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Le rapport d'activités 2010 de la Direction Générale des Pêches et de l'Aquaculture du Gabon présente les actions menées pour améliorer la gestion des ressources halieutiques, la construction d'infrastructures et la diversification des espèces d'élevage. Malgré des retards de financement, des campagnes d'évaluation des ressources et des projets de développement ont été réalisés avec l'appui de partenaires. Le rapport souligne également les missions de surveillance et les efforts pour renforcer la réglementation dans le secteur de la pêche.
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Le rapport d'activités 2010 de la Direction Générale des Pêches et de l'Aquaculture du Gabon présente les actions menées pour améliorer la gestion des ressources halieutiques, la construction d'infrastructures et la diversification des espèces d'élevage. Malgré des retards de financement, des campagnes d'évaluation des ressources et des projets de développement ont été réalisés avec l'appui de partenaires. Le rapport souligne également les missions de surveillance et les efforts pour renforcer la réglementation dans le secteur de la pêche.
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MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE, République Gabonaise

DE LA PECHE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL ---------------------


-------------------------------- Union –Travail - Justice
SECRETARIAT GENERAL
--------------------------------
DIRECTION GENERALE DES PECHES
ET DE L’AQUACULTURE
------------------------------------
B.P 9498 Tél. 74.89.92 Fax. 76.46.02
Libreville (Gabon)

RAPPORT
RAPPORT D’ACTIVITES
D’ACTIVITES 2010

Direction Générale
de la des Pêches et de
l’Aquaculture (DGPA)

Janvier 2011
SOMMAIRE

INTRODUCTION

I/ LES ACTIVITES TECHNIQUES

I .1/ Activités réglementaires


 Textes adoptés
 Textes en cours d’adoption
 Textes en cours de discussion au sein de la Direction Générale des Pêches et
de l’Aquaculture

I.2/ Amélioration de la connaissance de la ressource et Appui à la gestion


durable des ressources halieutiques :
 Campagne d’évaluation des ressources halieutiques

 Etude sur la revue socio économique et environnementale de la pêche


industrielle

 Appui à l’amélioration de la gestion des pêcheries crevettières du Gabon et du


Cameroun

 Etude sur l’impact de la mesure du repos biologique sur la pêcherie crevettière

 Missions de Surveillance/Contentieux

I.3/ Construction et réhabilitation d’infrastructures


 Construction du Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (CAPAL)

 Construction d’inspections provinciales des pêches

 Construction des ports de pêche à Libreville et Port-Gentil

 Réhabilitation des fermes piscicoles

 Construction de la station piscicole de Lambaréné

I.4/ Diversification des espèces d’élevage


 Projet de développement des systèmes de production de poissons chats
africains

 Essais d’élevage d’huîtres

I.5/ Activités liées à l’amélioration de la qualité sanitaire des produits de la


pêche
 Analyse des produits de la pêche

 Missions d’évaluation et d’appui


I.6/ Les statistiques des pêches

II/ LES MISSIONS, SEMINAIRES ET CONFERENCES


III/ LES MOYENS MOBILISES : MOYENS HUMAINS, MATERIELS ET
FINANCIERS
 Les moyens humains

 Les moyens matériels

 Les moyens financiers

CONCLUSION ET PERSPECTIVES
INTRODUCTION

Les activités développées par la Direction Générale des Pêches et de l’Aquaculture


au cours de l’année 2010 se sont axées essentiellement sur les orientations
contenues dans le Programme d’Action pour la Sécurité Alimentaire et de Croissance
(PASAC) décliné par Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche
et du Développement Rural.
Ces activités dont le financement devait être assuré par le budget d’investissement
n’ont pas pu être exécutées dans les délais.
Toutefois, grâce à l’appui des partenaires au développement, la Direction Générale
des Pêches et de l’Aquaculture (DGPA) a pu mener un certain nombre d’activités
non moins importantes. De même, en utilisant rationnellement le budget de
fonctionnement mis à sa disposition, elle a réalisé des missions jugées prioritaires.
Le présent rapport d’activités comporte 3 parties déclinées comme suit :

 Les activités techniques ;

 Les missions, conférences et séminaires ;

 Les moyens mobilisés : moyens humains, matériels et financiers.


I/ LES ACTIVITES TECHNIQUES
I .1/ Activités réglementaires

I.1.1/ Textes adoptés

 Projet d’arrêté modifiant l’arrêté N°00503.08/MEFEPA/DGPA du 05/août/2008


conférant les pouvoirs à l’autorité compétente de saisir ou de détruire les
produits de pêche impropres à la consommation humaine ;
 Projet d’arrêté instituant une période de fermeture de la pêche à la sardine ;
 Projet d’arrêté portant création du centre des Surveillance des Pêches
maritimes.

I.1.2/ Textes en cours d’adoption

Les projets de texte ci-après ont été soumis à la signature du Ministre en charge des
pêches.
 Projet d’arrêté portant désignation des agents de surveillance au sein de la
Direction Générale des Pêches et de l’Aquaculture (DGPA) ;
 Projet d’arrêté relatif à la lutte contre la pêche illicite (INN) ;
 Projet d’arrêté portant interdiction de certains engins et techniques de pêche
en République Gabonaise ;
 Projet d’arrêté fixant le taux des redevances, droits et taxes applicables en
matière de pêche.

I.1.3/ Textes en cours de discussion au sein de la Direction Générale des


Pêches et de l’Aquaculture

 Projet de texte réglementant la pêche du Missala à Kango ;


 Projet de texte réglementant la pêche aux huitres à Mayumba.

I.1.4/ Textes en cours d’élaboration

D’autres textes d’application du Code des pêches sont en cours d’élaboration par le
Cabinet AGRER dans le cadre de l’exécution du Projet Sectoriel d’appui à la Pêche
Artisanale et à l’aquaculture continentale (PSPA).
I.2/ Amélioration de la connaissance de la ressource et Appui à la gestion
durable des ressources halieutiques
 Campagne d’évaluation des ressources marines

Une campagne d’évaluation sur les ressources pélagiques du Gabon et du Congo a


été réalisée du 18 au 30 juin 2010, avec le concours de l’Organisation des Nations
Unies pour le Développement Industriel (UNIDO) et la FAO.
Cette campagne a permis :
 D’estimer l’abondance et dresser la carte de la distribution des principales
espèces de poissons pélagiques et semi-pélagiques commercialement
importantes depuis l’embouchure du Rio Muni jusqu’à l’embouchure du fleuve
Congo ;

 De recueillir des échantillons de zooplancton et de phytoplancton afin de


déterminer la distribution des œufs de sardinelles et la corrélation avec la
distribution du plancton et les conditions hydrographique et météorologiques ;

 De dresser la carte météorologique, hydrographique et les conditions


biologiques dans le secteur prospecté.

 Campagne d’évaluation des ressources continentales

Dans le cadre de l’exécution du PSPA, une campagne d’évaluation des ressources


continentales a démarré en 2010, elle est réalisée par le bureau d’études français
COFREPECHE, en collaboration avec l’IRAF.
 Etude sur la revue socio économique et environnementale de la pêche
industrielle

Une étude sur la revue socio-économique et environnementale du secteur de la


pêche industrielle au Gabon a été réalisée par le bureau d’études COFREPECHE
sur une durée de six mois (mai - octobre 2010), sur un financement de la Banque
Mondiale (DPL).
La base fondamentale que représente la ressource biologique a été analysée à partir
des données existantes, avec pour conclusion l’existence très probable de réserves
permettant une exploitation durable et rentable.
Une gestion adaptative des unités d’aménagement identifiées constitue l’axe central
des recommandations, avec une politique de restriction de l’accès à la ressource.

 Appui à l’amélioration de la gestion des pêcheries crevettières du Gabon


et du Cameroun

L’objectif de cette étude financée par le Gouvernement norvégien et la FAO, est de


mettre en place de manière participative un cadre de gestion de la pêche crevettière
en prenant en compte, non seulement les ressources ciblées et les ressources
accessoires, mais aussi l’écosystème tout entier.
En termes de résultat pour 2010, on peut citer :

 La tenue d’une réunion régionale d’harmonisation du projet ;


 La constitution d’un Groupe de Travail National (GTN) composé d’experts de
la DGPA, de la Direction Générale de l’Environnement, de la Direction
Générale de la Marine Marchande, de la Direction des Hydrocarbures, du
CENAREST (IRAF), du Syndicat des armateurs de la pêche industrielle, du
Centre Communautaire des pêcheurs Artisans d’Owendo ;

 La validation du projet régional par le GTN ;

 L’élaboration des termes de référence de l’étude de la situation de référence


de la pêcherie crevettière du Gabon ;

 L’identification du Consultant National qui va réaliser cette étude.

L’étude de la situation de référence de la pêcherie crevettière du Gabon est en cours


de réalisation.
 Etude sur l’impact de la mesure du repos biologique sur la pêcherie
crevettière

Les objectifs de cette étude, qui a ciblé la bande de 12 miles comprise entre le Cap
Lopez et l’Estuaire du Rio Muni, étaient :
- Connaître l’état de la crevette après le repos biologique ;
- Vérifier si la période observée est propice à la régénération de la
ressource ;
- Vérifier la durée de cette période par rapport à celle de la maturité de la
crevette.
L’étude a montré que l’on rencontre plus de petits calibres en novembre et
décembre, ce qui peut supposer que la reproduction se déroule au dernier trimestre
de l’année. Toutefois, d’autres campagnes sont nécessaires afin d’affiner les
résultats.

 Missions de Surveillance/Contentieux

En 2010, sur la base du financement de la Banque Mondiale, trois (3) missions de


patrouille en mer ont été organisées en affrétant un bateau de l’armement
SIFRIGAB.
Ces patrouilles se sont déroulées en deux phases :
Phase I du 09 au 15 Mars 2010: Du sud du cap Lopez à la frontière Gabon Congo.
Phase II du 14 au 17 Avril 2010: Du nord cap Lopez à Cocobeach.
Les objectifs de ces missions étaient :
 Identifier tous les navires de pêche et enregistrer leurs activités et leurs
positions géographiques ;
 Identifier tous les bateaux de pêche exerçant leurs activités à moins de 3
miles ;
 Contrôler et veiller au respect de la fermeture de la pêche dans la zone du
nord Cap Lopez à Cocobeach, du 1er janvier au 31 avril).
Deux (2) missions de surveillance en mer ont été réalisées par la Marine Nationale,
sur un financement de la DGPA.

Au total, les missions de surveillance de la pêche industrielle ont conduit à


l’établissement de quinze (15) procès-verbaux.

Pour la pêche artisanale maritime, huit missions de surveillance ont été organisées,
elles ont conduit à la constatation de huit infractions.

Le Centre de surveillance par satellite, qui effectue le suivi par satellite des
mouvements de tous les navires exerçant leurs activités dans les eaux sous
juridiction gabonaise, a constaté quinze (15) infractions, il s’agissait essentiellement
de la pêche à moins de 3 miles.

I.3/ Construction et réhabilitation d’infrastructures


I.3.1/ Construction du Centre d’appui à la Pêche Artisanale de Libreville
(CAPAL)
Ce centre sera composé de bureaux, d’un quai de débarquement, de
fabriques de glace, de chambres froides, d’étals de vente de produits de la pêche,
etc. La construction est financée par la Coopération Japonaise, la fin des travaux est
prévue pour mai 2011.

I.3.2/ Construction et réhabilitation d’infrastructures


Cette activité se déroule dans le cadre du Projet Sectoriel d’appui à la Pêche
Artisanale et à l’aquaculture continentale (PSPA), financé par un prêt de la Banque
africaine de développement (BAD).
Les travaux suivants ont démarré en 2010 :
 Construction d’Inspections Provinciales des pêches de Libreville, Makokou et
Koulamoutou ;

 Construction d’un hangar de stockage des produits transformés à


Lambaréné ;

 Réhabilitation de l’Inspection Provinciale des Pêches de Lambaréné.

Ces infrastructures seront livrées en 2011.


I.3.3/ Construction des ports de pêche à Libreville et Port-Gentil
Un rapport de rentabilité pour la construction du port de Port Gentil a été réalisé par
le cabinet Endev. Pour ce qui concerne le port de pêche de Libreville, la recherche
du site est en cours.
I.3.4/ Réhabilitation des fermes piscicoles
Ce projet est entièrement financé par l’état gabonais à hauteur de 682 972 967
francs CFA, l’objectif est la réhabilitation des infrastructures piscicoles privées et
étatiques. Les activités développées en 2010 n’ont concerné que l’état des lieux des
fermes piscicoles privées devant être réhabilitées. A cet effet, dans la province du
Haut Ogooué, 2 fermes ont été retenues (à Moanda et Franceville) et dans la
province de l’Ogooué Lolo 2 fermes ont été retenues (à Koulamoutou et Baniatsi).
L’état des lieux doit se poursuivre dans les autres provinces concernées par le projet,
en l’occurrence la Ngounié et le Woleu-Ntem.
Il faut noter que la majorité des activités prévues dans ce projet n’a pas été exécutée,
faute de mise à disposition du budget alloué.

I.3.5/ Construction de la station piscicole de Lambaréné


Ce projet est financé par l’Ambassade du Japon et l’Agence Japonaise de
Coopération Internationale (JICA). Il concerne d’une part, la mise en place d’un
bâtiment abritant une écloserie, un laboratoire, une salle de réunion et des bureaux
administratifs, d’autre part la construction d’un ponton flottant comprenant plusieurs
modules de cages flottantes. La réalisation de ces infrastructures a pour objectifs la
conduite des expérimentations, la formation et l’appui des potentiels éleveurs-
pêcheurs par la fourniture des alevins.
Les travaux de construction du bâtiment et de la plate forme d’élevage en cage ont
démarré en 2010, la livraison de ces infrastructures est prévue pour avril 2011.

I.4/ Diversification des espèces d’élevage

I.4.1/ Projet de développement des systèmes de production de poissons


chats africains
Ce projet est financé par la fondation OFCF du Japon et concerne la reproduction
artificielle de silures. A ce jour, les activités suivantes ont été réalisées :
 La réhabilitation d’une partie des infrastructures d’élevage ;
 La réhabilitation de l’écloserie ;
 L’acquisition des équipements nécessaires à l’exécution du projet ;
 La mise à disposition auprès du projet de deux homologues à l’expert
Japonais ;
 La réalisation des missions de collecte des géniteurs à Makokou
(Heterobranchus sp.), à Libreville et à Mouila (Clarias gariepinus).
 Le lancement officiel de la reproduction artificielle de silures ;
 La production d’alevins de Clarias gariepinus ;
 La formulation et la production des aliments de croissance ;
 La fourniture des aliments aux éleveurs.
 La formation d’un des homologues au Japon (en cours).

Par ailleurs dans sa phase d’appui aux éleveurs, des essais d’élevage ont été lancés
avec la remise officielle des alevins de silures et des aliments aux pisciculteurs de la
province de l’Estuaire et du Moyen Ogooué.
Les difficultés rencontrées dans ce projet sont essentiellement la non mobilisation
des fonds de contrepartie gabonaise pendant deux années successives, alors que
les lois de finances de 2009 et 2010 en faisaient mention.
I.4.2/ Essais d’élevage d’huîtres

Au cours de l’année 2010, des élevages d’huîtres ont été lancés dans les provinces
de la Nyanga et celle de l’Estuaire.
Dans la province de la Nyanga, des essais d’élevage soutenus par la DGPA ont
démarré à Mayumba. Cette expérience permettra d’établir une base de données
nécessaire au développement de ce type d’élevage au Gabon.
S’agissant de la province de l’Estuaire, un module de production d’huîtres a été mis
en place au Cap Estérias par la société Alanza, avec l’appui de la DGPA. L’élevage
se poursuit à l’heure actuelle et la commercialisation est prévue pour fin 2011.

I.5/ Activités liées à l’amélioration de la qualité sanitaire des produits de la


pêche

I.5.1/ Analyse des produits de la pêche

Dans l’objectif de rendre plus fiables les données du plan de surveillance


environnemental, la DGPA a renforcé le programme d’analyse des produits de la
pêche auprès des laboratoires européens accrédités du réseau Experagro.
Ainsi, au cours de l’année 2010, 2 lots d’échantillons, correspondants à un total de
vingt cinq (25) échantillons, ont été envoyés pour analyse. Les résultats du premier
lot (10 échantillons) montrent que les produits satisfont aux normes prescrites
relatives aux métaux lourds (Pb, Hg et Cd), aux résidus de pesticides à la Dioxine et
aux HAP. Les résultats d’analyse des quinze (15) derniers échantillons sont en
attente.
I.5.2/ Missions d’évaluation et d’appui

 Mission d’évaluation de l’Office Alimentaire et Vétérinaire :

Afin d’évaluer le système de contrôle des produits de la pêche destinés à


l’exportation vers l’Union Européenne, une mission d’inspection de l’Autorité
Compétente (AC) par les inspections de l’Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV) de
l’Union Européenne, s’est déroulée au Gabon du 05 au 09 juillet 2010.
Suite aux recommandations qui ont découlé de cette mission, la DGPA a élaboré des
plans d’actions en vue de corriger les manquements observés. Ces plans d’action
ont été transmis en septembre et décembre 2010 à la Direction Générale de la Santé
des Consommateurs (DG SANCO) de l’UE.
 Missions d’appui

Dans le cadre du PSPA, la DGPA a bénéficié de l’assistance d’un expert concernant


le renforcement du système de contrôle des produits de la pêche mis sur le marché.
Deux missions d’assistance ont été effectuées au cours de l’année 2010 :
Lors de la première intervention, de juillet en août 2010, l’Expert a fait l’état des lieux,
analysé les besoins de renforcement de capacité et formations prioritaires pour les
acteurs, et proposer un plan de formation à exécuter lors des prochaines missions.
Pendant la deuxième intervention, d’octobre à novembre 2010, l’Expert s’est penché
sur le suivi et la mise en œuvre des mesures correctives par l’Autorité Compétente. Il
a en outre rédigé un arrêté post pêche et animé une formation sur Web sites au
cours de laquelle les inspecteurs se sont exercés à rechercher des versions actuelles
de la réglementation sanitaire de l’UE et des informations utiles sur le site de la DG
SANCO.
I.6/ Les statistiques des pêches
En 2010, on a compté 32 navires de pêche industrielle, soient 20 chalutiers et 12
poissonniers-crevettiers. Ces navires appartiennent à 5 armements de pêche.
Les tableaux suivants montrent la répartition des pêcheurs par province et par
nationalité, pour la pêche artisanale maritime et pour la pêche continentale.
Tableau 1 : Répartition des pêcheurs par province et par nationalité (Pêche
artisanale maritime)

Propriétaires
Pêcheurs Total Total Total
Pêcheurs
homme femme Généra
Homm Femme Homm Femm
s s l
es s es es
Estuaire 397 30 721 179 1118 209 1327
Nyanga 27 0 67 0 94 0 94
Og.
118 10 211 12 329 22 351
Maritime
Total 542 40 999 191 1541 231 1772

On remarque le nombre total de pêcheurs en pêche artisanale maritime est de 1772,


la province de l’Estuaire est celle qui compte le plus de pêcheurs dans cette
catégorie, avec 1327 pêcheurs.
Tableau 2 : Répartition des pêcheurs par province et par nationalité (Pêche
continentale)
Total Total Total
Propriétaires
Province Pêcheurs homme Femme Généra
pêcheurs
s s l
Homme Femme Homme Femme Homme
s s s s s
Estuaire 68 8 108 64 176 72 248
Haut-Ogooué 153 1 116 21 269 22 291
Moyen-
622 145 470 215 1092 360 1452
Ogooué
Ngounié 134 21 191 38 325 59 384
Nyanga 96 7 84 13 180 20 200
Ogooué-Ivindo 368 8 102 40 470 48 518
Ogooué-Lolo 84 0 40 1 124 1 125
Woleu Ntem 293 4 77 27 370 31 401
Ogooué
295 50 203 90 498 140 638
Maritime
Total 2113 244 1391 509 3504 753 4257

On remarque que le nombre total de pêcheurs continentaux en 2010 était de 4257, la


province du Moyen Ogooué est celle qui compte le plus de pêcheurs continentaux,
avec 1452 pêcheurs.

Tableau 3 : Evolution des productions et des valeurs par secteur des pêches,
de 2009 à 2010*:

Effo Produc Vale Pêche Pêche Pêche Aquacultur


rt tion ur Industrielle Artisanale Continental e
de Totale Total e
Pêc e
he
Unit Jour Tonne Milliar Tonne Milliar Tonne MilliaTonn Milliar Ton Milliar
és s d d rd e d ne d
2009 866 30 095, 3 9,20 15793 10,1 10 4 12,6 125, 0,3
32,2
22 7 696,20 ,2 80,8 5
2010 - 18 188 4 596, - 12 31 8 517 1 27 2 006 - -
* 6 6,9 ,2 4,5 ,2

* Les chiffres de 2010 sont à mi-parcours, ils ne prennent pas en compte le dernier
trimestre.
II/ LES MISSIONS, SEMINAIRES ET CONFERENCES
Les principales missions, séminaires et conférences ayant vu la participation des
agents de la DGPA sont compilés dans le tableau suivant :
Tableau 4 : Missions, séminaires et conférences auxquels la DGPA a participé
en 2010

DESIGNATION LIEUX ET DATES


8e session de la Conférence Ministérielle sur Accra (Ghana), du 17 au 19 février
la Coopération Halieutique entre les Etats 2010
Africains Riverains de l’Atlantique
(COMHAFAT)
Promotion et valorisation des produits de la Agadir (Maroc), du 08 février au 12
pêche, marketing et étude des marchés. mars 2010
Atelier de formation sur le Codex alimentarius Libreville (Gabon), du 14 au 17 juin
2010
Réunion extraordinaire de la Commission Douala (Cameroun), du 02 au 03
Sous-Régionale des Pêches (COREP) au
septembre
Cameroun
Atelier sur l’élaboration d’un cadre logique du Libreville (Gabon), du 14 au 15
système national de contrôle de la sécurité
septembre 2010
sanitaire des aliments
Atelier régional de validation du plan d’action Douala (Cameroun), du 18 au 19
des activités du programme ACP Fish II en octobre 2010
Afrique Centrale
16ème session du comité des pêches
Maputo (Mozambique), du 16 au
continentales et de l’aquaculture pour l’Afrique 18 novembre 2010
Atelier sur la réforme du système de contrôle
Libreville (Gabon), du 17 au 19
de la sécurité sanitaire des aliments novembre 2010
Identification de partenaires pour la mise en Lagos et Ibadan (Nigéria), du 26
œuvre des activités liées à la pisciculture novembre au 02 décembre 2010
III/ LES MOYENS MOBILISES : MOYENS HUMAINS ET MOYENS MATERIELS
III.1/ Les moyens humains
Les trois tableaux suivants présentent les effectifs de la DGPA en 1995 et en 2010,
la répartition des agents de par catégorie, puis la répartition des effectifs par
province.

Tableau 5 : Effectifs de la DGPA en 1995 et en 2010


1995 2010

Techniciens Personnels Techniciens Personnels


PROFIL Spécialisés Administratifs MONP Spécialisés Administratifs MONP

SERVICES 29 4 8 106 46 33
CENTRAUX
SERVICES 12 0 14 53 4 138
PROVINCIAUX

SOUS TOTAL 41 4 22 159 50 171


TOTAUX 67 380

Ce tableau montre que la DGPA est passée d’un effectif total de 67 agents en 1995,
lors de sa création, à 380 agents en 2010. L’effectif total en 2010 se répartit comme
suit : 159 techniciens spécialisés, 50 agents administratifs et 171 agents au titre de la
Main d’Oeuvre Non Permanente (MONP).
Tableau 6 : Répartition des agents de l’Etat par catégories

Catégories &
Hiérarchies Fonctionnaires Contractuels Stagiaires Total
A1 45 2 9 56

A2 69 1 4 74
B1 20 1 9 30
B2 25 6 9 40
C 5 4 0 9
Total 164 14 31 209

Ce tableau montre que le nombre total d’agents de l’Etat à la DGPA était de 209 en
2010, cet effectif compte 164 fonctionnaires, 14 contractuels et 31 stagiaires en
attente de poste budgétaire. La catégorie la plus importante est A2, puis A1. Ces
deux catégories représentent à elles deux plus de la moitié des effectifs des agents
de l’Etat à la DGPA en 2010.

Tableau 7 : Répartition des effectifs par province

Agents de l’Etat Main d’oeuvre


Provinces Total
A1 A2 B1 B2 C Total non permanente
Estuaire 50 62 20 27 7 166 55 221
Haut -Ogooué 1 0 0 1 0 2 6 8
Moyen -Ogooué 0 2 1 2 0 5 10 15
Ngounié 0 1 2 0 1 4 21 25
Nyanga 0 2 2 2 0 6 18 24
Ogooué -Ivindo 1 1 0 0 0 2 5 7
Ogooué -Lolo 0 1 2 1 0 4 14 18
Ogooué Maritime 2 3 0 4 1 10 12 22
Woleu-Ntem 2 3 3 3 0 10 30 40
Total Général 56 74 30 40 9 209 171 380

Ce tableau montre que la province de l’Estuaire, où se trouve l’administration


centrale, dépasse largement toutes les autres en terme d’effectifs, elle compte à elle
seule plus de la moitié des effectifs de la DGPA.

III .2/ Les moyens matériels

Les moyens de travail de la DGPA sont insuffisants (moyens roulants, navigants,


matériel informatique, etc.). Cependant, au cours de l’année 2010, grâce à un appui
PSPA, la DGPA a pu bénéficier d’une dotation en matériel suivant :
 Moyens roulants : 15 véhicules et 32 motos ;
 Matériel informatique pour les services centraux et les inspections
provinciales ;

 Matériel d’analyse pour le Service de la Qualité et de l’Inspection Sanitaire.

III.3/ Les moyens financiers

Les moyens financiers alloués par l’Etat sont constitués du budget d’investissement
et du budget d’investissement.
Le budget d’investissement de la DGPA au titre de l’année 2010 s’est élevé à
environ 2 milliards 812 millions de francs CFA. Cependant la mise à disposition de
ces fonds n’est pas encore effective.
Le Budget de fonctionnement alloué à la Direction Générale des Pêches et de
l’Aquaculture au titre de la loi des Finances 2010 s’est élevé à quatre cent quarante
cinq millions deux cent soixante trois mille six cent soixante francs CFA (445.263.660
FCFA) répartis de la manière suivante :
 170.418.800 Francs CFA pour les services centraux ;
 247.844.860 Francs CFA pour les services provinciaux.
CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Au terme de l’année 2010, certaines activités contenues dans le Programme d’Action


pour la Sécurité Alimentaire et de Croissance (PASAC) ont pu être menées, d’une
part grâce au financement du budget de l’Etat, d’autre part grâce à l’appui de
partenaires tels que l’Union Européenne, la Coopération Japonaise, la Banque
Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la FAO, etc.
L’année 2011 verra la continuation et l’achèvement de certains projets entamés :
 Travaux de construction du Centre d’appui à la Pêche Artisanale de Libreville
(CAPAL), de la station piscicole de Lambaréné, des Inspections Provinciales
de Libreville, Makokou, Koulamoutou, du hangar de stockage de poissons
fumés de Lambaréné, et des travaux de réhabilitation de l’Inspection
Provinciale de Lambaréné ;

 Etudes et missions d’assistance technique : rédaction des textes d’application


du code des pêches et de l’aquaculture, diversification des systèmes
d’élevage, état des lieux des fermes piscicoles à réhabiliter, évaluation des
stocks dans les eaux continentales, assistance technique pour le
renforcement du système de contrôle des produits de la pêche mis sur le
marché ;

 Démarrage des travaux de construction des Inspections Provinciales de Port-


Gentil, Oyem, Franceville et Mouila, des brigades de pêche de Cocobeach et
Ndjolé, des points de débarquement, digues de protection et bases
avancées d’Iguéla et Sette-Cama ;

 Acquisition de vedettes de surveillance ;

 Formations diverses, d’une part pour les agents de l’administration, d’autre


part pour les opérateurs du secteur pêche et aquaculture.

Cependant, dans le but d’atteindre les objectifs visés par le Programme d’Action pour
la Sécurité Alimentaire et de Croissance (PASAC), la DGPA continuera à rechercher
des partenaires pour la réalisation optimale des nombreuses activités qui n’ont pas
encore trouvé de financement :
 Construction des ports de pêche à Libreville et Port-Gentil ;

 Réhabilitation des fermes piscicoles privées et étatiques ;

 Suivi et contrôle des débarquements.

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