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Cours de Math. Fin

Le cours de mathématiques financières vise à enseigner les concepts clés tels que la valeur temporelle de l'argent, les types d'intérêts, et les méthodes de calcul de la valeur future et présente. Il est structuré en trois chapitres, incluant des applications pratiques et des exercices pour renforcer l'apprentissage. Les mathématiques financières sont essentielles pour comprendre les enjeux financiers et anticiper les crises économiques.

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Cours de Math. Fin

Le cours de mathématiques financières vise à enseigner les concepts clés tels que la valeur temporelle de l'argent, les types d'intérêts, et les méthodes de calcul de la valeur future et présente. Il est structuré en trois chapitres, incluant des applications pratiques et des exercices pour renforcer l'apprentissage. Les mathématiques financières sont essentielles pour comprendre les enjeux financiers et anticiper les crises économiques.

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EM BUSINESS SCHOOL

-------------------------------
Filière Sciences économiques et Gestion

COURS DE

MATHEMATIQUES FINANCIERES

Enseignant : M. Jean-Arsène HOULA-HOULA


Business School de l’Ecole de Management du Gabon
N° de Tél. 062 85 54 05
E-mail : houlahoulaj@[Link]

Filière Sciences économiques et Gestion – Semestre 2


A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
OBJECTIF DU COURS :
Ce cours vise à présenter les différents éléments du calcul financier et d’expliquer la notion de la
valeur temporelle de l’argent. Il fait apparaître principalement cinq préoccupations :
 La différence entre les différents types d’intérêts (intérêt simple, intérêt composé).
 La différence entre les situations d’actualisation et de capitalisation.
 La méthode de calcul de la valeur future et la valeur présente d’une somme ou d’une suite
d’annuités.
 Les grands domaines d’application du calcul financier. Les tableaux d’amortissement des
emprunts.

CONTENU :
Pour atteindre les objectifs d’apprentissage, le contenu du cours est structuré en trois chapitres :
Chapitre 0 : Bon à savoir
Chapitre 1 : Intérêt, Capitalisation et Actualisation.
Chapitre 2 : Les annuités.
Chapitre 3 : Les emprunts indivis et les emprunts obligataires.
Chacun des chapitres comporte des applications permettant à l’étudiant de bien assimiler le contenu
du cours. Des exercices et des problèmes à la fin de chaque chapitre permettront à l’étudiant de
tester ses connaissances.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
ANSION G. et HOUBEN T., Mathématiques financières, Armand Colin, 1989.
BOISSONADE M., Mathématiques financières, Armand Colin, 1998.
BONNEAU P. et WISZNIAK M., Mathématiques financières approfondies, Dunod, 1998.
CHOYAKH M., Mathématiques financières, CLE, 1998.
DEFFAINS-CRAPSKY C., Mathématiques financières, Bréal, 2003.
ELLOUZE A., Mathématiques financières, CLE, 2000.
HELLARA S., Mathématiques financières, Ets. Ben abdellah, 1997.
JUSTENS D. et ROSOUX J., Introduction à la mathématique financière, De Boeck University,
1995.
MASEIRI W., Mathématiques financières, Sirey, 1997.
PIERMAY M., LAZIMI A. et HEREIL O., Mathématiques financières, Economica, 1998.
QUITTARD-PINON F., Mathématiques financières, ems, 2002.
SRAIRI S., Manuel de mathématiques financières, CLE, 1997.

Filière Sciences économiques et Gestion – Semestre 2


A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
CHAPITRE 0 : BON A SAVOIR
Les mathématiques financières sont indispensables pour appréhender les phénomènes financiers et
boursiers ainsi que les nombreux enjeux qui en résultent. Nous verrons dans cette partie sous forme
de questions quel est l’intérêt de mathématiques financières, c’est quoi les mathématiques financières,
leur rôle, comment elles peuvent prévoir des crises financières, comment les comprendre et à quels
métiers elles nous conduisent.

1. Quel est l'intérêt des mathématiques financières ?


Les mathématiques financières sont une sous branche des mathématiques qui a pour objectif d’offrir
aux intéressés les mécanismes et les fondamentaux aussi bien pratiques que théoriques afin de
comprendre les différents phénomènes financiers. Il s’agit d’une discipline qui ne peut être abordée
de façon isolée. Sa compréhension et sa maîtrise requièrent un agencement de connaissances et
d’une combinaison de ressources issues de plusieurs disciplines de connaissances telles que les
finances, l’économie, les statistiques et le commerce. La maîtrise du jargon financier et mathématique
est extrêmement importante pour assimiler la matière. Il est toujours recommandé d’employer une
terminologie adaptée afin de transmettre l’information souhaitée de façon optimale et pertinente.
Dans cette introduction de cours, nous allons mettre en avant les aspects et les caractéristiques les
plus importants des mathématiques financières tout en précisant les modalités d’apprentissage et les
parcours professionnels possibles avec une telle spécialisation.

2. Qu’est-ce que les mathématiques financières ?


Les mathématiques financières constituent une discipline fondamentale à travers laquelle il est
possible d’assimiler et de comprendre les différents enjeux financiers et boursiers qui peuvent parfois
être complexes. Les variables et les outils mathématiques qui permettent de réaliser des analyses
financières et boursières poussées et exhaustives sont limités. Nous citons notamment les statistiques
et les équations à plusieurs variables qui entrent dans le cadre des probabilités. Les outils
mathématiques utilisés nécessitent des prérequis importants et des connaissances solides en
mathématiques. Les opérations de calculs et les équations proposées ne peuvent être résolues qu’à
travers des réflexions rigoureuses et une logique scientifique infaillible. L’environnement financier est
volatile et sujet à plusieurs changements. Les variables boursières sont influencées par des critères
exogènes et endogènes. L’objectif des mathématiques financières est de pouvoir anticiper et
comprendre la logique de ces changements. Les théories mathématiques et les courants de pensées
qui se sont intéressés aux mathématiques financières sont multiples. Dans ce sens, plusieurs règles et
théorèmes ont vu le jour avec pour seul et unique objectif d'aider les analystes à mieux cerner la
logique du marché financier et boursier, à mieux comprendre les fluctuations des taux d’intérêt et
surtout à mieux définir les modalités d’investissements. Les mathématiques financières sont
préconisées par les chercheurs et les économistes qui ont pour mission d’élaborer des stratégies et
des plans d’action pour les organismes professionnels, les institutions financières ou encore les États.
Il s’agit d’un processus responsabilisant et le recours à cette discipline est plus que nécessaire afin
de faire des propositions réfléchies.

3. Quel est le rôle des mathématiques financières ?


Les mathématiques financières ont avant tout un rôle pédagogique. Il s’agit d’une discipline qui
permet aux individus d’améliorer leur compréhension du monde financier en empruntant une logique
exclusivement scientifique et mathématique. Grâce aux mathématiques financières, il est possible
d’acquérir des compétences et des connaissances en relation avec d’autres modules et d’autres
disciplines fondamentales comme l’économie, le commerce et le système boursier. Ce rôle
pédagogique vous permet de vous distinguer lors des phases de recrutement après l’obtention de
votre diplôme universitaire. Les mathématiques financières sont également un moyen d’anticiper les
crises et les agitations du marché financier. Les modèles et les schémas mathématiques ont permis
pas mal de fois de limiter les dégâts d’une crise financière. Nous pouvons citer l’exemple de la crise
de 2008 où un certain nombre d’économistes ont eu recours aux mathématiques financières pour
mieux appréhender la crise et afin de proposer des pistes de réflexions pragmatiques. Les
mathématiques financières, à travers les différents modèles et théorèmes en place, permettent de
définir les circonstances et les mécanismes idéals pour effectuer des investissements à court, à moyen
et à long terme. Il est à noter que tout investissement non calculé peut déboucher rapidement sur une
perte d’argent immédiate. Les mathématiques financières permettent justement de réduire
considérablement la marge de risque. Si vous envisagez un parcours scientifique, vous aurez

Filière Sciences économiques et Gestion – Semestre 2


A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
fréquemment à résoudre des problématiques et des équations mathématiques. Dans ce sens, les
mathématiques financières vous permettront d’acquérir les fondamentaux et les bases pour mener à
bien cet exercice. Pour les chercheurs et les spécialistes en finance, les mathématiques financières
sont une nécessité. Il est impossible de produire des rendus scientifiques ou de contribuer à
l’élaboration d’une politique économique sans avoir recours aux modèles proposés par cette
discipline. En somme, nous pouvons dire que les mathématiques financières jouent un rôle pluriel en
fonction du contexte et de l’approche utilisée pour aborder cette discipline importante.

4. Comment les mathématiques peuvent-elles prévoir les crises financières ?


Grâce aux modèles et aux outils mathématiques, il est possible d’anticiper les crises économiques et
financières à condition d’utiliser cette science dans les règles de l’art et de maîtriser ses
fondamentaux théoriques et pratiques. Les mathématiques ont pour rôle de calculer et d’évaluer la
réussite des investissements et des spéculations. Ceci peut notamment être utile pour les banques et
les gouvernements qui généralement entreprennent des investissements réguliers. Un investissement
non réussi augmente le risque d’une crise financière. Ce fût notamment le cas pendant la crise de
2008. Dans le cas contraire, si les modèles mathématiques ne sont pas utilisés comme il se doit, il est
fort probable qu’ils soient la cause d’une dégénération financière et économique. Il est donc
important de faire appel à des spécialistes qualifiés et confirmés pour mieux aborder ces situations.
Les mathématiques financières permettent également d’anticiper les crises et les crashs boursiers. A
travers des projections et des jeux de calculs bien élaborés, les analystes peuvent facilement détecter
les anomalies et les dysfonctionnements au sein d’un système boursier. Ensuite, des propositions
peuvent être faites dans ce sens pour éviter une situation de crash boursier généralisé pouvant
entraîner tout un pays dans le chaos. Aujourd’hui, de plus en plus de cabinets de conseils et de boîtes
de consulting font appel à des spécialistes en mathématiques financières pour élaborer des plans
d’actions et des recommandations basées sur des schémas théoriques et scientifiques bien calculés
pour accompagner les gouvernements dans leurs stratégies économiques et financières. Ceci ne fait
que témoigner de l’importance d’une telle matière dans l’exercice gouvernemental.

5. Comment comprendre les mathématiques financières ?


La compréhension d’une telle matière n’est pas un exercice facile à mener. Les composantes
théoriques et pratiques de cette discipline sont complexes et requiert un certain nombre de prérequis
obligatoires. Cependant, et pour perfectionner vos connaissances et mieux comprendre les
mathématiques financières, il existe quelques méthodes clés à suivre. Avant toute chose, vous devez
vous assurez que vous avez suffisamment d’appétence pour la discipline et que vous avez un minimum
de prérequis pour mieux comprendre les bases et les fondamentaux de la matière. Vous pouvez
commencer par un exercice rapide de littérature en vous familiarisant avec les notions, les concepts
et la terminologie de base de la discipline. Ceci vous aidera ensuite à mieux comprendre certaines
mises en situation et certains scénarios financiers complexes. La compréhension des mathématiques
financières est difficile à réaliser de façon autonome. Il est recommandé de suivre une formation
spécialisée et sur mesure qui propose des mises en situations et des analyses de cas réels afin de
mettre en pratique le volet théorique de la matière. Les exercices fréquents et réguliers permettent
à leur tour de vous familiariser avec les questions et les problématiques les plus redondantes.
Plusieurs exercices sont disponibles gratuitement en ligne en fonction de votre niveau et de votre
maîtrise.

6. Quels métiers avec les mathématiques financières ?


La maîtrise des mathématiques financières vous donne la possibilité d’exercer un certain nombre de
fonctions importantes. Tous les métiers sont exigeants et responsabilisant et impliquent des
compétences et des qualités spécifiques.

Consultant : En maîtrisant les mathématiques financières, vous pouvez travailler de façon autonome
pour des cabinets de conseils qui se spécialisent en finance ou en économie. Votre rôle sera
d’analyser le marché, les tendances financières et les phénomènes qui le caractérisent et de proposer
des pistes de réflexion et des recommandations utiles qui répondent au besoin de votre client.

Analyste financier : Les analystes financiers sont de plus en plus sollicités au vu du rôle important
qu’ils jouent dans l’anticipation des crises financières. L’analyste financier a pour mission principale
d’identifier les anomalies et les dysfonctionnements au sein d’un système économique et/ou boursier

Filière Sciences économiques et Gestion – Semestre 2


A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
et de proposer une liste d’alternatives et de pistes pour y remédier. Ses propositions sont basées sur
des calculs et des précisions objectives et non sur de simples spéculations irréfléchies.

Chercheur : Pour les passionnés de la recherche et de l’innovation, il est possible d’envisager une
carrière dans ce sens. Les mathématiques financières constituent un terrain de recherche en constante
évolution. Le chercheur a pour mission d’identifier des thématiques et des problématiques qui
nécessitent un travail scientifique rigoureux pour ensuite les traiter de la façon la plus optimale. Les
débouchés susmentionnés nécessitent tous une maîtrise et une connaissance parfaite des
mathématiques financières et surtout un engagement et un degré de précision infaillibles.

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
PREMIER CHAPITRE
INTERET, CAPITALISATION ET ACTUALISATION
7. DEFINITION ET JUSTIFICATION DE L’INTERET
7.1. Définition de l’intérêt
L’intérêt peut être défini comme la rémunération d’un prêt d’argent.
C’est le prix à payer par l’emprunteur au prêteur, pour rémunérer le service rendu par la mise à
disposition d’une somme d’argent pendant une période de temps. Trois facteurs essentiels
déterminent le coût de l’intérêt :
 La somme prêtée,
 La durée du prêt,
 Et le taux auquel cette somme est prêtée.
Il y a deux types d’intérêt : l’intérêt simple et l’intérêt composé.

1.2. Justification de l’intérêt


Plusieurs raisons ont été avancées pour justifier l’existence et l’utilisation de l’intérêt, parmi lesquelles
on peut citer :
 La privation de consommation : Lorsqu’une personne (le prêteur) prête une somme d’argent à
une autre (l’emprunteur), elle se prive d’une consommation immédiate. Il est ainsi normal
qu’elle reçoive en contrepartie une rémunération de la part de l’emprunteur pour se
dédommager de cette privation provisoire.

 La prise en compte du risque : Une personne qui prête de l’argent, le fait pour une durée
étalée dans le temps. Elle court, dès lors, un risque inhérent au futur. La réalisation de ce
risque résulte au moins des éléments suivants :
 L’insolvabilité de l’emprunteur : dans le cas où l’emprunteur se trouve incapable de
rembourser sa dette, lorsque celle-ci vient à échéance, le prêteur risque de perdre
l’argent qu’il a déjà prêté. Il est alors normal qu’il exige une rémunération pour couvrir
le risque encouru et dont l’importance sera appréciée en fonction de la probabilité de
non remboursement.
 L’inflation : entre la date de prêt et la date de remboursement, la valeur du prêt peut
diminuer à la suite d’une érosion monétaire connue également sous le nom d’inflation.
Le prêteur peut donc exiger une rémunération pour compenser cet effet.

8. CAPITALISATION ET ACTUALISATION
8.1. Principe :
D’après ce qui précède, le taux d’intérêt apparaît comme le taux de transformation de l’argent
dans le temps. Cette relation entre temps et taux d’intérêt signifie que deux sommes d’argent ne
sont équivalentes que si elles sont égales à la même date.
Dès lors, pour pouvoir comparer deux ou des sommes disponibles à différentes dates le passage
par les techniques de calcul actuariel (capitalisation et actualisation) devient nécessaire.

8.2. L’Actualisation :
L’actualisation est une technique qui consiste à faire reculer dans le temps une valeur future pour
calculer sa valeur présente appelée Valeur Actuelle. La valeur actuelle C0 d’une somme d’argent C1
disponible dans une année et placée au taux t, est donnée par la formule suivante :

C0 = C1 (1 + t) -1
Dès lors, la valeur actuelle C0 d’une somme d’argent Cn disponible dans n années d’intervalle et
placée au taux t est égale à:

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
C0 = Cn (1 + t)-n

t0 tn

Valeur actuelle Actualisation Valeur future


C0 Cn
C0 = Cn (1 + t)-n

8.3. LA CAPITALISATION
Contrairement à l’actualisation, la capitalisation consiste à faire avancer dans le temps une valeur
présente pour calculer sa valeur future appelée aussi Valeur Acquise.
La valeur acquise C1 d’une somme d’argent présente C0 capitalisée au taux t pendant une année est
égale à :
C1 = C0 (1 + t)
Dès lors, la valeur future Cn d’une somme d’argent présente C0 disponible après n années et placée
au taux t est égale à :
Cn = C0 (1 + t) n

t0 tn
Valeur actuelle Capitalisation Valeur future
C0 Cn = ?
Cn = C0(1 + t)n

9. L’INTERET SIMPLE
9.1. Principe et champ d’application
L’intérêt simple se calcule toujours sur le principal. Il ne s’ajoute pas au capital pour porter lui-même
intérêt. L’intérêt simple est proportionnel au capital prêté ou emprunté. Il est d’autant plus élevé que
le montant prêté ou emprunté est important et que l’argent est prêté ou emprunté pour longtemps.
Il est versé en une seule fois au début de l’opération, c’est-à-dire lors de la remise du prêt, ou à la
fin de l’opération c’est à dire lors du remboursement. L’intérêt simple concerne essentiellement les
opérations à court terme (inférieures à un an).

9.2. Calcul pratique


Soit,

C : le montant du capital prêté ou emprunté en dinar (valeur nominale)


t : le taux d’intérêt annuel (en pourcentage )
n : la durée de placement (en année )
I : le montant de l’intérêt à calculer en dinar
V : la valeur acquise par le capital (valeur future)
C.t.n
on a : I = C×t(%) ×n I= 100

et V = C + I
C.t.n
V=C+ 100

t.n
V = C(1 + 100)

Remarques :
 Si la durée du placement est exprimée en mois, on aura :
t n
I C. × 100 12

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
C×t×n
I= 1200

t.n
Et V = C(1 + 1200)

 Si la durée du placement est exprimée en jours, on aura :


t n C×t×n
I C. × 360 / I = 36000
100

Et
V = C (1 +
t.n )
36000

 Pour une durée de placement exprimée en jours, l’usage fait que l’intérêt est calculé sur la
base de l’année financière ou commerciale comptant 360 jours et non pas l’année civile
comptant 365 jours ou 366 jours. L’exception est faite pour les comptes à terme et les bons
de caisse dont l’intérêt servi est calculé sur la base de l’année civile, c’est à dire 365 jours.
Par ailleurs, il faut aussi signaler que lorsque la durée est exprimée en jours, les mois sont
comptés à leur nombre exact de jours, et on ne tient compte que de l’une des deux dates
extrêmes.

Exemple :
Une somme de 10000 FCFA est placée sur un compte du 23 Avril au 9 Août au taux simple de 7 %
1/ Calculer le montant de l’intérêt produit à l’échéance.
2/ Calculer la valeur acquise par ce capital.
3/ Chercher la date de remboursement pour un intérêt produit égal à 315 FCFA.

Solution :

C×t×n
On a : I = , C = 10000, t = 7, Calculons alors le nombre de jours de placement.
36000

Avril = 7
Mai = 31
10 000×7×108
Juin = 30 n = 108 jours : I = = 210 𝐹𝐶𝐹𝐴
36000
Juillet = 31
Août = 9
2/ La valeur acquise par ce capital est égale à V,

V = C + I = 10000 + 210 = 10210 FCFA

3/ Date de remboursement correspondant à un intérêt de 315 FCFA


C×t×n 36000×I 36000×I 36000×315
:I= Donc n = = n== == = 162 jours
36000 C×t C×t 10000×7

Avril = 7
Mai = 31
Juin = 30
Juillet = 31
Août = 31
Septembre = 30

n = 160 jours

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
Octobre = 2 jours

162 jours

Date de remboursement = 2 octobre

9.3. TAUX MOYEN D’UNE SERIE DE PLACEMENTS SIMULTANES


Soit J opérations de placement simultanées à intérêt simple de sommes Cj, aux taux tj, sur nj jours.

Opération de placement 1 2 …………………………… J


Capital C1 C2 …………………………… Cj
Taux t1 t2 …………………………… tj
Durée n1 n2 …………………………… nj

Le taux moyen de cette série de placement est un taux unique T qui, appliqué à cette même série,
permet d’obtenir le même intérêt total. L’intérêt total de cette série est égal à :
C1.t1 .n1 C2.t2 .n2 C [Link] .nj
I= 36000
+ 36000
+⋯ 36000

D’après la définition, le taux moyen de placement sera calculé par la résolution de l’égalité suivante
:

Exemple :
Calculer le taux moyen de placement des capitaux suivants :
2000 FCFA placés à 3% pendant 30 jours, 3000 FCFA placés à 4% pendant 40 jours et
4000 FCFA placés à 5% pendant 50 jours.

9.4. TERME ECHU, TERME A ECHOIR, TAUX EFFECTIF


Comme on l’a déjà signalé, selon les modalités du contrat de prêt ou de placement, les intérêts
peuvent être versés en début ou en fin de période :

 Lorsque les intérêts sont payés en fin de période, on dit qu’ils sont post-comptés ou terme
échu. Ils sont calculés au taux d’intérêt simple, sur le capital initial C qui représente le nominal.
Ils sont ajoutés ensuite, au nominal pour constituer le capital final V (valeur acquise).
Pour un capital initial égal à C on a donc

 Lorsque les intérêts sont payés en début de période, on dit qu’ils sont précomptés ou terme
à échoir. Ils sont calculés sur le nominal, qui constitue la somme finale C et retranchés du
nominal pour déterminer la somme initiale ou mise à disposition. Etant donné un nominal égal
à C, on aura alors C’= C – I, où C’désigne la somme initiale.

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
 Quand les intérêts sont payables d’avance, le taux d’intérêt effectif est celui appliqué au
capital effectivement prêté ou emprunté C’donne le montant de l’intérêt produit. En
désignant par T, le taux effectif, on aura alors :

Exemple :
Une personne place à intérêts précomptés la somme de 30000 dinars pour une durée de 6 mois au
taux de 10 %. Quel est le taux effectif de ce placement ?

10. L’INTERET COMPOSE


4.1. Principe et champ d’application
Un capital est dit placé à intérêt composé, lorsqu’à l’issue de chaque période de placement, les
intérêts sont ajoutés au capital pour porter eux même intérêts à la période suivante au taux convenu.
On parle alors d’une capitalisation des intérêts. Cette dernière opération est généralement
appliquée lorsque la durée de placement dépasse un an.

4.2. Calcul Pratique


Soit,
C0 : le capital initial
i : le taux d’intérêt par période pour une durée d’un an
n : nombre de périodes de placement
Cn : Valeur acquise par le capital C0 pendant n périodes
Le tableau qui suit présente la méthode de calcul des intérêts et de valeur acquise à la fin de chaque
année :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
La valeur acquise par le capital C0 à la fin de n périodes au taux i est donc donnée par la formule
suivante : Cn = C0 (1+i) n

Remarques :
La formule Cn = C0 (1 + i) n n’est applicable que si le taux d’intérêt i et la durée n sont homogènes,
c’est à dire exprimés dans la même unité de temps que la période de capitalisation.

Si par exemple, il est convenu entre le prêteur et l’emprunteur que les intérêts doivent être capitalisés
à la fin de chaque mois, la formule ne sera applicable que si le taux d’intérêt est mensuel et que la
durée de placement est exprimée en mois.

Exemple :
Une somme de 10000 FCFA est placée pendant 5 ans au taux annuel de 10%.
1/ Quelle somme obtient-on à l’issue de ce placement ?
2/ Si au bout de cette période de placement on souhaite obtenir 20000 FCFA, quelle somme doit-
on placer aujourd’hui ?
3/ Si la somme placée aujourd’hui est de 10000 FCFA, après combien de temps disposera-t-on
d’une somme égale à 23580 FCFA ?
4/ Si au bout de 5 ans la valeur acquise du placement est de 17821 FCFA à quel taux le placement
a été effectué ?

FCFA

FCFA

FCFA

5 . TAUX PROPORTIONNEL ET TAUX EQUIVALENT


Les taux d’intérêt sont généralement exprimés en taux annuels. Mais, on peut considérer une période
plus courte que l’année, par exemple, le semestre, le trimestre le mois ou le jour. De même, les intérêts
peuvent être capitalisés chaque semestre, chaque trimestre, chaque mois ou chaque jour. Ainsi,
lorsque le taux d’intérêt est annuel et l’on considère une période inférieure à l’année, le taux
d’intérêt prévalant pour cette période devra être calculé. Pour ce faire, on emploie l’un des deux
taux suivants :
 Le taux proportionnel
ou
 Le taux équivalent

5.1. Taux proportionnel


Deux taux correspondants à des périodes différentes sont dits proportionnels, lorsque leur rapport
est égal au rapport de leurs périodes de capitalisation respectives.
soit,
i : taux annuel
p : le nombre de périodes dans l’année
ip : taux proportionnel par période
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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
𝑖
On a alors ip = p

𝑖
is = taux semestriel, alors is =2

𝑖
it = taux trimestriel, alors it =4

𝑖
im = taux mensuel, alors im =
12

5.2. TAUX EQUIVALENT


Deux taux correspondants à des périodes de capitalisation différentes, sont dits équivalents lorsqu’ils
produisent la même valeur acquise quand ils sont appliqués au même capital.

Soit,
i : taux annuel équivalent
p : nombre de périodes de l’année
ip : taux équivalent par période

𝑝
On a alors : ip = √(1 + 𝑖)-1

Ainsi si:
is = taux semestriel, alors is =(1+i)1/2 -1

it = taux trimestriel, alors it = (1+i)1/4 -1

im = taux mensuel, alors im = (1+i)1/12 -1

Exemple :
Calculer le taux semestriel proportionnel et le taux semestriel équivalent pour i = 9 %.
0.09
Taux semestriel proportionnel is = 2 = 0,045 = 4,5%

Taux semestriel équivalent is = (1+0,09) 1/2 -1 = 0,044 = 4,4%

6. APPLICATION A QUELQUES INSTRUMENTS DE PLACEMENT DE CREDIT


6.1. Le Compte d’épargne
C’est un compte nominatif sur lequel sont servis des intérêts. Il est mis à la disposition des clients par
les différentes banques commerciales du pays et sous différentes formes : le livret d’épargne, le
plan épargne études, le plan épargne résidence etc.

Une personne physique ne peut avoir qu’un seul compte d’épargne par banque. Le compte
d’épargne peut recevoir des versements en espèces ou par chèque et des virements (opérations de

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
crédit) et subir des retraits en espèces ou par virements (opérations de débit). Le montant minimum
de chaque opération de crédit ou de débit est fixé à un certain montant d’un pays à l’autre, au
Maroc il est fixé à 10 dinars.

Les intérêts servis sur les comptes d’épargne sont calculés selon le principe de l’intérêt simple sur la
base d’un taux appelé le Taux de Rendement de l’Epargne (TRE) indexé au taux du marché
monétaire (TMM) :
TRE = TMM - 2%
Avec TMM = Taux moyen du marché monétaire
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑇𝑀 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝é𝑟𝑖𝑜𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑖𝑑é𝑟é𝑒
TMM = n

Et tels que :
TM = le taux du jour du marché monétaire ou le taux de la veille pour les jours chômés.
n = le nombre de jours de la période considérée y compris les jours chômés
Le TRE est généralement fourni aux banques par la banque centrale. Pour un mois quelconque, on
emploi le TRE du mois précédent.

De point de vue fonctionnement (Circulaire B.C.T. N°20 03-10, du 15 septembre 2003), la principale
caractéristique des comptes d’épargne est que les crédits ne portent intérêts qu’à compter du
septième jour ouvrable suivant le jour (j) de dépôt.

En ce qui concerne les débits, ils sont réputés être effectifs le septième jour ouvrable précédant le
jour (j) de retrait.

Outre les intérêts, une prime dite de fidélité est servie sur les fonds restés stables au taux de :
· 0,5% pour les fonds restés stables pendant une durée égale ou supérieure à une année et inférieure
à 2 ans.
· 1% pour les fonds restés stables pendant une durée égale ou supérieure à 2 ans
Les intérêts relatifs au compte d’épargne sont décomptés et capitalisés à chaque arrêté trimestriel
pour leur net d’impôt, c’est à dire après une retenue à la source égale à 20 %.

Il faut également remarquer que le calcul du taux équivalent s’avère nécessaire lorsqu’il y a une
différence entre la période de capitalisation (trimestre) et l’horizon pour lequel le taux d’intérêt est
défini (année). Ce passage logique par le taux équivalent est parfois ignoré sur le plan pratique.
Certaines banques appliquent en effet, la méthode du taux proportionnel.

Exemple :
Le 12 Août 2004 Mr X a ouvert un compte d’épargne à la BGFI. Le même jour, il en a déposé une
somme égale à 1000 FCFA.
De cette date jusqu’à la fin de l’année, Mr X a effectué les opérations suivantes :
- le 30 Août versement 200 FCFA
- le 10 Septembre versement 50 FCFA
- le 17 Septembre retrait 100 FCFA
- le 01 octobre versement 250 FCFA
- le 16 Novembre versement 150 FCFA
- le 27 Décembre retrait 50 FCFA

Les taux d’intérêt mensuels (TRE) sont :


- Juillet 3%
- Août 3%
- Septembre 3,125 %
- Octobre 3,125 %
- Novembre 3,125 %
- Décembre 3,125 %

Déterminer la valeur acquise nette au 31/12/2004.

Solution :
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Décompte des intérêts sur livret d’épargne.

FCFA

Valeur acquise nette au 01/01/2005 = 1511,585 FCFA


6.2. Les Bons de caisse
Ce sont des bons nominatifs délivrés par une banque à toute personne physique en échange de
l’argent qui lui est confié pour une période déterminée à l’avance (minium 3 mois, maximum 5 ans)
moyennant des intérêts. A l’échéance, le client se fait rembourser du montant du bon sur présentation
de ce dernier à la banque. Les intérêts servis sur les bons de caisse sont calculés sur la base d’une
année de 365 jours (année civile). S’ils sont à terme échu on applique la formule suivante :
𝐶.𝑡.𝑛
I = 36500

Par contre, s’ils sont payables d’avance c’est à dire à la souscription, on applique la formule :
𝐶.𝑡.𝑛
I = 36500−t.n

Enfin, il faut noter que, comme pour le compte d’épargne, les intérêts servis sur les bons de caisse
subissent une retenue à la source au titre de l’impôt égale à 20 %.

6.3. Le crédit pour caisse


C’est un concours bancaire non mobilisé (non matérialisé par des effets), permettant à l’entreprise
de combler ses écarts temporaires et périodiques de trésorerie dus aux décalages entre les flux de
recettes et de dépenses. Il offre ainsi, au client la possibilité de rendre son compte débiteur dans la
limite d’un montant maximum et sur une durée déterminée. On l’appelle aussi le découvert bancaire.
Le coût global du découvert est formé par l’intérêt et la commission :

 L’intérêt est post-compté en fonction du montant du découvert, du nombre de jours et du taux


d’intérêt (exemple : MM + 3 %)
 La commission calculée sur la base du plus fort découvert du mois et un coefficient fixé par
la banque.

Exemple :
Le compte de la société X présente un découvert moyen de 150000 FCFA du 1/04 au 30/06 soit
90 j. Les plus forts découverts mensuels ont été de :
500.000 le 06 / 04
400.000 le 25 / 05

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300.000 le 08 / 06
La commission du plus fort découvert (1/ 800) est perçue chaque mois.
Taux d’intérêt = 9,5 %
Calculer le coût réel du découvert.

Solution :
𝐶.𝑡.𝑛 150000.9.5.90
Montant des intérêts = = , donc I = 3562,500 FCFA
36000 36000
Commission du plus fort découvert = (500000+400000+300000) × (1/800) = 1500 FCFA
(3562,500+1500)×360
Coût réel du découvert = = 0,135 = 13,5 %
150000×90

6.4. L’escompte
L’escompte est une opération de crédit par laquelle la banque transforme une créance, matérialisée
par un effet de commerce, en liquidité au profit de son client, avant son échéance et contre remise
de l’effet. La banque crédite ainsi le compte de l’entreprise du montant de l’effet escompté diminué
des agios. On distingue l’escompte commercial de l’escompte rationnel.

6.4.1. L’escompte commercial


C’est l’intérêt simple calculé à un taux indiqué par le banquier sur une somme égale à la valeur
nominale de l’effet et une durée allant du jour de la négociation jusqu’au jour de l’échéance ; c’est
la méthode appliquée en pratique.
Soit,
V : la valeur nominale de l’effet, c’est la valeur de l’effet à son échéance
t : taux d’escompte
n : durée de l’escompte, c’est le nombre de jours séparant la date de négociation de l’effet de sa
date d’échéance.
e : l’escompte commercial
a : la valeur actuelle commerciale
𝑉.𝑡.𝑛
On a : e=
36000

et a = V-e

Calcul de la valeur actuelle (a) en fonction de la valeur nominale (V)


a = V-e
𝑉.𝑡.𝑛
a = V - 36500
𝑡.𝑛
a = V(1- )
36000
36000−𝑡.𝑛
a=V( 36000
)

Calcul de l’escompte (e) et de la valeur actuelle (a) en fonction du diviseur (D)


36000
Si on note par D = diviseur = t
𝑉.𝑛
On aura e= D

a = V-e
𝑉.𝑛
a=V- D
𝐷− 𝑛
a=V( D
)

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6.4.2. L’escompte rationnel
C’est l’intérêt calculé sur la somme effectivement prêtée par la banque : la valeur actuelle
rationnelle. Cette valeur augmentée des intérêts, calculés en fonction de cette valeur et du nombre
de jours couru de la négociation à l’échéance de l’effet, devient égale à la valeur nominale.
Soit,
e’ : escompte rationnel
a’ : valeur actuelle rationnelle
V : valeur nominale de l’effet
t : taux d’escompte
n : durée de l’escompte

𝑎 ′ .𝑡.𝑛
e’ = 36000
-

Calcul de la valeur actuelle rationnelle (a’) en fonction de la valeur nominale (V)


On a : V = a’ + e’
𝑎 ′ .𝑡.𝑛 𝑡.𝑛
V = a’ + 36000 = a’(1 + 36000)
36000+𝑡.𝑛
D’où : V = a’( 36000
)
36000×𝑉
a’ = 36000+t×n

Calcul de l’escompte rationnel (e’) et de la valeur actuelle rationnelle (a’) en fonction du diviseur
(D)

𝑎 ′ .𝑛
e’ = D

V = a’ + e’
𝑎 ′ .𝑛
V = a' + D
𝑛
V = a'(1+D)
𝐷+𝑛
V = a'( D
)
𝑉. 𝐷
a' = D+n

Si on calcule l’escompte rationnel e’ en fonction de la valeur nominale V on aura :


𝑎 ′ .𝑡.𝑛
e' = 36000
36000.𝑉
𝑡.𝑛
e' = 36000+t.n
36000
𝑉.𝑡.𝑛
e' = 36000+t.n
𝑉.𝑛
Ou e' = D+n

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6.4.3. Date d’équivalence
Soit deux effets de sommes différentes et d’échéances différentes escomptés au même taux. On dit
que ces deux effets sont équivalents à une date déterminée, lorsque à cette date les deux effets ont
la même valeur actuelle.
Echéance
Effet 1 = E 1 x jours
Echéance
Effet 2 = E 2 (x + m) jours

La date d’équivalence est déterminée à partir de l’égalité suivante : a1 = a2 En utilisant la formule


de a en fonction du diviseur, on aura :

Remarques :
 La date d’équivalence de deux effets, dans le cas ou elle existe, est antérieure à la date
d’échéance la plus proche.
 La date d’équivalence doit être postérieure aux dates à partir desquelles les deux effets
ont été créés.
 Deux effets ne peuvent être équivalents qu’à une seule date.

Exemple :
Soit,
- E 1 : effet de commerce de valeur nominale 9840 FCFA à échéance 31 octobre.
- E 2 : effet de commerce de valeur nominale 9900 FCFA à échéance 30 Novembre. Ils sont
négociés au taux de 7,2 %. Déterminer la date d’équivalence des deux effets.

A la date d’équivalence cherchée, les valeurs actuelles commerciales des deux effets sont égales. On sait
que :
𝑉×𝑡×𝑛
a=V- 36000

9840×7.2×𝑥 9900×7.2×(𝑥+30)
On aura donc : a = 9840 - = 9900 - , x = 50 jours.
36000 36000

La date d’équivalence cherchée se situe 50 jours avant le 31 octobre soit au 11 Septembre.

6.4.4. Renouvellement d’un effet


Soit un effet principal de valeur V1 d’échéance E1, qu’on veut remplacer par un autre effet de valeur V2
et d’échéance E2. Le taux d’intérêt est égal à t. On sait que l’effet de remplacement devrait avoir la
même valeur actuelle que l’ancien effet c’est à dire a1 = a2
Deux cas sont possibles :
 L’échéance de l’effet de remplacement E2 étant fixée, donc n2 connu. On doit alors chercher la
valeur V2 de l’effet de remplacement : V1(D − n1) = V2 (D − n2)

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
V1(D − n1)
Donc V2 = (D − n2)

 La valeur de l’effet de remplacement V2 étant connu, on doit donc chercher l’échéance E2 et par
fconséquent n2.
V1 (D – n1) = V2 (D – n2)
V1. D – V1. n1 = V2.D – V2.n2
D (V2 – V1) + V1. n1 = V2.n2
D (V2 – V1) + V1.n1
n2 = V2

6.4.5. Echéance moyenne de deux ou plusieurs effets


On appelle échéance moyenne, la date à laquelle plusieurs effets à échéances différentes escomptés au
même taux, peuvent être remplacés par un seul effet, qui leur soit équivalent et dont la valeur est la
somme des valeurs nominales des effets donnés. A une date donnée, la valeur actuelle de l’effet de
remplacement est égale à la somme des valeurs actuelles des différents effets. a= 𝝨ai

V(D – n) ΣVi(D – ni)


D
= D

V.D – V.n = 𝝨 Vi(D-ni)


or V = 𝝨Vi
Σ[Link]
Donc n= ΣVi

6.4.6. Le coût de l’escompte


Le coût de l’escompte est constitué par l’ensemble des prélèvements effectués par le banquier, il
comprend :
Σ[Link]
 L’escompte (e) : e = 36000
pour i effets.
 Les commissions (c): la banque centrale autorise les banques à retenir des commissions sur
l’escompte des effets de commerce. Ces commissions peuvent être fixes ou variables en fonction
de la valeur de l’effet.
 La taxe sur la valeur ajoutée (TVA): les commissions sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée
au taux de 18%.
Ainsi, on peut définir le taux de revient de l’escompte TR qui, appliqué à la valeur nette reçu à la suite
de l’opération d’escompte pour une durée n, donne le coût de l’escompte :
Valeur [Link].n
Coût de l'escompte = 36000

Valeur [Link].n
e + c +TVA = 36000

36000(e + c +TVA)
D’où Tr =
Valeur nette.n

Remarque :
Le taux réel de l’escompte (T) est différent du taux de revient de l’escompte puisqu’il se calcul en
employant la valeur nominale de l’effet à la place de la valeur nette.

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
DEUXIEME CHAPITRE : LES ANNUITES
1. DEFINITION ET CARACTERISTIQUES
On appelle annuités une suite de flux monétaires perçus ou réglés à intervalles de temps égaux.
Le terme « annuité » est habituellement réservé à des périodicités annuelles. Lorsque la période
est différente de l’année, il est préférable de remplacer le terme « annuité » par « semestrialité
», « trimestrialité » ou « mensualité ». L’étude des annuités consiste à déterminer la valeur
actuelle ou la valeur acquise, à une date donnée, d’une suite de flux. Elle prend en considération
la date du premier flux, la périodicité des flux, le nombre des flux et le montant de chaque flux.
Lorsque les annuités sont égales, on parle d’annuités constantes, alors que lorsque leur montant
varie d’une période à une autre, on parle d’annuités variables. Les annuités peuvent être perçues
ou versées en début de période ou en fin de période. Les annuités peuvent être certaines lorsque
leur nombre est connu à l’avance, aléatoires ou viagères, lorsque leur nombre est inconnu au
moment du contrat ou enfin perpétuelles lorsque leur nombre est illimité.
2. LES ANNUITES CONSTANTES
La valeur acquise ou la valeur actuelle d’une suite d’annuités constantes dépend de la date de
versement c’est à dire début de période ou fin de période.
2.1. Les annuités constantes de fin de période
2.1.1. La Valeur acquise
On appelle valeur acquise par une suite d’annuités constantes de fin de période, la somme des
annuités (Vn) exprimée immédiatement après le versement de la dernière annuité

Si on note par :
Vn : la valeur acquise par la suite des annuités
a : l’annuité constante de fin de période
n : le nombre de périodes (d’annuités)
i : le taux d’intérêt par période de capitalisation

On a alors :

Il s’agit d’une suite géométrique de premier terme 1, de raison géométrique q = (1+i) et


comprenant n termes. La formule devient donc :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
2.1.2. La Valeur acquise exprimée p-périodes après le dernier versement

Soit Vp n la valeur acquise de la suite des annuités constantes de fin de période exprimée p
périodes après le dernier versement.

On peut donc écrire :

2.1.3 La Valeur actuelle


On appelle valeur actuelle d’une suite d’annuités constantes de fin de période, la somme des
annuités actualisées (V0) exprimée à la date origine.

Si on note par :
V0 = la valeur actuelle par la suite des annuités
a = l’annuité constante de fin de période
n = le nombre de périodes (d’annuités)
i = le taux d’intérêt par période de capitalisation

Alors :
V0 = a(1+i) -1 + a(1+i) -2 + …+ a(1+i)-n+1 + a(1+i)-n
V0 = a [ (1+i)-1 + (1+i)-2 + …..+ (1+i)-n+1 + (1+i)-n ]
V0 = a (1+i)-1 [ 1+ (1+i)-1 + …..+ (1+i)-n+2 + (1+i)-n+1 ]
On a donc une suite géométrique de premier terme 1, de raison géométrique q = (1+i)-1 et
comprenant n termes. La formule devient :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
2.1.4 La Valeur actuelle exprimée p-période avant la date d’origine

2.2. Les annuités constantes de début de période


2.2.1. La Valeur acquise

Vn = a(1+i) + a(1+i)2 + ………+ a(1+i) n-1 + a(1+i) n


Vn = a(1+i) [1 + (1+i) + (1+i)2 + …+ (1+i) n-2 + (1+i) n-1]
On a donc une suite géométrique de premier terme 1, de raison géométrique q = (1+i) et
comprenant n termes. La formule devient donc :

2.2.2. La Valeur acquise exprimée p-périodes après la date n

En se basant sur les mêmes principes que précédemment, on aura :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
2.2.3. La Valeur actuelle

V0 = a + a(1+i) -1 + a(1+i) -2 + …+ a(1+i) -n+1


V0 = a [1+ (1+i) -1 + (1+i) -2 + …+ (1+i) -n+1]
On a donc une suite géométrique de premier terme 1, de raison géométrique q = (1+i) -1 et
comprenant n termes. La formule devient :

2.2.3. La Valeur actuelle exprimée p-périodes avant la date d’origine

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
3. LES ANNUITES VARIABLES
3.1. Les annuités quelconques
3.1.1. Les annuités quelconques de fin de période
[Link]. La Valeur Acquise
Si on note par :
Vn = la valeur acquise par la suite des annuités.
ap = l’annuité à la date p.
n = le nombre de périodes (d’annuités)
i = le taux d’intérêt par période de capitalisation

Alors :
Vn = an + an-1(1+i) +……+ a2(1+i) n-2+a1(1+i) n-1

[Link]. La Valeur Actuelle


V0 = a1(1+i) -1 + a2(1+i) -2 +……+ an-1(1+i) -n+1+an(1+i) -n

3.1.2. Les annuités quelconques de début de période


3.1.2. 1. La Valeur Acquise
Vn = an (1+i) + an-1(1+i)2 +……+ a2 (1+i) n-1+a1(1+i) n

3.1.2. 1. La Valeur Actuelle


V0 = a1+ a2(1+i) -1 +……+ an-1(1+i) -n+2+an(1+i) -n+1

3.2. Les annuités en progression arithmétique


3.2.1. Les annuités de fin de période en progression arithmétique
[Link]. La Valeur acquise
Soit une progression arithmétique d’annuités de raison r représentée par le graphique suivant :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
Ou encore,

Calculons S

Calculons S(1+i)

Calculons S(1+i) –S

Ou encore,

Donc,

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
Or,

On remplace S par son expression. On obtient :

Exemple :
Calculer la valeur acquise d’une suite d’annuités de fin de période, en progression
arithmétique dont les caractéristiques sont les suivantes :
a = 1 000 FCFA
n = 5ans
i = 5%
r = 100 FCFA

Solution :

[Link]. La Valeur actuelle


On sait que : Vn = V0 (1+i) n
Donc : V0 = Vn(1+i)-n

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
3.2.2. Les annuités de débutr de période en progression arithmétique
[Link]. La Valeur acquise

[Link]. La Valeur actuelle


On sait que : V0 = Vn(1+i)-n ce qui équivaut à dire que :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
3.3. Les annuités en progression géométrique
3.3.1. Les annuités de fin de période en progression géométrique
[Link]. La Valeur acquise
Soit une progression géométrique d’annuités de fin de période, de raison q représentée par le
graphique suivant :

[Link]. La Valeur actuelle


On sait que : V0 = Vn(1+i) –n, ce qui équivaut alors à dire que :

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
3.3.2. Les annuités de début de période en progression géométrique
[Link]. La Valeur acquise

[Link]. La Valeur actuelle

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
TROISIEME CHAPITRE : LES EMPRUNTS INDIVIS ET LES
EMPRUNTS OBLIGATAIRES
1. Les emprunts indivis
1.1 . Définition
Un emprunt indivis est un emprunt ordinaire faisant l’objet d’un contrat entre un prêteur et un
emprunteur. Il n’y a qu’un seul prêteur, il est donc indivisible, d’où le qualificatif indivis.
Le remboursement de cet emprunt s’effectue généralement, par annuités de fin de période.
Chaque annuité est composée de deux éléments :
 Un remboursement d’une partie du capital emprunté, appelé l’amortissement ;
 Une partie de l’intérêt calculée sur la base du taux d’intérêt convenu entre les deux
parties et du capital restant dû dépendant.

1.2 . Remboursement d’un emprunt


Le remboursement d’un emprunt dépend du mode d’amortissement utilisé (in fine, par annuités
constantes ou par amortissement constant). D’une façon générale, le tableau d’amortissement se
présente comme suit :

Avec :
C0 : Capital restant dû au début de la première année, soit le montant de l’emprunt.
Ip : Intérêt de la pème période.
mp : Amortissement de la pème période.
ap : Annuité de la pème période.
Cp-1 : Capital restant dû au début de la pème période.

Les amortissements servent à rembourser la dette, donc leur somme est égale au capital
𝑛
emprunté : ∑𝑃=1(𝑚𝑝 ) = 𝐶0

Après le paiement du nème amortissement mn, le capital restant dû est égal à zéro donc la dette
non remboursée avant le paiement de mn est égale à mn c’est à dire Cn-1 = mn

Relation entre deux annuités successives :

Filière Sciences économiques et Gestion – Semestre 2


A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
1.2.1. Remboursement in fine
Le remboursement du capital d’un emprunt s’effectue en une seule fois, à la fin du contrat. Le
montant de l’intérêt (I) versé à chaque échéance, prévue par le contrat, est égal au montant
emprunté multiplié par le taux d’intérêt.

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
1.2.2. Remboursement par annuités constantes

[Link]. Loi de succession des amortissements


On a : ap+1 – ap = mp+1 - mp (1+i)
Et ap+1 = ap, ce qui implique mp+1 - mp (1+i) = 0, d’où : mp+1 = mp (1+i)
Pour p=1, on a :
m1+1 = m2= m1 (1+i)
Pour p=2, on a :
m3= m2 (1+i)= m1 (1+i)(1+i) =m1(1+i)2
Pour p=3, on a :
m4= m3 (1+i) = m1(1+i)2(1+i) = m1(1+i)3

mp= m1(1+i)p-1
On a :
mn= m1(1+i)n – 1
Or, a = mn(1+i)

D’où, a = m1(1+i) n - 1×(1+i) = m1(1+i) n


Donc : a = m1(1+i) n

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
[Link]. Relation entre C0 et le premier amortissement (m1)
C0 = m1 + m2 +m3 +m4 +…+mn
C0 = m1 + m1(1+i) + m1(1+i)2 + m1(1+i)3 +…+ m1(1+i) n – 1
C0 = m1[1 + (1+i) + (1+i)2 + (1+i)3 +…+ (1+i) n – 1]

[Link]. Relation entre C0 et l’annuité constante (a)


La valeur actuelle des annuités = C0
𝐚
a = m1(1+i)n, ce qui implique que m1= (𝟏+𝒊)𝒏 = a (1+i)-n

En remplaçant m1, par sa valeur dans l’équation C0 dans la partie [Link]., on obtient :
(1+𝑖)𝑛 −1
C0 = a (1+i)-n ×[ ],
𝑖

D’où :

Exemple :
Le tableau d’amortissement d’un emprunt remboursable par annuités constantes indique que les
intérêts payés l’avant dernière année s’élèvent à 12 300 FCFA et les intérêts payés la dernière
année sont égaux à 6 300 FCFA. Enfin, la différence entre les intérêts de la 1ère année et ceux
de la 2ème année s’élève à 4 061,040 FCFA. Déterminer i, a, m1 puis C0.

Solution :
On a In-1 = 12300 FCFA = Cn-2. i = (mn-1 +mn).i
In = 6300 FCFA = Cn-1. i = mn.i
I1 - I2 = 4061,040 FCFA = C0×i - C1×i = (C0 - C1) × i = m1× i
On sait que : mn = mn-1×(1+i)

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
[Link]. Expression de la dette amortie et non amortie après le versement de
pème annuité
Après le paiement de la pème annuité, la partie de l’emprunt qui a été remboursée s’élève à la
somme des p premiers amortissements : Rp
Rp = m1 + m2 + …. +mp

[
Rp= m1 1 + (1+i) + (1+i)2 + (1+i)3 +…+ (1+i) p – 1 ]
(1+𝑖)𝑝 −1 𝐢
Rp= m1[ ]. Or, m1 = C0
𝑖 (𝟏+𝒊)𝒏 −𝟏

(𝟏+𝒊)𝒑 −𝟏
Alors, Rp= C0 (𝟏+𝒊)𝒏 −𝟏

La dette non amortie est égale à C0 - Rp

1.2.3. Remboursement d’un emprunt par amortissements constants


Soit :
C0 : le montant de l’emprunt
n : le nombre d ’annuités
m : amortissement constant

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
[Link]. Loi de succession des annuités
On a : ap+1 - ap = mp+1 - mp(1+i)
Or, mp+1 = mp = C0/n
Donc :

C0
On remarque que les annuités sont en progression arithmétique de raison − ⋅ⅈ
n

Exemple :
Un emprunt indivis contracté au taux annuel i est remboursable par 5 annuités : a1, a2, a3, a4,
a5. Les amortissements successifs m1, m2, m3, m4 et m5 forment une progression géométrique de
raison (1+k), k étant différent de i.
1) Sachant que :
- Les intérêts de la 2ème année I2 = 102102 FCFA
- Les intérêts de la 4ème année I4 = 55902 FCFA.
- le 2ème amortissement m2 = 440000 FCFA.
Calculer i
2) Déterminer le montant de l’emprunt et dresser le tableau d’amortissement.

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A L’usage des étudiants de deuxième année Sciences de Gestion & Etudes Comptables
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2. LES EMPRUNTS OBLIGATAIRES
2.1. Définition
Lorsque le montant de l’emprunt est très élevé, l’emprunteur est obligé de s’adresser à plusieurs
prêteurs appelés « obligataires » ou « souscripteurs ». En effet, le montant de l’emprunt est
divisé en parts égales négociables appelées obligations. En dehors de certains cas particuliers,
l’obligation donne à son détenteur le droit de percevoir un intérêt annuel (coupon) et d’être
remboursé de son titre à l’échéance. Les principes mathématiques sont identiques à ceux des
emprunts indivis sauf que le capital emprunté est remboursé à différents prêteurs. Donc, pour
constituer un capital de nominal C0, l’emprunteur émet N obligations égales d’un montant VN. On
aura :

C0 = VN × N

2.2. Les principales caractéristiques d’une obligation


Les obligations sont caractérisées par les éléments suivants :
 La valeur nominale (VN) : C’est la valeur faciale de l’obligation. Elle est unique pour
toutes les obligations d’un même emprunt. Elle constitue le montant à partir duquel est
établi le tableau d’amortissement et la base de calcul des intérêts.

 La valeur d’émission (VE) : C’est la somme effectivement payée par l’obligataire pour
l’achat d’une obligation. Ce prix peut être différent du nominal. Lorsqu’il est égal au
nominal, on dit que l’obligation est émise « au pair », s’il en est inférieur, on dit que
l’obligation est « au-dessous du pair » alors que s’il en est supérieur, on dit que l’émission
est « au-dessus du pair ». La différence entre la valeur d’émission et la valeur nominale
est appelée prime d’émission.

 La valeur de remboursement (VR) : C’est la somme versée par l’emprunteur au moment


du remboursement de l’obligation. Cette somme peut être égale à la valeur nominale,
on parle dans ce cas d’un remboursement « au pair », ou supérieure à la valeur nominale
et on parle alors d’un remboursement « au-dessus du pair ». La différence entre la valeur
de remboursement et la valeur d’émission est appelée prime de remboursement. Le mode
de remboursement peut être :

 En bloc ou in fine : tous les titres sont remboursés en une seule fois à l’échéance.
 Par amortissement constant : un même nombre d’obligations tirées au sort est
remboursé chaque année.
 Par annuités sensiblement constantes : les obligations à amortir chaque année
sont également tirées au sort. Les annuités ne sont pas strictement constantes
parce que l’amortissement doit concerner un nombre entier d’obligations.

 Le taux nominal (i) : C’est la rémunération de l’obligation. On l’appelle aussi taux facial.
Appliqué à la valeur nominale, il permet de calculer le montant des intérêts (coupon).
 La date de souscription : C’est la date de règlement de l’achat de l’obligation par le
souscripteur.
 La date de jouissance : C’est la date à partir de laquelle les intérêts commencent à courir.
 Le coupon (c) : c’est le montant des intérêts servis à chaque échéance, pour chaque
obligation. On a : c = VN * i.

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2.3. Les principales caractéristiques d’une obligation
Soit :
o N: nombre des obligations émises.
o VE: prix d’émission de l’obligation.
o VN: valeur nominale de l’obligation.
o VR: valeur de remboursement de l’obligation.
o i : taux du coupon.
o c: coupon = VN * i.
o N1, N2……Nn : nombre d’obligation restant en circulation après le 1er, 2e ……ne tirage.
(Nn = 0)
o m1, m2……mn : nombre de titres amortis au 1er, 2e ,……ne tirage.
o a1, a2……an : montant de l’annuité relative au 1er, 2e ,…..ne tirage

2.3.1. Relation entre les annuités et les amortissements

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2.4. Remboursement d’un emprunt obligataire par annuités constantes
2.4.1. Loi de succession des amortissements

Les amortissements sont en progression géométrique de raison (1+r).

2.4.2. Relation entre le nombre d’obligation et l’annuité (n) constante


On peut démontrer que :

2.5. Remboursement d’un emprunt obligataire par amortissements constants


C0
Comme pour l’emprunt indivis, les annuités sont en progression arithmétique de raison (− ⋅ ⅈ)
n

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