Histoire des Faits Économiques
Histoire des Faits Économiques
Introduction générale 1
1. Définition de l’Histoire des faits économiques 1
2. Objet de l’Histoire des faits économiques 1
3. Intérêt de l’Histoire des faits économiques 2
4. Définition du « fait économique » 2
Chapitre 1. Les faits économiques dans le néolithique, l’antiquité et le moyen âge 3
1. La révolution Néolithique (temps préhistoriques) 3
2. L’antiquité 5
3. Moyen âge 8
Chapitre 2. Les faits économiques de la renaissance à la 2 guerre mondiale 13
1. La renaissance européenne 13
2. Le Capitalisme 15
3. La révolution industrielle 22
4. La crise économique de 1929 26
5. L’avènement du Socialisme 33
Chapitre 3 : L’évolution économique depuis 1945 38
1. La Mondialisation économique et les institutions de Bretton Woods 38
2. La crise financière de 2008 (crise des subprimes) 42
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 47
TABLE DES MATIERES ii
Page i sur 2
Introduction générale
De ce fait, elle se sert, à la fois des outils des sciences de l’Histoire (archives,
découverte archéologiques, récits, etc.) et ceux des sciences économiques (théories,
statistiques économiques, etc.). Ainsi, l’Histoire des faits économiques constitue une «
approche historique » de l’analyse économique.
Les crises économiques, pour en comprendre les causes et les mécanismes et,
ainsi prévenir leur survenance.
Page 1 sur 3
3. Intérêt de l’Histoire des faits économiques
L’étude de l’Histoire des faits économiques revêt un intérêt tout aussi important que
celui de toutes autres disciplines scientifiques. En s’intéressant au passé de l’économie,
l’Histoire des faits économiques aide à mieux comprendre le monde économique
contemporain et sert de guide à l’action des politiques de développement
socioéconomique. Autrement dit, elle permet d’expliquer l’état des lieux du monde
contemporain à travers la compréhension des mécanismes de l’évolution historique de
la société économique.
Page 2 sur 4
Chapitre 1. Les faits économiques dans le néolithique,
l’antiquité et le moyen âge
Selon les historiens, les premières formes de pratiques économiques de l’humanité sont
apparues durant l’âge « Néolithique » (vers 10 000 ans A.J et le début de l’antiquité ou
l’âge des métaux vers 3500 A.J). L’âge Néolithique est qualifié de « la première
révolution économique » ou « première révolution industrielle » car il marque une grande
rupture avec l’âge antérieur sur plusieurs plans : il marque le passage de :
la propriétécollective à la propriétéprivée
Durant cette ère, les groupes humains se dotaient d’une économie de production fondée
surl’agriculture, l’élevage, la poterie, et l’artisanat.
1
Ce réchauffement est d’ordre naturel, contrairement au (re)réchauffement constaté depuis quelques
décennies, qui est artificiel et dû à l’action humaine et qui risque de déboucher plutôt sur des difficultés
Page 3 sur 5
climat plus sec et parfois aride entraîne, au Proche Orient, une raréfaction de nourriture
(grands gibiers ) et un déséquilibre entre la population et les ressources (par la
diminution des ressources).
Poussés par la nécessité de survie, les sociétés locales se seraient alors rapidement
adaptées à ces nouvelles conditions, en se mettant, d’abord à cultiver la terre et
pratiquer l’élevage . La culture de la terre oblige l’homme de cesser le nomadisme, c’est-
à-dire de se sédentariser 2 . Progressivement, la possession de terres fertiles devient un
enjeu vital, d’où le développement de la propriété privée (pour garantir la sécurité à celui
qui exploite la terre). C’est la naissance de l’individualisme et de l’esprit de l’intérêt
personnel qui serait, ultérieurement à l’origine du développement desguerres .
Page 4 sur 6
marchandises) pour développer les échanges.
N.B : les Principaux outils inventés durant le néolithique sont : la roue, la charrue, la
faucille
2. L’antiquité
Avec l’invention de l’écriture, l’humanité rentre dans une ère nouvelle, celle de l’histoire
ou de « l’Antiquité » ; cette dernière se situe entre la fin du Néolithique (vers 3500 ans
A.J.C) et le début du Moyen Age (la fin du 4ème S après J.C). Durant cette ère, plusieurs
civilisations se sont succédées en contribuant, chacune, à préparer le terrain à la grande
révolution industrielle du 18ème siècle. La première de ces civilisations en est bien la
Mésopotamie qui est du coup l’héritière du Néolithique; viennent ensuite la civilisation
Egyptienne, phénicienne et carthaginoise, Grecque et romaine.
Page 5 sur 7
céréales, légumes, fruits et le jardinage.
Les Mésopotamiens inventent l’écriture , vers 3500 A.J.C pour faciliter la collecte
d’impôts. Ils inventent aussi lecrédit , vers 2 300 A.J.C (échange d’une marchandise pour
un paiement plus tard contre une promesse de paiement en métal, Or et Argent) pour
faciliter les échanges, et leDroit commercial , vers 1700 A.J.C.
Page 6 sur 8
Les phéniciens (originaires, en grande partie du Liban actuel) ont développé une
économie basée avant tout sur lecommerce extérieur maritimes .
Le 4ème siècle A.J.C est la période où la Grèce atteint un sommet dans son niveau de
développement économique; à cette date, elle est considérée comme l'économie
d'échange et de production la plus avancée du monde. Dans la Grèce antique,
l’économie était donc l’affaire de particuliers (privé), essentiellement les grands
propriétaires terriens. C’était une économie relativement libérale où le privé investissait
dans la production et le commerce tandis que l’Etat investissait dans les infrastructures.
Le commerce intérieur est libre, les activités ne sont pas réglementées, et le droit de
propriété est reconnu et protégé. Il existait même des sociétés par actions.
Page 7 sur 9
2.4. Dans l’empire romain
L’économie de l’Empire romain fonctionnait selon un régime mélangeant une liberté
économique et un interventionnisme étatique . En effet, l’Etat tolérait largement le Privé,
mais imposait des lois au privé et mettait en œuvre des projets de construction de
diverses infrastructures (chemins, amphithéâtres, etc.) grâce à l’afflux constant
d’esclaves (main d’œuvre gratuite) et des métaux précieux en provenance de ses
colonies.
3. Moyen âge
A la suite de l’effondrement de l’empire romain par les invasions Mongoles, entre 300 et
600 an, le monde occidental (Europe) rentre, entre le 5 et 10 siècle dans un âge de repli
dans tous les domaines, avant de s’engager dans un processus de réforme à partir du
10 siècle; c’est le « Moyen Age » qui est donc « la période de l’histoire occidentale
(européenne) situées entre la fin de l’antiquité et le début de la renaissance européenne
».
Il faut noter que le « moyen âge » correspond, pour le monde Musulman à « l’ère de sa
civilisation » . Avant de s’intéresser au moyen âge européen, il convient donc de s’arrêter
sur les caractéristiques économiques du monde musulman (classique).
Page 8 sur 10
3
économique, l’utilisation correcte de la propriété , et la solidarité sociale. L’économie
fonctionnait alors selon un régime de libéralisme social (mélange du libéralisme et du
socialisme).
Le principe de la solidarité sociale est traduit par l’instauration d’une sorte de « trésor
public » (Baït al-Mâl), chargé de la redistribution de la richesse ; l’objectif est de
minimiser les inégalités sociales (entres les différentes catégories sociales). Les
recettes englobent aussi bien les propriétés agraires (terrains, constructions) que les
pièces de monnaie ou les minerais de toutes sortes. Les dépenses représentent les
dons et les aides aux nécessiteux ainsi que la réalisation d’infrastructures publiques.
Des registres de comptabilité (Dawawin )4 ont été instaurés où sont détaillés les
mouvements des avoirs de et vers «Baït al-Mâl » ;
Les recettes sont tirées de différents impôts et taxes islamiques : la Zakat ; c’est l’impôt
islamique , qui s’élève à 2,5 % des revenus et actifs liquides excédant le revenu minimum,
05% de la valeur des terres agricoles irriguées, 10 % de la valeur des terres agricoles non
irriguées, etc.
Le monde musulman est connu surtout pour son commerce qui formait le plus
important secteur économique. Le commerce était important à l’intérieur même de
l’espace musulman qu’à l’extérieur (avec l’Asie, l’Europe et l’Afrique pour importer bois,
fer, armes, etc. et pour exporter tissu ivoire, sucre, épices, or, parfums, etc.).
L’essor du commerce est favorisé par le faible coût d’échange (coûts de transaction) dû
à l’usage d’une monnaie unique : ledinar (en Or), convertible en monnaie Argent (dirhem )
; l’existence d’importantes mines d’or permettait de frapper en abondance les dinars. Il
est favorisé aussi par l’étendu du marché, la sécurité et la libre circulation des biens et
personnes, et l’invention et l’utilisation fréquente de chèque et de lettre de change dans
les transactions commerciales.
Dans le domaine agricole, la rareté de l’eau dans la grande partie des territoires
musulmans a conduit au perfectionnement des techniques d’irrigation telles que la «
canalisation ». La production agricole : riz, canne à sucre, bananes, agrumes, etc.
3
Ceci inclut la proscription de l’intérêt (riba)
4
Une sorte de comptabilité nationale au sens contemporain.
Page 9 sur 11
L’élevage était destiné à la nourriture (ovins, buffles, volailles, abeilles, etc.), mais aussi à
l’artisanat du cuir et le transport. L’artisanat était dominé par le textile qui offrait une
grande diversité (tapis, tissus en laine, coton, etc.). Dans le domaine métallurgique, le
travail du fer et surtout celui du cuivre, de l’or et de l’argent étaient très développées.
2) le « servage » : rapport social particulier selon lequel les « serfs » (paysans) mettent
en valeur la propriété foncière (les terres), sous la domination des seigneurs, ou de
l'église ; ils en tirent leurs propres moyens d'existence, mais ils doivent verser aux
propriétaires de fortes redevances en argent, en nature ou en travail. Le servage n’est
pas l’esclavage, car les serfs avaient des obligations mais aussi des droits, et ils
pouvaient (théoriquement) quitter les domaines à tout moment. Mais les conditions
matérielles dans lesquelles ils vivaient étaient généralement pire que celles des
esclaves de Rome.
Les paysans font partie intégrante du domaine. Lorsque celui-ci était partagé au
moment de la mort d’un seigneur, ils passaient d'un maître à l'autre en même temps que
les animaux de la ferme.
L’une des principales pratiques de cette économie domaniale est « la rotation biennale
des cultures » : afin de limiter l'épuisement des sols, un champ de céréales est laissé en
jachère (non cultivé) une année sur deux, et sert alors de pâturage.
On note que durant cette période, le commerce a beaucoup reculé sous l’influence de
Page 10 sur 12
l’église (le commerçant était mal vu sous l’influence de l’église) ; l’essentiel des
échanges s’effectuait dans le cadre du troc.
Dans cette économie féodale, la rotation des cultures devient triennale (rotation
triennale des cultures) : un champ est cultivé deux années en deux cultures différentes
(par exemple en céréales la première année et en légumes la deuxième année) et est
laissé en jachère l'année suivante. Ce système permet un accroissement et une variété
de la production agricole et génère des excédents que les paysans peuvent vendre sur
les marchés. Le labour des terres se fait par la charrue.
Cette période, qualifiée de période d’expansion médiévale est caractérisée aussi par un
essor des activités commerciales , tant locales qu’extérieures.
Page 11 sur 13
Chapitre 2. Les faits économiques de la renaissance à la
2 guerre mondiale
1. La renaissance européenne
C’est une période de l’histoire européenne qui s’étend de la fin du Moyen-âge (15 siècle)
à la révolution industrielle (fin de 18ème siècle) ; cette période se caractérise par une
forte production et une véritable révolution intellectuelle dans tous les domaines (l’âge
des lumières) ; elle a permis de libérer les esprits et les initiatives individuelles des
européens, et d’entamer un large mouvement de découvertes scientifiques (imprimerie…)
et géographiques (avec Christophe COLOMB ayant découvert l’Amérique en 1492, Vasco
DE GAMA ayant contourné l’Afrique et double le cap de Bonne-Espérance en 1498 ).
Mais cette renaissance débute surtout avec la Réforme (protestantisme) initiée par
Thomas Aquin ,Martin Luther (1483-1546) etJean Calvin (1509-1564).
Page 12 sur 14
1.1 Le mercantilisme
De l’italien : Mercant signifiant marchant) estune doctrine économique qui prône le
développement économique par l'enrichissement des Etats- nations sous la forme de
l’accumulation des réserves en métaux précieux (l’or et l’argent) au moyen du
commerce . La richesse étant considérée fixe, la seule solution d’accroitre sa part est de
prendre aux autres leurs parts (une véritable guerre économique a été engagée). Cette
doctrine s’étend de la fin du Moyen-âge au milieu du 18ème siècle. Il y a plusieurs
formes de mercantilisme, qu’il convient de parler desmercantilismes . Certaine prône
l’enrichissement exclusif de l'Etat, d’autre prône l’enrichissement à la fois de l’Etat et des
particuliers.
Le mercantilisme commercialiste (ou Anglais) basé sur l’idée que l'enrichissement (ou
le développement) ne peut se faire que par le commerce en général et le commerce
maritime en particulier.
1.2. La Physiocratie
La physiocratie est une école d'économistes français du 18e siècle fondée par François
Quesnay. Pour les physiocrates, les lois de l’économie existent et sont immuables, ce
sont des lois naturelles, irrévocables et voulues par Dieu. Ils considèrent que le
développement ne peut se faire que par le développement del’agriculture , source unique
de richesse, et sur lapaysannerie qu'ils considéraient comme la seule classe productive ;
le commerce et l'industrie permettant seulement de distribuer la richesse produite, et
Page 13 sur 15
s'analysant en conséquence comme une activité stérile.
2. Le Capitalisme
2.1. Définition
Le terme capitalisme provient du mot latin « caput », qui signifie « la tête » (pour les
grecs, le capital renvoie au cheptel et la richesse se mesurait selon le nombre de tête de
cheptel possédée).
C’est Karl MARX 5 qui est le premier à avoir employé ce terme pour décrire l’organisation
socio-économique du monde occidental du 19ème siècle. Marx constate que cette
organisation divise la société en deux classes sociales bien distinctes : les capitalistes
et les ouvriers (appelés prolétariats) ; les premiers étant des propriétaires des moyens
de production (terres, machines, matières premières…) ; les capitalistes n’utilisent pas
eux-mêmes leurs moyens de productions, mais les font exploiter par les seconds (les
ouvriers) qui ne possèdent que leurs forces de travail. Ces deux classes sont liées par
un rapport dit « salariat » : les capitalistes versent des salaires aux ouvriers pour le
travail qu’ils fournissent.
De son coté, Max Weber associe le capitalisme à l’éthique « protestante6 ». Selon lui, le
capitalisme est le résultat de l’évolution de l’esprit et des valeurs protestants. Il définit
alors le capitalisme comme « l’ensemble des actions qui reposent sur l'espoir d'un profit
par l'exploitation pacifique des possibilités d'échange » .
5
Dans son ouvrage « le Capital » consacré à la critique du capitalisme
6
Courant religieux du Christianisme issue de la Réforme de l’église menée au moyen âge.
Page 14 sur 16
Les défenseurs du capitalisme préfèrent employer les termes « libéralisme » ou «
économie de marché », plutôt que celui de capitalisme. D’une manière générale, ils le
7
définissent comme un système économique basé sur la propriété privée des moyens
de production, laliberté économique , et la régulation par lemarché .
La liberté économique qui englobe à la fois la liberté d'entreprise (créer son entreprise)
et la liberté d'échange (acheter, vendre, stocker des produits, spéculer8 …) : c’est ce que
Adam Smith désigne par sa fameuse expression «laisser faire, laisser passer ».
7
Un système économique concerne les relations entre la production, la répartition, et la consommation
des biens et services.
8
10 Laspéculation consiste à prendre des paris sur l’évolution à la hausse ou à la baisse de la valeur d’un
actif financier (action, obligation…), d’un actif monétaire (devise) ou d’un bien physique
Page 15 sur 17
2.3. Caractéristiques et mécanisme de développement
L’accumulation du capital et recherche de profit : l’accumulation du capital désigne «
le réinvestissement du profit » ou « la transformation de profit en capital », c’est-à-dire
en de nouveaux moyen de production. Cette accumulation traduit la finalité du
capitaliste d’accroitre continuellement son profit. Cette finalité pousse ce dernier à
réinvestir continuellement son profit (et son capital) pour, d’abord augmenter les
capacités de production de son entreprise, et ensuite accroitre ses ventes et donc son
profit.
Pour K. Marx, le capitalisme est un système qui est à la fois une étape et un agent dans
l'histoire de l'humanité, caractérisée par la lutte des classes ; cette lutte conduit, à terme
Page 16 sur 18
à la disparition du capitalisme, sous l'action du prolétariat. De leur côté, des sociologues
allemands du début du XX siècle voient dans le capitalisme la caractérisation d'un état
institutionnel de la société globale et expliquent son émergence par des données
culturelles et religieuses . Ainsi, Werner Sombart l'associe à la mentalité juive , tandis que
Max Weber l’associe àl'éthique protestante !
9
La marge commerciale est la différence entre le prix de vente et le prix d’achat de marchandises
10
Avant la Réforme, l’église condamnait l’accumulation de richesse, et prohibé aux particuliers de
pratiquer le commerce et les prêts à intérêt.
Page 17 sur 19
2.4.2. Le capitalisme Industriel
C’est la deuxième forme prise par le capitalisme. Le capitalisme industriel dominait
l’Europe (et progressivement le reste du monde) depuis la révolution industrielle
anglaise jusqu’aux années 1970 ! Son développement est donc associé au phénomène
de la révolution industrielle. Dans ce capitalisme, l’industrie est la première activité
économique et elle est la principale source d’enrichissement.
L’accumulation de capital s’y fait par le réinvestissement des profits11 réalisés en les
transformant en de nouveaux moyens de production (machines, matières premières,
usines…).
11
Le profit est la différence entre le montant de vente de produits finis et les coûts de production.
Page 18 sur 20
consommation qui repose sur le crédit.
Page 19 sur 21
doit être recherchée par tous les moyens (en s’enrichissant le plus vite possible, les
riches donnent ainsi l’exemple aux pauvres qui se rendent compte alors que l’on peut
toujours s’en sortir si l’on a la volonté). La redistribution de la richesse peut et doit
relever de l’initiative privée. Relèvent de ce modèle : les États-Unis, le Royaume-Uni,
l’Australie, le Canada.
Les banques interviennent à côté des entreprises et il existe une symbiose entre les
grands groupes industriels et les banques. On peut parler d’une sorte de communauté
industrialo-financière sous le regard bienveillant des syndicats qui jouent le jeu. Le
modèle rhénan est également moins inégalitaire et un système fiscal assure une
redistribution des richesses qui est acceptée par les contribuables les plus aisés qui ne
se révoltent pas ni ne s’évadent du territoire où ils sont fiscalement imposables.
Relèvent de ce modèle : l’Allemagne, la Suisse, le Japon.
Alors que les défenseurs du capitalisme (les économistes libéraux) voient dans ce
dernier un système qui reproduit constamment les conditions de sa propre existence,
les détracteurs de ce système (Schumpeter et les marxistes) n’y voient qu’une étape de
Page 20 sur 22
l’évolution de la société humaine vouée à la disparition.
Pour Karl MARX : Pour Marx, le capitalisme est un système fondé sur domination ou
l’exploitation de l’homme par l’homme, sur la division de la société en deux classes
distinctes animées par une lutte perpétuelle et sur l’appropriation de la plus-value par les
capitalistes. Dès lors, pour Marx, le capitalisme devra disparaitre à terme en
conséquence de ses contradictions : la libre concurrence et la propriété privée
produisent de l’innovation qui amène à laconcentration du capital (monopole) ; en outre,
l’appropriation de la plus-value par les capitalistes et l’accumulation perpétuelle de
capital conduisent à la baisse tendancielle du taux de profit : la demande (des
travailleurs) n’égalisera jamais l’offre des capitalistes, ce qui en résultera une crise de
surproduction . Les capitalistes arrêtent d’investir, le capitalisme rentre dans un cycle
vicieux : moins de consommation, moins d’investissement.
3. La révolution industrielle
La révolution industrielle anglaise de la fin du 18 siècle est la première véritable
révolution industrielle connue par l’humanité. Cette révolution constitue un « passage
d'une économie fondée sur l'agriculture et l’artisanat à une économie reposant sur
l’industrie et la production mécanisée et à grande échelle ». Elle est d’origine anglaise et
s’est déroulée entre les années 1760 et 1830, pour se diffuser progressivement à
l’Europe continentale, aux USA, puis au Japon et au reste du monde.
12
Schumpeter parle du processus de «destruction créatrice ».
Page 21 sur 23
La révolution industrielle (anglaise) constitue une rupture majeure dans l’histoire de
l’humanité, et apparaît comme le point de départ dela croissance économique moderne ,
c’est-à-dire un processus cumulatif d’accroissement simultané de la population, de la
production et du revenu par tête .
Trois industries sont particulièrement touchées par cette révolution : le textile , l’énergie
et la métallurgie . L’innovation dans l’industrie textile est le point de départ de cette
première révolution industrielle ; cette industrie fut la première à être mécanisée ; une
vague d’inventions a en effet révolutionné les méthodes de filage, de tissage et
d’impression des motifs et des couleurs. La navette volante en est la première et la
principale, diffusée dans le tissage du coton vers 1760 ; elle a amélioré la productivité
d’environ 30 %.
Page 22 sur 24
13
l’introduction de la machine à vapeur (bateau à vapeur en 1807, la locomotive à vapeur
en 1804). Et, avec l’invention et la diffusion des hauts fourneaux au coke dans la
sidérurgie et la métallurgie, le fer est alors utilisé en grande quantité dans la production
de ponts, de chemins de fer et d’immeubles.
13
Les historiens datent en général l’invention du mécanisme moderne de transformation de la vapeur en
énergie mécanique de TAQI AL-DIN (1526-1585), philosophe, scientifique et astronome turque.
Page 23 sur 25
accroissement important de la demande en produits ; cet accroissement a été dû à la
fois à la croissance démographique et à l’influence du commerce extérieur (marchés
coloniaux) ; alors que la pression de la demande appelle le progrès technique pour
augmenter la production, la croissance démographique a fourni de la main d’œuvre
moins chère pour l’industrie ; le commerce extérieur a fourni à la fois de nouveaux
marchés et de nouvelles sources de matières premières.
Page 24 sur 26
l’industrie.
N.B : En tant que notion économique , la Révolution industrielle peut être définie comme
« une série de changements profonds affectant les conditions de production : énergie,
matière première, technique de production, et moyen de transport et de communication
».
3ème Révolution industrielle (depuis les années 1960): l’ère de l’automatisation avec
l’introduction del’informatique , larobotique ,l’énergie renouvelable , etc.
De nos jours (depuis le début du 21è Siècle), avec l’internet, le digital, l’intelligence
artificielle, etc., on parle de la4 ème Révolution industrielle ou de «l’industrie 4.0 »
Page 26 sur 28
Taylorisme/Fordisme 14 (en France, la production automobile est passée de 1850
véhicules en 1898 à 45 000 en 1913 ; en 1990, la France compte 155 constructeurs
automobiles !). Le commerce international et les investissements étrangers connaissent
un essor sans précédent (entre 1860 et 1913, le volume du commerce mondial est
multiplié par 6 ; le stock des investissements à l’étranger passe de 1,2 milliards £ en
1825 à 48 milliards £ en 1913).
Cette guerre a aussi mis fin à la belle époque mais sa fin s’est accompagnée d’une
nouvelle période d’expansion économique, dans les années 1920 : « les années folles » .
L’expansion était plus forte aux Etats-Unis qui deviennent la première puissance
économique mondiale . En 1929 (à la veille de la crise économique), les Etats-Unis
représentaient :
14
Aux Etats-Unis, Henry Ford met en place, en 1913, le système de production de masse et de travail à la
chaîne ; le temps de montage est passé de 728 minutes auparavant à 93 minutes ; le prix du véhicule
passe, de 850 $ en 1908 à 265 $ en 1922 (plus de 15 millions d’exemplaires de la fameuse voiture Ford T
est vendue à entre 1908 et 1927).
15
Au milieu du 19e siècle, la Grande Bretagne est devenue l’atelier du monde et le centre des échanges
planétaires : elle représentait 2/3 du commerce international, 1/4 de la production industrielle mondiale,
etc.
Page 27 sur 29
40% des importations mondiales de matières premières;
Le développement des marchés financiers et des activités de crédit ont encouragé les
ménages américains à jouer en bourse (investissement spéculatif dans les actions)
pour s’enrichir (la valeur des actions ne cesse d’augmenter depuis 191916 (l’indice des
actions a progressé de près de 300 %)).
16
Une somme de 400 dollars investis en 1919 sur le marché boursier serait devenue 21 000 dollars en
1929.
17
Il y a « hyperinflation » quand l’inflation (l’augmentation des prix) ne cesse de s’accélérer pour atteindre
des niveaux incontrôlables (plus de 30%).
Page 28 sur 30
explosion duchômage.
Suite à cette annonce, certains spéculateurs décident de vendre leurs actions pour
réaliser une plus-value (puisque les prix des actions étaient encore à un niveau élevés).
Cette réaction de ces spéculateurs a entrainé unebaisse des prix des actions , entrainant
à son tour une panique générale , puisque la majorité des détenteurs d’actions se sont
mis eux aussi à vendre massivement leurs titres ; les cours des actions s’effondrent
alors et entrainent l’effondrement de toutes les autres valeurs boursières.
Les pertes financières subies par les banques à la suite de l’effondrement de la valeur
18
Un krach boursier (ou crise boursière ou encore crise financière) est défini comme la chute soudaine et
brutale des prix des actifs financiers (actions, obligations,…)
Page 29 sur 31
de leurs actifs financiers.
Ces trois facteurs ont entrainé unecrise de liquidité au niveau des banques (les banques
ne se prêtaient plus de crédits entre elles par manque de confiance).
Beaucoup de banques, ne pouvant plus distribuer de crédits, ont dû alors faire faillite
(entre 1930 et 1932, plus de 773 banques ont fait faillite).
Beaucoup d’entreprises ont due alors faire faillite. La crise bancaire se transforme alors
en crise réelle (économique)
En effet, l’économie américaine est frappée par une stagnation de grande ampleur.
L’indice du PIB passe de 163% en 1929 à 147,4% en 1930, 136,1% en 1931 et 115% en
1932. L’indice de la production industrielle passe de 105% en octobre 1929 à 52% en
juillet 1932. En 1933, 24,9 % de la population active était au chômage , et deux millions
d’Américains étaient sans-abri. L’indice des prix à la consommation passe de 165% en
1929 à 124% en 1933. (N.B : la baisse de l’indice des prix à la consommation est
synonyme de la « déflation » qui est la baisse générale et continue des prix des biens et
services).
Le rôle des mouvements internationaux de capitaux: À la fin des années 1920, les
États-Unis étaient le premier prêteur mondial de capitaux. Suite à la crise et aux pertes
qu’elles ont subies, les banques américaines rapatrient massivement leurs capitaux
déposés (prêtés) à l’étranger afin de pallier leurs difficultés internes. Les pays débiteurs
(Allemagne, Australie, Argentine, Pologne…), en subissent les conséquences et leurs
Page 30 sur 32
banques sont entrainées à la faillite.
Les politiques de protectionnisme: dans le souci d’endiguer les effets de la crise, les
États-Unis, et par la suite les autres puissances mondiales, ont instauré des barrières
douanières; ainsi, aux USA, les droits de douanes sont accrus sur 25 000 produits et le
tarif moyen sur les importations protégées passe de 39 % à 53 %. A cela, s’ajoutent les
dépréciations monétaires volontaires, des taxes, des quotas, l’instauration de normes
sanitaires et autres obstacles administratives. Les économies se replient sur elles-
mêmes : pour les États-Unis, le rapport exportations sur PIB à prix courants passe de 5
% en 1929 à 3,7 % en 1938 et pour l’Europe occidentale, il passe de 14,5 % à seulement
7,1 %. Ce recul du commerce international constitue un facteur supplémentaire de
freinage de l’activité économique.
10 millions en 1929).
Pauvreté générale: au milieu des années trente, on estime que 1/5 des britanniques
est sous-alimentée.
Déflation: les prix des biens et services ont baissé fortement sans qu’il ait pour autant
de demande.
Page 31 sur 33
crise classique due au blocage des mécanismes du marché (la flexibilité des prix) qui
assurent l’équilibre économique; ce blocage s’explique par la rigidité des salaires à la
baisse . Une politique d’équilibre budgétaire et le libre jeu des mécanismes de l’offre et
de la demande devraient suffire à faire retourner l’économie vers un équilibre de plein-
emploi.,
L’insuffisance de la demande est due, à son tour, à l’accentuation des inégalités dans la
répartition des revenus : la part des travailleurs dans le revenu national a diminué (à
cause de l’appropriation de la plus-value par les capitalistes), pour les marxistes, la crise
de 1929, est un révélateur des contradictions internes du capitalisme. Ils considéraient
donc que le capitalisme conduirait à des crises sans cesse plus violentes, jusqu'à la
destruction complète du capitalisme.
Selon M. FRIEDMAN , c'est la réaction des autorités monétaires américaines des USA
au krach boursier (politique restrictive ) qui a constitué le principal élément de
transmission de la crise boursière à l'économie réelle. La crise aurait pu être évitée si, au
Page 32 sur 34
lieu de réduire la quantité de monnaie en circulation dans l'économie et de faire monter
les taux d'intérêt, elles avaient au contraire augmenté la quantité de monnaie pour éviter
la hausse des taux d'intérêt. Dans ce cas, les banques, auraient pu trouver des liquidités,
accorder des prêts à tous ceux qui en avaient besoin pour rembourser, et la panique
générale aurait pu être évitée.
5. L’avènement du Socialisme
Le socialisme se présente à la fois comme une exigence « morale » (assurer le bonheur
du plus grand nombre de la population, condamner la misère et l’exploitation), une
critique du capitalisme industriel du 19 siècle et un projet de réorganisation de la société.
Page 33 sur 35
occidentale et des pays décolonisés (de l’Afrique, de l’Asie et l’Amérique latine)
s’inspirent de l’expérience russe et adoptent le socialisme (Chine, Venezuela, Cuba,
Algérie…).
Socialisme utopique:
Charles Fourier (1772-1837) voit dans capitalisme un régime vicieux qu’il faut
remplacer par un nouveau régime où l’homme pourra exercer librement ses passions au
travers de la constitution des coopératives de production et de consommation où tous
auront droit à un travail
Page 34 sur 36
forces individuelles. Il défend donc l’instauration d’un nouvel ordre social fondé sur le
mutualisme, le crédit gratuit et le fédéralisme.
socialisme scientifique
K. Marx : Marx fait la distinction entre travail et force de travail . Ce que vend le
travailleur et achète le capitaliste, c’est laforce de travail (la capacité à travailler pendant
un temps donné). Ce que vend le capitaliste (en vendant les marchandises produites),
c’est la valeur du travail dépensé pour produire les marchandises en question. La
différence entre la valeur du travail et la valeur de la force de travail donne lieu à la «plus
-value » (le sur-profit) ; c’est une valeur créée par les travailleurs mais appropriée par les
capitalistes (il y a donc un rapport d’exploitation au sein du capitalisme).
Pour Marx, il faut donc socialiser la propriété des moyens de production pour restaurer
l’harmonie entre nature de la production et nature de la propriété, de manière à organiser
rationnellement l’émancipation définitive de l’humanité.
Bien sûr, cette organisation n’interdit pas à chaque citoyen de disposer de biens
durables destinés à satisfaire des propres besoins (véhicules, maisons, mobiliers…)
Page 36 sur 38
inexistante, monopole du change et du commerce extérieur par l’Etat (pour assurer la
stabilité des prix nécessaire à la planification)
La terre (agricole) partagée n’est pas privatisée ; elle est demeurée la propriété de la
nation représentée par les communautés villageoises et seulement donnée en usage
Page 37 sur 39
aux familles rurales.
Mais il n’a pas dénationalisé les grandes industries de base et le système du crédit mis
en place à l’étape maoïste, même s’il a révisé les formes d’organisation de son insertion
dans une économie de « marché ».
Page 38 sur 40
actuel « un petit village » où toutes les parties sont interdépendantes les unes des
autres : lamondialisation du monde .
Ensuite, au moyen âge avec la civilisation musulmane et, plus tard avec la conquête du
monde (les grandes découvertes géographiques) menée par leseuropéens .
19
On pense qu’une des premières villes connues (en Turquie actuelle) échangeait (dès 7000 avant J.-C)
avec divers peuples du littoral méditerranéen.
20
Un historien grec avait noté, vers le 2e siècle avant J.-C : « Autrefois, les événements qui se déroulaient
dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Aujourd’hui, ils sont tous dépendants les uns des autres. ».
Page 39 sur 41
Première vague: deuxième partie du 19 siècle jusqu’à 1914 (sous l'impulsion de la
21
Grandes Bretagne). Cette vague fait suite de la suppression des « Corn Laws » en
Grandes Bretagne en 1846 pour encourager les échanges extérieurs. Durant cette vague,
le volume ducommerce mondial (importation et exportation) est multiplié par sept entre
1840 et 1913 (essor des échanges commerciaux internationaux). Entre 1800 et 1913, la
part du commerce international dans le PIB mondial est passée de 1 % à 8 %.
L’investissement direct étranger a connu un essor : entre 1825 et 1913, le stock des
investissements à l’étranger passe de 1,2 milliards £ à 48 milliards £). Les flux
migratoires se sont intensifiés : au cours du 19 siècle, 60 millions d’Européens ont
émigré vers les autres continents.
Deuxième vague: depuis 1945 (sous l’impulsion des USA). La mise en place des «
institutions de Bretton Woods » (Fonds Monétaire International, Banque mondiale) et du
GATT (remplacé par l’OMC depuis 1995) a beaucoup développé les échanges
internationaux en promouvant le libre-échange et le multilatéralisme. Mais le
développement des échanges internationaux (échanges de services et de capitaux)
s’est accéléré depuis les années 1970 à la suite de l’abandon du système monétaire
international de Bretton Woods.
21
Taxes douanières sur l’importation des céréales instaurées en 1815.
Page 40 sur 42
plus vite que la production de la richesse). Entre 1947 et 1992, la valeur des échanges
internationaux a été multipliée par 64 (passant de 57 Mrds$ à 3 650 Mrds$). Entre 1990
et 1998 lecommerce mondial a augmenté de 55%.
Effacement des frontières nationales. La frontière entre ce qui est local et ce qui est
global devient de plus en plus floue. Il est par conséquent plus difficile de distinguer ce
qui est « interne » de ce qui est « externe ».
Page 41 sur 43
Les mesures dites « d’ajustement structurel », recommandées aux pays en voie de
développement (comme condition de financement) diffusent les normes libérales dans
ces pays. Par l’intermédiaire des prêts , ces institutions imposent l’ouverture des
marchés, les privatisations, le contrôle des budgets des Etats, etc.
Les organismes internationaux et les FMN (ceux-ci forcent les pays d’ouvrir leurs
marchés aux échanges internationaux)
22
L’Algérie n’a pas encore adhéré à l’OMC bien que le processus d’adhésion est engagé depuis la fin des
années 1980 !
Page 42 sur 44
1.6. Incidences de la mondialisation (avantages et inconvénients)
La mondialisation peut favoriser le développement économique (en témoignent les
pays dits émergents: Chine, Corée du Sud, Brésil, etc. qui ont fondé leur développement
sur l’intégration et l’ouverture sur marchés internationaux).
La mondialisation peut améliorer les conditions de vie des citoyens (par la disponibilité
et la variété de l’offre, la création de revenus issus des échanges internationaux, la
diffusion de technologie et de savoir, etc.).
La mondialisation menace les spécificités locales (les plus forts imposent leurs
normes: l’universalisation).
Etc.
Les banques ont subi des pertes colossales, et la perte de confiance a gagné l’ensemble
des marchés créant la panique et l’effondrement des cours boursiers. Les pertes de
richesse et le durcissement des conditions de financement des agents non financiers
ont freiné la consommation et l’investissement productif. Progressivement, la crise s’est
diffusée sur l’ensemble des pays industrialisés et les PVD
Page 43 sur 45
2.1. Les origines de la crise : le marché immobilier américain (les
Subprimes)
En 2001, la Fédéral Reserve américaine (FED) décide d’abaisser ses taux d’intérêt
directeurs (à 01%23), ce qui permet aux banques de se refinancer (se procurer de la
monnaie fiduciaire) à bon prix et de distribuer des crédits à faibles taux d’intérêt.
Pour faire fructifier leur liquidité, les banques (de Wall Street) cherchent donc de
nouveaux emprunteurs. Elles se tournent alors vers des emprunteurs à risque24 qui
veulent acquérir un logement (car les bons payeurs (les emprunteurs solvables) ont déjà
emprunté.). Elles développent donc de nouveaux crédits : les crédits hypothécaires ou
les « subprime ». Les subprimes sont « des crédits immobiliers garantis par les biens
achetés, accordés à des ménages américains à faible revenu, avec des taux d’intérêt
variables sur une longue période (30 ans) dont le remboursement ne commence
qu’après la seconde année » . Le principe des subprimes est que les banques ont la
possibilité de revendre les logements saisis (en cas de défaillance d’un emprunteur) ce
qui leur permettrait de récupérer leurs créances tout en faisant des plus-values
confortables. Le développement des subprimes provoque alors un boom immobilier ; le
montant des crédits subprimes distribués s’élève à environ 1 000 milliards de dollars en
2007 (le PIB des États-Unis était de 13 807 milliards de dollars)
Pour limiter les risques éventuels, les banques les ont fait supporter à d’autres à travers
la technique de la « titrisation 25 » en fabriquant des « titres structurés » (mélangeant des
crédits plus ou moins risqués) et en les vendant sur le marché.
Puisque ces titres sont émis par des banques mondialement célèbres et certifiés AAA
23
Pour relancer l’économie américaine alors touchée par la bulle Internet.
24
Il s’agit des populations qui n’ont ni revenus fixes (No income), ni travail (No jobs), ni patrimoine (No
Asset) (ce sont les NINJAS) !
25
La « titrisation » est définie comme la transformation des créances en titres financiers négociables sur
la bourse des valeurs. Grace à cette technique, 80% des crédits subprimes ont été transférés vers d’autres
investisseurs, dans le monde entier
Page 44 sur 46
26
par les agences de notation , les plus grandes banques internationales ; les fonds de
pensions (qui gèrent les retraites), les banques d’investissement… du monde entier
n’hésitaient d’investir dans ces titres. Ces organismes vont ensuite vendre une partie de
ces “titres ” à leurs clients, et en conserver une partie (car leur rendement est
intéressant).
En 2006, La FED a procédé à augmenter ses taux d’intérêt directeurs , ce qui a fait
augmenter les taux d’intérêt des crédits ; étant donné que les subprimes sont des
crédits à taux variables, les mensualités27 ont augmenté fortement, et les ménages
endettés se trouvent alors incapables de rembourser leurs dettes. Les banques ont
procédé à saisir les logements28 puis à les revendre ; la mise en vente massive des
logements saisis par les banques entraine l’effondrement de leur prix. C’est ainsi que la
bulle immobilière éclate. Les banques, ne pouvant récupérer qu’une petite partie de leurs
créances, ont subi des pertes énormes ; Le 15 septembre 2008, la 4° banque
d’investissement Américaine LEHMAN BROTHERS est déclarée en faillite ; sa disparition
provoque une grande panique financière à Wall Street et ensuite au monde entier.
26
Ce qui signifie que ces titres sont totalement sûres (sans risque) !
27
La mensualité est la somme à rembourser par l’emprunteur chaque fin du mois ; elle comprend une
partie du crédit plus les intérêts.
28
Près de 2 millions de maisons ont été saisies en 2007. Le total des saisies pour 2008 devait dépasser
les 5 millions (aux USA).
Page 45 sur 47
50%, le Nikei japonais perd 50% et le dow Jones américain plus de 40%. On parle de
crise systémique car tout le système bancaire mondial est touché.
Les pertes dues à la chute des prix de l’immobilier et à la chute de la valeur de leurs
titres en bourse ont mis les banques au bord de la faillite. Face à ces risques de faillite,
les banques refusent de se prêter de l’argent. Le système bancaire se bloque alors
complètement (c’est la crise bancaire ou crise de confiance ).
La crise de confiance se transforme vite en crise de crédit lors que les banques refusent
d’accorder de nouveaux crédits aux entreprises ou aux ménages.
Milliards dollar de créances sur des titres douteux ont été rachetées aux USA),
nationalisation-partielle ou totale- de certaine banques (4 banques en Grande Bretagne
et 2 banques aux USA ont été nationalisées), etc.
Page 46 sur 48
2.4. Les conséquences de la crise sur l’économie algérienne
Le faible taux d’intégration financière de l’Algérie (dans le système financier
international) a relativement protégé son économie des effets directs de la crise
financière. Le système financier algérien se caractérise par la domination du secteur
bancaire et un rôle faible ou inexistant du marché financier. Le secteur bancaire algérien
est peu ouvert sur l’extérieur : 90% du marché bancaire est assuré par des capitaux
nationaux. Les banques algériennes n’ont pas une activité internationale importante.
De plus, la non-convertibilité totale du dinar algérien a conféré une protection contre les
flux d’entrée et de sortie des capitaux.
Aussi, le renchérissement des prix des produits alimentaires sur les marchés
internationaux a affecté négativement le pouvoir d’achat des algériens ; l’Algérie est un
grand importateur de produits alimentaires (notamment les blés), l’augmentation des
prix de ces produits sur les marchés internationaux s’est traduite par l’augmentation de
leurs prix sur le marché national (on parle dans ce cas del’inflation importée ).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Beitone Alain, Philippe Gille et Maurice Parodi : Histoire des faits économiques et
sociaux, de 1945 à nos jours, Dalloz, Paris 2006, 2 édition.
Page 47 sur 49
2. Blancheton Bertrand: Histoire des faits économiques, de la révolution industrielle
à nos jours, Dunod, Paris 2013, 2 édition.
3. Brasseul Jacques: Petite histoire des faits économiques et sociaux, Armand Colin,
Paris 2001.
Page 48 sur 50
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE i
Introduction générale 1
1. Définition de l’Histoire des faits économiques 1
2. Objet de l’Histoire des faits économiques 1
3. Intérêt de l’Histoire des faits économiques 2
4. Définition du « fait économique » 2
Chapitre 1. Les faits économiques dans le néolithique, l’antiquité et le moyen âge 3
1. La révolution Néolithique (temps préhistoriques) 3
2. L’antiquité 5
2.1. Dans la civilisation Mésopotamienne 5
2.2. Dans la civilisation Egyptienne 6
2.3. Dans les civilisations Phénicienne, Carthaginoise, et Grecque 6
2.4. Dans l’empire romain 8
3. Moyen âge 8
3.1. Le monde musulman 9
3.2. Le monde occidental 10
3.2.1. L’économie Domaniale 10
3.2.2. L’économie féodale 11
Chapitre 2. Les faits économiques de la renaissance à la 2 guerre mondiale 13
1. La renaissance européenne 13
1.1 Le mercantilisme 14
1.2. La Physiocratie 14
2. Le Capitalisme 15
2.1. Définition 15
2.2. Les fondements (les principes de base) du capitalisme 16
2.3. Caractéristiques et mécanisme de développement 17
2.4. L’émergence et les formes de capitalisme 17
2.4.1. Le capitalisme Commercial (ou marchant) 18
2.4.2. Le capitalisme Industriel 18
Page ii sur 51
2.4.3. Le capitalisme Financier 19
2.5. Modèles capitalistes 20
2.5.1. Capitalisme anglo-saxon : capitalisme Ultra-libéral 20
2.5.2. Capitalisme Rhénan : capitalisme modéré 21
2.6. Les critiques du capitalisme 21
3. La révolution industrielle 22
3.1. Les facteurs de la première révolution industrielle 23
3.2. Conséquence de la première révolution industrielle 24
4. La crise économique de 1929 26
4.1. L’environnement économique d’avant la crise de 1929 27
4.2. La crise économique de 1929 28
4.2.1. Les Etats-Unis : l’épicentre de la crise 29
4.2.2. Du krach boursier à la crise économique 29
4.2.3. La transmission de la crise dans monde capitaliste 30
4.2.4. Conséquences de la crise 31
4.2.5. Les analyses (explications) de la crise 31
5. L’avènement du Socialisme 33
5.1. L’émergence du socialisme. 33
5.2. Les fondements théoriques du socialisme 33
5.3. Les fondements juridiques et économiques du socialisme. 35
5.4. Les principaux modèles socialistes 36
Chapitre 3 : L’évolution économique depuis 1945 38
1. La Mondialisation économique et les institutions de Bretton Woods 38
1.1. Définition de la mondialisation 39
1.2. Les principales phases de la Mondialisation 39
1.3. Principales caractéristiques de la mondialisation économique actuelle (2è
vague) 40
1.4. Les acteurs de la mondialisation 41
1.5. Les facteurs de la mondialisation 41
1.6. Incidences de la mondialisation (avantages et inconvénients) 42
2. La crise financière de 2008 (crise des subprimes) 42
2.1. Les origines de la crise : le marché immobilier américain (les Subprimes) 43
2.2. La diffusion de la crise 45
Page iv sur 53
Page v sur 54