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Item 307 - Tumeur Prostate

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans, avec un taux de survie à 5 ans de 80%. Le dépistage recommandé inclut un toucher rectal et un dosage du PSA, et le diagnostic est confirmé par biopsie prostatique. Les traitements varient selon le stade et le risque, incluant la prostatectomie, la radiothérapie et l'hormonothérapie.

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Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans, avec un taux de survie à 5 ans de 80%. Le dépistage recommandé inclut un toucher rectal et un dosage du PSA, et le diagnostic est confirmé par biopsie prostatique. Les traitements varient selon le stade et le risque, incluant la prostatectomie, la radiothérapie et l'hormonothérapie.

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ITEM 307 : CANCER DE LA PROSTATE

- Cancer le plus fréquent chez l’homme > 50 ans (50 000/an = 1 Français/8), exceptionnel < 40 ans, âge moyen = 70 ans
ème
- 3 cause de décès par cancer chez l’homme (9000/an : 10% des décès par cancer), 80% de survie à 5 ans
er er
- FdR : âge, afro-antillais, atcds familiaux (2 parents de 1 degré ou 1 parent de 1 degré < 55 ans), androgénothérapie
= Dépistage individuel après information objective : toucher rectal + dosage du PSA
Dépistage - Recommandé : > 45 ans si FdR, ou de 50 ans à 75 ans sinon, seulement en cas d’espérance de vie > 10 ans
- Rythme de surveillance : tous les 2 ans si FdR, tous les 2 à 4 ans si PSA > 1 ou tous les 8 ans si PSA < 1
- Généralement asymptomatique au stade localisé
- Signes locorégionaux : troubles urinaires irritatifs ou obstructifs, hémospermie, hématurie, AEG
SF
- MT osseuse : douleur osseuse, compression médullaire, tumeur ostéocondensante, hypo/hypercalcémie
- ADP : thrombophlébite ou OMI asymétrique, dilatation urétéro-pyélocalicielle
TR systématique (même si PSA normal) : nodule dur, irrégulier, non douloureux
SC
- Extension : envahissement des vésicules séminales, franchissement capsulaire, atteinte des 2 lobes
= Seuil < 4 ng/mL : sensibilité de 70% et spécificité de 90% ’ VPP = 30% et VNP = 90%
- & : HBP, prostatite, infection urinaire, sondage urinaire, rétention d’urine, âge, rapport sexuel, TR
- Lié au volume de prostate : 50 à 60 ans = 3 ng/mL, 60-70 ans = 4 ng/mL, > 70 ans = 5 ng/mL
PSA total
- Densité du PSA : rapporté au volume prostatique (PSAd) ou de l’HBP (PSAdtz : 1 ng/ml pour 10 ml
sérique d’adénome) ’ améliore la valeur diagnostique dans la tranche de 2,5 à 10 ng/ml
- Cinétique du PSA : une élévation rapidement progressive doit inciter une nouvelle cs en urologie
Bio
- Cs urologie pour éventuelle biopsie prostatique si anormale sur 2 dosages à 1 mois d’intervalle
Diagnostic

nd ère
= Indiqué en 2 intention si PSA en & entre 4 et 10 ng/mL après une 1 série de biopsies
PSA libre/
- Orientation diagnostique : - Si > 20% : en faveur d’une HBP
total - Si < 10% : en faveur d’un cancer de prostate ou d’une prostatite
Autres - PCA3 (surexprimé par le cancer de la prostate) : rapport urinaire PCA3/PSA, non remboursé
- Permet le d’affirmer le diagnostic de cancer de la prostate si positif
- Agressivité : score de Gleason (différenciation), nombre de biopsies positives, longueur
d’envahissement du cancer, infiltration ou envahissement de la capsule et des espaces péri-prostatique

Biopsie Indication - Suspicion de cancer sur le TR ou progression/élévation du taux de PSA


de = ≥ 12 prélévements (6/lobe), échoguidée, par voie transrectale, sous AL et
prostate Réalisation
antibioprophylaxie par fluoroquinolone, après lavement rectal la veille et ECBU stérile
- Prostatite aiguë (2%) : hospitalisation, traité par C3G sans fluoroquinolone
Complication - Rétention d’urine, douleur périnéale, malaise vagal, hypotension
- Complication hémorragique : urétrorragie, rectorragie, hémospermie, hématurie
- IRM pelvienne multi-paramétrique : recommandé en cas de risque intermédiaire ou élevé
Extension

’ Possiblement avant biopsie en cas de suspicion de cancer de la prostate au TR ou sur une élévation du PSA
- TDM thoraco-abdomino-pelvien : bilan d’extension si risque intermédiaire ou haut risque ou M+
- Scintigraphie osseuse : recherche de MT osseuse ’ recommandé en cas de risque intermédiaire ou haut risque
- PET-scanner à la choline (en investigation) : récidive ou localisation de métastase en cas de haut risque
- Adénocarcinome (90% des cas) : marquage p63-/PSA+, préférentiellement dans la partie périphérique
Histologie
- Autre (rare) : carcinome épidermoïde, carcinome neuroendocrine (évolution d’un ADK), sarcome, MT…
= Score histo-pronostique : degré de différenciation de 1 à 5 ’ grade le plus élevé + grade le plus
Score de représenté sur la biopsie prostatique ou 2 grades les plus représentés sur la prostatectomie
Gleason - Groupe : 1 = Gleason 6 2 = Gleason 3+4 3 = Gleason 4+3 4 = Gleason 8 5 = Gleason 9 ou 10
’ Non réalisable après curiethérapie ou radiothérapie
Classification

- T1 = non palpable, non visible en imagerie : T1a/b = diagnostic sur RTUP (1a < 5%
N1 : ADP régionale
et Gleason 6, 1b > 5% ou Gleason 7), 1c = découverte par & isolée du PSA
N1mi : ADP < 0,2 cm
- T2 = limité à la prostate (apex et capsule compris) : T2a = atteinte < moitié d’un
TNM M1 : MT à distance
lobe ; T2b = atteinte > moitié d’un lobe ; T2c = atteinte des 2 lobes
(ADP non régional, os
- T3 : T3a = extension au-delà de la capsule ; T3b = vésicules séminales
ou autre site)
- T4 = organes adjacents (sphincter urétral, rectum, paroi pelvienne), tumeur fixée
- Risque faible : PSA < 10 ng/mL et score de Gleason ≤ 6 et stade clinique ≤ T1c ou T2a
Score
- Intermédiaire : PSA = 10-20 ng/mL ou score de Gleason = 7 ou stade clinique = T2b
d’Amico - Risque élevé : PSA > 20 ng/mL ou score de Gleason ≥ 8 ou stade clinique ≥ T2c
- Surveillance : PSA et TR tous les 3 à 6 mois, IRM et biopsies à 1 an puis tous les 2-3 ans
Surveillance - Indication : bas risque avec 1 à 3 biopsies positives/≥ 10 prlvmts et longueur tumorale < 3 mm
active - Arrêt : - PSA > 10 ou doublement du PSA en < 3 ans - Apparition d’un Gleason > 7
- Stade clinique ≥ T2b au TR - Souhait du patient
= Exérèse complète de la prostate et des vésicules séminale avec anastomose vésico-urétrale
± Curage ilio-obturateur bilatéral si risque intermédiaire/élevé (optionnel si risque faible)
- Indication : cancer localisé ou localement avancé, espérance de vie > 10 ans, âge < 75 ans
Prostatectomie
- Possible seulement si stade ≤ T3a (sans atteinte des vésicules séminales)
totale - Voie d’abord : ouverte rétropubienne, périnéale ou laparoscopique ± assistée par robot
- Avec préservation des bandelettes nerveuses si faible risque de franchissement capsulaire
- EI : dysfonction érectile, incontinence urinaire, infertilité, anéjaculation, sténose (rare)
= Irradiation guidée de la loge prostatique avec technique conformationnelle tridimensionnelle
- EI : dysfonction érectile (& si hormonothérapie concomitante), rectite radique, cystite radique,
Radiothérapie sténose urétrale, tumeur radio-induite du rectum ou de la vessie (RR = 1,5)
externe ’ Diminue fortement le risque d’incontinence urinaire par rapport à la prostatectomie
- CI : antécédents d’irradiation pelvienne antérieure, maladie inflammatoire rectale active
± Hormonothérapie courte durée (6 mois) si risque intermédiaire ou longue durée (3 ans) si élevé
125
= Mise en place de radioéléments (I ) par voie transpérinéale sous contrôle écho, sous AG
- Indication : cancer localisé, faible risque d’Amico, espérance de vie > 10 ans
Curiethérapie - CI : volume prostatique > 50 mL, symptômes du bas appareil urinaires obstructifs (risque de
rétention aiguë), cancer du lobe médian, atcd de résection endoscopique de prostate
- EI : dysfonction érectile (avec un risque plus faible), rectite, incontinence urinaire (rare)
- Ultrasons focalisés (HIFU) sous AG avec résection prostatique : récidive tumorale après
Autres traitements
radiothérapie, contre-indication à la radiothérapie ou refus de chirurgie d’un cancer localisé
locaux
- Autre : cryothérapie (peu utilisé), photothérapie dynamique (en cours d’évaluation)
= Suppression de l’effet des androgènes sur la prolifération des cellules tumorales prostatiques :
- Cible de testostéronémie < 0,5 ng/ml
- TTT palliatif : efficace pendant 3 ans en moyenne, suivi d’une phase de résistance à la castration
TTT

Chirurgical - Pulpectomie bilatérale : définitive


Antagoniste = Dégarelix (Firmagon®) : injection SC 1/mois
de la LHRH - Antagonisation rapide, sans effet flare up
= Triptoréline (Decapeptyl®), leuproréline (Enantone®), gosoréline (Zoladex®)
Agoniste
- Injection IM ou SC
LHRH - Associé à anti-androgène de 10 jours avant à 1 mois après (( l’effet flare up)
Suppression
androgénique = Blocage direct des récepteurs : prise orale, jamais en monothérapie
Anti-
- Stéroïdien : acétate de cyprotérone (Androcur®)
androgène - Non stéroïdien : bicalutamide (Casoex®), flutamide (Eulexine®)
EI précoces - Bouffées de chaleur, baisse de libido, trouble érectile, asthénie
- Gynécomastie, ostéoporose, perte musculaire, dépression, FdRCV (diabète,
EI tardifs
dyslipidémie, HTA), prise de poids, cardiopathie, troubles neuropsychiques
- Testostéronémie à des taux de castrations < 0,5 ng/mL
Phase de
- 3 augmentations de PSA > 50% du nadir à 2 semaines d’intervalle
résistance à la
- Retrait de l’anti-androgène depuis > 4 à 6 semaines (non systématique)
castration - Progression radiologique (progression clinique non suffisante)
nd
= En phase de résistance à la castration si peu symptomatique : 2 génération d’hormonothérapie
Autres hormones - Acétate d’abiratérone (inhibiteur de synthèse des androgènes) associé à des corticoïdes
- Enzalutamide (inhibiteur du récepteur des androgènes)
- Indication : cancer de prostate métastatique résistant à la castration et symptomatique
Chimiothérapie ère nd
- Docétaxel (Taxotère®) + prednisone en 1 ligne, cabazitaxel (Jevtana®) en 2 ligne
- Biphosphonate ou dénosumab (inhibiteur de RANK-ligand) = ( le risque d’événement osseux : à
introduire dès la résistance à la castration ou en cas de métastase osseuse
Soins palliatifs et - Chirurgie de l’obstacle sous-vésical : forage prostatique par résection endo-urétrale
soins de support - Chirurgie de l’obstruction rénale (si envahissement du trigone vésical avec dilatation
pyélocalicielle) : néphrostomie
- MT osseuse : antalgique (palier 1, 2 ou 3), radiothérapie antalgique, irradiation métabolique
- Bilan d’extension : IRM optionnelle (souvent réalisée), scanner et scintigraphie non indiquée
- Surveillance active (ou surveillance simple si espérance de vie < 10 ans)
Bas risque - Prostatectomie radicale sans curage obligatoire
- Radiothérapie (76-78 Gy)
- Curiethérapie
- Bilan d’extension : IRM, scanner et scintigraphie osseuse obligatoires
- Prostactectomie radicale avec curage ganglionnaire étendu
Risque - Radiothérapie (> 76-78 Gy)
Risque
intermédiaire - Radiothérapie + hormonothérapie courte (6 mois) : protocole Bolla
intermédiaire
- Traitement multimodal : chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie
ou élevé
- Prostactectomie radicale avec curage ganglionnaire étendu : chez le sujet jeune,
Haut risque possible uniquement si stade ≤ T3a (vésicules séminales non atteintes)
- Radiothérapie + hormonothérapie longue (3 ans)
Stratégie thérapeutique

ère
-1 intention : - Suppression androgénique : agoniste ou antagoniste LH-RH
- Prise en charge palliative symptomatique : douleur osseuse, anémie, dysurie…
- Phase de résistance : - Blocage complet possible : adjonction d’un anti-androgène (si non réalisé)
- Si blocage complet : arrêt de l’anti-androgène pour tester le syndrome de
Cancer
retrait des androgènes ’ réponse (( PSA) dans > 30% des cas, sur 3-6 mois
métastatique - Cancer résistant à la castration : - Autres hormonothérapies : enzalutamide, acétate d’abiratérane…
- Chimiothérapie au docétaxel si patient symptomatique
- Cancer résistant à la castration et à la chimiothérapie : association d’acétate d’abiratérone et de
prednisone, d’enzalutamide ou nouvelle ligne de chimiothérapie (cabazitaxel)
= A vie (récidive, séquelle de traitement) : tous les 6 mois pendant 5 ans puis 1/an
- PSA : - < 0,2 ng/mL à 1 mois après chirurgie
- < PSA nadir + 2 ng/ml (valeur la plus basse) après radiothérapie ou curithérapie
Surveillance
- < PSA nadir x 1,5 si hormonothérapie
’ Contrôlé à 3 mois en cas de suspicion de récidive : bilan clinique et d’imagerie si confirmé
- Testostéronémie totale si suppression androgénique : cible < 0,5 ng/mL
er ème
- Forme héréditaire : - 3 cas de cancer de prostate chez des apparentés au 1 ou 2 degré
er ème
- 2 cas de cancer de prostate < 55 ans chez des apparentés au 1 ou 2 degré
Génétique
- Consultation oncogénétique si : - Atcds familiaux de cancers du sein ou de l’ovaire
- Cancer de prostate agressif < 50 ans

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