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Histoire des Faits Économiques

Le document présente un cours sur l'Histoire des faits économiques, définissant cette discipline comme l'étude des phénomènes économiques passés à l'intersection de l'histoire et de l'économie. Il aborde les faits économiques depuis le néolithique jusqu'à nos jours, en passant par des périodes clés comme l'Antiquité, la Renaissance, et les crises économiques majeures. L'objectif est de comprendre l'évolution économique pour mieux appréhender les enjeux contemporains.

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Histoire des Faits Économiques

Le document présente un cours sur l'Histoire des faits économiques, définissant cette discipline comme l'étude des phénomènes économiques passés à l'intersection de l'histoire et de l'économie. Il aborde les faits économiques depuis le néolithique jusqu'à nos jours, en passant par des périodes clés comme l'Antiquité, la Renaissance, et les crises économiques majeures. L'objectif est de comprendre l'évolution économique pour mieux appréhender les enjeux contemporains.

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UIC-MEV

Sciences Économiques et Gestion


Année Universitaire
2023-2024

COURS DE L’HISTOIRE DES FAITS


ÉCONOMIQUES (HFE)
SOMMAIRE

Introduction générale 1
1. Définition de l’Histoire des faits économiques 1
2. Objet de l’Histoire des faits économiques 1
3. Intérêt de l’Histoire des faits économiques 2
4. Définition du « fait économique » 2
Chapitre 1. Les faits économiques dans le néolithique, l’antiquité et le moyen âge 3
1. La révolution Néolithique (temps préhistoriques) 3
2. L’antiquité 5
3. Moyen âge 8
Chapitre 2. Les faits économiques de la renaissance à la 2 guerre mondiale 13
1. La renaissance européenne 13
2. Le Capitalisme 15
3. La révolution industrielle 22
4. La crise économique de 1929 26
5. L’avènement du Socialisme 33
Chapitre 3 : L’évolution économique depuis 1945 38
1. La Mondialisation économique et les institutions de Bretton Woods 38
2. La crise financière de 2008 (crise des subprimes) 42
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 47
TABLE DES MATIERES ii

Page i sur 2
Introduction générale

1. Définition de l’Histoire des faits économiques


Comme son nom l’indique, l’histoire des faits économiques (appelée aussi histoire
économique) est une discipline scientifique qui étudie les faits ou les phénomènes
économiques survenus (déroulés) dans le passé. C’est une discipline qui se situe au
carrefour de deux grands domaines scientifiques :l’histoire et l’économie .

De ce fait, elle se sert, à la fois des outils des sciences de l’Histoire (archives,
découverte archéologiques, récits, etc.) et ceux des sciences économiques (théories,
statistiques économiques, etc.). Ainsi, l’Histoire des faits économiques constitue une «
approche historique » de l’analyse économique.

2. Objet de l’Histoire des faits économiques


L’objet d’étude de l’Histoire des faites économiques est constitué de l’ensemble des
phénomènes économiques observés dans le passé. Mais les principaux phénomènes
étudiés sont :

 La croissance et le développement économique, pour identifier et expliquer les


sources et les conditions nécessaires à leur réalisation ainsi que les différences
de performances économiques à travers les pays.

 Le progrès technique (évolution technologique), pour mettre en évidence ses


sources et ses formes.

 Les systèmes économiques, pour évaluer leur efficacité respective.

 Les crises économiques, pour en comprendre les causes et les mécanismes et,
ainsi prévenir leur survenance.

Page 1 sur 3
3. Intérêt de l’Histoire des faits économiques
L’étude de l’Histoire des faits économiques revêt un intérêt tout aussi important que
celui de toutes autres disciplines scientifiques. En s’intéressant au passé de l’économie,
l’Histoire des faits économiques aide à mieux comprendre le monde économique
contemporain et sert de guide à l’action des politiques de développement
socioéconomique. Autrement dit, elle permet d’expliquer l’état des lieux du monde
contemporain à travers la compréhension des mécanismes de l’évolution historique de
la société économique.

4. Définition du « fait économique »


Un fait économique est tout phénomène ou évènement de nature économique observé
(réalisé) à certains temps (crise économique, révolution industrielle, introduction d’un
nouveau mode de production, etc.).

Page 2 sur 4
Chapitre 1. Les faits économiques dans le néolithique,
l’antiquité et le moyen âge

1. La révolution Néolithique (temps préhistoriques)


Le terme « Néolithique » signifie, en Grec lanouvelle pierre (Néo : nouvelle, Lithos : pierre)
; c’est donc « l’âge de la nouvelle pierre » ; cette nouvelle pierre correspond à la pierre
polie , une forme développée de la pierre taillée de l’âge Paléolithique. Comme son nom
l’indique, la pierre polie constitue une technique (le polissage ) de travailler la pierre
(mais aussi les autres matériaux tels que l’os, le bois, etc.) pour en faire des outils de
travail (couper, labourer, etc.) plus efficaces que la technique de la « taille ».

Selon les historiens, les premières formes de pratiques économiques de l’humanité sont
apparues durant l’âge « Néolithique » (vers 10 000 ans A.J et le début de l’antiquité ou
l’âge des métaux vers 3500 A.J). L’âge Néolithique est qualifié de « la première
révolution économique » ou « première révolution industrielle » car il marque une grande
rupture avec l’âge antérieur sur plusieurs plans : il marque le passage de :

 l’homme prédateur (chasseur/cueilleur) à l’hommeproducteur

 l’homme nomade à l’homme sédentaire

 la propriétécollective à la propriétéprivée

 des matériaux taillés (taille ) aux matériaux polis (polissage )

Durant cette ère, les groupes humains se dotaient d’une économie de production fondée
surl’agriculture, l’élevage, la poterie, et l’artisanat.

L’agriculture serait la première pratique (innovation) économique découverte par


l’homme, il y a environ 12 000 ans, sur les rives de l’Euphrate et du Tigre (l’Irak actuel).

Beaucoup de spécialistes sont de l’idée que la modification du climat (réchauffement


climatique entre 14 000 à 11 000 A.J)1 est à l’origine de la « révolution néolithique » ; un

1
Ce réchauffement est d’ordre naturel, contrairement au (re)réchauffement constaté depuis quelques
décennies, qui est artificiel et dû à l’action humaine et qui risque de déboucher plutôt sur des difficultés

Page 3 sur 5
climat plus sec et parfois aride entraîne, au Proche Orient, une raréfaction de nourriture
(grands gibiers ) et un déséquilibre entre la population et les ressources (par la
diminution des ressources).

Mais, ce réchauffement climatique entraine aussi l’apparition d’une savane à céréales


sauvages (le blé), à légumineuses (les lentilles) et de mammifères (bœufs, moutons,
chèvres, etc.)

Poussés par la nécessité de survie, les sociétés locales se seraient alors rapidement
adaptées à ces nouvelles conditions, en se mettant, d’abord à cultiver la terre et
pratiquer l’élevage . La culture de la terre oblige l’homme de cesser le nomadisme, c’est-
à-dire de se sédentariser 2 . Progressivement, la possession de terres fertiles devient un
enjeu vital, d’où le développement de la propriété privée (pour garantir la sécurité à celui
qui exploite la terre). C’est la naissance de l’individualisme et de l’esprit de l’intérêt
personnel qui serait, ultérieurement à l’origine du développement desguerres .

Parallèlement, la découverte de l’irrigation , de latraction animale, de la roue et, plus tard,


du travail des métaux (le cuivre, l’étain, le fer), a amélioré la productivité et la production
agricole; un surplus (agricole) se dégage (pour la première fois de l’histoire de
l’humanité) et permet unedivision du travail et une diversification des activités.

Par ailleurs, la sédentarisation de la population (regroupement stable des peuples sous


forme de villages) entraine la nécessité d’instaurer des structures publiques pour veiller
à l’ordre et à la sécurité dans la société; la levée des impôts était l’une des prérogatives
principales de ces structures; et pour pouvoir mieux taxer,l’écriture est inventée (3500 A.
J). L’accroissement de la quantité et de la variété des produits agricoles, ainsi que le
développement de la division du travail créent le besoin d’échange, ce qui a fini par
inventer le troc (échange d’une marchandise contre une autre marchandise), puis les «
monnaies primitives » (l’or, l’argent, le cuivre, les coquillages, le bétail et bien d’autres de

réelles à la civilisation humaine !


2
Certains archéologues dont Jacques Cauvin confèrent à la religiosité le rôle de la transformation
économique et sociale du néolithique : les cimetières et le culte des morts auraient obligé la
sédentarisation, celle-ci aurait conduit, ultérieurement à développer l’agriculture et l’élevage.

Page 4 sur 6
marchandises) pour développer les échanges.

N.B : les Principaux outils inventés durant le néolithique sont : la roue, la charrue, la
faucille

2. L’antiquité
Avec l’invention de l’écriture, l’humanité rentre dans une ère nouvelle, celle de l’histoire
ou de « l’Antiquité » ; cette dernière se situe entre la fin du Néolithique (vers 3500 ans
A.J.C) et le début du Moyen Age (la fin du 4ème S après J.C). Durant cette ère, plusieurs
civilisations se sont succédées en contribuant, chacune, à préparer le terrain à la grande
révolution industrielle du 18ème siècle. La première de ces civilisations en est bien la
Mésopotamie qui est du coup l’héritière du Néolithique; viennent ensuite la civilisation
Egyptienne, phénicienne et carthaginoise, Grecque et romaine.

L’antiquité correspond donc à « la période des civilisations qui se sont développées


entre la préhistoire (avant l’apparition de l’écriture) et le début du moyen âge (la chute de
l’empire romain), autour de la méditerranée ».

L’antiquité marque le début de l’apparition de l’Etat , de la monnaie (pièces frappées), de


la fiscalité , de la comptabilité et du développement du travail des métaux et l’alliage (le
bronze qui est composé du Cuivre et de l’Etain). Elle marque aussi l’apparition de «
l’esclavagisme » comme rapport social de la production.

2.1. Dans la civilisation Mésopotamienne


Le mot Mésopotamie signifie en grec « le pays entre deux fleuves » : l’Euphrate et le
Tigre (méso : milieu, entre, et potamós : fleuve). La Mésopotamie correspond, en grande
partie à l’Irak actuel.

La Mésopotamie est considérée comme l’héritier du néolithique. Outres les pratiques


déjà développées à l’âge néolithique, les mésopotamiens ont développé l’agriculture et
l’irrigation , en tirant profit des deux grands fleuves qui traversent leur territoire ; ce qui
leur a permis de réaliser des rendements élevés et de pratiquer des cultures variées :

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céréales, légumes, fruits et le jardinage.

Par ailleurs, en raison de la pauvreté de cette région en matières premières, les


mésopotamiens ont été conduits à développer le commerce extérieur, en important les
matières dont ils ne disposaient pas localement et en exportant les biens transformés,
comme les produits de textiles. Aux 4 et 3 millénaires A.J.C, la civilisation
mésopotamienne entretenait d’importants échanges commerciaux (métaux, bois, pierre
de construction, etc.) avec les régions voisines de Syrie et de l’Inde.

Les Mésopotamiens inventent l’écriture , vers 3500 A.J.C pour faciliter la collecte
d’impôts. Ils inventent aussi lecrédit , vers 2 300 A.J.C (échange d’une marchandise pour
un paiement plus tard contre une promesse de paiement en métal, Or et Argent) pour
faciliter les échanges, et leDroit commercial , vers 1700 A.J.C.

2.2. Dans la civilisation Egyptienne


Au-delà des pratiques économiques déjà apparues chez les mésopotamiens, les
Egyptiens ont été les premiers à pratiquer la planification centrale de l’économie . Les
pyramides symbolisent à elles seules toute la société de l’Egypte ancienne, une société
hiérarchisée et centralisée au sommet. L’Etat possède tout, y compris le travail des
particuliers. L’Etat réglemente tout : il faut des autorisations même pour utiliser de l’eau.
L’Etat monopolise tout (y compris le commerce). Ce régime de la planification centrale
s’est traduit par l’autarcie de l’Egypte antique, avec peu d’échange extérieur et
d’expansion sur d’autres territoires.

2.3. Dans les civilisations Phénicienne, Carthaginoise, et Grecque


Les Carthaginois, Phéniciens et grecs se distinguent par l’introduction du libéralisme
économique comme forme de fonctionnement du domaine économique (avec un
certain interventionnisme étatique concernant le cas grec). L’importance cruciale du
commerce extérieur pour ces civilisations serait le facteur qui explique le choix de cette
forme.

Page 6 sur 8
Les phéniciens (originaires, en grande partie du Liban actuel) ont développé une
économie basée avant tout sur lecommerce extérieur maritimes .

Du 10 au 7 siècle A.J.C, les phéniciens ont été à l’origine d’une « économie-monde


méditerranéenne » en unifiant le commerce méditerranéen à travers la création de
multiples comptoirs et colonies sur tout la Méditerranée. Ils y tissent des réseaux de
routes commerciales par lesquels ils importent des métaux, des produits agricoles, du
marbre, des épices, des produits de luxe, etc. Beaucoup de ces produits sont
transformés (par les artisans phéniciens) en objets de luxe et de pacotille (textiles,
récipients, meubles, verroterie) avant de les vendre pour des prix très élevés dans tous
les comptoirs qu’ils ont installés.

Les phéniciens sont à l’origine du système dedroits de propriété (privée) et descontrats .


Ils inventent l’écriture alphabétique de 22 signes, facilitant la communication, les
échanges et la comptabilité. Cette écriture est à l’origine de l’alphabet araméen, puis de
l’hébraïque et de l’arabe

Le 4ème siècle A.J.C est la période où la Grèce atteint un sommet dans son niveau de
développement économique; à cette date, elle est considérée comme l'économie
d'échange et de production la plus avancée du monde. Dans la Grèce antique,
l’économie était donc l’affaire de particuliers (privé), essentiellement les grands
propriétaires terriens. C’était une économie relativement libérale où le privé investissait
dans la production et le commerce tandis que l’Etat investissait dans les infrastructures.
Le commerce intérieur est libre, les activités ne sont pas réglementées, et le droit de
propriété est reconnu et protégé. Il existait même des sociétés par actions.

Cette liberté s’accompagne cependant d’un certain interventionnisme en matière de


commerce extérieur. La grande part de l’activité économique est réalisée par les
esclaves et les étrangers; le surplus généré par ceux-ci permet aux grecs libres de
s’adonner à temps complet aux activités culturelles et philosophiques.

N.B : la Grèce antique est la première civilisation à introduire la monnaie en « pièces


frappées » entre 610 et 560 ans A.J.C

Page 7 sur 9
2.4. Dans l’empire romain
L’économie de l’Empire romain fonctionnait selon un régime mélangeant une liberté
économique et un interventionnisme étatique . En effet, l’Etat tolérait largement le Privé,
mais imposait des lois au privé et mettait en œuvre des projets de construction de
diverses infrastructures (chemins, amphithéâtres, etc.) grâce à l’afflux constant
d’esclaves (main d’œuvre gratuite) et des métaux précieux en provenance de ses
colonies.

L’économie romaine dépendait des « conquêtes extérieures » (la colonisation ) : la


puissance militaire de Rome lui permit d’assurer la disponibilité de matières premières
(pierres précieuses, matériaux, etc.), de main d’œuvre (esclaves), de terres agricoles, etc.
Les territoires conquis formaient un marché immense (l’Afrique du nord, l’Europe de
l’Ouest, le Moyen orient, les Balkans), doté d’une « monnaie unique »

3. Moyen âge
A la suite de l’effondrement de l’empire romain par les invasions Mongoles, entre 300 et
600 an, le monde occidental (Europe) rentre, entre le 5 et 10 siècle dans un âge de repli
dans tous les domaines, avant de s’engager dans un processus de réforme à partir du
10 siècle; c’est le « Moyen Age » qui est donc « la période de l’histoire occidentale
(européenne) situées entre la fin de l’antiquité et le début de la renaissance européenne
».

Il faut noter que le « moyen âge » correspond, pour le monde Musulman à « l’ère de sa
civilisation » . Avant de s’intéresser au moyen âge européen, il convient donc de s’arrêter
sur les caractéristiques économiques du monde musulman (classique).

3.1. Le monde musulman


La civilisation musulmane est située entre le 7ème et le 13ème siècle. Dans le domaine
économique, le monde musulman avait l’économie la plus prospère de l’époque. Cette
civilisation est fondée sur trois principes fondamentaux, inspirés du Coran : la liberté

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3
économique, l’utilisation correcte de la propriété , et la solidarité sociale. L’économie
fonctionnait alors selon un régime de libéralisme social (mélange du libéralisme et du
socialisme).

Le principe de la solidarité sociale est traduit par l’instauration d’une sorte de « trésor
public » (Baït al-Mâl), chargé de la redistribution de la richesse ; l’objectif est de
minimiser les inégalités sociales (entres les différentes catégories sociales). Les
recettes englobent aussi bien les propriétés agraires (terrains, constructions) que les
pièces de monnaie ou les minerais de toutes sortes. Les dépenses représentent les
dons et les aides aux nécessiteux ainsi que la réalisation d’infrastructures publiques.
Des registres de comptabilité (Dawawin )4 ont été instaurés où sont détaillés les
mouvements des avoirs de et vers «Baït al-Mâl » ;

Les recettes sont tirées de différents impôts et taxes islamiques : la Zakat ; c’est l’impôt
islamique , qui s’élève à 2,5 % des revenus et actifs liquides excédant le revenu minimum,
05% de la valeur des terres agricoles irriguées, 10 % de la valeur des terres agricoles non
irriguées, etc.

Le monde musulman est connu surtout pour son commerce qui formait le plus
important secteur économique. Le commerce était important à l’intérieur même de
l’espace musulman qu’à l’extérieur (avec l’Asie, l’Europe et l’Afrique pour importer bois,
fer, armes, etc. et pour exporter tissu ivoire, sucre, épices, or, parfums, etc.).

L’essor du commerce est favorisé par le faible coût d’échange (coûts de transaction) dû
à l’usage d’une monnaie unique : ledinar (en Or), convertible en monnaie Argent (dirhem )
; l’existence d’importantes mines d’or permettait de frapper en abondance les dinars. Il
est favorisé aussi par l’étendu du marché, la sécurité et la libre circulation des biens et
personnes, et l’invention et l’utilisation fréquente de chèque et de lettre de change dans
les transactions commerciales.

Dans le domaine agricole, la rareté de l’eau dans la grande partie des territoires
musulmans a conduit au perfectionnement des techniques d’irrigation telles que la «
canalisation ». La production agricole : riz, canne à sucre, bananes, agrumes, etc.
3
Ceci inclut la proscription de l’intérêt (riba)
4
Une sorte de comptabilité nationale au sens contemporain.

Page 9 sur 11
L’élevage était destiné à la nourriture (ovins, buffles, volailles, abeilles, etc.), mais aussi à
l’artisanat du cuir et le transport. L’artisanat était dominé par le textile qui offrait une
grande diversité (tapis, tissus en laine, coton, etc.). Dans le domaine métallurgique, le
travail du fer et surtout celui du cuivre, de l’or et de l’argent étaient très développées.

3.2. Le monde occidental


Le moyen âge du monde occidental (l’Europe) se subdivise en deux périodes à
caractéristiques économiques différentes :

3.2.1. L’économie de type Domanial


Durant la première partie du Moyen âge (Haut moyen âge entre 5e à 10e S), l’Europe
avait une économie de type « domanial » ; l’économie domaniale est fondée sur

1) le « domaine » : territoire réunissant diverses activité (culture de la terre, élevage,


artisanat…), enfermé et s’autosuffisant ; et

2) le « servage » : rapport social particulier selon lequel les « serfs » (paysans) mettent
en valeur la propriété foncière (les terres), sous la domination des seigneurs, ou de
l'église ; ils en tirent leurs propres moyens d'existence, mais ils doivent verser aux
propriétaires de fortes redevances en argent, en nature ou en travail. Le servage n’est
pas l’esclavage, car les serfs avaient des obligations mais aussi des droits, et ils
pouvaient (théoriquement) quitter les domaines à tout moment. Mais les conditions
matérielles dans lesquelles ils vivaient étaient généralement pire que celles des
esclaves de Rome.

Les paysans font partie intégrante du domaine. Lorsque celui-ci était partagé au
moment de la mort d’un seigneur, ils passaient d'un maître à l'autre en même temps que
les animaux de la ferme.

L’une des principales pratiques de cette économie domaniale est « la rotation biennale
des cultures » : afin de limiter l'épuisement des sols, un champ de céréales est laissé en
jachère (non cultivé) une année sur deux, et sert alors de pâturage.

On note que durant cette période, le commerce a beaucoup reculé sous l’influence de

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l’église (le commerçant était mal vu sous l’influence de l’église) ; l’essentiel des
échanges s’effectuait dans le cadre du troc.

3.2.2. L’économie féodale


Elle est développée en Europe durant la deuxième partie du Moyen âge (Bas Moyen âge
entre le 10 et le 15 S) ; les domaines du haut moyen âge se sont, progressivement
regroupés en féodalité. Le féodalisme est un système économique et un rapport de
production fondé sur :

1) le «fief » (une propriété foncière),

2) lahiérarchie (la société forme plusieurs classes distinctes) et

3) le rapport vassalique (engagement de travail, d’aide, de conseil et de fidélité tenu par


un vassal à son seigneur , en contrepartie de la protection et d’un fief . Le vassal fait
mettre en valeur le fief obtenu par des paysans et devient alors leur seigneur.

Dans cette économie féodale, la rotation des cultures devient triennale (rotation
triennale des cultures) : un champ est cultivé deux années en deux cultures différentes
(par exemple en céréales la première année et en légumes la deuxième année) et est
laissé en jachère l'année suivante. Ce système permet un accroissement et une variété
de la production agricole et génère des excédents que les paysans peuvent vendre sur
les marchés. Le labour des terres se fait par la charrue.

Les besoins élémentaires en nourriture sont satisfaits, il y a suffisamment de nourriture


pour que l’élevage des animaux se développe , ce qui accroît la consommation de viande
et de produits laitiers par les hommes. Leur niveau de santé s’améliore et la
démographie reprend. Par ailleurs, grâce à l’élevage, l’industrie du cuir et de la laine se
développent : aussi, la sophistication et la généralisation des moulins à eau a permis
l’essor de laMétallurgie (charrues, serrures et clés, chaînes,…).

Cette période, qualifiée de période d’expansion médiévale est caractérisée aussi par un
essor des activités commerciales , tant locales qu’extérieures.

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Chapitre 2. Les faits économiques de la renaissance à la
2 guerre mondiale
1. La renaissance européenne
C’est une période de l’histoire européenne qui s’étend de la fin du Moyen-âge (15 siècle)
à la révolution industrielle (fin de 18ème siècle) ; cette période se caractérise par une
forte production et une véritable révolution intellectuelle dans tous les domaines (l’âge
des lumières) ; elle a permis de libérer les esprits et les initiatives individuelles des
européens, et d’entamer un large mouvement de découvertes scientifiques (imprimerie…)
et géographiques (avec Christophe COLOMB ayant découvert l’Amérique en 1492, Vasco
DE GAMA ayant contourné l’Afrique et double le cap de Bonne-Espérance en 1498 ).

Mais cette renaissance débute surtout avec la Réforme (protestantisme) initiée par
Thomas Aquin ,Martin Luther (1483-1546) etJean Calvin (1509-1564).

Dans le domaine économique, la renaissance est accompagnée del’essor des échanges


(internationaux). L’essor du commerce est favorisé par l’introduction de la lettre de
change (d’abord en Italie) : la lettre de change permet à un acheteur de régler son
vendeur à l’aide d’une reconnaissance de dette. Cette lettre peut être convertie par son
détenteur en monnaie locale s’il en a besoin. Il est favorisé aussi par l’introduction (en
1537) de la pratique de l’endossement : la cession d’une créance à un tiers ; cette
pratique autorise la transmission d’un document papier (comme une lettre de change)
au lieu de l’Or. Vers 1550 nait l’escompte qui permet aux marchands possesseurs
d’effets de les échanger auprès d’opérateurs spécialisés contre du cash avant
l’échéance. En 1694, la première banque est née : laBanque d’Angleterre .

La renaissance est accompagnée aussi de la construction de grands États (les débuts


des Etats-Nations : Espagne, France, Angleterre, etc.). Des politiques mercantilistes
s’amorcent alors dont l’objectif était de promouvoir la production nationale et les
exportations et de limiter les importations. Ces politiques témoignent du développement
d’un capitalisme commercial et de la naissance d’une nouvelle idéologie et réflexion
économique : le Mercantilisme.

Page 12 sur 14
1.1 Le mercantilisme
De l’italien : Mercant signifiant marchant) estune doctrine économique qui prône le
développement économique par l'enrichissement des Etats- nations sous la forme de
l’accumulation des réserves en métaux précieux (l’or et l’argent) au moyen du
commerce . La richesse étant considérée fixe, la seule solution d’accroitre sa part est de
prendre aux autres leurs parts (une véritable guerre économique a été engagée). Cette
doctrine s’étend de la fin du Moyen-âge au milieu du 18ème siècle. Il y a plusieurs
formes de mercantilisme, qu’il convient de parler desmercantilismes . Certaine prône
l’enrichissement exclusif de l'Etat, d’autre prône l’enrichissement à la fois de l’Etat et des
particuliers.

On distingue ainsi le mercantilisme espagnol selon lequel l'augmentation de la richesse


se fait par accumulationde l'or et de l'argent ;

Le mercantilismefrançais qui consiste à enrichir l'Etat par ledéveloppement industriel ;

Le mercantilisme fiduciaire selon lequel le développement économique repose sur un


système bancaire moderne , basé sur la circulation de billets émis par une banque
centrale ;

Le mercantilisme commercialiste (ou Anglais) basé sur l’idée que l'enrichissement (ou
le développement) ne peut se faire que par le commerce en général et le commerce
maritime en particulier.

1.2. La Physiocratie
La physiocratie est une école d'économistes français du 18e siècle fondée par François
Quesnay. Pour les physiocrates, les lois de l’économie existent et sont immuables, ce
sont des lois naturelles, irrévocables et voulues par Dieu. Ils considèrent que le
développement ne peut se faire que par le développement del’agriculture , source unique
de richesse, et sur lapaysannerie qu'ils considéraient comme la seule classe productive ;
le commerce et l'industrie permettant seulement de distribuer la richesse produite, et

Page 13 sur 15
s'analysant en conséquence comme une activité stérile.

2. Le Capitalisme
2.1. Définition
Le terme capitalisme provient du mot latin « caput », qui signifie « la tête » (pour les
grecs, le capital renvoie au cheptel et la richesse se mesurait selon le nombre de tête de
cheptel possédée).

C’est Karl MARX 5 qui est le premier à avoir employé ce terme pour décrire l’organisation
socio-économique du monde occidental du 19ème siècle. Marx constate que cette
organisation divise la société en deux classes sociales bien distinctes : les capitalistes
et les ouvriers (appelés prolétariats) ; les premiers étant des propriétaires des moyens
de production (terres, machines, matières premières…) ; les capitalistes n’utilisent pas
eux-mêmes leurs moyens de productions, mais les font exploiter par les seconds (les
ouvriers) qui ne possèdent que leurs forces de travail. Ces deux classes sont liées par
un rapport dit « salariat » : les capitalistes versent des salaires aux ouvriers pour le
travail qu’ils fournissent.

De là, il définit le capitalisme comme un « mode de production dont le rapport social


fondamental est le salariat ». Il lui donne un sens péjoratif car, selon lui ce rapport
salarial est un rapport de « domination » ou « d’exploitation de l’homme par l’homme ».
Cette exploitation se traduit par l’appropriation par les capitalistes de la « plus-value »
produite par les ouvriers (la plus-value est la différence entre la valeur de la production
et le salaire touché par l’ouvrier ).

De son coté, Max Weber associe le capitalisme à l’éthique « protestante6 ». Selon lui, le
capitalisme est le résultat de l’évolution de l’esprit et des valeurs protestants. Il définit
alors le capitalisme comme « l’ensemble des actions qui reposent sur l'espoir d'un profit
par l'exploitation pacifique des possibilités d'échange » .

5
Dans son ouvrage « le Capital » consacré à la critique du capitalisme

6
Courant religieux du Christianisme issue de la Réforme de l’église menée au moyen âge.

Page 14 sur 16
Les défenseurs du capitalisme préfèrent employer les termes « libéralisme » ou «
économie de marché », plutôt que celui de capitalisme. D’une manière générale, ils le
7
définissent comme un système économique basé sur la propriété privée des moyens
de production, laliberté économique , et la régulation par lemarché .

2.2. Les fondements (les principes de base) du capitalisme


Le Droit de propriété (propriété privée) non seulement des biens de consommation,
mais aussi des biens de production;

La liberté économique qui englobe à la fois la liberté d'entreprise (créer son entreprise)
et la liberté d'échange (acheter, vendre, stocker des produits, spéculer8 …) : c’est ce que
Adam Smith désigne par sa fameuse expression «laisser faire, laisser passer ».

La régulation de la production par le marché: le marché est le noyau du capitalisme; il


dicte quoi, combien, et comment produire à travers la loi de « l’offre et de la demande »

7
Un système économique concerne les relations entre la production, la répartition, et la consommation
des biens et services.

8
10 Laspéculation consiste à prendre des paris sur l’évolution à la hausse ou à la baisse de la valeur d’un
actif financier (action, obligation…), d’un actif monétaire (devise) ou d’un bien physique

Page 15 sur 17
2.3. Caractéristiques et mécanisme de développement
L’accumulation du capital et recherche de profit : l’accumulation du capital désigne «
le réinvestissement du profit » ou « la transformation de profit en capital », c’est-à-dire
en de nouveaux moyen de production. Cette accumulation traduit la finalité du
capitaliste d’accroitre continuellement son profit. Cette finalité pousse ce dernier à
réinvestir continuellement son profit (et son capital) pour, d’abord augmenter les
capacités de production de son entreprise, et ensuite accroitre ses ventes et donc son
profit.

L’’innovation et le progrès technique: ceux-ci sont dictés à la fois par le souci du


capitaliste d’accroitre son profit (innover pour attirer plus d’acheteurs), et par la
concurrence qui élimine les entreprises moins compétitives (dont les produits ne sont
pas de bonne qualité ou dont les prix sont plus chers). Ce mécanisme provoque aussi
bien la création d'activités nouvelles que le déclin d'activités anciennes. Le progrès
technique est le résultat de l’innovation : innover pour tenir face à la concurrence.
Innovation c’est mettre sur le marché des biens/services distingués . Innovation crée de
nouvelles choses en détruisant les anciennes. C’est ce que Schumpeter appelle : la
destruction créatrice .

2.4. L’émergence et les formes de capitalisme


L’essor du capitalisme est souvent associé à la fin du moyen âge, quand des formes de
propriété privée des moyens de production et de salariat commencent à se développer.
Mais ses origines remontent plus loin dans l’histoire, jusqu’au Néolithique où des
formes de « propriété privée » avaient été observés. Dans l’antiquité, des systèmes
similaires au capitalisme avaient été mis en place par les Mésopotamiens, les
Phéniciens, les Grecs, les Romains (sauf que les rapports dominants y étaient de type
d’esclavage et de servage).

Pour K. Marx, le capitalisme est un système qui est à la fois une étape et un agent dans
l'histoire de l'humanité, caractérisée par la lutte des classes ; cette lutte conduit, à terme

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à la disparition du capitalisme, sous l'action du prolétariat. De leur côté, des sociologues
allemands du début du XX siècle voient dans le capitalisme la caractérisation d'un état
institutionnel de la société globale et expliquent son émergence par des données
culturelles et religieuses . Ainsi, Werner Sombart l'associe à la mentalité juive , tandis que
Max Weber l’associe àl'éthique protestante !

Depuis le moyen âge, le capitalisme a pris trois principales formes : capitalisme


marchand (commercial) durant la fin du moyen âge et la renaissance ; capitalisme
industriel au 19ème et 20ème siècle ; et capitalisme financier depuis la fin du 20 siècle.

Le capitalisme s’est développé d’abord en Europe pour s’étendre progressivement dans


presque le monde entier. Le critère de distinction entre ces formes de capitalisme est la
nature de la source principale d’enrichissement (accumulation de capital) et du secteur
d’activité dominant .

2.4.1. Le capitalisme Commercial (ou marchant)


C’est la première forme prise par le capitalisme. Le capitalisme commercial a dominé
l’Europe de la fin du moyen âge quand le commerce a repris son essor. Il a été initié
successivement en Italie, en Espagne, en Hollande et en Angleterre. Il est dit «
commercial » car l’activité dominante et la source principale d’enrichissement et
d’accumulation du capital sont le commerce (le commerce international surtout) ; la
richesse y est mesurée par la quantité détenue en métaux précieux (l’Or et l’Argent).

L’accumulation de capital s’y fait par le réinvestissement de la marge commerciale9


réalisée.

Suite au mouvement de la Réforme (protestantisme)10, entamée vers le 13 ème siècle,


les esprits des européens ont été libérés et encouragés à pratiquer le commerce et à
accumuler de la richesse. Une classe de bourgeois et de gros marchants a été apparue.

9
La marge commerciale est la différence entre le prix de vente et le prix d’achat de marchandises
10
Avant la Réforme, l’église condamnait l’accumulation de richesse, et prohibé aux particuliers de
pratiquer le commerce et les prêts à intérêt.

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2.4.2. Le capitalisme Industriel
C’est la deuxième forme prise par le capitalisme. Le capitalisme industriel dominait
l’Europe (et progressivement le reste du monde) depuis la révolution industrielle
anglaise jusqu’aux années 1970 ! Son développement est donc associé au phénomène
de la révolution industrielle. Dans ce capitalisme, l’industrie est la première activité
économique et elle est la principale source d’enrichissement.

L’accumulation de capital s’y fait par le réinvestissement des profits11 réalisés en les
transformant en de nouveaux moyens de production (machines, matières premières,
usines…).

2.4.3. Le capitalisme Financier


Dans ce capitalisme, la finance est une activité essentielle, et elle est une source
importante d’enrichissement. L’accumulation de capital repose principalement sur
l’investissement (et réinvestissement) dans les marchés financiers (bourse des valeurs)
sous formes de placement enactifs financiers (actions, d’obligations…).

Les profits tirés de cet investissement sont appelés « dividendes » et « intérêts ». Ce


type de capitalisme caractérise l’économie mondiale contemporaine puisque la forme
dominante de l’accumulation est bien « l’accumulation financière ». En effet, depuis le
début des années 1970, on assiste à un développement accéléré de la finance (les
activités ou opérations financières) si bien qu’on parle aujourd’hui de la «
financiarisation de l’économie mondiale ». Ce phénomène se manifeste par :

L'accroissement important des flux financiers au plan national et international,

L'importance accrue du rôle et de l'influence des acteurs financiers (banques, marchés


financiers, fonds de pension….) dans l’économie,

L'endettement accru des entreprises et des ménages et la dynamique de la

11
Le profit est la différence entre le montant de vente de produits finis et les coûts de production.

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consommation qui repose sur le crédit.

Le rôle premier des marchés financiers dans le déclenchement des crises


économiques.

Le développement des marchés financiers (nationaux) et leur interconnexion au niveau


mondial donne lieu au phénomène de la « globalisation financière ». Ce phénomène se
traduit par l’instaurationd’un marché planétaire des capitaux . Uneéconomie virtuelle est
alors née, souvent déconnectée de l’économie réelle (système productif) ; dans cette
nouvelle économie, la rentabilité financière des placements (rémunération des actifs
financiers) devient plus importante que la fonction productive.

La globalisation financière fait suite à :

1) la déréglementation des marchés de change (passage, en 1971 du régime monétaire


fixe au régime flottant) ;

2) la désintermédiation (possibilité de se financer directement sur les marchés


financiers sans avoir recours au crédit bancaire) ; 3) le décloisonnement des marchés
des capitaux (possibilité d’intervenir sur tous compartiments du marché financier par un
même opérateur).

2.5. Modèles capitalistes


Le monde capitaliste contemporain présente une variété de modèles capitalistes, selon
laplace de l’Etat et du marché dans les rapports économiques et sociaux. Deux modèles
restent une référence :

2.5.1. Capitalisme anglo-saxon : capitalisme Ultra-libéral


Ce capitalisme se distingue par l’importance du souci ducourt terme (sur le long terme),
de la consommation sur l’épargne, de l’endettement comme source principale de
financement, de l’individualisme (les initiatives, la réussite, l’échec, relèvent toujours des
individus) sur le collectivisme (solidarité sociale), de l’enrichissement comme une fin qui

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doit être recherchée par tous les moyens (en s’enrichissant le plus vite possible, les
riches donnent ainsi l’exemple aux pauvres qui se rendent compte alors que l’on peut
toujours s’en sortir si l’on a la volonté). La redistribution de la richesse peut et doit
relever de l’initiative privée. Relèvent de ce modèle : les États-Unis, le Royaume-Uni,
l’Australie, le Canada.

2.5.2. Capitalisme Rhénan : capitalisme modéré


Il se distingue par l’importance de l’épargne (plutôt que la consommation à crédit), du
souci dulong terme , del’esprit collectif (préféré à l’esprit individualiste).

Les banques interviennent à côté des entreprises et il existe une symbiose entre les
grands groupes industriels et les banques. On peut parler d’une sorte de communauté
industrialo-financière sous le regard bienveillant des syndicats qui jouent le jeu. Le
modèle rhénan est également moins inégalitaire et un système fiscal assure une
redistribution des richesses qui est acceptée par les contribuables les plus aisés qui ne
se révoltent pas ni ne s’évadent du territoire où ils sont fiscalement imposables.
Relèvent de ce modèle : l’Allemagne, la Suisse, le Japon.

Le cas de la chine mérite une attention particulière : la Chine présente un Capitalisme


unique : un «capitalisme d’Etat » ou «capitalisme communiste ».

2.6. Les critiques du capitalisme


Dès ses origines, le capitalisme a fait et continue de faire l’objet de nombreuses
critiques. Le capitalisme est considéré comme une source d’inégalités sociales et de
misère pour la classe des travailleurs , et une source d’opportunisme et d’égoïsme et, ce
faisant, il contribue à détruire les solidarités et les liens sociaux . Ces critiquent
provoquent la question de savoir : «le capitalisme est-il perpétuel » ?

Alors que les défenseurs du capitalisme (les économistes libéraux) voient dans ce
dernier un système qui reproduit constamment les conditions de sa propre existence,
les détracteurs de ce système (Schumpeter et les marxistes) n’y voient qu’une étape de

Page 20 sur 22
l’évolution de la société humaine vouée à la disparition.

Pour Karl MARX : Pour Marx, le capitalisme est un système fondé sur domination ou
l’exploitation de l’homme par l’homme, sur la division de la société en deux classes
distinctes animées par une lutte perpétuelle et sur l’appropriation de la plus-value par les
capitalistes. Dès lors, pour Marx, le capitalisme devra disparaitre à terme en
conséquence de ses contradictions : la libre concurrence et la propriété privée
produisent de l’innovation qui amène à laconcentration du capital (monopole) ; en outre,
l’appropriation de la plus-value par les capitalistes et l’accumulation perpétuelle de
capital conduisent à la baisse tendancielle du taux de profit : la demande (des
travailleurs) n’égalisera jamais l’offre des capitalistes, ce qui en résultera une crise de
surproduction . Les capitalistes arrêtent d’investir, le capitalisme rentre dans un cycle
vicieux : moins de consommation, moins d’investissement.

J. SCHUMPETER rejoint Marx mais il affirme que la cause de l’autodestruction du


capitalisme n’est pas économique mais sociale: elle tient à la disparition de la classe
des entrepreneurs qui est le moteur du Capitalisme. Le rôle des entrepreneurs tient à
leur capacité d’innovation et du changement (détruire les méthodes anciennes pour en
créer de nouvelles plus efficaces)12. Schumpeter explique la disparition de cette classe
par la tendance à la « la concentration industrielle » sous forme de grosses entreprises
bureaucratisées qui éliminent les entrepreneurs incapables de les concurrencer.
L’innovation est ainsi bloquée, ce qui aboutira à la disparition du capitalisme.

3. La révolution industrielle
La révolution industrielle anglaise de la fin du 18 siècle est la première véritable
révolution industrielle connue par l’humanité. Cette révolution constitue un « passage
d'une économie fondée sur l'agriculture et l’artisanat à une économie reposant sur
l’industrie et la production mécanisée et à grande échelle ». Elle est d’origine anglaise et
s’est déroulée entre les années 1760 et 1830, pour se diffuser progressivement à
l’Europe continentale, aux USA, puis au Japon et au reste du monde.
12
Schumpeter parle du processus de «destruction créatrice ».

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La révolution industrielle (anglaise) constitue une rupture majeure dans l’histoire de
l’humanité, et apparaît comme le point de départ dela croissance économique moderne ,
c’est-à-dire un processus cumulatif d’accroissement simultané de la population, de la
production et du revenu par tête .

L’originalité de cette révolution tient à l’ampleur et au nombre des inventions , à


l’intensité de leur diffusion, et à la croissance cumulative des gains de productivité et de
la production industrielle. Sur le plan de la production, cette révolution a touché :

A la nature de la production: le déclin de la production agricole et artisanale et


l’accroissement de la production industrielle et les articles manufacturés; l’apparition de
nouvelles activités (coton, sidérurgie, mécanique, métallurgie …)

Aux modes de production: la substitution de la machine au travail manuel


(machination de la production), l’utilisation du charbon (vapeur) comme source
d’énergie (avant la RI, les seules sources d’énergie disponibles étaient le vent, l’eau et
l’énergie humaine et animale brutes); une nouvelle forme d’organisation de travail (la
division du travail ou la spécialisation des tâches);

A la localisation de la production: la production se fait désormais dans des usines, en


zones urbaines, et non plus à domicile et en zones rurales;

A la nature de l’emploi: le développement du salariat (travail salarié).

Trois industries sont particulièrement touchées par cette révolution : le textile , l’énergie
et la métallurgie . L’innovation dans l’industrie textile est le point de départ de cette
première révolution industrielle ; cette industrie fut la première à être mécanisée ; une
vague d’inventions a en effet révolutionné les méthodes de filage, de tissage et
d’impression des motifs et des couleurs. La navette volante en est la première et la
principale, diffusée dans le tissage du coton vers 1760 ; elle a amélioré la productivité
d’environ 30 %.

La découverte et l’utilisation du charbon comme source d’énergie a révolutionné les


méthodes de production et de transport ; ces méthodes sont mécanisées par

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13
l’introduction de la machine à vapeur (bateau à vapeur en 1807, la locomotive à vapeur
en 1804). Et, avec l’invention et la diffusion des hauts fourneaux au coke dans la
sidérurgie et la métallurgie, le fer est alors utilisé en grande quantité dans la production
de ponts, de chemins de fer et d’immeubles.

3.1. Les facteurs de la première révolution industrielle


La renaissance de l’Europe : elle succède au Moyen-âge et a permis une forte
production intellectuelle dans tous les domaines (l’âge des lumières); elle a permis de
libérer les esprits et les initiatives individuelles, ce qui a provoqué un large mouvement
de découvertes scientifiques et d’inventions techniques (imprimerie…) ainsi que
géographiques (colonisation).

La révolution agricole: elle s’est déroulée, essentiellement durant le 17ème siècle, et a


permis de réaliser des gains importants de productivité; ces gains ont permis à
l’agriculture de libérer de la main-d’œuvre à l’industrie et de lui offrir des débouchés
(machines et techniques agricoles) et de susciter la naissance des industries textiles et
sidérurgiques. De plus, cette révolution a permis l’apparition d’entrepreneurs et de
grands propriétaires fonciers détenteurs de capitaux qui les avaient investis par la suite
dans l’industrie. Mais, les bases de cette révolution sont jetées dès le 15 ième siècle
avec la réduction, puis à l’abandon progressif de la jachère ; la grande jachère est alors
remplacée par de la prairie artificielle et la petite jachère est remplacée par des cultures
fourragères à cycle court entre céréales d’hiver et céréales de printemps. La productivité
du sol double, en même temps celle du travail suite à un meilleur savoir- faire à
l’utilisation d’instruments plus performants et à un meilleur emploi de la traction animale.
Par ailleurs, le développement des « enclosures » a permis de développer plus
facilement les cultures fourragères (orge, avoine, trèfle, navet) et l’élevage.

La Demande : durant le 18ème siècle, l’Europe et notamment l’Angleterre, a connu un

13
Les historiens datent en général l’invention du mécanisme moderne de transformation de la vapeur en
énergie mécanique de TAQI AL-DIN (1526-1585), philosophe, scientifique et astronome turque.

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accroissement important de la demande en produits ; cet accroissement a été dû à la
fois à la croissance démographique et à l’influence du commerce extérieur (marchés
coloniaux) ; alors que la pression de la demande appelle le progrès technique pour
augmenter la production, la croissance démographique a fourni de la main d’œuvre
moins chère pour l’industrie ; le commerce extérieur a fourni à la fois de nouveaux
marchés et de nouvelles sources de matières premières.

Le développement de transports : ce dernier a été à la fois une cause et une


conséquence de la RI; l’apparition des roues, des canaux et des chemins de fer a permis
la baisse des coûts de transports et l’élargissement des marchés ainsi que la facilité d’y
accéder.

3.2. Conséquence de la première révolution industrielle


Cette première révolution industrielle s’était accompagnée de transformations radicales
dans quasiment tous les domaines : démographique, culturel, géopolitique ou encore
dans l’organisation du travail :

Développement de la Production et du Transport: Ces transformations ont bouleversé


les techniques de productions; la mécanisation de l’industrie permet désormais une
production textile et métallurgique massive à des prix bien plus bas qu'auparavant. Elles
ont aussi bouleversé les modes de transports dont le chemin de fer et les bateaux à
vapeur deviennent vite les symboles.

Explosion démographique, Exode rural, et Urbanisation: en améliorant les conditions


de vie dans les régions urbaines, la révolution industrielle a entrainé une croissance
exponentielle de la population urbaine; cette croissance a été renforcée par les flux
importants des gens venant des régions rurales; ainsi, entre 1800 et 2010, la population
mondiale est passée d’environ 1 milliard à environ 7 milliards. Le taux d’urbanisation est
passé (en Angleterre) de 14% en 1750 à 48,3% en 1840 ; la population du Londres est
passée de 1 117 000 en 1800 à 2 685 000 en 1850 à 7 256 000 en 1910. La part de la
population agricole est passée de 46% à 28,6% pour l’Angleterre entre 1750 et 1850 : la
population agricole a quitté les campagnes pour aller dans les villes y travailler dans

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l’industrie.

Division sociale: deux classes vont se constituer et devenir antagonistes: la classe


ouvrière d’une part et la classe capitaliste d’autre part; cette nouvelle division sociale a
favorisé les rapports d’exploitation; elle a renchéri les capitalistes et a appauvri les
ouvriers. Il faudra attendre la seconde moitié du 20 siècle pour voir cette distinction
s’atténuer avec la montée en puissance d’une importante classe moyenne.

Amplification des mouvements de colonisation : la révolution industrielle anglaise a


été à l’origine d’une véritable course à la conquête de nouveaux territoires pour servir les
industries des grandes puissances. L’Europe des 18ème et 19ème siècles, particulièrement
l’Angleterre et la France, se partageaient presque le monde entier sous forme de
colonies. Cette course à la colonisation a été déclenché principalement par le besoin à
la fois de trouver des débouchés à la surproduction générée par la révolution industrielle
et de trouver de nouvelles sources de matières premières.

L’évolution du rôle de l’Etat: les développements induits par la révolution industrielle


ont conduit les Etats à s’engager dans la vie économique à la fois pour maintenir, voire
amplifier le processus d’industrialisation, et pour en atténuer les conséquences
négatives sur la classe ouvrière, et ultérieurement sur l’environnement (développement
durable); l’engagement des Etats se fait à travers les politiques économiques.

N.B : En tant que notion économique , la Révolution industrielle peut être définie comme
« une série de changements profonds affectant les conditions de production : énergie,
matière première, technique de production, et moyen de transport et de communication
».

Au moinsTrois révolutions industrielles ont eu lieu depuis la fin du 18ème siècle :

1ère Révolution industrielle (anglaise, fin 18 S): l’ère de la mécanisation avec


l’introduction de la machine (à vapeur ), le charbon, le chemin de fer, la manufacture
(atelier), etc.

2ème Révolution industrielle (fin 19ème S): l’amélioration de la mécanisation avec


l’introduction du moteur à combustion , le pétrole , l’électricité , les produits
pétrochimiques (plastiques, caoutchouc, etc.), l’automobile, la grande entreprise
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(fordisme), etc.

3ème Révolution industrielle (depuis les années 1960): l’ère de l’automatisation avec
l’introduction del’informatique , larobotique ,l’énergie renouvelable , etc.

De nos jours (depuis le début du 21è Siècle), avec l’internet, le digital, l’intelligence
artificielle, etc., on parle de la4 ème Révolution industrielle ou de «l’industrie 4.0 »

A chaque révolution industrielle, certaines activités motrices jouent un rôle


d’entraînement pour l’ensemble de l’économie et impulsent la croissance économique ;
et chacune d’elle s’est accompagnée du déclin de branches anciennes et de l’essor de
nouvelles branches motrices…

Avec l’industrialisation, de nouveaux lieux de production, et de nouvelles méthodes de


travail apparaissent : nouveau lieu de production : l’usine remplace l’atelier et compte
plusieurs centaines d’ouvriers ; de nouvelles méthodes de travail :Le Taylorisme (de
Taylor): parcellisation du travail, spécialisation des hommes et des machines,
séparation du travail de conception de celui d’exécution, salaire au rendement ; Le
Fordisme (de Ford) : travail à la chaîne, standardisation des produits, salaire horaire ;
Toyotisme (de Toyota) : Juste à temps ou production à flux tendus.

4. La crise économique de 1929


Avant de rentrer dans la crise de 1929, il convient de rappeler les principales
caractéristiques de l’environnement économique qui précède la crise.

4.1. L’environnement économique d’avant la crise de 1929


A partir des années 1870, de nouvelles inventions techniques (le téléphone et le moteur
à explosion en 1876, l’ampoule électrique en 1879, le moteur électrique en 1882,
l’automobile en 1885) ouvrent la voie à « la deuxième révolution industrielle » et à « la
belle époque » en Europe et aux USA. L’industrie se développe alors très rapidement et
l’organisation de travail et de production se développe pour consacrer le

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Taylorisme/Fordisme 14 (en France, la production automobile est passée de 1850
véhicules en 1898 à 45 000 en 1913 ; en 1990, la France compte 155 constructeurs
automobiles !). Le commerce international et les investissements étrangers connaissent
un essor sans précédent (entre 1860 et 1913, le volume du commerce mondial est
multiplié par 6 ; le stock des investissements à l’étranger passe de 1,2 milliards £ en
1825 à 48 milliards £ en 1913).

La deuxième moitié du 19 siècle (jusqu’au début de la première guerre mondiale) est


considérée comme la première véritable phase de mondialisation économique : la libre
circulation des biens, des hommes et des capitaux n’a jamais été aussi grande.

Avant la première guerre mondiale, l’Europe, en particulier la Grande Bretagne15 était le


centre du monde qui dominait économiquement et technologiquement. Mais cette
guerre s’est accompagnée de changement dans le leadership mondial en faveurs des
Etats-Unis .

Cette guerre a aussi mis fin à la belle époque mais sa fin s’est accompagnée d’une
nouvelle période d’expansion économique, dans les années 1920 : « les années folles » .
L’expansion était plus forte aux Etats-Unis qui deviennent la première puissance
économique mondiale . En 1929 (à la veille de la crise économique), les Etats-Unis
représentaient :

45% la production industrielle mondiale,

44% de la production mondiale de charbon,

51% de l’acier mondial,

14
Aux Etats-Unis, Henry Ford met en place, en 1913, le système de production de masse et de travail à la
chaîne ; le temps de montage est passé de 728 minutes auparavant à 93 minutes ; le prix du véhicule
passe, de 850 $ en 1908 à 265 $ en 1922 (plus de 15 millions d’exemplaires de la fameuse voiture Ford T
est vendue à entre 1908 et 1927).

15
Au milieu du 19e siècle, la Grande Bretagne est devenue l’atelier du monde et le centre des échanges
planétaires : elle représentait 2/3 du commerce international, 1/4 de la production industrielle mondiale,
etc.

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40% des importations mondiales de matières premières;

Entre 1921 et 1929 la production industrielle américaine a augmenté de 50 %;

le premier prêteur mondial de capitaux.

Le développement des marchés financiers et des activités de crédit ont encouragé les
ménages américains à jouer en bourse (investissement spéculatif dans les actions)
pour s’enrichir (la valeur des actions ne cesse d’augmenter depuis 191916 (l’indice des
actions a progressé de près de 300 %)).

N.B. l’Allemagne se distinguait, entre 1922 et 1923 par le phénomène de «


l’hyperinflation 17 ». Pour rembourser ses dettes (paiement de réparations des dégâts
causés aux alliés), l’Allemagne a eu recours à la création monétaire ; l’inflation s’installe
et les prix s’envolent et changent plusieurs fois dans un mois, voire même dans une
journée. La monnaie allemande (le Mark) n’exerçait plus les fonctions de réserve de
valeur et d’intermédiaire des échanges : en Décembre 1922, il fallait près de 7 000 Mark
pour obtenir un Dollar ; vers la fin de 1923, le taux d’inflation a atteint près d’un million
pour cent ; le papier monnaie était tellement abandon qu’il fallait le transporter par sac,
par valise, voire par brouette.

4.2. La crise économique de 1929


La crise économique de 1929 constitue un fait majeur de l’histoire moderne du monde
(capitaliste). On appelle « la crise de 1929 » ou « la Grande Dépression » la période de
l'histoire du monde capitaliste qui va du krach boursier de 1929 aux États-Unis jusqu'à la
Seconde Guerre mondiale, et qui s’est propagée au reste du monde (les économies
capitalistes) entrainant une chute de la production, une importante déflation et une

16
Une somme de 400 dollars investis en 1919 sur le marché boursier serait devenue 21 000 dollars en
1929.

17
Il y a « hyperinflation » quand l’inflation (l’augmentation des prix) ne cesse de s’accélérer pour atteindre
des niveaux incontrôlables (plus de 30%).

Page 28 sur 30
explosion duchômage.

4.2.1. Les Etats-Unis : l’épicentre de la crise


Le point de départ de la crise de 1929 est le « krach boursier 18 » de Wall Street (Bourse
de New-York) déclenché dans la journée du jeudi 24 octobre 1929 (qualifié de « jeudi
noir »). Le déclenchement de ce krach a eu comme origine l’annonce (durant le mois
d’octobre 1929) dela baisse des prix et des bénéfices industriels .

Suite à cette annonce, certains spéculateurs décident de vendre leurs actions pour
réaliser une plus-value (puisque les prix des actions étaient encore à un niveau élevés).
Cette réaction de ces spéculateurs a entrainé unebaisse des prix des actions , entrainant
à son tour une panique générale , puisque la majorité des détenteurs d’actions se sont
mis eux aussi à vendre massivement leurs titres ; les cours des actions s’effondrent
alors et entrainent l’effondrement de toutes les autres valeurs boursières.

Durant la seule journée de 24 octobre, environ 13 millions d’actions sont proposées à la


vente à bas prix sur le marché sans pour autant trouver d’acheteurs. A la fin de cette
journée, les cours (prix) des actions baissent de près de 30 %. Le lundi 28, les cours
baissent encore de 13 %. Le mouvement baissier continue jusqu’en 1932 : l’indice des
cours des actions est passé de 238% en 1929 à seulement 36% en 1932.

4.2.2. Du krach boursier à la crise économique


A partir de 1930, le krach boursier se transforme en crise bancaire, puis en crise réelle
(économique). Le passage de la crise boursière (chute de l’ensemble des valeurs
boursières)à la crise bancaire s’est fait par trois principaux facteurs :

Le retrait massif des dépôts bancaires par la clientèle;

Le défaut de remboursement (défaillance) des emprunteurs des banques;

Les pertes financières subies par les banques à la suite de l’effondrement de la valeur

18
Un krach boursier (ou crise boursière ou encore crise financière) est défini comme la chute soudaine et
brutale des prix des actifs financiers (actions, obligations,…)

Page 29 sur 31
de leurs actifs financiers.

Ces trois facteurs ont entrainé unecrise de liquidité au niveau des banques (les banques
ne se prêtaient plus de crédits entre elles par manque de confiance).

Beaucoup de banques, ne pouvant plus distribuer de crédits, ont dû alors faire faillite
(entre 1930 et 1932, plus de 773 banques ont fait faillite).

La crise de crédits a affecté négativementl’investissement et laconsommation ; l’argent


se fait très rare, la consommation des ménages a chuté, entrainant la chute de
l’investissement des entreprises (aggravée par le manque de financement bancaire).

Beaucoup d’entreprises ont due alors faire faillite. La crise bancaire se transforme alors
en crise réelle (économique)

En effet, l’économie américaine est frappée par une stagnation de grande ampleur.
L’indice du PIB passe de 163% en 1929 à 147,4% en 1930, 136,1% en 1931 et 115% en
1932. L’indice de la production industrielle passe de 105% en octobre 1929 à 52% en
juillet 1932. En 1933, 24,9 % de la population active était au chômage , et deux millions
d’Américains étaient sans-abri. L’indice des prix à la consommation passe de 165% en
1929 à 124% en 1933. (N.B : la baisse de l’indice des prix à la consommation est
synonyme de la « déflation » qui est la baisse générale et continue des prix des biens et
services).

4.2.3. La transmission de la crise dans monde capitaliste


En raison notamment de l’intensité des relations financières et commerciales
internationales et du poids de l’économie américaine dans l’économie mondiale, la crise
économique a vite gagné l’ensemble des économies capitalistes.

Le rôle des mouvements internationaux de capitaux: À la fin des années 1920, les
États-Unis étaient le premier prêteur mondial de capitaux. Suite à la crise et aux pertes
qu’elles ont subies, les banques américaines rapatrient massivement leurs capitaux
déposés (prêtés) à l’étranger afin de pallier leurs difficultés internes. Les pays débiteurs
(Allemagne, Australie, Argentine, Pologne…), en subissent les conséquences et leurs

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banques sont entrainées à la faillite.

Les politiques de protectionnisme: dans le souci d’endiguer les effets de la crise, les
États-Unis, et par la suite les autres puissances mondiales, ont instauré des barrières
douanières; ainsi, aux USA, les droits de douanes sont accrus sur 25 000 produits et le
tarif moyen sur les importations protégées passe de 39 % à 53 %. A cela, s’ajoutent les
dépréciations monétaires volontaires, des taxes, des quotas, l’instauration de normes
sanitaires et autres obstacles administratives. Les économies se replient sur elles-
mêmes : pour les États-Unis, le rapport exportations sur PIB à prix courants passe de 5
% en 1929 à 3,7 % en 1938 et pour l’Europe occidentale, il passe de 14,5 % à seulement
7,1 %. Ce recul du commerce international constitue un facteur supplémentaire de
freinage de l’activité économique.

4.2.4. Conséquences de la crise


Chômage de masse : en 1932, 30 millions de chômeurs dans le monde (contre

10 millions en 1929).

Pauvreté générale: au milieu des années trente, on estime que 1/5 des britanniques
est sous-alimentée.

Déflation: les prix des biens et services ont baissé fortement sans qu’il ait pour autant
de demande.

Recul du commerce international (divisé par 3 entre 1929 et 1932)

N.B : l’arrivée au pouvoir aux USA de F. Roosevelt s’est accompagnée de changement


dans le comportement de l’Etat avec la mise en œuvre du « New Deal » : celui-ci est
ensemble de politiques étatiques, initiées par Roosevelt dont l’objectif est de casser la
spirale déflationniste et de réduire le chômage et la misère.

4.2.5. Les analyses (explications) de la crise


Pour les économistes libéraux (néoclassique à l’époque), la crise de 1929 est une

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crise classique due au blocage des mécanismes du marché (la flexibilité des prix) qui
assurent l’équilibre économique; ce blocage s’explique par la rigidité des salaires à la
baisse . Une politique d’équilibre budgétaire et le libre jeu des mécanismes de l’offre et
de la demande devraient suffire à faire retourner l’économie vers un équilibre de plein-
emploi.,

L’approche marxiste (surproduction): la crise de 1029 est une crise de surproduction


générale due à une insuffisance de la demande (sous-consommation).

L’insuffisance de la demande est due, à son tour, à l’accentuation des inégalités dans la
répartition des revenus : la part des travailleurs dans le revenu national a diminué (à
cause de l’appropriation de la plus-value par les capitalistes), pour les marxistes, la crise
de 1929, est un révélateur des contradictions internes du capitalisme. Ils considéraient
donc que le capitalisme conduirait à des crises sans cesse plus violentes, jusqu'à la
destruction complète du capitalisme.

L’approche Keynésienne (sous-consommation): Keynes considère que la crise de


1929 est due à la sous-consommation des ménages résultant de leur forte tendance à
épargner (ne pas consommer tout son revenu); ceci a poussé les producteurs à réduire
leur capacité de production et d’investissement, et a fini par augmenter le volume de
chômeurs. Cette explication a conduit à recommander l’intervention de l’Etat (politiques
budgétaires déficitaires et politiques monétaire expansionnistes) pour stimuler la
consommation et, par extension, améliorer la demande effective des producteurs afin
de relancer la production et l’emploi.

Le surinvestissement: Pour I. Fisher, le surinvestissement qui caractérise la fin des


années 1920 serait à l’origine de cette crise. L’investissement aurait dépassé les
capacités d’épargne. L’investissement aurait donc été alimenté par un excès de crédits
et un surendettement des opérateurs. Le surendettement aurait, par la suite, freiné la
consommation des ménages et déclenché la déflation.

Selon M. FRIEDMAN , c'est la réaction des autorités monétaires américaines des USA
au krach boursier (politique restrictive ) qui a constitué le principal élément de
transmission de la crise boursière à l'économie réelle. La crise aurait pu être évitée si, au

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lieu de réduire la quantité de monnaie en circulation dans l'économie et de faire monter
les taux d'intérêt, elles avaient au contraire augmenté la quantité de monnaie pour éviter
la hausse des taux d'intérêt. Dans ce cas, les banques, auraient pu trouver des liquidités,
accorder des prêts à tous ceux qui en avaient besoin pour rembourser, et la panique
générale aurait pu être évitée.

5. L’avènement du Socialisme
Le socialisme se présente à la fois comme une exigence « morale » (assurer le bonheur
du plus grand nombre de la population, condamner la misère et l’exploitation), une
critique du capitalisme industriel du 19 siècle et un projet de réorganisation de la société.

Dans une perspective marxiste, le mot « socialisme » désigne « la phase post-


capitaliste des sociétés humaines où a disparu la propriété privée des moyens de
production et d'échange et où s'exerce la force contraignante de l'État » .

Le socialisme peut se définir comme « un système économique qui repose sur la


socialisation des mayens de production et la planification centrale de l’activité
économique ».

La pensée de K. MARX est la référence essentielle du socialisme.

5.1. L’émergence du socialisme.


A partir de la seconde moitié du 19 siècle, le capitalisme accentue la concentration du
capital (il aggrave la division de la société capitaliste où la minorité s’accapare de la
grande partie de la richesse). Le mouvement ouvrier émerge parallèlement pour mettre
en avant la « question sociale et morale » de l’économie (amélioration des conditions de
vie et de travail pour les travailleurs).

Suite à la révolution bolchéviste (1917), les socialistes russes parviennent au Pouvoir et


mettent en place le socialisme comme système économique.

Après la fin de la deuxième guerre mondiale en 1945, de nombreux pays d’Europe

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occidentale et des pays décolonisés (de l’Afrique, de l’Asie et l’Amérique latine)
s’inspirent de l’expérience russe et adoptent le socialisme (Chine, Venezuela, Cuba,
Algérie…).

Depuis, le socialisme est associé à la gestion de l’économie par l’État et au


développement du secteur public par les nationalisations (collectivisation des moyens
de production)

5.2. Les fondements théoriques du socialisme


Les premières réflexions sur le socialisme sont relativement anciennes : on distingue
deux catégories de théories socialistes : socialisme utopique, et socialisme scientifique.

Socialisme utopique:

Simonde de Sismondi (économiste classique 1773-1842) intègre les préoccupations


sociales à la vision de l’économie politique; il revendique le retour aux formes
corporatives (qui entretiennent des liens de solidarité entre les maîtres et les ouvriers) et
la mise en place par l’État d’une forme de « garantisme social » qui protège les plus
pauvres

Charles Fourier (1772-1837) voit dans capitalisme un régime vicieux qu’il faut
remplacer par un nouveau régime où l’homme pourra exercer librement ses passions au
travers de la constitution des coopératives de production et de consommation où tous
auront droit à un travail

Robert Owen (1771-1858) considère que l’intérêt de chaque individu se trouvant en


opposition à celui des autres, il en résulte un véritable état de « guerre sociale »; il a une
nouvelle conception de la société, fondée sur la coopération

Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865): il considère que la division du travail engendre


l’amélioration de productivité; mais, pour lui, cette amélioration est pour l’essentiel l’effet
de la force collective de travail. Au sein du capitalisme, le capitaliste s’approprie (vole) le
surplus qui naît de la mise en commun de ces forces individuelles et qui égale à la
différence entre le produit de la force collective de travail et le produit de la somme des

Page 34 sur 36
forces individuelles. Il défend donc l’instauration d’un nouvel ordre social fondé sur le
mutualisme, le crédit gratuit et le fédéralisme.

socialisme scientifique

K. Marx : Marx fait la distinction entre travail et force de travail . Ce que vend le
travailleur et achète le capitaliste, c’est laforce de travail (la capacité à travailler pendant
un temps donné). Ce que vend le capitaliste (en vendant les marchandises produites),
c’est la valeur du travail dépensé pour produire les marchandises en question. La
différence entre la valeur du travail et la valeur de la force de travail donne lieu à la «plus
-value » (le sur-profit) ; c’est une valeur créée par les travailleurs mais appropriée par les
capitalistes (il y a donc un rapport d’exploitation au sein du capitalisme).

Par ailleurs, Marx considère (à partir de la deuxième moitié du 19 siècle) que le


capitalisme est devenu un obstacle au développement des forces productives. Il est
alors temps de renverser les rapports de production capitalistes pour que le
développement des forces productives se poursuive.

Sous l’effet de la concurrence et dans le but de réaliser la plus-value, chaque capitaliste


a intérêt à introduire du progrès technique et à substituer du capital au travail (pour
produire et vendre plus). Mais seul le travail est générateur de la plus-value ; la
substitution du capital au travail provoque une baisse tendancielle des taux de profit .
Lorsque ceux-ci auront suffisamment baissé, il en résultera un blocage de
l’accumulation qui prendra la forme dudéclenchement d’une crise capitaliste.

Pour Marx, il faut donc socialiser la propriété des moyens de production pour restaurer
l’harmonie entre nature de la production et nature de la propriété, de manière à organiser
rationnellement l’émancipation définitive de l’humanité.

Friedrich Engels (1820-1895)

Lénine (1870-1924) dans son ouvrage « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme


» il y analyse la concentration de la production sous forme de l’émergence des
monopoles, la fusion du capital bancaire et du capital industriel conduisant à la
constitution du capitalisme financier, et il pose la question du développement inégal et
des modes de transition des régimes économiques.
Page 35 sur 37
Rosa Luxemburg: Dans son ouvrage «L’accumulation du capital » (1913), elle étudie la
manière dont le capitalisme étend sa domination sur les formes sociales pour permettre
la réalisation de la plus-value, et elle en déduit sa tendance à étendre progressivement
sa domination sur les marchés extérieurs et les pays coloniaux. Elle en déduit qu’à
l’issue d’une mondialisation achevée, le capitalisme étant parvenu à désintégrer toutes
les formes sociales antérieures, la crise « ultime » du capitalisme sera alors inévitable et
l’avènement du socialisme inéluctable.

5.3. Les fondements juridiques et économiques du socialisme.


La propriété collectiviste des moyens de production: elle prend deux formes
principales:

La propriété sociale: les moyens de production appartiennent à la société entière par


l’intermédiaire de l’Etat; ce qui implique que la terre, le sous-sol, la totalité des
entreprises industrielles et des institutions de crédit soient nationalisés.

La propriété coopérative: les moyens de production appartiennent au groupe de


travailleurs qui les utilisent dans le processus de production. Elle concerne l’artisanat, le
commerce de détail, les exploitations agricoles…

Bien sûr, cette organisation n’interdit pas à chaque citoyen de disposer de biens
durables destinés à satisfaire des propres besoins (véhicules, maisons, mobiliers…)

La planification économique: à la place du marché, c’est l’Etat qui organise l’activité


économique à travers des plans applicables dans tout le pays et sur la quasi- totalité
des secteurs; c’est la planification centrale selon laquelle l’Etat prend les décisions sur
quoi, combien, et comment produire; c’est le plan qui fixe impérativement le niveau des
différentes productions, les techniques de production et la répartition des revenus.

Historiquement, on distingue deux modèles :

Le modèle centralisé ou administratif (l'Union Soviétique, certains pays de l’Europe de


l’est, certains pays de l’Asie, l’Algérie,…): pouvoir économique centralisé, les rapports
économiques administrés, la planification touche tous les secteurs, concurrence

Page 36 sur 38
inexistante, monopole du change et du commerce extérieur par l’Etat (pour assurer la
stabilité des prix nécessaire à la planification)

Le modèle économique décentralisé (I’Indonésie, Chili…): il supprime l'administration


et la bureaucratie dans les rapports économiques et utilise les outils proprement
économiques, particulièrement le mécanisme des prix; il limite les plansde l’Etat à la
détermination des rapports structurels du développement économique; il donne
l’autonomie de gestion aux entreprises publiques; il limite le monopole de change et du
commerce extérieur.

5.4. Les principaux modèles socialistes


le Modèle soviétique: il repose sur:

L’accumulation primitive: pour réaliser l’accumulation de capital (à investir dans


l’industrie), il fallait dégager un surplus (partie non-consommée de la production). Ce
surplus fut fondé sur l’idée de l’exploitation de l’agriculture : politique de prix bas
imposés sur les achats de l’Etat et vente à prix élevés par l’Etat des consommations
intermédiaires

Le modèle d’accumulation extensif: Les investissements se dirigeaient vers la


construction d’usines nouvelles et la mise en service d’une quantité supplémentaire de
machines, bien plus qu’au renouvellement et à la modernisation de l’outil industriel.

Le mode de consommation: il se caractérise par le choix en faveur de la


consommation collective non marchande (éducation, santé, loisirs...) et du choix pour
les secteurs de biens de production

On reconnait la propriété privée de la terre (pour les bénéficiaires du partage)

Le modèle chinois: il repose sur l’agriculture comme base de l’industrie et comme


facteur dominant, soit: maintenir la population dans les campagnes, développer la
production agricole et fixer un taux raisonnable de croissance industrielle.

La terre (agricole) partagée n’est pas privatisée ; elle est demeurée la propriété de la
nation représentée par les communautés villageoises et seulement donnée en usage
Page 37 sur 39
aux familles rurales.

En chine, il y a capitalisme d’Etat « socialisme de marché » : Il s’agit de capitalisme au


sens où le rapport auquel les travailleurs sont soumis par les pouvoirs qui organisent la
production est analogue à celui qui caractérise le capitalisme : travail soumis et aliéné,
extraction de surtravail.

Mais il n’a pas dénationalisé les grandes industries de base et le système du crédit mis
en place à l’étape maoïste, même s’il a révisé les formes d’organisation de son insertion
dans une économie de « marché ».

Le Plan reste impératif pour ce qui concerne les gigantesques investissements


d’infrastructure exigés par le projet.

Chapitre 3 : L’évolution économique depuis 1945


La date 1945 correspond à la fin de la deuxième guerre mondiale. Mais cette date
correspond aussi au début d’une nouvelle ère dans l’histoire économique de l’humanité
caractérisée par de profonds changements dans l’ordre économique mondial. Ces
changements étant nombreux, ce chapitre se limite à en présenter quelques-uns.

1. La Mondialisation économique et les institutions de Bretton Woods


Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, une dynamique de réouverture
commerciale des économies s’enclenche, sous l’impulsion des institutions de Bretton
Woods . Cette dynamique s’est accélérée depuis les années 1970 pour faire du monde

Page 38 sur 40
actuel « un petit village » où toutes les parties sont interdépendantes les unes des
autres : lamondialisation du monde .

La mondialisation actuelle n’est qu’une nouvelle vague de rapprochement des peuples.


Bien d’autres vagues avaient déjà été observées à travers l’histoire de l’humanité19.
D’abord àl’antiquité quand ledéveloppement du commerce maritime et laformation des
empires ont unifié le monde (autour de la méditerranée) dans de nombreuses pratiques
(notamment sous les phéniciens les Grecques20 et les romains).

Ensuite, au moyen âge avec la civilisation musulmane et, plus tard avec la conquête du
monde (les grandes découvertes géographiques) menée par leseuropéens .

Depuis la révolution industrielle anglaise, une nouvelle vague de mondialisation


s’enclenche avant de ralentir pendant la première guerre mondiale.

1.1. Définition de la mondialisation


Le terme mondialisation (de l’anglais Globalization) est apparu aux Etats-Unis dans les
années 80 pour qualifierl'interdépendance économique croissante des pays.

La mondialisation peut être définie comme « un mouvement de rapprochement des


différentes économies du monde induit par le développement des échanges
économiques ». Ou comme « un mouvement d’ouverture des frontières économiques
des pays et de libéralisation des échanges, d’investissements, des flux de capitaux ».

1.2. Les principales phases de la Mondialisation


Depuis la première révolution industrielle (fin du 18 siècle), deux grandes vagues de
mondialisation ont été observées :

19
On pense qu’une des premières villes connues (en Turquie actuelle) échangeait (dès 7000 avant J.-C)
avec divers peuples du littoral méditerranéen.

20
Un historien grec avait noté, vers le 2e siècle avant J.-C : « Autrefois, les événements qui se déroulaient
dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Aujourd’hui, ils sont tous dépendants les uns des autres. ».

Page 39 sur 41
Première vague: deuxième partie du 19 siècle jusqu’à 1914 (sous l'impulsion de la
21
Grandes Bretagne). Cette vague fait suite de la suppression des « Corn Laws » en
Grandes Bretagne en 1846 pour encourager les échanges extérieurs. Durant cette vague,
le volume ducommerce mondial (importation et exportation) est multiplié par sept entre
1840 et 1913 (essor des échanges commerciaux internationaux). Entre 1800 et 1913, la
part du commerce international dans le PIB mondial est passée de 1 % à 8 %.
L’investissement direct étranger a connu un essor : entre 1825 et 1913, le stock des
investissements à l’étranger passe de 1,2 milliards £ à 48 milliards £). Les flux
migratoires se sont intensifiés : au cours du 19 siècle, 60 millions d’Européens ont
émigré vers les autres continents.

Deuxième vague: depuis 1945 (sous l’impulsion des USA). La mise en place des «
institutions de Bretton Woods » (Fonds Monétaire International, Banque mondiale) et du
GATT (remplacé par l’OMC depuis 1995) a beaucoup développé les échanges
internationaux en promouvant le libre-échange et le multilatéralisme. Mais le
développement des échanges internationaux (échanges de services et de capitaux)
s’est accéléré depuis les années 1970 à la suite de l’abandon du système monétaire
international de Bretton Woods.

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, plus de 65000 firmes multinationales


(FMN) sont nées.

1.3. Principales caractéristiques de la mondialisation économique actuelle


(2è vague)
La mondialisation traduit l’extension géographique des échanges , mais également
l’extension du domaine de ces échanges : marchandises, services, capitaux, main-
d’œuvre.

Intensification du commerce: Entre 1950 et 2006, le volume des exportations a été


multiplié par 30 alors que celui du PIB ne l’a été que par 8 (les échanges progressent

21
Taxes douanières sur l’importation des céréales instaurées en 1815.

Page 40 sur 42
plus vite que la production de la richesse). Entre 1947 et 1992, la valeur des échanges
internationaux a été multipliée par 64 (passant de 57 Mrds$ à 3 650 Mrds$). Entre 1990
et 1998 lecommerce mondial a augmenté de 55%.

Interdépendance des économies. Par l’effet de l’échange et de la diffusion de


l’information, les activités sociales, politiques et économiques transcendent les
frontières nationales de telle sorte que les événements, décisions et activités situés à
n’importe quel endroit dans le monde peuvent, désormais affecter les individus et les
communautés en tout point du globe.

Effacement des frontières nationales. La frontière entre ce qui est local et ce qui est
global devient de plus en plus floue. Il est par conséquent plus difficile de distinguer ce
qui est « interne » de ce qui est « externe ».

Polarisation (concentration) de l’activité économique . La Triade (Japon, Amérique du


Nord, Europe occidentale ) représente, à elle seule94 % du chiffre d’affaires mondial (sur
les 104 premières firmes multinationales, seules 5 ne font pas partie de la triade). La
Triade représente aussi l’essentiel du commerce mondial (environ70% des importations
et exportations mondiales s’effectue à l’intérieurs de la triade). La Triade est à l’origine
de 80 % des IDE (investissement direct étranger) dont environ 90 % sont investis à
l’intérieur des pays de la Triade.

La globalisation financière (les marchés financiers nationaux deviennent


interconnectés les uns des autres de sorte qu’ils forment un seule marché planétaire de
la finance: NASDAQ américain, NIKEI japonais, CAC40 français, etc.).

1.4. Les acteurs de la mondialisation


Les firmes multinationales (FMN): elles concentrent 2/3 du commerce mondial
(commerce intra-firme ou commerce entre filiales d’une même firme); dans le 21 siècle,
on compte plus 63000 FMN avec plus de 820 000 filiales installées quasiment partout
dans le monde.

Les institutions de Breton Woods : Le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque


Mondiale (BM) ont été créés en 1944 à la suite des accords deBretton Woods .

Page 41 sur 43
Les mesures dites « d’ajustement structurel », recommandées aux pays en voie de
développement (comme condition de financement) diffusent les normes libérales dans
ces pays. Par l’intermédiaire des prêts , ces institutions imposent l’ouverture des
marchés, les privatisations, le contrôle des budgets des Etats, etc.

Le GATT (Accord Général sur les tarifs douaniers et le commerce) et l’OMC


(Organisation Mondiale du Commerce): le GATT a été créé en 1947 dans l’objectif de
développer les échanges internationaux en visant à garantir une concurrence
commerciale loyale entre nations et à promouvoir la libéralisation des échanges. Le
GATT a été remplacé, depuis 1995 par l’OMC dotée d’un arsenal de règles
contraignantes, de sanctions et de mécanismes obligatoires d’arbitrage. L’OMC œuvre à
promouvoir le commerce international par la déréglementation des échanges . Plus de
130 pays ont adhéré à l’OMC22.

1.5. Les facteurs de la mondialisation


Le libre échange (les échanges internationaux de marchandises, de services, de main
d’œuvre, de capitaux, etc.)

Le développement des moyens et infrastructures de transport (les coûts moyens de


transport de 7,6% de la valeur des importations mondiales en 1953 à 3% dans les
années 2000; le coût de transport aérien a baissé de 85% durant la même période).

Les technologies de l’information et de la communication (Internet, Téléphonie,


satellites, etc. facilitent l’accès à l’information sur l’offre disponible et sur les besoins
éprouvés partout dans le monde).

Les organismes internationaux et les FMN (ceux-ci forcent les pays d’ouvrir leurs
marchés aux échanges internationaux)

22
L’Algérie n’a pas encore adhéré à l’OMC bien que le processus d’adhésion est engagé depuis la fin des
années 1980 !

Page 42 sur 44
1.6. Incidences de la mondialisation (avantages et inconvénients)
La mondialisation peut favoriser le développement économique (en témoignent les
pays dits émergents: Chine, Corée du Sud, Brésil, etc. qui ont fondé leur développement
sur l’intégration et l’ouverture sur marchés internationaux).

La mondialisation peut améliorer les conditions de vie des citoyens (par la disponibilité
et la variété de l’offre, la création de revenus issus des échanges internationaux, la
diffusion de technologie et de savoir, etc.).

La mondialisation entraine l’exposition aux crises économiques (le cas de la crise de


2008 les conséquences mondiales d’une crise d’origine locale: les USA).

La mondialisation menace les moins préparés (la concurrence internationale ne laisse


plus le temps de se préparer).

La mondialisation menace les spécificités locales (les plus forts imposent leurs
normes: l’universalisation).

Etc.

2. La crise financière de 2008 (crise des subprimes)


Elle est appelée « crise des subprimes » car elle a pour origine les « crédits subprimes »
développés par les banques américaines pour financer l’achat des logements. Par le jeu
de « titrisation » et des comportements spéculatifs, ces crédits ont entrainé
successivement « crise immobilière », « crise financière », « crise bancaire », et « crise
économique ».

Les banques ont subi des pertes colossales, et la perte de confiance a gagné l’ensemble
des marchés créant la panique et l’effondrement des cours boursiers. Les pertes de
richesse et le durcissement des conditions de financement des agents non financiers
ont freiné la consommation et l’investissement productif. Progressivement, la crise s’est
diffusée sur l’ensemble des pays industrialisés et les PVD

Page 43 sur 45
2.1. Les origines de la crise : le marché immobilier américain (les
Subprimes)
En 2001, la Fédéral Reserve américaine (FED) décide d’abaisser ses taux d’intérêt
directeurs (à 01%23), ce qui permet aux banques de se refinancer (se procurer de la
monnaie fiduciaire) à bon prix et de distribuer des crédits à faibles taux d’intérêt.

Pour faire fructifier leur liquidité, les banques (de Wall Street) cherchent donc de
nouveaux emprunteurs. Elles se tournent alors vers des emprunteurs à risque24 qui
veulent acquérir un logement (car les bons payeurs (les emprunteurs solvables) ont déjà
emprunté.). Elles développent donc de nouveaux crédits : les crédits hypothécaires ou
les « subprime ». Les subprimes sont « des crédits immobiliers garantis par les biens
achetés, accordés à des ménages américains à faible revenu, avec des taux d’intérêt
variables sur une longue période (30 ans) dont le remboursement ne commence
qu’après la seconde année » . Le principe des subprimes est que les banques ont la
possibilité de revendre les logements saisis (en cas de défaillance d’un emprunteur) ce
qui leur permettrait de récupérer leurs créances tout en faisant des plus-values
confortables. Le développement des subprimes provoque alors un boom immobilier ; le
montant des crédits subprimes distribués s’élève à environ 1 000 milliards de dollars en
2007 (le PIB des États-Unis était de 13 807 milliards de dollars)

Pour limiter les risques éventuels, les banques les ont fait supporter à d’autres à travers
la technique de la « titrisation 25 » en fabriquant des « titres structurés » (mélangeant des
crédits plus ou moins risqués) et en les vendant sur le marché.

Puisque ces titres sont émis par des banques mondialement célèbres et certifiés AAA

23
Pour relancer l’économie américaine alors touchée par la bulle Internet.

24
Il s’agit des populations qui n’ont ni revenus fixes (No income), ni travail (No jobs), ni patrimoine (No
Asset) (ce sont les NINJAS) !

25
La « titrisation » est définie comme la transformation des créances en titres financiers négociables sur
la bourse des valeurs. Grace à cette technique, 80% des crédits subprimes ont été transférés vers d’autres
investisseurs, dans le monde entier

Page 44 sur 46
26
par les agences de notation , les plus grandes banques internationales ; les fonds de
pensions (qui gèrent les retraites), les banques d’investissement… du monde entier
n’hésitaient d’investir dans ces titres. Ces organismes vont ensuite vendre une partie de
ces “titres ” à leurs clients, et en conserver une partie (car leur rendement est
intéressant).

En 2006, La FED a procédé à augmenter ses taux d’intérêt directeurs , ce qui a fait
augmenter les taux d’intérêt des crédits ; étant donné que les subprimes sont des
crédits à taux variables, les mensualités27 ont augmenté fortement, et les ménages
endettés se trouvent alors incapables de rembourser leurs dettes. Les banques ont
procédé à saisir les logements28 puis à les revendre ; la mise en vente massive des
logements saisis par les banques entraine l’effondrement de leur prix. C’est ainsi que la
bulle immobilière éclate. Les banques, ne pouvant récupérer qu’une petite partie de leurs
créances, ont subi des pertes énormes ; Le 15 septembre 2008, la 4° banque
d’investissement Américaine LEHMAN BROTHERS est déclarée en faillite ; sa disparition
provoque une grande panique financière à Wall Street et ensuite au monde entier.

2.2. La diffusion de la crise


La faillite deLEHMAN BROTHERS a été un véritable coup de tonnerre à la bourse de Wall
Street qui perd 4,4% en quelques heures, soit 700 milliards $ de perte et plus de 3600
milliards de perte pendant les 3 jours suivant; c’est la crise financière . LEHMAN
BROTHERS gérait environ 600 milliards de $ avec de nombreuses autres grandes
banques de la planète ; sa faillite a déclenché des faillites en cascades des autres
banques ; entre septembre 2007 et octobre 2008, le CAC40 (bourse de Paris) perdra

26
Ce qui signifie que ces titres sont totalement sûres (sans risque) !

27
La mensualité est la somme à rembourser par l’emprunteur chaque fin du mois ; elle comprend une
partie du crédit plus les intérêts.

28
Près de 2 millions de maisons ont été saisies en 2007. Le total des saisies pour 2008 devait dépasser
les 5 millions (aux USA).

Page 45 sur 47
50%, le Nikei japonais perd 50% et le dow Jones américain plus de 40%. On parle de
crise systémique car tout le système bancaire mondial est touché.

Les pertes dues à la chute des prix de l’immobilier et à la chute de la valeur de leurs
titres en bourse ont mis les banques au bord de la faillite. Face à ces risques de faillite,
les banques refusent de se prêter de l’argent. Le système bancaire se bloque alors
complètement (c’est la crise bancaire ou crise de confiance ).

La crise de confiance se transforme vite en crise de crédit lors que les banques refusent
d’accorder de nouveaux crédits aux entreprises ou aux ménages.

L’investissement et la consommation chutent et entrainent récession et chômage ; c’est


la «crise économique ou réelle » .

La production industrielle a chuté (entre 2008 et 2009) de 31 % au Japon, 14 % en Italie


et en Allemagne, 16% en France ; Les exportations ont chuté de de plus de 37% au
Japon, plus de 22% en Allemagne. A la fin de 2009, le nombre de personnes au chômage
dans le monde a atteint environ 200 millions de personnes. Dans les pays de l’OCDE
(pays développés), le chômage a atteint son pire niveau depuis la fin de la Deuxième
Guerre mondiale, soit 8,5 %. La croissance mondiale s’est comprimée de près de 50 %.

2.3. Les réactions (intervention) des autorités publiques


Contrairement au cas de la crise de 1929 (où on attendait que marché puisse rétablir la
situation, et où les autorités monétaires ont réagi par réduire la quantité de monnaie en
circulation), dans le cas de la crise de 2008, les pouvoirs publics sont vite intervenus
dans l’économie en prenant une série d’actions dans le cadre des plans de sauvetage :
injection de plus de liquidité sur le marché (1500 Milliards dollar aux USA), réduction des
taux d’intérêts sur les crédits et sur le refinancement des banques, rachat des actifs
empoisonnés par les créances subprimes (plus de 700

Milliards dollar de créances sur des titres douteux ont été rachetées aux USA),
nationalisation-partielle ou totale- de certaine banques (4 banques en Grande Bretagne
et 2 banques aux USA ont été nationalisées), etc.

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2.4. Les conséquences de la crise sur l’économie algérienne
Le faible taux d’intégration financière de l’Algérie (dans le système financier
international) a relativement protégé son économie des effets directs de la crise
financière. Le système financier algérien se caractérise par la domination du secteur
bancaire et un rôle faible ou inexistant du marché financier. Le secteur bancaire algérien
est peu ouvert sur l’extérieur : 90% du marché bancaire est assuré par des capitaux
nationaux. Les banques algériennes n’ont pas une activité internationale importante.

De plus, la non-convertibilité totale du dinar algérien a conféré une protection contre les
flux d’entrée et de sortie des capitaux.

Par ailleurs, le ralentissement de l’activité industrielle dans les grands pays


consommateurs de pétrole (USA, France, chine,…) a affecté leur demande en pétrole ;
ceci a entrainé une chute des prix de pétrole et, par conséquent une baisse des recettes
de l’Algérie en devises (le pétrole est la principale source de devise pour l’Algérie). En
effet, alors qu’en juillet 2008, le baril de pétrole brut coûtait 147 dollars, le 13 Juillet 2009,
son prix ne valait pas plus de 60 dollars. En 2009, la balance commerciale a enregistré
une chute drastique de plus de 72% par rapport à 2008.

Aussi, le renchérissement des prix des produits alimentaires sur les marchés
internationaux a affecté négativement le pouvoir d’achat des algériens ; l’Algérie est un
grand importateur de produits alimentaires (notamment les blés), l’augmentation des
prix de ces produits sur les marchés internationaux s’est traduite par l’augmentation de
leurs prix sur le marché national (on parle dans ce cas del’inflation importée ).

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Beitone Alain, Philippe Gille et Maurice Parodi : Histoire des faits économiques et
sociaux, de 1945 à nos jours, Dalloz, Paris 2006, 2 édition.

Page 47 sur 49
2. Blancheton Bertrand: Histoire des faits économiques, de la révolution industrielle
à nos jours, Dunod, Paris 2013, 2 édition.

3. Brasseul Jacques: Petite histoire des faits économiques et sociaux, Armand Colin,
Paris 2001.

4. Bruno Benoit et Roland Saussac : La mondialisation, genèse, acteurs et enjeux,


Breal, Paris 2012.

5. Carsalade Yves: Les grandes étapes de l’histoire économique.

6. Philip André: Histoire des faits économiques et sociaux de 1800 à 1945.

7. Histoire des faits économiques et sociaux de la RI à la 1ère guerre mondiale.


Blancheton Bernard : histoire de la mondialisation, De Boeck, Bruxelles 2008.

8. Vindt Gérard: Les grandes dates de l’histoire économique, Alternatives


Économiques, 2009 (version numérique téléchargeable sur internet)

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TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE i
Introduction générale 1
1. Définition de l’Histoire des faits économiques 1
2. Objet de l’Histoire des faits économiques 1
3. Intérêt de l’Histoire des faits économiques 2
4. Définition du « fait économique » 2
Chapitre 1. Les faits économiques dans le néolithique, l’antiquité et le moyen âge 3
1. La révolution Néolithique (temps préhistoriques) 3
2. L’antiquité 5
2.1. Dans la civilisation Mésopotamienne 5
2.2. Dans la civilisation Egyptienne 6
2.3. Dans les civilisations Phénicienne, Carthaginoise, et Grecque 6
2.4. Dans l’empire romain 8
3. Moyen âge 8
3.1. Le monde musulman 9
3.2. Le monde occidental 10
3.2.1. L’économie Domaniale 10
3.2.2. L’économie féodale 11
Chapitre 2. Les faits économiques de la renaissance à la 2 guerre mondiale 13
1. La renaissance européenne 13
1.1 Le mercantilisme 14
1.2. La Physiocratie 14
2. Le Capitalisme 15
2.1. Définition 15
2.2. Les fondements (les principes de base) du capitalisme 16
2.3. Caractéristiques et mécanisme de développement 17
2.4. L’émergence et les formes de capitalisme 17
2.4.1. Le capitalisme Commercial (ou marchant) 18
2.4.2. Le capitalisme Industriel 18

Page ii sur 51
2.4.3. Le capitalisme Financier 19
2.5. Modèles capitalistes 20
2.5.1. Capitalisme anglo-saxon : capitalisme Ultra-libéral 20
2.5.2. Capitalisme Rhénan : capitalisme modéré 21
2.6. Les critiques du capitalisme 21
3. La révolution industrielle 22
3.1. Les facteurs de la première révolution industrielle 23
3.2. Conséquence de la première révolution industrielle 24
4. La crise économique de 1929 26
4.1. L’environnement économique d’avant la crise de 1929 27
4.2. La crise économique de 1929 28
4.2.1. Les Etats-Unis : l’épicentre de la crise 29
4.2.2. Du krach boursier à la crise économique 29
4.2.3. La transmission de la crise dans monde capitaliste 30
4.2.4. Conséquences de la crise 31
4.2.5. Les analyses (explications) de la crise 31
5. L’avènement du Socialisme 33
5.1. L’émergence du socialisme. 33
5.2. Les fondements théoriques du socialisme 33
5.3. Les fondements juridiques et économiques du socialisme. 35
5.4. Les principaux modèles socialistes 36
Chapitre 3 : L’évolution économique depuis 1945 38
1. La Mondialisation économique et les institutions de Bretton Woods 38
1.1. Définition de la mondialisation 39
1.2. Les principales phases de la Mondialisation 39
1.3. Principales caractéristiques de la mondialisation économique actuelle (2è
vague) 40
1.4. Les acteurs de la mondialisation 41
1.5. Les facteurs de la mondialisation 41
1.6. Incidences de la mondialisation (avantages et inconvénients) 42
2. La crise financière de 2008 (crise des subprimes) 42
2.1. Les origines de la crise : le marché immobilier américain (les Subprimes) 43
2.2. La diffusion de la crise 45

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2.3. Les réactions (intervention) des autorités publiques 45
2.4. Les conséquences de la crise sur l’économie algérienne 46
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 47
TABLE DES MATIERES ii

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