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Étude des moteurs électriques Déri et Latour

Le document traite des moteurs électriques, en particulier des moteurs Déri et Latour, en décrivant leur fonctionnement, leur conception et les modifications apportées au fil du temps. Il présente les différentes catégories de moteurs à collecteur, notamment les moteurs série, à répulsion et mixtes, ainsi que les spécificités des moteurs utilisés par diverses sociétés. Enfin, il aborde les aspects techniques liés au couple et à la force électromotrice dans ces moteurs.

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Étude des moteurs électriques Déri et Latour

Le document traite des moteurs électriques, en particulier des moteurs Déri et Latour, en décrivant leur fonctionnement, leur conception et les modifications apportées au fil du temps. Il présente les différentes catégories de moteurs à collecteur, notamment les moteurs série, à répulsion et mixtes, ainsi que les spécificités des moteurs utilisés par diverses sociétés. Enfin, il aborde les aspects techniques liés au couple et à la force électromotrice dans ces moteurs.

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36 LA HOUILLE BLANCHE №

par un volant qui sert au réglage de la vitesse et même à


MOTEURS ELECTRIQUES l'inversion de marche.
Le système Déri, depuis l'origine, a subi un grand nombre
ETUDE SPÉCIALE DES MOTEURS DERI de modifications, même de principe, qui permettent de dire
ET DES MOTEURS LATOUR qu'il consiste essentiellement en un moteur dont le rotor est
pourvu de deux paires [Link], l'une fixe, l'autre mobile,
faisant entre elles des angles /? variables. La modification de
Moteurs à collecteurs n o u v e a u x utilisés en traction ces angles /3 de calage permet de faire varier le couple en
électrique fonction de la vitesse, donc de régler le moteur.
Nous avons éludié précédemment 0 ) les conditions dans Dans le moteur Déri dernier modèle, la paire de balais
lesquelles pouvaient fonctionner les moteurs à collecteur ali- fixes Br, B't, est calée suivant le diamètre des axes interpo-
mentés en courant alternatif monophasé ; ce sont les plus laires. La paire de balais mobiles B . B ' est calée suivant
m n i i

intéressants. Nous les avons classés en trois catégories : un diamètre faisant un angle fi avec la première.
i° Les moteurs série, toujours compensés aujourd'hui, Bf et B , B ' f et B ' sont deux à deux en communication
m m

pour les raisons que l'on sait. métallique, sur l'angle (ï <C .
2° Les moteurs à répulsion qui, avec des modifications
convenables, concurrencent, souvent malheureusement, les F O R C E É L E C T R O M O T R I C E D É V E L O P P É E DANS L E M O T E U R DÉRI
premiers. (DERNIER — Le flux Y passant par une spire S,
MODÈLE).
3° Enfin les moteurs mixtes, qui participent des précé- aura pour valeur, avec les notations habituelles :.
dents.
rp _ ^£22? C O S / 3 0 cos ü
Dans ces moteurs mixtes existent généralement une paire
de balais, fermés en court-circuit ou sur des résistances con-
(3 angle d'écart par rapport à un axe interpolaire).
venables, et une deuxième paire de balais, en communica-
tion plus ou moins compliquée avec le réseau général.
La Société Brown-Bovcri emploie, exclusivement aujour-
— ~ = sin DJ c o s po + pu' sin po c o s q/J
d'hui, le moteur Déri qui est un moteur à répulsion perfec-
tionné. — La Société Westinghouse utilise un moteur série
compensé, du reste excellent, dû à son ingénieur en chef
américain, M. Lamme. La
Société Oerlikon emploie
un moteur série, compensé
également, et enfin la So-
ciété de J e u m o n t (A.G.E.
N . E . ) , après evoir construit
un moteur Lalour de type
mixte, semble manifester
ses préférences pour le
moteur .série-compensé, au
moins dans le cas des F I G . 29. — Développement d'un moteur Déri.
gros moteurs de traction.
Disons quelques mots Formons l'expression de la force électromotrice totale dé-
du moteur Drai et du veloppée dans la section B ' f B ' m (d'ouverture fi). Ce sera;
moteur L A T O ira, une élude
complète .ayant déjà été
E ? = *£S2« Ih ^ ^ Q s i n O f c o s p S + ^ ' s i n p î c o s Q ^ d S
faite des moteurs série
compensés dans la pre-
mière partie de ce travail. , h P
E = f ^ i ~ [osinQ/(sin^- WcosO/(co 3) ]
On pourrait également ?J 7 S / J o

trouver des détails à ce


F I G . 2 8 . — Constitution schéma- sujet dans les ouvrages dé- E ?J [0sinQfsinp3~/>u)'cosQ^cos/)?-i^
2
lique d'un moteur Déri. j à cités de l'un de nous ( ) .
Le courant f'p dans la section aura pour valeur :
Moteur Déri
Ce moteur comporte un inducteur de moteur asynchrone 18 —— Q sin pp sin ( kit ¥2]
2 -IxpZo
habituel, un induit à collecteur, deux paires diamétrales de
balais, faisant entre elles un angle variable que nous dési- + pu? ( i — c o s /)ß j c o s (ut — <p^ 2 J
gnerons par ¡8.
L'une des lignes de balais est fixe et est calée suivant un On remarquera que :
axe-interpolaire. La [Link] balais mobiles est manœuvréc

J
( ) Voir La Houille Blanche d'avril et de'cembre 1912. avec p = résistance d'une spire, X = self-induction d'une spire,
(-) Cours municipal d'Electricité [industrielle, tome II, fascicule n» 2,
Geisler, éditeur, P a r i s . Encyclopédie électrotechnique — Fascicule n» 35
ou mieux, quotient de la self-induction totale de la section
Geisler, éditeur, P a r i s . par le nombre de spires de la section-

Article published by SHF and available at [Link] or [Link]


FÉVRIER LA HOUILLE BLANCHE ,17

Couple. — Le couple, sur un groupe de spires comprises travaillant en série est nulle. D'autre part, la ligne b — 6 x 2

dans l'angle dî, est : est dirigée suivant un diamètre inlcrpolaire. Les forces élec-
Iromotrices induites dans la section b b sont analogues 1 2
âC = i ? , n a x c o s Qt c o s po — ^ £ ds ;
à celles d'un moteur à répulsion ordinaire ; seule existe la
=
composante dynamique du courant principal ; d'autre part,
En remarquant que :• B , ma x P j)i •> le courant de court-circuit ainsi créé entre b 6 est décalé 1 2

On a donc : d'un certain angle ç par rapport à la force élcclromotrice


2

flpmax DL t . 7? 2
d'induction correspondante. Entre le champ magnétique
C cos Qt sîn p 3
„ , —— IR ••—-
inducteur et ce courant I de court-circuit naît un couple qui
J
l 2%p D£ 2 1

sera différent de zéro.


Remplaçons ip par sa valeur trouvée plus haut :
f» 2
F O N C T I O N N E M E N T D U M O T E U R L A T O U R . — Pour la paire de
•* f a n s cos Of sin p ß [ ü sin /jß sin (Qr*— <? ) 2
balais b b du moteur à répulsion, la force électromotrice,
t 2
4/>Z 2
sera donnée par l'expression :
+ c o s (Qt — © ) ( i — c o s / ? ß ) J 2

C = 'hrmax j û COS ( Qt — - j s i n px — pu C O S p x COS


ou bien :
2
[ Q s i n p ß c o s Qt sin ( Q f — ? ) Pour la paire B B : x 2
C = 2

71
2
E Û cos Qt sili I p x
- j - />OJ' ( i — c o s p,3) c o s 0 ? c o s ( Q f — ? ) sin / > s j 2
2izp i)
La partie entre crochets peut s'écrire, en mettant en évi- — pu*' cos (pz + ^) c o s ^Qt -f-
dence sin 2Ùt et cos 2Ût :

Sin^2 Qt s j 3^^
n c o g ^ p,j ç _ { c o s pfysin yj3 sin e J
2

(t-fcos2Qf) [ 0 1 - 0 ]
— - J lisin-yjpSinçg — p o ) ( i — c o s p 3 j s i n p | : c o s : ? 2

On voit que le couple est fonction de sin pp-


On remarquera enfin que ;
/—•
:
Zo .0 — Û
f + A Q 2

V
2
e= j /a p 4- >;2 ( Q — Q ' )
En posant : F I G . 3o. — Fonctionnement du moteur Latour,
2
sin *— c o s —
Partie série. -— La valeur du couple est ;
2 2
2~ j
Nous aurons donc : 0 c o s [Qt — - ) [Link]

Ctotal = — / ^ [ Q
t c o s — sin o —pu>' sin — c o s 9? 2 ] 2
-f- p w ' cos Qt sin p a j I cos Qt
0

2 2
pß j 'f'prhax
Ctotal=A r
jyJU)' COS «o s i n — — 0 Sill Co c o s " — C^i,:- h ^ [ c o s Qt sin Qt Q Cos px
2~p

On construira aisément ce couple et on constatera qu'il + / > w ' c o s Qt sin p y . J 2

a l'allure d'un couple de moteur série.


donc
Moteur Latour C-ie = ^ h [ s i n 2QI (Q COHpl
Réduit à ses éléments essentiels, on peut concevoir le fonc-
tionnement de ce moteur, en dehors de toute question de + + c o s
2 Ü ^ j />«' sin p a j
littérature mathématique, particulièrement abondante et
ou enfin :
confuse en ce qui concerne ce matériel, de la façon suivante :
1 n

Deux paires de balais, l'une et l'autre mobiles, mais inva- r _


- 2 T ^rmax 5„ ;
h J U
n „..
A
Vraoycn scrit 2 w > P"' P
riablement calées à QO° l'une de l'autre, peuvent se déplacer
sur un collecteur ; l'une des paires est en série avec le stator, Le couple total série (moyen) est :
ou, si les tensions ou les intensités ne s'y prêtent pas, avec
G â t a i série - ? /„ ^ - p J Sin pi = J/ /î<JVmaxSin/>«
Un transformateur spécial alimenté par le courant du stator ; 0

la seconde paire est fermée en court-circuit sur elle-même.


Partie répulsion. — Nous avons, pour la valeur du couple :
Appelons B j et B les balais de la première paire, et b
2 x

et b ceux de la deuxième paire.


2

Quand la ligne B —B est située sur un diamètre polaire,


1 2

la force électromotrice engendrée dans cette section est, — pu>' c o s 9 ( i + c o s 3 zptjj


Comme l'on sait, en quadrature avec le courant d'armature ;
par conséquent, la puissance fournie par le moteur partiel Or : Cm — CséHo + L*
38 LA HOUILLE BLANCHE J
N' 2

Posons : On voit que ces pôles sont presque en opposition de phase


¡0 — ' O'hp max ou fmax
a avec les courants excitateurs de stator, l'une des compo-
Il vient
santes étant décalée de plus de ^ par rapport à ce courant
C m
9
= - ' I ' pma.x 2
ap sin px -) ^- ( Q sin o sin 2
de stator, l'autre étant décalée de plus de x.
2TZ
Si B j B sont voisins des axes interpolaires, 6 6 des axes
2 1 2

p w ' c o s ç ( [ -f- c o s2 2p.z)^J polaires, on aura en b b„ une véritable démagnétisation,


t

dC„
Formons et égalons à zéro, il vient :

dCm
max [ o p 2
cos pa + ~ ( q sin <p 3 cos 2 p a

+ pw' cos ç sin 2 p a ^


2 j= o
ou
w
ap cos px -\——|h Q s i n ? c o s 2 p x - L p ' cos s sin 2 p a ) = o
2 2

équation bicarrée donnant tgpa critique cherchée.

Si l'on pose :
F I G . 34. — Commulalion du moleur Lalour.
2-Z»
Il vient : en B B un ilux antagoniste comme dans le moteur série
x 2

A COS px -f" Q sill ? COS 2 p * - j - p i o ' COS


2 sin ipi = O compensé.
1
— tg°pz 2
t g / »
Si, au contraire, B j B est au voisinage des axes polaires,
2

Mais c o s 2pa = et sin 2pa = B j B aura un effet antagoniste, b b , sur les axes inter-
i + ig*pz i + tg pa 2
3 x 2

Donc : polaires, aussi.


La situation des courbes d'induction dans l'entrefer, dues
2
A //l+ig P*+usinai—tg p*) 2
+ p u ' c o s ! j 5 , [ïi%px) = o
à l'induit, considérée connue, ne se modifiera que peu de
équation donnant la valeur cherchée de t g p a . la marche à vide à la marche en charge. On pourra ad-
mettre que les inductions in-
duites sont à peu près propor-
ilsinpa> tionnelles en valeur maxima
au courant de stator. D'où une
quasi compensation dans l'en-
\ I
trefer.
s sinpa<
N
C'est ce qui justifie à peu
pOC donné
près le nom de moteur com-
pensé donné au moteur Lalour.
L'élude complète de la com-
mutation dans ce moleur de-
O co' O O Cl) vrait prendre pour base l'éva-
FIG. 3I. Moleur série. F I G . 3 2 . — Moleur à répulsion. F I G . 3 3 . — Couple lolal. luation des ilux çf> que la spire
commutée doit embrasser pour
On voit que si B B est sur les axes interpolaires, nous
t 2 être le siège d'une force électromotrice de commutation
aurons un couple optimum au démarrage (couple série maxi- convenable.
m u m , couple répulsion m a x i m u m ) . Or ces flux comprennent :
Si au contraire on cale B j B sur les axes polaires, on 2
le ilux de stator, fa-
aura un couple série nul, un couple répulsion nul aussi.
cile à évaluer ;
En somme le réglage s'effectuera encore par le décalage
des balais, mais, dans ce moteur, l'écart de deux paires de COsQt (stator) les Ilux d'induit, dus
balais est toujours de 90 degrés. au courant 1 de stator
et au courant 1 des
Sur la commutation dans le moleur Lalour. — Les pôles
asmpacos(Qt— ~ balais B j B . 2
d'induit série sont aux balais B B ; les pôles répulsion sont x 2
On opérera comme
en bj b . Ceux-ci sont parcourus par des courants de phases :
2
déminent :
Qt ? et Qt — r.— ?. a
Les flux passant dans
2 Fic. 3 5 . les spires commutées
On voit que ce moteur comprend en somme deux lignes
seront donnés par des
de balais, donc deux séries de pôles d'induit. Les pôles d'in- expressions de la forme
duit B j B sont en phase avec les courants excitateurs ; b 6
2 1 2

sont, au contraire, en phase avec les courants excitateurs de -d/maxCOS OncOSpB : )Q s i n px


c o s Qt- 2

court-circuit :

a ^cos(ûf — ^ - ^Qsinpa+pw'cos^Q/— ?o I COS px -f-p M c o s I Qt — cos p a c o s I p + 1


FÉVRIER LA HOUILLE BLANCHE

Les méthodes chimiques (emploi des sels de manganèse,


et ± AI max c o s Qi c o s po ± BI max c o s [po — •
du sulfate d'alumine) présentent l'avantage d'être rapides,
peu coûteuses et d'agir avec une grande efficacité. Leur seul
j^COS^Q? — ^ 9> 2 .P* + / ? ; o
' COSpx COs(ùt — ~ — ÇaJJ inconvénient est de donner parfois à l'eau une teinte et un
goût désagréables.
Les quatre signes correspondent respectivement aux qua- Quant aux procédés mixtes, qui résultent de l'emploi si-
tre sections de l'induit dans lesquelles peut so faire la com- multané des produits chimiques et de la fillration (sable et
mutation. chlorure de chaux, sable cl sulfate d'alumine), ils donnent
On remarquera, d'autre part, que les courants parcourant de bons résultats au point de vue de la destruction des mi->
les spires sont donnés par des formules à quadruple signe : crobes, mais sont trop compliqués pour de petites instal-
lations et un usage journalier.
* ^ . « » 0
' ± !
^ [ û
« - ( 0
' - i - L'ozone ne peut s'appliquer utilement et économiquement
que dans les grandes exploitations ou les usines centrales :
— pu c o s (^Qv-i — j cosyjaj elle nécessite en effet un matériel encombrant et coûteux
et une surveillance à peu près constante. Les procédés ac-
Nous n'insisterons pas sur cette étude, renvoyant le lecteur tuels (Otto, Siemens et Ilalske, Andréoli, Abraham et Mar-
aux mémoires parus sur la matière. inier, Séguy, Frise, Labbé, etc.) sont néanmoins des plus
B A R B T I X T O N et GLARET.
satisfaisants, à en j u g e r par les grandes installations (usines
de Saint-Maur, de Nice, d'Amsterdam) qu'ils ont permis de
réaliser dans ces dernières années. Néanmoins de sembla-
bles installations ne sont pas possibles dans une ferme ni
EMPLOIS SPECIAUX DE L'ELECTRICITE même dans une grande exploitation agricole où la conduite
des machines n'est généralement pas confiée à des spécia-
DANS L E S INDUSTRÏFS AGRICOLES
listes.
***
Conférence faite ci la séance de clôture du premier
Congrès International des applications de l'électricité à Nous arrivons aux procédés les plus en faveur actuelle-
l'Agriculture. Reims, 26 octobre 1912 (Présidence de ment, ceux qui utilisent les rayons ultra-violets. Ils ont déjà
M. Armand G A U T I E R , membre de l'Institut, délégué par fait l'objet, non seulement de nombreuses expériences', mais
l'Académie des Sciences). aussi d'essais pratiques qui leur ont permis de lutter victo-
Messieurs, rieusement avec les méthodes connues jusqu'à ces derniers
temps. Toutefois, pour faciliter la compréhension des appa-
Le rôle de l'Electricité en agriculture ne se borne pas seu-
reils qui utilisent les rayons ultra-violets, il est nécessaire
lement à accroître le rendement des récoltes en activant la
({'entrer dans quelques détails techniques relatifs à leur na-
végétation et à produire économiquement la force motrice
ture et à leur mode de production. La description des pro-
nécessaire aux différentes machines de culture : elle est en-
cédés imaginés pour les faire agir avec le maximum de-
core susceptible d'autres applications qu'il importe aux agri-
rendement se comprendra ensuite plus facilement.
culteurs de connaître et de savoir mettre à profit. Les dé-
penses qu'elles nécessitent sont, en effet, peu élevées et, La lumière solaire, ou lumière blanche, qui nous éclaire
par un emploi judicieux, elles peuvent être la source de et nous chauffe, n'est pas uniquement composée de rayons
bénéfices importants. Il n'est donc pas sans intérêt de les visibles, c'est-à-dire de ceux qui nous permettent de voir les
étudier avec quelques détails. objets situés autour de nous ; elle contient aussi des rayons
invisibles, non perceptibles par notre œil, mais dont il est
I . — Stérilisation des liquides et produits destinés facile de démontrer l'existence par l'expérience suivante :
à l'alimentation : eau, lait, beurre, etc. Faisons arriver un faisceau de lumière blanche sur un pris-
me et recevons sur un écran le spectre produit par la réfrac-
La stérilisation des eaux et des moyens pratiques de la tion de ses différents rayons. Nous obtenons le spectre solaire
réaliser économiquement intéresse au plus haut point les classique avec ses différentes couleurs : violet, indigo, bleu,
agriculteurs et les éleveurs. Elle est du reste nécessitée par vert, j a u n e , orangé, rouge. Tous ces rayons sont nettement
les infiltrations malsaines qui avoisinent la plupart des ex- visibles sur l'écran. Certaines substances fluorescentes (éo-
p l o i t i o n s agricoles et dues à la présence de matières conta- sine, fluorescéinc, nitrate d'urane) deviennent lumineuses
minées : purin, déchets provenant de porcheries, fromage- si on les place sur le trajet de ces différents rayons. Mais ce
ries, caséineries, etc. qu'il est curieux de constater au point de vue qui nous oc-
Les procédés les plus connus et les plus employés actuel- cupe, c'est que ces substances fluorescentes, invisibles dans
lement ne sont pas exempts d'inconvénients et de défauts : l'obscurité, continuent à être lumineuses au delà du spectre,
La Jillmtion simple donne des résultats généralement après le violet, c'est-à-dire dans une région où notre œil ne
mauvais ou tout au moins inconstants ; les filtres à bougie perçoit aucune couleur, aucune luminosité. C'est donc qu'il
n'ont pas une sécurité suffisante ni un débit assez élevé. y a dans celte région des rayons analogues à ceux qui ren-
La stérilisation par la chaleur, avec ou sans ébullition, dent lumineuses les substances fluorescentes dans la portion
est d'un prix élevé et nécessite des installations généralement visible du spectre. Et, en fait, si nous promenons un tube
compliquées. On sait du reste que dans l'eau en ébullition rempli de nitrate d'urane dans Y ultra-violet (c'est ainsi qu'on
beaucoup de microbes sont seulement endormis et non tués ; désigne la région du spectre située au delà du violet), ce
en outre, le liquide perd la presque totalité de l'air qu'il sel acquiert une fluorescence marquée, mais,,cette dernière
tient en dissolution ou emprisonné ; il est ainsi d'une diges- cesse de se produire si nous continuons à déplacer le nitrate .
tion difficile : on dit que l'eau est lourde. d'urane au delà de l'ultra-violet.

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