
protégée. L’accent a été mis sur son importance écologique. « A travers la
photosynthèse, ont-ils dit aux différents groupes constitués, le Parc national
du Banco capte le gaz carbonique qui est un gaz à effet de serre hautement
responsable du réchauffement climatique, le séquestre sous la forme de
carbone et rejette de l’oxygène dans l’atmosphère. Les forêts, à l’image du
Parc national du Banco, représentent le 2ème puits de carbone après les
océans. »
Ce site, qualifié à juste titre de « poumon écologique », revêt donc une importance
capitale d’où la noblesse de la mission de l’OIPR qui consiste à le conserver. La
sortie organisée fera l’objet de rapport à produire par chacun des élèves qui ont, il
faut le noter, bénéficié de l’encadrement de leurs professeurs. Au terme de la visite,
une séquence questions-réponses a eu lieu sous la conduite des agents de la
Direction de Zone Sud et du Service Communication de l’OIPR.
INFORMATIONS PRATIQUES
L’entrée du parc se situe sur l’autoroute nord, juste après le premier pont de
Yopougon et avant la station d’essence Shell. Attention, ce n’est pas super bien
indiqué et il n’y a pas de vraie sortie d’autoroute. Vous devez serrer à droite et freiner
sur l’autoroute pour emprunter le chemin à droite.
Il existe une autre entrée du côté des « fanicos » nigériens (les laveurs de
vêtements). Une clôture et un portail seraient en projet.
Le tarif d’entrée est de 1000 FCFA pour les nationaux, 5000 FCFA pour les non
nationaux et 500 FCFA pour les enfants.
Des guides sont présents sur place. Tarif à votre discrétion.
Une fois que vous avez payé, vous reprenez votre voiture pour vous rendre au point
de départ des randonnées.
A cet endroit, il y a des jeux pour enfants (toboggan et balançoires) ainsi que des
petites structures naturelles pour s’assoir. Idéal pour pique-niquer !
II- PARC NATIONAL DU BANCO
[Tapez l'adresse de la société] Page 1
La forêt du Banco est l’un des 8 parcs nationaux de Côte d’ivoire. Avec ses 3438 ha,
elle est l’un des plus petits (juste après le parc des îles Ehotilé) mais aussi le plus
accessible puisqu’elle se situe à d’Abidjan.
Malgré cela, peu d’Abidjanais prennent le temps d’y aller. Le Banco jouit d’une
mauvaise réputation : c’est un repère de bandits habité par de mauvais esprits …
Pourtant, le parc national du Banco n’est (plus) rien de tout cela. Il est sécurisé par
les agents de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves et ses habitants (il y a un village
autour de l’école forestière), conscients de sa valeur, veillent aussi sur lui.
Une journée au Banco est une micro-aventure qui fait du bien ! Je vous emmène
plonger dans cet univers végétal unique à Abidjan et vous révèle tous les secrets de
la forêt d’Abidjan.
Et au milieu coule une rivière …
A l‘origine, une rivière qui traverse la forêt : la rivière Gbangbo qui signifie « source
d’eau rafraîchissante » en langue Ebrié. Encore un mot mal prononcé par les colons
qui s’est transformé en Banco et a donné son nom au parc.
La forêt du Banco est le réservoir hydraulique d’Abidjan. Elle fournit 40% de l’eau
potable de la ville.
[Tapez l'adresse de la société] Page 2
Le poumon vert d’Abidjan
La forêt du Banco se situe en plein cœur d’Abidjan. Elle est bordée par les
communes de Yopougon, Adjamé, Abobo et Attécoubé.
Avoir cette vaste forêt au milieu d’une métropole si polluée est une chance
inouïe : les arbres du Banco absorberaient 35000 tonnes de gaz carbonique chaque
année et rejetterait 68 000 tonnes d’oxygène dans l’atmosphère. Sans eux, l’air
serait irrespirable à Abidjan.
Pourtant, chaque année, la forêt est grignotée par les activités humaines et
l’urbanisation anarchique des communes voisines.
De plus, j’ai récemment appris que, dans le cadre du grand chantier de construction
du métro aérien, la forêt va être amputée de 25 ha. Certes, il en restera toujours
3413. Mais à l’heure du réchauffement climatique, alors que l’on sait que notre salut
ne pourra venir que de la nature elle-même en plantant des millions d’arbres,
comment peut-on encore prendre une telle décision ?
Une pétition vient d’être lancée pour essayer d’annuler cette décision. Si vous voulez
la soutenir et la signer, c’est par ici.
800 espèces végétales dans l’Arboretum du Banco
Cet espace de 12 ha a été créé en 1931. Il possède plusieurs essences en voie de
disparition. Et 26 espèces déclarées rares en Afrique de l’ouest.
Le plus vieil arbre de l’Arboretum est un Aiele : il a 200 ans (le plus vieil arbre de la
forêt est un Kossipo âgé de 500 ans environ ; malheureusement frappé par la foudre,
il serait en train de mourir).
[Tapez l'adresse de la société] Page 3
A gauche, un Azobe, arbre très rouge et très dur utilisé dans le passé pour fabriquer
les travers de chemins de fer. Et à droite, le fruit d’un arbre en forme de haricot, doux
comme du velours et qui s’enroule sur lui-même au bout de quelques heures.
Voici un Aguia, arbre sacré dont les fruits poussent directement sur le tronc.
Une des dernières forêts primaires de Côte d’Ivoire
Le Banco dispose de 600 ha de forêt primaire c’est-à-dire « une forêt intacte (ou
originelle) n’ayant jamais été détruite ni exploitée ni directement ou manifestement
influencée par l’homme »
La seule autre forêt primaire qui subsiste en Côte d’ivoire se trouve dans le parc du
Thaï.
III - FAUNE ET FLORE DU BANCO
Au cours d’une balade dans le parc national du Banco, vous allez croiser
d’impressionnantes arches naturelles de bambous, de gigantesques fromagers, des
fougères, des acajous et une multitude d’arbres dont je ne connais pas le nom !
[Tapez l'adresse de la société] Page 4
Le parc compte également 60 espèces animales parmi lesquelles :
une famille des chimpanzés, très difficile à observer, et deux autres espèces de
singes : des pétauristes et des mornes,
des guibs et des céphalophes (petites biches),
des reptiles dont des crocodiles nains,
une multitude d’oiseaux dont le calao longibande !
Sur notre chemin, nous n’avons rencontré qu’un mille-pattes et quelques
papillons. Il faudra encore revenir pour essayer d’apercevoir un chimpanzé…
En revanche nous avons bien profité des fameux silures du Banco, poisson sacré s’il
en est, aux longues moustaches et à la bouche béante.
Ces poissons d’eau douce ont l’habitude de se regrouper dans un bras de rivière,
juste avant la sortie du parc au niveau de la porte de Koumassi (du côté des laveurs
de vêtements).
Une caisse contenant des baguettes se trouvent à l’entrée du chemin. Servez-vous
et allez jeter des morceaux de pain dans l’eau si vous souhaitez assister au
spectacle… Les silures ne se font pas prier pour apparaître. Ils sont
impressionnants, jusqu’à 2 mètres de long pour certains. Pour être honnête, voir
[Tapez l'adresse de la société] Page 5
ces pauvres bêtes attendre désespérément leur quignon de pain et se
chevaucher les unes les autres pour être la première à l’attraper est un
peu triste. Elles parviennent même à sortir de l’eau pour saisir le morceau
que leur tend notre guide. Surprenant et terrifiant …
III- UN MUSEE, UNE ECOLE ET DES INITIATIVES
POUR PROTEGER LE PARC NATIONAL DU
BANCO
La forêt en Côte d’Ivoire s’est considérablement réduite au cours des 60
dernières années à cause de l’agriculture extensive et de l’urbanisation.
Elle est passée de 16,5 millions d’hectares en 1960 à 2 millions
aujourd’hui.
Plus que jamais, ce patrimoine naturel doit être protégé. D’où l’importance du parc
national du Banco qui peut jouer un rôle de vitrine et de levier de sensibilisation
auprès des Abidjanais.
Un éco-musée pour sensibiliser les visiteurs
Le musée est installé dans l’ancienne résidence secondaire du Gouverneur Reste.
Des panneaux explicatifs et pédagogiques bordent le chemin qui y mène. Ils
évoquent la flore, la biodiversité, la disparition des éléphants, les chimpanzés, …
Dans l’enceinte du musée, il y a une petite animation qui consiste à identifier des
empreintes d’animaux d’Afrique … plus ludique qu’autre chose car les animaux en
question n’habitent même pas dans le parc. Il y a également des squelettes de tête
d’animaux, notamment celui d’un éléphant. RIP.
A l’extérieur, un parcours ludique est aménagé pour les écoliers des environs qui
viennent, en sortie scolaire, visiter le parc.
[Tapez l'adresse de la société] Page 6
Une école pour former les gardiens de la nature Un bâtiment
colonial abrite l’école forestière créée en 1937. A l’époque, elle formait
tous les agents forestiers de l’Afrique de l’Ouest.
[Tapez l'adresse de la société] Page 7
Aujourd’hui, elle forme les agents techniques des Eaux et Forêts qui
séjournent ainsi dans le parc pendant 6 mois. 64 élèves suivraient
actuellement la formation.
Un événement artistique dans la forêt du Banco en 2019
Pour la première fois, la biennale Arts Green a été organisée au cœur de la forêt
du Banco.
Le célèbre sculpteur ivoirien Jems Koko-Bi en était le directeur artistique.
Des artistes, venus du monde entier, étaient invités à créer une œuvre en
utilisant uniquement des matériaux naturels (pas de fer, pas de ciment…)
puis à l’installer au sein de l’Arboretum. Certaines œuvres sont encore
visibles.
CONCLUSION
[Tapez l'adresse de la société] Page 8
Pour conclue, en espérant que ce bel événement soit reconduit en 2023.
Cette forêt a permis d’attirer des visiteurs et de leur faire prendre
conscience de son importance pour l’environnement. Compte tenu des
menaces qui pèsent sur le parc, des initiatives de ce genre sont vraiment
les bienvenues.
A mon tour, je vous encourage vivement à y allée régulièrement, pour
vous balader dans la forêt du Banco, à pied ou à vélo. Votre contribution
permettra de soutenir les actions de l’OIPR, d’aider les villageois du parc
et de protéger cet écosystème menacé.
[Tapez l'adresse de la société] Page 9