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Proposition de Corrigé

Le document présente un brevet blanc de compréhension de texte et de grammaire pour des élèves de 4ème, centré sur un extrait de l'œuvre 'Sur l'eau' de Guy de Maupassant. Le texte raconte l'angoisse d'un narrateur coincé dans son canot, envahi par la peur et des visions fantastiques. Les questions portent sur l'analyse du texte, les émotions du narrateur, et des éléments de grammaire.

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Proposition de Corrigé

Le document présente un brevet blanc de compréhension de texte et de grammaire pour des élèves de 4ème, centré sur un extrait de l'œuvre 'Sur l'eau' de Guy de Maupassant. Le texte raconte l'angoisse d'un narrateur coincé dans son canot, envahi par la peur et des visions fantastiques. Les questions portent sur l'analyse du texte, les émotions du narrateur, et des éléments de grammaire.

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Prénom : …………………………………………………………….
Classe : …………………………………………………………….

Brevet blanc de 4ème


Jeudi 13 février 2025

Partie 1 : 1h10

Compréhension de texte
Grammaire

50 points

Le sujet est à rendre avec le devoir à l’intérieur.

L’usage du stylo à plume ou du roller à cartouche est obligatoire.

1
Sur l’eau

Le narrateur de cette histoire revient un soir de chez un ami. Il est en canot 1 sur une
rivière. Il décide de faire une pause pour admirer la nuit. Il jette l’ancre, mais quand il veut
repartir, l’ancre est coincée. Il n’arrive pas à la remonter. Il se retrouve donc bloqué à cet endroit
du fleuve.

1 Soudain, un petit coup sonna contre mon bordage 2. Je fis un soubresaut3, et une
sueur froide me glaça des pieds à la tête. Ce bruit venait sans doute de quelque bout de
bois entraîné par le courant, mais cela avait suffi et je me sentais envahi de nouveau par
une étrange agitation nerveuse. Je saisis ma chaîne et je me raidis dans un effort
désespéré.
5 L'ancre tint bon. Je me rassis épuisé.
Cependant, la rivière s'était peu à peu couverte d'un brouillard blanc très épais qui
rampait sur l'eau fort bas, de sorte que, en me dressant debout, je ne voyais plus le fleuve,
ni mes pieds, ni mon bateau, mais j'apercevais seulement les pointes des roseaux, puis,
plus loin, la plaine toute pâle de la lumière de la lune, avec de grandes taches noires qui
10 montaient dans le ciel, formées par des groupes de peupliers d'Italie. J'étais comme
enseveli jusqu'à la ceinture dans une nappe de coton d'une blancheur singulière 4, et il me
venait des imaginations fantastiques. Je me figurais qu'on essayait de monter dans ma
barque que je ne pouvais plus distinguer, et que la rivière, cachée par ce brouillard opaque,
devait être pleine d'êtres étranges qui nageaient autour de moi. J'éprouvais un malaise
15 horrible, j'avais les tempes serrées, mon cœur battait à m'étouffer ; et, perdant la tête, je
pensai à me sauver à la nage, puis aussitôt cette idée me fit frissonner d'épouvante. Je me
vis, perdu, allant à l'aventure dans cette brume épaisse, me débattant au milieu des herbes
et des roseaux que je ne pourrais éviter, râlant de peur, ne voyant pas la berge, ne
retrouvant plus mon bateau, et il me semblait que je me sentirais tiré par les pieds tout au
20 fond de cette eau noire.
En effet, comme il m'eût fallu remonter le courant au moins pendant cinq cents
mètres avant de trouver un point libre d'herbes et de joncs 5 où je pusse prendre pied, il y
avait pour moi neuf chances sur dix de ne pouvoir me diriger dans ce brouillard et de me
noyer, quelque bon nageur que je fusse. J'essayais de me raisonner. Je me sentais la
25 volonté bien ferme de ne point avoir peur, mais il y avait en moi autre chose que ma
volonté, et cette autre chose avait peur. Je me demandai ce que je pouvais redouter, mon
moi brave railla6 mon moi poltron7, et jamais aussi bien que ce jour-là je ne saisis
l'opposition des deux êtres qui sont en nous, l'un voulant, l'autre résistant, et chacun
l'emportant tour à tour.
30 Cet effroi bête et inexplicable grandissait toujours et devenait de la terreur. Je
demeurais immobile, les yeux ouverts, l'oreille tendue et attendant. Quoi ? Je n'en savais
rien, mais ce devait être terrible.

Guy de Maupassant, Sur l’eau, 1876

I - COMPREHENSION /
22
1) a) Quel est le statut du narrateur dans ce texte ? Expliquez avec vos mots, puis justifiez en
citant le texte. Narrateur personnage (1), il emploie la 1ère personne du sg (0,5)+ une
citation (0,5)
b) Quel est le point de vue du narrateur dans ce texte ? Expliquez avec vos mots, puis justifiez
en citant le texte. Point de vue interne (1), on sait uniquement ce que voit, entend le
personnage, on est dans la tête du personnage, on ressent ses émotions (0,5) + une
1
Bateau.
2
Planches recouvrant la coque d’un navire.
3
Saut brusque.
4
Bizarre, étonnante.
5
Plantes droites et flexibles.
6
Se moqua.
7
Lâche, peureux.
2
citation (0,5)

2)a) Quelle émotion envahit tout à coup le narrateur au début du texte ? la peur, l’angoisse
b) Relevez au moins quatre mots ou groupes de mots appartenant au champ lexical de cette
émotion. « soubresaut, sueur froide, glaça, raidi, agitation nerveuse » 0,5 par mot
c) Quel évènement est à l’origine de cette émotion chez le narrateur ? Reformulez-le avec vos
propres mots. Le bruit entendu contre son bateau.

3) Lignes 6 à 12 : choisissez deux adjectifs pour qualifier le paysage décrit par le narrateur.
Justifiez ce choix avec vos propres mots. Etrange, lugubre, mystérieux, paniquant,
sombre, inquiétant, sombre. 0,5 par adjectif et 1 point par explication ?

4) Quelles sont les « imaginations fantastiques » (l. 12) qui inquiètent le narrateur ? Relevez-en
au moins deux en les formulant avec vos propres mots. Les imaginations qui inquiètent le
personnage sont les films qu’il se fait dans sa tête pour expliquer ce bruit. Il en
révèle 2 : d’abord il imagine que c’est qqn qui essaie de monter dans la barque,
ensuite il imagine que l’eau est pleine d’êtres vivants malfaisants, étranges…/2

5) Lignes 15 à 20 : relevez deux mots ou expressions révélant les manifestations physiques de


la peur chez le narrateur.
« un malaise horrible, les tempes serrées, mon cœur battait à m'étouffer,
perdant la tête, frissonner d'épouvante. » (1 par emotion)
6)a) Aux lignes 18 à 20, à quel mode les verbes « pourrais » et « sentirais » sont-ils conjugués ?
conditionnel (1) /
b) Pourquoi l’auteur a-t-il utilisé ce mode ? il veut montrer l’incertitude du narrateur, il
doute. incertitude, imagination, rêve… (1 point) OU futur dans le passé

7) Pourquoi peut-on dire que le narrateur semble perdre la raison entre les lignes 24 et 29 ?
Expliquez, puis justifiez avec une citation précise du texte. Il semble avoir perdu la raison
parce qu’il est partagé : d’un côté il veut écouter sa raison mais de l’autre la peur
l’envahit. Il s’affole, il n’arrive plus à réfléchir calmement, il n’est pas maître de lui-
même. La folie le guette.
« il y avait en moi autre chose que ma volonté, et cette autre chose avait peur »
« mon moi brave railla mon moi poltron » « l'un voulant, l'autre résistant »
8)À quel genre littéraire ce texte appartient-il ? Justifiez votre réponse en donnant trois
caractéristiques de ce genre que l’on retrouve dans ce texte.
Fantastique (1) : 1) un narrateur personnage principale 2) un cadre réel dans lequel règne une
atmosphère étrange 3) un personnage qui est tellement envahi par la peur que nous ne même
nous ne savons pas si les bruits sont normaux ou non. (1 point par justification)
+ Question bonus :
Quelle est la figure de style dans l’expression suivante : « un brouillard blanc très épais qui
rampait sur l’eau fort bas » (l.6-74) ? Justifiez de façon détaillée à l’aide de vos connaissances.

II - GRAMMAIRE /18

1) Réécrivez le passage ci-dessous en mettant le pronom personnel « je » à la


première personne du pluriel, et en effectuant tous les accords et changements
nécessaires : /5 (0,5 par forme)
« Nous éprouvions un malaise horrible, nous avions les tempes serrées, notre cœur
battait à nous étouffer ; et, perdant la tête, nous pensâmes à nous sauver à la nage,
puis aussitôt, cette idée nous fit frissonner d’épouvante. »

2)
a) Expliquez la formation du mot « inexplicable » ligne 25 /1,5 (0,5 par forme) ce
doit être rédigé sinon pas tous les points
b) Expliquez le sens de ce mot en vous appuyant sur la réponse a. /1
Inexplicable est formé du radical « explic », du préfixe « in » qui marque la négation ou le contraire,
du suffixe « able » qui marque la « possibilité ». (1 point pour le radical, 1 point pour le préfixe, 1
point pour le suffixe)
Inexplicable qui ne peut être expliquer
3
1) A quel temps sont les verbes soulignés ? Justifiez leur emploi. /4
« Je fis un soubresaut, et une sueur froide me glaça des pieds à la tête. Ce bruit
venait sans doute de quelque bout de bois entraîné par le courant »
Fis : passé simple, action soudaine
Venait : imparfait, second plan, description
2) Dans le passage suivant, donnez la nature et la fonction de tous les mots
soulignés. /5 (0,5 par forme)
« Je me figurais qu'on essayait de monter dans ma barque que je ne pouvais plus
distinguer, et que la rivière, cachée par ce brouillard opaque, devait être pleine
d'êtres étranges qui nageaient autour de moi. J'éprouvais un malaise horrible, j'avais
les tempes serrées, mon cœur battait à m'étouffer ; et, perdant la tête, je pensai à
me sauver à la nage, puis aussitôt cette idée me fit frissonner d'épouvante. »
Dans ma barque : groupe nominal (ou groupe prépositionnel), cc de lieu du verbe monter
Opaque : adj qual. Epithète du nom « brouillard »
Un malaise horrible : groupe nominal, COD du verbe « éprouvais »
Aussitôt : adv, cc de temps du verbe fit/frissonner
Me : pronom personnel, COD du verbe frissonner

Je préfèrerais « on » que « me"


On : pronom personnel indéfini (ou pronom indéfini), sujet du verbe essayait

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