Forêt Amazonienne
Forêt Amazonienne
Avec près de 390 milliards d'arbres (16 000 espèces selon les estimations),
13 % des arbres de la planète (il y a presque 50 fois plus d'arbres dans la
2
forêt amazonienne que d'êtres humains sur l'ensemble de la planète ), la
forêt amazonienne est l'une des trois plus importantes forêts primaires du
3
monde . Elle est souvent — mais improprement — qualifiée de « poumon
4
de la Terre » (en réalité l'océan mondial produit bien plus d'oxygène) ; elle
5, 6 Carte géographique des écorégions de la
produirait de 6 — le plus probable — à 5 % de l'oxygène , et serait même
devenue une source plutôt qu'un puits de CO2, ce pourquoi des scientifiques forêt amazonienne délimitées par le WWF.
appellent à ce que sa dégradation soit traitée dans l'agenda de la COP26 en Les lignes en blanc délimitent les contours
7 de la forêt amazonienne. Le bassin de
novembre 2021 .
l'Amazone est indiqué en bleu.
C'est le plus grand réservoir de biodiversité au monde, menacé par le
8 Localisation
réchauffement climatique , l'orpaillage et la déforestation : depuis 1970,
18 % à 20 % de la forêt originelle ont disparu. Elle abrite trois grandes aires Coordonnées 3° 10′ sud, 60° 02′ ouest
9 Pays Brésil
protégées : le complexe de conservation de l'Amazonie centrale au Brésil,
10 Pérou
le parc national de Manú au Pérou et le parc national Noel Kempff
11 Colombie
Mercado en Bolivie ; inscrites sur la liste du patrimoine mondial par Venezuela
l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture France (Guyane)
(UNESCO). Le parc amazonien de Guyane, en Guyane française, est le plus Suriname
grand parc national français mais aussi le plus grand parc de l'Union Guyana
12 Bolivie
européenne ; couvrant près de 34 000 km2, il constitue, avec le parc Équateur
national des montagnes du Tumucumaque qui lui est adjacent, l'un des plus
13 Géographie
grands espaces naturels protégés au monde .
Superficie 550 000 000 ha
Altitude
Étymologie · Maximale 2 995 1 m
· Minimale 0m
d'Amérique du Sud, note que les Espagnols ont rencontré une tribu de
femmes guerrières farouches, dont la reine se nommait Conor. Le chef
d'expédition, Francisco de Orellana, appela le fleuve: le fleuve des
Amazones, parce que celles-ci lui rappelaient les légendaires femmes-
guerrières Amazones d'Asie décrites par Hérodote et Diodore de Sicile dans
14
la mythologie grecque . Les amazones d'Amazonie sont parfois
représentées avec la peau blanche.
Histoire et géographie
La Forêt amazonienne couvre 5,5 millions de km2 sur les 7,3 millions de
km2 du bassin amazonien. La forêt vierge s'est formée durant l'Éocène par
suite de la baisse globale des températures tropicales lorsque l'océan
Atlantique s'est suffisamment élargi pour fournir un climat chaud et humide
au bassin amazonien. Elle existe depuis au moins 55 Ma. Auparavant, le
biotope de la région était de type savane. Après l'extinction Crétacé-
Tertiaire à la fin du Crétacé, il y a 65 Ma, la disparition des dinosaures et le
climat plus humide ont permis son développement.
Biodiversité
16
Selon le WWF , l'Amazonie comprend 50 à
17
70 % de la biodiversité mondiale . Les
scientifiques proposent un chiffre plus modeste
18, 19
et évaluent cette biodiversité à 9,5 % . La
région abriterait environ 30 % des espèces Les bords du fleuve Amazone dans
l'État brésilien du Pará.
d'insectes qui se concentrent essentiellement
20
dans la canopée et au moins 14 000 espèces de
21 22
plantes , 2 200 poissons , 1 294 oiseaux, 427 mammifères, 428 amphibiens et 378
Le fleuve Amazone s'écoulant 23
reptiles ont été scientifiquement classés dans la région . Les scientifiques ont décrit
dans la forêt tropicale. 19
entre 96 660 et 128 843 espèces d'invertébrés uniquement au Brésil . Une espèce
d'oiseau sur cinq dans le monde vit dans la forêt amazonienne, et une espèce de poisson
sur cinq vit dans ses rivières.
La diversité d'espèces de plantes est la plus importante sur Terre. La biomasse des
26
arbres vivants en Amazonie centrale est de 365 ± 47 t/ha . Actuellement, environ
438 000 espèces de plantes ayant un intérêt économique et social ont été répertoriées
27 Liane.
dans la région, et beaucoup plus restent à découvrir ou à classifier .
Alouate
Paresseux à gorge
brune Cebus
Heliconia
La fourmi
Dendrobates paraponera (ou
azureus "fourmi balle de
Jaguar fusil")
Écosystèmes
Forêt tropicale de plaine sempervirente : la plus riche et la plus diversifiée. Forte proportion de
légumineuses. Genres représentés : Bertholletia, Bombax, Calycophyllum, Carapa, Cedrela, Cordia,
Couroupita, Dimorphandra, Eperua, Eschweilera, Ficus, Goupia, Hevea, Hura, Hymenaea, Hymenolobium,
Inga, Manilkara, Ocotea, Parkia, Pithecellobium, Platymiscium,
Pouteria, Pterocarpus, Stychnos, Swartzia, Swietenia, Virola,
Vochysia, Vouacapoua. Palmiers : Attalea, Astronium, Mauritia.
Forêt sempervirente saisonnière : dans l'est et le nord-ouest, où les
pluies sont inférieures à 2 000 mm/an. Le renouvellement des
feuilles a lieu pendant la saison sèche.
Forêt de campina : forêt sempervirente à feuillage coriace
(caatinga amazonienne). Arbres de 20 à 30 m de hauteur du genre
Eperua.
Forêt de carrasco : faible couverture végétale, xérophile, arbustive Forêt amazonienne.
(7 à 8 m), se développe sur les sols de sable blanc recouverts
d'une mince couche d'humus noir.
Forêt de varzea.
Forêt d'igapo.
Cycle de l'eau
La forêt joue un rôle majeur dans sa propre survie, en recyclant les précipitations : la végétation pompe l'eau du sol et la
libère dans l'atmosphère sous forme de vapeur d'eau (via l'évapotranspiration), ce qui recharge l'atmosphère en humidité et
contribue à former des nuages et de nouvelles précipitations. Chaque arbre est ainsi un climatiseur naturel.
L'évapotranspiration qui peut atteindre 2 m d'eau par an, et renvoie près de 50 % du volume des précipitations dans
28
l'atmosphère sous forme de vapeur d’eau . Cela crée d'importants continuum thermo-hygrométrique. Certains chercheurs
29, 30
parlent d'« hydroclimat » pour décrire ce phénomène . Dans les parties les plus humides du massif amazonien, une
molécule d'eau traversant la région peut tomber sous forme de pluie, être évaporée ou évapotranspirée puis retomber sous
31
forme de pluie jusqu'à six fois de suite avant de quitter la région ou aboutir en mer . La forêt génère ainsi des « rues de
nuages » produits par les grands cours d'eau du bassin amazonien, [pas clair] ainsi que des rivières volantes (« rivières
32 33, 34
aériennes de vapeur ») , réduisant certains effets du dérèglement climatique .
35
Les arbres des forêts émettent des composés organiques volatils (isoprène, monoterpène) et des aérosols carbonés
36
biogéniques (bactéries, spores de champignons) qui agissent dans l'atmosphère comme noyaux de condensation favorisant
37
la formation de précipitations .
Parmi d'autres biomarqueurs on a montré récemment (2018, 2019) que la composition de la forêt est déjà en train de
43
changer en réponse au réchauffement ; les arbres typiques de la forêt équatoriale humide (Essences légumineuses du genre
Inga par exemple) régressent ou disparaissent au profit d'essences adaptées aux climats plus secs, tel le Noyer du Brésil
44 45
(Bertholletia excelsa) , ce qui impliquerait de revoir les stratégies agricoles et de protection de la biodiversité .
Durant les graves sécheresses de 2005, 2007 et 2010, la part touchée par les incendies et feux de sous-bois a dépassé celle
de la déforestation directe par l'Homme. En dix ans, 85 500 km2 ont été ainsi détruits (près de 3 % du massif amazonien).
Mi-août 2019, lors des feux de forêt de 2019 en Amazonie, l'Institut national de recherches spatiales avait déjà répertorié
46
« 39 194 feux » depuis janvier soit une augmentation de 77 % du nombre d'incendies par rapport à la même période en
2018. Cette tendance a été pour partie attribuée à la rhétorique anti-environnementaliste du nouveau président Jair
47
Bolsonaro et de son gouvernement .
Fin 2019, les pays du G7 ont proposé au Brésil un soutien financier d'au moins 20 millions d'euros pour lutter contre les
48
feux de forêt, soutien refusé par J. Bolsonaro qui a répondu qu'il est plus pertinent de planter de nouvelles forêts en
Europe (en fait en France, au Danemark, en Chine et dans de nombreux pays, les surfaces arborées regagnent du terrain,
49
sans toutefois pouvoir compenser les émissions de CO2 de ces pays) .
Dans le même temps la connectivité écologique et le cycle de l'eau sont très perturbés par les grands barrages situés entre les
Andes et les estuaires : 142 barrages existaient en 2018 et 160 étaient en projet sur des rivières coulant des Andes vers
l'Amazonie, affectant déjà six des huit grands sous-bassins andins de l'Amazone. Les projets de barrages fragmenteront
aussi cinq des huit principaux systèmes - Napo, Marañón, Ucayali, Beni et Mamoré, sachant que 671 espèces de poissons
d'eau douce ont récemment été identifiés dans les parties hautes (> 500 m) de ces rivières, dont des espèces endémiques et
migratrices. Enfin ces rivières andines apportaient l'essentiel des sédiments de l'Amazonie principale ; les barrages
50
affecteront donc aussi l'hydrogéomorphologie des plaines inondables et les services écosystémiques .
Selon un modèle récent (2018) « Seule l'Amazonie occidentale près des montagnes des Andes resterait luxuriante - là, les
courants d'air sont forcés de remonter sur les montagnes, provoquant la condensation de la vapeur d'eau et la chute sous
54
forme de pluie » .
En février 2018, puis fin 2019, Carlos Nobre (climatologue de l'Université de São Paulo) et Thomas Lovejoy ont alerté sur
55, 56, 57
le fait que l'Amazonie est peut-être beaucoup plus proche d'un point de non-retour qu'on le pensait jusqu'alors ,
montrant que supprimer 20 à 25% de la forêt tropicale pourrait conduire à un point de basculement vers la savane (pour
57
l'Amazonie orientale, méridionale et centrale) . Selon eux, il reste peu de temps pour sauver ce massif : « Si la mortalité
des arbres que nous constatons se poursuit pendant encore 10 à 15 ans (jusqu'en 2030-2035), alors le sud de l'Amazonie se
57
transformera en savane » . D'autres chercheurs, comme Paulo Brando (écologie à l'Université de Californie), estiment qu'il
faudrait plus de 20% de perte pour définitivement perdre l'Amazonie ou que le phénomène pourrait être plus lent, mais tous
57
admettent l'existence d'un point de bascule et la nécessité d'agir pour ne pas l'atteindre qui n'induirait pas qu'un
effondrement régional de la biodiversité : des milliards de tonnes de CO2 seraient émises dans l'atmosphère par les feux et la
décomposition de milliards d'arbres, modifiant le climat et notamment la pluviométrie à bien plus grande échelle, voire dans
57
le monde . Peter Cox, climatologue à l'Université d'Exeter, l'un des premiers à avoir tenté de calculer un point de
basculement pour l'Amazonie estime qu'on manque de données pour le calculer et ajoute que « cette idée pourrait donner la
57
fausse impression que l'Amazonie est en sécurité en dessous d'un certain seuil de déforestation et condamnée au-dessus » .
En 2022, un rapport du RAISG (Red Amazonica de Informacion Socioambiental Georreferenciada) affirme que depuis
1985, 26% de la forêt amazonienne a en effet été perdue (20%) ou se trouve en état de dégradation avancée (6%), ce qui
58, 59
serait donc au-delà du point de basculement généralement admis .
Un fort déclin des pollinisateurs est également attendu : une projection faite à partir de données disponibles sur 216 espèces
d'abeilles de la forêt nationale de Carajás (Amazonie orientale, Pará, Brésil) conclut que 95 % des espèces d'abeilles
déclineront dans toute leur aire de répartition, et que seules 15 à 4 % (espèces ubiquistes ou généralistes) trouveront des
habitats climatiquement appropriés dans la zone d'étude (Carajás), probablement au détriment de la production
60, 61
agricole .
Activités humaines
Par exemple les descendants de palmiers de culture sont cinq fois plus susceptibles d'être représentés en Amazonie que les
palmiers naturels, particulièrement autour des vestiges de colonies précolombiennes - ou dans les zones très habitées avant
l'arrivée de Christophe Colomb. Des motifs végétaux visibles d’avion pourraient même aider les archéologues avec l’aide de
62
botanistes à découvrir des vestiges de colonies humaines encore inconnus .
63
63
Une base de données dénommée Amazon Tree Diversity Network a été produite par des universitaires pour évaluer les
modèles de biodiversité de la forêt pluvieuse, avec un focus sur 4 962 espèces d’arbres et palmiers (dont 85 domestiquées).
Parmi ces derniers environ 20 tels que Bertholletia excelsa (produisant la noix du Brésil) et Theobroma cacao (à l‘origine
du chocolat) semblent sur-représentés. Pour savoir si l’Homme ou l'environnement pouvaient expliquer ceci, on a étudié la
répartition des espèces domestiquées sur plus de 3 000 sites archéologiques précolombiens connus et dans des zones de
peuplement connues ou probables, notamment près des berges : ces espèces domestiquées y étaient en effet statistiquement
62
plus fréquentes que les espèces non domestiquées . Environ 20 % de la répartition de ces espèces domestiquées serait
explicable par l’influence humaine et 30 % probablement due à des facteurs environnementaux (pédologie notamment).
Dans le sud-ouest de l’Amazonie autrefois occupé par les précolombiens, 30 % de la distribution des espèces domestiquées
62
résulterait de la présence humaine alors que moins de 10 % dépendrait de facteurs environnementaux .
La part des origines humaines et naturelle de ces espèces reste difficile à établir car, comme le rappelle Crystal
McMichael [réf. nécessaire] (paléoécologue de l'université d'Amsterdam), les peuples anciens, tout comme les populations
modernes s'installent préférentiellement dans des régions semblables riches en ressources. Ils ont pu être attirés par des
régions déjà riche en espèces utiles pour eux tout en créant ou entretenant des conditions plus favorables aux plantes
domestiquées qu’à leurs parents sauvages note Mark Bush (écologue de l'Institut de technologie de Floride à Melbourne).
En outre des espèces domestiquées pourraient re-coloniser des zones perturbées (par des tempêtes, chablis, incendies ou
érosions de berges par exemple) plus facilement que les non-domestiqués ; sans aide humaine. Ainsi l'abandon des sites
mayas d’Amérique centrale a permis à des arbres du genre Brosimum de spontanément (re)coloniser la région, là où les
64, 65
chercheurs ont longtemps cru que les Mayas les avaient délibérément plantés . Levis et son équipe pourraient observer
62
un phénomène similaire estime Bush . L’influence humaine sur les écosystèmes se poursuit de nos jours : la répartition
actuelle et future de la flore amazonienne est modifiée par des établissements humains modernes et anciens. la
62
compréhension de ces modèles devrait permettre de trouver des endroits où les gens ont vécu il y a des milliers d'années .
Déforestation
Dans la région, la déforestation consiste essentiellement à convertir les
zones boisées en champs agricoles. Plus du cinquième de la forêt
amazonienne a déjà été détruit, et celle qui reste est menacée. En dix
ans, la surface de forêt perdue en Amazonie atteint entre 415 000 et
587 000 km2 ; à titre de comparaison la France a une superficie totale
(sans les territoires d'outre-mer) de 547 030 km2. La majeure partie des
terres converties sert à produire de la nourriture pour le bétail (cifor
68
2004 .)
Protection de la forêt
Des lois visant à protéger la forêt commencent à apparaitre après la chute de la dictature, malgré de fortes réticences des
milieux militaires et conservateurs. En décembre 1991, l’ancien ministre des armées Leônidas Pires Gonçalves, dans un
entretien donné à la presse, explique que le secrétaire d’État à l’environnement lui inspire « la même haine que celle qu’il
76
76
avait éprouvée jadis pour le dirigeant communiste Luís Carlos Prestes » .
La France a créé, en 2007, le parc amazonien de Guyane, qui, avec les réserves brésiliennes, forme la plus vaste aire
protégée de forêt tropicale au monde.
En septembre 2017, l’entreprise Rock in Rio a décidé, jusqu'en 2023, de reboiser 30 000 hectares de forêt Amazonienne au
Brésil soit 0,005 % de la superficie totale, en plantant 73 millions d'arbres, dont 200 types de graines différentes. C'est le
77
plus grand projet de reforestation au monde . Les chances de succès des projets de restauration dépendent aussi de
78
l'évolution future du climat et de la gestion des feux et des herbivores . Dans la partie péruvienne de la forêt, le Centro de
Innovación Científica Amazónica a entrepris d'aider les gestionnaires de la réserve nationale Tambopata à lancer un
79
programme de reforestation afin de réhabiliter les parcelles défrichées et dégradées par les orpailleurs .
Début 2020, un ample collectif d’organisations comme la CONFENIAE et l’AIDESEP, la Fondation Pachamama, Amazon
Watch ou Pachamama Alliance guidées par les communautés indigènes d’Amazonie ont proposé de protéger la zone des
Bassins Sacrés (Cuencas Sagradas), ses 30 millions d’hectares de forêt tropicale et les 500 000 indigènes de plus de 25
nationalités différentes vivant en son sein, dont certains en isolement volontaire, en lançant l'initiative Bassins Sacrés,
80
Territoires pour la Vie .
Les terres amazoniennes sont utilisées pour augmenter les surfaces de gigantesques exploitations agricoles consacrées au
soja (transgénique en général) ou à l'élevage extensif de bovins dont les terres sont défendues par des pistoleros, sortes de
gardes privés chargés de protéger la propriété foncière. Ils s'opposent notamment à des mouvements comme le MST.
Des recherches faites après 1966 ont montré que le sous-sol recèle de nombreuses richesses (dont pétrole et or).
Réseau routier
83
L'Amazonie est traversée par de nombreuses routes et autoroutes, pour la plupart illégalement construites par les
exploitants forestiers pour accéder au cœur de la forêt et aux essences rares. Ce réseau de plus de 170 000 km permet le
transport du bois et des bûcherons, mais il est aussi une source de fragmentation écologique et permet aussi aux grands
propriétaires de s'approprier illégalement les terres qui longent ces axes, souvent en falsifiant les titres de propriétés ou en
usant de la corruption (ces actes d'appropriation se nomment grilagem).
Située au sein de l'Amazonie péruvienne et peuplée de plus de 400 000 habitants, l'aire urbaine d'Iquitos est la plus grande au monde
84
qui ne soit pas accessible par la route, mais uniquement par avion ou bateau .
Il est courant de parler de « poumon de la Terre » ou de « poumon vert » pour évoquer le rôle de production d'oxygène de
86 87
l'Amazonie, en affirmant parfois qu'elle produirait 50 % de l'oxygène de la planète ou 20 % . En réalité le phytoplancton
88
océanique, via la photosynthèse produit de 60 à 80 % de l'oxygène atmosphérique (ce qui vaut aux océans d'être qualifiés
89, 90
de « poumon bleu ») . Ces métaphores sont inexactes (le poumon ne produit pas d'oxygène, il en consomme via la
91 92
respiration) . Enfin, la forêt amazonienne quand elle est proche de son climax, est à peu près en équilibre sur elle-même :
93
le bilan de photosynthèse-respiration pour cet écosystème est alors nul du point de vue de l'oxygène .
Les arbres puisent dans l'atmosphère le CO2 qu'ils décomposent pour retenir le carbone et rejeter l'oxygène, contribuant au
94
puits de carbone, mais l'Amazonie se dégrade et n'atténue plus, de ce point de vue, l'ampleur du réchauffement climatique .
95 96, 97
Des travaux publiés en 2019 , confirmant des études précédentes , achèvent ce mythe du « poumon vert
98, 99, 100
tropical » . Les stocks de carbone de la biomasse aérienne produits dans les régions tropicales (notamment les forêts
préservées au centre des bassins d'Amazonie et du Congo) sont négativement compensés par les pertes liées à la
déforestation (voir déforestation du bassin amazonien) ou au dépérissement, notamment lié au réchauffement (en particulier
101, 102, 103
les sécheresses caractéristiques des années El Niño) . « En Amazonie, la déforestation contribue au réchauffement
104
climatique en provoquant près de 20 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone » . Les grandes forêts tropicales,
99
qui contiennent un tiers des trois trillions d'arbres présents sur la planète , et qui étaient autrefois des puits de carbone dans
la biomasse aérienne, « deviennent globalement neutres. Elles pourraient même devenir une source de carbone
105
atmosphérique dans un proche avenir, accélérant ainsi le réchauffement climatique ». En raison d'une forte baisse des
précipitations sur l'Amazonie orientale (sans doute une conséquence du réchauffement climatique) et d'un accroissement des
feux naturels ou provoqués par l'homme, la forêt amazonienne serait devenue au xxie siècle une source plutôt qu'un puits de
106
CO2 .
La forêt amazonienne, en tant que forêt tropicale humide, est par contre un « climatiseur de la terre ».
Notes et références
1. Au sommet du Pico da Neblina, au Brésil.
2. 390 milliards contre 3 000 milliards.
3. Avec les pôles de forêts du Bassin du Congo et d'Indonésie.
4. Les mers produisent 135 milliards de tonnes d'oxygène par an alors que la flore terrestre (arbres, arbustes,
herbes, mousses…) en émet 165 milliards de tonnes.
5. « Les océans sont-ils les vrais poumons de la planète ? ([Link]
es-oceans-sont-ils-les-vrais-poumons-de-la-planete-9624) », sur [Link], 2 octobre 2017
(consulté le 21 octobre 2019).
6. « Non, l’Amazonie ne produit pas 20 % de l’oxygène de la planète ([Link]
nement/2019/09/non-lamazonie-ne-produit-pas-20-de-loxygene-de-la-planete) », sur National Geographic,
3 septembre 2019 (consulté le 21 octobre 2019).
7. (en) Celso H. L. Silva Junior, Nathália S. Carvalho, Ana C. M. Pessôa et João B. C. Reis, « Amazonian forest
degradation must be incorporated into the COP26 agenda », Nature Geoscience, vol. 14, no 9,
septembre 2021, p. 634-635 (ISSN 1752-0894 ([Link] et 1752-0908
([Link]
DOI 10.1038/s41561-021-00823-z ([Link] lire en ligne ([Link]
[Link]/articles/s41561-021-00823-z), consulté le 7 septembre 2021)
8. Amigo I (2020) When will the Amazon hit a tipping point ? Scientists say climate change, deforestation and
fires could cause the world’s largest rainforest to dry out. The big question is how soon that might happen (htt
ps://[Link]/articles/d41586-020-00508-4) ; News feature, Nature 578, 505-507 (25 février 2020) |
doi: 10.1038/d41586-020-00508-4
9. UNESCO - Complexe de conservation de l’Amazonie centrale ([Link]
10. UNESCO - Parc national de Manú ([Link]
11. UNESCO - Parc national Noel Kempff Mercado ([Link]
12. « Le Parc Amazonien de Guyane ([Link] »,
sur [Link] (consulté le 18 avril 2020).
13. « Parc Amazonien de Guyane ([Link]
e/les-10-parcs-nationaux-et-le-projet-de-parc-national-0) », sur [Link] (consulté le 18 avril 2020).
14. (en) Isaac Taylor, Names and Their Histories : A Handbook of Historical Geography and Topographical
Nomenclature, Rivingtons, 1898, 400 p. (lire en ligne ([Link]
PA44))
15. (en) Mark Maslin, Yadvinder Malhi, Oliver Phillips et Sharon Cowling, « New views on an old forest: assessing
the longevity, resilience and future of the Amazon rainforest », Transactions of the Institute of British
Geographers,18 août 2005, p. 21 (lire en ligne ([Link]
16. « PrayforAmazonia : l'Amazonie en proie à de terribles incendies ([Link]
die/video-prayforamazonia-l-amazonie-en-proie-a-de-terribles-incendies_3585117.html) », sur [Link],
21 août 2019.
17. « Amazonie : le poumon vert de la planète menacé par la déforestation ([Link]
le-poumon-vert-de-la-planete-menace-par-la-deforestation,[Link]) », sur [Link], 23 août 2019.
18. François-Michel Le Tourneau, L'Amazonie. Histoire, géographie, environnement, CNRS éditions, 2019, p. 57
19. (en) T. M. Lewinsohn et P.I. Prado, « How Many Species Are There in Brazil? », Conservation Biology,
vol. 19, no 3,2005, p. 619
20. (en) Diana F. Tomback, Biodiversity and Conservation in Forests, MDPI, 2019, p. 48.
21. (en) Cardoso D., Särkinin T., Alexander S. et al., « Amazon plant diversity revealed by a taxonomically
verified species list », Proceedings of the National Academy of Science, vol. 114, no 40,2017,
p. 10695-10700 (DOI 10.1073/pnas.1706756114 ([Link]
22. (en) James S. Albert et Roberto E. Reis, Historical Biogeography of Neotropical Freshwater Fishes,
University of California Press, 2011, p. 308
23. (en) Da Silva et al., « The Fate of the Amazonian Areas of Endemism », Conservation Biology, vol. 19, no 3,
2005, p. 689-694
24. (en) Hans ter Steege, Nigel C A Pitman, Daniel Sabatier et al, « Hyperdominance in the Amazonian Tree
Flora », Science, vol. 342, no 6156,18 octobre 2013
(DOI 10.1126/science.1243092 ([Link]
25. « Forêt amazonienne : le grand inventaire ([Link]
[Link]) », sur Le Figaro, 5 novembre 2013 (consulté le
6 octobre 2014).
26. (en) Laurance, William F., Fearnside, Philip M., Laurance, Susan G., Delamonica, Patricia, Lovejoy, Thomas
E., Rankin-de Merona, Judy M., Chambers, Jeffrey Q. et Gascon, Claude, « Relationship between soils and
Amazon forest biomass: a landscape-scale study », Forest Ecology and Management, vol. 118, nos 1–3,
14 juin 1999, p. 127-138
(DOI 10.1016/S0378-1127(98)00494-0 ([Link]
27. (en) Amazon Rainforest, South AmericaTravel Guide
28. Molina R.D, Salazar J.F, Martínez J.A, Villegas J.C & Arias P.A (2019) Forest‐induced exponential growth of
precipitation along climatological wind streamlines over the Amazon. Journal of Geophysical Research:
Atmospheres, 124(5), 2589-2599
29. Garcia, B. N., Libonati, R., & Nunes, A. (2018). Extreme drought events over the Amazon basin: The
perspective from the reconstruction of South American hydroclimate ([Link]
1594/htm). Water, 10(11), 1594.
30. Kukla, T., Winnick, M. J., Maher, K., Ibarra, D. E., & Chamberlain, C. P. (2019) The sensitivity of terrestrial
δ18O gradients to hydroclimate evolution. Journal of Geophysical Research: Atmospheres, 124(2), 563-582
(résumé ([Link]
31. Staal, A., Tuinenburg, O. A., Bosmans, J. H., Holmgren, M., van Nes, E. H., Scheffer, M.,... & Dekker, S. C.
(2018) Forest-rainfall cascades buffer against drought across the Amazon ([Link]
le/Arie_Staal/publication/325425948_Supplement_to_Staal_et_al_2018_Nature_Climate_Change/data/5b0d6
b45a6fdcc8c25393b1d/[Link]). Nature Climate Change,
8(6), 539-543.
32. Nicolas Bourcier, Les Amazoniens en sursis, Ateliers Henry Dougier, 2016.
33. « La forêt tropicale « climatise » la Terre ([Link]
ale-climatise-la-terre_3829) », sur [Link], 10 avril 2007.
34. (en) G. Bala, K. Caldeira, M. Wickett, T. J. Phillips, D. B. Lobell, C. Delire & A. Mirin, « Combined climate and
carbon-cycle effects of large-scale deforestation », PNAS, vol. 104, no 16,2007, p. 6550-6555
(DOI 10.1073/pnas.0608998104 ([Link]
35. (en) Antonio Donato Nobre (2007) Is the amazon forest a sitting duck for climate change? Models need yet to
capture the complex mutual conditioning between vegetation and rainfall. In: PLdS D, Ribeiro WC, Nunes LH
(eds) A contribution to understanding the regional impacts of global change in South América São Paulo.
Instituto de Estudos Avançados da Universidade de São Paulo, Brazil, pp 105–114
36. (en) Astrid Müller, Yuzo Miyazaki, Eri Tachibana, Kimitaka Kawamura & Tsutom Hiura, « Evidence of a
reduction in cloud condensation nuclei activity of water-soluble aerosols caused by biogenic emissions in a
cool-temperate forest », Scientific Reports, vol. 7, no 8452,2017
(DOI 10.1038/s41598-017-08112-9 ([Link]
37. (en) Anastassia Makarieva, Victor Gorshkov, « Why does air passage over forest yield more rain? Examining
the coupling between rainfall, pressure and atmospheric moisture content », Journal of Hydrometeorology,
vol. 15,2014, p. 411-426 (DOI 10.1175/JHM-D-12-0190.1 ([Link]
38. Nobre C.A & al. (2016) ; Land-use and climate change risks in the Amazon and the need of a novel
sustainable development paradigm ([Link]
sJ:[Link]/&hl=fr&as_sdt=0,5&scillfp=1512744964507691174&oi=lle). Proceedings of the
National Academy of Sciences, 113(39), 10759-10768.
39. Marengo J.A & Espinoza J.C (2016) Extreme seasonal droughts and floods in Amazonia: causes, trends and
impacts ([Link] International Journal of Climatology,
36(3), 1033-1050.
40. Vuille M & al. (2018) Rapid decline of snow and ice in the tropical Andes–Impacts, uncertainties and
challenges ahead ([Link] Earth-Science Reviews, 176, 195-213.
41. Cosme L.H, Schietti J, Costa F.R & Oliveira R.S (2017) The importance of hydraulic architecture to the
distribution patterns of trees in a central Amazonian forest ([Link]
nph.14508). New Phytologist, 215(1), 113-125.
42. Sorribas M.V & al. (2016) Projections of climate change effects on discharge and inundation in the Amazon
basin. Climatic Change ([Link]
=date-desc), 136(3-4), 555-570.
43. Esquivel‐Muelbert A & al. (2019) Compositional response of Amazon forests to climate change. Global
change biology, 25(1), 39-56.| URL=[Link]
44. Esquivel-Muelbert A (2019) Compositional response of Amazon forests to climate change ([Link]
[Link]/doi/pdf/10.1111/gcb.14413). Glob. Chang. Biol. 25, 39–56 (2019).
45. Marques E.Q & al. (2019) Redefining the Cerrado–Amazonia transition: implications for conservation ([Link]
[Link]/upload/publication-store/2019/Marques%20Marimon%20et%20al.%202019_RedefiningCerrad
[Link]). Biodiversity and Conservation, 1-17.
46. Andreoni et Hauser, « Fires in Amazon Rain Forest Have Surged This Year ([Link]
8/21/world/americas/[Link]) », Rio de Janeiro, 21 août 2019 (consulté le 21 août 2019).
47. Take action to stop the Amazon burning : The planet’s largest rainforest is on fire. Brazil and the world must
halt the destruction before it’s too late ([Link] Editorial de la
revue Nature du 10 septembre 2019.
48. Diekjobst, R., & Dute, L. (2019) Playing with Fire: Is the aid pledged by the G7 an offer Brazil’s President
Bolsonaro cannot refuse ?. Völkerrechtsblog.
49. Peng W, Sonne C, Lam S.S, Ok Y.S & Alstrup A.K (2020) The ongoing cut-down of the Amazon rainforest
threatens the climate and requires global tree planting projects: A short review. Environmental research, 181,
108887 (résumé ([Link]
50. Elizabeth P. Anderson & al. (2018) Fragmentation of Andes-to-Amazon connectivity by hydropower dams (htt
ps://[Link]/content/4/1/eaao1642); Science Advances ; 31 Janvier ; Vol. 4, no 1,
eaao1642 ;DOI: 10.1126/sciadv.aao1642
51. P.M Cox, R.A Betts, M Collins, C Harris, C Huntingford & C.D Jones (2004) Amazon dieback under climate-
carbon cycle projections for the 21st century. Theor. Appl. Climatol, 78:137–156.
52. D.C Nepstad, C.M Stickler, B Soares-Filho & F Merry (2008) Interactions among amazon land use, forests
and climate: Prospects for a near-term forest tipping point. phil. Trans. R. Soc. B, 363:1737–1746.
53. W. Cramer, A. Bondeau, S. Schaphoff, W. Lucht, B. Smith, and S. (2004) Tropical Forests and Sitch. and the
global carbon cycle: Impacts of atmospheric carbon dioxide, climate change and rate of deforestation. Phil.
Trans. R. Soc. B, 359:331.
54. Garcia B.N, Libonati R & Nunes A (2018) Extreme drought events over the Amazon basin: The perspective
from the reconstruction of South American hydroclimate ([Link]
Water, 10(11), 1594.
55. Lovejoy T.E & Nobre C (2018) Amazon tipping point ; Science Advances ; 21 Février 2018:Vol. 4, no 2,
eaat2340 ; DOI: 10.1126/sciadv.aat2340
56. (en) Thomas E. Lovejoy et Carlos Nobre, « Amazon Tipping Point », Science Advances, vol. 4, no 2,
2 février 2018, eaat2340 (ISSN 2375-2548 ([Link]
PMID 29492460 ([Link]
PMCID PMC5821491 ([Link]
DOI 10.1126/sciadv.aat2340 ([Link] lire en ligne ([Link]
g/doi/10.1126/sciadv.aat2340), consulté le 9 janvier 2023)
57. Amigo I (2020) When will the Amazon hit a tipping point? ([Link]
-4#ref-CR4). Nature, 578(7796), 505.
58. Nathalie Mayer, « La forêt amazonienne a franchi le point de non-retour ([Link]
nete/actualites/foret-foret-amazonienne-franchi-point-non-retour-97175/) », sur [Link] (consulté
le 9 janvier 2023).
59. (en) « Amazonia Against the Clock : A regional assessment on where and how to protect 80% by 2025 (http
s://[Link]/assets/files/[Link]) » [PDF], septembre 2022.
60. Giannini T.C & al. (2020) Climate change in the Eastern Amazon: crop-pollinator and occurrence-restricted
bees are potentially more affected ([Link] Regional
Environmental Change, 20(1), 9.
61. Giannini TC, Costa WF, Cordeiro GD, Imperatriz-Fonseca VL, Saraiva AM, Biesmeijer J, Garibaldi LA (2017)
Projected climate change threatens pollinators and crop production in Brazil. PLoSONE 12(8):e0182274.
[Link]
62. Erin Ross (2017) Amazon rainforest was shaped by an ancient hunger for fruits and nuts ; People living in the
area thousands of years ago may have changed the forest around them in ways that are still visible today.
nature News, publiée le 2 mars 2017 doi:10.1038/nature.2017.21576
63. portail ([Link] de l' "Amazon Tree Diversity Network" (cc-by-sa 3.0)
64. Peters, C.M. (1983), Observations on Maya Subsistence and the Ecology of a Tropical Tree, American
Antiquity 48, 610–615 (résumé ([Link]
leobservations-on-maya-subsistence-and-the-ecology-of-a-tropical-treediv/95640B11EA3992885D8872F048
5238E7))
65. Jones J.G. (1994), Pollen evidence for early settlement and agriculture in northern Belize ; Palynology 18,
205-211 (résumé ([Link]
66. Voir la carte rétrospective de déforestation jusqu'en 2007, sur le site de [Link] ([Link]
r/novo2008/sobreamazonia_ler.php?idpub=726).
67. « Desmatamento ([Link] », sur Agência Brasil
(consulté le 7 août 2020).
68. (en) « Beef exports fuel loss of Amazonian Forest », CIFOR News Online, Centre for International Forestry
Research (CIFOR), no 36,2004 (lire en ligne ([Link]
beef_exports.htm))
69. (en) The INPE deforestation figures for Brazil, National Institute for Space Research (INPE), 2005 cité par
(en) « ? ([Link]
mazon/problems/amazon_deforestation/[Link]) »([Link] ([Link]
f/where_we_work/latin_america_and_caribbean/solutions_region/amazon/problems/amazon_deforestation/[Link]) • Wikiwix ([Link]
[Link]/cache/?url=[Link]
n_deforestation/[Link]) • [Link] ([Link]
_region/amazon/problems/amazon_deforestation/[Link]) • Google ([Link]
[Link]/about_wwf/where_we_work/latin_america_and_caribbean/solutions_region/amazon/problems/amazon_deforestation/[Link]) •
Que faire ?), WWF, avril 2006
70. (en) « Assessment of the Risk of Amazon Dieback. Main Report : Environmentally and Socially Sustainable
Development Department. Latin America and Caribbean Region ([Link]
x) », The World Bank, 4 février 2010, p. 58.
71. B. S. Soares-Filho, D. C. Nepstad, L. M. Curran, G. C. Cerqueira, R. A. Garcia, C. A. Ramos, E. Voll, A.
McDonald, P. Lefebvre, et P. Schlesinger, Modelling conservation in the Amazon basin, dans Nature
440(7083), 2006, p. 520-523.
72. (en) « An Assault on the Amazon », New York Times,17 novembre 2011 (lire en ligne ([Link]
om/2011/11/17/opinion/[Link]?_r=2))
73. (en) G. Sampaio, C. Nobre, M. H. Costa, P. Satyamurty, B. S. Soares-Filho et M. Cardoso, « Regional climate
change over eastern Amazonia caused by pasture and soybean cropland expansion », Geophysical
Research Letters, vol. 34, no L17709,septembre 2007, Figure 1
(DOI 10.1029/2007GL030612 ([Link] lire en ligne ([Link]
[Link]/~rmclima/pdfs/publicacoes/2007/[Link]) [PDF])
74. (en) Carlos Nobre et Thomas E. Lovejoy, « Amazon Tipping Point », Science Advances, vol. 4, no 2,
1er février 2018, eaat2340 (ISSN 2375-2548 ([Link]
DOI 10.1126/sciadv.aat2340 ([Link] lire en ligne ([Link]
[Link]/content/4/2/eaat2340), consulté le 24 août 2019)
75. « Nous n’avons jamais consommé autant de viande », Le Monde,15 novembre 2019 (lire en ligne ([Link]
[Link]/idees/article/2019/11/15/nous-n-avons-jamais-consomme-autant-de-viande_6019221_3232.htm
l))
76. Renaud Lambert, « Main basse sur l’Amazonie ([Link]
5) », sur Le Monde diplomatique, 1er octobre 2019.
77. « En Amazonie, une nouvelle technique de reforestation prévoit de planter 73 millions d'arbres ([Link]
[Link]/fr/20171031-amazonie-une-nouvelle-technique-reforestation-prevoit-planter-73-millions-darbre
s) », sur [Link], 31 octobre 2017 (consulté le 1er mai 2019).
78. Staal, A., van Nes, E. H., Hantson, S., Holmgren, M., Dekker, S. C., Pueyo, S.,... & Scheffer, M. (2018).
Resilience of tropical tree cover: the roles of climate, fire, and herbivory ([Link]
f/10.1111/gcb.14408). Global change biology, 24(11), 5096-5109.
79. Marie-Laure Théodule et Olivier Donnars, « Reforester l’Amazonie, le pari fou du Pérou ([Link]
[Link]/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/reportage-reforester-l-amazonie-le-pari-fou-du-perou_1
42864) », sur [Link], 7 avril 2020 (consulté le 10 avril 2020).
80. Bérénice Richard, « Pour une alternative viable, durable et juste au modèle extractiviste en Amazonie :
l’initiative des Bassins Sacrés ([Link]
t-juste-au-modele-extractiviste-en-amazonie-linitiative-des-bassins-sacres/) », sur Le Grand Continent,
18 mars 2020 (consulté le 18 mars 2020).
81. (en) Anja Rammig, Lan Wang-Erlandsson, Arie Staal et Gilvan Sampaio, « Self-amplified Amazon forest loss
due to vegetation-atmosphere feedbacks », Nature Communications, vol. 8,13 mars 2017, p. 14681
(ISSN 2041-1723 ([Link]
DOI 10.1038/ncomms14681 ([Link] lire en ligne ([Link]
m/articles/ncomms14681), consulté le 23 août 2019)
82. Laurance W.F & al. (1997) Biomass collapse in Amazonian forest fragments. Science 278, 1117–1118
(résumé ([Link]
83. National Geographic, édition française, février 2007, « Les Déchirures de l'Amazonie », page 9
84. Guillaume Gosalbes, « Pérou : Iquitos, haut lieu du trafic d'animaux sauvages en Amazonie », France 24,
17 septembre 2024 (lire en ligne ([Link]
maux-sauvages-en-amazonie-le-perou-traque-le-commerce-ill%C3%A9gal))
85. (en) John Hemming, Change in the Amazon Basin. Man's impact on forests and rivers, Manchester University
Press, 1985, p. 79.
86. (en) Institute of Foresters of Australia, Think trees, grow trees, Australian Govt. Pub. Service, 1985, p. 20.
87. (en) Jessie Yeung & Abel Alvarado, « Brazil's Amazon rainforest is burning at a record rate, research center
says ([Link] », sur
[Link], 22 août 2019.
88. (en) Chip Fletcher, Climate Change, John Wiley & Sons, 2018, p. 95.
89. Eric Karsenti et Dino Di Meo, Tara océans, Actes Sud, 2012, p. 87.
90. « Éclosarium. À la découverte du phytoplancton ([Link]
uiberon/houat/[Link]) », sur
[Link], 13 juillet 2011.
91. « Le poumon vert de la planète, c'est quoi ? ([Link]
lution-poumon-vert-planete-cest-991/) », sur [Link] (consulté le 23 août 2019).
92. « L'Amazonie est en effet une forêt « mature » et si les arbres jeunes ou adultes captent beaucoup de
carbone pour leur croissance, les arbres plus âgés ont tendance à mourir et à libérer du CO2 en se
décomposant. La maturité de la forêt implique un certain équilibre entre les premiers et les seconds, et la
captation nette diminue donc au fur et à mesure du temps, en particulier si les conditions climatiques
deviennent plus stressantes pour les végétaux, entraînant une mortalité plus importante ». Cf François-
Michel Le Tourneau, L'Amazonie. Histoire, géographie, environnement, CNRS éditions, 2019, p. 97.
93. François Ramade, Éléments d'écologie, Dunod, 2009, p. 415.
94. Jérôme Petit & Guillaume Prudent, Changement climatique et biodiversité dans l’outre-mer européen, IUCN,
2008, p. 139.
95. (en) Lei Fan, Jean-Pierre Wigneron, Philippe Ciais, Jérôme Chave, Martin Brandt, Rasmus Fensholt, Sassan
S. Saatchi, Ana Bastos, Amen Al-Yaari, Koen Hufkens, Yuanwei Qin, Xiangming Xiao, Chi Chen, Ranga B.
Myneni, Roberto Fernandez-Moran, Arnaud Mialon, N. J. Rodriguez-Fernandez, Yann Kerr, Feng Tian, Josep
Peñuelas, « Satellite-observed pantropical carbon dynamics », Nature Plants,29 juillet 2019
(DOI 10.1038/s41477-019-0478-9 ([Link]
96. (en) R. J. W. Brienen et al., « Long-term decline of the Amazon carbon sink », Nature, vol. 519, no 7543,
2015, p. 344–348 (DOI 10.1038/nature14283, ([Link]
97. (en) A. Baccini et al., « Tropical forests are a net carbon source based on aboveground measurements of
gain and loss », Science, vol. 358, no 6360,2017, p. 230-234
(DOI 10.1126/science.aam5962 ([Link]
98. Sylvestre Huet, « Les forêts tropicales ne capturent plus le CO2 ([Link]
0/les-forets-tropicales-ne-capturent-plus-le-co2/) », sur [Link], 30 juillet 2019.
99. Nathan Mann, « Les forêts captent de moins en moins de carbone ([Link]
les-forets-captent-de-moins-en-moins-de-carbone_2094796.html) », sur [Link], 20 août 2019.
100. Pierre Peycru, Didier Grandperrin, Christiane Perrier (dir.), Biologie, Dunod, 2018, p. 465
101. Jiménez-Muñoz J.C & al. (2016) Record-breaking warming and extreme drought in the Amazon rainforest
during the course of El Niño 2015–2016 ([Link] Scientific reports, 6,
33130.
102. Erfanian A, Wang G & Fomenko L (2017) Unprecedented drought over tropical South America in 2016:
significantly under-predicted by tropical SST ([Link] Scientific
reports, 7(1), 1-11.
103. Barros F.D.V & al. (2019) Hydraulic traits explain differential responses of Amazonian forests to the 2015 El
Nino‐induced drought ([Link]
ulic_traits_explain_differential_responses_of_Amazonian_forests_to_the_2015_El_Nino-induced_drought/lin
ks/5d0cadc2458515c11ceafda8/Hydraulic-traits-explain-differential-responses-of-Amazonian-forests-to-the-2
[Link]). New Phytologist, 223(3), 1253-1266.
104. « Poumon de la planète, l'Amazonie pourrait devenir émettrice de CO2 ([Link]
e/2012/01/18/poumon-de-la-planete-l-amazonie-pourrait-devenir-emettrice-de-co2_1631407_3244.html) »,
sur [Link], 18 janvier 2012.
105. « La biomasse aérienne de la végétation de la zone tropicale n’a plus d’impact positif sur le stockage du
carbone ([Link]
sitif-sur-le-stockage) », sur [Link], 29 juillet 2019.
106. (en) Johanna L. Miller, « The Amazon’s carbon tipping point », Physics Today,22 juillet 2021
(DOI 10.1063/PT.6.1.20210722a/full/ ([Link]
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
la forêt amazonienne ([Link]
[Link]/wiki/category:Amazon_Rainf
orest?uselang=fr), sur Wikimedia
Commons
Articles connexes
Amazonie, Bassin amazonien, Amazone (fleuve), Biome amazonien
Feux de forêt de 2019 au Brésil
Conservation de la nature, Déforestation de la forêt amazonienne, Service de vigilance de l'Amazonie
Amérique du Sud
Forêts décidues humides tropicales et subtropicales
Forêt guyanaise
Jardin du diable
Barrage de Belo Monte
Raoni Metuktire, Kayapos
Almir Narayamoga, Suruí
Organisation du traité de coopération amazonienne (ACTO)
Liens externes