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Le Bonheur : Quête et Paradoxes

Le bonheur est perçu comme le but ultime de l'existence humaine, mais il est souvent confondu avec le plaisir momentané. Aristote et d'autres philosophes soulignent que le bonheur doit être un état de satisfaction durable, tandis que le désir incessant peut rendre cette quête difficile. Pour se rapprocher du bonheur, il est essentiel de distinguer les types de désirs et de se concentrer sur ce qui dépend de nous.

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Le Bonheur : Quête et Paradoxes

Le bonheur est perçu comme le but ultime de l'existence humaine, mais il est souvent confondu avec le plaisir momentané. Aristote et d'autres philosophes soulignent que le bonheur doit être un état de satisfaction durable, tandis que le désir incessant peut rendre cette quête difficile. Pour se rapprocher du bonheur, il est essentiel de distinguer les types de désirs et de se concentrer sur ce qui dépend de nous.

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Le bonheur fait partie de ces notions assez paradoxales.

Parce que lorsqu'on demande à des personnes au hasard quel est le but de leur vie, on
obtient généralement un grand nombre de réponses différentes.
Certains diront qu'il s'agit de fonder une famille, d'autres d'avoir un travail épanouissant
et d'autres encore diront qu'il s'agit d'être riche.
Mais finalement pourquoi recherchons-nous toutes ces choses ?
1.1 Aristote : le bonheur est le souverain bien
Comme le remarque Aristote dans l'Éthique à Nicomaque, le bonheur est le souverain
bien, c'est le but ultime de l'existence humaine.
Que l'on cherche à fonder une famille, à s'enrichir ou à exceller dans son travail,
nous faisons toutes ces actions, car nous les considérons comme des intermédiaires
pour accéder au bonheur.
Le bonheur est donc le but ultime que nous recherchons tous.
Mais si ce but nous est commun à tous, c'est dans les moyens de l'obtenir que nous faisons
des choix différents.
Donc concrètement qu'est-ce que ce bonheur qui se trouve au bout du chemin ? Est-ce seulement
un très grand plaisir, ou bien est-ce davantage ?
1.2 Le bonheur est un état de satisfaction complet et durable
Le plaisir peut se définir comme une satisfaction momentanée.
Par exemple, lorsque je mange un gâteau ou que je regarde le dernier épisode d'une série
que j'apprécie, je peux faire l'expérience d'un certain plaisir.
Seulement, ce plaisir ne dure pas. Dès que j'ai terminé mon gâteau la faim revient.
Et dès que l'épisode de ma série est terminé, je suis dans l'attente d'un nouvel épisode.
En d'autres termes, le plaisir est évanescent. Mais le bonheur lui doit être à la fois complet et
durable. Il ne s'agit donc pas d'une expérience momentanée qui va entraîner un manque dès que
celle-ci sera terminée. Il est ainsi nécessaire de distinguer le plaisir momentané que nous offre
différentes activités, du bonheur qui est un état de satisfaction complet et durable.
Alors s'il est difficile d'imaginer le bonheur sans plaisir, le bonheur ne semble pourtant
pas seulement se réduire à une accumulation de différents plaisirs
2.1 Le bonheur est-il un seulement un idéal de l'imagination ?
Le problème, c'est qu'en définissant le bonheur comme un état de satisfaction complet
et durable, nous sommes bien embêtés pour en trouver des cas concrets.
Comme le remarque Kant le bonheur serait un peu comme un mirage qui s'éloigne à mesure que
l'on avance. On croit s'en approcher et pourtant celui-ci reste toujours hors d'atteinte.
En fait, en considérant le bonheur comme une sorte d'état parfait, un absolu, nous
nous heurtons à la réalité de notre expérience humaine qui est à la fois limitée et imparfaite.
2.2 Le cycle des désirs rend-il le bonheur impossible ?
Car pouvons-nous réellement être satisfait de quoi que ce soit ? Comme le montre Schopenhauer
nous ne pouvons jamais être heureux, car notre existence est tout entière orientée par le désir, or le
désir est le témoin d'un manque et donc d'une souffrance. Nous faisons d'ailleurs tous cette
expérience quotidiennement.Si par exemple nous désirons acheter un nouveau téléphone. Nous
économisons quelque temps, période durant le désir et l'anticipation sont à leur maximum. Puis
lorsque nous avons assez d'argent, nous achetons notre nouveau téléphone. Lorsque nous avons
acheté ce téléphone, nous nous rendons compte que la satisfaction suite à cet achat ne dure pas.
Effectivement, nous avons fait l'expérience d'un certain plaisir au moment de l'achat, de la première
utilisation, et peut-être pendant les quelques jours ou les quelques
semaines qui suivent. Mais rapidement l'excitation liée à la nouveauté laisse place à l'habitude et à
l'ennui. Cet objet qui était si convoité il y a quelque mois n'est plus qu'un accessoire supplémentaire
de notre quotidien. Du coup nous sommes plongé dans un nouveau désir.
Nous allons désirer une application pour installer sur notre téléphone et une fois
cette application installée nous allons désirer partager cette expérience avec nos amis.
Vous l'avez compris à ce stade compris, on ne cesse jamais réellement de désirer.
Le cycle du désir est donc sans fin et notre vie et en permanence marquée par le manque,
et qui dit manque dit souffrance.
3. Comment être heureux ?
Mais peut-on réellement en rester à cette perspective plutôt pessimiste ? Quand bien même le
bonheur ne serait qu'un idéal de l'imagination, rendue impossible par notre finitude la présence
continuelle de nouveaux désirs, ne faut-il pas néanmoins tenter de se rapprocher de cet horizon
inaccessible ? Pour tenter de se rapprocher du bonheur, nous allons nous intéresser à deux
philosophies antiques qui peuvent nous donner des pistes pour mener une vie heureuse :
3.1 Les différents types de désirs selon Épicure
et le stoïcisme.
Selon Épicure, pour se rapprocher du bonheur, il faut distinguer trois types de désirs : les naturels et
nécessaires (comme boire, manger, dormir), les naturels mais non nécessaires (comme des
préférences alimentaires), et les non naturels et non nécessaires dans cette catégorie, on trouve des
choses comme la richesse ou la réputation.
Par exemple, celui qui désire être riche seulement pour être riche, et non pas comme
moyen pour obtenir de la nourriture ou un logement, ne va jamais pouvoir obtenir une
richesse absolue. Il vivra donc en permanence dans le manque de quelque chose qu'il ne peut pas
obtenir et il ne pourra jamais être heureux.
Apprenons donc à bien distinguer nos désirs pour ne pas s'égarer dans des désirs qui
nous éloigneraient du bonheur.
3.2 La distinction entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous
selon Épictète
Épictète, un stoïcien, souligne l'importance de distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend
pas de nous pour trouver le bonheur. Il mentionne que nous ne pouvons pas contrôler l'opinion des
autres à notre sujet, mais nous pouvons contrôler notre réaction face à ces opinions. Par exemple, si
quelqu'un nous envoie un message insultant, nous pouvons choisir de réagir de manière à maintenir
notre propre tranquillité en ignorant le commentaire plutôt que de s'en offusquer.

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