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Concours Blanc PTSI: Maths et Méthodes

La collection PRÉPAS SCIENCES est conçue pour aider les étudiants en classes préparatoires scientifiques à réussir en CPGE. Chaque ouvrage propose un résumé de cours, des méthodes, des exercices et des corrigés pour faciliter l'apprentissage et la préparation aux concours. Les livres, rédigés par des professeurs expérimentés, sont structurés pour répondre aux besoins des étudiants tout au long de l'année.

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Dans la même collection

PTSI
Nicolas Nguyen

PTSI
Walter Damin
Mathieu Fontes
Christophe Jan

PRÉ PAS
P R É P A S S C I E N C E S SCI EN CES P R É P A S S C I E N C E S
COLLECTION DIRIGÉE PAR BERTR AND HAUCHECORNE

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Les ouvrages de la collection PRÉPAS SCIENCES sont le 3e édition
actualisée
complément indispensable à la réussite en CPGE scientifiques.
Ils ont été conçus et rédigés par des professeurs enseignant en CPGE
scientifiques dans différents lycées de notre pays. Leur contenu a été discuté
et pensé avec soin pour permettre la meilleure adéquation avec les attentes et

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les besoins des étudiants en classes préparatoires scientifiques.
Pour intégrer, il faut assimiler le cours, en connaître les points fondamentaux et
savoir le mettre en application dans des exercices ou des problèmes souvent ardus.
Cette collection est conçue pour répondre à ces difficultés. Dans chaque chapitre,
correspondant à peu près à une semaine de cours, le lecteur trouvera :

Le résumé de cours
Il vous permettra d’accéder
Les exercices, avec des indications
Souvent tirés d’annales de
Objectifs 3e édition
actualisée
à une connaissance synthétique
des notions.
concours, ils vous entraîneront aux
écrits comme aux oraux.
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Les méthodes Les corrigés Méthodes
Elles vous initieront aux techniques
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Toujours rédigés avec soin,
ils vous aideront à progresser Vrai-faux
mettre en place. dans la résolution d’exercices.
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du cours et vous évitera de tomber
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Ainsi, avec un seul livre par année et par matière, la collection PRÉPAS SCIENCES vous Corrigés détaillés et commentés
permettra de surmonter les colles, d’affronter les DS, et elle vous guidera, jour après
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PRÉPAS SCIENCES
collection dirigée par Bertrand Hauchecorne

Mathématiques
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3e édition actualisée
ouvrage coordonné par
Nicolas NGUYEN
Professeur au lycée François Rabelais (Saint-Brieuc)

Walter DAMIN
Professeur au lycée Pierre-Paul Riquet
(Saint-Orens de Gameville)

Mathieu FONTES
Professeur au lycée Louis Barthou (Pau)

Christophe JAN
Professeur au lycée Claude Fauriel (Saint-Étienne)
Collection
PRÉPAS SCIENCES

Retrouvez tous les titres de la collection et des extraits sur www.editions-ellipses.fr


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Unȱétudiantȱnȇestȱpasȱunȱsacȱqueȱlȇonȱremplitȱmaisȱuneȱbougieȱqueȱlȇonȱenflamme.ȱ
VladimirȱArnoldȱ
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Les macros de cet ouvrage ont été réalisées par Nicolas Nguyen en LaTeX.
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LesȱmacrosȱdeȱcetȱouvrageȱontȱétéȱréaliséesȱparȱNicolasȱNguyenȱenȱLatex.ȱ
ȱ
ISBN 9782340-018693
©ȱ Ellipses Édition Marketing S.A., 2017
ȱ
32, rue Bargue 75740 Paris cedex 15
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ISBNȱ9782340Ȭ018693
©ȱEllipsesȱÉditionȱMarketingȱS.A.,ȱ2017ȱ
ȱȱȱȱ32,ȱrueȱBargueȱ75740ȱParisȱcedexȱ15ȱ
Leȱ Codeȱ deȱ laȱ propriétéȱ intellectuelleȱ n’autorisant,ȱ auxȱ termesȱ deȱ l’articleȱ
L.122Ȭ5.2°ȱ etȱ 3°a),ȱ d’uneȱ part,ȱ queȱ lesȱ «ȱ copiesȱ ouȱ reproductionsȱ strictementȱ
réservéesȱ àȱ l’usageȱ privéȱ duȱ copisteȱ etȱ nonȱ destinéesȱ àȱ uneȱ utilisationȱ
collectiveȱ»,ȱetȱd’autreȱpart,ȱ queȱlesȱanalysesȱetȱlesȱcourtesȱcitationsȱdansȱunȱ
butȱ d’exempleȱ etȱ d’illustration,ȱ «ȱtouteȱ représentationȱ ouȱ reproductionȱ
intégraleȱouȱpartielleȱfaiteȱsansȱleȱconsentementȱdeȱl’auteurȱouȱdeȱsesȱayantsȱ
droitȱouȱayantsȱcauseȱestȱilliciteȱ»ȱ(Art.ȱL.122Ȭ4).ȱȱ
Cetteȱ représentationȱ ouȱ reproduction,ȱ parȱ quelqueȱ procédéȱ queȱ ceȱ soitȱ
Avant-propos

Réussir en classes préparatoiresȱnécessiteȱd’assimilerȱrapidementȱunȱgrandȱ


nombreȱ deȱ connaissances,ȱ maisȱ surtoutȱ deȱ savoirȱ lesȱ utiliser,ȱ àȱ bonȱ escient,ȱ etȱ lesȱ
rendreȱopérationnellesȱauȱmomentȱopportun.ȱBienȱsûr,ȱl’apprentissageȱduȱcoursȱdeȱ
votreȱ professeurȱ jourȱ aprèsȱ jourȱ estȱ indispensable.ȱ Cependant,ȱ onȱ constateȱ queȱ
PRÉPAS SCIENCES
pourȱ beaucoup,ȱ c’estȱ loinȱ d’êtreȱ suffisant.ȱ Combienȱ d’entreȱ vousȱ ontȱ bienȱ apprisȱ
leurȱcoursȱetȱpourtantȱseȱtrouventȱdémunisȱlorsȱd’unȱDS,ȱetȱplusȱgrave,ȱleȱjourȱduȱ
concours.ȱ
Cetteȱ collectionȱ aȱ étéȱ conçueȱ pourȱ répondreȱ àȱ cetteȱ difficulté.ȱ Suivantȱ scrupuȬ
leusementȱ leȱ programme,ȱ chaqueȱ ouvrageȱ estȱ scindéȱ enȱ chapitres,ȱ dontȱ chacunȱ
correspond,ȱ enȱ gros,ȱ àȱ uneȱ semaineȱ deȱ cours.ȱ Leurȱ structureȱ estȱ identiqueȱ pourȱ
chaqueȱniveau,ȱenȱmathématiquesȱcommeȱenȱphysiqueȱouȱchimie.ȱȱ
Le résumé de coursȱestȱlàȱpourȱvousȱremettreȱenȱmémoireȱtousȱlesȱrésultatsȱàȱ
connaître.ȱ Saȱ relectureȱ estȱ indispensableȱ avantȱ unȱ DS,ȱ leȱ passageȱ d’uneȱ colleȱ
relativeȱ auȱ thèmeȱ traitéȱ etȱ lorsȱ desȱ révisionsȱ précédantȱ lesȱ concours.ȱ Ilsȱ sontȱ
énoncésȱsansȱdémonstration.ȱ
La partie « méthode »ȱ vousȱ initieȱ auxȱ techniquesȱ utilesȱ pourȱ résoudreȱ lesȱ
exercicesȱ classiques.ȱ Complémentsȱ indispensablesȱ duȱ cours,ȱ ellesȱ l’éclairentȱ etȱ
l’illustrent.ȱȱ
La partie « vrai/faux »ȱ permetȱ deȱ testerȱ votreȱ reculȱ parȱ rapportȱ auȱ
programmeȱ etȱ deȱ vousȱ révélerȱ lesȱ mauvaisȱ réflexesȱ àȱ corriger.ȱ Sonȱ corrigéȱ estȱ
l’occasionȱdeȱmettreȱenȱgardeȱcontreȱdes erreurs classiques.ȱ
Les exercicesȱ sontȱ incontournablesȱ pourȱ assimilerȱ leȱ programmeȱ etȱ pourȱ
répondreȱauxȱexigencesȱduȱconcours.ȱDesȱindications,ȱqueȱlesȱmeilleursȱpourrontȱ
ignorer,ȱ permettrontȱ deȱ répondreȱ auxȱ besoinsȱ deȱ chacun,ȱ selonȱ sonȱ niveau.ȱ Lesȱ
corrigésȱsontȱrédigésȱavecȱsoinȱetȱdeȱmanièreȱexhaustive.ȱ
Ainsiȱ l’ouvrageȱ deȱ mathsȱ commeȱ ceuxȱ deȱ physiqueȱ etȱ deȱ chimieȱ vousȱ accomȬ
pagnerontȱtoutȱauȱlongȱdeȱl’annéeȱetȱvousȱguiderontȱdansȱvotreȱcheminementȱversȱ
la réussite aux concours.ȱ
ȱ
BertrandȱHauchecorneȱ
ȱ

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Sommaire
Sommaire
■■ Premier semestre Premier semestre
Premier semestre SEMESTRE
I PREMIER
1. Logique et raisonnements ............................................................... 3
1. 2.
Logique et raisonnements
Ensembles ...............................................................
et applications 1 Logique et raisonnements 3 31
.............................................................
2. 3.
Ensembles
Nombresetcomplexes
applications
et.............................................................
trigonométrie
2 Ensembles 3159
.............................................
et applications
3. 4.
Nombres
Calculscomplexes
algébriqueset......................................................................
trigonométrie ............................................. 5991
3 Nombres complexes et trigonométrie
4. 5.
Calculs algébriques
Techniques ......................................................................
de calcul en analyse ................................................... 91121
5. 6.
Techniques
Fonctionsde calcul en
usuelles analyse4 ...................................................
Calculs algébriques
121
..................................................................... 149
6. 7.
Fonctions usuelles .....................................................................
5 Techniques de calcul en analyse 149
Primitives et équations différentielles ............................................ 183
7. 8.
Primitives
Nombres et réels
équations différentielles
et suites numériques ............................................
6 Fonctions 183
............................................
usuelles 217
8. 9.
Nombres réels et suites numériques ............................................ 217
Limite et continuité des fonctions ................................................. 249
7 Primitives et équations différentielles
9.10.
Limite et continuité
Dérivabilité des fonctions ................................................. 249
............................................................................... 279
10.11.
Dérivabilité
Systèmes ...............................................................................
8 Nombres réels et suites numériques 279
linéaires ..................................................................... 311
11.12.
Systèmes linéaires .....................................................................
Calcul matriciel 311
.........................................................................
9 Limite et continuité des fonctions 335
12.13.
Calcul matriciel
Entiers .........................................................................
naturels et dénombrement ............................................... 335 359
10 Dérivabilité
13. Entiers naturels et dénombrement ............................................... 359
■■ Deuxième semestre Deuxième semestre
11 Systèmes linéaires
Deuxième semestre
12 Calcul matriciel
14. Géométrie élémentaire dans le plan .............................................. 389
14.15.
Géométrie élémentaire
Géométrie élémentairedans le 13
dans plan ..............................................
l’espace
Entiers 389
............................................
naturels et dénombrement 415
15.16.
Géométrie élémentaire dans l’espace ............................................ 415
Polynômes................................................................................ 443
16.17.
Polynômes................................................................................
Espaces vectoriels et applications
II DEUXI linéaires 443
....................................
ÈME SEMESTRE 471
17.18.
Espaces vectoriels
Espaces et applications
vectoriels de dimension linéaires .................................... 471
finie ............................................ 499
14 Géométrie élémentaire dans le plan
18.19.
Espaces vectoriels
Matrices de dimension
et applications finie.................................................
linéaires ............................................ 499 525
15 Géométrie élémentaire dans l’espace
19.20.
Matrices et applications
Déterminants* linéaires ................................................. 525
.......................................................................... 551
20.21.
Déterminants* ..........................................................................
Isométries vectorielles du plan et de l’espace .................................
16 Polynômes 551 575
21.22.
Isométries vectorielles du plan 17 et de l’espace ................................. 575
Intégration................................................................................
Espaces vectoriels et applications linéaires 597
22.23.
Intégration................................................................................
Analyse asymptotique ................................................................. 597 623
18 Espaces vectoriels de dimension finie
23.24.
Analyse
Sériesasymptotique
numériques................................................................. 623
..................................................................... 657
24.25.
Séries numériques
Probabilités sur .....................................................................
un univers fini 19 Matrices et applications linéaires 657
..................................................... 691
25.26.
Probabilités
Variables sur un univers
aléatoires sur unfini espace
..................................................... 691
probabilisé fini ...........................
20 Déterminants ⋆
723
26. Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini ........................... 723
21 Isométries vectorielles du plan et de l’espace

* Au second semestre, les paragraphes et chapitres22 Intégration


marqués d’un astérisque concernent uniquement les étudiants
ayant choisi l’option PSI.
23 Analyse asymptotique

24 Séries numériques

« 25 Probabilités sur un univers fini


«
■■ Annexes Annexes

Formulaire ............................................................................... 761

Index des notations .................................................................... 767

Index ....................................................................................... 769

III ANNEXES 759


Formulaire 761

Index des notations 767

Index général 769


Première partie

PREMIER SEMESTRE
■ Premier semestre

1
Chapitre 1
Logique
et raisonnements
LeȱmathématicienȱitalienȱGiuseppeȱPeanoȱétaitȱtrèsȱsoucieuxȱ
d’exposerȱlesȱmathématiquesȱdansȱunȱcadreȱprécisȱetȱrigoureux.ȱ
DansȱsonȱFormulaireȱmathématiqueȱpubliéȱenȱ1895,ȱilȱintroduisitȱdeȱ
nombreuxȱsymbolesȱnouveaux.ȱOnȱluiȱdoitȱenȱparticulierȱˆȱetȱ‰ȱ
désignantȱrespectivementȱl’intersectionȱetȱlaȱréunion.ȱIlȱutiliseȱlaȱ
lettreȱgrecqueȱepsilon,ȱabréviationȱduȱgrecȱesti,ȱilȱest,ȱpourȱnoterȱ
l’appartenanceȱetȱintroduitȱleȱquantificateurȱexistentielȱqu’ilȱ
noteȱ,ȱrenversantȱunȱEȱpourȱsignifierȱl’initialeȱduȱmotȱitalienȱ
esiste.ȱIlȱproposeȱaussiȱdeȱsupprimerȱlesȱdéclinaisonsȱduȱlatinȱ
pourȱobtenirȱuneȱlangueȱinternationale,ȱsimpleȱetȱcompriseȱȱ
parȱtous,ȱqu’ilȱnommeȱLatinoȱsineȱflexione.ȱLeȱlogicienȱanglaisȱ
ȱ
BertrandȱRussellȱproposeȱunȱparadoxeȱquiȱremetȱenȱcauseȱlaȱ
Bertrand Russell
théorieȱdesȱensemblesȱetȱnécessiteȱdeȱlaȱfonderȱȱ
1872-1970
surȱunȱsystèmeȱd’axiomes.ȱ

LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 3 
„„Objectifs
 les„ Les incontournables
incontournables
 Z Manipulerȱlesȱquantificateurs.ȱ
manipuler les quantificateurs
 raisonner par implication ou par équivalence
Z Raisonnerȱparȱimplicationȱouȱparȱéquivalence.ȱ
 utiliser un raisonnement par l’absurde ou par contraposition

Z Utiliserȱunȱraisonnementȱparȱlȇabsurdeȱouȱparȱcontraposition.ȱ
effectuer un raisonnement par récurrence simple ou double
Z Effectuerȱunȱraisonnementȱparȱrécurrenceȱsimpleȱouȱdouble.ȱ
 et plus si affinités
 „Et plus
appliquer une si affinités...
récurrence forte
raisonner par analyse-synthèse
Z Appliquerȱuneȱrécurrenceȱforte.ȱ


Z RaisonnerȱparȱanalyseȬsynthèse.ȱȱ
ȱ
Résumé de cours
 Notions de logique
Définition : Proposition —. Une proposition (ou assertion) est un énoncé mathématique qui
peut prendre deux valeurs : vrai (V) ou faux (F).
Définition : Négation d’une proposition —. Soit P une proposition. On appelle négation de P
et on note non P la proposition définie par :
 non P est vraie lorsque P est fausse ;
 non P est fausse lorsque P est vraie.
Définition : Conjonction de deux propositions —. Soit P et Q deux propositions. On appelle
conjonction de P et Q la proposition notée P et Q, et définie de la manière suivante :
 P et Q est vraie lorsque P et Q sont vraies ;
 P et Q est fausse lorsque l’une au moins des deux propositions est fausse.
Définition : Disjonction de deux propositions —. Soit P et Q deux propositions. On appelle
disjonction de P et Q la proposition notée P ou Q, et définie de la manière suivante :
 P ou Q est vraie lorsque l’une au moins des deux propositions est vraie ;
 P ou Q est fausse lorsque P et Q sont fausses.
Définition : Implication —. Soit P et Q deux propositions. On appelle implication de Q par P la
proposition non P ou Q. Cette proposition se note P ⇒ Q.
Vocabulaire : la proposition P ⇒ Q se lit ≪ P implique Q ≫ ou encore ≪ si P alors Q ≫
Remarque : lorsque P ⇒ Q est vraie, on dit que P est une condition suffisante pour avoir Q,
ou que Q est une condition nécessaire pour avoir P .
Définition : Réciproque —. Soit P et Q deux propositions. On appelle réciproque de P ⇒ Q
l’implication Q ⇒ P .
Définition : Équivalence —. Soit P et Q deux propositions. On appelle équivalence de P et Q la
proposition P ⇒ Q et Q ⇒ P . Cette proposition se note P ⇔ Q.
Vocabulaire : la proposition P ⇔ Q se lit ≪ P si et seulement si Q ≫.
Remarque : lorsque P ⇔ Q est vraie, P est une condition nécessaire et suffisante pour avoir
Q. Ainsi, les équivalences sont les conditions nécessaires et suffisantes.
Table de vérité des connecteurs logiques :

P Q non P P et Q P ou Q P ⇒ Q P ⇔Q

V V F V V V V

V F F F V F F

F V V F V V F

F F V F F V V

LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 5 
Remarque : d’après cette table de vérité, si P et P ⇒ Q sont vraies alors Q est vraie. C’est le
principe de déduction.
Définition : Contraposée —. Soit P et Q deux propositions. On appelle contraposée de l’implica-
tion P ⇒ Q l’implication non Q ⇒ non P

Théorème 1.1.— Soit P et Q deux propositions. L’implication P ⇒ Q et sa contraposée sont


équivalentes. Autrement dit :

(P ⇒ Q) ⇐⇒ (non Q ⇒ non P )

Proposition 1.2.— Soit P et Q deux propositions. Alors :

 non (non P ) ⇐⇒ P  non (P ou Q) ⇐⇒ (non P ) et (non Q)


 non (P et Q) ⇐⇒ (non P ) ou (non Q)  non (P ⇒ Q) ⇐⇒ P et (non Q)

 Quantificateurs
Définition : Soit P (x) une propriété dépendant d’un paramètre x, où x est un élément d’un en-
semble E.
• Quantificateur universel : Pour signifier que la propriété P (x) est vraie pour tous les éléments
x de E, on écrit :
∀x ∈ E, P (x)

Le symbole ∀ est appelé quantificateur universel et se lit ≪ quel que soit ≫.


• Quantificateur existentiel —. Pour signifier que la propriété P (x) est vraie pour au moins
un élément x de E, on écrit :
∃x ∈ E, P (x)

Le symbole ∃ est appelé quantificateur existentiel et se lit ≪ il existe ≫.

Proposition 1.3.— Négation des propositions avec quantificateurs —.


 La négation de la proposition ∀x ∈ E, P (x) est : ∃x ∈ E, non P (x).
 La négation de la proposition ∃x ∈ E, P (x) est : ∀x ∈ E, non P (x).

Remarque : attention, l’ordre des quantificateurs est très important. Lorsque plusieurs quantifi-
cateurs apparaissent dans une proposition, on ne peut pas intervertir leur ordre sans changer (en
général) le sens de la proposition. Pour s’en convaincre, on pourra consulter le Vrai/Faux.

 6 CHAPITRE 1
 Raisonnement par récurrence

Théorème 1.4.— Propriété fondamentale de N —. Toute partie non vide de N admet un plus
petit élément.

Théorème 1.5.— Principe de récurrence —. Soit P(n) une proposition dépendant de n ∈ N, et


n0 ∈ N. Si
• Initialisation : la proposition P(n0 ) est vraie,
• Hérédité : pour tout entier n  n0 , P(n) implique P(n + 1) ;
alors la proposition P(n) est vraie pour tout entier n  n0 .

Théorème 1.6.— Récurrence double —. Soit P(n) une proposition dépendant de n ∈ N, et


n0 ∈ N. Si
• Initialisation : les propriétés P(n0 ) et P(n0 + 1) sont vraies,
• Hérédité : pour tout entier n  n0 , (P(n) et P(n + 1)) implique P(n + 2) ;
alors la proposition P(n) est vraie pour tout entier n  n0 .

Théorème 1.7.— Principe de récurrence forte (ou récurrence avec prédécesseurs) —. Soit
P(n) une proposition dépendant de n ∈ N, et n0 ∈ N. Si
• Initialisation : la proposition P(n0 ) est vraie,
 
• Hérédité : pour tout entier n  n0 , P(n0 ) et P(n0 + 1) et · · · et P(n) implique P(n + 1) ;

alors la proposition P(n) est vraie pour tout entier n  n0 .

LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 7 
Méthodes
 Démontrer une proposition

Méthode 1.1.— Comment démontrer une proposition par déduction


Si P et P ⇒ Q sont vraies, alors Q est vraie. C’est le principe de déduction. C’est un
principe très simple que l’on utilise en permanence : si l’on sait qu’une proposition P est
vraie (propriété du cours, résultat d’une question antérieure...) et que l’on sait démontrer
P ⇒ Q, alors on a démontré que la proposition Q est vraie.

Exemple : montrer que, pour tout x ∈ R, x2 − 4x + 5 > 0.


On a x2 − 4x + 5 = x2 − 4x + 4 + 1 = (x − 2)2 + 1. Or, (x − 2)2  0 (le carré d’un réel est positif)
et 1 > 0. Par conséquent, (x − 2)2 + 1 > 0, c’est-à-dire x2 − 4x + 5 > 0.
Mise en œuvre : tous les exercices !

Méthode 1.2.— Comment démontrer une proposition par disjonction de cas


On est parfois amené à distinguer plusieurs cas pour démontrer qu’une proposition est
vraie. C’est le principe d’une démonstration par disjonction de cas. En particulier, si
l’on souhaite démontrer qu’une proposition P (x) est vraie pour tous les éléments x d’un
ensemble E, on peut prouver la proposition pour tous les éléments d’une partie A de E,
puis pour les éléments de E n’appartenant pas à A.

Exemple : montrer que, pour tout n ∈ N, n(n+1)


2 est un entier naturel.
n(n+1)
Soit n ∈ N. On va démontrer que 2 ∈ N en distinguant les cas n pair ou impair.
n(n+1)
◮ Si n est pair, on peut écrire n = 2k, où k ∈ N. Alors 2 = 2k(2k+1)
2 = k(2k + 1) ∈ N.
n(n+1) (2p+1)(2p+2)
◮ Si n est impair, on a n = 2p + 1, où p ∈ N. Alors 2 = 2 = (2p + 1)(p + 1) ∈ N.
n(n+1)
Finalement, pour tout entier naturel n, 2 ∈ N.
Mise en œuvre : exercice 1.5, exercice 1.6.

Méthode 1.3.— Comment démontrer une proposition par l’absurde


Pour démontrer qu’une proposition P est vraie, on peut utiliser un raisonnement par
l’absurde. Pour cela, on suppose que P est fausse et on démontre que l’on aboutit alors
à une contradiction.

Exemple : montrer qu’il n’existe pas d’entier naturel supérieur à tous les autres.
Nous allons démontrer cette proposition en raisonnant par l’absurde. Pour cela, on suppose qu’il
existe un entier naturel N0 supérieur à tous les autres. On a alors, pour tout n ∈ N, n  N0 . La
relation est donc vraie pour l’entier n = N0 + 1, donc N0 + 1  N0 ; d’où 1  0, ce qui est faux !
Par conséquent, il n’existe pas d’entier naturel supérieur à tous les autres.
Mise en œuvre : exercice 1.9, exercice 1.12.

 8 CHAPITRE 1
 Démontrer une implication

Méthode 1.4.— Comment démontrer une implication par raisonnement direct


Pour montrer directement l’implication P ⇒ Q, on suppose que P est vraie et on
démontre que Q est vraie. La démonstration commence par ≪ supposons que P est
vraie ≫ et se termine par ≪ Q est vraie ≫.

Exemple : démontrer que, pour x et y réels, x2 = y 2 =⇒ |x| = |y|.


Soit x et y deux réels tels que x2 = y 2 . On a donc x2 − y 2 = 0, soit (x − y)(x + y) = 0.
Par conséquent, x − y = 0 ou x + y = 0. Ainsi, x = y ou x = −y, ce qui signifie que |x| = |y| (x et
y sont égaux ou opposés). On a donc démontré l’implication attendue.

Méthode 1.5.— Comment démontrer une implication par contraposition


Le raisonnement par contraposition est basé sur le théorème 1.1 :
l’implication P ⇒ Q est équivalente à sa contraposée non Q ⇒ non P .

Ainsi, pour montrer que l’implication P ⇒ Q est vraie, on peut prouver que l’implication
non Q ⇒ non P est vraie. En pratique, on suppose donc que non Q est vraie et on montre
que non P est vraie.

Exemple : soit n un entier naturel. Montrer que, si n2 est pair, alors n est pair.
La proposition à démontrer s’écrit : ≪ n2 est pair ⇒ n est pair ≫. Nous allons raisonner par
contraposition en démontrant la proposition (équivalente) : ≪ n n’est pas pair ⇒ n2 n’est pas
pair ≫, c’est-à-dire ≪ n est impair ⇒ n2 est impair ≫. Considérons un entier impair n : il existe
donc k ∈ N tel que n = 2k + 1. On a alors n2 = (2k + 1)2 = 4k 2 + 4k + 1, ce qui s’écrit aussi
n2 = 2p+1, où p = 2k 2 +2k. Par conséquent, n2 est un entier impair, ce qui démontre l’implication :
si n est impair, alors n2 est impair. Par contraposition, nous avons donc montré l’implication : si
n2 est pair, alors n est pair.

Exemple : montrer l’implication ≪ / Q⇒1+x∈


x∈ / Q ≫.
Nous allons de nouveau utiliser la contraposée en démontrant l’implication ≪ 1 + x ∈ Q ⇒ x ∈ Q ≫.
Soit x un réel tel que 1 + x ∈ Q. On peut écrire x = (1 + x) − 1. Or 1 + x est un nombre rationnel
(hypothèse), et 1 aussi. Par conséquent, (1 + x) − 1 est un nombre rationnel, ce qui montre que
x ∈ Q. Par contraposition, on a démontré l’implication ≪ x ∈ / Q⇒1+x∈ / Q ≫.
Mise en œuvre : exercice 1.8

Méthode 1.6.— Comment démontrer une implication par l’absurde


L’implication P ⇒ Q est la proposition non P ou Q, sa négation est donc P et non Q.
Pour démontrer par l’absurde l’implication P ⇒ Q :
• on suppose que P est vraie et que Q est fausse ;
• on montre que cela aboutit à une contradiction.

LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 9 
x y
Exemple : soit x, y ∈ R+ . En raisonnant par l’absurde, montrer que, si 1+y = 1+x , alors x = y.
x y
On raisonne par l’absurde en supposant que 1+y = 1+x et x �= y (P est vraie, Q est fausse). Il en
résulte que x(1 + x) = y(1 + y), d’où l’on tire x2 − y 2 = y − x, soit (x − y)(x + y) = y − x, d’où
(x − y)(x + y + 1) = 0. Comme x �= y, on en déduit que x + y + 1 = 0, donc x + y = −1. Absurde
vu que x et y sont positifs ! leur somme ne saurait être négative. D’où le résultat.

 Démontrer une équivalence

Méthode 1.7.— Comment démontrer une équivalence par double implication


Par définition, l’équivalence ≪ P ⇔ Q ≫ est la proposition ≪ P ⇒ Q et Q ⇒ P ≫.
Démontrer par double implication l’équivalence P ⇔ Q, c’est démontrer que les implica-
tions P ⇒ Q et Q ⇒ P . En pratique, pour démontrer P ⇔ Q par double implication :
• on démontre P ⇒ Q ;
• puis on démontre Q ⇒ P .
Dans ce cas, il y a donc deux démonstrations à faire pour obtenir l’équivalence.

Exemple : on pose f (x) = mx + 1. Montrer que f garde un signe constant sur R si et seulement
si m = 0. Nous allons prouver cette équivalence en raisonnant par double implication.
⇒ Si m = 0, f est constante et égale à 1, elle garde donc un signe constant (positif) sur R.
⇐ Réciproquement, montrons que, si f garde un signe constant sur R, alors m = 0. Pour cela,
on raisonne par contraposée en supposant que m �= 0. On a alors :
 1
f (x) = m x + ,
m
1 1 1
et f change de signe en − m (du signe de m pour x > − m , du signe de −m pour x < − m ). Ainsi,
si m �= 0, f change de signe sur R.
Nous avons montré les deux implications. Ainsi, f garde un signe constant sur R si et seulement
si m = 0.

Exemple : résoudre dans R l’équation 2x = x2 + 1.
On va raisonner par double implication.
• Si x est solution de l’équation, alors (2x)2 = x2 + 1, soit 4x2 = x2 + 1, d’où 3x2 = 1. On obtient
donc x = √13 ou x = − √13 .
• Réciproquement, √13 et − √13 sont-ils solutions de l’équation ? Si x est égal à √13 ou − √13 , alors
√ 
x2 + 1 = 4/3 = √23 . Par conséquent, √13 est solution mais − √13 ne l’est pas.
Finalement, l’unique solution de l’équation est √13 .

Méthode 1.8.— Comment démontrer une équivalence par raisonnement direct


Pour démontrer l’équivalence P ⇔ Q, on peut également enchaı̂ner les équivalences.
On passe de P à Q par une succession d’équivalences en s’assurant, à chaque étape du
raisonnement, que l’équivalence est bien conservée.

  10 CHAPITRE 1
Remarque : Cette
Cette méthode
méthode est
estparticulièrement
particulièrementadaptée
adaptéeààlalarésolution
résolutiond’équations
d’équationsou
oud’inéquations.
d’inéquations.
Notons qu’il n’est
n’est pas
pas toujours
toujours possible
possible d’appliquer
d’appliquer cette
cette méthode
méthodedirecte
directepour
pourdémontrer
démontreruneune
équivalence. Il est
est parfois
parfois nécessaire
nécessaire de
de procéder
procéderpar
pardouble
doubleimplication
implication(méthode
(méthode1.7).
1.7).
√√
Exemple : résoudre dans R
résoudre dans R l’équation
l’équation 2x2x== xx22++1.1.
Pour x < 0, l’équation
l’équation n’a
n’a pas
pas dede solution
solution (un
(unnombre
nombrestrictement
strictementnégatif
négatifnenepeut
peutpas
pasêtre
êtreégal
égalà à
une racine carrée). Pour xx 
carrée). Pour  0,0, on
on aa ::

  11 11
2x = xx22 + + 11 ⇐⇒ (2x)22 =
⇐⇒ (2x) = (( xx22++1)1)22⇐⇒
⇐⇒4x4x22==xx22++11⇐⇒
⇐⇒xx2 2== ⇐⇒ ⇐⇒xx==√√
33 33
11
Ainsi, l’unique
l’unique solution
solution de
de l’équation
l’équation est
est √√33
..
Mise en œuvre
œuvre :: exercice
exercice 1.7.
1.7.

 Utiliser un contre-exemple
contre-exemple

Méthode
Méthode 1.9.—
1.9.— Comment
Comment utiliser
utiliser un
un contre-exemple
contre-exemple
La négation
négation de
de la proposition ≪≪∀x
la proposition ∀x∈∈E,E,PP(x) est≪≪∃x
(x)≫≫est ∃x∈∈E, E,non
nonPP(x)
(x)≫≫. .
Si l’on souhaite
souhaite démontrer
démontrer qu’une
qu’une proposition
proposition du type ≪≪∀x
du type ∀x∈∈E,E,PP(x)
(x)≫≫est
estfausse,
fausse,il il
suffit de trouver
trouver une
une valeur
valeur de
de xx de
de EE pour
pour laquelle
laquellelalaproposition
propositionPP(x)
(x)est
estfausse.
fausse.On
On
parle alors
alors de
de contre-exemple.
contre-exemple.

Exemple : la fonction
fonction sinus
sinus n’est
n’est pas
pas paire.
paire.Par
Parexemple,
exemple,sin( sin(−π2 π2).).
sin(π2π2) )�=�=sin(−

Exemple : la proposition
proposition ≪≪ tout tout entier
entier naturel
naturelest
estsomme
sommede detrois
troiscarrés
carrés≫≫est-elle
est-ellevraie
vraie? ?
On peut facilement
facilement vérifier
vérifier que
que cettecette proposition
proposition est
est vraie
vraiepour
pourtout
toutentierentiernn∈∈{0, {0,· ·· ·· ·, 6}.
, 6}.Par
Par
exemple, 0 = 022+0+022+0+022 et = 2222+1
et 55 = +122+0+022..En
Enrevanche,
revanche,lalaproposition
propositionest estfausse
faussepour
pournn==7.7.Sinon, Sinon,
on pourrait écrire = aa22 +
écrire 77 = +bb22+ +cc77,, avec nécessairementa,a,b,b,cc∈∈{0,
avecnécessairement {0,· · · ·, 2} (puisque3232==9).
, 2}(puisque 9).Mais,
Mais,
22 22 22
avec trois des carrés
carrés 00 ,, 11 etet 22 ,, ilil est
estimpossible
impossiblededeformer
former7.7.Ainsi,
Ainsi,77constitue
constitueun uncontre-exemple
contre-exemple
et la proposition
proposition énoncée
énoncée estest donc
donc fausse.
fausse.
Mise en œuvre
œuvre :: voir
voir le
le Vrai/Faux.
Vrai/Faux.

 Raisonner par
par analyse-synthèse
analyse-synthèse

Méthode
Méthode 1.10.—
1.10.— Comment
Comment raisonner
raisonnerparparanalyse-synthèse
analyse-synthèse
Le raisonnement
raisonnement par
par analyse-synthèse
analyse-synthèse est
est une
une méthode
méthode qui
quipermet
permetdededéterminer
déterminerles
les
solutions d’un
d’un problème.
problème. Ce
Ce raisonnement
raisonnementse sedéroule
dérouleen
endeux
deuxétapes.
étapes.
• Phase
Phase d’analyse
d’analyse :: on
on suppose
suppose lele problème
problème résolu
résolueteton
onen
endéduit
déduitdes
desconditions
conditions
nécessaires.
nécessaires.
• Phase
Phase dede synthèse
synthèse :: on
on montre
montre que
que ces
ces conditions
conditionsobtenues
obtenuessont
sontsuffisantes
suffisantesetetonon
résout
résout le
le problème.
problème.
En pratique,
pratique, on
on démontre
démontre que,
que, sisi xx est
est solution
solution dudu problème,
problème,ililne
nepeut
peutprendre
prendreque
que
certaines valeurs
valeurs (phase
(phase d’analyse)
d’analyse);; on on vérifie
vérifie ensuite
ensuitesisices
cesvaleurs
valeurssont
sonteffectivement
effectivement
solutions (phase
(phase de
de synthèse).
synthèse).

LOGIQUE ET RAISONNEMENTS
RAISONNEMENTS 1111
Exemple : montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction paire et d’une
fonction impaire.
Nous allons raisonner par analyse-synthèse. Soit f une fonction de R dans R.
Analyse. On suppose le problème résolu, c’est-à-dire qu’il existe deux fonctions g et h de R dans
R, avec g paire et h impaire telles que f = g + h :

∀x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x)

Comme g est paire et h impaire, on a :

∀x ∈ R, f (−x) = g(x) − h(x)

f (x) + f (−x)
En sommant les deux égalités précédentes, on en déduit que g(x) = .
2
f (x) − f (−x)
De même, en retranchant ces deux égalités, il vient h(x) = .
2
Ainsi, s’il existe deux fonctions solutions du problème, alors ce sont nécessairement les fonctions g
et h ci-dessus.
Synthèse. Nous allons vérifier que g et h sont bien solutions du problème.
• La fonction g est paire puisque :

f (−x) + f (x)
∀x ∈ R, g(−x) = = g(x).
2
• La fonction h est paire puisque :

f (−x) − f (x) f (x) − f (−x)


∀x ∈ R, h(−x) = =− = −h(x).
2 2
• Enfin, on a f = g + h. En effet :

f (x) + f (−x) f (x) − f (−x) 2f (x)


∀x ∈ R, g(x) + h(x) = + = = f (x).
2 2 2
Par conséquent, nous avons démontré par analyse-synthèse qu’il existe un unique couple (g, h),
avec g paire et h impaire tel que f = g + h.

Mise en œuvre : exercice 1.10 et exercice 1.11.

 Raisonner par récurrence

Méthode 1.11.— Comment appliquer une récurrence simple


Pour montrer, à l’aide d’une récurrence simple, qu’une proposition P(n) est vérifiée
pour tout entier n  n0 :
• Initialisation : on vérifie que la proposition est vraie au rang initial n0 ;
• Hérédité : on suppose que la proposition est vraie à un certain rang n  n0 fixé
(≪ on suppose que la proposition est vraie au rang n ≫) et on en déduit qu’elle est
vraie au rang suivant n + 1 ;
• Conclusion : ≪ par récurrence, la proposition est vraie pour tout entier n  n0 ≫.

  12 CHAPITRE 1
n(n+1)
Exemple : montrer par récurrence que, pour tout entier n ∈ N∗ , 1 + 2 + · · · + n = 2 .
n(n+1)
Ici n0 = 1. Pour n ∈ N∗ , on note P(n) la proposition : ≪ 1 + 2 + ···+ n = 2
≫ .
1×(1+1)
• Initialisation : P(1) est vraie puisque 1 = 2 .
• Hérédité : On suppose que P(n) est vraie à un rang n  1 fixé, c’est-à-dire que 1 + 2 + · · · + n =
n(n+1)
2 . On déduit de cette hypothèse de récurrence que :
n(n + 1)
1 + 2 + · · · + n + n + 1 = (1 + 2 + · · · + n) + n + 1 = +n+1
2
n  (n + 1)(n + 2)
= (n + 1) +1 = ,
2 2
ce qui démontre P(n + 1).
• Conclusion : Par récurrence, la proposition P(n) est vérifiée pour tout entier n  1.

Exemple : montrer que, pour tout entier n ∈ N∗ , 1 × 1! + 2 × 2! + · · · + n × n! = (n + 1)! − 1.


Ici n0 = 1. Pour n  1, on introduit la proposition
P(n) : ≪ 1 × 1! + 2 × 2! + · · · + n × n! = (n + 1)! − 1 ≫.
• Initialisation : P(1) est vraie puisque 1 × 1! = 1, (1 + 1)! − 1 = 2 − 1 = 1 et 1 = 1.
• Hérédité : On suppose que P(n) est vraie à un rang n  1 fixé, c’est-à-dire que :
1 × 1! + 2 × 2! + · · · + n × n! = (n + 1)! − 1.
D’après cette hypothèse de récurrence, on a alors :
1 × 1! + · · · + (n + 1) × (n + 1)! = 1 × 1! + 2 × 2! + · · · + n × n! + (n + 1) × (n + 1)!
= (n + 1)! − 1 + (n + 1)(n + 1)! = (n + 1)![1 + n + 1] − 1
= (n + 2)(n + 1)! − 1 = (n + 2)! − 1.
Cela démontre P(n + 1).
• Conclusion : Par récurrence, la proposition P(n) est vérifiée pour tout entier n  1.

Mise en œuvre : exercice 1.13, exercice 1.14, exercice 1.19, exercice 1.20.

Méthode 1.12.— Comment appliquer une récurrence double


Pour montrer, à l’aide d’une récurrence double, qu’une proposition P(n) est vérifiée
pour tout entier n  n0 :
• Initialisation : on vérifie que la proposition est vraie aux deux rangs initiaux n0 et
n0 + 1 ;
• Hérédité : on suppose que la proposition est vraie aux rangs n et n + 1, où n est
un entier fixé supérieur ou égal à n0 (≪ on suppose que la proposition est vraie aux
rangs n et n + 1 ≫) et on en déduit qu’elle est vraie au rang suivant n + 2 ;
• Conclusion : ≪ Par récurrence, la proposition est vraie pour tout entier n  n0 ≫.

Exemple : soit (un ) la suite définie par u0 = 1, u1 = −5 et, pour tout n ∈ N, un+2 = 5un+1 − 6un.
Montrer que pour tout entier n ∈ N, un = 4 × 2n+1 − 7 × 3n .
On effectue une récurrence double en introduisant, pour n ∈ N, la proposition
P(n) : ≪un = 4 × 2n+1 − 7 × 3n ≫.

LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 13  
• Initialisation : P(0) est vraie puisque u0 = 1 et 4 × 20+1 − 7 × 30 = 8 − 7 = 1., P(1) est vraie
puisque u1 = −5 et 4 × 21+1 − 7 × 31 = 16 − 21 = −5.
• Hérédité : On suppose maintenant que P(n) et P(n + 1) sont vraies, où n ∈ N est fixé,
c’est-à-dire :
un = 4 × 2n+1 − 7 × 3n et un+1 = 4 × 2n+2 − 7 × 3n+1 .
En utilisant l’égalité donnant un+2 en fonction de un+1 et un , on en déduit que :
un+2 = 5un+1 − 6un = 5(4 × 2n+2 − 7 × 3n+1 ) − 6(4 × 2n+1 − 7 × 3n )
= 20 × 2n+2 − 35 × 3n+1 − 24 × 2n+1 + 42 × 3n
= 2n+1 (2 × 20 − 24) + 3n (42 − 35 × 3) = 16 × 2n+1 − 63 × 3n
= 4 × 22 × 2n+1 − 7 × 32 × 3n = 4 × 2n+3 − 7 × 3n+2 ,

ce qui démontre que P(n + 2) est vraie.


• Conclusion : Par récurrence double, P(n) est vraie pour tout n ∈ N.

Mise en œuvre : exercice 1.15, exercice 1.16.

Méthode 1.13.— Comment appliquer une récurrence forte


Pour montrer, à l’aide d’une récurrence forte, qu’une propriété P(n) est vérifiée pour
tout entier n  n0 :
• Initialisation : on vérifie que la propriété est vraie au rang initial n0 ;
• Hérédité :on suppose que la propriété est vraie du rang n0 jusqu’à un certain rang
n  n0 fixé (≪ on suppose que la propriété est vraie aux rangs n0 , n0 + 1, · · · , n ≫)
et on en déduit qu’elle est vraie au rang suivant n + 1 ;
• Conslusion : ≪ Par récurrence, la propriété est vraie pour tout entier n  n0 ≫.

Exemple : montrer que tout entier n  2 se décompose en produit de nombres premiers.


Pour n  2, on note P(n) la proposition : ≪ n s’écrit comme un produit de nombres premiers ≫.
Ici le rang initial n0 est égal à 2.
• Initialisation : P(2) est vraie puisque 2 = 2 et 2 est un nombre premier !
• Hérédité : Soit n un entier supérieur ou égal à 2 fixé. On suppose que P(2), P(3), · · · , P(n) sont
vraies, c’est-à-dire que tout entier k ∈ [[2, n]] peut se décomposer en produit de nombres premiers.
On veut montrer que P(n + 1) est vraie (n + 1 se décompose en un produit de nombres premiers).
Il y a deux cas :
◮ si n + 1 est premier, il n’y a rien à faire (n + 1 = n + 1 et n + 1 est un nombre premier !)

◮ si n + 1 n’est pas un nombre premier, on peut écrire n + 1 = pq, où p et q sont des entiers
compris entre 2 et n. D’après l’hypothèse de récurrence appliquée à p et q (p et q appartiennent
à [[2, n]] donc P(p) et P(q) sont vraies) : p et q se décomposent en produit de nombres premiers.
Il en est alors de même pour leur produit pq = n + 1.
Ainsi, la propriété est vraie au rang n + 1.
• Conclusion : On vient de démontrer, par récurrence forte, que tout entier n  2 se décompose
en produit de nombres premiers.

Mise en œuvre : exercice 1.17.

  14 CHAPITRE 1

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