UE PP Pneumo
UE PP Pneumo
Chronique
Aiguë 1. Orientation étiologique clinique
- terrain
- circonstances de survenue
1. Rechercher des signes de gravité - Facteurs favorisants
- signes cliniques associés : obésité, scoliose, toux,
• Respiratoire : cyanose / sueurs (choc, expectorations, douleur thoracique
hypercapnie) / polypnée (> 30/min) / bradypnée - anomalies auscultatoires : crépitants, sibilants, râles
bronchiques, anomalies cardiaques : douleur angineuse,
(< 10/min) / tirage / respiration abdominale signes d’insuffisance cardiaque droite, souffle cardiaque
paradoxale - signes extra-respiratoires : anomalies cutanées, anomalies
articulaires, anomalies neurologiques
• hémodynamique : tachycardie / choc / s.d’IVD
• neuropsychique : agitation, astérixis / coma 2. Examens de débrouillage : Rx, GDS, ECG puis selon examen
clinique
Avec sibilants Avec crépitants Auscultation
2. Orientation étiologique : interrogatoire + temps de normale
la dyspnée Asthme PID Embolie pulmonaire
Maladies vasculaires
BPCO Insuffisance PID
Inspiratoire Expiratoire Mixte cardiaque gauche
!!!!URGENCE!!!! (orthopnée)
Inhalation corps étranger Asthme PNP infectieuse Insuffisance Atteinte pariétale :
enfants / personne âgée cardiaque gauche obésité, scoliose,
sd pénétration (orthopnée) diaphragme
(orthopnée)…
Œdème de Quincke BPCO PNO, pleurésie
Maladie
prise ttt / aliment / piqûre
neuromusculaire
d’insecte terrain allergique
Sd hyperventilation
Laryngite OAP Embolie Pulmonaire
contexte infectieux
OAP
Détresse respiratoire de l’adulte
!! SDL respiratoire !! Sat 90% ≈ PaO2 60 mmHg
!! NPO évaluation CV et neuro
O2 ++++
Indication VNI :
- décompensations de BPCO en acidose respiratoire (pH < 7,35)
- OAP cardiogéniques
SDRA :
DRA < 7 jours avec opacité bilatérales, diffuses , non expliquées par un OAP ou une atélectasie.
SDRA léger : PaO2/FiO2 entre 200 et 300 mmHg avec PEP2 ou CPAP ≥ 5 cm H2O
SDRA modéré : PaO2/FiO2 entre 100 et 200 mmHg avec PEP ≥ 5 cm H2O
SDRA sévère : PaO2/FiO2 ≤ 100 mmHg avec PEP ≥ 5 cm H2O
Œdème lésionnel du poumon, d’origine :
- Exogène : infectieuse ou toxique
- Endogène : pancréatite aiguë +++, transfusions massives ++, polytrauma, sepsis sévères
Toux chronique de l’adulte
2. Mucoviscidose
Destruction progressive de parois bronchiques par le biais
d’une colonisation/infection bactérienne chronique
Complications :
Infections
Hémoptysie
Traitement :
Kiné +++ vaccin, sevrage tabac
ATB selon situations, macrolides à visée anti-
Traitement antitussif : inflammatoire
Ssi toux sèche invalidante ++ => opiacés , antihistaminiques
anticholinergiques
Gravité :
DRA
Ou Collapsus tensionnel
Cause :
Poumon pathologique
Ou PNO compressif
Sévérité :
VEMS :
grade GOLD 1 Obstruction bronchique légère VEMS≥80%
grade GOLD 2 Obstruction bronchique modérée VEMS 50-80%
grade GOLD 3 Obstruction bronchique sévère VEMS 30-49% g
rade GOLD 4 Obstruction bronchique très sévère VEMS
Nombre exacerbations
Dyspnée
En l’absence de SDG :
PEC ambulatoire : pas d’examen, ATB selon arbre diagnostic
Mécanismes :
Effet shunt : BPCO, asthme
Shunt vrai :
- anatomique : communication vasculaire anormale foramen ovale perméable, malformation artério-veineuse pulmonaire
- Fonctionnel : obstacle bronchique ou alvéolaire : atélectasie, OAP, SDRA,…
Hypoventilation alvéolaire :
- Par atteinte de la commande neurologique ou musculaire
- Par effet espace mort (emphysème…)
Atteinte de la diffusion alvéolo-capillaire : PID, HTP, emphysème,…
Complications :
- Polyglobulie => NFS
- HTP => Faire ECG (signes de distension droite? ) et ETT (HTP? Retentissement VD?)
- Rétention hydro-sodée
- IRA
Traitements :
Étiologique . Sevrage Tabac ++++ Vaccins / Réhab
OLD : >15h/j
IRC obstructive :
PaO2 < 55 mmHg (7,31 kPa) OU
PaO2 comprise entre 55 et 60 mmHg (8 kPa) avec présence de signes cliniques d’hypoxie tissulaire :
- polyglobulie (hématocrite > 55%) ou
- hypertension pulmonaire (résultats de l’échocardiographie ou du cathétérisme cardiaque droit) ou
- signes cliniques d’insuffisance ventriculaire droite (oedèmes des membres inférieurs surtout) ou
- désaturation artérielle nocturne non apnéique (SpO2 nocturne moyenne ≤ 88%)
IRC restrictive, PaO2 est inférieure à 60 mmHg
VNI : si hypercapnie
Insuffisance respiratoire chronique
ANTECEDENTS:
- Cardiopathie
- Immunodépression
- Cancer • Biologie : PID ➔ trouble de la diffusion (+++) :
- Maladie dysimmunitaire – NFS, CRP, créatininémie TCO (Diffusion du CO) : diminué <
- … 70 % Th.
– BNP
MODE DE VIE : épreuve de marche de 6 minutes ou
- Profession ++++ – Enzyme de conversion de l’angiotensine, épreuve d’effort cardio-respiratoire :
calcémie, calciurie hypoxémie d’exercice
- Tabac+++ – AAN, anti-DNA natifs, anti-CCP puis hypoxémie de repos (majorée
- Loisirs : oiseaux ++, travaux par exercice) visible sur les gaz du
- … – Précipitines sang (hypocapnie + hypocapnie)
TRAITEMENT : PNEUMOTOX+++ • Scanner thoracique (coupes millimétriques) +++
• Fibroscopie bronchique avec : Trouble ventilatoire restrictif (tardif)
- Amiodarone, Bléomycine, ... : diminution de la CPT (< 80% Th),
- Irradiation thoracique – LBA (cytologie, numération cellulaire, score de la CV et du VEMS avec rapport
de Golde et immunophénotypage VEMS/CV normal (75 %)
lymphocytaire)
EXAMEN CLINIQUE : – Biopsies bronchiques systématiques Pas d'intérêt diagnostique mais reflètent
- Signes d‘insuffisance cardiaque
- Atteinte cutanée, rhumatologique – Biopsies pulmonaires transbronchiques la sévérité de la maladie .
- Palpation d‘une masse
- ...
Pneumopathies interstitielles diffuses (2) – FPI
La plus fréquente des PID de cause inconnue après la sarcoïdose.
Son incidence est d’environ 10 cas/100 000 habitants.
Son pronostic global est très sombre avec une médiane de survie à 3 ans.
L’âge moyen de survenue est de 65 ans avec une légère prédominance masculine.
Diagnostic :
Exclusion des autres causes de FPI Aspect scanographique :
– Interrogatoire : absence d’exposition (amiante), A. Prédominance basale et périphérique
à des antigènes à l’origine de PHS
– Médicaments (Cordarone ++) B. Opacités réticulées
– Absence d’argument pour une connectivite C. Rayon de miel +/- bronchectasie de
– Biologie normale traction
– Bilan auto-immun négatif D. Absence d’atypie
– LBA non systématique sauf pour éliminer une 1. Localisation apicale ou antérieure
autre pathologie 2. Prédominance péri-bronchovasculaire
3. Verre dépoli > Réticulations
ET TDM en faveur 4. Micronodules
5. Kystes
OU TDM en faveur et histologie 6. Trapping
7. Condensations
Complications : Traitement :
• Exacerbation : PIRFENIDONE ou NINTEDANIB
– Majoration de l’hypoxie et/ou nouvelles opacités sur 4 semaines
– Absence de cause identifiée
– Fréquent : 5 à 20% /an Transplantation +++ : Seul
traitement « curatif » : A envisager
– Mortalité hospitalière 50%, 100% si ventilation dès le diagnostic
• Pneumothorax Oxygénothérapie si nécessaire
• Maladie thrombo-embolique Réhabilitation
• Insuffisance respiratoire chronique Vaccination antigrippale,
• HTAP antipneumococcique
• Cancer broncho-pulmonaire
LBA
CI au LBA
• Composition:
– Macrophage 84 +/- 7 %
– Lymphocytes 15 +/- 3 %
– PNN < 1 à 2 %
LBA: sujet sain
Population lymphocytaire:
CD3 75 %
CD4 53 %
CD8 28 %
rapport CD4/CD8 > 1
CD19 5 % B
CD57 7% NK
LBA: alvéolite lymphocytaire
• Sarcoïdose
• Pneumopathies d’hypersensibilité
• Pneumopathies radique
• Miliaire tuberculeuse
• Pneumopathie lymphocytaire du SIDA
• Silicose, pneumoconiose d’évolution rapide
• Phase initiale des fibroses
• Phase tardive des pneumopathies bactériennes
• Maladie de Crohn, cirrhose biliaire
• Lymphangite carninomateuses, lymphomes pulmonaires
LBA: alvéolite neutrophile
PNN > 4 %
PNE > 2 %
• Tuberculose
• Histiocytose X
LBA: alvéolite macrophagique
Augmentation de la cellularité
Sans modification de la formule
• pneumoconiose
- MTEV
aspect en « pop-corn »,
associant calcifications et
densités graisseuses
Si aspect typique : pas de
TEP, pas de preuve
histologique.
Ponction transpariétale
Médiastinotomie antérieure Ponction transpariétale
Adénopathies
Tumeurs neurogènes
Lésions thymiques : Thymomes / Carcinomes
- Schwanomes
Lymphomes Adénopathies
- Neuroblastomes
Tératomes Kystes
Tumeurs germinales bronchogéniques - Neurofibromes
!! Si H : aFP, bHCG !! - Paragangliomes
Kystes
Kystes pleuropéricardiques bronchogéniques
Sarcoïdose
Affection systémique, d’étiologie inconnue, hétérogène par son épidémiologie, sa présentation clinique et son devenir évolutif.
Caractérisée par des granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires sans nécrose caséeuse dans les organes atteints.
Epidémio :
DIAGNOSTIC =
Affection ubiquitaire dans le monde
Tableau clinique + biologie + Imagerie évocateurs
Prévalence varie entre 5 et 20/100000 habitants
Débute dans 2/3 des cas entre 25 et 45 ans ; rarement avant 15 ans et après 60 ans
Discrètement plus fréquente chez la femme (sexe ratio F/M entre 1 et 1,5) • Mise en évidence de granulomes épithélioïdes
giganto-cellulaires SANS nécrose caséeuse
Formes familiales dans 4% des cas
• élimination des autres granulomatoses
Atteinte thoracique : 90% des cas • Preuve histologique : selon accessibilité des sites
Absence de syndrome inflammatoire : CRP normale. Traitement :
Hypergammaglobulinémie (induction des lymphocytes B). Corticothérapie
Modalités :
Hypercalciurie (hypercalcémie + rare : < 10%) par 1 mg/Kg de PREDNISONE® prolongée pendant 3 mois puis doses
augmentation de la production 1,25 Vit. D (20% des cas).
dégressives pendant 1 an
Augmentation ECA (non spécifique) : comme dans toutes Mesures associées à la corticothérapie SANS supplémentation
les pathologies granulomateuses (> 40 U/ml), traduit calcique
l’activité et l’extension de la maladie.
En cas d’échec : autres immunosuppresseurs
2 microglobuline.
Lymphopénie périphérique avec CD4/CD8 < 1. si et uniquement si :
IDR négative (anergie tuberculinique) secondaire à la baisse •Sarcoïdose respiratoire stade II ou III avec
de l’immunité cellulaire par lymphopénie périphérique. •dyspnée à l'effort
•Ou CVF<65%th, DLCO <60%
•Ou progression
•Atteinte bronchique granulomateuse avec TVO et sténose
endobronchique
•Compression bronchique ou vasculaires par ADP
Stade IV avec symptômes et/ou anomalies EFR et signes d’activités
Prick-tests
positif si le diamètre de la papule est supérieur à 3 mm par rapport au
Atopie = aptitude génétiquement déterminée à fabriquer des témoin négatif (en général d’un diamètre nul)
anticorps d’isotype IgE
Sensibilisation = avoir un test cutané positif à un allergène Contre-indications relatives :
connu sans préjuger de l’existence d’une réaction clinique - la prise d’anti-histaminiques (faux négatifs), l’arrêt est nécessaire 3 à 7
jours avant les tests
allergique) - la prise de béta-bloquants (contre-indication relative), car bloque
Allergie = manifestation clinique à l’exposition à un allergène partiellement l’effet de l’adrénaline en cas de besoin
auquel le sujet est sensibilisé - peau anormale (eczéma)
- grossesse (uniquement pour des pricks réalisés dans le cadre d’une
Pneumallergènes : => manif respi : asthme et rhinite suspicion d’allergie médicamenteuse).
- perannuels : acariens, animaux, blattes, moisissures
Dosage des Ig E spécifiques
- Saisonniers : pollens d’arbre, pollens de graminées
Tests de provocation:
Indications :
Traitement: - Rarement nécessaire dans les pathologies allergiques respiratoires
Eviction / AH / cc - Parfois indiqué dans certaines allergies professionnelles,
Immunothérapie spécifique +++ : SC, SL, PO alimentaires ou médicamenteuses
!!! en milieu hospitalier spécialisé, sous surveillance étroite (pouls,
TA, scope, oxymétrie de pouls, débit de pointe), parfois chez un
CI :
malade déjà perfusé !!!
- Maladies allergiques non IgE dépendantes ;
- Dysimmunités (maladies auto-immunes, !!! Contre-indications :
vascularites, cancer, HIV…) - prise d’anti-histaminiques (faux négatifs)
- Grossesse (phase d’induction uniquement, la - prise de béta-bloquants (amplifie le bronchospasme, bloque l’effet
poursuite d’une ITS est permise) de l’adrénaline en cas de besoin)
- Asthme sévère non contrôlé - grossesse
- maladie cardio-vasculaire non contrôlée
- Mastocytoses ;
- Prise de β-bloquants (contre-indication
absolue) et d’IEC (contre-indication relative) !! Dosage des IgE totales, tryptase et éosinophiles : aucun intérêt
Œdème de Quincke et Anaphylaxie
C’est la sévérité et la chronologie des manifestations cliniques qui définit l’anaphylaxie : association de symptômes cardio-vasculaires,
respiratoires, cutanés ou digestifs, mettant en jeu le pronostic vital, d’apparition immédiate après le contact avec l’allergène ou des facteurs
initiateurs non allergiques, (IgE ++ mais aussi autres mécanismes)
Allergènes
Aliments
Médicaments
Grades de Symptômes Venins d’hyménoptères
sévérité Allergènes de contact ou inhalés : Latex
I Signes cutanéomuqueux généralisés : érythème, urticaire, avec ou
sans œdème angioneurotique II III IV V Facteurs potentialisants :
Exercice
II Atteinte multiviscérale modérée, avec :
- signes cutanéomuqueux,
consommation d’alcool
- hypotension et tachycardie inhabituelle, Infection
- hyperréactivité bronchique (toux, difficulté ventilatoire) Stress
AINS
III Atteinte multiviscérale sévère menaçant la vie et imposant une Désordres mastocytaires
thérapeutique spécifique =
- collapsus, tachycardie ou bradycardie, troubles du rythme
cardiaque,
- Bronchospasme ou asthme aigu grave
Délai maximal : 1h
Plus la réaction est rapide, plus elle risque d’être sévère
- les signes cutanés peuvent être absents ou n’apparaître qu’après la
remontée tensionnelle.
- Œdème de quincke Bilan :
Dosage Tryptase et Histamine : H0, H1-2, H24
IV Inefficacité cardio-circulatoire.
Arrêt respiratoire.
Traitement :
V Décès par échec de la réanimation cardiopulmonaire Adrénaline : 0.01 mg/kg. Max.0,5 mg en IM (adulte)
Arrêt de l’agent impliqué (!! Ablation de la perfusion si
médicament IV)
Remplissage, O2
APRES : CC et anti-histaminiques
Eviction de l’allergène causal à vie
Adrénaline auto-injectable
DO pharmacovigilance
Indications de dépistage ITL :
Tuberculose de l’adulte et de l’enfant ITL récente ( <2 ans) : enquête autour d’un cas
ITL chez les moins de 15 ans : dépistage
systématique chez le migrant
10,4 millions de nouveaux cas par an de tuberculoses dans le monde ITL avant mise en place d’un traitement
6ème cause de décès par maladie dans le monde et 3ème cause de décès par maladie infectieuse immunosuppresseurs (anti-TNFα, greffe…)
chez l’adulte. ITL diagnostiquée lors de la découverte d’une
En France, pays à faible incidence, près de 5000 cas ont été déclarés en 2015. séropositivité pour le VIH
Tuberculose extra-pulmonaire :
− ganglionnaire : ponction ou biopsie-exérèse
d’une adénopathie accessible
− neuro-méningée : ponction lombaire
− génito-urinaire : prélèvements des urines 3
jours de suite
Coloration de Z-N
Culture sur milieu de Lowenstein
ATBgr +++ ganglions, os, péricarde,
appareil génito-urinaire, méninges
GEGC avec nécrose caséeuse
Traitement :
Quadrithérapie anti-tuberculeuse
IREP 5-10-15-20 pdt 2 mois
Puis IR pendant 4 mois AEG : fièvre, amaigrissement
Surveillance hépatique + CV Toux, expectorations, hémoptysie
Vitamine B6 Rx / TDM :
Cavernes / Infiltrats micronodulaires / Adénopathies / Pleurésie, miliaire
Segments sup et post
Notification et signalement obligatoires
Infections broncho-pulmonaires communautaires de l’adulte
7j
14 j si légionnelle