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Simplice 3

Le document présente une vue d'ensemble des machines asynchrones, en détaillant leur définition, avantages, inconvénients et applications variées. Il explique également la constitution d'une machine asynchrone, y compris les composants tels que le stator, le rotor, et leur fonctionnement basé sur l'induction électromagnétique. Enfin, il aborde le principe de fonctionnement des moteurs asynchrones, soulignant l'importance du défilement pour la production de couple.

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Simplice 3

Le document présente une vue d'ensemble des machines asynchrones, en détaillant leur définition, avantages, inconvénients et applications variées. Il explique également la constitution d'une machine asynchrone, y compris les composants tels que le stator, le rotor, et leur fonctionnement basé sur l'induction électromagnétique. Enfin, il aborde le principe de fonctionnement des moteurs asynchrones, soulignant l'importance du défilement pour la production de couple.

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES MACHINES ASYNCHRONES

I.1 Introduction :

C'est le moteur utilisé au quotidien dans les applications domestiques (machine à laver), à
l'atelier, à l'usine (machinerie d'entraînement) ainsi que dans les domaines spécialisés (traction
ferroviaire, maritime, auxiliaires dans les centrales…). Sa robustesse et son coût d'achat et
d'entretien lui ont permis de conquérir un espace de plus en plus grand au détriment des
machines synchrones et à courant continu. De façon générale, il est incontestable que la
motorisation électrique commandée prend une place de plus en plus large. Il ne faut cependant
pas non plus négliger l'immense parc de moteurs asynchrones utilisés à des fins d'entraînement
non commandé mais la vitesse variable est en plein essor et tout porte à croire que la demande va
s'accentuer surtout avec la baisse continuelle des prix de l'électronique de puissance et de
commande.

I.2 Définition d’un moteur asynchrone :

Une machine asynchrone est une machine à courant alternatif dont la vitesse du rotor et la

vitesse du champ magnétique tournant ne sont pas égales. Le rotor est toujours en retard par

rapport à la vitesse du champ statorique. La machine asynchrone est dite machine à induction

car l’énergie transférée du stator au rotor ou inversement se fait par induction

électromagnétique. La machine asynchrone a pour rôle de transformer l’énergie électrique


1
apportée par le courant alternatif en énergie mécanique de rotation. (Université d’ibn khaldoun-

Tiaret 2016)

I.3 Les avantages et les inconvénients du moteur asynchrone

a. Les avantages du moteur asynchrone :

Le moteur asynchrone a l’avantage d’être alimenté directement par le réseau triphasé. Son prix
d’achat est moins élevé, il est beaucoup plus robuste car il ne nécessite pratiquement pas
d’entretien. Ses deux qualités fondamentales (prix et solidité) résultent du fait qu’il n’a pas de
collecteur.
En effet, le collecteur est un organe coûteux et fragile qui nécessite un entretien fréquent :
changement des balais

b. Les inconvénients du moteur asynchrone :

A l’exception du démarrage et de l’inversion du sens de marche que l’on peut résoudre de


façon satisfaisante, le moteur asynchrone a des performances très médiocres par rapport à celles
du moteur shunt. En effet jusqu'à ces dernières années, l’entraînement idéal était réalisé par le
léonard formé un moteur shunt alimenté par un convertisseur de tension. (electronique: Les
avantages et les inconvénients du moteur asynchrone (electronique1.blogspot.com))

I.4 Applications:

▪ Traction électrique (Eurostar notamment)


▪ Propulsion des navires
▪ Machines outil
▪ Ascenseur
▪ Treuils
▪ Pompes
▪ Électroménager

I.5 Constitution d’une machine asynchrone :

2
Ce type de moteur est basé sur l’enroulement d’une masse métallique par l’action d’un
champ tournant et comportant 2 armatures coaxiales l’une est fixe appelée stator et l’autre est
mobile appelée rotor ; entre les 2 armatures il y a l’entrefer.

I.5.1 Stator (inducteur)

Le stator de la machine asynchrone est constitué de tôles d’acier dans lesquelles sont placés
les bobinages statoriques. Ces tôles sont habituellement recouvertes de vernis pour limiter
l’effet des courants de Foucault. Au final, elles sont assemblées les unes aux autres à l’aide
de boulons ou de soudures pour former le circuit magnétique statorique.
Une fois l’assemblage terminé, les enroulements statoriques sont placés dans les encoches
prévues à cet effet. Ces enroulements insérés peuvent être imbriqués, ondulés ou encore
concentriques. L’enroulement concentrique est très souvent utilisé lorsque le bobinage de la
machine asynchrone est effectué mécaniquement. Pour les grosses machines, les
enroulements sont faits de méplats de cuivre de différentes sections insérés directement dans
les encoches. L’isolation entre les enroulements électriques et les tôles d’acier s’effectue à
l’aide de matériaux isolants qui peuvent être de différents types suivant l’utilisation de la
machine asynchrone.

Le stator d’une machine asynchrone est aussi pourvu d’une boîte à bornes à laquelle est
reliée l’alimentation électrique [https://www.clicours.com/].

3
I.5.2 Rotor (induit)

C’est un anneau de tôles rainuré à l’extérieur, concentrique au stator et séparé de lui par un
entrefer constant. Le rotor porte un enroulement polyphasé mis en court-circuit constituant ainsi
le secondaire. Le courant dans ses enroulements est induit uniquement par le champ statorique,
car le rotor n’est lié à aucune source électrique extérieure ; on distingue 2 types de rotor :
a. Rotor à bagues (rotor bobiné)

Les différents types de machines asynchrones ne se distinguent que par leur rotor qui peut être
bobiné ou bien à cage. Ce dernier est constitué de barres conductrices régulièrement réparties
entre deux couronnes métalliques formant les extrémités, le tout rappelant la forme d’une cage
d’écureuil. Bien entendu, cette cage est insérée à l’intérieur d’un circuit magnétique analogue à
celui du moteur à rotor bobiné. Les barres sont faites en cuivre, en bronze ou en aluminium,
suivant les caractéristiques mécaniques et électriques recherchées par le constructeur. Dans
certaines constructions, notamment pour des moteurs à basse tension, la cage est réalisée par
coulée et centrifugation d’aluminium. On démontre que, si le nombre de barres est suffisamment
grand, la cage se transforme automatiquement en un circuit polyphasé de polarité adéquate.
(Généralités sur les moteurs asynchrones à cage (clicours.com))

4
b. Rotor à cage d’écureuil (rotor en court-circuit)

L’enroulement est remplacé par des barres en cuivre ou en aluminium logées dans des
encoches et réunies à leurs extrémités par 2 couronnes en cuivre ou en Aluminium.
Généralement, ces barres sont inclinées afin de réduire les harmoniques de dentures.
Le courant qui passe par une barre revient par la barre située à une distance polaire et il
n’est pas nécessaire d’isoler les barres de la masse du rotor, car les courants induits s’établissent
surtout dans les barres (résistivités différentes : beaucoup plus faible pour le cuivre).
Par comparaison avec les moteurs à bagues, les moteurs à cage ont l’avantage d’être
robuste et de coût beaucoup plus faible ; mais ils présentent l’inconvénient qui est l’impossibilité
de faire varier la résistance du rotor, ce qui rend défavorable les conditions de démarrages avec la
tension du réseau.

I.5.3 La plaque à bornes :

La plaque à bornes est fixée sur la carcasse, elle comporte un ensemble de 6 bornes permettant
de connecter les bobines statoriques à l’alimentation électrique en effectuant le couplage Or
c’est le dispositif permettant de raccorder le moteur à son alimentation.

5
I.5.4 Les flasques :

Ils ferment le carter moteur aux deux extrémités et sont réalisés en font grise ou en
aluminium injecté. Les flasques sont centrés sur le carter et réunis entre eux par des tirants ou
tiges d’assemblage.

I.5.5 L’arbre du rotor :

Le rotor est monté sur un arbre en acier. A une de ses extrémités est monté le ventilateur et
éventuellement le frein, à l’autre côté on trouve l’arbre de sortie avec une rainure de clavetage
pour le montage du pignon d’entraînement.

I.5.6 Le carter :

Généralement réalisé en aluminium injecté par les petits moteurs et en font pour les gros
moteurs.

I.5.7 Le ventilateur :

Le ventilateur est placé à l’arrière du moteur, il permet le refroidissement du moteur.


Le capot oriente le flux d’air vers les ailettes du carter.

I.5.8 Les roulements :

Sur les MAS, le guidage en rotation de l’arbre se fait par deux roulements à billes montés dans

les flasques (d’autres combinaisons sont possibles).

I.5.9 Plaque signalétique d'un moteur asynchrone :

6
Soit on dispose d'un réseau d'alimentation correspondant aux valeurs de tension de la troisième
ligne et on doit réaliser un couplage étoile symbolisé par Y (cas le plus fréquent), soit on
dispose d'un réseau d'alimentation correspondant aux valeurs de tension de la quatrième ligne et
on doit réaliser un couplage triangle symbolisé par Δ Sur la même ligne, la plaque signalétique
indique pour chacun des couplages la valeur de l'intensité du courant de ligne qui sera absorbée
au régime nominal.
À l'aide de grandeurs électriques fournies : tensions entre phases, intensités des courants
de ligne et facteur de puissance, il est possible de calculer la puissance active absorbée et d'en
déduire le rendement de la machine fonctionnant au régime nominal.
En monophasé :
Pa = U I cos(φ)
En triphasé:
𝑃𝑎 = √3 U I cos (φ)
Le rendement : n=

I.6 Principe de fonctionnement :

Le stator contient typiquement un nombre égal d’enroulements parce que, normalement, il y a


deux pour chaque phase de puissance. Un moteur triphasé, ou trois phases, aura alors au moins
six enroulements, à savoir une paire de pôles pour chaque phase, tandis qu’un moteur à deux
phases aura typiquement quatre enroulements.

7
Les deux enroulements de chaque paire de pôles sont reliés en série et disposés physiquement en
face de l’autre. Dans le cas des enroulements de moteur triphasé à six paires polaires ont un
déphasage de 120 ° physique et électrique ; vice versa, dans le moteur à deux phases des deux
paires de pôles ont un décalage de phase de 90 ° électriques et physiques. Dans les deux cas,
dans les enroulements, il se produit le passage de courants qui à leur tour produisent, en raison
des décalages de phase, d’un champ magnétique total qui tourne dans l’espace. , La place rotor Il
est équipé d’un certain nombre d’étapes normalement fermé en court-circuit, dans lequel
l’induction magnétique est induit par un champ magnétique tournant à une vitesse de rotation
plus faible que celle du champ du stator.

La rotation du champ magnétique du stator se produit à une vitesse fixe ns liée à la fréquence
d’alimentation fa, que vitesse de synchronisme (50 tours par seconde dans le cas des conduites de
courant et le numéro minimum de paires de pôles).

Courbe de couple de 4 différents moteurs électriques asynchrones :

a) Moteur monophasé

b) Seul moteur à cage d’écureuil polyphasique

c) Moteur polyphasique seul barres cage d’écureuil en profondeur

d) Moteur à double polyphasique cage d’écureuil

8
Les courants induits dans le rotor à son tour produisent un champ magnétique qui tourne à une
vitesse ns – Nonr par rapport au rotor, qui tourne à une vitesse nr rapport au stator ; le résultat est
que le rotor tourne à une vitesse de champ ns rapport au stator et est donc synchrone avec le
champ de stator.

Une telle condition de synchronisme entre les deux ondes de champ magnétique assure que le
moteur produit un couple constant. La situation dans laquelle ns=nr, -à-dire la vitesse du rotor
égale à celle du synchronisme, est une condition de fin de course dans laquelle il n’y a pas de
forces électromotrices (et donc des courants induits) et donc le couple d’entraînement est égal à
zéro. Dans le cas contraire, l’interaction mutuelle à travers les champs magnétiques liés entre les
courants du rotor et celles du stator produit un couple net résultant. Ainsi, la rotation de la vitesse
du rotor nr Il sera toujours légèrement inférieure à celle de synchronisme ; la différence est
proportionnelle au couple résistant du moteur en rotation.

Le lien entre la vitesse de rotation synchrone, la fréquence fa puissance et le nombre p des paires
de pôles par phase est exprimée par la relation :

où ns Elle est exprimée en tours par minute (tours par minute) et fa Elle est exprimée en Hertz.
Par exemple, dans le cas le plus simple, un moteur triphasé avec une paire de pôles par phase,
fourni à 50 Hz Il a la vitesse angulaire synchronisme de 3000 tours par minute. Dans le cas au
lieu de 2 par paires de phases (p = 2), le moteur aura une vitesse angulaire de 1500 tours par
minute.

La vitesse du rotor dans les conditions nominales est toujours inférieure à un 3-6 % ; Il est le
phénomène de défilement (slips) Qui permet la production de couple. D’après la formule qui
définit le défilement il est possible d’exprimer la vitesse de rotation réelle du rotor (nr) : où s Il
défile, ns Il est la vitesse synchrone et nr Il est la vitesse réelle à laquelle le rotor tourne.

La valeur réelle du glissement dépend de la charge réelle sur le rotor. La charge n’est jamais
nulle, car ils sont toujours présents les phénomènes de frottement entre les pièces mobiles et à
l’air qui empêche le moteur de tourner à la vitesse synchrone, ce gagnant couple mécanique.

9
Les enroulements du stator sont généralement incorporés dans des résines qui offrent une
excellente protection contre l’eau et aux agents atmosphériques. Ces moteurs sont souvent
alimentés par des moyens d’onduleur électronique qui peut changer la vitesse d’une manière
coordonnée en faisant varier la fréquence et la tension d’alimentation. L’utilisation de l’onduleur
permet de faire fonctionner le moteur même à partir d’un courant continu, comme il se produit
en traction train.

Les enroulements de stator triphasé peuvent être connectés à star ou triangle, permettant
d’alimenter le moteur même avec des tensions triphasées de 400 et 230 V. Dans certains gros
moteurs que vous préférez commencer, puis de passer à l’étoile dans un triangle, afin de limiter
les courants d’appel lorsqu’ils ne sont pas utilisés dans les onduleurs.

Il existe des moteurs asynchrones généralement inférieure à 3 kW également alimenté par


l’alimentation secteur à une seule phase. Ces moteurs peuvent être équipés d’enroulements
ordinaires à deux phases, où pour alimenter la seconde phase en utilisant le temps de retard
introduit par un condenseur ; un exemple typique est constitué par les moteurs utilisés pour faire
tourner les pales des ventilateurs ou du sèche-cheveux. Pour les petites puissances des moteurs
sont utilisés dans lequel la deuxième phase est un circuit fermé spatialement asymétrique en
court-circuit (moteur « pôle shuntés »).

Les moteurs asynchrones fonctionnent normalement avec les enroulements de rotor fermé en
court-circuit, mais le rotor peut être effectuée dans des bâtiments différents moteur asynchrone.
Histoire, La structure, principe de fonctionnement (boowiki.com)

I.7 Fonctionnement à rotor ouvert

Dans le cas du moteur à rotor bobiné, le circuit rotorique étant ouvert et le circuit statorique étant
alimenté par le réseau, la machine asynchrone se comporte exactement comme un
transformateur à vide. Il n’y a pas de courant au secondaire donc il n’aura plus du couple et pas
de mouvement du rotor. Le flux statorique induit dans chaque phase du primaire (stator) une
f.c.é.m "𝐸𝑠» et dans chaque phase du secondaire (rotor) une f.é.m "𝐸𝑟» tel que :

𝐸𝑠 =𝐾𝑠𝑁𝑠𝑓𝜙 et 𝐸𝑟 =𝐾𝑟𝑁𝑟𝑓𝜙
10
Avec : 𝐾𝑠 et 𝐾𝑟 sont les coefficients de KAPP des enroulements statorique et rotorique
𝑁𝑠 et 𝑁𝑟 sont les nombres de conducteurs des enroulements statorique et rotorique
𝑓 est la fréquence d’alimentation de l’enroulement statorique
𝜙 est le flux utile sous un pôle

Le rapport de transformation est défini par :

Comme pour le transformateur, le courant statorique est faible et très déphasé en arrière par
rapport à la tension car le primaire crée un flux que le secondaire ouvert ne peut le compenser.

En négligeant la chute de tension résistive et inductive au primaire, le rapport de transformation


est déduit approximativement de l’essai à vide (MAS à rotor ouvert) comme suit :

Tel que 𝑉𝑠 est la tension simple d’une phase du primaire 𝑉𝑠 ≅𝐸𝑠 et 𝑉𝑟 est la tension simple d’une
phase du secondaire 𝑉𝑟 =𝐸𝑟.

I.8 Fonctionnement à rotor en court-circuit

Quand en met en court-circuit l’enroulement secondaire, les f.é.m induites créent un système
équilibré de courant secondaire.

Avant le démarrage (n=0), les f.é.m induites au rotor sont de la même fréquence que les f.c.é.m.
statoriques. L’enroulement statorique se trouve en court-circuit avec la totalité de la
f.é.m et une faible impédance ce qui provoque un très fort courant et ainsi un fort couple mettant
la machine en rotation.

Quand la vitesse du moteur augmente, les lignes du champ tournant (à la vitesse de


synchronisme) traversent les sections du bobinage du rotor à une vitesse égale la différence entre
la vitesse de synchronisme et la vitesse de rotation. La pulsation des flux rotoriques (de même
que les f.é.m, les courants et les tensions) serait donc égale :

11
Avec est la pulsation de rotation mécanique et est la vitesse angulaire du rotor. Le
passage des courant dans l’enroulement du secondaire créent une f.m.m tournante à la vitesse
tel que :

L’enroulement du secondaire étant lui-même tournant par rapport au stator à la vitesse


mécanique , donc le champ tournant du secondaire est tournant à la somme des deux vitesses
qui est égale à la vitesse de synchronisme.

Au sein d’une machine asynchrone, les deux f.m.m (du stator et rotor) sont tournantes à la même
vitesse (la vitesse de synchronisme) quel que soit le glissement.

I.9 Principe de fonctionnement de la MAS à cage

On suppose qu’à chaque pôle fictif du champ tournant du stator correspond un seul conducteur
actif à l’état initial où chaque conducteur est placé sous un pôle, nous appliquons la règle des
trois doigts de la main droite ( ) pour retenir le sens de déplacement de chaque
conducteur par rapport au sens du champ tournant.

Le conducteur A exposé au pôle nord est le siège d’une f.é.m qui s’ajoute à celle du conducteur
B exposé au pôle sud. Les deux couronnes aux extrémités des deux conducteurs permettent au
courant induit à refermer le circuit formant ainsi une section. La force de LAPLACE appliquée
sur ces deux conducteurs suivant la règle des trois doigts de la main droite met en mouvement
ces conducteurs dans le même sens que le champ tournant. Même phénomène se produit dans la
section formée des deux conducteurs C et D.
A
B Conducteur A
N F
D B
I
F

S S C
Conducteur B

12
I.10 Démarrage :

Lors d'un démarrage d'une machine asynchrone, le courant peut atteindre 8 fois le courant
nominal de la machine. Si l'application utilise un variateur, c'est ce dernier qui se chargera
d'adapter les tensions appliquées à la machine afin de limiter ce courant. En l'absence de
variateur de vitesse, il existe plusieurs méthodes permettant de limiter le courant de démarrage.
Elles ont été développées avant l'apparition de l'électronique de puissance mais sont encore
utilisées de nos jours dans les installations anciennes ou par mesure d'économie pour des
applications ne nécessitant pas de variateur en dehors du démarrage.

I.10.1 Action sur le circuit primaire (stator) :

On peut réaliser le démarrage par :

· Couplage étoile-triangle.
· Eliminations de résistances statoriques
· Auto-transformateurs.

Inconvénient : le couple moteur qui est proportionnel au carré de la tension est réduit dans le
même rapport.

-- Une augmentation de la résistance rotorique

I.10.2 Action sur le circuit secondaire (rotor):

On peut réaliser le démarrage par :

· Elimination de résistances rotoriques


· Moteurs à cage multiples.

13
Cette seconde façon de procéder ne présente pas d'inconvénient sur le plan fonctionnel,
l'augmentation de la résistance du rotor se traduit par :

· Une augmentation du couple de démarrage.


· Une diminution du courant de démarrage.

Procédés de démarrage des moteurs asynchrones triphasés (technologuepro.com)

I.11 Bilan de puissance :

Lorsqu’on alimente un moteur asynchrone, une partie de la puissance qu'il reçoit est
dissipée sous forme des pertes Joule dans les enroulements du stator et une autre partie est
dissipée dans le fer. Le reste de la puissance est transportée au rotor par induction à travers
l'entrefer.
Une troisième partie 𝑃𝑗𝑟 est dissipée par effet Joule dans les enroulements du rotor et ce

qui reste c’est la puissance mécanique𝑃𝑚é𝑐, si on soustrait les pertes 𝛥𝑃𝑚é𝑐 dues aux

frottements et ventilation, on obtient 𝑃𝑢 la puissance utile fournie à la charge mécanique.

Et pour mieux comprendre le cheminement des puissances on donne le diagramme ci-


dessous.

Notation Signification Relation

𝑃𝑎 Puissance absorbée par le moteur 𝑃𝑎 = √3𝑈𝑠𝐼𝑠cos𝜑

14
𝑃𝑗𝑠 Pertes Joule statorique

𝑃𝐹 Pertes Fer

𝑃é𝑚 Puissance électromécanique fournie au 𝑃é𝑚 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑠 − 𝑃𝐹 = 𝐶é𝑚. 𝛺𝑠


rotor

𝑃𝑗𝑟 Pertes Joule rotorique

𝑃𝑚é𝑐 Puissance mécanique fournie à l'arbre du 𝑃𝑚é𝑐 = 𝑃é𝑚 − 𝑃𝑗𝑟


rotor

𝛥𝑃𝑚é𝑐 Pertes mécaniques

𝑃𝑢 Puissance utile fournie à la charge 𝑃𝑢 = 𝑃𝑚é𝑐 − 𝛥𝑃𝑚é𝑐

𝜂 Rendement du moteur 𝑃𝑢 𝑃𝑢
𝜂= ≈
𝑃𝑎 𝑃𝑢 + ∑𝑃𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠

I.12 Freinage

Il existe divers types de freinage.

· Arrêt en roue libre : (mise hors tension du stator).


· Arrêt piloté : tension statorique progressivement passée à tension nulle.

• Freinage hyper synchrone : lorsque la vitesse du rotor est supérieure à la vitesse du champ
tournant, le moteur freine. Couplé à un variateur de fréquence qui diminue progressivement la
vitesse on peut arrêter la machine.

Le couple de freinage est élevé à condition de générer un champ correspondant à la valeur de


glissement optimal du fonctionnement en génératrice (voir les trois domaines de
fonctionnement de la machine asynchrone) et de maintenir la décélération dans ce domaine
jusqu'à arrêt complet. Cette méthode est particulièrement efficace pour freiner rapidement une
machine asynchrone sans dispositif mécanique additionnel.

• Arrêt par injection de courant continu : l'alimentation en courant continu du stator crée
un champ fixe dans la machine qui s'oppose au mouvement. Ce n'est pas la méthode la plus

15
efficace pour freiner la machine (fonctionnement en génératrice décrochée) et les
contraintes en courant sont également très sévères. La commande de l'intensité du courant
continu permet de piloter le freinage.
• Arrêt à contre-courant : le principe consiste à inverser deux phases pendant un court
instant. Ceci est donc équivalent à un freinage hyper synchrone à fréquence fixe et mal
géré. Le couple résistant est faible et le courant appelé est également très important (de
l'ordre de 10 à 12 fois l'intensité nominale). La conséquence en est que les enroulements de
la machine risquent un sur échauffement : il est conseillé de prévoir des résistances
supplémentaires afin de diminuer l'intensité20. Enfin, avec cette méthode, le couple
décélérateur reste négatif pendant toute la phase de freinage, il faut donc prévoir de couper
l'alimentation au passage par zéro de la vitesse (temporisation, contact centrifuge), sinon la
rotation s'inverse.
• Freinage mécanique par électro-frein : Ce système est constitué d'un frein à disque
solidaire de l'arbre de la machine asynchrone et dont les mâchoires initialement serrées
hors tension sont commandées par un électroaimant. Après alimentation de l'électroaimant,
les mâchoires se desserrent laissant la rotation libre. La coupure de l'alimentation provoque
le freinage. Ce dispositif aussi appelé « frein à manque de courant » est souvent prévu
comme dispositif d'arrêt d'urgence

16
I.13 Modélisation:

I.13.1 Hypothèses :

Un moteur asynchrone à rotor bobiné comporte au stator un enroulement dont les trois
phases sont nommées a, b et c et, au rotor un enroulement dont les trois phases sont
nommées A, B et C (figure ci-dessous) La modélisation s’appuie sur un certain nombre
d’hypothèses :

• La machine présente une parfaite symétrie triphasée de construction.


• L’entrefer est de largeur constante, l’effet des encoches est négligé.
• La répartition spatiale des tensions magnétiques d’entrefer est sinusoïdale.
• Le circuit magnétique est linéaire.
• La saturation, l’hystérésis et les pertes ferromagnétiques ne sont pas pris en compte.
• Les résistances sont constantes, la variation avec la température et l’effet de peau sont
ignorés.

I.13.2 Équations électriques:

Chaque phase statorique présente une résistance Rs. Les tensions aux bornes des
phases a, b et c sont respectivement appelées𝑣𝑎𝑠,𝑣𝑏𝑠et 𝑣𝑐𝑠, les courants qui les

17
parcourent 𝑖𝑎𝑠,𝐼𝑏𝑠et𝑖𝑐𝑠 et les flux totaux à travers ces bobines∅𝑎𝑠,∅𝑏𝑠et∅𝑐𝑠. Les lois des
mailles s’écrivent ainsi

Ces relations peuvent s’écrire sous forme matricielle :

Tell que :
𝑣𝑎𝑠
𝑉𝑎𝑏𝑐𝑠 = [𝑣𝑏𝑠]
𝑣𝑐𝑠

𝑖𝑎𝑠
𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 = [𝑖𝑏𝑠]
𝑖𝑐𝑠

∅𝑎𝑠
∅𝑎𝑏𝑐𝑠 = [∅𝑏𝑠]
∅𝑐𝑠

𝑉𝑠est la matrice colonne des tensions, 𝐼𝑠 la matrice colonne des courants et ∅𝑠


la matrice colonne des flux totaux pour le stator.

Chaque phase rotorique présente une résistance𝑅𝑟. Les tensions aux bornes des phases
A, B et C sont respectivement appelées 𝑣𝑎𝑟, 𝑣𝑏𝑟et𝑣𝑐𝑟, les courants qui les parcourent
par 𝑖𝑎𝑟, 𝐼𝑏𝑟et𝑖𝑐𝑟 et les flux totaux à travers ces bobine ∅𝑎𝑟, ∅𝑏𝑟 et ∅𝑐𝑟. Les lois des
mailles s’écrivent ainsi :

18
Ces relations peuvent s’écrire sous forme matricielle :

Tell que :

𝑣𝑎𝑟
𝑉𝑎𝑏𝑐𝑟 = [𝑣𝑏𝑟]
𝑣𝑐𝑟

𝑖𝑎𝑟
𝐼𝑎𝑏𝑐𝑟 = [𝑖𝑏𝑟]
𝑖𝑐𝑟

est la matrice colonne des tensions, la matrice colonne des courants et


la matrice colonne des flux totaux.

Dans le fonctionnement normal du moteur, l’enroulement du rotor est court-circuité


(c’est le seul cas possible pour un moteur a cage) et l’équation électrique du rotor
devient :

Où est la matrice colonne nulle d’ordre 3.

I.13.3 Relations entre flux et courants :

19
Les relations entre flux totaux et les courants peuvent s’écrire sous forme matricielle
:

En posant :

et sont respectivement les matrices des inductances statoriques et rotoriques tandis que
est la matrice des inductances mutuelles entre stator et rotor. est l’angle électrique
entre la phase A du rotor et la phase a du stator. En remplaçant les expressions des flux dans
les formules des tensions, nous obtenons :

I.13.4 Moment du couple :

Le moment du couple peut être calculé par la formule générale :

20
Cette formule se simplifie car les coefficients des matrices et sont indépendants de la
position, ce qui implique :

De plus, nous tenons compte de l’égalité :

Cela donne :

1.14 Application de la transformation de Park :


La transformation de Park permet de transformer les enroulements triphasés statorique et
rotorique par des enroulements diphasés tournants solidaires d’un même repère dq. Les
angles de rotation utilisés dans la transformation de Park sont θs pour le stator et 𝜃𝑟 pour le
rotor (figure ci-dessous).

21
Ces deux angles sont liés à l’angle électrique définissant la position du rotor
par :

𝜃 = 𝜃𝑠 − 𝜃𝑟

I.14.1 Équations électriques :

Exprimons les matrices colonnes des grandeurs triphasées (𝑉𝑎𝑏𝑐𝑠pour les tensions, 𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 pour
les courants et ∅𝑎𝑏𝑐𝑠pour les flux totaux) en fonction des matrices colonnes des composantes
de Park (𝑉𝑑𝑞𝑜𝑠pour les tensions, 𝐼𝑑𝑞𝑜𝑠 pour les courants et ∅𝑑𝑞𝑜𝑠pour les flux)

𝑉𝑑𝑞𝑜𝑠 = 𝐾𝑠𝑉𝑎𝑏𝑐𝑠

𝐼𝑑𝑞𝑜𝑠 = 𝐾𝑠𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠

En a la matrice de Park ci-dessous :

Et la matrice inverse :

La dérivée de matrice inverse de Park :

22
Remplaçons ces grandeurs dans l’équation des tensions :

Effectuons le produit matriciel :

Nous pouvons en déduire les relations entre les composantes de Park

Introduisons la vitesse angulaire électrique du repère dq, définie par :

Les expressions des tensions deviennent ainsi :

La même démarche appliquée au rotor conduit à :

23
Tenons compte de la relation entre les angles, en la dérivant, nous obtenons :

Introduisons alors la vitesse angulaire électriqueωs du repère dq et la vitesse angulaire


électrique ωr du rotor :

Les expressions des tensions deviennent ainsi :

I.14.2. Relations entre flux et courants :

Partons de la relation :

∅𝑎𝑏𝑐𝑠 = 𝐿𝑠𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 + 𝑀𝑠𝑟𝐼𝑎𝑏𝑐𝑟

Multiplions à gauche par la matrice de Park relative au stator pour obtenir la matrice colonne
des composantes de Park des flux totaux :

∅𝑑𝑞𝑜𝑠 = 𝐾𝑠∅𝑎𝑏𝑐𝑠 = 𝐾𝑠𝐿𝑠𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 + 𝐾𝑠𝑀𝑠𝑟𝐼𝑎𝑏𝑐𝑟

Pour calculer le premier terme de la somme du second membre, décomposons la matrice


des inductances statoriques de la façon suivante :
24
soit :

Effectuons d’abord le produit à droite par la matrice colonne des courants :

Effectuons ensuite le produit à gauche par la matrice de Park, en introduisant la


composante homopolaire du courant statorique :

Nous voyons apparaître la matrice colonne des composantes de Park des courants
statoriques :

Par ailleurs, effectuons le produit matriciel :

Nous arrivons à :

25
Considérons maintenant le second terme de la somme. La matrice des inductances
mutuelles entre stator et rotor est :

Effectuons pour commencer le produit de la matrice de Park par la matrice des


inductances mutuelles entre stator et rotor :

Enfin, simplifions le résultat en utilisant la relation entre les angles :

Nous obtenons ainsi :

Il reste à effectuer le produit à droite avec la matrice colonne des courants du


rotor. Cela fait apparaître les composantes directe et en quadrature de ces courants :

En définitive, la relation entre les composantes de Park des flux et des courants s’écrit
:

26
I.14.3 Equation mécanique :

L’étude des caractéristiques dynamiques du moteur exige l’introduction de l’équation du


mouvement suivante :

I.14.4 Équations dans différents référentiels :

a. Référentiel lié au stator :

Dans un référentiel lié au stator, la vitesse est nulle, ce qui conduit à :

b. Référentiel lié au rotor :

Dans un référentiel lié au rotor, la vitesse est égale à la vitesse électrique du rotor, ce
qui donne :

27
c. Référentiel lié au champ tournant :

Dans un référentiel lié au champ tournant, la vitesse de repère et égale a :

I.14.5. Moment du couple :

Le moment du couple électromagnétique peut être calculé par :

Introduisons les matrices colonnes des composantes de Park des courants :

Cela donne :

Cela donne pour le couple :

D’autres formulations peuvent être obtenues en réutilisant les diverses


relations établies précédemment :
28
1.15. Le modèle d’état :

Dans le cas d’un moteur à cage d’écureuil, les paramètres du rotor et et ne sont
pas mesurables directement puisqu’aucune connexion n’est possible sur ce rotor. Il est
donc intéressant de réécrire les équations en utilisant des grandeurs accessibles par
l’expérimentation. On choisit habituellement comme paramètres le coefficient de
dispersion de Blondel

Les équations des tensions liées au champ tournant deviennent (repère lie au champ
tournant) :

Donc on a :

29
1.16 Conclusion :

30
Contents
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES MACHINES ASYNCHRONES ............................... 1
I.1 Introduction : ......................................................................................................................... 1
I.2 Définition d’un moteur asynchrone : ..................................................................................... 1
I.3 Les avantages et les inconvénients du moteur asynchrone .................................................... 2
I.4 Applications: .......................................................................................................................... 2
I.5 Constitution d’une machine asynchrone :.............................................................................. 2
I.5.1 Stator (inducteur) ............................................................................................................ 3
I.5.2 Rotor (induit) .................................................................................................................. 4
b. Rotor à cage d’écureuil (rotor en court-circuit) ...................................................................... 5
I.5.3 La plaque à bornes : ........................................................................................................ 5
I.5.4 Les flasques : .................................................................................................................. 6
I.5.5 L’arbre du rotor : ............................................................................................................. 6
I.5.6 Le carter : ........................................................................................................................ 6
I.5.7 Le ventilateur : ................................................................................................................ 6
I.5.8 Les roulements : .............................................................................................................. 6
I.5.9 Plaque signalétique d'un moteur asynchrone : ................................................................ 6
I.7 Fonctionnement à rotor ouvert............................................................................................. 10
I.8 Fonctionnement à rotor en court-circuit .............................................................................. 11
I.9 Principe de fonctionnement de la MAS à cage .................................................................... 12
I.10 Démarrage : ....................................................................................................................... 13
I.10.1 Action sur le circuit primaire (stator) : ....................................................................... 13
I.10.2 Action sur le circuit secondaire (rotor): ...................................................................... 13
I.11 Bilan de puissance : ........................................................................................................... 14
I.12 Freinage ............................................................................................................................. 15
I.13 Modélisation: ..................................................................................................................... 17
I.13.1 Hypothèses :.............................................................................................................. 17
I.13.2 Équations électriques .................................................................................................. 17
I.13.3 Relations entre flux et courants : ................................................................................ 19
I.13.4 Moment du couple : .................................................................................................... 20
1.14 Application de la transformation de Park :........................................................................ 21
I.14.1 Équations électriques : ................................................................................................ 22

31
I.14.2. Relations entre flux et courants : .............................................................................. 24
I.14.3 Equation mécanique : ................................................................................................. 27
I.14.4 Équations dans différents référentiels : ....................................................................... 27
I.14.5. Moment du couple : ................................................................................................... 28
1.15. Le modèle d’état : ............................................................................................................ 29
1.16 Conclusion : ...................................................................................................................... 30

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