ROI du Dossier Patient Informatisé
ROI du Dossier Patient Informatisé
Promotion : 2008-2010
Date du Jury : Décembre 2009
Loriane FRANCO
Remerciements
Je tiens à remercier ici les différentes personnes qui ont contribué à la réalisation de ce
mémoire:
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Sommaire
REMERCIEMENTS…………………………………………………………………………………
SOMMAIRE………………………………………………………………………………………….
INTRODUCTION………………..…………………………………………………………………1
METHODOLOGIE……………..…………………………………………………………………..3
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
C. Phase 2: L'identification du coût global du projet…………………………………….29
SECTION 1: DES RESULTATS EMPIRIQUES RASSURANTS QUI LAISSENT PRESAGER DES GAINS
CONSEQUENTS DU DEPLOIEMENT DU DPI A L'ECHELLE DU CHU………………………………53
SECTION 3: UN DPI COMMUNICANT ET ADAPTE AUX BESOINS DE CHAQUE ACTIVITE EST LA CLE
D'UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT POSITIF…………………………………………………….56
<Prénom NOM> - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - <année>
CONCLUSION……………………………………………………………………………………59
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………………………...60
ANNEXE 2 Tableau des gains attendus des SIH et indicateurs associés, définis par le
GMSIH………………………………………………………………………………………………4
ANNEXE 4 Liste détaillée des personnes choisies pour les entretiens semi-directifs……11
ANNEXE 6 Verbatims issus des entretiens semi directifs classés par thématiques……..19
ANNEXE 10 Cartographie des processus déployés sur le CHU d'Angers, réalisée par
McKesson: liste des processus et légende……………………………………………………32
RESUME………………………………………………………………………………………….36
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Liste des sigles utilisés
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
INTRODUCTION
Les différentes réformes qu'a connues le monde hospitalier dans les années 2000
répondent à ces deux soucis de qualité et d'efficience économique, qui sont englobées
dans une notion fréquemment invoquée: la performance. Selon P. Voyer, "la performance
consiste à remplir la mission, en s'adaptant à son environnement et en profitant de ce qu'il
a à offrir, à produire des résultats de qualité correspondant aux besoins des clients et
répondant aux objectifs de l'organisation, de le faire de façon efficiente en produisant les
résultats escomptés au meilleur coût, tout en respectant les conditions organisationnelles
reliées à l'utilisation optimales des ressources et à la qualité du processus" 1 "
Pour vérifier que le DPI réponde bien à ces deux caractéristiques, l'évaluation de
retour sur investissement a largement fait ses preuves dans les années récentes. En
2005, le GMSIH a proposé une méthodologie pour évaluer le retour sur investissement
d'un projet informatique, basée sur l'expérience du CHU d'Amiens. Par la suite, différents
établissements se sont lancés dans la démarche ROI 2 , notamment les CHU de Toulouse,
1
VOYER P., 1999, Tableaux de bord de gestion et indicateurs de performance, Presses de
l'Université de Québec, Québec, p. 100.
2
ROI, "return on investment", retour sur investissement en anglais
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Clermont-Ferrand et Rennes et, le dernier en date, le CH du Mans 3 , avec des résultats
largement positifs.
Notre propre étude n'aura pas pour objet l'évaluation du retour sur investissement
du projet de DPI du CHU d'Angers dans son ensemble, ceci pour deux raisons.
Tout d'abord, même si le CHU d'Angers a affirmé dès l'initiation du projet, sa
conviction qu'il aurait un retour sur investissement positif, il s'est refusé pour des raisons
de coûts humains et en temps, à l'évaluer de manière détaillée. Le Guide d'évaluation du
retour sur investissement des systèmes d'information du GMSIH, dont la méthode a été
retenue pour notre étude, précisait à ce titre: " La constitution d'une équipe projet dédiée à
la démarche est essentielle à sa réussite" et prévoyait un travail sur une année, ce que la
direction désirait éviter. Notre travail s'insère donc dans cette vision qui reste réaliste au
regard de nos propres moyens et va dans le sens d'une réduction du périmètre d'étude.
D'autre part, le projet est actuellement en cours de déploiement et n'offre pas
encore d'indicateurs de performance pertinents pour le calcul du ROI. Ceux-ci ne doivent
être livrés par le fournisseur, la société McKesson, qu'aux alentours du second semestre
2010. L'évaluation globale du retour sur investissement du projet était donc délicate à ce
stade du déploiement, même si l'on avait créé une équipe dédiée.
Notre étude a également une intention plus prospective. Elle s'interroge sur la
manière d'optimiser le retour sur investissement du déploiement du DPI. Elle se concentre
à cet effet sur la théorie de l'approche processus, largement utilisée par le CHU d'Angers
comme outil au service du changement. A travers la thématique des secrétariats
3
cf TIC Santé Dépêche n°325 "CH du Mans et DPI: quel ROI?", 03/07/09
-2- Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
médicaux, on cherchera à estimer la pertinence de cette approche comme méthode pour
optimiser les gains quantitatifs et qualitatifs attendus du déploiement du DPI.
METHODOLOGIE
Face à cette situation, les pouvoirs publics ont pris à bras le corps la question de
l'informatisation des établissements de santé, avec comme objectif de soutenir les
démarches d'accroissement des investissements en matière de systèmes d'information.
Le Plan Hôpital 2007 a initié cette démarche, puisque dans son volet "relance de
l'investissement", il prévoyait déjà de financer des investissements liés aux systèmes
d'information hospitaliers (SIH) 5 . Par la suite, le Plan Hôpital 2012, annoncé le 14 février
2007 par le Ministre de la santé de l'époque, Xavier Bertrand a prolongé cette démarche.
Ayant pour objectif de poursuivre la dynamique d'investissement et de modernisation des
établissements hospitaliers, ce plan prévoyait de débloquer 10 milliards d'euros pour des
projets d'investissements, financés en moyenne à 50 %. Deux catégories d'opérations
étaient éligibles au Plan:
les opérations de recomposition hospitalière et de mise en œuvre des SROS;
l'accélération de la mise en œuvre des systèmes d'informations hospitaliers (SIH)
initiée avec le Plan Hôpital 2007. Ces SIH sont considérés comme "une condition
4
cf FIESCHI M. janvier 2003, "Les données du patient partagées : la culture du partage et de la
qualité des informations pour améliorer la qualité des soins", p32.
5
Le Plan Hôpital 2007 mettait surtout l'accent sur l'informatisation des urgences suite à la canicule
de 2003; le contrat de bon usage du médicament; et enfin le Dossier Médical Personnel, dont la
réalisation est depuis procrastinée.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
indispensable à la coordination des soins, à la prise en charge rapide du patient mais (…)
surtout un outil indispensable à la veille et à la sécurité sanitaire, et au renforcement des
droits des patients"" 6 .
L'objectif affiché du Plan Hôpital 2012 était ainsi de voir doubler la part des
dépenses relatives aux systèmes d'information (de 1,7% à 3% des charges).
6
Cf BERTRAND X. février 2007, Discours sur le Plan Hôpital 2012
7
cf FIESCHI M. janvier 2003, "Les données du patient partagées : la culture du partage et de la
qualité des informations pour améliorer la qualité des soins", p29.
-6- Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
cloisonnés, basés sur des applications verticales peu communicantes. Encore aujourd'hui,
la gestion d'un véritable dossier patient est assez rare dans les hôpitaux français".
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Pour mettre en application sur le terrain cette conception nouvelle du dossier
patient, les hôpitaux ont commencé par insérer les données liées au patient dans les
différents systèmes d'information et logiciels existants. En effet, rares sont les structures
qui mettent en place un dossier patient informatisé ex-nihilo. Tous les hôpitaux
disposaient déjà d'une informatisation au moins administrative, dont l'identification et la
gestion du patient. Ils ont donc tenté, à partir de l'existant, de bâtir un DPI plus global.
Cependant, ce système a vite atteint ses limites, dans la mesure où l'ensemble des
logiciels utilisés à l'échelle d'un hôpital ne sont pas tous interfaçables et n'utilisent parfois
tout simplement pas le même système informatique (Windows, Linux, etc).
La consultation des informations présentes dans le DPI doit s'adapter à celui qui le
consulte, de manière à faciliter la tâche des professionnels au quotidien. Les informations
relatives à un patient sont désormais consultables selon plusieurs axes:
chronologique ou par date de mise à jour;
par métier et par spécialité;
par séjour du patient;
par catégorie d'éléments (lettre de sortie, comptes-rendus opératoires; images
radio; prescriptions, etc);
par la vue d'éléments essentiels seulement (document de synthèse);
par déclenchement d'alarmes, lorsque le dossier est intégré dans le système
d'information et le processus de soins;
par professionnel de santé.
Cette structure informatique permet ainsi de passer progressivement d'un dossier
morcelé à un dossier intégré, cumulant les avantages pour chacun des utilisateurs.
-8- Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
SECTION 2: LE DOSSIER PATIENT INFORMATISE AU CHU D'ANGERS
Les informations sous forme électronique sont réparties dans des logiciels
disparates et non communicants: "Artur" pour les urgences, "Opera" pour le bloc
opératoire, "Astre" pour la sécurité transfusionnelle, etc. L'interopérabilité est, à cette
époque, écartée pour des raisons techniques et économiques, au profit d'une logique de
fonctionnalité par processus ou métiers. Le CHU se trouve ainsi, en 2004, dans la phase
de déploiement balbutiante du dossier patient informatisé, composé uniquement de
différents "classeurs" d'informations, telle que décrite précédemment.
Service Données
Service 1
Service 2
Service 3
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
un deuxième niveau pour la création d'un ensemble de données, accessibles à
tous les services, décrivant l'historique des séjours pour un malade hospitalisé et
utilisant la codification internationale de l'O.M.S.
C'est ce deuxième niveau qui préfigure la conception actuelle d'un dossier patient
informatisé communicant et accessible en tout point de l'établissement. En effet, il s'agit
d'un véritable dossier patient commun agrégeant tous les documents (comptes-rendus
opératoires, d'hospitalisation, etc) d'un patient à partir de son IPP.
Services Données
Service 1
Minimum
Commun
Dossier
Service 2
Service 3
Dès 2004, le CHU se met à la recherche d'une solution de DPI plus intégrée. Son
second SDSI (2004-2009) affiche comme principal objectif l'informatisation complète d'un
périmètre fonctionnel extrêmement vaste, à savoir la totalité de la production de soins. Le
CHU d'Angers y pose également l'exigence que ce projet soit réalisé dans des conditions
de sécurité et d'interopérabilité garantissant la pérennité des installations.
Cette acquisition est facilitée par l’octroi, via les Plans Hôpital 2007 et 2012, de
sommes importantes pour la réalisation des projets informatiques du CHU. Sur un
- 10 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
montant total toutes opérations informatiques confondues de près de 15 millions d'euros
sur 5 ans, les aides financières couvrent environ 6 millions d'euros. L'intégration du projet
angevin parmi les opérations financées au titre du Plan Hôpital 2012 prouve de fait son
adéquation avec la stratégie nationale actuelle en termes de systèmes d'information, qui
vise un triple objectif:
l'informatisation de la production de soins;
la sécurité des systèmes d'information;
l'interopérabilité.
Pour atteindre ces trois objectifs, le CHU d'Angers a lancé une consultation exposant
un besoin de solution de gestion du SIMS (solution fonctionnelle visant à informatiser la
gestion du patient et les unités de soins). En octobre 2006, au terme d'une procédure de
dialogue compétitif de 9 mois, l'établissement angevin a finalement retenu la proposition
de la société McKesson. Dès cette date, l'installation du SIMS est alors planifiée pour
2007 et 2008. Il est prévu que les solutions fournies par McKesson couvrent le dossier du
patient dans ses différentes composantes. Les hospitalisations et les consultations seront
couvertes par le logiciel Crossway Hôpital, tandis que les urgences et les plateaux
techniques le seront par les logiciels Médiqual. Toute la chaîne de production des soins
doit ainsi être gérée par un système intégré:
gestion des admissions et mouvements dans les services;
production documentaire (comptes-rendus, courriers…);
saisie des actes et diagnostics;
affichage des examens de laboratoire;
prescription transversale (médicaments, dispositifs médicaux et tous les actes);
dossier de soins (plan de soins, observations, transmissions ciblées…).
Services Données
Service 1
Dossier Partagé
Service 2
Service 3
Il convient de préciser à ce stade que le fait que McKesson ait été choisi pour ce
marché ne signifie en rien que cette entreprise devait déployer une solution unique
remplaçant l'existant. Dans le Programme Fonctionnel Détaillé publié avec l'appel d'offre
du SIMS, l'équipe de direction du CHU avait de fait précisé:
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
"L'homogénéité est difficilement envisageable à l'échelle d'un établissement car
son système d'information sert de multiples métiers et est en constante évolution, elle est
impossible à l'échelle de la relation entre l'établissement et ses partenaires, fournisseurs
et organismes de tutelles" 8
Il était donc prévu que l'entreprise McKesson devrait s'accommoder avec les
logiciels préexistants sur le site, si sa propre offre ne s'avérait pas plus efficiente 9 . Cette
précision devait pallier l'immaturité de la solution McKesson (comme celle de ses
concurrents en France), sur certaines fonctionnalités attendues du DPI.
S'agissant du dossier médical, cette situation s'est également produite. Il s'est par
exemple avéré que le logiciel Crossway Hôpital de McKesson n'était pas suffisamment
abouti pour répondre aux attentes des professionnels de santé. Cela s'expliquait
essentiellement par le fait que Crossway Hôpital ne développait pas assez sa connexion
avec les équipements biomédicaux. Or, dans la pratique quotidienne de nombreux
services (cardiologie, réanimation, soins intensifs, ophtalmologie), cette connexion est
indispensable.
Pour l'ophtalmologie par exemple, le choix s'est alors porté sur le logiciel OPlus
(de la société Ophtavision), conçu initialement pour les cabinets libéraux d'ophtalmologie.
Ayant été perfectionné pour fonctionner en réseau multipostes, ce logiciel était capable de
gérer l'ensemble du circuit patient en ophtalmologie: gestion des plannings et prise de
rendez-vous; gestion de la salle d'attente de consultations; connexion à l'imagerie;
intégration des mesures dans le dossier du patient; cotation des actes, etc.
Ce logiciel étant à peine déployé et semblant plus efficient en ophtalmologie que la
solution McKesson, la direction du CHU d'Angers a pris le parti de le maintenir.
8
Cf CHU d'Angers, mars 2006, Programme Fonctionnel Détaillé, Mise en œuvre d'un Système
d'Information Médical de Soins (SIMS), p.17.
9
cf Annexe n° 1: " Couverture applicative avant et après déploiement de la solution Mc Kesson"
- 12 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Le logiciel OPlus représente encore aujourd'hui, sur le CHU d'Angers, le seul
exemple de dossier patient informatisé dont le déploiement soit entièrement
terminé et dont l'utilisation ait pleinement atteint sa vitesse de croisière. C'est
pourquoi il en sera largement question dans la partie empirique de ce mémoire.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
médecins 11 ". Le fait que le déploiement du DPI se fasse de manière progressive avec la
société McKesson, pour l'adapter aux spécificités de chaque spécialité, n'est ainsi pas
reconnu à se juste valeur, et aurait au contraire tendance à freiner les enthousiasmes
originels.
Apparaît ainsi en filigrane la nécessité pour l'équipe de direction de faire un premier point
d'étape au sujet de l'informatisation du DPI, de manière à s'en servir comme outil de
communication. L'objet de notre étude est d'invoquer la notion de retour sur
investissement à cet effet, sur un segment du projet ayant atteint sa pleine maturité: le
dossier patient informatisé dans le service d'ophtalmologie.
L'élaboration de cette étude empirique nécessite au préalable une définition complète de
la notion de retour sur investissement et le choix d'une méthode judicieuse pour le
déterminer et chercher à l'optimiser.
10
Propos tirés de l'entretien semi-directif de notre interlocuteur C, cf ANNEXE 6
11
Propos tenus par un médecin durant la CME du 22 avril 2009
- 14 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
SECTION 3: ASPECTS THEORIQUES SUR L'EVALUATION ET L'OPTIMISATION DU
RETOUR SUR INVESTISSEMENT D'UN PROJET INFORMATIQUE
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Cependant, cette valorisation ne va pas de soi, lorsque l'on étudie le retour sur
investissement d'un projet informatique. En effet, pour ce genre d'investissement, il faut
s'atteler à établir une comparaison entre:
- Les charges globales du projet: Celles-ci vont bien au-delà d'un simple capital initial
pour un projet informatique. On doit prendre en compte les éléments suivants:
Coût initial du logiciel ou des logiciels;
Coût d'installation et de déploiement (incluant le temps nécessaire à l'organisation,
la conduite du changement, etc qui pour une bonne part échappe au contrôle de la
direction);
Coût de formation;
Frais de maintenance, remise en état et mise à jour;
Frais financiers (si le financement du projet repose sur un emprunt).
- Les gains totaux: Ils sont encore plus délicats à estimer que les coûts. En effet, dans un
projet informatique, les gains attendus sont souvent beaucoup plus qualitatifs que
quantitatifs. Par ailleurs, ils dépendent de la manière dont les professionnels de terrain
comme les dirigeants s'approprient le nouvel outil. L'intégration des gains dans le calcul
du retour sur investissement d'un projet informatique est ainsi rendue difficile car ils sont
de trois types:
Les gains valorisables: il s'agit de gains qui peuvent être traduits très simplement
en termes financiers.
Les gains quantifiables: ces gains peuvent être mesurés ou quantifiés. Néanmoins,
leur traduction en éléments financiers s'avère soit trop complexe, soit peu
pertinente.
Les gains identifiables: ils sont d'ordre purement qualitatifs et ne peuvent se voir
associer des indicateurs pertinents de valorisation. Ils ne sont pas traduits en
termes financiers.
Il s'agira tout d'abord de savoir si le projet d'investissement est financé par les
seuls gains valorisables. Si l'on répond par l'affirmative, le projet sera considéré comme
- 16 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
très fructueux, puisqu'à cette absence de perte financière se rajouteront les gains non
valorisables précédemment évoqués.
On le voit donc, une approche trop financière du retour sur investissement serait
trop réductrice au regard des spécificités de l'hôpital public. Celui-ci ne peut concevoir sa
stratégie de la même manière que le ferait une entreprise privée. Ainsi, pour être
applicable dans un établissement public de santé, le calcul du retour sur investissement
d'un projet doit prendre en compte l'ensemble de ses bénéfices et de ses gains,
quantitatifs ou qualitatifs, qu'ils soient valorisables financièrement ou non. C'est sous ces
seules conditions qu'il sera jugé adéquat et utile par les dirigeants hospitaliers.
12
GMSIH, "Evaluation du retour sur investissement des systèmes d'information – Guide à l'usage
des établissements de santé", p.25.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Ainsi Norton et Kaplan proposent-ils un système de mesure de la performance autour de
4 items:
1) Finance;
2) Performance vis-à-vis des clients;
3) Processus internes;
4) Apprentissages organisationnels.
Chaque projet ayant pour but de créer une valeur ajoutée pour l'entreprise, pourra
dès lors être analysé sous ces quatre angles. Ceci permettant au final d'obtenir une vision
exhaustive de tous les gains attendus, quantitatifs ou qualitatifs, et de mesurer
l'opportunité de se lancer dans ce projet ou pas.
A l'origine destinée à l'entreprise privée, cette méthode s'adapte aussi très bien au
secteur public. Elle semble particulièrement bien adaptée aux projets de SIH des
établissements publics de santé, dans la mesure où les 4 items précédemment évoqués
se retrouvent selon les 4 axes suivants dans un hôpital:
1) Amélioration des résultats financiers (maîtrise des coûts, augmentation des recettes);
2) Amélioration de la qualité et la sécurité des soins (satisfaction des patients);
3) Amélioration des organisations et de la coopération entre professionnels;
4) Amélioration des conditions de travail (satisfaction des professionnels hospitaliers).
La mise en évidence des gains selon ces 4 axes permet l'élaboration d'une
analyse complète et adaptée à notre objectif. Il convient dès lors de choisir une méthode
d'élaboration du retour sur investissement adaptée à notre périmètre d'étude, à savoir: le
dossier patient informatisé du service d'ophtalmologie du CHU d'Angers (logiciel OPLUS).
- 18 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
méthode d'élaboration du ROI qui soit d'une part adaptée aux spécificités de l'hôpital
public et d'autre part, à la nature du projet étudié.
1. L'outil EIFIC-HOS
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
SIH. L'avantage de cette démarche est donc d'avoir été élaborée sur le terrain et ainsi de
respecter parfaitement les spécificités des hôpitaux publics. A la différence du modèle
EIFIC-HOS, la démarche proposée par le GMISH ne vise pas à déterminer uniquement
un retour sur investissement financier. Elle cherche "à évaluer de manière réaliste la
performance attendue des projets à réaliser (…) dans une logique d'optimisation
générale" 13 . Au-delà de cet objectif global qui semble correspondre à notre
problématique initiale, à savoir l'optimisation du retour sur investissement du DPI angevin,
trois arguments plaident en faveur de cette méthode.
Tout d'abord, cette méthode est en adéquation avec la définition du "retour sur
investissement" adoptée dans cette étude et avec la théorie du Balanced Scorecard,
qu'elle adapte de manière détaillée aux spécificités des établissements de santé.
Le guide part ainsi du principe que la "performance" n'est pas une notion exclusivement
financière mais bien multi-critères.
Il détaille ensuite en 5 rubriques pratiquement identiques à celles du BSC, les gains
apportés par un projet informatique:
1) Efficience: L'efficience est le rapport entre l'efficacité (l'atteinte des
objectifs) et le coût de cette efficacité. Les gains d'efficience sont liés à l'activité de
l'établissement et à l'amélioration de sa performance. Ils passent par deux leviers:
l'amélioration des processus et l'optimisation des ressources employées.
2) Finances: Ces gains concernent la gestion des stocks, de la trésorerie ou
des recouvrements. Ils doivent être facilement valorisables.
3) Qualité de service délivrée au patient: Il peut s'agir d'améliorations dans la
rapidité de prise en charge ou le niveau de qualité des soins.
4) Conditions de travail du personnel: Ces gains sont liés à la réduction du
niveau de stress et des tâches fastidieuses pour les professionnels.
5) Acquisition de compétences par les personnels hospitaliers: Ces gains sont
liés à l'appropriation des nouvelles technologies par l'ensemble des professionnels,
permettant d'améliorer leur performance.
13
GMSIH, "Guide à l'usage des établissements de santé", p.6
- 20 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Schéma récapitulatif issu du Guide d'utilisation du GMSIH, p. 21.
La méthode du GMSIH offre ainsi une vision complète de la notion de retour sur
investissement, tant dans son acception financière que non financière. En suivant les
recommandations du guide, le calcul du retour sur investissement d'un projet informatique
prendra au final une double forme:
Un graphique et un tableau qui présenteront les 4 indicateurs financiers du projet:
VN, VAN, taux de rendement interne et délai de recouvrement.
Une description détaillée des bénéfices qualitatifs en parallèle.
Il s'agit donc d'un résultat moins synthétique que celui proposé par l'outil EIFIC-HOS,
mais qui est nettement plus en adéquation avec nos objectifs.
La deuxième raison pour laquelle cette méthode semble préférable est qu'elle est
simple et adaptable à quelque projet informatique que ce soit. Les hypothèses de départ
employées sont peu nombreuses et dépendent du contexte de chaque projet. Le Guide
laisse par exemple le choix à l'utilisateur du taux d'actualisation qu'il souhaite définir. Il lui
laisse également le choix de l'échelle de temps sur lequel calculer le retour sur
investissement. La méthode peut donc être adaptée à tout périmètre d'informatisation,
même de taille réduite comme le DPI du service d'ophtalmologie du CHU d'Angers. Pour
un tel projet, le calcul de retour sur investissement par la méthode du GMSIH reste ainsi
réalisable par une personne seule sur une échelle de temps réduite de 6 mois, ce qui est
un élément non négligeable pour la bonne marche de cette étude.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Enfin, contrairement à l'outil EIFIC-HOS qui se concentrait sur le calcul du ROI a
priori, la méthode du GMSIH peut être utilisée à chacun des phases d'un projet: a priori,
pendant le déploiement ou a posteriori. Le guide se veut en effet être un "appui
opérationnel pour la conduite du changement" 14 . Il part, de fait, du postulat que même s'il
n'est effectué qu'a posteriori, le calcul du retour sur investissement d'un projet permettra
de valider le bien-fondé du choix de départ, et offrira des éléments d'analyse
supplémentaires pour les projets à venir dans le même domaine. En cela, la méthode
du GMISH se trouve en adéquation avec notre propre étude, qui vise en partie, à partir de
l'analyse du retour sur investissement du DPI du service d'ophtalmologie (logiciel
OPLUS), à tirer des conclusions pouvant aider au bon déroulement du déploiement du
DPI sur l'ensemble du CHU.
La méthode proposée par le GMSIH pour le calcul du retour sur investissement d'un
projet informatique semble donc adaptée à notre terrain de recherche. Notre partie
empirique sera l'occasion de présenter en détail la méthodologie préconisée par le guide
et les hypothèses de départ choisies.
14
idem, p.7
- 22 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
A ce titre, la méthodologie présentée dans le guide du GMSIH présente des limites
et doit être complétée. Elle a en effet pour seul objectif l'évaluation du retour sur
investissement d'un projet au bout de X années de déploiement. Elle vise à établir un
constat, à comparer la situation initiale (système antérieur i.e. le dossier papier) avec une
situation d'arrivée (nouveau système i.e. le DPI). Elle renseigne sur le niveau des gains
obtenus, mais ne permet pas d'analyser, pour chaque type de gain, si la situation
d'arrivée est la plus optimale ou si elle pourrait encore être améliorée.
RESSOURCES ELEMENTS
employées de SORTANTS
manière optimale possédant une
OUTILS (DPI)
VALEUR
+ORGANISATION fondée sur
AJOUTEE
des
PROCESSUS de qualité
Cette définition met en lumière le fait que l'optimisation des bénéfices attendus de
l'informatisation du DPI dépend de deux éléments:
de la qualité du DPI déployé;
mais aussi, fondamentalement, de la qualité de l'interaction qui se produit entre cet
investissement technique et les agents de l'hôpital, c'est-à-dire de l'amélioration
des processus impactés, de près ou de loin, par l'informatisation du dossier
patient.
15
MOUGIN Y., 2009, "Le management par les processus", CAP entreprise,
www.knowllence.com/fr/publications/management_processus.pdf
16
Schéma inspiré de LEDERMANN M., 2008, La recherche de la performance par l'optimisation
des processus: l'exemple du CHI de la Côte Basque, Mémoire EHESP, EDH Promotion 2007-
2009, p.20.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
L'approche processus consiste précisément à analyser les processus à l'œuvre
pour atteindre un objectif, à déceler en leur sein les niches d'inefficacité et les gisements
d'amélioration, et à les traiter. A l'issue de cette démarche, l'inutile (ce qui ne contribue
pas à atteindre l'objectif) est éliminé, et l'utile (ce qui y participe) est optimisé.
L'optimisation des processus permet au final d'aboutir, pour chaque objectif, à une
organisation plus efficiente et plus performante.
TEMPS
Approches processus
L'objet de ce mémoire n'est donc pas de passer en revue l'ensemble de ces processus
pour les optimiser. Le choix a été fait, dans la seconde partie de notre étude empirique,
d'étudier plus en profondeur les processus impliquant les secrétariats médicaux au CHU
d'Angers, à partir de l'analyse du service d'ophtalmologie. Cette étude sur un périmètre
réduit permettra de tirer de premières conclusions sur la pertinence de l'approche
processus dans une optique d'optimisation du retour sur investissement du déploiement
du DPI.
17
Schéma tiré de LEDERMANN M., ibid, p.25
- 24 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
CONCLUSION DE CHAPITRE 1 ET TRANSITION VERS LE
CHAPITRE 2
Elle visait ensuite à montrer tout l'intérêt, au moins théorique, que peut revêtir la
détermination du retour sur investissement d'un tel projet informatique. A ce titre, divers
arguments ont été exposés en faveur de la méthodologie développée par le GMSIH.
Enfin, elle s'est attachée à démontrer la nécessité, pour optimiser le retour sur
investissement d'un projet, de compléter cette approche descriptive par une théorie
prospective: l'approche processus.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
CHAPITRE 2: CADRE EMPIRIQUE
L'étude empirique que l'on se propose de présenter ici évalue le retour sur
investissement du déploiement du dossier patient informatisé dans le service
d'ophtalmologie du CHU d'Angers. Le choix de ce périmètre est motivé par deux
arguments.
D'une part, il s'agit du premier exemple abouti de dossier patient informatisé dans
l'établissement. On disposait donc à cette échelle d'un recul suffisant pour pouvoir tirer de
premières conclusions, à partir de l'évaluation du retour sur investissement a posteriori de
ce projet, de la date de son déploiement en janvier 2006 à la fin de l'année 2008 (dans un
souci d'exhaustivité des données, l'étude ne comprend pas le début de l'année 2009).
On se propose ici de suivre pas à pas ces différentes phases pour arriver au bilan final.
- 26 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
B. Phase 1: Le cadrage du projet
18
cf ANNEXE 6, Entretien C, rubrique "Importance d'un DPI adapté aux attentes des
professionnels"
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
posées par l'hermétisme de ce DPI centré sur l'ophtalmologie et les gains
supplémentaires que peut apporter un logiciel plus communicant.
Cette énumération comporte toutefois des manques qui méritent d'être soulignés:
la possibilité de communication de cette base de données aux autres services:
Cette situation a été soulignée précédemment. Il en résulte certains dysfonctionnements
dont il sera question dans le corps de l'étude (apparition d'une fonction de scannage des
documents provenant d'autres services à intégrer dans OPLUS).
- 28 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
La mise en lumière de ces deux manques nous engage à rester vigilants quant à
l'extrapolation des conclusions de notre étude empirique à l'échelle d'un projet de DPI
plus vaste, comprenant ces deux items.
Il s'agit dans un second temps d'évaluer le coût global de ce projet. Ce coût comprend
(TTC):
la fourniture du logiciel; la formation;
l'installation; la documentation;
le nouveau matériel; l'évolutivité;
l'assistance au démarrage; la maintenance.
La totalité des coûts du projet est récapitulée dans le tableau en Annexe n°9. Les
données ont été fournies par le Service Informatique du CHU d'Angers, responsable du
suivi de ce projet. Au total, le coût global du projet s'élève à 93 457.82€.
L'objet de cette phase est de relever et d'analyser les impacts du DPI OPLUS sur
ses différents bénéficiaires (patient, professionnels, communauté). Cela se fera à partir de
l'analyse multicritères recommandée par le GMSIH, issue de la théorie du Balanced
Scorecard. Les gains doivent donc être envisagés sous 5 segments: efficience, finances,
qualité, conditions de travail et compétences acquises.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
recherche est basée sur la réalisation de dix entretiens semi-directifs de professionnels
du CHU d'Angers concernés (directement ou indirectement) par le déploiement du DPI en
ophtalmologie.
Les entretiens que nous avons menés sont, de plus, des entretiens semi-directifs.
Ces entretiens se caractérisent par des questions nombreuses, souvent non formulées
d'avance. Seuls les thèmes abordés sont intégralement listés avant l'entretien. Cette
méthode vise à fournir à l'enquêteur un canevas relativement souple et lui laisse la liberté
de rebondir sur les réponses de son interlocuteur et d'obtenir ainsi des données
différentes à chaque entretien.
19
cf ANNEXE 4 Liste détaillée des personnes choisies pour les entretiens semi-directifs
20
cf ANNEXE 2 Tableau des gains attendus des SIH et indicateurs associés, définis par le GMSIH
- 30 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Diminution des tâches à faible valeur ajoutée
Augmentation de l'activité du service et de chaque catégorie de
personnel
FINANCES Aide au codage permettant une facturation plus fiable et
exhaustive
Baisse des achats de fournitures
Gains en surfaces/locaux (ex : diminution de la taille des salles
d’archives)
QUALITE Diffusion rapide et accessibilité de l’information concernant
l'ensemble du parcours patient:
• rapidité et précision du diagnostic;
• amélioration des informations pour les prescriptions de soins et
médicaments
• Facilitation (délais, fiabilité) des échanges entre acteurs de
services différents (ex : demande d’avis entre médecins)
Sécurité :
• Traçabilité et accessibilité de l’information; Clarification des
rôles des personnels:
• Aide à la prescription du médicament (diminution du risque
iatrogène)
• Clarté, fiabilité des données du patient : diminution des
examens redondants, baisse des interactions
médicamenteuses, etc.
• Possibilité de réaliser des statistiques, études
épidémiologiques.
• Amélioration de la recherche.
CONDITIONS DE Diminution des tâches à faible valeur ajoutée
TRAVAIL Fidélisation du personnel soignant et non soignant
COMPETENCES Formation du personnel non informatique aux outils
ACQUISES informatisés, meilleure adaptabilité et réactivité au changement
Amélioration de l’enseignement
Notre méthode de recueil de données se conclut ainsi par deux types de tâches.
D'une part, les indicateurs pour les gains valorisables et quantifiables ont fait l'objet d'une
recherche spécifique de données auprès de services ressources (service facturation,
Cellule d'Analyse de Gestion, DRH, etc). D'autre part, chaque gain identifiable a servi de
thème, lors de 7 entretiens semi-directifs complémentaires organisés au sein du service
d'ophtalmologie.
21
cf ANNEXE 3 Tableau des gains du déploiement du DPI du service d'ophtalmologie du CHU
d'Angers et indicateurs/sources retenus pour leur identification et/ou valorisation
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Le choix a été fait d'interviewer chaque catégorie de professionnel dont le travail au
quotidien a été impacté par l'informatisation: un médecin, la cadre de santé du
service, une orthoptiste, une infirmière, deux secrétaires et la coordonnatrice des
secrétariats médicaux.
Ce critère fonctionnel a été croisé avec un critère générationnel. Ainsi, trois
personnes se situent dans la tranche d'âge 20-40 ans et 4 dans la tranche 40-60
ans. Ce choix permettait d'intégrer un éventuel biais générationnel dans les
conclusions auxquelles nous allions aboutir.
Enfin, pour simplifier la conduite de l'entretien, une grille de questions a été réalisée
pour chaque catégorie professionnelle 22 . Ces grilles sont intégralement composées
de questions ouvertes, pour ne pas dénaturer l'entretien semi-directif et laisser la
possibilité (largement utilisée) aux interlocuteurs de compléter leurs réponses par
des commentaires plus détaillés.
Pour simplifier la lecture, l'analyse des différents gains apportés par le DPI du
service d'ophtalmologie sera ici présentée par segments de gains. Elle s'inspire très
largement des éléments de réponses fournies par chacune des personnes interviewées,
dont les verbatims ont été classés et analysés par grands types de gains 23 .
2.1. Efficience
22
cf ANNEXE 6 Verbatims issus des entretiens semi-directifs classés par thématiques
23
cf ANNEXE 6 Verbatims issus des entretiens semi-directifs classés par thématiques
- 32 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
En outre, une fois le patient reparti, le dossier était archivé dans une salle
d'archivage, non pas par nom, mais par pathologie. Il y avait par ailleurs beaucoup de
problèmes de dossiers perdus ou mal classés, ceci étant d'autant plus fréquent que le
service d'ophtalmologie est organisé sur 3 sites différents utilisant les mêmes dossiers. Il
était ainsi très difficile pour l'équipe de retrouver un dossier précis. Lors d'une seconde
venue, il fallait alors questionner de nouveau le patient pour ressaisir sur papier les
informations indispensables à sa prise en charge.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Aujourd'hui, le fait d'avoir accès, à partir de n'importe quel poste informatique, au
dossier recherché diminue les tâches à faible valeur ajoutée de chacun. Par ailleurs, une
fonctionnalité spécifique d'OPLUS permet un vrai gain de temps en termes de
communication dans le service: la messagerie instantanée. Elle offre la possibilité aux
différents utilisateurs de communiquer via leur poste par mini-messages. De fait, un
médecin n'aura plus besoin de se déplacer jusqu'à l'orthoptiste pour lui demander un
examen complémentaire pour le patient, mais simplement à le lui demander par la
messagerie. Les temps de consultations s'en trouvent réduits.
Cependant, c'est sans aucun doute pour les secrétaires médicales que la
diminution des tâches à faible valeur ajoutée est la plus flagrante. En effet, certaines
tâches chronophages ont pu être supprimées grâce au DPI, comme par exemple: la
confection de nouveaux dossiers papier, le classement des documents dans les dossiers,
la recherche des dossiers sur les 3 sites du service, etc.
- 34 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
2.2. Finances
i Aide au codage permettant une facturation plus fiable et exhaustive
Comme il a été dit en phase 1, le service d'ophtalmologie souffrait avant 2006 de
difficultés financières dues, d'une part, à un manque d'optimisation de son activité et,
d'autre part, à des problèmes dans le codage des actes et donc de facturation. Le
déploiement du dossier patient informatisé a permis de résoudre ces dysfonctionnements.
Tout d'abord, l'informatisation a permis d'atteindre en très peu de temps
l'exhaustivité du codage. Avant 2006, le codage des actes était loin d'être systématique.
Mais depuis le déploiement d'OPLUS, le médecin ne peut plus quitter un dossier sans
coder l'acte effectué. Grâce à l'informatisation du dossier patient, l'activité du service
d'ophtalmologie est donc facturée depuis 2006 de manière exhaustive.
Il en résulte, entre 2005 et 2006, une augmentation importante du volume d'actes, comme
le montre le tableau ci-dessous.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
connaissait en 2005 de graves difficultés. Le graphique suivant permet de suivre, mois
par mois, sur trois ans (2006-2008) cette évolution (activité évaluée en nombre d'actes).
2500
2000
1500
Activité
1000
500
0
sept-05
dec-05
mars-06
juin-06
sept-06
dec-06
mars-07
juin-07
sept-07
dec-07
mars-08
juin-08
sept-08
dec-08
On se propose dès lors d'évaluer les gains d'activité valorisables liés au déploiement du
DPI entre 2006 et 2008, par rapport aux données d'activité de 2005.
Ces données d'activités et leur valorisation financière, sur lesquelles se base ce calcul,
sont présentées dans l'Annexe n°7 Elles ont été fournies par la CAG du CHU.
Pour évaluer le volume de recette réellement gagné, il faut rappeler deux éléments
importants:
Fixée à 10% en 2004, la fraction des activités financées par la T2A a été portée à
25% en 2005, puis 35% en 2006 avant d'atteindre 50% en 2007;
- 36 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
En 2008, les activités MCO sont intégralement financées en T2A. Mais des
coefficients de transition accompagnent ce passage à la T2A 100%. Pour le CHU
d'Angers, le coefficient est de 0.9745.
L'informatisation a donc permis sur 3 ans un gain supplémentaire de 517 892,40€ par
rapport à l'activité de base de 2005. Il s'agit d'une somme considérable qui sera intégrée
dans le calcul final du retour sur investissement du projet OPlus.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Au total sur les 3 ans de déploiement d'OPLUS, il en résulte une économie de
7816,95€ 24 .
2.3. Qualité
24
Cf ANNEXE 8 Calcul des économies réalisées sur les achats de fournitures
- 38 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Ainsi la quasi-totalité de nos interlocuteurs dans le service (6 sur 7) déclarent passer plus
de temps auprès du patient qu'avec le dossier papier. Notre interlocuteur D précise que le
temps dégagé par la dématérialisation du dossier patient lui offre la possibilité de fournir
un travail de meilleure qualité pour le patient:
"On donne des informations plus complètes au patient, des conseils sur
l'ordonnance. On prend plus le temps, car on met moins de temps à écrire. Par exemple,
des conseils d'hygiène, de lavage des mains, l'interdiction d'aller dans une piscine… On
donne beaucoup plus de recommandations post-opératoires".
Notre interlocutrice H, infirmière, partage ce sentiment: "On marque plus de choses dans
le dossier individuel. (…) Aujourd'hui, j'ai le sentiment de faire un meilleur travail".
ii Amélioration de la sécurité
Au-delà de cette approche qualitative globale, le thème de la sécurité et de la
traçabilité mérite une attention particulière.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Tout d'abord, le déploiement du DPI a sans conteste permis un meilleur contrôle
de la confidentialité des données du patient. Le dossier patient informatisé n'est, à
l'inverse du dossier papier, accessible qu'aux professionnels ayant reçu une habilitation et
possédant une carte CPS appropriée.
Enfin, le DPI accroît la fiabilité des données renseignées pour chaque patient.
D'une part, la structuration immuable des données améliore la qualité de l'observation
médicale. Notre interlocuteur C, médecin, précise à ce titre: "Il y a moins de risque
d'erreurs car le médecin a à sa disposition le dossier instantanément et classé toujours
dans le même ordre". En outre, le logiciel OPLUS fournit une aide à la prescription sous
forme de modèles d'ordonnances prédéfinis pour chaque pathologie. Les oublis, l'édition
de données incomplètes ou erreurs deviennent donc impossibles.
D'autre part la meilleure lisibilité des données, désormais dactylographiées, réduit
considérablement les risques d'erreurs dans la mise en œuvre des prescriptions et
recommandations médicales, tant à l'intérieur du service qu'à l'extérieur (pharmaciens
notamment). Le risque lié à la mauvaise écriture légendaire des médecins est ainsi
contourné.
Au final, la sécurité de prise en charge du patient est ainsi considérablement améliorée.
- 40 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
L'informatisation permet à l'inverse l'étude de séries très importantes, grâce à la
fonctionnalité "recherche par mots-clés". L'expérience de notre interlocuteur B est à ce
titre parlante:
"Les 6 premiers mois du clinicat, j’ai réalisé une étude rétrospective sur la chirurgie
de la cataracte. Toutes les informations médicales étaient tirées d’OPLUS. La recherche
est simplifiée par le fait qu’on peut trouver des cas par mots-clés ou par date. Ce travail
de recherche sur des dossiers papier est si fastidieux que je ne l’aurais pas effectué. Une
recherche de 6 mois, cela représente 400 patients et 300 kg de papier!"
Notre interlocutrice C conclut de manière logique que le DPI est "une arme de
guerre pour publier". On peut de fait être optimiste sur l'impact qu'aura l'informatisation du
dossier patient sur le volume et la qualité de la recherche française.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Ce sentiment est également partagé par les autres catégories de personnel. On
constate globalement une satisfaction générale liée à l'informatisation du dossier patient
quant à l'amélioration qu'elle a engendrée au niveau des conditions de travail. Le taux de
satisfaction atteint 100% de nos interviewés.
ii Amélioration de l'enseignement
Nos interlocuteurs se sont peu exprimés sur ce point, mais il convient néanmoins
d'être souligné comme un apport de l'informatisation. L'utilisation du dossier informatisé
renouvelle en effet les activités des médecins en formation, dans la mesure où ceux-ci ne
sont plus cantonnés à la tâche ingrate de "préparation des dossiers". Notre interlocutrice
C le résume ainsi: "L'interne agrapheur n'existe plus. Ceci est bon pour la formation des
médecins". On peut ainsi espérer qu'ils seront désormais plus impliqués, en période de
formation.
- 42 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
E. Phase 4: le bilan global
L'évaluation de ces indicateurs a été faite sur 3 ans (2006, 2007, 2008). Un taux
d'actualisation de 10% a été pris en compte (ce taux étant celui conseillé par le GMSIH
pour ce genre d'opération).
Fin 2008, la VAN atteint 379 797.58€: c'est donc la somme qu'a rapporté le projet
au bout de 3 ans de déploiement, pour les trois seuls gains valorisables que nous avons
pu étudier. Cette somme pourrait donc être revue à la hausse si l'ensemble des gains
quantifiables était valorisé (notamment les gains en surface dus à la suppression de la
fonction d'archivage).
Ce projet a donc rapporté en net près de quatre fois ce qu'il avait coûté. Il s'agit
donc, du point de vue financier, d'une excellente opération. En sus, il faut ajouter à ce
résultat financier l'ensemble des gains qualitatifs précédemment détaillés, qui sont
considérables, tout autant que l'amélioration de l'image du CHU aux yeux des patients,
par le biais du service d'ophtalmologie.
Au final, il semble bien que pour le service étudié, le retour sur investissement
global du déploiement du DPI soit largement positif.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
SECTION 2: GAINS DU DEPLOIEMENT DU DPI SUR L'ORGANISATION DES
SECRETARIATS MEDICAUX
Cette seconde étude empirique a pour objet de compléter l'analyse faite sur le
périmètre de l'ophtalmologie en montrant comment l'approche processus peut permettre
d'optimiser les gains attendus sur chaque segment.
25
A noter que l'ensemble des processus décrits sont illustrés par une cartographie des processus
réalisée par McKesson lors de la phase de préparation du projet SIMS, cf ANNEXE 10 pour la liste
de ces processus et la légende de la cartographie
- 44 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Ce second volet vise à démontrer qu'au-delà de ces gains quasi-automatiques,
une démarche plus active au niveau du secrétariat médical a permis d'optimiser les gains
du projet. Cette démarche s'est faite en deux phases:
Phase 1: Identification des processus impliquant le secrétariat médical et description
détaillée, pour chaque processus, des tâches réalisées par les secrétaires, avant (dossier
papier) et après le déploiement du DPI
Phase 2: Identification des niches d'inefficacité et mise en place d'actions correctrices
permettant d'améliorer l'organisation globale du service.
Pour rappel, juste avant le déploiement du DPI, les secrétaires étaient organisées ainsi.
26
Cf ANNEXE 11 Schématisation du processus "Admission en unité de soins"
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ii Après déploiement
Après déploiement, l'accueil du patient est accéléré dans la mesure où la tâche de
recherche du dossier aux archives est supprimée, de même que celle de création des
nouveaux dossiers. Compléter le dossier prend également moins de temps aux
secrétaires puisque l'intégralité de l'historique du patient est mémorisée dans le DPI, sans
risque de perte. En outre, la tâche de classement des documents n'existe plus. Enfin, la
tâche de transmission physique du dossier aux autres professionnels est supprimée,
médecins et orthoptistes ayant directement accès au dossier du patient sur leur poste
informatique.
ii Après déploiement
Après déploiement, la tâche d'archivage du dossier est supprimée.
Par ailleurs, l'amélioration de l'efficience du travail des secrétaires de consultations a
permis d'augmenter largement leur taux de réponse téléphonique (de13% en novembre
2005 à 38% en juillet 2009). La secrétaire de chefferie dans le secteur d'hospitalisation
est donc beaucoup moins dérangée dans son activité. On estime à 1h30 par jour le temps
dégagé par ce biais (soit 0.2 ETP au total). De ce fait, cette secrétaire peut désormais
aider sa collègue dans la frappe des courriers et comptes-rendus.
Cette dernière voit ainsi ses tâches quotidiennes modifiées, d'une part par l'aide
qu'elle reçoit de la secrétaire de chefferie, mais également du fait de la suppression des
tâches liées à la gestion du dossier papier (recherche, classement, etc). Au final, elle peut
réaliser ses missions en un temps moindre, ce qui libère une grande partie de son temps
de travail, utilisable pour de nouvelles tâches.
- 46 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Ce gain de temps doit alors être pris en compte dans une réorganisation de la répartition
des tâches de chacun des secrétaires, et l'apparition de nouvelles tâches destinées à
augmenter la productivité et l'activité du service.
Ce travail de réorganisation a été élaboré à une échelle pertinente de pilotage, par
un trinôme: chef de service/cadre de santé du service/directrice des soins. Il a au final
abouti à une optimisation des gains liés à l'informatisation, sur la problématique des
secrétariats.
Ce tableau montre qu'entre 2005 et 2009, le nombre d'ETP est resté presque constant. La
perte de 0,2 ETP de secrétariat de chefferie n'est pas liée à l'informatisation du service.
27
cf ANNEXE 12 Schématisation du processus "Gestion de la sortie de l'unité de soins"
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
En termes financiers, il apparaît que le secrétariat médical coûte cependant plus
cher, puisque 1 ETP de secrétaire en CAE ont été supprimés en janvier 2008 tandis
qu'une secrétaire titularisée à 100% est arrivée en janvier 2006.
Si l'on considère qu'une secrétaire titularisée coûte en moyenne à l'année 39 800€ contre
3 459€ pour un CAE 28 , le surcoût est estimé à:
Dans le secteur des consultations, les tâches du secrétariat ont été repensées.
Grâce à la suppression des tâches de manutention du dossier, le travail de 3 ETP en
2005 peut désormais être réalisé par seulement 2 ETP depuis 2006. Il y a donc bien une
économie de 1 ETP, sur des processus aux résultats identiques mais nécessitant moins
de temps.
En parallèle, une secrétaire est désormais affectée à temps plein à la
réfractométrie 30 ; qui n'est pas en soi une tâche de secrétariat traditionnel. Il en résulte un
28
Une secrétaire à 100% en CAE coûte au total 17 164€ à l'année mais 13 704€ sont pris en
charge par la CNASEA. Le CHU ne verse donc au final que 3 459€.
29
Cf DUCHEMIN L., septembre 2009, Rapport d'évaluation de charge de travail du secrétariat du
service d'ophtalmologie, CHU d'Angers, p.3.
30
La secrétaire fait passer le patient à l'auto-réfractomètre-tonomètre à air, qui prend les mesures
de sa réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme) et de sa pression intraoculaire. Elle passe
les lunettes sur le frontofocomètre automatique pour déterminer la correction optique déjà portée
par le patient. Cette tâche est réalisée sous la responsabilité de l'ophtalmologiste. Elle reste
autorisée dans la mesure où tous ces appareils ne touchent pas l'œil. Le seul risque est ainsi une
mauvaise mesure, qui retardera simplement l'ophtalmologiste dans sa consultation puisqu'il devra
la refaire.
- 48 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
gain de temps dans le travail quotidien de l'ophtalmologiste et de l'orthoptiste qui se
chargeaient auparavant de ces mesures, sur le processus "prise en charge".
Cependant, dans la mesure où aucune mesure du temps consacré par celui-ci à la
réfractométrie n'avait été faite avant 2006, il est difficile de le quantifier. Ce temps doit
donc être exclu de la valorisation financière ci-dessous. On valorisera cette nouvelle tâche
de réfractométrie comme étant une économie de 1 ETP de secrétaire. En effet, sans
informatisation du DPI, la mise en place de cette nouvelle tâche aurait nécessité le
recrutement d'un agent supplémentaire. L'équipe des consultations aurait alors compté au
total:
2 ETP secrétariat "traditionnel" + 1 ETP en CAE + 1 ETP réfractométrie= 5 ETP
31
Le champ visuel "Goldmann" par exemple.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Notre étude du service d'ophtalmologie a permis de démontrer, sur une échelle réduite,
la pertinence de l'utilisation de l'approche processus pour maximiser le retour sur
investissement du déploiement du DPI. La réorganisation permise par cette approche
méthodologique a eu des conséquences considérables sur la performance du service.
Au vu de ces réalisations, l'équipe de direction du CHU d'Angers a fait le pari d'utiliser la
même méthode sur un périmètre plus vaste: le pôle.
Si une réflexion au niveau global de l'établissement semble une tâche trop ardue,
le pôle semble une échelle adéquate de réorganisation. De fait, en se basant sur
l'exemple du service d'ophtalmologie, la direction a amorcé un projet de réorganisation
des secrétariats médicaux au niveau des pôles 32 : l'Appel à Projet secrétariats médicaux.
Ce projet a été initié début 2007, à une époque où les fonctionnalités "secrétariat"
du DPI Crossway (dématérialisation du dossier; gestion des rendez-vous; standardisation
des courriers-type) étaient déjà répandues et utilisées en routine dans un grand nombre
de service (à la différence des autres fonctionnalités du DPI, comme on l'a vu dans le
chapitre 1). Cette situation offrait ainsi l'opportunité d'élaborer une première évaluation "a
priori " des gains du projet sur la seule thématique des secrétariats médicaux.
32
Cf RENAUT L., LENFANT B., mars 2009, "Document de travail: Appel à projets Secrétariats
médicaux", présenté aux instances en mars 2009, CHU d'Angers.
- 50 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
audit qualitatif de 20 secrétariats choisis par l'établissement et l'étude quantitative d'un
échantillon de 5 secrétariats. L'étude quantitative est basée sur l'approche processus.
La conclusion quantifiée et valorisée de cette étude est qu'au global, la proportion
des activités (manutention, gestion du dossier, déplacements, statistiques, etc) qui
disparaîtront grâce au DPI représentent 20-25% de temps de secrétariat.
Dans ces quatre domaines, il a été proposé avant l'été 2009 à chaque pôle
d'évaluer les ressources dégagées grâce à l'informatisation au niveau de leurs
secrétariats, et de définir leur réaffectation au regard de ces 4 objectifs.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
1. Phase 1: Réalisation d'un état des lieux
L'Appel à Projet Secrétariats médicaux illustre le fait que l'approche processus peut être
appréhendée comme un outil permettant d'optimiser les gains du déploiement du DPI et
donc son retour sur investissement, à l'échelle globale d'un établissement. Dans un
avenir proche, les premières réorganisations de secrétariats par pôles permettront
d'évaluer l'ampleur de cette optimisation. L'exemple de l'ophtalmologie comme l'étude
réalisée par le cabinet de conseil laissent à penser qu'elle sera considérable. Si l'on
atteint en effet l'estimation faite par la Direction d'un redéploiement de 50 à 60 ETP, cela
représenterait une économie d'environ 1 990 000 à 2 388 000€ par an 33
33
Si l'on considère encore une fois, en dehors de toute considération plus technique (GVT, etc)
qu'une secrétaire coûte en moyenne 39 800€ par an.
- 52 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
CHAPITRE 3: DISCUSSION DES RESULTATS OBTENUS
On ne peut ainsi, au regard de cette étude, qu'être rassuré sur les bénéfices
apportés par l'informatisation du dossier patient. La réussite du projet dans le service
d'ophtalmologie laisse présager celle du déploiement du DPI dans tous les services du
CHU. Nos entretiens laissent à ce titre à penser que les gains qualitatifs seront sans
doute encore plus nombreux. En effet l'élaboration d'un DPI global sur l'établissement
offrira plus de cohérence au système dans son ensemble, dans la mesure où tous les
services auront accès à l'ensemble des informations du patient. Ce manque de
communication inter-services était cité par nos interlocuteurs comme le défaut majeur
d'un DPI centré sur un service. La prise en charge du patient sera ainsi améliorée et
rendue plus fluide dans l'établissement et, à terme, en amont et en aval de celui-ci 34 .
La deuxième partie de notre étude empirique offre par ailleurs une première vision
des impacts largement positifs du projet SIMS, sur l'organisation des secrétariats
médicaux. Permettant de repenser l'organisation des secrétaires à l'échelle des pôles, on
a pu observer (à partir du service d'ophtalmologie) qu'il améliore la performance de ces
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
professionnels. Il supprime les niches d'inefficacité logées dans chaque service. A l'issue
de cette réorganisation, le fonctionnement des secrétariats sera plus efficient.
Tout ceci laisse entrevoir les bénéfices globaux (quantitatifs comme qualitatifs)
qu'engendrera le SIMS et permet au final de se rassurer sur le bien-fondé de ce projet.
La détermination du retour sur investissement d'un projet permet d'en faire le bilan
à un moment donné (a priori; au cours du déploiement; ou a posteriori). Il s'agit d'un outil
utile à la Direction générale, qui peut lui permettre –a priori- de décider entre plusieurs
scenarii possibles, ou –a posteriori- de mesurer la rentabilité réelle d'un projet une fois
celui-ci terminé. Cependant, cet outil n'indique pas comment optimiser cette rentabilité.
C'est pour pallier ce manque qu'il a été couplé, dans notre étude empirique, avec
l'approche processus. Nos résultats montrent que cette théorie est pertinente lorsqu'il
s'agit de trouver les niches d'inefficacité et les gisements d'amélioration de chaque
processus. Elle est un outil pour remplacer, dans un processus, tout ce qui ne contribue
pas à atteindre l'objectif par l'optimisation de ce qui y participe. Elle peut ainsi relever
rapidement le niveau de performance d'un service, d'un pôle, et au final d'un
établissement.
34
On pense ici au Dossier Médical Personnel dont la mise en œuvre a été largement ralentie ces
- 54 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Cet état de fait s'explique essentiellement par la structure des coûts d'un
établissement hospitalier, qui se décomposent comme suit:
70% de coûts de personnel (qui peuvent s'apparenter à des charges fixes)
5% de charges fixes (Titre 4 des Dépenses de l'EPRD)
25% de charges variables
Un projet dont le retour sur investissement serait basé uniquement sur un objectif
de réduction des coûts aurait, du seul fait de cette structure de coûts, des résultats non
optimaux. La raison principale de ceci est l'existence du statut de la Fonction Publique
Hospitalière. A l'inverse, un projet (comme celui du DPI) dont l'objectif principal est
l'amélioration de la productivité -et donc des recettes- à coûts constants et maîtrisés,
aboutira à des gains valorisables beaucoup plus conséquents.
dernières années, mais également aux dossiers de réseaux (cancérologie, diabète, etc).
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
SECTION 3: UN DPI COMMUNICANT ET ADAPTE AUX BESOINS DE CHAQUE
- Il doit être communicant. Nos entretiens semi-directifs ont révélé que nos
interlocuteurs regrettent majoritairement le fait que leur DPI d'ophtalmologie (OPlus) ne
communique pas plus avec le reste de l'établissement, voire au-delà (médecin traitant).
L'absence d'interface entre OPlus et le dossier patient actuellement déployé dans les
autres services (Crossway Hôpital) est pointée par tous comme le seul point négatif de ce
projet. Les raisons de cette absence d'interface ont été précédemment expliquées: elles
tiennent au fait que le logiciel OPlus était alors le seul sur le marché à répondre
parfaitement aux attentes du service, mais que son développeur n'avait pas les
connaissances techniques suffisantes pour en développer l'interface avec les autres DPI
de l'hôpital à venir. Ce dilemme permet de pointer la deuxième exigence à laquelle est
confrontée tout DPI.
- Il doit être adapté aux besoins de chaque activité. Le choix d'OPlus par
l'établissement montre l'importance qui doit être accordée à l'adaptation d'un DPI à ses
utilisateurs. L'acquisition d'OPlus s'explique par le fait qu'il possédait des fonctionnalités
parfaitement adaptées à la pratique de l'ophtalmologie: la connexion des instruments
biomédicaux, la possibilité de comparer sur l'écran les résultats de mesures prises à des
années d'intervalle, etc. Cette connexion n'est, encore aujourd'hui, pas développée par le
DPI général (McKesson). La difficulté à concilier l'exigence d'adaptation et celle de
communication reste ainsi une problématique actuelle.
Cette double exigence, qui s'impose donc à un établissement de santé par le haut
et par le bas, implique que pour l'équipe de direction d'un établissement de santé de
déployer un DPI communicant et adapté en tenant compte de l'offre industrielle du
moment. Celle-ci se trouve en effet à une période charnière en France, dans laquelle les
dossiers de spécialité sont en perte de vitesse car ils ne répondent plus aux exigences en
termes de communication et les DPI généraux n'ont pas des fonctionnalités assez
complètes. Gérard Domas (PDG de Alfa Healthcare France, concurrent de McKesson)
souligne à ce titre: "Le marché de la solution intégrée est devant nous et il nécessitera
d'avoir des acteurs importants, des sociétés internationales qui peuvent investir en
développement" 35 .
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
(Cardioreport) en cardiologie, pour pallier aux manques de la solution Crossway en
termes de connexion des équipements d'explorations cardiaques. Le déploiement de
cette solution permet d'être au plus près des besoins de ce service et donc d'optimiser les
gains attendus de l'informatisation du dossier patient sur ce périmètre.
35
DECISION SANTE, 10 novembre 2007, "Qui va équiper les hôpitaux?", n°239, p.24.
- 58 - Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
CONCLUSION
Le rapport 2009 de la Cour des Comptes sur l'application des lois de financement
de la Sécurité sociale fait le constat de la "généralité des marges d'amélioration" 36 qui
existent encore dans l'organisation interne des établissements de santé. Il propose pour
libérer ces marges, de travailler selon trois axes 37 :
Mieux utiliser les moyens disponibles;
Rationaliser et fluidifier le parcours patient;
Décloisonner le fonctionnement de l'hôpital.
36
Cour des Comptes, Rapport sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale,
2009, p124.
37
Idem, p. 129 à 134.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Bibliographie
RAPPORTS INSTITUTIONNELS
COUR DES COMPTES, septembre 2009, " Rapport sur l'application des lois de
financement de la sécurité sociale", 513p.
Disponible sur internet: http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/Rapport-securite-sociale2009.pdf
MEAH, mars 2009, "Le dossier patient dans les hôpitaux et les cliniques", 32 p.
Disponible sur internet: http://www.meah.sante.gouv.fr/meah/index.php?id=1410
ARTICLES DE PERIODIQUES
COCHEREAU I., GRIPON D., GUARDIA C., BOULIGAND B., CAPELLI A., RENAUT L.,
MORICE Y., novembre-décembre 2007, "Informatisation spécifique des services
d'ophtalmologie", in: Techniques hospitalières, n°706, p.2.
DECISION SANTE, 10 novembre 2007, "Qui va équiper les hôpitaux?", n°239, p.24.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
DECISION SANTE, novembre 2002, "Les stratégies de la DHOS en matière de SIH",
numéro spécial, p.4.
DECISION SANTE, novembre 2002, "Dr H-A Hansske, très DIM", numéro spécial, p.6.
DECISION SANTE, novembre 2002, "SIH: des fourmis dans les puces…", numéro
spécial, p.10.
MOLL MC., BONFAIT H., SIRET C., MORICE Y., juillet-août 2003, "Vers un dossier
patient informatisé partagé: analyse fonctionnelle du besoin", in: Techniques hospitalières,
n°678, p.36.
MOUGIN Y., 2009, "Le management par les processus", Besançon: Cap Entreprise,
Disponible sur internet: http://www.knowllence.com/fr/publications/management_processus.pdf
RENIER A., 8 janvier 2007, "Le CHU d'Angers déploie son système d'information médical
et de soins", site Réseau CHU.
Disponible sur internet: http://web.reseau-chu.org/articleview.do?id=1152&mode=2
TIC Santé, 25/03/09, "McKesson lance la V3 de Crossway Hôpital et développe une V7",
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Disponible sur www.ticsante.com
TIC Santé, 27/04/09, "DPI: la clé de la réussite, c'est l'adhésion des équipes", Dépêche
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Disponible sur www.ticsante.com
TIC Santé, 02/07/09, "CH du Mans et DPI: un projet sur 48 mois, avec 11 phases",
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Disponible sur www.ticsante.com
TIC Santé, 03/07/09, "CH du Mans et DPI: quel ROI?", Dépêche n°325.
Disponible sur www.ticsante.com
- 62 - <Prénom NOM> - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - <année>
OUVRAGES, THESES ET MEMOIRES
AYOUB S., 2007, La communication sur le capital immatériel de l'entreprise dans le cadre
d'une démarche de Knowledge Management: une nouvelle approche du lien stratégie-
finance, Thèse pour le doctorat en sciences de gestion: Université Paris II Panthéon-
Assas, 378 p.
BARREAU J., DELAHAYE J., DELAHAYE F., 2006, Gestion financière, manuel et
applications, Paris: Dunod, 508 p.
BOUSQUIE F., 2007, De l'intérêt de la démarche ROI dans les hôpitaux publics:
l'exemple du déploiement du dossier patient informatisé au CHU de Toulouse, Mémoire
EHESP, EDH Promotion 2006-2008, 65 p.
SITES INTERNET
www.mckesson.fr/nos-produits/solutions-cliniques/crossway-hopital.html
www.chu-angers.fr
www.gmsih.fr
DOCUMENTS INTERNES
CHU d'Angers, Direction des usagers, des finances et du système d'information, mai
2004, Schéma directeur du système d'information 2004-2009, document intranet, 54 p.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
CHU d'Angers, juillet 2005, Informatisation du dossier patient d'ophtalmologie, existant
technique et système cible, acquisition d'un logiciel par procédure adaptée, 107p.
CHU d'Angers, mars 2006, Programme Fonctionnel Détaillé pour la mise en œuvre d'un
Système d'information médical de soins (SIMS), 143p.
EUROGROUP, 8 janvier 2007, Audit sur les secrétariats médicaux du CHU d'Angers,
document confidentiel, CHU d'Angers, 35 p.
RENAUT L., LENFANT B., mars 2009, "Document de travail: Appel à projets Secrétariats
médicaux", présenté aux instances, CHU d'Angers
RENAUT L., CARLI BACHER S., MINARD L., 2008, "Indicateurs de performance du SIH",
présentation Powerpoint CHU d'Angers/McKesson, document interne, 38 d.
JORF n°0167 [en ligne], LOI n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et
relative aux patients, à la santé et aux territoires.
Disponible sur internet: http://www.legifrance.gouv.fr/affich
Texte.do?cidTexte=JORFTEXT000020879475&dateTexte=&categorieLien=id
- 64 - <Prénom NOM> - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - <année>
Liste des annexes
ANNEXE 2 Tableau des gains attendus des SIH et indicateurs associés, définis par le
GMSIH
ANNEXE 4 Liste détaillée des personnes choisies pour les entretiens semi-directifs
ANNEXE 10 Cartographie des processus déployés sur le CHU d'Angers, réalisée par
McKesson: liste des processus et légende
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 1
Couverture applicative avant et après le déploiement de la solution
Crossway Hôpital de McKesson
GML Word
Astre
SGLs
Cyberlab ARCCAM
CITRUS
Dimension MASIA
CrossWay
CrossWay CrossWay
CrossWay
Astr
PSL
SGL
Cyberlab
CrossWay ARCCAM
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 2
Tableau des gains attendus des SIH et indicateurs associés, définis par le GMSIH
4 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
6 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 3
Tableau des gains du déploiement du DPI du service d'ophtalmologie
du CHU d'Angers et indicateurs/sources retenus pour leur identification et/ou valorisation
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
données durant les
entretiens)
COMPETENCES Formation du personnel non informatique aux outils Entretiens auprès des professionnels sur ces sujets. Identifiable
ACQUISES informatisés, meilleure adaptabilité et réactivité au
changement
Amélioration de l’enseignement Entretiens auprès des professionnels sur ces sujets. Identifiable
10 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 4
Liste détaillée des personnes choisies pour les entretiens semi-directifs
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 5
Questionnaires ouverts utilisés pour les entretiens semi-directifs dans le
Service d'ophtalmologie (par profession)
N.B: Ce questionnaire est destiné à évaluer les effets positifs et négatifs liés à la mise en place du logiciel O+
sur le travail quotidien des secrétaires médicales d'ophtalmologie.
Les résultats resteront anonymes. Les réponses doivent être libres et individuelles.
Précisions (facultatif):
………………………………………………………………………………………………………... COMPLIQUE
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
¾ Augmenté ou diminué le nombre de tâches
fastidieuses AUGMENTE
12 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
¾ Augmenté ou diminué votre stress
AUGMENTE
Précisions (facultatif):
………………………………………………………………………………………………………... DIMINUE
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
¾ Augmenté ou diminué votre fatigue physique
(transport des dossiers, etc) AUGMENTE
Précisions (facultatif):
………………………………………………………………………………………………………... DIMINUE
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
Question 5: Aujourd'hui, quelle est la tâche que vous accomplissez dans la journée qui
vous semble la plus fastidieuse ? (une seule réponse possible)
¾ Frappe des courriers (comptes‐rendus transmis par
médecins
¾ Autre? ………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………………………….
Question 6: O+ vous a‐t‐il permis d'augmenter vos connaissances en informatique? OUI
Autres
commentaires:…………………………………………………………………………………………………………………………………
..
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
QUESTIONNAIRE DESTINE AUX INFIRMIERES DU SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
14 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
………………………………………………………………………………………………………...
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
Question 10: O+ vous a‐t‐il permis d'augmenter vos connaissances en informatique? OUI
Autres
commentaires:…………………………………………………………………………………………………………………………………
..
QUESTIONNAIRE DESTINE AUX ORTHOPTISTES DU SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
Commentaires:………………………………………………………………………………………………………………………………
16 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
QUESTIONNAIRE DESTINE AUX MEDECINS DU SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
Question 3: Cette évolution technologique dans votre métier vous semble‐t‐elle POSITIVE
globalement positive ou négative?
Précisions (facultatif): ………………………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………………………… NEGATIVE
Question 5: Estimez, dans le logiciel O+, la contrainte en temps et en complexité du codage de 1 (très
des actes. mauvaise) à
10 (très
Précisions (facultatif): ………………………………………………………………………………………………………... bonne)
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
NOTE:
Question 6: Estimez, dans le logiciel O+, la facilité de la procédure de prescription. de 1 (très
mauvaise) à
Précisions (facultatif): ………………………………………………………………………………………………………... 10 (très
…………………………………………………………………………………………………………………………………………… bonne)
NOTE:
Question 7: Le logiciel O+ a‐t‐il accéléré ou ralenti le partage de l'information dans le
service? ACCELERE
Question 9: Exploitez‐vous les données issues du logiciel O+ dans vos travaux de recherches OUI
(publications), l'élaboration de statistiques?
Précisions (facultatif): ………………………………………………………………………………………………………... NON
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
ELEMENTS RELATIONNELS
Question 10: La qualité de votre relation aux patients et à leurs familles s'est‐elle améliorée
ou dégradée depuis la mise en place d'O+? AMELIOREE
Précisions (facultatif): ………………………………………………………………………………………………………...
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
DEGRADEE
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Question 11: La qualité de votre relation aux autres personnes du service s'est‐elle
améliorée ou dégradée depuis la mise en place d'O+? AMELIOREE
Précisions (facultatif): ………………………………………………………………………………………………………...
……………………………………………………………………………………………………………………………………………
DEGRADEE
Autres commentaires:………………………
18 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 6
Verbatims issus des entretiens semi directifs classés par thématiques
EFFICIENCE
AMELIORATION DE LA MEMORISATION ET STRUCTURATION DES DONNEES MEDICALES ET DONNEES PATIENT;
LIMITATION DES RESSAISIES; ACCES SYSTEMATIQUE A L'HISTORIQUE DU PATIENT
C • Pour le stockage des examens, il y avait auparavant des papiers partout (surtout
les OCT qui étaient systématiquement perdus).
• La mise en œuvre prescriptions est plus rapide, notamment pour le renouvellement
d’ordonnances, la secrétaire fait tout.
F • Lorsqu’un patient est hospitalisé, c’est pratique car tous les dossiers médicaux sont
dedans (antécédents). Ainsi les médecins peuvent continuer à renseigner OPLUS
au fil de l’hospitalisation.
• OPLUS a été un véritable plus, notamment pour le partage des données,
l’accessibilité, l’archivage. Il n’y a plus aucune perte de dossiers désormais.
G • Avant on avait toujours des dossiers perdus. On n’avait pas les antécédents. Il
fallait réinterroger le patient. L’accessibilité avec le dossier informatisé est top. Il n’y
a pas de perte, tout est bien sauvegardé.
• On n'a plus de problème de déchiffrage. Et les rubriques sont classées tout le
temps de la même manière. Avant, tout se faisait en fonction de la logique du
médecin. Maintenant il n’y a plus d’ambiguïté. La prise en charge médicale est
meilleure car les antécédents sont toujours indiqués en haut du dossier. Il y a
beaucoup moins de risque d’erreur. Il n’y a pas non plus de risque de refaire
plusieurs fois le même examen inutilement car tout est écrit.
H • Le logiciel propose trois colonnes :
- courrier
- messagerie
- documents ciblés
Tout est bien classé, pas comme dans le dossier papier. On gagne en rapidité de
recherche de l’information et donc en temps dans notre travail.
RECUPERATION RAPIDE DES RESULTATS D'IMAGERIE
F • Pour les orthoptistes le gros avantage est de pouvoir insérer dans OPLUS
quasiment dans la minute qui suit les examens qu’elles ont effectué. Il n’y a pas de
temps de latence.
DIMINUTION DES TACHES A FAIBLE VALEUR AJOUTEE
A • L’informatisation a été un plus en terme de réorganisation des secrétariats. Il faut
noter que la vraie raison de la nouvelle embolie actuelle vient du fait que les
ophtalmologistes de clinique ont arrêté la prise en charge des chalazions. De sorte
que tous les appels sont reportés au CHU. Cela engorge donc à nouveau le
secrétariat et explique le taux de réponse téléphonique qui reste insatisfaisant.
Mais l’informatisation a bien permis un gain d’efficacité en terme de gestion des
rendez-vous et de suppression de la manutention.
C • L'informatisation a permis de se réorganiser.
• Auparavant, quand le patient arrivait, on cherchait son dossier papier que l’on
emmenait dans le box de consultation. Cela prenait beaucoup de temps.
• La secrétaire est l’huile entre les rouages. Souvent elle accomplit une multitude de
tâches que l’on ne voit pas. Tout le monde va voir la secrétaire. Elles règlent tous les
problèmes car elles sont au courant de tout.
• L’informatisation permet implicitement de réaffecter les secrétaires à d’autres
tâches. L'informatisation permet de travailler mieux et de récupérer les emplois de
façon consensuelle.
• Ils ont été possibles uniquement parce que l’on a couplé l’informatisation et la
refonte de l’organisation. Par exemple pour les secrétaires, en placer une à la
réfracto est une idée qui a été mise en place en même temps que l’informatisation.
La re-division des tâches a été réfléchie avec les professionnels, un genre de
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
« démocratie participative ». Il fallait savoir ce qui se passe pour trouver les bonnes
solutions. Mais parfois il a fallu obliger. Les solutions ont été choisies par l’ancienne
DS, l’ancienne cadre du service et moi-même.
E • Maintenant à la place, en consultation, une des hôtesses d’accueil fait les examens
de réfracto pour faire gagner du temps aux orthoptistes et aux médecins.
• Le problème est que certains examens sont restés en format papier : d’où la
problématique du scannage qui a été introduite pour intégrer ces examens dans
OPLUS. C’est une charge de travail supplémentaire.
• Aujourd’hui, les secrétaires sont à un taux de reprise téléphonique de 30 à 40%.
Si on augmente ce taux, les médecins vont-ils pouvoir suivre et assurer toutes les
consultations ?
F • A cause de cette nouvelle tâche de scannage on perd beaucoup de temps de
secrétaire. C'est de l’ordre de 30 min de scannage par jour en hospitalisation.
G • Il y avait plus de manipulations à faire auparavant. Maintenant tout est transmis
automatiquement. Il y a moins d’administratif et d’impressions. Pour placer l'OCT et
le champ visuel à mettre dans le dossier papier, il fallait avant faire plus de pas.
H • Désormais on a toujours un dossier. Il n’y a plus de perte. Il n’y a plus de dossiers
en vadrouille ou mal classés. Avant le travail de recherche d’un dossier prenait un
temps infini, même pour une secrétaire extrêmement rigoureuse.
I Le gain de temps apporté par l'informatisation est une évidence pour moi. Je donne
les raisons à la chaîne:
- pour la création des dossiers tout est plus rapide
- pour la recherche des patients qui ont rendez-vous. Avant on avait 8 agendas
papier sur l’année
- ça facilite le classement des documents, même avec le scanner. Il y a peu de
classement à faire.
- le dossier est tout de suite à disposition du médecin. Avant les secrétaires le leur
apportaient.
- même sur deux sites, les dossiers ne se baladent plus.
J • Notre travail est plus rapide qu’avant. En plus comme on est sur 2 sites, il fallait
courir récupérer les dossiers pour en sortir les CR. Souvent ils étaient mal classés
ou sortis pour les consultations. Parfois on souffrait de pertes définitives.
• Dans la fiche de poste il faudrait pouvoir valoriser le gain de temps qu’a apporté
l’informatisation mais aussi la nouvelle fonction du scannage.
• Aller chercher les dossiers où qu'ils soient sur les 3 sites était la tâche la plus
fastidieuse pour moi auparavant. Aujourd’hui seul le scannage reste fastidieux.
AUGMENTATION DE L'ACTIVITE DU SERVICE ET DE CHAQUE CATEGORIE DE PERSONNEL
C • On travaille plus. Avec l’accès au dossier patient de n'importe quel ordinateur, on
travaille partout car on a accès à tout.
FINANCES
AIDE AU CODAGE PERMETTANT UNE FACTURATION PLUS FIABLE ET EXHAUSTIVE
B • Avant la cotation se faisait par bons, ce qui posait des problèmes de perte ou
d’absence de certains champs renseignés. OPLUS permet une aide à la cotation et
en améliore l'exhaustivité.
C • L’informatisation a permis d’augmenter l’exhaustivité du codage.
• En ophtalmologie, on n’a pas supprimé de postes. Mais on a gagné en productivité
et en exhaustivité du codage. Ainsi :
Å L’investissement est facilement rentabilisé
Å Il y a des recettes pour financer d’autres postes
Å on gagne en fidélisation (plus de turnover)
D • Quand on quitte le dossier ou l’observation OPLUS nous demande de coter, sinon
le patient n’est pas effacé de la liste des personnes à voir. Le codage est donc
systématique.
GAINS EN SURFACE/LOCAUX
F • L’archivage informatique a permis une libération de locaux…qui n’a toujours pas
20 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
été faite. L'ancienne chef de service avait prévu d’aménager un nouveau box dans
la salle libérée par les archives, de manière à augmenter l'activité sur une même
plage horaire. Cela était rendu possible grâce à l'arrivée d'un nouveau PH
supplémentaire et ½ poste d’attaché pendant 2 ans. On avait envisagé de supprimer
un box de secrétariat pour le remplacer par un box de médecin et mettre la
secrétaire dans la pièce d’archives actuelle.
QUALITE
DIFFUSION RAPIDE ET ACCESSIBILITE DE L'INFORMATION; FACILITATION DES ECHANGES ENTRE SERVICES
C • On devient des nomades. Ceci est fondamental pour les patients qui arrivent en
urgence. On a accès à tout à n’importe quelle heure. On gagne du temps, on a une
réponse instantanée à ce que l’on cherche.
• Pour la sortie du patient, on donnait au patient un papier de prise de rendez-vous.
Maintenant c’est directement écrit dans le dossier. Le patient n’a donc plus qu’à
retourner à l’accueil. La secrétaire ouvre son DPI et lui donne son RDV sur un petit
papier.
• Au niveau du bloc, il fallait un certain nombre de papiers pour programmer un
patient à opérer. Désormais tout est informatisé.
• On a diminué les coups de fil entre les gens. Avant par exemple, on était obligé de
sortir pour demander à l’orthoptiste de réaliser un OCT. Ensuite on a utilisé le
portable. Désormais on utilise la messagerie instantanée. Cela rend le travail plus
fluide, car la personne à contacter n’est pas dérangée et ne regarde le message que
quand elle le souhaite.
D • La communication avec les autres services est rare en ophtalmologie. Ceux qui ont
besoin de nos informations reçoivent un courrier (endocrinologie, diabétologie). Par
contre, ça pourrait être utile d'avoir accès au dossier ophtalmo aux urgences.
• On donne des informations plus complètes au patient, des conseils sur
l’ordonnance. On prend plus le temps, car on met moins de temps à écrire. Par
exemple, des conseils d’hygiène, de lavage des mains, l’interdiction d’aller dans une
piscine… On donne beaucoup plus de recommandations post-opératoires.
G • Le dossier peut être ouvert partout.
• La messagerie permet une communication rapide avec tous.
• Aujourd’hui après une phase d’adaptation tout va plus vite car on s’est bien
approprié le logiciel.
H • La grande satisfaction provient du fait de pouvoir donner une réponse immédiate
au patient car on a le dossier directement sous les yeux. Avant cela n’était pas
possible avec le système d’archivage des dossiers papier.
• La messagerie est un véritable plus. On a la réponse instantanée sans avoir à
déranger le médecin pendant la consultation.
• On marque plus de choses dans le dossier individuel.
J • Aujourd’hui on se sent moins démunies face aux questions des patients. La
réponse apportée est instantanée. C’est valorisant.
• La prise de rendez-vous améliorée : On est plusieurs personnes à pouvoir le faire.
Pas uniquement à la consultation. On ne les appelle plus pour prendre rendez-vous
pour les post-opératoires. Du coup elles ont moins d’appels.
• Avec la messagerie instantanée on peut parfois renseigner le patient plus vite car
le médecin nous répond tout de suite. Les patients sont moins agressifs avec nous.
SECURITE: TRAÇABILITE/ACCESSIBILITE DE L'INFORMATION; CLARIFICATION DU ROLE DES PERSONNELS, CLARTE ET
FIABILITE; AIDE A LA PRESCRIPTION DU MEDICAMENT
B • Pour l’accueil, le secrétariat, les infirmières : chacun des professionnels a un code
d’accès.
C • Il y a moins de risque d’erreur car le médecin a à sa disposition le dossier
instantanément et classé toujours dans le même ordre.
• Il y a un changement dans la façon d’écrire. On n’a plus de soucis avec les
mauvaises écritures.
• Avant pour les ordonnances les pharmaciens téléphonaient souvent. Aujourd’hui
on gagne du temps avec les ordonnances pré-faites. Il y a aussi une sécurité vis-à-
vis du médico-légal. Du moment que l’on peut imprimer c’est légal.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
• Au niveau sécurité, la carte CPS permet plus de sécurité et confidentialité qu’un
dossier papier que se balade partout. Il y a différents accès pour les professionnels.
• S'il faut noter la procédure prescription dans le DPI, je mets 8/10 car il faut
connaître le code qui leur est rattaché. Mais ça va plus vite quand on sait, c’est
comme une abréviation. Et il y a moins de risques d'erreur.
D • Il y a moins de rappels des pharmaciens car tout est lisible.
• Pour les ordonnances, il y a des modèles standard pour 5 items différents. Pour le
renouvellement des traitements, il y a beaucoup de raccourcis. Il n’est plus la peine
de recopier toute l’ordonnance.
• On peut répondre au patient en temps réel.
On a plus de temps à leur consacrer car on renseigne les éléments du dossier
beaucoup plus vite.
F • Pour les médecins, la prescription informatisée se fait très simplement à partir de
modèles. Il suffit de rajouter le nom du patient, d’imprimer (il y a une imprimante
dans chaque box) et de signer.
G • Le code couleur entre orthoptistes et médecins sur le logiciel permet par contre de
clarifier les rôles.
H • On augmente la traçabilité. On marque plus de choses dans le dossier individuel (il
y a plus d’obligations réglementaires). Ainsi le gain de temps est basculé dans ces
nouvelles requêtes. Mais on n’augmente pas le temps soignant.
• Pour la cotation, il y a un profil et chacun n’a que l’accès qui lui est utile pour coter.
• 0+ a permis également de renforcer la traçabilité dans le dossier : on n’hésite plus
à y mettre tous les éléments que l’on possède. On précise tout, parce qu’on a
tendance à noter davantage au clavier qu’à la main. Sur le dossier papier, il n’y avait
pas assez de place pour écrire. Aujourd’hui j’ai le sentiment de faire un meilleur
travail plus en adéquation avec la démarche de traçabilité. Mon travail aidera plus le
médecin et l’orthoptiste.
POSSIBILITE DE REALISER DES STATISTIQUES, ETUDES EPIDEMIOLOGIQUES, AMELIORATION DE LA RECHERCHE
C • OPLUS est fondamental. Quand on travaillait avec le dossier papier, il passait
directement aux archives. Il fallait faire l’effort de relever les patients mais de fait les
séries n’étaient jamais complètes. Certaines recherches, trop fastidieuses de ce fait,
ne se faisaient pas. Avec OPLUS des recherches par mots-clés sont possibles et
rapides. Il y a un module statistique.
D • Les 6 premiers mois du clinicat, j’ai réalisé une étude rétrospective sur la chirurgie
de la cataracte. Toutes les informations médicales étaient tirées d’OPLUS. La
recherche est simplifiée par le fait qu’on peut trouver des cas par mots-clés ou par
date. Ce travail de recherche sur des dossiers papier est si fastidieux que je ne
l’aurais pas effectuée. Une recherche de 6 mois, cela représente 400 patients et 300
kg de papier !
L’informatisation permet l’étude de séries beaucoup plus importantes, avec une
valeur ajoutée énorme. L'ancienne chef de service parlait d’une « arme de guerre
pour publier ».
CONDITIONS DE TRAVAIL
DIMINUTION DES TACHES A FAIBLE VALEUR AJOUTEE
E • En hospitalisation, tout fonctionne bien. En consultations, il y avait ce problème de
prise de rendez-vous sur de grands agendas, d’organisations des dossiers, de
partage des dossiers sur 2 sites éloignés. L’ambiance n’était pas facile. OPLUS a
annulé toutes ces difficultés.
H • Ma fatigue n'a pas diminué elle est différente: au lieu d'être musculaire elle est plus
oculaire.
• Par contre je me sens moins stressée, car on donne une réponse instantanée au
patient. Le fait de pouvoir instantanément rassurer le patient est un soulagement
énorme dans mon travail.
FIDELISATION DU PERSONNEL SOIGNANT ET NON SOIGNANT
E • Il n’y a pas un fort turnover chez les secrétaires d’ophtalmologie. Il y a au contraire
22 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
un fort taux de fidélisation. Sur les 3 secrétaires de consultation, une seule souhaite
partir car elle veut évoluer professionnellement. Toutes les 3 étaient déjà là avant
OPLUS. Or, auparavant, le turnover était beaucoup plus important. C’était même
une caractéristique du secrétariat d’ophtalmologie. Cela s’explique par le fait
qu’avant, les dossiers papier étaient classés par pathologie et par année. Les
dossiers étaient très difficiles à trouver, surtout dans l’urgence (question d’un
médecin ou d’un patient au téléphone), surtout pour une secrétaire n’ayant pas
d’ancienneté. Le stress au travail était important. L’informatique a changé la donne.
• Aujourd’hui, les secrétaires sont peu touchées par l’absentéisme.
F • L’absentéisme des secrétaires a été amélioré par plusieurs points :
- le changement de l’équipe d’encadrement
- OPLUS
- la redistribution des tâches. Il y a désormais trois personnes qui se relaient pour
> répondre au téléphone
> prendre les mesures de lunettes
> rentrer les données dans OPLUS
G • Je ne voudrais pas partir du service s c’était pour repasser au papier.
H • Aujourd'hui je préfère ne pas demander à quitter le service. Je ressens une pleine
satisfaction au niveau professionnel depuis la mise en place du dossier patient sur
ordinateur.
J • Là, on a accès à tout, tout de suite et rien ne se perd. C’est un gain de temps
énorme. On ne reviendrait pas en arrière. Cela me freine dans mon idée de changer
de service.
• Avant, le stress venait du fait de ne pas trouver le dossier et l’info. Aujourd’hui on
est bien moins angoissé qu’avant. Le seul stress c’est la panne, mais ça ne plante
que deux fois par an.
• Il faudrait généraliser le dossier patient informatisé à tous les services. J’ai peur de
partir de l’ophtalmo car je ne sais pas ce que je vais trouver ailleurs.
COMPETENCES ACQUISES
FORMATION DU PERSONNEL NON INFORMATIQUE AUX OUTILS INFORMATISES, MEILLEURE ADAPTABILITE ET
REACTIVITE AU CHANGEMENT
B • En effet l’implication du service était fondamentale dans la mesure où par exemple
en ce qui concerne la formation, le service informatique n’avait pas les moyens de
tout assurer.
C • A mon arrivée en 2000 dans le service, on était 2 à savoir se servir d’un ordinateur.
Aujourd’hui tout le monde sait ; il y a un vrai chemin parcouru.
• Une préparation psychologique de base est nécessaire. L’équipe médicale doit être
convaincue.
• Organiser des formations permet de rassurer sur les 1ères utilisations. Il y a eu un
effet d’entraide dans le service car chacun n’avait pas retenu les mêmes choses. Au
final, cela s’est bien passé. Mais il faut penser avant tout à « couper les vivres »
c'est-à-dire ne pas laisser l’ancien système perdurer pour qu’ils n’aient pas l’idée de
s’y raccrocher.
G • J'ai eu une adaptation rapide au logiciel. Il n’y a que la vieille génération qui trouvait
ça compliqué.
H • Il y a eu une appréhension liée au nouveau logiciel mais elle a été vite diminuée.
Cette nouveauté a renforcé les relations d’équipes, du chef de service jusqu’à l’aide-
soignante. Ça a été un moment fort de communication. Le chef de service a été une
bonne locomotive. Les jeunes du service également car ils sont plus portés sur
l’informatique.
• Cela m’a permis de ne plus appréhender l’informatique et de me sentir plus sûre
d’avancer dans de nouvelles technologies. Je me sens aujourd’hui plus à l’aise.
AMELIORATION DE L'ENSEIGNEMENT
C • L’interne agrapheur n’existe plus. Ceci est bon pour la formation des médecins.
THEMES ANNEXES ABORDES SPONTANEMENT PAR LES INTERVIEWES
IMPORTANCE D'UN DPI ADAPTE AUX ATTENTES DES PROFESSIONNELS
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
A • A l'origine, le logiciel OPLUS a été développé en attendant de pouvoir mettre en
place Crossway en ophtalmologie Le problème c'est qu'aujourd'hui, McKesson est
moins avancé sur la connexion des équipements biomédicaux qu'OPLUS, alors que
cette connexion est fondamentale en ophtalmologie.
B • Cependant aujourd’hui l’importance des logiciels métiers ne doit pas être remise en
cause. C’est pour cela qu’en cardiologie on a mis en place le logiciel Cardioreport.
C’est un bon exemple car il y a une partie liée avec la coronaro pour récupérer les
CR sont faits dans Cardioreport. Mais les CR sont envoyés dans Crossway.
• Le métier reste le métier.
• Un autre exemple à citer est Careview, logiciel spécialisé pour le service de
réanimation. Il n’est aujourd’hui pas totalement intégrable. (il est bon pour les
équipements biomédicaux mais pas sur d’autres points). Du coup on ne reproduit
pas la même erreur. On attend avant de se précipiter pour l’acheter, qu’ils
développent l’interface ou qu’un autre logiciel apparaisse sur le marché.
• La raison principale pour laquelle on a décidé de mettre en place le logiciel
spécifique OPLUS en ophtalmologie est le fait que cette spécialité doit absolument
être traitée par des professionnels qui la connaissent bien. Ainsi, l’ancienne chef de
service, avait tout de suite pu remarquer la maîtrise de l’entreprise des termes et du
métier de l’ophtalmologie. En outre, le fait que ce logiciel soit utilisé à la fois en ville
par de très nombreux cabinets mais également en clinique (à Nantes par exemple)
était rassurant.
• A terme, l’idée serait de basculer sur Crossway. Mais le problème avec Crossway
est qu’il n’est pour l’instant pas adapté à l’ophtalmologie car il n’assure pas la liaison
avec les équipements biomédicaux.
C’est le même problème qui se pose en radiologie, en réanimation et dans tout
l’interventionnel, qui ont aussi besoin de cette liaison.
On cherchera à changer de logiciel quand cela sera possible, peut-être l’an
prochain.
• Les équipes d’ophtalmologie ont été très reconnaissants et il n’y a jamais eu de
rapport négatif avec le service informatique. Ceci est rare et n’a jamais été le cas
ailleurs Il s’agit d’un système ringard, mais il semble vraiment adapté à leurs
besoins.
C • Le logiciel OPLUS a le problème d’être peu compréhensible pour les autres
services et pour les patients. Mais il était le bon compromis par rapport aux autres
offres qui ne possédaient pas la messagerie et dans lesquels on ne pouvait pas y
appeler les rubriques.
• Le problème c’est qu’au niveau des équipements biomédicaux, Crossway ne prend
pas en charge tout ce que l’on a avec OPLUS.
• On aurait trop perdu de temps si l’on était passé par le SIMS. La logique métier
rapporte directement. Le SIMS est trop stalinien.
• Les informaticiens ont compris qu’ils ne pourront pas se passer des logiciels
métiers.
• Il y a une différence à faire l’informatisation au niveau d’un service ou au niveau
général d’un CHU. En général, les professionnels ne sont pas très motivés car ils ne
voient pas le bénéfice dans leur travail au quotidien. L’informatisation n’est pas
assez spécialisée, ne colle pas assez avec leur métier et que l’architecture de
l’organisation n’est pas impliquée. A la différence, la mise en place d’un logiciel
métier permet de tout restructurer en même temps.
• Bien sûr si Crossway faisait tout ça serait mieux. Mais rien ne remplace le logiciel
métier à l’heure actuelle dans certains domaines.
En termes de management, les professionnels seront difficilement motivés par le
SIMS. Avec un logiciel métier il y a plus d’entrain car l’intérêt est visible
immédiatement.
Peut-être que dans 20 ans, une entreprise aura établi un logiciel global. En
attendant, il faut pouvoir se maintenir à flot dans les secteurs hospitaliers à forte
concurrence. Avec un minimum d’interface pour communiquer avec le reste de
24 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
l’hôpital.
F • Il s’agit d’un logiciel vraiment destiné à l’ophtalmologie. Il y a beaucoup de codes
spécifiques à l’ophtalmologie.
• Pour les équipements biomédicaux le logiciel est très bien car tous les
équipements lui sont connectés, sauf un où l’on est obligé d’utiliser le scanner à côté
de l’indication des résultats.
NECESSITE D'AVOIR SUR L'ENSEMBLE DU CHU DES LOGICIELS INTERFACES
B • Il y a des manques dans OPLUS qui montrent les avantages à être dans
Crossway. Par exemple, aujourd’hui, on n’utilise OPLUS que pour les consultations
mais peu pour l’hospitalisation.
• Le mot d’ordre aujourd’hui est d’être communicant, pas isolé.
C • L’intérêt d’une communication dans Crossway réside dans le fait de pouvoir
communiquer les conclusions et les lettres.
• Crossway est utile pour le dossier infirmier, la prescription, etc. Il faut s’y mettre.
• Les logiciels métiers ont fait leurs preuves. Le gain est immédiat dans les
spécialités. Mais il faudrait que les spécialités s’engagent à envoyer les informations
pertinentes dans une base de données « globale » moyennant l’existence d’une
interface.
H • En plus, il n’y a pas de communication avec les autres logiciels du CHU. C’est une
perte de temps. Par exemple, pour les résultats sanguins qu’on trouve dans
Cyberlab. L’idéal serait que tous ces logiciels communiquent ensemble.
J • Le problème c’est qu’il y a tellement de logiciels, et que certains éléments sont
dans l’un et pas dans l’autre. Le problème par exemple c’est que les autres services
ne peuvent pas avoir accès à OPLUS. Ce logiciel est très bien pour nous car tous
nos dossiers passent dessus. Mais ce n’est pas bien vis-à-vis des autres services.
On doit encore fonctionner par fax.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 7
Evolution mensuelle de l'activité du secteur des consultations du service d'ophtalmologie du CHU d'Angers, de septembre 2005 à
décembre 2008
Remarque 1: Le corps de ces tableaux présente quelques lignes d'activité par code CCAM en guise d'exemples. Ces lignes ne présentent donc pas
l'activité détaillée du secteur de manière exhaustive. . La somme qui se situe à la fin de chaque tableau est quant à elle exhaustive et représente la
totalité de l'activité. Ce sont ces données qui ont servi à la réalisation des graphiques présentés dans le corps du mémoire.
Remarque 2: La dernière ligne de ces tableaux présente le volume d'actes mensuels. Chaque type d'acte est ensuite évalué à l'année, et associé à
son tarif CCAM (les tarifs d'ophtalmologie n'ont pas évolué entre 2005 et 2008). La dernière colonne à droite représente les recettes perçues pour
chaque type d'acte.
26 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Activité et recettes du secteur de consultations 2006
Activité
MOIS 1, 2, 3, 5, 7, 8, 9, 10, 11, 12,
annuelle Tarif Recettes
BDQP003 Pachymétrie cornéenne 6, 11, 2, 12, 15, 8, 15, 14, 16, 17, 139, 19,774 2748,586
BEPP002 Iridotomie au laser 7, 5, 1, 6, 11, 7, 5, 11, 10, 4, 78, 83,6 6520,8
Séance de destruction de
lésion choriorétinienne par
BGNP003 photocoagulation avec laser, 25, 12, 15, 18, 11, 10, 35, 28, 26, 38, 253,
à l'aide de verre de contact 101,16 25593,48
Séance de photocoagulation
choriorétinienne du pôle
BGNP008 postérieur, avec laser à argon 5, 2, 2, 10,
ou diode 125,4 1254
1
Somme : 1 100, 735, 704, 1 360, 1 499, 1 185, 1 980, 1 746, 1 727, 17 158,
851, 592671,955
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Activité et recettes du secteur de consultations 2008
Activité
MOIS 1, 2, 3, 4, 5 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12,
ann. Tarif Recettes
Exérèse de
BAFA013 chalazion 1, 3, 3, 6, 6 3, 4, 2, 8, 6, 6, 48, 32,15 1543,512
Pachymétrie
BDQP003 cornéenne 17, 28, 18, 19, 25 21, 15, 23, 19, 8, 22, 16, 231, 19,774 4567,794
Iridotomie au
BEPP002 laser 8, 6, 10, 3, 9 8, 13, 3, 5, 7, 14, 8, 94, 83,6 7858,4
Gonioscopie
BHQP002 oculaire 9, 11, 11, 7, 4 3, 3, 3, 1, 2, 6, 1, 61, 17,28 1054,08
1
Somme : 1 963, 1634 1 840, 1 686, 1700 1 365, 1 100, 1 678, 1 487, 1 713, 1 614, 19 753,
973, 715285,522
28 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 8
Calcul des économies réalisées sur les achats de fournitures
Le calcul des économies se fait par rapport au niveau des achats de 2005.
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 9
Tableau final de calcul du retour sur investissement du DPI d'ophtalmologie
Hypothèses
Coûts par années Initial fin 2006 fin 2007 fin 2008 TOTAL
Bénéfices par années Initial fin 2006 fin 2007 fin 2008 TOTAL
Gains financiers 0,00 € 62 263,63 € 160 299,85 € 303 145,87 € 525 709,35 €
TOTAL DES GAINS 0,00 € 82 163,63 € 180 199,85 € 326 504,87 € 588 868,35 €
30 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
Bilan
Flux financiers actualisés -68 850,03 € 68 134,27 € 141 738,78 € 238 774,56 € -
Valeur actualisée nette -68 850,03 € -715,76 € 141 023,02 € 379 797,58 € -
450 000,00 €
VALEUR NETTE
n
400 000,00 € VN = ∑G
i= 0
i − Ci
495 410,53 €
350 000,00 €
DELAI DE RECOUVREMENT
0,00 €
Initial fin 2006 fin 2007 fin 2008 Durée telle que VAN =
-50 000,00 € 1 an(s) et 0 mois
Gains actualisés Coûts actualisés
-100 000,00 € Flux financiers actualisés Valeur actualisée nette
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 10
Cartographie des processus déployés sur le CHU d'Angers, réalisée par
McKesson: liste des processus et légende
Processus : Facturation.............................................................................................
Un processus
Processus
Des acteurs
internes Un acteur interne (rôle)
Relation de
composition entre
Un acteur interne acteurs
composante d'un autre
acteur Activités
Un acteur réalisées par
Une activité l'acteur
externe
Enchaînement
Un acteur d'activités et flux
e xterne Un message d'information
Message d'échange
Une autre activité
Un acteur
Service du AO
périmètre de Sous activité
l'appel d'offre
Un service du
SIH Sous activités
Service existant réalisées par
pouvant être l'acteur
inclus ,dans le Un message
périmètre de Un autre
l'appel d'offre ou s ervice Une autre sous
interfacé du SIH activité
Fonctionnalité du
AO
périmètre de Une autre sous
l'appel d'offre activité
Une fonction du SIH
Fonction existante
pouvant être inclus
Une autre
dans le périmètre de Une autre sous
fonction du
l'appel d'offre ou activité
SIH
interfacée
Application existante
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 11
Schématisation du processus "Admission en unité de soins"
Admission dans le
cadre de séances
AO
Patient
Hospitalisation en pré-admission Edition des
Re cue il des Diffusion de
inf ormations au
inform ations l'inform ation au
AO patie nt patie nt
patient
Sortie du dossier AO
médical du
patient et Accès aux bases de
compléments connaissance
Connaissance du
patient
AO
Patient admis en US
Accès à la connaissance
GML
du patient
Carene
Cartouche de validation
Date : 01/12/2005
34 Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009
ANNEXE 12
Schématisation du processus "Gestion de la sortie de l'unité de soins"
AO
Ges tion de la production
Gestion de la
production
Connaissance
du patient Pe rs onne l M édecin hospitalier
infirm ie r AO
Transmission du protocole
Lettre de sortie
Compte Rendu de chirurgie
Médecins
externes à
l'établissement
Résumé de Sortie Standardisée
Organisation de la sortie
Notification de sortie Transport
AO Feuille de
transmission Archivage du dossier
Archive s
infirmières
Accès à la
connaissance du
patient Fiche de liaison
Cartouche de validation
GML
Date : 01/12/2005
Loriane FRANCO - Mémoire de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique - 2009