Cours Eqdif
Cours Eqdif
Plan :
I ] Résultats généraux
III ] Cas général des équations de la forme : x′′ + a(t)x′ + b(t)x = c(t)
I] Résultats généraux
Définition : Les solutions de (E) sur I à valeurs dans K sont les applications :
ϕ est n fois dérivables sur I
ϕ : I → K telles que
∀t ∈ I, ϕ(n) (t) + an−1 (t)ϕ(n−1) (t) + · · · + ao (t)ϕ(t) = b(t)
1
Preuve
On se ramène à un système différentiel pour appliquer une version connue du théorème de Cauchy.
Exemples :
• Une solution y de y ′ + a(t)y = 0 qui s’annule est nécessairement nulle. Les autres sont de signe constant.
• Une solution y de y ′′ + a(t)y ′ + b(t)y = 0 vérifiant y(t0 ) = y ′ (t0 ) = 0 est nécessairement nulle
• SH : L’ensemble SH des sol◦ de (H) : x(n) + an−1 (t)x(n−1) + · · · + ao (t)x = 0 est un K-ev de dimension n
xH est une solution de (H)
• S : Les solutions de (E) sont les f◦ de la forme x = x̃ + xH où .
x̃ est une solution particulière de (E)
S = x̃ + SH
Preuve
• En considérant les deux applications linéaires suivantes :
f : C 2 (I, K) −→ C 0 (I, K)
x 7→ x + an−1 (t)x(n−1) + · · · + ao (t)x
(n)
et pour t0 ∈ I :
ϕt0 : SH −→ Kn
x 7→ ((x(t0 , x (t0 ), . . . , x(n−1) (t0 ))
′
Preuve
Facile.
2
I] Equations Différentielles scalaires linéaires d’ordre 1
(E) : x′ + a(t)x = b(t)
a
Objectif : Résoudre les équations différentielles de la forme (E) : y ′ + a(t)y = b(t) avec continues sur I ⊂ R.
b
Définition : Les solutions de (E) sur I à valeurs dans K sont les applications :
ϕ est dérivable sur I
ϕ : I → K telles que
′
ϕ (t) + a(t)ϕ(t) = b(t), ∀t ∈ I
Exemple
2
Vérifier que ϕ définie par ϕ(t) = et − 1 est solution sur R de (E) : y ′ − 2ty = 2t
Preuve :
Preuve
Par récurrence...
Ce résultat est souvent demandé en exercice.
• Etape 1 : On résout l’équation (H) : y ′ + a(t)y = 0 et on note yH la forme générale des solutions.
L’ensemble S des solutions de (E) est une droite affine passant par ỹ de C ( I, K).
3
Preuve
Voir le raisonnement effectué dans le cas général.
Vous devez être capables de justifier cette démarche.
Preuve
y est une solution de (H) ⇐⇒ eA(t) (y ′ + a(t)y) = 0 ⇐⇒ (yeA(t) )′ = 0 ⇐⇒ y = λe−A(t)
1
Exemple : Résoudre sur R+∗ l’équation (H) y ′ + y = 0.
t
1
Réponse : A : t 7→ ln t est une primitive de a : t 7→ sur R+∗ et donc :
t
λ
yH = λe− ln t = avec λ∈K
t
• Lorsque b(t) = b1 (t) + b2 (t), on peut appliquer le principe de superposition des solutions.
1
Exemple : Solution particulière de (E) : y ′ + y = cos t sur R+∗
t
Réponse :
λ
• Les solutions de l’équation homogène sont yH = t
λ(t)
• On recherche donc une solution particulière sous la forme ỹ(t) = t .
λ′ (t)
• ỹ est solution ⇐⇒ ∀t > 0, t = cos t ⇐⇒ ∀t > 0, λ′ (t) = t cos t.
4
1
Ainsi ỹ = (t sin t + cos t) est une solution particulière de (E).
t
Ce raisonnement prouve que (E) admet bien des solutions.
Problème de Cauchy
• Graphiquement : Lorsque K = R, cela signifie qu’en un point du plan, il ne passe qu’une seule solution.
• Applications : ♥ On utilise souvent ce théorème pour prouver l’égalité de deux applications en montrant qu’elles
sont l’une et l’autre solutions d’une même équation différentielle avec les mêmes CI.
Par exemple, pour trouver une CNS pour qu’une solution ϕ soit :
Exercice : 1
x
(∗) Déterminer la solution réelle sur ]1, +∞[ de (E) : y ′ − y = 2x vérifiant la CI y(0) = 1.
x2 − 1
Preuve :
Exercice : 2
(♥) Soit (E) : y ′ + a(t)y = b(t) avec a et b continues sur R et a impaire.
Déterminer une CNS pour que (E) admette une solution paire.
Preuve :
Exercice : 3
(♥) Soit (E) : y ′ + 2y = ϕ(t) avec ϕ : R → C une fonction continue et périodique de période T > 0.
1. Montrer qu’une solution y de (E) est T -périodique si et seulement si y(0) = y(T ).
2. En déduire que (E) admet une unique solution T -périodique.
Preuve :
5
II] Equations Différentielles scalaires linéaires d’ordre 2
(E) : y ′′ + a(t)y ′ + b(t)y = c(t)
a
Objectif : Savoir résoudre les équations de la forme (E) : y ′′ + a(t)y ′ + b(t)y = c(t) avec b continues sur I ⊂ R.
c
1) Résultats généraux
Définition : Les solutions de (E) sur I à valeurs dans K sont les applications :
ϕ est 2 fois dérivable sur I
ϕ : I → K telles que
∀t ∈ I, ϕ′′ (t) + a(t)ϕ′ (t) + b(t)ϕ(t) = c(t)
Preuve
Par récurrence...
Problème de Cauchy :
y(t0 ) = y0
• (E) admet une unique solution y vérifiant (CI) où t0 ∈ I et y0 , y0′ ∈ K.
y ′ (t0 ) = y0′
y(t0 ) = a
Des CI de la forme ne permettent pas d’appliquer le résultat précédent.
y(t1 ) = b
• Graphiquement : Lorsque K = R cela signifie qu’en un point M0 (t0 , y0 ), il ne passe qu’une seule solution de
(E) de tangente fixée passant par M0 . Il n’y a donc pas unicité de la solution passant par M0 .
• Applications : ♥ On utilise souvent ce théorème pour prouver l’égalité de deux applications en montrant qu’elles
sont l’une et l’autre solutions d’une même équation différentielle avec les mêmes CI.
Par exemple, pour trouver une CNS pour qu’une solution ϕ soit :
6
Exercice : 4
Soit f une solution de (E) : y ′′ + p(x)y ′ + q(x)y = 0 avec p et q continues sont I.
Montrons que s’il existe t0 ∈ I tel que f (t0 ) = f ′ (t0 ) = 0 alors f = 0.
Preuve :
Exercice : 5
u(0) = 1
Montrer que u la solution de (E) : y ′′ + cos2 (x)y = 0 sur R vérifiant est une fonction paire.
u′ (0) = 0
Preuve :
On a alors :
Sh = Vect(ϕ1 , ϕ2 )
Le couple (ϕ1 , ϕ2 ) est appelé un Système Fondamental de Solutions (SFS).
On note habituellement yH les solutions de (H).
S = ỹ + SH
S est un plan affine passant par ỹ.
2) Résolution de (H)
Rappel : SH est un plan vectoriel. Il suffit donc de déterminer deux solutions indépendantes.
Réponse
Prouver que SH est un plan vectoriel.
7
a) Recherche d’une première solution
Si on a de la chance, on trouve directement 2 solutions indépendantes (voir les exemples suivants !).
Trouver une solution polynômiale de (E) : (t2 + 2t + 2)y ′′ − 2(t + 1)y ′ + 2y = 0 sur R puis finir la résolution.
Réponse :
Trouver une solution DSE de (E) : (1 − t2 )y ′′ − 4ty ′ − 2y = 0 sur ] − 1, 1[ puis finir la résolution.
+∞
X
Réponse : On recherche une sol◦ y sous la forme y(t) = an tn de rayon de convergence R > 0.
n=0
′
y (t) = ...
• Sur ] − R, R[, on a alors .
y ′′ (t) = ...
λ + µt
La solution générale est alors : y(t) = sur ] − 1, 1[
1 − t2
8
Préliminaire : Le Wronskien
ϕ(t) ψ(t)
La fonction w définie par w(t) = est appelée le wronskien de ϕ et ψ.
ϕ′ (t) ψ ′ (t)
• Propriétés :
• Applications :
Exercice : 6
+∞
X
n ′′ ′ a0
(♥) Soit f définie par f (x) = an x une solution de y + a(t)y + b(t)y = 0 avec quelconques.
a1
n=0
a0 = 1 a0 = 0
Pourquoi en prenant puis , obtient-on un SFS ?
a1 = 0 a1 = 1
Solution :
9
Méthodes : On suppose connaı̂tre une solution non nulle ϕ de (H).
ϕ(t) ψ(t)
→ On pose w(t) = avec ψ une fonction C 2 sur I.
ϕ′ (t) ψ ′ (t)
ϕ ψ
→ On résout = w0 et on trouve une seconde solution ψ indépendante de ϕ.
ϕ′ ψ′
′ Z
ϕ ψ ψ w0 w0
Si ϕ ne s’annule pas, on a : ′ ′ = w0 ⇐⇒ = − 2 ⇐⇒ ψ = −ϕ .
ϕ ψ ϕ ϕ ϕ2
On recherche la nouvelle solution sous la forme ψ(t) = λ(t).ϕ(t) avec λ deux fois dérivable.
On est alors ramené à une EDL1 d’inconnue λ′ que l’on sait résoudre.
Déterminer une solution de (E) : ty ′′ + (1 − 2t)y ′ + (t − 1)y = 0 sur R+∗ puis finir la résolution.
• Première solution
10
+∞
X
Essai 1 : Recherchons des solutions sous forme d’un DSE : yH (t) = an tn sur ] − R, R[.
n=0
+∞
X +∞
X +∞
X
yH est solution ⇐⇒ t n(n − 1)an tn−2 + (1 − 2t) nan tn−1 + (t − 1) a n tn = 0
n=2 n=1 n=0
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X +∞
X
⇐⇒ (n + 1)nan+1 tn + (n + 1)an+1 tn − 2 nan tn + an−1 tn − a n tn = 0
n=1 n=0 n=1 n=1 n=0
a1 = a0
⇐⇒
(n + 1)nan+1 + (n + 1)an+1 − 2nan + an−1 − an = 0 ∀n ≥ 1
a1 = a0
⇐⇒ BOF...
(n + 1)2 an+1 − (2n − 1)an + an−1 = 0 ∀n ≥ 1
1−2t 1−2t
→ Le wronskien est solution de y ′ + t y = 0 où A : t 7→ ln t − 2t est primitive de a : t 7→ t .
e2t
→ La fonction w(t) = e− ln t+2t = t est donc un wronskien.
e2t et
→ On recherche alors ψ qui vérifie ϕψ ′ − ψϕ′ = t , c’est à dire : ψ ′ − ψ = t
→ La solution homogène est yH = λet et on cherche une solution particulière sous la forme ỹ = λ(t)et
et 1
ỹ est solution ⇐⇒ λ′ (t)et = ⇐⇒ λ′ (t) = on prend λ(t) = ln t
t t
La fonction ỹ = ln tet convient.
• Les solutions du système sont donc les fonctions définies sur R+∗ par :
11
3) Recherche d’une solution particulière
Après avoir déterminer un SFS de (H), nous devons trouver une solution particulière de (E).
Preuve : Montrer qu’en prenant λ et µ solutions du système la fonction ỹ est bien une solution de (E).
et
Exemple : (E) y ′′ − 2y ′ + y = sur R
1 + t2
• Solutions homogènes : Les solutions de l’équation homogène sont : yH (t) = (at + b)et avec a, b ∈ K .
On recherche donc une solution particulière sous la forme : ỹ(t) = a(t)tet + b(t)et .
a′ (t)tet + b′ (t)et = 0
→ Nous savons alors que ỹ sera une solution de (E) dés lors que : et .
a′ (t)(1 + t)et + b′ (t)et = 2
1+t
a′ (t)t + b′ (t) = 0
(
C’est à dire : 1 .
a′ (t)(1 + t) + b′ (t) =
1 + t2
0 1 1 t 0 −t
→ Les formules de Cramer donnent : a′ (t) = − 1 = et b′ (t) = − 1 = 1+t2 .
1+t2 1 1+t2 1+t 1+t2
√
a(t) = arctan t
→ Nous pouvons donc prendre : et donc : ỹ(t) = t arctan(t)et − ln 1 + t2 et .
b(t) = − 12 ln(1 + t2 )
12
• Solutions générales : Les solutions de (E) sont alors les fonctions y de la forme :
p
y(t) = t arctan(t) − ln 1 + t2 + at + b et avec a, b ∈ K
Exercice : 7
(♥) Déterminer les solutions sur R de y ′′ + y = f (t) où f est une fonction continue de R dans R.
Réponse
t 7→ er1 t
→ Si ∆ 6= 0 : En notant r1 et r2 les deux racines, forment un SFS.
t 7→ er2 t
t 7→ ert
→ Si ∆ = 0 : En notant r la racine double, forment un SFS.
t 7→ tert
t 7→ er1 t
→ Si ∆ > 0 : En notant r1 et r2 les deux racines réelles, forment un SFS.
t 7→ er2 t
t 7→ ert
→ Si ∆ = 0 : En notant r est la racine double, forment un SFS.
t 7→ tert
t 7→ eαt cos(ωt)
→ Si ∆ < 0 : En notant r = α ± iω les racines complexes, forment un SFS.
t 7→ eαt sin(ωt)
13
Rappel : Cas des suites linéaires d’ordre 2
Pour déterminer le terme un d’une suite (un ) vérifiant un+2 = aun+1 + bun , la démarche est semblable.
Preuve :
• On vérifie que les fonctions y1 : t 7→ eαt ch(βt) et y2 : t 7→ eαt sh(βt) sont bien solutions
• On calcule leur wronskien pour s’assurer qu’elles sont bien indépendantes.
√
• Les racines de r2 − 2r + 2 = 0 sont r = −1 ± 3.
• Les solutions réelles sont donc les fonctions y de la forme :
√ √
y(t) = e−t (A ch( 3t) + B sh( 3t)) avec A, B ∈ R
14
Solution particulière dans deux cas particuliers : (Rappels de MPSI)
• Cas où c(t) = Aeαt : On peut trouver une solution particulière sous la forme :
On cherche une solution particulière avec c̃(t) = Aeiαt et on prend sa partie réelle ou imaginaire.
→ Ainsi ỹ(t) = Re( 12 ieit ) = − 21 sin t est une solution particulière de (E).
15
1) Changement de fonction inconnue
Le principe :
On se ramène, par équivalences successives, à une nouvelle équation (plus simple à résoudre) vérifiée par une nouvelle
fonction.
z = (1 + t2 )y
• On remarque que z est deux fois dérivable sur R avec z ′ = 2ty + (1 + t2 )y ′ et ainsi :
z = (1 + t2 )y ′′ + 4ty ′ + 2y
′′
(1 + t2 )y ′′ + 4ty ′ + (1 − t2 )y = 0 ⇐⇒ z ′′ − z = 0
Si cette équivalence ne vous paraı̂t pas évidente, vous pouvez la retrouver en calculant plutôt y, y ′ et
y ′′ en fonction de z, z ′ et z ′′ .
Aet + Be−t
y(t) =
1 + t2
et e−t
On peut utiliser ce résultat pour déterminer un DSE des fonctions t 7→ 1+t2 et t 7→ 1+t2 .
• On constate que ϕ(t) = t est solution de l’équation (H) qui ne s’annule pas sur R+∗ .
y = tλ
En posant y(t) = λ(t)t nous avons λ deux fois dérivable sur R+∗ avec y ′ = λ + tλ′ .
′′
y = tλ′′ + 2λ′
Ainsi :
3 1
t2 y ′′ + ty ′ − y = t2 ⇐⇒ t2 (tλ′′ + 2λ′ ) + t(λ + tλ′ ) − tλ = t2 ⇐⇒ t3 λ′′ + 3t2 λ′ = t2 ⇐⇒ λ′′ + λ′ =
t t
A finir...
16
2) Changement de variable
Le principe est le même que le changement de fonction sauf qu’ici, on se ramène à une nouvelle fonction qui dépend
d’une nouvelle variable.
• Il existe une fonction z telle que z(t) = y(x) Il s’agit de z(t) = y(et )
y(x) = z(t)
• La fonction z est deux fois dérivable sur R et y ′ (x) = z ′ (t) x1 .
y (x) = z ′′ (t) x12 + z ′ (t) −1
′′
x 2
Ainsi :
1 −1 1
x2 y ′′ + 3xy ′ + y = 0 ⇐⇒ x2 (z ′′ + z ′ 2 ) + 3xz + z = 0 ⇐⇒ z ′′ + 2z ′ + z = 0
x2 x x
• Terminer la résolution... et montrer qu’on obtient :
λ ln x + µ
y(x) =
x
Exercice : 8
(∗) Pour résoudre les équations d’Euler, on peut également rechercher une solution sous la forme ϕ(t) = xr .
Appliquer cette méthode pour résoudre l’equation différentielle précédente.
17
Preuve :
x2 x2
y ′ − xe−y = 0 ⇐⇒ y ′ ey = x ⇐⇒ ey = + λ ⇐⇒ y(x) = ln( + λ)
2 2
2
On remarque que la solution trouvée n’est valable que si x2 + λ > 0.
Or :
x2
+ λ > 0 ⇐⇒ x2 > −2λ . . .
2
On discute alors selon le signe de λ.
• Méthode au programme :
• Autre méthode : En remarquant que cette équation différentielle est à variables séparables.
On constate que cette méthode complique la résolution en imposant de nombreuses restrictions inutiles
à l’intervalle I de résolution.
• y 2 + (x + 1)y ′ = 0 • y ′ = ln y
p
• yy ′ = x • y ′ = 2x 1 − y 2
18
V] Equations Différentielles linéaires scalaires d’ordre n ≥ 3
1) Méthode générale
La méthode a été vue dans le cours sur les systèmes différentiels linéaires.
Preuve
⇒ Supposons que x soit solution de l’EDLn. ′
x1 = x2
x1 = x
′
x2 = x3
x2 = x′
En posant , on a alors : .. .
.. .
.
′
x = x
n
xn = x(n−1) n−1
x′n = a0 (t)x1 + · · · + an−1 (t)xn + b(t)
x est donc la composante x1 d’un tuple (x1 , . . . , xn ) solution du système Σ.
Rappels :
• Lorsque les fonctions ak sont constantes, les solutions de (H) sont les fonctions de la forme X(t) = exp(tA).X0
• On résout (H) en diagonalisant ou en trigonalisant A.
• La résolution de (H) nous donne les solutions homogènes : X(t) = λ1 X1 (x) + · · · + λn Xn (t)
• On obtient alors une solution particulière de (E) avec la méthode de variation des constantes.
• On peut alors en déduire les solutions x1 cherchées.
En pratique, cette technique sera surtout utile lors de l’utilisation de la fonction odeint() de Python.
19
Méthode : On se ramène à la résolution du système différentiel :
′
x0 0 1 0 x0 0 x1
x′1 = 0 0 1 x1 + 0 ou encore X ′ = F (X, t) avec F (X, t) = x2
x′2 3 −5 2 x2 cos t 3x0 − 5x1 + 2x2 + cos t
Python
from [Link] import odeint
from numpy import linspace
from [Link] import plot
from math import cos
La fonction odeint() s’applique même lorsque la fonction F n’est pas de la forme F (X, t) = A(t)X + B(t).
Etude
D l’opération de dérivation
• Reformulation du problème : On note .
P (X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0
Nous avons alors :
x ∈ SH ⇐⇒ x ∈ ker(P (D))
L’équation P (x) = 0 est appelée l’équation caractéristique.
p
Y
• Décomposition de ker(P (D)) en supplémentaires : On note P (X) = (X − λk )αk .
k=1
Les λk sont donc les solutions complexes de l’équation caractéristique.
20
Le lemme de décomposition des noyaux nous donne alors :
p
M
ker(P (D)) = ker ((D − λk id)αk )
k=1
L’étude des solutions réelles lorsque les ak sont réels peut se faire en prenant les parties réelles des solutions complexes
obtenues avec la méthode précédente.
Exercice : 9
(∗) Rechercher les solutions réelles définies sur R de (E) : y (4) − 2y ′′ + y = 0.
1) Equations d’ordre 1
(E) : a(t)y ′ + b(t)y = c(t) sur I avec a(t) qui s’annule une fois sur I en t0
Méthode :
] − ∞, t0 [∩I
• On commence par résoudre (E) sur avec les méthodes usuelles.
]t0 , +∞[∩I
On note respectivement y − et y + les solutions trouvées.
On traduit alors le fait que f est continue, puis dérivable en t0 ce qui impose souvent des contraintes sur
les paramètres qui définissent y + et y − .
21
Exemple 1 : Résolution sur R de (E) ty ′ − y = t2
1
• Sur R+∗ et sur R−∗ nous avons (E) ⇐⇒ y ′ − y = t.
t
y − (t) = t2 + λt
On montre facilement que les solutions de E sur ces deux intervalles sont : .
y + (t) = t2 + µt
y(t) = t2 + λt lorsque t < 0
• Analyse : Soit y une solution de (E) sur R. Cette fonction est de la forme y : y(0) = 0 .
y(t) = t2 + µt lorsque t > 0
y(t) = t2 + λt
Dans cet exemple, une chaque solution sur R−∗ se raccorde à une seule solution sur R+∗ .
1
• Sur R+∗ et sur R−∗ nous avons (E) ⇐⇒ y ′ + y = t.
t (
t2 λ
y − (t) = 3 + t
On montre facilement que les solutions de E sur ces deux intervalles sont : t2 µ .
y + (t) = 3 + t
2
y(t) = t3 + λ
t lorsque t < 0
• Analyse : Soit y une solution de (E) sur R. Cette fonction est de la forme y : y(0) = 0 .
2
µ
y(t) = t3 +
t lorsque t > 0
t2
y(t) =
3
Dans cet exemple, une seule solution sur R−∗ se raccorde à une seule solution sur R+∗
22
Exemple 3 : Résolution sur R+∗ de (E) t(ln t)y ′ + y = 0
1
• Sur ]0, 1[ et sur ]1, +∞[ nous avons (E) ⇐⇒ y ′ + y = 0.
t ln t A
y − (t) = ln(t)
On montre facilement que les solutions de E sur ces deux intervalles sont : B .
y + (t) = ln t
A
y(t) = ln(t) lorsque t < 1
• Synthèse : La fonction nulle est bien solution de l’équation sur R+∗ et c’est la seule !
Exercice : 10
Résolution sur R de : ty ′ − y = t
Exercice : 11
(∗∗) Résoudre sur R l’équation : x′ = |t − x|.
23
2) Equations d’ordre 2
(E) : a(t)y ′′ + b(t)y ′ + c(t)y = d(t) sur I avec a(t) qui s’annule une fois sur I en t0
Méthode :
] − ∞, t0 [∩I
• On commence par résoudre (E) sur avec les méthodes usuelles.
]t0 , +∞[∩I
• On montre que les solutions sur R+∗ et sur R−∗ sont de la forme y(x) = ax + xb
y(x) = ax + xb lorsque x < 0
• Synthèse : Par construction, les fonctions de cette forme sont bien solution de (E).
Les solutions de (E) sur R sont donc les fonctions y de la forme :
y(x) = ax
Exercice : 12
Résolution sur R de : (t − 1)y ′′ − ty ′ + y = 0.
24