L'apiculture est une branche de l’agriculture qui consiste en l’élevage d’abeilles à miel pour
exploiter les produits de la ruche, principalement du miel. L’apiculteur doit procurer au
rucher un abri, des soins, et veiller sur son environnement.
Pratiquée sur tous les continents, cette activité diffère selon les variétés d’abeilles, le climat
et le niveau de développement économique. C’est une activité où se rencontrent encore
aujourd'hui des méthodes ancestrales comme la récolte du miel par pressage des rayons,
mais aussi des méthodes modernes comme l'extraction par force centrifuge, l’insémination
artificielle, ou l’étude du trajet d'abeilles équipées de microréflecteurs radar.
Un apiculteur peut faire commerce de la production des abeilles (miel, gelée royale,
pollen, cire…). Souvent, pour cela, il prend en location auprès des agriculteurs, des
paysans des emplacements de qualité pour ses ruchers. Inversement, dans les régions
et pays où la biodiversité est affaiblie par l'urbanisation, l'industrie ou l'agriculture
intensive il loue aux agriculteurs, aux arboriculteurs, aux maraîchers un service de
pollinisation en assurant la transhumance de ses colonies. Peu développé en Europe
(3 000 professionnels en France), ce dernier service représente 50 % de l'activité aux
États-Unis1.
Les tâches de l'apiculteur ne se limitent pas à la récolte du miel. En effet, la
surveillance et l'entretien des ruches doit être une préoccupation de tous les jours, ou
presque. Si un rucher est mal entretenu ou que les abeilles s'y sentent mal, elles
essaimeront pour chercher un endroit plus propice à leur confort. Les tâches de
l'apiculteur sont variées et durent toute l'année.
Les espèces domestiquées sont principalement Apis mellifera et Apis cerana, ainsi que
Meliponini, une tribu sans dard qu'on rencontre dans les régions tropicales. L'abeille
et le bombyx du mûrier (ver à soie) sont les seuls insectes qu'on qualifie de
domestiques. Il n'y a aucune différence physiologique entre les abeilles domestiques
et sauvages; c'est une question de terminologie. Une colonie domestique vit donc sous
la protection de l'Homme, tandis qu'une colonie sauvage (on parle d'essaim même en-
dehors de la période d'essaimage) vit par ses propres moyens.
La conduite d’une colonie consiste principalement à veiller à l’état de la démographie
des ruches afin d'optimiser la production et d'assurer la survie des colonies. Cela passe
par la protection générale contre le climat et les intrusions, par le nourrissage et les
traitements anti-parasitaires.
Les vêtements de protection de l'apiculteur vont de la simple tenue'(blouson de
protection2 ou vareuse3, chapeau à voilette, bottes et gants) à la combinaison intégrale.
La proximité entre l'apiculteur et la nature est indéniable. Attentif à l’écosystème
entourant ses ruchers, la botanique et l’entomologie font souvent partie de ses champs
d’intérêts.
On dit que l’abeille est la sentinelle de l’environnement. Elle témoigne en tout cas de
son état auprès des apiculteurs. En Europe, certains produits phytosanitaires ont été
interdits à la suite de leurs interventions. Selon une citation apocryphe4 d'Albert
Einstein, « lorsque l’abeille disparaîtra, il ne restera plus que quatre ans à vivre à
l’homme »