République
Démocratique du
Congo : Retour en
arrière en temps de
COVID-19
Évaluation des changements des sauvegardes sociales et
environnementales en République Démocratique du Congo pendant la
pandémie de COVID-19 et les conséquences pour les peuples forestiers
et leurs territoires
DOCUMENT DE DISCUSSION FEVRIER 2021
Image de couverture: Des écoliers à Kolo Lingamba, secteur de Banunu, territoire de Lukolela dans la province de
l'Équateur, République Démocratique du Congo. Crédit : Blaise Mudodosi (APEM)
Remerciements
Nous remercions les peuples autochtones et les communautés locales de Mombokonda dans la
province de Mai Ndombe et ceux de Alibuku dans la Tshopo qui ont pris part aux consultations et
réunions communautaires organisées par notre partenaire Actions pour la Promotion et Protection
des Peuples et Espèces Menacées (APEM), dans le cadre de notre recherche, ainsi que les quatre
points focaux de APEM qui ont organisé la logistique et facilité ces réunions communautaires.
Nous sommes infiniment reconnaissants envers Sofea Dil, Catherine Long, et Blaise Mudodosi pour
leur travail de relecture et leurs précieuses contributions à la révision et l’enrichissement de cette
étude.
Nous sommes également reconnaissants envers les membres de la société civile environnementale
congolaise qui ont accepté de répondre à notre questionnaire ou de participer à des entretiens par
Skype ou Zoom. Nous remercions en particulier Jean Christophe Bokika Ngawolo de Mbou Mon Tour
(MMT), Théophile Gata Dikulukila du Centre d’Appui à la Gestion Durable des Forêts Tropicales
(CAGDFT), Jean Marie Nkanda du Réseau Ressources Naturelles (RRN), et Chouchouna Losale de
la Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable (CFLEDD).
Nous exprimons également notre profonde gratitude à l’endroit de toute l’équipe de communication de
Forest Peoples Programme (FPP) en particulier Julia Overton pour son travail inlassable de suivi pour
la finalisation de cette étude.
Ce travail de recherche a été rendu possible grâce au soutien financier de la Fondation File ainsi que
la collaboration et le soutien technique des étudiants de la clinique juridique de l’Université de Yale,
notamment Sofea Dil, Anna Wherry, et Chris Ewell.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 1
Résumé
Le présent rapport met en exergue les reculs constatés dans l’application des lois et règlementations
en matière de sauvegardes et de protection des droits des communautés locales et des peuples
autochtones (CLPA) en République Démocratique du Congo (RDC). Il souligne également la
stagnation des avancées obtenues au cours des dernières années, et met en garde contre la
tentation apparente du gouvernement congolais d’utiliser les conséquences économiques néfastes de
la pandémie de coronavirus (Covid-19) comme un prétexte pour se soustraire à ses obligations en
matière de respect des droits humains et des sauvegardes sociales et environnementales, et justifier
en retour l’opacité dans le secteur des industries extractives et de l’exploitation forestière. On observe
un recul dans les mécanismes de contrôle administratifs et d’octroi des nouvelles concessions
forestières qui favorisera à court terme la déforestation. De nouvelles concessions forestières ont été
accordées en janvier 2020 alors que le moratoire est toujours en vigueur.
Les effets disproportionnés de la riposte sanitaire utilisée par les autorités pour répondre à des
maladies tropicales endémiques n’est pas une nouveauté en RDC. Ce qui est inédit en revanche,
c’est la manière dont la pandémie de Covid-19 favorise le recul en matière de transparence dans la
gouvernance forestière et de consultation des CLPA dans les processus décisionnels. Cette situation
maintient un statu quo problématique en matière de réglementation foncière et forestière. Les terres
des CLPA qui ne bénéficient pas d’une sécurisation foncière adéquate se trouvent sous la menace
d’accaparement ou d’expropriation pour cause d’utilité publique. Il convient de rappeler que cette
vague notion « d’utilité publique » qui n’a pas fait l’objet de réglementation reste à ce jour, une porte
ouverte à toute sorte d’abus. Le soutien à l'industrie minière et agroalimentaire se fait sans véritable
consultation des communautés potentiellement affectées. Les mécanismes de consultation visant à
obtenir le consentement des communautés sont affaiblis en raison du contexte exceptionnel et des
restrictions visant à freiner la propagation de la pandémie. Et aucune mesure d’adaptation n’est
envisagée par l’Etat ou les entreprises pour accommoder les droits des communautés en termes de
consultation et de participation effective.
Alors que le conflit entre les communautés riveraines des parcs nationaux et l’Institut Congolais pour
la Conservation de la Nature (ICCN) persiste, la criminalisation des activités traditionnelles des
populations autochtones telles que la chasse et l'agriculture de subsistance devient problématique.
Certains membres des communautés autochtones riveraines des aires protégées sont arrêtés et
emprisonnés en vertu d’une règlementation stricte qui interdit l'accès aux parcs nationaux. Ces
restrictions imposées à des communautés autochtones qui en contestent la légitimité eu égard à leur
statut d’occupants traditionnels de la forêt résultent souvent en des affrontements et des incidents
dramatiques tels que les meurtres ou les emprisonnements arbitraires des leaders autochtones.
L'accès à la justice a été fortement impactée par la suspension de l’appareil judiciaire (tribunaux et
parquets) et les restrictions imposées pour lutter contre la pandémie, laissant les membres des
communautés autochtones dont les activités de subsistance ont été criminalisées par une application
coercitive de la loi, injustement en prison.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 2
Contexte
Plus grand pays d’Afrique subsaharienne, avec une superficie équivalente à celle de l’Europe de
l’Ouest (2,345 millions de km²), la République Démocratique du Congo (RDC) bénéficie d’un
contexte, climatique, hydrographique et géologique favorable pour son développement, mais
demeure cependant l’un des pays les plus pauvres du monde. En 2018, 72 % de sa population vivait
avec moins de 1,9 dollar par jour. La pandémie de coronavirus (COVID-19) devrait entraîner une
récession économique de -2,2 % en 2020 en raison de la baisse des exportations due à la mauvaise
conjoncture mondiale.1 Et les changements intervenus à la suite de la survenance de la pandémie
auront une influence sur le quotidien des communautés dans un futur proche. La RDC a une
couverture forestière d'environ 198 millions d'hectares, s'étendant sur 85% de sa superficie, et on
estime à 40 millions le nombre de personnes qui dépendent des forêts pour leur subsistance, dont
environ 600 000 à 700 000 sont des peuples autochtones. La RDC abrite aussi la plus importante
réserve des tourbières au monde.2 Malgré une forte couverture forestière (65%) et un faible taux de
déforestation (0,31% par an jusqu'en 2010), les futurs scénarios d'utilisation des terres prévoient une
augmentation de la déforestation due à la croissance démographique et à l'expansion de l'agriculture
commerciale, de l'extraction du bois et des minerais sous l'effet de la demande mondiale 3.
Extraction artisanale de
l’huile de palme par un
paysan de Mombokanda,
dans la province de Mai
Ndombe
Crédit photo: APEM,
Novembre 2020
Les populations autochtones4 de la RDC souffrent de l’insécurité alimentaire, de l’extrême pauvreté,
des violations des droits humains, ainsi que de multiples formes de discrimination 5. En outre, elles
continuent d'être négligées dans les questions concernant la gouvernance forestière ou la gestion des
ressources naturelles de leurs terroirs coutumiers 6. Il subsiste en droit congolais, une certaine forme
de reconnaissance des droits fonciers coutumiers, même si cette reconnaissance souffre de certaines
limitations. En effet, le système de l’immatriculation et de la mise en valeur des terres, institue une
discrimination à l’encontre des peuples autochtones qui, par tradition, utilisent la forêt de manière
durable pour la chasse et la cueillette, sans laisser de traces ou une empreinte significative. De sorte
que dans la pratique, les régimes fonciers collectifs des communautés indigènes ne sont pas
reconnus par l'État. La loi foncière de 1973 ainsi que les lois sectorielles, ont élaboré des moyens
pour sécuriser les droits de tenure des individus et des concessionnaires, mais l’Etat reste l’unique
propriétaire du sol et du sous-sol, et la concession foncière la voie privilégiée d’accès à la terre pour
les individus et les communautés.7 A défaut d’une sécurisation foncière adéquate les terres des
communautés locales et des peuples autochtones (CLPA) se trouvent sous la menace
d’accaparement ou d’expropriation pour cause d’utilité publique. Il convient de rappeler que cette
vague notion « d’utilité publique » n’a pas fait l’objet de réglementation, et reste de ce fait une porte
ouverte à toute sorte d’abus. Les mécanismes de consultation ou d’expression du consentement des
communautés prévus dans la plupart des lois sectorielles sont faibles. Dans le contexte actuel, ou la
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 3
menace sanitaire appelle de la part du gouvernement des mesure exceptionnelles d’urgence en vue
de lutter contre la pandémie du coronavirus, l’insécurité foncière des communautés forestières
vulnérables peut renforcer le risque de dépossession de leur terre et affecter durablement leurs
moyens de subsistance.
“L’impact de la COVID-19 pour les communautés n’était pas sanitaire mais plutôt socio-économique.”
— Chouchouna Losale, CFLEDD, RDC
Sur le plan socio-économique, la crise mondiale liée à la pandémie du coronavirus a affecté les
communautés tributaires des forêts en RDC. Ils ont été durement impactés par les mesures de
restrictions adoptées par le gouvernement pour contenir la propagation de la pandémie. La mesure
de confinement a été appliquées de la même façon sur toute l’étendue du territoire national, alors que
l’on a enregistré très peu de cas en milieu rural. Dans la plupart des provinces quelques cas
seulement ont été enregistré en ville, mais les mesures de restrictions ont été appliquées sur toute
l’étendue de la province. Ces mesures ont privé les communautés rurales de l’accès à certains
produits de première nécessité, tels que le sucre ou le sel, ainsi que de l’accès aux soins de santé et
à la justice. Elles éprouvaient des difficultés pour s’approvisionner en produits de base et aussi pour
accéder aux marchés locaux pour distribuer ou vendre les produits de leur terroir. En outre, il n’y a
pas eu de fonds sociaux d’urgence pour faire face aux impacts sociaux de la pandémie sur les plus
démunies. L’une des rares mesures sociales adoptées par le gouvernement face à la crise sociale a
été de « rendre gratuite la fourniture d’eau et d’électricité aux ménages durant une période de deux
mois »8. De telles mesures sont sans effet pour des communautés enclavées qui ne disposent ni
d’eau courante ni d’électricité. Les réponses du gouvernement congolais face à la pandémie n’ont pas
accordé la priorité aux communautés vulnérables qui n’ont bénéficié d’aucune compensation. Les
solutions recherchées n’ont pas non plus adopté une approche holistique. Les connaissances
traditionnelles des communautés autochtones n’ayant pas été promues ou valorisées.
Au niveau sanitaire, la pandémie n’a pas particulièrement affecté les communautés. Seules les
grandes villes ont enregistré des cas de contamination. Il convient de relever à ce niveau que les
maladies infectieuses et les mesures de riposte pour les combattre qui ont un effet disproportionné
sur la population ne sont pas une nouveauté en RDC. En effet, en 1910, le colon belge avait introduit
des mesures de contrôle strictes des voyageurs, pour contrôler la propagation de maladies telles que
la maladie du sommeil et la leishmaniose. L'impact de ces mesures se ressent encore de nos jours
au sein de la société congolaise, à travers les contrôles de routine intempestifs de voyageurs par la
Direction Générale de Migration. Au cours des dernières années, la RDC a dû faire face à d’autres
épidémies telles que Ebola. La riposte face à l’épiderme de Ebola avait déjà provoqué d'importantes
mesures d’hygiène sanitaire et un changement de comportement en ce qui concerne les réflexes de
distanciation physique. Du coup, les impacts supplémentaires de la Covid-19 peuvent paraître moins
apparents que dans certaines autres régions du monde.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 4
Constats
Aucune excuse, même pas les effets économiques de la pandémie de coronavirus (…), ne saurait
justifier la marche arrière en matière de transparence des contrats.”
— Descartes Mponge Malasi, Natural Resource Governance Institute, RDC
La croissance économique privilégiée au détriment des droits des
communautés et des sauvegardes
La croissance économique et le développement des infrastructures, constitue un objectif primordial
pour les autorités politiques de la RDC. Par conséquent, le développement subséquent du secteur de
l'exploitation forestière, de l’agroalimentaire, de l'agriculture extensive, et de la conservation de la
nature occupe toujours une place de choix dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale.
Dans le contexte de récession économique actuel, la pandémie est utilisée comme excuse pour
mettre la question des droits des communautés ainsi que des sauvegardes sur pause.
Une étude récente du gouvernement congolais montre que la baisse des exportations (plus de 60%)
de l’industrie extractive enregistrés en janvier et février derniers est la manifestation la plus évidente
des répercussions de la crise liée à la pandémie de COVID 19 9. C’est pourquoi, le gouvernement
envisage de prendre des mesures de riposte nécessaires pour atténuer les effets néfastes de la
pandémie. Il faut craindre des lors que la baisse des exportations induise une recrudescence de la
tolérance de l'État à l'égard des activités illégales qui se traduirait par le fait d’accorder encore plus de
contrats de concessions minières ou forestières pour relancer l’économie. A court terme, les
prédictions macro-économiques ne sont pas non plus satisfaisantes. Elles font état d’un
ralentissement de la croissance économique, et un resserrement sensible de l’espace budgétaire de
l’Etat, une dégradation importante des comptes extérieurs, une baisse des financements extérieurs
(investissements directs étrangers (IDE), aide publique au développement), une perturbation des
échanges commerciaux, une fragilisation de la stabilité externe et financière et un risque de montée
des tensions inflationnistes. La Banque mondiale prédit déjà une récession économique de -2,2 % en
2020 en raison de la baisse des exportations. Et le repli de la demande mondiale et les perturbations
des chaines d’approvisionnement mondiales vont significativement affecter le commerce extérieur,
principale source de ses revenus d’exportation (14,5 milliards USD en 2019) et budgétaire. Les
contreperformances économiques devraient logiquement entrainer une détérioration généralisée des
conditions de vie des populations et renforcer les inégalités dans un pays ou les communautés
autochtones sont les plus vulnérables et vivent dans la précarité absolue. Si des stratégies efficaces
pour répondre aux effets pervers de la COVID 19 ne sont pas mises en place, le risque est grand de
voir l’insécurité alimentaire des plus pauvres augmenter.10
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 5
Un pas en avant, un pas en arrière : les politiques nationales adoptées
pendant la période de COVID 19 consacrent un recul de l’amélioration
des droits des communautés
Récemment, en début du mois de novembre 2020, la Commission Mixte (la commission sociale et
culturelle, la commission politique, administrative et juridique, ainsi que la commission des droits
humains) de l'Assemblée Nationale a adopté la proposition de la loi portant promotion et protection
des droits des peuples autochtones pygmées après près de 20 jours d’intenses délibérations. La
proposition a ensuite été transmise au Bureau de l'Assemblée Nationale pour son adoption en
plénière. Le 26 novembre dernier, la proposition de “loi portant principes fondamentaux relatifs aux
droits des Peuples Autochtones Pygmées de la RDC” a franchi une nouvelle étape avec l’adoption en
séance plénière de l’Assemblée nationale du rapport présenté par le Président de la commission
mixte. La loi devra ensuite être adoptée par le Parlement le 7 décembre 2020, avant de retourner au
Sénat pour une deuxième lecture, puis acheminée à la Cour Constitutionnelle pour le contrôle de
constitutionnalité, et enfin elle sera promulguée par le Président de la République. Il s’agit d’un signal
encourageant en ce qui concerne le renforcement des droits des communautés. Cependant, depuis le
début de la crise sanitaire, très peu de progrès ont été accomplis en termes de protection des droits
des communautés ou de sauvegardes sociales ou environnementales. La société civile a dénoncé
l’empressement du gouvernement à adopter une nouvelle Politique Nationale de l’Aménagement du
territoire (PNAT) ainsi que la faiblesse de la participation des organisations de la société civile (OSC)
dans les discussions. La PNAT vise à mettre un terme à la superposition des titres, à l’anarchie qui
caractérise l’affectation des terres, et garantir le développement durable. Les concepts de croissance
et de compétitivité sont au cœur de la politique, laissant peu de place au volet environnementale et
sociale. Les motivations actuelles de l’aménagement du territoire visent aussi, la résolution et la
prévention des conflits résultant du chevauchement entre différents modes d’utilisation des terres, tels
que ceux entre l’exploitation minière, les concessions forestières et les aires protégées, ainsi que la
mise en place de politiques sectorielles, telles que l’agriculture, la gestion du domaine forestier et la
stratégie REDD+. De sorte que les droits des communautés locales et des peuples autochtones n’ont
pas toujours été bien intégrés dans cette dynamique 11. La PNAT présente quelques avancées telles
que décrites ci-dessus mais très peu de perspectives innovantes en matière de promotion des droits
des communautés, alors que plusieurs ouvertures du cadre légal pourraient offrir des perspectives
pour améliorer certaines règlementations sectorielles, telle que celle relative à la conservation de la
nature. Par exemple, la nouvelle PNAT devrait servir de base pour réévaluer les limites de certaines
aires protégées ou de les désaffecter pour répondre aux engagements internationaux et pour
sécuriser la tenure coutumière ainsi que la subsistance des CLPA 12. La situation décriée plus haut
par la société civile concernant l’absence de consultation de la société civile concerne aussi la
réforme foncière13 et forestière14 en cours.
Par ailleurs, le ministère de l’agriculture s'est doté d'un Plan national de relance agricole (PNRA)
adopté en Conseil des ministres le 19 Juin dernier, pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans
laquelle vit la majeure partie de la population. Ce Plan est basé sur la valorisation et l’encadrement
des ménages du secteur agricole par le Gouvernement avec l’appui des partenaires au moyen des
subventions (mécanisation, engrais, semences et transfert de connaissance) pour une agriculture
moderne à haut rendement pour l’ensemble des ménages agricoles du territoire national. Cependant,
très peu de place est accordée aux questions de sauvegardes sociales et environnementales ainsi
que les droits des communautés locales et des peuples autochtones en particulier. En principe, l’État
devrait accorder la priorité aux besoins des groupes vulnérables au cours de l’adoption de budgets,
de lois, ou de politiques et programmes nationaux. Les réformes économiques, ainsi que les mesures
adoptées pour répondre à la menace de la pandémie doivent être basées sur une évaluation
systématique de l'impact sur les droits de l'homme 15, ainsi que des sauvegardes sociales et
environnementales. Selon le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies,
dans sa déclaration datée du 6 avril 202016, « les droits sociaux et culturels sont indispensables aux
stratégies de lutte contre les pandémies ».
La pandémie comme un prétexte pour justifier le recul de la
transparence et de l’application du moratoire
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 6
Au niveau national, on observe un recul de la transparence dans la gouvernance forestière et les
industries extractives. En septembre 2020, lors des négociations avec le Fonds Monétaire
International (FMI), le gouvernement congolais a clairement exprimé, sa décision de ne pas publier
tous les contrats extractifs manquants. Cette décision est un véritable recul qui viole les dispositions
légales et règlementaires en la matière. En effet, le cadre juridique17 érige la transparence des
contrats extractifs en une exigence légale et une obligation du gouvernement et de ses
démembrements.18 La RDC avait pourtant fait des progrès significatifs en matière de divulgation des
contrats extractifs. Elle était même en voie de devenir l’un des pays modèles en Afrique
subsaharienne en la matière. Cependant, le gouvernement semble utiliser les effets économiques de
la pandémie de coronavirus comme une excuse pour justifier la marche arrière en matière de
transparence des contrats de concessions forestières ou minières. La période de crise sanitaire a
exacerbé l’opacité qui entoure l’attribution des contrats de concessions forestières en dépit du
moratoire en vigueur. En début d’année 2020, de nouvelles concessions forestières ont été
accordées par voie de cession à des entreprises en dépit du moratoire et ces contrats ont été tenus
secrets. Sur terrain, ces cessions n’ont rien changé dans la pratique car il s’agit des mêmes sociétés qui ont
juste changé de dénomination. Les compagnies forestières ont continué à exploiter des concessions
nouvellement attribuées et les exploitants artisanaux ont poursuivi l’exploitation du bois d’œuvre. A tel
point qu’au sein de la société civile, des voies se sont élevées pour dénoncer une exploitation illégale.
Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) a dû prendre une note
circulaire le 9 Juin 2020 pour interdire formellement l’achat la vente et le sciage des bois de grumes
sur les ilots et le long du fleuve Congo.19 Cependant, les contrats accordés en cachette à des
entreprises chinoises pour l’exploitation forestière n’ont pas été annulés.
La crise liée à la pandémie de la COVID 19 n’a pas freiné les velléités d’expansion des projets de
développement ou d’extraction minière du gouvernement Congolais. C’est le cas du projet de
production de cuivre de Kamoa-Kakula dans la Province du Lualaba qui entrera en production dès
2021. Ce projet minier est une coentreprise entre le canadien Ivanhoe Mines (39,6%), le chinois Zijin
Mining Group (39,6%), le gouvernement de la République démocratique du Congo (20%) et Crystal
River Global Limited (0,8%). La production annuelle est estimée à 382 000 tonnes de cuivre pendant
les 10 premières années d’exploitation et atteindra 740 000 tonnes de cuivre contenu par an dès la
douzième année. Une modification des normes environnementales et sociales relatives à ce projet a
été approuvée le 14 juillet 2020.20 La société de production (Kamoa Copper SA) s'engage à respecter
la législation et les normes environnementales de la RDC en matière de gestion de l'environnement
pour ses activités d'exploration et d'exploitation. Cependant, la référence faite aux standards
internationaux et autres instruments de protection des droits humains est faible. Dans la province de
l'Équateur, en territoire d'Ingende, environ 17 villages continuent de dénoncer l'accaparement de
leurs terres ancestrales en raison de l'expansion de la plantation de palmiers à huile de la société
Plantation et Huileries du Congo (PHC), propriété de FERONIA, à Boteka. Les communautés
dénoncent des arrestations arbitraires, de graves violations de leurs droits et la destruction de la forêt
qui leur fournit des moyens de subsistance21.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 7
Cette période marque également un recul ou une stagnation des procédures de consultation. Par
exemple, il n’y a pas eu de changement dans les processus de consultation des entreprises pour
obtenir le consentement des communautés. De même, les discussions concernant les clauses
sociales du cahier des charges des entreprises ont été suspendues. Cela est due en partie au réflexe
d’autoprotection des communautés qui estiment que les personnes en provenance de la ville sont
susceptibles de les contaminer, mais également à cause de la faiblesse des procédures de
consultation existantes. Les mesure de restrictions adoptées par le gouvernement n’ont pas été
conçues à la suite d’un processus de consultation élargie afin de garantir une application adaptée à
chaque contexte ou réalité sociale.
La résistance de la société civile face au non-respect du moratoire
En janvier 2020, le ministre de l’Environnement et Développement durable, octroyait neuf
concessions forestières a des entreprises chinoises 22 dans les provinces de l’Equateur, de la
Tshuapa, du Mai Ndombe, de Mongala et de l’ex-Province Orientale. Cependant, la société
civile continue de résister aux tentatives du Gouvernement de lever le moratoire sur l’attribution des
nouvelles concessions forestières en vigueur depuis 2002. En effet, le 30 septembre dernier, deux
organisations de la société civile environnementale, le Conseil pour la Défense Environnementale par
la Légalité et la Traçabilité (CODELT) et l’Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la
Nature (OCEAN), ont déposé un recours en annulation, devant le Conseil d’Etat23. Selon Augustin
Mpoyi, conseiller technique principal de CODELT, « La loi qui régit le secteur des forêts a été violée,
de même qu’un certain nombre de ses textes d’application à travers l’attribution de ces neuf
concessions. Notre action s’inscrit dans la droite ligne de l’initiative « Plus jamais ça », qui vise
l’amélioration de la gouvernance dans le secteur des ressources naturelles, et l’amélioration de
l’application de la loi dans ce secteur. Nous avons saisi le Conseil d’Etat, car il s’agit précisément de
l’institution compétente pour vérifier la conformité à la loi des actes réglementaires qui sont pris au
niveau du gouvernement »24. Interrogée sur ce point le ministre de l’environnement avait déclaré
qu’"Il n'y pas de nouvelles concessions attribuées. Il y a eu changement de dénomination de la part
des concessionnaires"25.
Au cours de cette période plusieurs notes de positions ainsi que des mémorandums des
organisations de la société civile telles que le Réseau Ressources Naturelles (RRN) et l’Observatoire
de la Gouvernance Forestière (OGF) ont dénoncés les nouvelles attributions. La Note circulaire du
MEDD sur l’exploitation illégale du bois au port de Kinkole est une mesure salutaire mais qui reste
symbolique dans un contexte où il est difficile d’apprécier sa mise en œuvre dans les régions
reculées. Les chevauchements constatés dans la formulation de la nouvelle politique forestière
peuvent créer des dysfonctionnements dans la chaine de décision et retarder la révision du code
forestier et de ses mesures d’application. On dénote en effet un manque de coordination entre la
démarche initiée par le MEDD pour la définition de la politique forestière nationale et celle décrite
dans le Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF).26 La société civile s’est mobilisée pour
faire des recommandations concernant les processus de réforme en cours en particulier le processus
de réforme forestière. Mais, ces recommandations se sont focalisées un peu trop sur les mécanismes
de financement du processus (tels que CAFI et FONAREDD), et ont reléguée la question de
l’implication des communautés en arrière-plan.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 8
Assistance judiciaire suspendue et situation humanitaire alarmante en
prison
La mesure de confinement a entraîné la suspension des cours et tribunaux, et le fonctionnement de la
justice a été interrompu alors que plusieurs défenseurs environnementaux étaient incarcérés en
raison de leur engagement pour la défense de leurs terres ancestrales. Durant cette période les
leaders communautaires autochtones n’ont pas bénéficié d’un accompagnement judiciaire adéquat tel
que cela est prescrit par la Constitution ainsi que les instruments internationaux ratifiés par la RDC.
La situation humanitaire des prisonniers au cours de cette période était alarmante27. L’assistance
humanitaire en prison a été impactée par les restrictions administratives et la réduction du budget de
fonctionnement des centres pénitentiaires 28. Selon le témoignage d’un ancien détenu de la prison de
Inongo la situation des prévenus était cauchemardesque durant cette période. La ration alimentaire
avait été supprimée et ils ne pouvaient plus recevoir la visite des amis ou l’aide de leurs parents 29. De
même dans la province du Sud-Kivu plusieurs leaders communautaires Batwa ont parfois été jugés et
condamnés à de lourde peine30 de prison à l’issue de procédures qui n’ont pas offert les garanties
dignes d’un procès équitable. D’autres Batwa ont dû subir une détention préventive prolongée sans
aucune assistance judiciaire.
En RDC, les communautés autochtones n'ont pas la capacité de se battre légalement sans un appui
financier, social et institutionnel de la part des organisations de soutien et de défense des droits des
peuples autochtones. Cet appui a été suspendu pendant près d’un trimestre à partir du mois de mars
2020.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 9
Criminalisation et intimidation des défenseurs des droits humains
Identification des prévenus
au cours de l’audience du
30 Juillet 2020, dans le
procès Kasula et consorts
Crédit photo RCF, Juillet
2020
Au Sud-Kivu, au sein des communautés riveraines du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB),
plusieurs défenseurs des droits des communautés ont été arrêtés et faussement accusés d'appartenir
à des milices armées. Récemment, environ 13 membres des communautés ont été condamnées à de
lourdes peines de prison pour destruction de l’environnement et association de malfaiteurs. En réalité
ces peines reflètent la volonté manifeste de l’administration du parc de criminaliser les activités de
subsistance des ménages Batwa qui ont décidé de s’installer dans le parc en Octobre 2018, en raison
de leur extrême précarité, et faute d’alternative pour garantir leur subsistance et subvenir à leur
besoin les plus élémentaires. Des organisations de la société civile locale ainsi que des ONG
internationales ont apporté un appui technique et financier pour interjeter appel et assurer la défense
de 8 prévenus Batwa condamnés à 15 ans de prison en Février 2020 a l’issue d’un procès expéditif.
En raison de la pandémie du COVID 19, ce procès en appel a été renvoyé à plusieurs reprises, tandis
que l’état de santé des prévenus continue de se détériorer en prison, en raison du manque de soin de
santé et de nourriture adéquate. Quatre d’entre eux (y compris deux femmes) ont pu bénéficier d’une
liberté sous caution en Août dernier. Le procès des quatre autres a été renvoyé à une date ultérieure.
Cinq autres défenseurs des droits des communautés du territoire de Kalehe qui avaient été arrêtés en
Février et Octobre 2019 et condamnés pour les mêmes infractions, c’est-à-dire « l’occupation illégale
du parc » et ils ont été libérés au mois de Septembre 2020. En dépit de multiples pressions et
intimidations plusieurs familles Batwa de Kalehe refusent toujours de quitter le PNKB. A la suite du
Dialogue de Bukavu de Septembre 2019 les communautés de Kabare ont accepté de quitter le Parc,
mais celles de Kalehe refusent toujours de quitter faute de garanties suffisantes de la part de l’ICCN
et des autorités provinciales.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 10
La situation des autochtones Batwa du Parc National de Kahuzi Biega : Rappel historique
Les communautés autochtones Batwa riveraines du Parc National de Kahuzi-Biega
(PNKB) ont passé les 45 dernières années à demander justice et réparation à la suite de
leur expulsion forcée pour étendre les limites du PNKB en 1975. Dépossédés de leur terre
ancestrale et appauvris par leur expulsion, les Batwa sont les victimes d’une approche
rétrograde de la conservation qui part du principe que les communautés et la préservation
de la biodiversité sont incompatibles. Ces dernières années, la tension s'est accrue entre
l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et les autorités du Parc d'une
part, et les communautés autochtones Batwa et Bambuti d'autre part. En l’absence
d’engagements concrets, plusieurs tentatives de négociation ont échoué, et les
responsables du PNKB continuent de faire preuve d’un manque d'engagement en faveur
du dialogue ou de la résolution pacifique du conflit foncier qui les opposent aux
communautés autochtones expulsées. Au cours de la période de 2014 à 2019, trois
"dialogues" différents31, dont celui de Whakatane, ont été organisés entre des membres
des communautés Batwa et l'ICCN. Chacun de ces dialogues a permis d'identifier que le
problème principal est l’appauvrissement des Batwa, et que l’une des solutions pour y
remédier serait de sécuriser l’accès aux terres et garantir les moyens de subsistance des
Batwa. Face aux promesses non tenues ainsi que le refus de l’administration du Parc de
trouver des solutions durables à leur situation précaire, les communautés ont fini par ne
plus croire à l’option du dialogue. Ainsi, elles ont décidé de prendre les choses en main, et
en Octobre 2018, plusieurs familles Batwa de Kalehe et Kabare sont retournées s’installer
dans le Parc. Ce retour des communautés Batwa dans le parc qualifié d’illégal par
l’administration du Parc a servi d’alibi pour orchestrer une vaste opération de répression à
l’égard des défenseurs environnementaux et de plusieurs leaders communautaires. Depuis
lors, la répression au PNKB s'est accrue.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 11
Recommandations
A l’État congolais
• Respecter le moratoire sur les concessions forestières et annuler les 9 concessions forestières
illégalement accordées par le MEDD par voie de cession à des entreprises chinoises
• Adopter des mesures sociales pour atténuer l’impact économique de la pandémie de la COVID
19 sur les communautés et orienter les solutions de sortie de crise vers les mesures
d’ajustement sociales favorisant les droits des communautés les plus vulnérables
• La récession économique ne doit pas servir de prétexte pour justifier le recul de la transparence
ou de l’application des sauvegardes
• Protéger les défenseur(e)s des droits humains qui luttent pour la reconnaissance de leurs droits
dans les aires protégées contre toute forme de violation de leurs droits
• Libérer les leaders communautaires autochtones et les autres défenseurs des droits humains
arbitrairement détenus en raison de leur engagement pour la reconnaissance de leurs droits aux
ressources de leur terroirs coutumiers
• Adopter et promulguer la loi sur les peuples autochtones pygmées
• Renforcer la participation de la société civile et l’engagement communautaire dans la réforme de
l’aménagement du territoire, ainsi que la réforme foncière, forestière ou agricole
• Saisir l’opportunité de la nouvelle PNAT pour réévaluer les limites de certaines aires protégées
ou de les désaffecter pour répondre aux engagements internationaux et pour sécuriser la tenure
coutumière ainsi que la subsistance des CLPA.
Aux organisations de la société civile nationale et internationale
• Placer la question des droits des CLPA et des sauvegardes au centre des débats concernant
l’aménagement du territoire et les processus de réforme foncière et forestière en cours
• Veiller à ce que la voix des communautés soit reflétée dans les reformes en cours
• Renforcer les capacités des communautés pour une plus grande autonomisation et une
meilleure mobilisation face aux reculs constatés pendant la période de la pandémie
• Développer des approches participatives pour aider les communautés à apporter des réponses
appropriées et des alternatives face au recul observé en matière de consultation
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 12
Annexe 1 : Méthodologie et limites
Méthodologie
Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Entreprises et droits de l'homme : Évaluation de
l'évolution des normes sociales et environnementales dans les pays tropicaux et des conséquences
pour les populations forestières et leurs territoires à la suite de la pandémie du Covid-19 », mis en
œuvre par Forest Peoples Programme en collaboration avec l’Université de Yale.
Revue de la littérature
Le travail de recherche a consisté à passer en revue plusieurs sources y compris des articles de
presse, ou des rapports de recherche produits par des organisations œuvrant dans le secteur
forestier, minier, et agroalimentaire.
Questionnaire
Un questionnaire a été élaboré et partager avec certains acteurs clés. La question de recherche
principale était de savoir si depuis l'apparition du Coronavirus, la RDC avait connu un recul des
protections sociales et environnementales qui pourrait avoir des conséquences négatives en termes
d'accaparement de terres, d'abus de droits et de déforestation sur les territoires des CLPA a été
élaboré et partagé avec plusieurs acteurs de la société civile environnementales à Kinshasa et des
responsables de l’administration en charge de la gouvernance forestière. Notre idée initiale était
d'utiliser ce questionnaire pour conduire les entretiens individuels.
Entretiens individuels
Les entretiens individuels ont été réalisées via Skype et WhatsApp. Nous avons entrepris d'ouvrir
chaque entretien par une question globale sur le(s) changement(s) le(s) plus critique(s) des lois,
règlements, politiques et pratiques résultant de la COVID-19 et de terminer par une autre question
globale sur les impacts actuels et futurs de la COVID-19 pour les forêts et les communautés
autochtones.
Réunions communautaires
Quatre points focaux de l’organisation partenaire APEM ont organisé des réunions communautaires
respectivement à Mombokonda (Mai Ndombe) et Alibuku (Tshopo). En outre, des histoires de
terrains en provenance de 4 provinces y compris le Sud-Kivu l’Equateur Mai Ndombe et la Tshopo ont
servi à illustrer certains arguments avancés.
Limites de la recherche
Au nombre des difficultés rencontrées nous pouvons citer la difficulté pour les répondants y compris
les communautés et les acteurs de la société civile à appréhender la question de recherche.
Beaucoup de réponses formulées dans le questionnaire ou au cours des entretiens ont confondu
l’aspect du recul des lois et de la mise en œuvre des réglementations avec les impacts de la COVID-
19. Par ailleurs il n’a pas été possible de définir au préalable une taille d'échantillon claire pour
chaque province. Au regard de l’indisponibilité de certains acteurs plusieurs entretiens ont été
annulés. Nous avions aussi envisagé de fournir des éléments sur la mobilisation des communautés
pour faire face à la pandémie, mais la réalité en RDC est que les communautés n’ont pas été en
mesure de se mobiliser pour apporter des réponses collectives aux effets de la pandémie. Il n’y a pas
eu de mobilisation communautaire sur la manière dont la communauté pouvait interagir avec les
personnes étrangères en provenance des grandes villes par exemple.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 13
Annexe 2 : Sources
Toutes les sources en ligne ont été consultées au cours de la période Septembre-Novembre 2020.
Agence Congolaise de Presse (2020), « COVID-19: Le gouvernement adopte une série de mesures visant à soutenir l’activité
économique en RDC,” http://www.msn.com/fr-xl/afrique-centre-et-est/republique-democratique-du-congo-actualite/covid-19-le-
gouvernement-adopte-une-s%C3%A9rie-de-mesures-visant-%C3%A0-soutenir-lactivit%C3%A9-%C3%A9conomique-en-
rdc/ar-BB11Syjb
Banque mondiale (2020) “République Démocratique du Congo : Vue d'ensemble”, 4 Mai 2020,
https://www.banquemondiale.org/fr/country/drc/overview
CADHP & IWGIA (2011), Rapport du Groupe de travail de la commission africaine sur les populations autochtones : Visite de
recherche et d’information en RDC du 9 au 25 Août 2009.
Centre d’études stratégiques de l’Afrique (2020), « Les paysages variés de la COVID-19 en Afrique, »
https://africacenter.org/spotlight/africa-varied-covid-landscapes/
CDESC (Committee on Economic, Social and Cultural Rights) (2020), Statement on the coronavirus disease (COVID-19)
pandemic and economic, social, and cultural rights.
Dargie, G., Lewis, S., Lawson, I. et al. (2017) Age, extent, and carbon storage of the central Congo Basin peatland complex.
Nature 542, https://doi.org/10.1038/nature21048
Desk Nature (2020), « RDC : l’accaparement des terres par PHC affecte près de 17 villages dans la province de l’Équateur, »,
https://desknature.com/rdc-laccaparement-des-terres-par-phc-boteka-affecte-pres-de-dix-sept-villages-dans-la-province-de-
lequateur/?fbclid=IwAR3gG6rzH5KuNP6VGyornE-ErVQCZ5ccT4480WRVyBy0X1bIoLw1jfv0XOs
De Wit, Paul (2019) ‘Planification de l´utilisation des terres : Impact sur les droits communautaires’ dans Étude de référence
sur la tenure en RDC, Rights and Resources : https://rightsandresources.org/wp-content/uploads/2019/05/Etude-de-Reference-
RDC_RRI_2019.pdf
Enviro News (2020), « Forêt : Affaire 9 concessions, deux ONG trainent les actes de Nyamugabo devant le conseil d’Etat,”
https://www.environews-rdc.org/2020/09/30/foret-affaire-9-concessions-deux-ongs-trainent-les-actes-de-nyamugabo-devant-le-
conseil-detat/
Franceinfo (2020), 14 Juin 2020, Laurent Ribadeau Dumas, “La République démocratique du Congo, championne du monde
de la déforestation après le Brésil” https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/republique-democratique-du-congo/la-republique-
democratique-du-congo-championne-du-monde-de-la-deforestation-apres-le-bresil_4000639.html.
FPP (2016), Sécuriser les droits des peuples forestiers et combattre la déforestation en République démocratique du Congo :
Moteurs de la déforestation, impacts locaux et solutions basées sur les droits.
Galford GL, Soares-Filho BS, Sonter LJ, Laporte N (2015) “Will Passive Protection Save Congo Forests?,” PLoS ONE, vol. 10,
no. 6 , https://doi.org/10.1371/journal.pone.0128473.
GTCRR (2020), « Note de position des organisation de la société civile environnementale sur le processus de la reforme
forestière en RDC, », https://www.gtcrr-rdc.org/wp-content/uploads/2020/10/Note-de-postion-du-GTCRR-sur-la-reforme-
forestiere-en-RDC-24102020.pdf.
IWGIA (2012), Country Technical Notes on Indigenous Peoples’ Issues: Democratic Republic of the Congo
https://www.ifad.org/documents/38714170/40224547/congodr_ctn.pdf/2c80e90b-b0a9-4171-a621-3f0df1925ff9
Liebenberg, Sandra (2020) “Why human rights should guide responses to the global pandemic.” The Conversation,
https://theconversation.com/why-human-rights-should-guide-responses-to-the-global-pandemic-147225
MEDD (2020) Note Circulaire no 003 du 9 Juin 2020 relative à l’interdiction formelle d’acheter, vendre et scier les bois grumes
sur les ilots et le long du fleuve Congo, https://medd.gouv.cd/note-circulaire-n003-cab-min-edd-cnb-1-2020-relative-a-
linterdiction-formelle-dacheter-vendre-et-scier-les-bois-grumes-sur-les-ilots-et-le-long-du-fleuve-congo/
Mosnier, A., Havlík, P., Obersteiner, M. et al. (2014) “Modeling Impact of Development Trajectories and a Global Agreement on
Reducing Emissions from Deforestation on Congo Basin Forests by 2030,” Environ Resource Econ, vol. 57,
https://doi.org/10.1007/s10640-012-9618-7.
Natural Resource Governance Institute (2020), “Aucune excuse pour le recul dans la transparence de contrats extractifs en
RDC, », https://resourcegovernance.org/blog/aucune-excuse-recul-transparence-contrats-extractifs-republique-democratique-
congo
OreWin Independent Mining Consultants (2020), “Kamoa-Kakula Integrated Development Plan 2020,”
https://www.ivanhoemines.com/site/assets/files/5095/kamoa-kakula-idp-october2020.pdf.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 14
Radio Okapi (2020), « RDC : les ONG des droits de l’homme dénoncent la malnutrition dans les prisons”
https://www.radiookapi.net/2020/10/19/emissions/okapi-service/rdc-les-ong-des-droits-de-lhomme-denoncent-la-malnutrition-
dans?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+radiookapi%2Ffeed+%28Radio+Okapi%29
Radio Okapi (2020), « Sud-Kivu : le gouvernement provincial s’engage à améliorer les conditions carcérales”
https://www.radiookapi.net/2019/10/20/actualite/justice/sud-kivu-le-gouvernement-provincial-sengage-ameliorer-les-
conditions?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+radiookapi%2Ffeed+%28Radio+Okapi%2
9
RDC (2011) Décret n° 011/26 du 20 mai 2011 portant obligation de publier tout contrat ayant pour objet les ressources
naturelles, » Leganet, https://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20economique/Code%20Forestier/D.011.26.20.05.2011.htm.
RDC (2015), Loi n° 15/012 du 1er août 2015 portant régime général des hydrocarbures, Leganet,
http://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20economique/Code%20Minier/Loi.15.012.01.08.2015.html.
RDC & PNUD (2020), Impacts sanitaires et socioéconomiques de la COVID 19 en RDC : Analyse prospective et orientations
de la riposte multisectorielle.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 15
Annexe 3 : Liste des acronymes
APEM Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacées
CADHP Commission africaine des droits de l’homme et des peuples
CAFI Initiative des Forets d’Afrique Centrale
CAGDFT Centre d’Appui à la Gestion Durable des Forêts Tropicales
CDESC Comité sur les droits économiques sociaux et culturels
CFLEDD Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable
CLPA Communautés locales et peuples autochtones
CODELT Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité
COVID 19 La maladie à coronavirus 2019
FMI Fonds Monétaire International
FONAREDD Fonds National REDD
FPP Forest Peoples Programme
GTCRR Groupe de Travail Climat REDD Rénové
ICCN Institut Congolais pour la Conservation de la Nature
MEDD Ministère de l’environnement et Développement Durable
MMT Mbou Mon Tour
OCEAN Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature
OGF Observatoire de la Gouvernance Forestière
ONG Organisation non gouvernementale
OSC Organisation de la Société Civile
PGDF Programme de Gestion Durable des Forêts
PHC Plantation et Huileries du Congo
PNAT Politique Nationale de l’Aménagement du territoire
PNKB Parc National de Kahuzi-Biega
PNRA Plan national de relance agricole
PNUD Programme des nations unies pour le développement
RDC République Démocratique du Congo
REDD Reduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des Forets
RRN Réseau Ressources Naturelles
USD Dollars américains
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 16
1
“République démocratique du Congo - Vue d'ensemble.” La Banque Mondiale, 4 Mai 2020,
https://www.banquemondiale.org/fr/country/drc/overview.
2
Selon une étude de l’université de Leeds, la localité de Lokolama, dans le territoire de Bikoro, dans la province de
l’Equateur, abrite à peu près 30 milliards de tonnes de carbone. Ces tourbières sont très importantes dans la régulation du
climat grâce à leur grande capacité de stockage du dioxyde de carbone. Les 350 milliards de tonne de carbone qu’elles
peuvent contenir représentent plus de 200 ans d’émissions de gaz à effet de serre du monde.
3
Galford GL, Soares-Filho BS, Sonter LJ, Laporte N. “Will Passive Protection Save Congo Forests?,” PLoS ONE, vol. 10, no.
6, 2015, https://doi.org/10.1371/journal.pone.0128473. Mosnier, A., Havlík, P., Obersteiner, M. et al. “Modeling Impact of
Development Trajectories and a Global Agreement on Reducing Emissions from Deforestation on Congo Basin Forests by
2030,” Environ Resource Econ, vol. 57, 2014, pp. 505–525, https://doi.org/10.1007/s10640-012-9618-7.
4
Les populations autochtones de la RDC sont connues dans la littérature anthropologique sous différents noms, notamment
Twa, Batwa, Mbuti, Bambuti, Basua, Efe ou Asua. Elles vivent dans la forêt en tant que nomades chasseurs-cueilleurs, ou en
tant que communautés semi-nomades et sédentaires, et considèrent leur appellation générique de "pygmées" comme
péjorative et discriminatoire.
5
International Work Group for Indigenous Affairs, Jan. 2012, Country Technical Notes on Indigenous Peoples’ Issues:
Democratic Republic of the Congo, p. 3, https://www.ifad.org/documents/38714170/40224547/congodr_ctn.pdf/2c80e90b-b0a9-
4171-a621-3f0df1925ff9
6
Commission africaine des droits de l’homme des peuples & International Work Group for Indigenous Affairs, 2011, Rapport du
Groupe de travail de la commission africaine sur les populations autochtones : Visite de recherche et d’information en RDC du
9 au 25 Août 2009, p. 21-31.
7
P Kipalu et al (2016) Sécuriser les droits des peuples forestiers et combattre la déforestation en République démocratique du
Congo : Moteurs de la déforestation, impacts locaux et solutions basées sur les droits, p.12-17, Forest Peoples Programme
8
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Jean Baudouin Mayo citée par l’Agence Congolaise de Presse : Agence
Congolaise de Presse, « COVID-19: Le gouvernement adopte une série de mesures visant à soutenir l’activité économique en
RDC,” MSN, 29 Mars 2020, http://www.msn.com/fr-xl/afrique-centre-et-est/republique-democratique-du-congo-actualite/covid-
19-le-gouvernement-adopte-une-s%C3%A9rie-de-mesures-visant-%C3%A0-soutenir-lactivit%C3%A9-%C3%A9conomique-en-
rdc/ar-BB11Syjb.
9
Gouvernement de la République Démocratique du Congo & Programme des nations unies pour le développement, Impacts
sanitaires et socioéconomiques de la COVID 19 en RDC : Analyse prospective et orientations de la riposte multisectorielle, Mai
2020, p. 16.
10
« Les paysages variés de la COVID-19 en Afrique, » Centre d’études stratégiques de l’Afrique, 13 Juillet 2020,
https://africacenter.org/spotlight/africa-varied-covid-landscapes/.
11
De Wit, Paul. ‘Planification de l´utilisation des terres : Impact sur les droits communautaires’ dans Étude de référence sur la
tenure en République Démocratique du Congo, 2019, p. 107, Rights and Resources : https://rightsandresources.org/wp-
content/uploads/2019/05/Etude-de-Reference-RDC_RRI_2019.pdf.
12
En vertu de la Loi de 2014 sur la conservation de la nature, la question de la sécurité alimentaire des populations riveraines
des aires protégées peut être soumise à dérogation. En effet, selon l’article 20, l’organisme public ayant pour mission la gestion
des aires protégées d’intérêt national (en l’occurrence l’ICCN) peut, à titre exceptionnel, accorder des dérogations dans les
aires protégées qu’il gère, notamment dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publique, ainsi que de la sécurité alimentaire
des populations riveraines des aires protégées.
13
Sur un total de 26 provinces seulement 9 ont pu etre consultees. La politique foncière devrait être validée a l’issue d’un
atelier à Kinshasa au mois de novembre, mais à cause du plaidoyer de la société civile pour insuffisance de consultations sa
validation a été repoussée pour permettre aux autres provinces de tenir leurs consultation.
14
La feuille de route pour les consultations des provinces prévoyait la participation des acteurs provinciaux et locaux à distance
(zoom, Skype, etc.). Cependant la couverture internet par endroit était trop faible ou instable. Finalement, suite au plaidoyer de
la société civile toutes ces consultations ont été renvoyées à janvier 2021.
15
Liebenberg, Sandra. “Why human rights should guide responses to the global pandemic.” The Conversation, 6 Octobre 2020,
https://theconversation.com/why-human-rights-should-guide-responses-to-the-global-pandemic-147225.
16
Committee on Economic, Social and Cultural Rights, Statement on the coronavirus disease (COVID-19) pandemic and
economic, social, and cultural rights, Avril 2020.
17
En 2011, la RDC s’est doté pour la première fois d’un cadre juridique sur la transparence des contrats extractifs. Le décret n°
011/26 du 20 mai 2011 a rendu obligatoire la publication de tout contrat ayant pour objet la recherche, l'exploration ou
l'exploitation d'une des ressources naturelles (minières, pétrolières et forestières) dans les 60 jours qui suivent sa signature.
Par la suite, le code minier révisé de 2018 et la loi n° 15/012 du 1er août 2015 portant régime général des hydrocarbures ont
repris cette obligation de divulguer les contrats endéans 60 jours de leur signature. Gouvernement de la République
Démocratique du Congo, « Décret n° 011/26 du 20 mai 2011 portant obligation de publier tout contrat ayant pour objet les
ressources naturelles, » Leganet, 20 Mai 2011,
https://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20economique/Code%20Forestier/D.011.26.20.05.2011.htm. Gouvernement de la
République Démocratique du Congo, « Loi n° 15/012 du 1 er août 2015 portant régime général des hydrocarbures,” Leganet, 1
Août 2015, http://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20economique/Code%20Minier/Loi.15.012.01.08.2015.html.
18
Descartes Mponge Malasi, “Aucune excuse pour le recul dans la transparence de contrats extractifs en République
Démocratique du Congo, » Natural Resource Governance Institute, 8 Octobre 2020,
https://resourcegovernance.org/blog/aucune-excuse-recul-transparence-contrats-extractifs-republique-democratique-congo
19
Note Circulaire no 003 du 9 Juin 2020 relative à l’interdiction formelle d’acheter, vendre et scier les bois grumes sur les ilots
et le long du fleuve Congo, Ministère de l’environnement et le développement durable, 11 Juin 2020,
https://medd.gouv.cd/note-circulaire-n003-cab-min-edd-cnb-1-2020-relative-a-linterdiction-formelle-dacheter-vendre-et-scier-
les-bois-grumes-sur-les-ilots-et-le-long-du-fleuve-congo/.
20
“Kamoa-Kakula Integrated Development Plan 2020,” OreWin Independent Mining Consultants, Octobre 2020, p. 482,
https://www.ivanhoemines.com/site/assets/files/5095/kamoa-kakula-idp-october2020.pdf.
21
« RDC : l’accaparement des terres par PHC affecte près de 17 villages dans la province de l’Équateur, » Desk Desk Nature,
19 Novembre 2020, https://desknature.com/rdc-laccaparement-des-terres-par-phc-boteka-affecte-pres-de-dix-sept-villages-
dans-la-province-de-lequateur/?fbclid=IwAR3gG6rzH5KuNP6VGyornE-ErVQCZ5ccT4480WRVyBy0X1bIoLw1jfv0XOs.
22
Ces 9 concessions forestières représentent plus de 2 millions d’hectares de forêt, soit près de 20 000 km². Elles ont été
octroyées aux entreprises chinoises Congo King Baisheng Forestery Development Sarlu et Congo Sunflower Forestry
Development.
23
Le Conseil d’Etat est une juridiction administrative qui juge la légalité ou la validité des actes administratifs qui sont pris par
les hauts fonctionnaires de l’Etat.
24
« Forêt : Affaire 9 concessions, deux ONGs trainent les actes de nyamugabo devant le conseil d’etat,” Enviro News, 30
Septembre 2020, https://www.environews-rdc.org/2020/09/30/foret-affaire-9-concessions-deux-ongs-trainent-les-actes-de-
nyamugabo-devant-le-conseil-detat/
25
Laurent Ribadeau Dumas, “La République démocratique du Congo, championne du monde de la déforestation après le
Brésil,” Franceinfo, 14 Juin 2020, https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/republique-democratique-du-congo/la-republique-
democratique-du-congo-championne-du-monde-de-la-deforestation-apres-le-bresil_4000639.html.
26
« Note de position des organisation de la société civile environnementale sur le processus de la reforme forestière en RDC, »
Groupe de Travail Climat REDD Rénové, 24 Octobre 2020, https://www.gtcrr-rdc.org/wp-content/uploads/2020/10/Note-de-
postion-du-GTCRR-sur-la-reforme-forestiere-en-RDC-24102020.pdf.
27
« RDC: les ONG des droits de l’homme dénoncent la malnutrition dans les prisons,” Radio Okapi, 19 Octobre 2020,
https://www.radiookapi.net/2020/10/19/emissions/okapi-service/rdc-les-ong-des-droits-de-lhomme-denoncent-la-malnutrition-
dans?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+radiookapi%2Ffeed+%28Radio+Okapi%29.
28
« Sud-Kivu : le gouvernement provincial s’engage à améliorer les conditions carcérales,” Radio Okapi, 20 Octobre 2020,
https://www.radiookapi.net/2019/10/20/actualite/justice/sud-kivu-le-gouvernement-provincial-sengage-ameliorer-les-
conditions?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+radiookapi%2Ffeed+%28Radio+Okapi%2
9.
29
Entretien réalisé à Mombokonda dans la province de Mai Ndombe le vendredi 20 novembre 2020.
30
Jusqu’à 15 ans de servitude pénale pour Kasula Jean Marie et 5 autres Batwa du village de Muyange dans le territoire de
Kabare.
31
2014 : Recommandations du dialogue tenu au Sud Kivu entre les Pygmées riverains du PNKB et le Parc National de Kahuzi
Biega du 25 septembre au 4 octobre 2014 ; 2018 : Conclusions issue de la rencontre d’échange tenue à Miti-centre (Kabare en
Prov. De Sud Kivu) le 02 Février 2018 sur la problématique relative aux tensions intercommunautaires opposant les
communautés Shi et Twa (Pygmées) ainsi que l’administration du Parc National de Kahuzi-Biega dans l’axe Miti-Katana en
territoire de Kabare en province de Sud-Kivu ; 2019 : Recommandations du Dialogue de haut niveau sur le processus de la
protection durable du PNKB et la cohabitation pacifique entre le parc les peuples autochtones et les autres communautés
riveraines qui s’est tenu à Bukavu du 19 au 20 Septembre 2019.
RETOUR EN ARRIÈRE EN TEMPS DE COVID-19 18