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Observation

Le document présente un guide détaillé pour la réalisation d'un examen clinique et d'une observation médicale, incluant des étapes pour l'interrogatoire, l'examen clinique, et l'évaluation des systèmes cardiovasculaire et respiratoire. Il décrit les éléments essentiels à considérer lors de l'évaluation des symptômes, des antécédents médicaux et des facteurs de risque. Ce guide est destiné aux professionnels de santé pour assurer une prise en charge complète et structurée des patients.

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Le document présente un guide détaillé pour la réalisation d'un examen clinique et d'une observation médicale, incluant des étapes pour l'interrogatoire, l'examen clinique, et l'évaluation des systèmes cardiovasculaire et respiratoire. Il décrit les éléments essentiels à considérer lors de l'évaluation des symptômes, des antécédents médicaux et des facteurs de risque. Ce guide est destiné aux professionnels de santé pour assurer une prise en charge complète et structurée des patients.

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Examen Clinique, Observation Médicale

Dr. GHEDHAB. Salah. Eddine Résident en médecine interne, EPH Kouba, Algiers.

Service du Dr : Sale : N° de lit :


Nom : Entrée le :
Prénom : N° Tel :
Etat civil : Diagnostic :
Profession :
Adresse complète

1. L’interrogatoire :
La séquence de l’interrogatoire
o Le symptôme (principal) à l’origine de la consultation Liste des principales plaintes du patient,
avec ses propres mots.
Sommaire de l’observation :
✓ Il s’agit de Mr/Mme/Enf/Nné...âgé de … état civil « célibataire, marié(e), divorcé(e),veuf(ve), père/mère de
# EVBP, originaire de…et demeurant à…,exerçant la profession…(retraité…).
✓ Le malade est admis dans notre service de…le …, pour l’exploration de…/ la prise en charge thérapeutique
de…,

o Histoire de la maladie à l’origine de la consultation Détails sur les plaintes ou symptômes


actuels. Détails sur les épisodes antérieurs similaires. Traitements actuels et récents (tous les
médicaments : doses, durée, indication). Ampleur de l’incapacité fonctionnelle.
• Pour chaque symptôme, vous devez poser des questions sur les huit points suivants
• Localisation.
• Apparition.
• Nature et sévérité.
• Irradiation.
• Facteurs de majoration ou de réduction du symptôme.
• Aspects temporels : rapidement, progressivement ou instantanément/en
permanence ou par intermittence.
• Facteurs aggravants et symptômes associés.
• Impact social des symptômes ou de la maladie

HDM
✓ La symptomatologie remonté au 00/00/00, marqué par l’apparition de … « SF », F°
frisson…/Douleur « description » …à type de…de siège…à début brutal/progressif, intense/modéré
/supportable, déclenchée par…calmée par…aggravée par…associée à …, motivant le patient à consulter
chez un médecin à titre libéral…, qui lui a demandé de faire..des examens complémentaires…, et qui lui
a prescrit let TRT…,le malade a bien/mal suivie son TRT jusqu’à l’aggravation de son état avec
apparition de...,après consultation aux Pu/chez un médecin…, le malade a été orienté chez nous pour
une meilleur prise en charge dans notre service.
✓ A l’entrée, le patient présenterait ... « symptomatologie ».

1
o Antécédents personnels
• Maladies, interventions chirurgicales antérieures : dates et indications,
opéré/hospitalisé, âge ……
• Traitements antérieurs :
 Certains médicaments ou traitements pris par le passé peuvent toujours avoir
une importance, notamment :
– les corticoïdes ;
– les contraceptifs oraux ;
– les antihypertenseurs ;
– les transfusions sanguines ;
– les chimiothérapies ou radiothérapies anticancéreuses.
 Préciser (cp, gel, inj), la posologie/chronologie d’introduction.

• Allergies médicamenteuses.
• Préservation de la santé (prévention des maladies=Vaccinations).
• Antécédents gynéco-obstétricaux pour les femmes Demandez à la patiente
 À quel âge elle a eu ses premières règles=Ménarche.
 Si ses cycles menstruels sont réguliers et si elle est ménopausée.
 Notez la date des dernières règles : DDR
 # de grossesses=gestité incluant les FCS/GEU, parité=# >22SA, >500g (ex : G3P2)

o Mode de vie
• Profession, éducation, lieu de naissance.
• Situation matrimoniale, soutien social, conditions de vie.
• Tabagisme (calcule Paquet-an PA=#paquet/jr x #d’ans de consommation, ex=30cigg/jr
pdt 10 ans=1.5paqx10=15PA, 01paq=20cigg) et consommation d’alcool.
• Consommation d’antalgiques.
• Voyages à l’étranger (où et quand).
• Antécédents sexuels et toxicomanie (le cas échéant).

o Antécédents familiaux : Maladies chez les parents au premier degré.

2. L’examen clinique :
Examen de l’état général :
o Premières impressions :
• Le malade est en bon/mauvais EG, conscient/ou non, coopérant/ ou non, orientation
dans le temps et l’espace
• Une respiration difficile, un ictère (coloration jaune de la peau et de la sclère), une
cyanose (coloration bleue de la peau), une pâleur (évocatrice d’anémie) ,un faciès
pouvant indiquer le diagnostic
• Vérifiez si le patient est relié à un dispositif médical, tel que :
 Un appareil de surveillance (ECG, oxymétrie) ;
 Un dispositif d’oxygénothérapie (notez le débit) ;
 Une perfusion intraveineuse (notez le liquide).

2
o Signes vitaux :
▪ Commencez par palper le pouls radial.
▪ Mesurez la pression artérielle.
▪ Prenez la température. F°si >37.5° matin, >37.8° le soir, fébricule si<38.2°.
▪ Déterminez la fréquence respiratoire (12-20c/min)
▪ Utilisez l’oxymètre de pouls pour mesurer la saturation du sang artériel en oxygène
(SpO2).
o Poids et habitus
▪ Recherchez spécifiquement :
• Une obésité.
• Une atrophie musculaire (perte de la masse musculaire).
• Un aspect inhabituel de la face.
• Une morphologie corporelle anormale.
▪ Pesez le patient :
• Poids, IMC, chez enfant Taille et consulter les courbes de croissance
▪ Mesurez le tour de taille F <80cm H<94cm.
▪ Vérifiez le degré d’hydratation
▪ Recherchez une pâleur, qui peut indiquer une anémie

Comment examiner une masse :


o Inspectez et palpez la masse pour déterminer :
▪ Son site anatomique, sa taille, sa forme et son contour (par exemple, bien définie ou
irrégulière) ;
▪ Sa couleur (par exemple, pigmentée : nævus, nouvelle inflammation) ;
▪ Sa consistance (molle ou dure ; les nœuds lymphatiques hypertrophiés semblent
souvent « caoutchouteux » lorsqu’ils ont pour origine un lymphome)
▪ Si elle est douloureuse ou non.
o Déterminez ensuite dans quelle couche de tissu la masse se situe.
o Déterminez si la masse est fluctuante (c’est-à-dire si elle contient du liquide).
o Notez les signes d’inflammation associés (rougeur, gonflement, chaleur et sensibilité)
o Recherchez des masses similaires en d’autres sites

Préparer le patient pour l’examen :


o Essayez de faire en sorte que le patient soit confortablement installé et positionné de façon
à faciliter l’examen.
o Lavez-vous les mains et réchauffez-les.

3. Le cœur et le système cardiovasculaire :


Interrogatoire : symptômes à l’origine de la consultation
o Douleur thoracique : pour Toute Douleurs. MISTIDRACS
▪ Mode évolutive. « Aigu/chronique, continue/intermittente »

3
▪ Intensité. Douleur thoracique : diagnostics différentiels importants
▪ Siège. ▪ Ischémie myocardique, infarctus, angor.
▪ Type. « Constrictive, brulure, ▪ Péricardite.
crampe… » ▪ Pleurésie.
▪ Irradiation. ▪ Dissection aortique.
▪ Durée. ▪ Douleurs musculosquelettiques.
▪ Rythme. ▪ Spasmes ou reflux gastro-œsophagien.
▪ Facteurs Aggravants ▪ Embolie pulmonaire.
▪ Facteurs Calmants ▪ Pneumonie
▪ Signes Associés

o Dyspnée : Une dyspnée d’origine cardiaque peut être difficile à distinguer d’une dyspnée due à
d’autres causes, un signe ICG ou globale, 04 grands types de Dyspnée
▪ Dyspnée D’effort.
▪ Orthopnée : dyspnée de repos en décubitus.
▪ Dyspnée Paroxystique nocturne DPN :épisodes bref d’étouffement la nuit++.
▪ Asthme Cardiaque : tt crise d’asthme après 50ans est un OAP JPDC
o Palpitations : Ce terme désigne la perception anormale des battements cardiaques. Essayez de
déterminer exactement la sensation perçue par le patient. Interrogez-le sur
▪ La fréquence cardiaque perçue ; Palpitations : DDX
▪ La vitesse d’apparition et de disparition « brutal/progressive » ▪ Perception du
rythme sinusal ou
▪ La régularité ou l’irrégularité des battements cardiaques. tachycardie sinusale.
▪ Extrasystoles.
o Syncope et lipothymie :<5min TJR ▪ Fibrillation atriale
(FA).
▪ La syncope est une perte de connaissance transitoire due à une
▪ Flutter atrial.
anoxie cérébrale, ▪ Tachycardie
• Une syncope orthostatique supraventriculaire
(TSV).
• Une syncope mictionnelle survient quand le patient
▪ Tachycardie
urine, ventriculaire (TV)
• Une syncope de la toux survient lorsqu’il tousse et
• Une syncope vaso-vagale survient lors d’un stress émotionnel brutal.
▪ Lipothymie : sensation brève et réversible de malaise avec impression de perte de
connaissance imminente
o Claudication intermittente : douleur dans les mollets après un parcours d’une certaine distance.
o Hépatalgie D’effort : Dlr en regard HCD à l’effort.

4
La séquence de l’examen cardiovasculaire
Examen du cœur : 1. Inspection générale du patient.
o Apparence générale : 2. Recherche de signes périphériques de
maladie cardiaque et vasculaire au
▪ Recherchez des signes d’essoufflement et une niveau des bras, de la face et du cou :
attitude anormale. o Mains et ongles ;
▪ Recherchez une cachexie, une atrophie o Pouls radial ;
o Pression artérielle ;
musculaire, une pâleur, une cyanose. o Face ;
o Les signes périphériques de maladie cardiaque : o Cou.
▪ Les mains : 3.
Région précordiale :
o Inspection ;
• Une cyanose périphérique.
o Palpation ;
• Hippocratisme digital o Auscultation ;
• Des hémorragies en flammèches sou o Manœuvres dynamiques.
[Link] :
unguéales dans les lits unguéaux, EI.
o Percussion ;
• Les xanthomes tendineux, sont des o Auscultation.
dépôts lipidiques de couleur jaune ou [Link] :
orange o Le foie ;
o Ascite ;
▪ Le pouls artériel :Fr(60-100b/min), régulier ou o La rate.
non…. [Link] :
o La région précordiale : o Palpation des pouls
périphériques ;
▪ Inspection : o Inspection à la recherche
• Signes IVD : TJ, OMI « Bilatéraux, d’un œdème et de signes de
blancs, mous et indolore, prend le maladie artérielle et
veineuse.
Godet »
• Cicatrices, choc de pointe.
▪ Palpation
• Le choc de pointe : ligne medio-clavi et 5 EICG.
• Signe de Harzer : en plaçant la pouce sous la pointe xiphoïdienne. Signe d’HVD.
• Des frémissements : vibrations parfois perçue encas e souffle valvulaire.
• RHJ
▪ Auscultation :
• Bruits du cœur (B1, B2) ;
• Bruits surajoutés (troisième et quatrième) ;
• Bruits supplémentaires (par exemple, claquements, clics ou bruits de prothèses
cardiaques) ;
• Souffles (dont vous devrez déterminer la chronologie, le siège d’intensité maximale,
l’intensité et la tonalité ; le cas échéant, vous effectuerez des manœuvres
dynamiques) ;
• Frottements.

5
4. Le système respiratoire :
Interrogatoire : Le système respiratoire : interrogatoire
❖ Symptômes à l’origine de la consultation Principaux symptômes à l’origine de la
consultation
o Dyspnée : • Toux.
Classification de la sévérité de la
• FDR : tabac, BPC,… dyspnée NYHA • Expectoration.
• Mode d’installation : Classe I – Dyspnée au cours d’un • Hémoptysie.
• Date de début : aigu/Chr, effort physique important. • Dyspnée (aiguë ou chronique,
progressive ou paroxystique).
intermittentes « asthme » Classe II – Dyspnée au cours d’un
effort physique modéré. • Sifflement respiratoire.
/continue stable ou Classe III – Dyspnée au cours • Douleur thoracique.
progressive d’un effort physique minime. • Fièvre.
• Circonstance de Classe IV – Dyspnée au repos. • Raucité de la voix.
survenue : effort/repos « NYHA »,
décubitus=orthopnée « OAP cardiogénique, BPCO decomp..
• Horaire : Diurne, nocturne
• Fr déclenchants.
• Temps : inspiratoire / expiratoire.
• Intensité : NYHA.

o Douleur thoracique : Une douleur thoracique due à une maladie respiratoire est, de manière
caractéristique, de nature pleurétique :
• Brutal ou récent, d’intensité variable,
• Latéralisé souvent basithoracique, type coup de poignard, point de côté, pas d’irradiation,
• Intermittente ou continue,
• Rythmé par la respiration, accentuée à l’inspiration profonde et à la toux.
o Toux :
• Sèche/humide, bitonale/rauque, quinteuse/spasmodique/…, tt les caractéristiques.
o Expectoration : Muqueuse/séreuse/purulente/sanglante/solide, Volume cc/jr, …de couleur...et
d’odeur… transparente/aéré ou non/ matinal/ molle….
o Hémoptysie :brutal/progressive, abondance,….
❖ Antécédents personnels : Demandez toujours au patient s’il a déjà eu des maladies respiratoires
o Pneumonie, tuberculose et exacerbations de bronchite chronique.
o Ou si des anomalies ont été constatées sur une radiographie ou TDM thoracique
❖ Antécédents familiaux : Asthme, de mucoviscidose ou d’emphysème, déficit en α1-antitrepsine.
❖ Profession : exposition éventuelle à des poussières, à des animaux des peintures en spray et aux
poussières de bois, qui peuvent induire un asthme professionnel…

Signes Physiques :
❖ Inspection :
o Constante :
• FR :12-20c/min, tachypnée>20, bradypnée<12
• Volume minute=Volume courante x FR
▪ Polypnée = augmentation de la V minute.
▪ Hypopnée = diminution de la V minute.
o Thorax :
• De forme normale (épileptique, cylindrique, longiligne, bréviligne)
• Ou anormale (scoliose, cyphose, en bréchet, en entonnoir, en tonneau).
6
o Extra thoracique :
• Cyanose, Hippocratisme digital…
❖ Palpation : recherche de la vibration vocale
o Abolies en cas de PNO, Pleurésie, Augmentation dans les syndromes de condensation pulmonaire
❖ Percussion :
o Tympanisme : le bruit normal.
o Remplacé par une matité, en cas de présence de liquide « poumon, plèvre ».
❖ Auscultation :

o Les bruits respiratoires normaux : sont entendus sur toute la surface du thorax avec le stéthoscope.
• Le murmure vésiculaire MV :
▪ Max périphérie/post++, continu, faible intensité insp/début exp, doux.
▪ On parle de MV bilatéral et symétrique MVBS, pour une auscultions normale.
• Bruit trachéo-bronchique :
▪ Max en regard de la glotte, continu, intensité forte, I/Exp, rude, râpeux.
o Anomalies/modification des bruits normaux :
• MV : préciser localisation de l’asymétrie, abolition/diminution.
• Cause :
▪ Diminution : obésité « épaississement de la paroi », emphysème « distension pulmonaire »
▪ Abolition : épanchement pleurale aérique, liquidien, condensation pulmonaire, atélectasie.
• Bruit trachéo-bronchique : souffles, lorsque le BTB et perçue anormalement à distance de son
siège habituel « souffle tubaire, pleurétique, tubo-pleurale... »
o Bruits surajoutés « Adventices » :
• Discontinus :
▪ Râles Crépitant :
✓ Fin d’insp, périphérique, fins sec brefs, non modifiés par la toux.
▪ Gros crépitants=sous crépitants=râles bulleux, muqueux :
✓ Milieu d’insp, périphériques, irréguliers, modifies par la toux.
▪ Frottement pleural :
✓ Superficiel, sec râpeux, I/exp, bases pulm, disparait en apnée « ddx, frottement
péricardique »
• Continus :
7
▪ Râles sibilants « sifflements »
✓ Exp avec freinage, périphérique, symétrique.
▪ Wheezing :
✓ Insp++, sternum, proximal, asymétrique.
▪ Ronchus « râles ronflants » :
✓ I/exp, sternum, ronflement grave symétrique intense
5. Appareil Digestif :

Interrogatoire :
❖ Symptômes à l’origine de la consultation :
o Douleur abdominale :
Intestinale Ulcéreuse Biliaire Pyrosis RGO Rénale Pancréatite
Mode évolutive Crises Crises Crises Crises Aigu Aigu
Intensité Variable Variable Croissante Modérée Très intense Très forte
Siège Diffus, en cadre Epi Epi/HCD Xiphoïde FL/angle Epi/HCD, G
costo-diaph
Type Spasme, crampe Crampe Barre, tension Brulure Spasme, crampe Broiement
Irradiation Absente Dorsale Hémi ceinture, Dos Ascendante, Descendante Post,
Rétrosternale Vers l’aine et transfixiante
OGE
Durée Brefs heures Continue Continue min/hrs Brefs Heures Continue hr/j
Rythme Repas Repas à Aucun Repas Aucun Repas
distance
F. Aggravants Acidité Repas riche Repas riche, Aucun OH, repas riche
antéflexion,
décubitus
[Link] Selles,VMST Repas Décubitus laté Alimentation Aucun Antéflexion
Droit
Signes associées [Link] VMST Inh respir, VMST Régurgitation Sd.vésicale VMST
VMST hématurie

o Nausées et vomissements :
• Aspect : mousseux translucide « gastrique », bileux, fécaloïde.
• Fréquence : unique, répétée voire incoercible.
• Horaire : matinal, post prandial précoce retard …
• F. Déclenchants : repas, céphalée…
• F. Calmants : Vomissements...
o Diarrhée :
• Selles trop abondantes>300g/jr, et/ou trop fréquentes et/ou de consistance anormale.
• Elément a recherche : aigu/chro, installation brut/progressive, évolution, nombre /24h
continue/intermittente, aspect, Fr aggravants, calmants.
o Dysphagie :
• Date et mode de début, permanente intermittente.
• Minime importante, aphagie.
• Cervicale, thoracique, abdominale.
• Accompagnée de « régurgitations, douleurs œsophagiennes, hypersialorrhée, éructation ».
o Syndrome rectal :
• Epreintes : dlr violentes qui précède l’exonération
• Faux besoins
• Ténesmes : dlr anale qui succède à l’émission des selles.
8
o Constipation : Date et mode de début, permanente intermittente…
o HD : hématémèse, méléna, rectorragie.
o ………

Examen du système gastro-intestinal :


❖ Inspection :
o Volume, symétrie,
o Rechercher minutieusement la présence de cicatrices abdominales.
o Une distension abdominale généralisée, Des gonflements locaux. Tuméfaction s/s cutanée, CVC
o Examen de la bouche : lèvres, langue, état dentaire…
❖ Palpation :
o Douleurs localisées : description comme tt dlr, point de mac Burney, point de Murphy….
o Signes D’irritation péritonéale « Syndrome péritonéal » : Une défense abdominale « contraction
involontaire a la palpation », contracture « rigidité pariétale douloureuse, invincible, involontaire,
permanente », une douleur à la décompression, signe de Blumberger.
o Masse abdominale : Caractéristiques descriptives des masses intra-abdominales
o Le foie : Pour toute masse abdominale, il faut déterminer tous les
• Recherchez une hépatomégalie. points suivants :
• Si le foie est palpable, il faut palper sa o Site : région concernée et profondeur (paroi
abdominale ou masse intra-abdominale) ;
surface. Le bord du foie et sa surface o Taille (qu’il faut mesurer) et forme ;
peuvent être o Sensibilité (oui ou non) ;
▪ Durs ou mous ; o Surface, qui peut être régulière ou non ;
▪ Douloureux ou non ; o Bords, qui peuvent être réguliers ou non ;
▪ Réguliers ou non ; o Consistance, qui peut être dure ou molle ;
o Mobilité et déplacement à l’inspiration ;
▪ Pulsatiles ou non o Caractère pulsatile ou non ;
• Si le bord du foie est palpable, il faut o Possibilité de passer au-dessus de la masse.
mesurer sa taille totale
2. La vésicule biliaire :
• Contrairement au bord du foie, la vésicule biliaire, si elle est palpable, formera une masse focale
arrondie et bulbeuse qui se déplace vers le bas à l’inspiration.
• Il faut rechercher le signe de Murphy en cas de suspicion de cholécystite
3. La rate : à la recherche d’une Splénomégalie.
4. Orifices Herniaires et Cicatrices : DEVANT TT DOELEUR ABDOMINALE OU TOUT SYNDROME OCCLUSIF.
5. Fosses lombaires et sus pubienne : cause néphrologique, recherche un globe …
❖ Percussion : cadran par cadran, décubitus dorsal, puis latéral G et D, debout.
1. Normale : matité pré hépatique, alternance zone tympanique et mates diffuses
2. Pathologique :
• Anomalies Localisées :
▪ Ebranlement hépatique : Dlr a la percussion « abcès hépatique +++ ».
▪ Disparition de le matité pré hépatique : Pneumopéritoine
▪ Matité sus-pubienne : Globe Vésicale.
• Anomalies diffuses
▪ Tympanisme : syndrome occlusif+++
▪ Matité : Epanchement liquidienne « ascite », matité déclive concave en position debout, mobile.
❖ Auscultation :
1. Bruits hydro-aériques BHA :
▪ Les bruits intestinaux doivent être décrits comme présents ou absents (bruits hydroaériques).

9
▪ Une occlusion intestinale engendre un bruit plus fort.
▪ Un hyperpéristaltisme intestinal, qui survient notamment au cours des diarrhées, engendre des
bruits de gargouillement intenses (borborygmes), qui sont souvent audibles sans stéthoscope.
2. Les souffles abdominaux (de tonalité élevée, le plus souvent systoliques) peuvent être entendus
au-dessus du foie en présence d’un cancer hépatocellulaire.
3. Un frottement (bruit de craquement ou de râpe) peut être audible lorsque le patient inspire et
expire s’il existe une inflammation péritonéale.
❖ Le toucher Rectal TR :
• Expliquez au patient ce que vous allez faire et demandez-lui son autorisation avant de pratiquer
cet examen.
• Inspection de la marge anale : fissure, ulcération, végétation, prolapsus, hémorroïdes ….
• Tonicité du sphincter anal
• Sensibilité
• Rectum : vacuité/présence des selle, fécalome.
• Prostate ….
❖ Regroupement syndromique :
A. Syndrome occlusif :
• Douleurs Abdominales : constantes
• Nausée, Vomissement.
• Arrêt des matières et des gaz. Un météorisme est un signe très fréquent
B. Syndrome de Cholestase :
• Clinique :
▪ Bilirubine : Ictère/subictère, selles décolorées, urines foncées.
▪ Sels biliaires : prurit, selles grasses, urines mousseuses.
• Biologique : augmentation des gamma GT, et PAL.
C. Syndrome D’insuffisance Hépatocellulaire :
• Angiomes stellaires (thorax / membres supérieurs / visage)
• Erythrose palmaire ou plantaire
• Ictère (à bilirubine mixte / cholestatique)
• Hippocratisme digital et ongles blancs
• Faetor hépaticus (« haleine doucâtre »)
• Hyperoestrogénisme : gynécomastie (H) et aménorrhée (F)
D. Syndrome D’hypertension Portale : HTP
• Splenomegaly (congestive)
• Ascite (+/- en décompensation oedémato-ascitique)
• Circulation veineuse collatérale: épigastrique et péri-ombilicale
• Syndrome hyperkinétique (↑ FC et ↓ PAd; par vasodilatation).

6. Le système génito-urinaire

Interrogatoire :
❖ Symptômes à l’origine de la consultation : Signes Fonctionnels Urinaire « SFu »
o Douleur :

10
Rénale Vésicale cystalgie Prostatique Des bourses
Mode évolutive Brutal CN Brutal : torsion
Progressif PNA Abcès Progressif : Orchi-epid
Lente : Tm, Varicocèle...
Intensité Très forte CN Peu intense Extrême : torsion, infection,
traumatisme
Faible : Tm, Varico et
hydrocèle
Siège Post haute FL Sus pubienne Limitée au périnée Uni/bilatéral
Type Colique, fond douloureux avec Crampe , tension Pulsatile : orchite
paroxysmes intermittents Colique : torsion. Pesanteur…
Irradiation Descendants vers Flanc, aine, Cordon spermatique, uretère
OGE
Durée CN paroxystique
Autre : permanant
Rythme Aucun Rythme par la miction :
infection
F. Aggravants Déshyd, effort, voyage, aucun le Position assisse Miction,
plus svnt orthostatisme « varicocèle »
F. Calmants Pas de position antalgique Slip serré, décubitus
Signes associées F°, agitation…. SFu, sd infectieux N /V, dlr lombaire,
Eoulement,F°
o Trouble Mictionnel :
• Syndrome Irritatif :
▪ Pollakiurie : augmentions en fréquence des mictions.>6/jr=Diurne,>2/nuit Nocturne.
▪ Impériosités Mictionnelles : envie pressantes et urgentes de miction avec difficultés pour
se retenir
▪ Incontinence Urinaire : impossibilité de retenir ses urines.
• Syndrome Obstructif :
▪ Dysurie : Diminution du débit urinaire.
▪ Rétention aigue des urines RAU : Globe vésicale à l’examen
▪ RAU # anurie=absence de la production des urines, vessie vide.
• Brulure Mictionnelles : cystite, urétrite, parfois cervicite chez la femme.
• Fécalurie, pneumaturie, en cas de fistule.
o Hématurie : Présence de sang dans les urines au cours de la miction
• Hématurie macroscopique : visible à l’œil nu (hématies > 500/mm3)
• Hématurie microscopique : invisible (BU/ECBU : hématies > 10/mm3)
• Causes urologiques
▪ = par une lésion touchant les voies urinaires (!! des CPC à l’urètre)
▪ Hématurie initiale = cause urétro-prostatique probable
▪ Prostatite / urétrite
▪ Cancer de la prostate / adénome (HBP)
▪ Hématurie terminale = cause vésicale probable
▪ Cancer (urothélium) vésical
▪ IU basse (cystite) / bilharziose
▪ Non discriminant (initiale / terminale / totale).
▪ Colique néphrétique
▪ Pyélonéphrite aiguë
▪ Cancer du rein
• Causes rénales parenchymateuse
▪ Néphropathie glomérulaire +++

11
▪ Néphropathie vasculaire aiguë
▪ Néphrite interstitielle aiguë médicamenteuse
▪ Polykystose rénale autosomique dominante.
o Pyurie, Urine troubles : souvent malodorants.
o Ecoulement urétrale : en dehors des mictions, spontané/provoqué, continue/intermittent, dlr, SFu…
o Grosse bourse : préciser, uni/bilat, Dlr, mode évolutif…

Examen physique :

❖ Bandelette urinaire.
❖ Examen des fosses lombaires FL, Flancs, HCD, G
o Palpation et recherche de contact lombaire :
o Percussion des FL : Dlr déclenchée, signe de Giordano « PNA, CN ».
❖ Recherche de globe vésical :
o Inspection : voussure sus-pubienne.
o Palpation hypogastrique : masse régulière lisse, rénitent dlr et tendu si RAU, molle si chronique.
o Percussion hypogastrique : matité sus pubienne convexe vers le haut arrondi sans influence de
position
❖ Examen de la prostate :
o TR vessie vide, 2 lobes, sillon médian, préciser : taille et symétrie, sensibilité consistance, surface.
❖ Examen de la bourse : bilatéral et comparatif
o Scrotum : souplesse cutanée, taille contenu…
o Cordon spermatique : cordon lisse et ferme. En pathologie en recherche : irrégularité,
épaississement, nodules, torsion …
o Testicule : taille, contour « régulier ou non », consistance, sensibilité, signe de Prehn, Trans
illumination a la lampe..
o Examen de la verge : taille méat, gland,

7. Le système nerveux :
❖ Examen Neurologique « minimal » : Symptômes à l’origine de la consultation : SF
o Signes fonctionnels :➔ ❖ Céphalées.
• Pour chacun de ces symptômes : le mode évolutif, ❖ Douleurs faciales.
autre épisodes similaires, durée des symptômes. ❖ Douleurs dorsales ou cervicales.
❖ Crises convulsives, malaises ou sensations
o Latéralité : gaucher ou droitier, l’hémisphère majeur et de étranges.
l’autre côté. ❖ Vertiges ou étourdissements.
o Signes physiques : ❖ Troubles de la vision, de l’audition ou de
• Inspection globale : mouvements anormaux l’odorat.
❖ Troubles de la démarche.
▪ Les tremblements : oscillation rythmique involontaire
❖ Perte ou perturbation de la sensibilité,
d’une partie du corps. faiblesse d’un ou de plusieurs membres.
✓ 03 types : tremblement de repos du ❖ Troubles du contrôle sphinctérien (vessie,
syndrome extrapyramidale, T. D’action ou intestins). Mouvements involontaires ou
intentionnel du syndrome cérébelleux, et T. tremblements. Troubles de la parole et de
D’attitude. la déglutition. Troubles cognitifs
▪ Myoclonies : contraction musculaires brusques,
brèves, involontaires. Le principale cause est la crise comitiale.

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▪ Dyskinésie : mouvement involontaire lente, incessant reproduisant une activité stéréotypée :
mâchonnement, grimace…
▪ Dystonie : contraction musculaire prolongée ou posture anormale. Elle touche le plus souvent une
seule partie du corps : cou « torticolis », main « crampe d’écrivain », « Blépharospasme » …
• Force musculaire « en dehors de la face » : La cotation est la suivante :
▪ En recherche une amyotrophie : se traduit par • 0 : absence de contraction
une asymétrie de taille des muscles. • 1 : contraction sans effet moteur
▪ Tout examen doit être comparatif • 2 : contraction avec déplacement (mais
droite/gauche. pas contre la pesanteur)
▪ Aux membres inférieurs : manœuvre de • 3 : contraction contre la pesanteur
Mingazzini (décubitus dorsal, cuisses à la • 4 : contraction contre résistance
verticale, jambes à l'horizontale, manœuvre de • 5 : normal
Barré (décubitus ventral, jambes à la verticale).
▪ Aux membres supérieurs : épreuve des bras
tendus (à l'horizontale).
▪ Il convient d'attendre 10 à 20 secondes avant de conclure quant à l'absence de déficit, lors de ces
manœuvres.
• Réflexes cutanéo-muqueux :
▪ Réflexes cutané plantaire RCP :
✓ Stimulation non douloureuse du bord externe de la plante du pied d'arrière en avant
✓ Réponse normale : flexion du gros orteil et accessoirement des autres orteils
✓ Le signe de Babinski consiste en une extension lente du gros orteil avec parfois
écartement des autres orteils.
▪ Réflexe cornéen :
✓ Excitation douce de la cornée avec un coton
✓ Réponse : clignement palpébral
✓ Arc réflexe : trijumeau (nerf ophtalmique) comme voie afférente
✓ Centre protubérantiel. Voie efférente : nerf facial
▪ Réflexe du voile du palais :
✓ Attouchement de l'hémi-voile
✓ Réponse : contraction et élévation de l'hémi-voile
✓ Arc réflexe : afférence nerf glosso-pharyngien ;
✓ Centre bulbaire, efférent nerf vague
▪ Réflexe cutanés abdominaux :
✓ On les recherche par un effleurement transversal de la paroi abdominale à droite et à
gauche de la ligne médiane.
✓ On obtient un réflexe cutané abdominal supérieur, moyen et inférieur, suivant que
l'effleurement se situe au-dessus, au niveau ou au-dessous de l'ombilic.
✓ Réponse : brève contraction de la paroi abdominale avec attraction de l'ombilic
✓ Niveau de l'arc réflexe : Supérieur T6 - T8, Moyen T8 - T10, Inférieur T10 - T12
▪ Réflexe crémastérien :
✓ Excitation cutanée de la face interne de la cuisse

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✓ Réponse : ascension du testicule ou rétraction de la grande lèvre
✓ Niveau de l'arc réflexe : L1- L2
▪ Réflexe anal :
✓ Excitation de la marge de l'anus
✓ Réponse : contraction du sphincter anal
✓ Niveau de l'arc réflexe : S4-S.

• Réflexes ostéotendineux ROT :

Position des members Zone de Percussion Réponse : Niveau


de l'arc
réflexe
Membre supérieur :
Réflexe bicipital Avant-bras en semi-flexion et Percussion du pouce placé Contraction du biceps et C5, nerf
supination sur le tendon du biceps flexion du coude musculo
brachial -cutané

Réflexe Avant-bras en semi-flexion et Percussion du bord externe Contraction du : C6,


stylo-radial en position intermédiaire du radius un peu au-dessus brachioradial et flexion du nerf
entre la pronation et la de la styloïde radiale coude radial
supination
Réflexe tricipital Avant-bras en semi-flexion Percussion du tendon du Contraction du triceps et C7, nerf
main tenu par l'examinateur triceps brachial au-dessus extension du coude radial
de l'olécrâne
Réflexe cubito- Avant-bras en semi-flexion et Percussion de la styloïde Pronation de l'avant-bras : C8,
pronateur en légère supination ulnaire nerf
ulnaire

Membre inférieur :
Réflexe rotulien . Percussion du tendon Contraction du quadriceps L4, nerf
rotulien chez un patient et extension du genou fémoral
assis jambes pendantes, ou
bien couché jambe
semi-fléchie soutenue par
l'examinateur
Réflexe achilléen Percussion du tendon Contraction du triceps : S1,
d'Achille sural et flexion plantaire du nerf
pied. tibial

• Tonus Musculaire :
▪ On évalue la résistance passive, on évalue la résistance à la mobilisation passive des différents
segments de membres, la mobilisation est effectuée à vitesse moyenne puis à grande vitesse.
▪ On étudie le ballant des articulations distales (cheville, poignet)

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• Sensibilité : L'examen est conduit de façon comparative entre le côté droit et le coté gauche et entre les
segments distaux et les segments proximaux, comparant également les membres inférieurs et les membres
supérieurs
▪ Sensibilité lemniscale (grosses fibres sensitives, cordons postérieurs de la moelle, lemnisque médian)
On examine successivement
✓ La sensibilité au tact au doigt ou à l'aide d'un coton qu'on promène sur la peau.
✓ La sensibilité profonde, ou proprioceptive.
 Le sens de position d'un segment de membre (arthrokinesthésie), le malade ayant les yeux
fermés : on recherche des erreurs au sens de position du gros orteil (S.P.G.O.) ou des doigts de la
main. Lors de l'épreuve de préhension aveugle du pouce, le sujet doit aller prendre son pouce
avec sa main controlatérale.
 Le sens vibratoire (pallesthésie) à l'aide d'un diapason que l'on fait vibrer et que l'on pose sur les
surfaces osseuses sous-cutanées (bord antérieur du tibia, chevilles, styloïdes).
▪ Sensibilité thermo-algique (petites fibres sensitives et fibres amyéliniques, faisceau
spino-thalamique)
✓ On examine la sensibilité à la douleur avec une épingle et la sensibilité thermique en utilisant des
tubes remplis d'eau chaude ou de glace fondue.
✓ NB l'épreuve dite « pique-touche », parce qu'elle teste alternativement la sensibilité lemniscale et la
sensibilité thermoalgique, doit être proscrite.
▪ Sensibilités élaborées (cortex pariétal)
✓ On peut rechercher une extinction sensitive (en l'absence d'anesthésie), en stimulant simultanément
deux points symétriques, le malade ayant les yeux fermés : en cas d'extinction, une seule stimulation
est perçue.
✓ On peut aussi demander au malade d'identifier divers objets par la palpation aveugle pour
rechercher une astéréognosie (en l'absence d'anesthésie et de déficit moteur pouvant gêner la
palpation).
• COORDINATION MOTRICE :
▪ Aux membres supérieurs, on demande au sujet de mettre le bout de son index sur le bout de son nez
(ou sur le lobe de son oreille) en partant de loin et le plus vite possible.
▪ Aux membres inférieurs, on demande au sujet allongé de mettre son talon d'un côté sur le genou de
l'autre, le plus vite possible, puis de descendre le long de la crête tibiale.
• NERFS CRANIENS ET VOIES VISUELLES
▪ Voies visuelles
✓ Elle s'étudie œil par œil et vise à déterminer le plus petit objet perçu sur une échelle
standardisée (lettres, symboles) placée à 5m. Elle s'exprime en fraction d'acuité visuelle
normale (10/10).
✓ La vision des couleurs s'explore avec des planches standardisées.
▪ Champ visuel
✓ L'examinateur est face au patient qui a pour consigne de fixer le nez de l'examinateur (ce
dernier s'assure tout au long de l'examen du maintien de cette fixation oculaire).
L'examinateur déplace un objet (stylo coloré par exemple) ou son index d'une position externe

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vers une position plus interne et note la perception de cet objet par le patient (qui a consigne
de dire quand il le voit ou de le saisir).
✓ L'examen peut être complété est œil par œil et quadrant par quadrant.
✓ L'étude du champ visuel sera réalisée de façon plus précise en ophtalmologie avec l'appareil
de Goldmann.

▪ Oculomotricité (III, IV, VI) :


✓ Oculomotricité extrinsèque
▪ Volontaire : on demande au sujet de regarder dans toutes les directions (droite, gauche,
en l'air, en bas)
▪ Automatique (mouvements de poursuite) : on demande au sujet de suivre du regard
une cible (le doigt de l'examinateur ou son stylo) dans toutes les directions
▪ Réflexe : on demande au sujet de fixer le nez de l'examinateur, lequel déplace la tête du
sujet dans toutes les directions.
✓ Oculomotricité intrinsèque
▪ De base, les deux pupilles sont de taille symétrique. Un éclairement focal est appliqué sur
un œil pour étudier les modifications pupillaires réflexes. L'éclairement de la rétine
entraîne la constriction de la pupille ipsilatérale (réflexe photomoteur) et controlatérale
(réflexe consensuel).
▪ La convergence oculaire provoque une diminution du diamètre pupillaire (réflexe
d'accommodation-convergence).
▪ Nerf trijumeau (V) :
✓ Effleurement avec une compresse des différents territoires du V ; des modalités spécifiques de
la sensibilité peuvent être analysées (thermique, algique) selon le même principe.
✓ Recherche d'une hypoesthésie cornéenne, par effleurement avec une compresse de la cornée.
✓ Appréciation de la contraction des muscles masséter en demandant au sujet de serrer
fortement les mâchoires.
▪ Motricité de la face (VII)
✓ Inspection de la face au repos (asymétrie ? (en sachant que certains sujets ont
constitutionnellement une asymétrie faciale), chute d'une commissure labiale ?)
✓ Inspections lors des mimiques (« grand sourire », gonfler les joues, siffler), fermer les yeux très
fortement
▪ Nerf vestibulo-cochléaire (VIII) : équilibre et audition
✓ La fonction d'équilibration du système vestibulaire a été examinée lors de la station debout,
bras tendus et index pointés en regard des pouces de l'examinateur.
✓ On recherche ainsi une déviation des index lors de l'occlusion des yeux. La marche aveugle
recherche aussi une déviation : le sujet fait trois pas en avant et trois pas en arrière, plusieurs
fois de suite. On aura été attentif à l'apparition d'un nystagmus lors de l'examen de
l'oculomotricité.
✓ L'audition s'examine en faisant entendre oreille par oreille un bruit de frottement.
L'application d'un diapason devant l'oreille puis sur la mastoïde permet de distinguer surdité
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de transmission et surdité de perception (osseuse). En cas de doute, un examen audiométrique
peut être réalisé en ORL.
▪ Nerfs mixtes (IX, X, XI) : phonation et déglutition
✓ On demande au sujet s'il « avale de travers », si les liquides « reviennent par le nez » et on
perçoit, lors de l'entretien, un éventuel nasonnement de la voix, faits qui s'ils existent
traduisant une paralysie du voile du palais.
✓ Motricité du voile du palais : on demande au sujet de prononcer la lettre « A » et on observe le
caractère symétrique ou non de la contraction du voile.
✓ Réflexe du voile (voir supra)
✓ Pour le contingent spinal du XI, on demande au sujet de hausser les épaules, contre résistance,
de tourner la tête à droite et à gauche, contre résistance.
▪ Motricité linguale (XII) : on demande au sujet de tirer la langue.
• Sphincters
▪ L'interrogatoire s'enquiert d'éventuels troubles sphinctériens et génitaux : mictions difficiles (dysurie)
ou trop nombreuses (pollakiurie), troubles de l'érection, contrôle des selles.
▪ En cas de troubles, on peut examiner la sensibilité de la région périanale (selle) et chercher les réflexes
crémastérien et anal (voir supra).
• VIGILANCE ET FONCTIONS COGNITIVES
▪ La vigilance (ou éveil cortical)
✓ Elle est évidemment appréciée lors de l'entretien lorsque celui-ci est possible (tendance à
l'endormissement ?) et plus précisément avec l'échelle de GLASGOW
▪ Les fonctions cognitives (ou intellectuelles) Elles recouvrent :
✓ Les fonctions instrumentales, qui comportent :
▪ Le langage (communication : expression et compréhension)
▪ Les gestes et le schéma corporel
▪ Les capacités visuo-spatiales (espace, personnes, etc.)
▪ Le calcul
• La mémoire
• Les fonctions exécutives et l'attention.

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Example : examen normal

✓ SNC : ✓ Membres supérieurs :


o Eveillé et orienté o Pas d’atrophie musculaire, ni de fasciculation, ni de
tremblement.
o Pas de raideur de la nuque
o Tonus Normal.
✓ Nerfs crâniens : o Force normale « épaules, coudes, poignets,
o II : acuité et champs visuels doigts »
normaux ; fond d’œil normal. o Réflexes normaux et symetriques
o III, IV et VI : pupilles de même o Coordination normale
taille, circulaire et o Sensibilité : douleurs, proprioceptions normales
concentrique ; réagissent ✓ Membres inferieurs :
o Démarches normales
normalement à la lumière et à
o Pas d’atrophie musculaire.
l’accommodation ; mouvements o Tonus normal : pas de clonus.
oculaires normaux ; pas de o Force normale « hanches, genoux, chevilles ».
nystagmus. o Réflexes normaux et symétriques.
o V : fonctions sensitives et o Coordination normale
motrices normales. o Sensibilité : douleurs, proprioceptions normales
o VII : Muscles de l’expression
faciale normaux.
o VIII : audition normale.
o IX, X : pas de déplacement de
l’uvule.
o XI : force normale
o XII : pas de fasciculation ni de
déviation de la langue

Conclusion
✓ Il s’agit de Mr/Mme/Enf/Nné...âgé de … état civil « célibataire, marié(e), divorcé(e),veuf(ve),
père/mère de # EVBP, originaire de…et demeurant à…,exerçant la profession…(retraité…).

✓ Le malade est admis dans notre service de…le …, pour … « n’écrire que les signes positifs
recueillis à la fin de l’examen de tous les appareil » , d’où «Des examens paraclinique, radio ,
biologie… », ont été demandés et qui ont révélé la présence de « décrire //la lésion telle
qu’elle trouvée dans le scan ou à la radio,// le trouble d’un bilan quelconque …» , l’ensemble
de cette symptomatologie, l’examen clinique et paraclinique, nous emmène à évoquer le
diagnostic de …., ou le Dgc le Plus probable est ….

✓ Hypothèses Diagnostic et Etiologiques


o Chaque hypothèse avec arguments : Terrain, ATCD, argument de Fréquence, Anamnèse, Clinique,
Paraclinique, Dgc diff « TA FAC PD ».
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✓ Conduite à tenir CAT :
o Diagnostique :
▪ Examens complémentaires :
• Du moins invasif au plus invasif ;
• Du plus simple au plus complexe ;
• Du plus urgent au moins urgent ;
• Du moins cher au plus cher.
o Thérapeutique :
▪ Proposer un traitement, avec surveillance du patient.
✓ Suivi du patient au cours de l’hospitalisation : Evolution
o Efficacité du traitement : évolution des symptômes et signes physique présents initialement,
correction des anomalies des examens complémentaires.
o Tolérance : présence ou non d’effet indésirable, complication.
o Résultat des examens complémentaires diagnostiques….

Références
[Link]
Sémiologie médicale, l’apprentissage pratique de l’examen clinique, Baptiste Couster.
Examen clinique et sémiologie l’essentiel 2017.

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