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Exercices sur les applications linéaires

Le document présente une série d'exercices d'algèbre sur les applications linéaires, incluant des exercices sur la détermination de la linéarité, des noyaux et des images d'applications. Les corrections détaillent les méthodes pour résoudre chaque exercice, en expliquant les concepts de noyau, image, injectivité et surjectivité. Les exercices couvrent des applications de R2 à R2, R3 à R3, et des polynômes, ainsi que des endomorphismes.

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Exercices sur les applications linéaires

Le document présente une série d'exercices d'algèbre sur les applications linéaires, incluant des exercices sur la détermination de la linéarité, des noyaux et des images d'applications. Les corrections détaillent les méthodes pour résoudre chaque exercice, en expliquant les concepts de noyau, image, injectivité et surjectivité. Les exercices couvrent des applications de R2 à R2, R3 à R3, et des polynômes, ainsi que des endomorphismes.

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Université Badji Mokhtar Annaba Année 2021-2022

Faculté des Sciences-MI 1


ère
année Série d'exercices d'algèbre n 2

Applications linéaires

Exercice 1 Déterminer si les applications suivantes sont linéaires


a)f1 : R2 → R2 b)f2 : R3 → R3 c)f3 : R3 [X] → R3
(x, y) → (2x + y, x − y) (x, y, z) → (xy, x, y) P → (P (−1), P (0), P (1))

Exercice 2 Soit l'application f dénie de R2 dans R2 par :


f (x, y) = (x + y, x − y).

1. Déterminer kerf , et Imf et donner leurs dimensions, f est-elle bijectives ?


2. Déterminer f ◦ f .
Exercice 3 Soit E = R3 . On note B = {e1 , e2 , e3 } la base canonique de R3 et ϕ l'endomor-
phisme de R déni par :
3

ϕ(e1 ) = −2e1 + 2e3 ; ϕ(e2 ) = 3e2 ; ϕ(e3 ) = −4e1 + 4e3 .

1. Soit u = (x, y, z) ∈ R3 . Calculer ϕ(u)


2. Déterminer une base de Kerϕ
3. u est-il injectif ? peut-il être surjectif ? Pourquoi ?
4. Déterminer une base de Imϕ. Déduire le rang de ϕ
5. Montrer que E = Kerϕ ⊕ Imϕ.
Exercice 4 Soit f un endomorphisme de E . Montrer que ker(f ) ∩ Im(f ) = f (ker(f ◦ f )).
Exercice 5 Soit E = Rn [X] l'espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à n, et
f : E → E dénie par :
f (P ) = P + (1 − X)P 0
Montrer que f est un endomorphisme de E , donner une base de Imf et de Ker(f ).
Exercice 6 (Devoir) On considère l'application linéaire f de R3 dans R4 dénie par
f (x, y, z) = (x + z, y − x, z + y, x + y + 2z)

1. Calculer les images par f des vecteurs de la base canonique (e1 , e2 , e3 ) de R3 . En déduire
une base de Imf et le rang de f
2. Déterminer une base de Kerf
3. L'application f est-elle injective ?surjective ?

1
Université Badji Mokhtar Annaba Année 2021-2022
Faculté des Sciences-MI 1
ère
année Série d'exercices d'algèbre n 2

Applications linéaires

Correction 1 a) f1 est linéaire si et seulment si


∀u, v ∈ R2 , ∀λ ∈ R, f1 (λu + v) = λf1 (u) + f1 (v)

f1 (λu + v) = f1 (λ(x, y) + (x0 + y 0 ))


= f1 (λx + x0 , λy + y 0 ))
= (2λx + 2x0 + λy + y 0 , λx + x0 − λy − y 0 )
= (2λx + λy, λx − λy) + (2x0 + y 0 , x0 + y 0 )
= λ(2x + y, x − y) + (2x0 + y 0 , x0 + y 0 )
= λf1 (u) + f1 (v)

d'où f1 est une application linéaire.


b) f2 est linéaire si et seulment si
∀u, v ∈ R2 , ∀λ ∈ R, f2 (u + v) = f2 (u) + f2 (v)

et
∀u ∈ R2 , ∀λ ∈ R, f2 (λu) = λf2 (u)

f2 (u + v) = f2 ((x, y) + (x0 , y 0 ))
= f2 (x + x0 , y + y 0 ))
= ((x + x0 )(y + y 0 ), x + x0 , y + y 0 )
= (xy + xy 0 + x0 y + x0 y 0 , x + x0 , y + y 0 )
= (xy, x, y) + (x0 y 0 , x0 , y 0 ) + (xy 0 + x0 y, 0, 0)
6= f2 (u) + f2 (v)

d'où f2 n'est pas une application linéaire.


c) f3 est linéaire si et seulment si
∀P, Q ∈ R3 [X], ∀λ ∈ R, f3 (λP + Q) = λf3 (P ) + f3 (Q)

f3 (λP + Q) = ((λP + Q)(−1), (λP + Q)(0), (λP + Q)(1))


= ((λP )(−1), (λP )(0), (λP )(1)) + (Q(−1), Q(0), Q(1))
= λ(P (−1), P (0), P (1)) + (Q(−1), Q(0), Q(1))
= λf3 (P ) + f3 (Q)

d'où f3 est une application linéaire.

1
Correction 2 1. Déterminons kerf , et Imf et donner leurs dimensions, f est-elle bijec-
tives ?
kerf = {(x, y) ∈ R2 /f (x, y) = (0, 0)}
= (x, y) ∈ R2 /x + y = 0 ∧ x − y = 0
= {(0, 0)}

ainsi dimkerf = 0.
Imf = {(x + y, x − y)/(x, y) ∈ R2 }
= {x(1, 1) + y(1, −1)/(x, y) ∈ R2 }.

Ainsi Imf est engendré par deux vecteur qui sont libre, alors dimImf = 2. Sachant que
la dimension de l'ensemble de départ est égale à la dimension de l'ensemble d'arrivée f est
bijective si elle est soit injective ou bien surjective or f est injective car kerf = {(0, 0)}
et aussi surjective car dimR2 = dimImf = 2 c'est à dire Imf = R2 .
2. Soit (x, y) ∈ R2 ) on a
f ◦ f (x, y) = = f (f (x, y)) = f (x + y, x − y)
= ((x + y) + (x − y), (x + y) − (x − y))
= (2x, 2y) = 2(x, y) = 2IdR2

Correction 3 On a
ϕ(e1 ) = −2e1 + 2e3 , ϕ(e2 ) = 3e2 ; ϕ(e3 ) = −4e1 + 4e3

1. Calculons ϕ (µ) :
ϕ (µ) = ϕ (x, y, z) = ϕ (xe1 + ye2 + ze3 ) = xϕ (e1 ) + yϕ (e2 ) + zϕ (e3 ) = x(−2, 0, 2) + y(0, 3, 0) +
z(−4, 0, 4)
d'où ϕ (µ) = (−2x − 4z, 3y, 2x + 4z).
2. Déterminons une base de Kerµ :
On a donc Kerµ = {(x, y, z) ∈ IR3 , µ(x, y, z) = 0IR3 }
3
= {(x, y, z) ∈ IR , (−2x − 4z, 3y, 2x + 4z) = 0IR3 }
 −2x − 4z = 0 
x = −2z
(x, y, z) ∈ ker µ ⇔ 3y = 0 ⇒
y=0
2x + 4z = 0

d'où Kerµ = {(x, y, z) ∈ IR3 , x = −2z, y = 0}
= {(−2z, 0, z)/z ∈ IR}
= {z(−2, 0, 1)/z ∈ IR}
Kerµ = h(−2, 0, 1)i c'est à dire Kerµ est engendré par le vecteur (−2, 0, 1).
On en déduit que la famille {(−2, 0, 1)} est une base de Kerµ.

3. Kerµ 6= 0IR3 et donc l'endomorphisme µ n'est pas injectif. Comme µ est un endomor-
phisme de l'espace vectoriel de dimension nie IR3 , il n'est pas non plus surjectif, car
on a alors

µ injectif ⇔ µ surjectif ⇔ µ bijectif.

2
4. Déterminons une base de Imµ
On sait, d'après le théorème du rang, que Imµ est de dimension 2. On sait aussi que
{µ(e1 ), µ(e2 ), µ(e3 )} est une famille génératrice de Imµ. Il sut donc d'en extraire une
famille libre à deux éléments. Mais on vérie immédiatement que {µ(e1 ), µ(e2 )} est une
telle famille. C'est donc une base de Imµ qui est de rang 2.
5. Montrons que E = Kerϕ ⊕ Imϕ.
Il sut de montrer que la réunion d'une base de Kerµ et d'une base de Imµ est une
base de IR3 . Autrement dit, avec les calculs réalisés précédemment, il sut de voir que
la famille {(−2, 0, 1), (−2, 0, 2), (0, 3, 0)} est une famille libre. Laissé au étudiants

Correction 4
Correction 5
Correction 6 1.
f (e1 ) = (1, −1, 0, 1)
f (e2 ) = (0, 1, 1, 1)
f (e3 ) = (1, 0, 1, 2)
On sait que la famille (f (e1 ), f (e2 ), f (e3 )) est une famille génératrice de Im(f ). Or,
f (e3 ) = f (e1 ) + f (e2 ) et donc f (e3 ) est combinaison linéaire de (f (e1 ), f (e2 )). Ainsi, la
famille {f (e1 ), f (e2 )} est déjà génératrice de Im(f ). De plus, elle est libre car les deux
vecteurs sont non-nuls et ne sont pas proportionnels. On en déduit que {f (e1 ), f (e2 )}
est une base de Im(f ).
2. On a :
ker(f ) = {(x, y, z) ∈ R3 /f (x, y, z) = 0R4 }

 x+z =0

−x + y = 0

f (x, y, z) = 0R4 ⇐⇒ ⇐⇒ z = −x et y = x

 y+z =0
x + y + 2z = 0

ker(f ) = {(x, y, z) ∈ R3 /x = −z}


ker(f ) = {(x, x, −x)/x ∈ R}
ker(f ) = {x(1, 1, −1)/x ∈ R}
On en déduit que le vecteur (−1, −1, 1) engendre ker(f ). Comme il est non-nul, c'est
une base de ker(f ). En particulier, on trouve que ker(f ) est de dimension 1, ce que l'on
peut aussi obtenir en utilisant le théorème du rang.
3. f n'est pas injective, car son noyau n'est pas réduit à {0}. f n'est pas surjective, car
Imf 6= R3 . En eet, la dimension de Im(f ) est 2, et non 3.

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