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Universite Blida 1: Département de Génie Des Procédés

Cette thèse de doctorat porte sur l'étude, la modélisation et la simulation d'un système de production d'hydrogène par voie solaire photovoltaïque. L'objectif principal est de développer une méthodologie de modélisation et un outil de simulation pour estimer le potentiel de production d'hydrogène via un électrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM) alimenté par des panneaux photovoltaïques. Les résultats montrent que le couplage direct entre le générateur photovoltaïque et l'électrolyseur offre de meilleures performances, avec une production annuelle d'hydrogène de 100 m3 à Alger et 125 m3 à Adrar.

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Cette thèse de doctorat porte sur l'étude, la modélisation et la simulation d'un système de production d'hydrogène par voie solaire photovoltaïque. L'objectif principal est de développer une méthodologie de modélisation et un outil de simulation pour estimer le potentiel de production d'hydrogène via un électrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM) alimenté par des panneaux photovoltaïques. Les résultats montrent que le couplage direct entre le générateur photovoltaïque et l'électrolyseur offre de meilleures performances, avec une production annuelle d'hydrogène de 100 m3 à Alger et 125 m3 à Adrar.

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UNIVERSITE BLIDA 1

Faculté de Technologie
Département de Génie des Procédés

THESE DE DOCTORAT
Spécialité : Génie des procédés

ETUDE, MODELISATION ET SIMULATION D’UN SYSTEME

DE PRODUCTION D’HYDROGENE PAR VOIE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE

Par

Djamila GHRIBI

Devant le jury composé de :

Mr HANNANE Farouk Professeur U. Blida1 Président

Mr HADJ ARAB Amar Directeur de recherche CDER Examinateur

Mr AISSAT Abdelkader Professeur U. Blida1 Examinateur

Mr BOUCHAFAA Farid Professeur USTHB Examinateur

Mr BELHAMEL Maïouf Directeur de recherche CDER Co-D Thèse

Mr KHELIFA Abdellah Professeur U. Blida1 D. Thèse

Blida, 2016
Dédicace

A la mémoire de mon Père qui avait tant espéré voir ce jour

A ma mère à qui je dois tout

A mes frères et mes sœurs

A mon mari

A mes enfants qui j’espère seront et feront mieux que leurs parents

A tout mes beaux-frères et Belles-sœurs


A mes neveux et nièces

Et enfin

A toute ma famille dont je remercie le bon DIEU de m’avoir donnée la


chance d’être un membre d’elle
REMERCIEMENTS

Ce travail a été accompli sous la direction scientifique de Monsieur


Abdellah KHELIFA , Professeur à l’université de Blida et de Monsieur Maiouf
BELHAMEL, Directeur de recherche et membre fondateur de l’Académie
Algérienne des Sciences et Technologie . Je tiens tout d’abord à les remercier
vivement et à leurs exprimer toute ma gratitude pour l’appui scientifique qu’ils ont
bien voulu m’accorder tout au long de ces années de thèse.

Je tiens à présenter mes respects et mes remerciements à Monsieur le


Professeur Farouk HANANE, pour l’honneur qu’il me fait en acceptant de présider
le jury.

J’adresse mes plus vifs remerciements à Messieurs : Farid BOUCHAFAA,


professeur à l’USTHB, Abdelkader AISSAT professeur à l’université de Blida et
monsieur Amar HADJ ARAB directeur de recherche au centre de développement
des énergies renouvelables, pour avoir accepter et pris le temps de juger ce travail
comme examinateurs.

Je tiens aussi à remercier mon mari et collègue Monsieur Said DIAF, maitre
de recherche A et directeur adjoint du centre de développement des énergies
renouvelables pour l’aide scientifique précieuse qu’il m’a fourni et pour sa
patience.

Je ne saurai assez remercier aussi toutes mes amies et collègues du centre


de développement des énergies renouvelables pour les moments agréables qu’on
a passé ensemble durant toutes ces années.

Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à ma famille plus


particulièrement ma mère et mon défunt père pour leur amour et leur appui
inconditionnel, mes frères et sœurs ainsi que mes enfants pour leur soutien moral.

En fin, à toutes les personnes qui ont contribuée de loin ou prés à


l’accomplissement de ce travail, je leur dis MERCI.
RESUME

Les énergies renouvelables et l’hydrogène sont considérés comme les deux


moyens offrant des perspectives d’avenir à fort potentiel pour parer à
l’appauvrissement des réserves en énergies fossiles et à l’accroissement de la
consommation mondiale en énergie.

Dans ce contexte, l’objectif principal de ce travail est le développement


d’une méthodologie de modélisation et un outil de simulation pour l’estimation du
potentiel de production d’hydrogène à travers l’étude d’un système de production
d’hydrogène par un Electrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM)
alimenté par des panneaux photovoltaïques. Notre analyse est basée sur les
modèles électriques des caractéristiques des éléments composant le système
proposé à savoir le rayonnement, le générateur PV et l’électrolyseur. Plusieurs
modes de couplage ont été pris en considération. Les résultats de simulation
obtenus pour différents sites de l’Algérie ont montré de manière générale que le
couplage direct donne de meilleure performance en termes de production
d’hydrogène. Néanmoins, il nécessite une meilleure adaptation entre le générateur
PV et l’électrolyseur. Pour cela, une méthode d’optimisation du dimensionnement
a été proposée et appliquée pour l’étude d’un système PV-Electrolyseur composé
de modules PV BPSX et de stacks d’électrolyseurs PEM h-tec StaXX7. Un total de
41 combinaisons série-parallèle de modules PV et de stacks d’électrolyseurs ont
été analysées pour deux sites à savoir Alger et Adrar et la combinaison optimale a
été identifiée pour les deux sites. Cette dernière présente des valeurs de 0,5 et
0,2% de pertes annuelles d’énergie pour les cas d’Alger et d’Adrar respectivement
et une production annuelle d’hydrogène de 100 m3 et 125 m3 pour les mêmes sites
respectivement.

Mots Clés: Energie solaire, Système photovoltaïque, Electrolyse, Production


d’hydrogène, Couplage, Modélisation, Optimisation.
‫ﻣﻠﺧﺹ‬

‫ﺗﻌﺗﺑﺭ ﺍﻟﻁﺎﻗﺎﺕ ﺍﻟﻣﺗﺟﺩﺩﺓ ﻭﺍﻟﻬﻳﺩﺭﻭﺟﻳﻥ ﺍﻟﻭﺳﻳﻠﺗﻳﻥ ﺍﻟﻭﺍﻋﺩﺗﻳﻥ ﺍﻟﻠﺗﻳﻥ ﻟﻬﻣﺎ ﺁﻓﺎﻕ ﻣﺳﺗﻘﺑﻠﻳﺔ ﻟﻣﻭﺍﺟﻬﺔ‬
‫ﺍﺳﺗﻧﺯﺍﻑ ﺍﺣﺗﻳﺎﻁﻳﺎﺕ ﺍﻟﻁﺎﻗﺎﺕ ﺍﻷﺣﻔﻭﺭﻳﺔ ﻭﺗﻧﺎﻣﻲ ﺍﻻﺳﺗﻬﻼﻙ ﺍﻟﻌﺎﻟﻣﻲ ﻟﻠﻁﺎﻗﺔ‪.‬‬

‫ﻓﻲ ﻫﺫﺍ ﺍﻟﺳﻳﺎﻕ‪ ،‬ﻓﺈﻥ ﺍﻟﻬﺩﻑ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻣﻥ ﻫﺫﺍ ﺍﻟﻌﻣﻝ ﻫﻭ ﻭﺿﻊ ﻣﻧﻬﺟﻳﺔ ﻟﻠﻧﻣﺫﺟﺔ ﻭﺃﺩﺍﺓ ﺍﻟﻣﺣﺎﻛﺎﺓ‬
‫ﻟﺗﻘﺩﻳﺭ ﻛﻣﻳﺔ ﺇﻧﺗﺎﺝ ﺍﻟﻬﻳﺩﺭﻭﺟﻳﻥ ﺍﻟﻣﺣﺗﻣﻝ ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻧﻅﺎﻡ ﺇﻧﺗﺎﺝ ﺍﻟﻬﻳﺩﺭﻭﺟﻳﻥ ﻋﻥ ﻁﺭﻳﻕ ﻣﺣﻠﻝ‬
‫ﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ ﻳﻌﻣﻝ ﺑﺎﻷﻟﻭﺍﺡ ﺍﻟﻛﻬﺭﻭﺿﻭﺋﻳﺔ‪ .‬ﻳﺳﺗﻧﺩ ﺗﺣﻠﻳﻠﻧﺎ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻧﻣﺎﺫﺝ ﺍﻟﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻳﺔ ﻟﺧﺻﺎﺋﺹ ﻣﻛﻭﻧﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﻧﻅﺎﻡ ﺍﻟﻣﻘﺗﺭﺡ ﻭﻫﻲ ﺍﻹﺷﻌﺎﻉ‪ ،‬ﺍﻟﻣﻭﻟﺩ ﺍﻟﻛﻬﺭﻭﺿﻭﺋﻲ ﻭﺍﻟﻣﺣﻠﻝ ﺍﻟﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ‪.‬ﻋﺩﺓ ﻁﺭﻕ ﺭﺑﻁ ﻗﺩ ﺃﺧﺫﺕ‬
‫ﺑﻌﻳﻥ ﺍﻹﻋﺗﺑﺎﺭ‪ .‬ﻧﺗﺎﺋﺞ ﺍﻟﻣﺣﺎﻛﺎﺓ ﺍﻟﺗﻲ ﺗﻡ ﺍﻟﺣﺻﻭﻝ ﻋﻠﻳﻬﺎ ﻟﻣﻭﺍﻗﻊ ﻣﺧﺗﻠﻔﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭ ﻗﺩ ﺃﻅﻬﺭﺕ ﺑﺻﻔﺔ‬
‫ﻋﺎﻣﺔ ﺃﻥ ﺍﻟﺭﺑﻁ ﺍﻟﻣﺑﺎﺷﺭ ﻳﻌﻁﻲ ﺃﻓﺿﻝ ﺍﻟﻧﺗﺎﺋﺞ ﻣﻥ ﺣﻳﺙ ﻛﻣﻳﺔ ﺇﻧﺗﺎﺝ ﺍﻟﻬﻳﺩﺭﻭﺟﻳﻥ‪ .‬ﻭﻟﻛﻥ ﻣﻊ ﺫﻟﻙ‪ ،‬ﻓﺈﻧﻪ‬
‫ﻳﺗﻁﻠﺏ ﺃﻓﺿﻝ ﺗﻛﻳﻑ ﺑﻳﻥ ﺍﻟﻣﻭﻟﺩ ﺍﻟﻛﻬﺭﻭﺿﻭﺋﻲ ﻭﺍﻟﻣﺣﻠﻝ ﺍﻟﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ‪.‬‬

‫ﻟﻬﺫﺍ‪ ،‬ﻁﺭﻳﻘﺔ ﻟﻠﺗﺻﻣﻳﻡ ﺍﻷﻣﺛﻝ ﺍﻗﺗﺭﺣﺕ ﻭﺗﻡ ﺗﻁﺑﻳﻘﻬﺎ ﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﻧﻅﺎﻡ "‪ -PV‬ﻣﺣﻠﻝ ﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ" ﻳﺗﺄﻟﻑ‬
‫ﻣﻥ ﺃﻟﻭﺍﺡ ﻛﻬﺭﻭﺿﻭﺋﻳﺔ ﻣﻥ ﻧﻭﻉ ‪ BPSX PV‬ﻭﻣﺣﻠﻝ ﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ ‪ PEM‬ﻣﻥ ﻧﻭﻉ ‪.TEC StaXX7‬‬
‫‪ 41‬ﻣﺟﻣﻭﻋﻪ ﻣﻥ ﺍﻟﺗﺭﻛﻳﺑﺎﺕ ﺳﻠﺳﻠﺔ ‪ -‬ﻣﻭﺍﺯﻳﺔ ﻣﻥ ﺍﻷﻟﻭﺍﺡ ﺍﻟﻛﻬﺭﻭﺿﻭﺋﻳﺔ ﻭﺍﻟﻣﺣﻠﻼﺕ ﺍﻟﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻳﺔ ﻗﺩ ﺗﻡ‬
‫ﺗﺣﻠﻳﻠﻬﺎ ﻟﻣﻭﻗﻌﻳﻥ ﻫﻣﺎ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭ ﻭ ﺃﺩﺭﺍﺭ ﻭﻗﺩ ﺗﻡ ﺗﺣﺩﻳﺩ ﺍﻟﺗﺻﻣﻳﻡ ﺍﻷﻣﺛﻝ ﻟﻛﻼ ﺍﻟﻣﻭﻗﻌﻳﻥ‪ .‬ﻫﺫﺍ ﺍﻷﺧﻳﺭ ﺃﻋﻁﻰ‬
‫ﺍﻟﻧﺳﺏ ﺍﻟﻣﺋﻭﻳﺔ ‪ 0.5‬ﻭ ‪ ٪0.2‬ﻟﻔﻘﺩﺍﻥ ﺍﻟﻁﺎﻗﺔ ﺍﻟﺳﻧﻭﻳﺔ ﻟﺣﺎﻟﺗﻲ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭ ﻭﺃﺩﺭﺍﺭ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺗﻭﺍﻟﻲ ﻭ ﻗﻳﻡ ‪100‬‬
‫ﻡ‪ 3‬ﻭ ‪ 125‬ﻡ‪ 3‬ﺑﺎﻟﻧﺳﺑﺔ ﻟﻛﻣﻳﺔ ﺍﻹﻧﺗﺎﺝ ﺍﻟﺳﻧﻭﻳﺔ ﻟﻠﻬﻳﺩﺭﻭﺟﻳﻥ ﻟﻧﻔﺱ ﺍﻟﻣﻭﺍﻗﻊ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺗﻭﺍﻟﻲ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻛﻠﻣﺎﺕ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻳﺔ ‪ :‬ﺍﻟﻁﺎﻗﺔ ﺍﻟﺷﻣﺳﻳﺔ‪ ،‬ﻧﻅﺎﻡ ﺍﻟﻁﺎﻗﺔ ﺍﻟﻛﻬﺭﻭﺿﻭﺋﻳﺔ‪ ،‬ﺍﻟﺗﺣﻠﻳﻝ ﺍﻟﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ‪ ،‬ﺇﻧﺗﺎﺝ‬
‫ﺍﻟﻬﻳﺩﺭﻭﺟﻳﻥ‪ ،‬ﺭﺑﻁ ‪ ،‬ﺍﻟﻧﻣﺫﺟﺔ‪ ،‬ﺍﻷﻣﺛﻝ‪.‬‬
ABSTRACT

Renewable energy and hydrogen are considered the two means providing
prospects with high potential to counter the depletion of fossil fuel reserves and
increasing world energy consumption.

In this context, the main objective of this work is the development of a


methodology of modeling and simulation tool for the estimation of the potential
hydrogen production through the study of a hydrogen production system by the
PEM electrolyzer powered by photovoltaic panels. Our analysis is based on the
electrical characteristics models of elements component the proposed system
namely radiation, the PV generator and the electrolyser. Several coupling methods
have been considered. The simulation results for different sites of Algeria have
shown that direct coupling provides generally better performance in terms of
hydrogen production. However, it requires a better adaptation between the PV
generator and the electrolyser. For that, a design optimization method was
proposed and applied to the study of a PV-electrolyzer system consisting of BPSX
PV modules and PEM electrolyser h-tec StaXX7stacks. A total of 41 series-parallel
combinations of PV modules and electrolyser stacks were analyzed for two sites
namely Algiers and Adrar, and the optimal configuration was identified for both
sites. The latter has values of 0.5 and 0.2% of annual energy losses in cases of
Adrar and Algiers respectively and an annual production of hydrogen of 100 m3
and 125 m3 respectively for the same sites.

Keywords: Solar energy, photovoltaic system, electrolysis, hydrogen production,


coupling, Modelling, Optimisation.
LISTE DES ABREVIATIONS

A pv Surface de captation du générateur PV (m2)

Cs Constante solaire (1367 W/m2)

C1 , C2 Constantes
E (de l’équation 4.18) Quantité d’énergie électrique produite
annuellement par le générateur PV
∆E Pertes d’énergie totales sur une période d’une année
∆E% Pourcentage des pertes annuelles d’énergie par rapport à l’énergie
maximale que peut produire le générateur PV utilisant un MPPT.
EMQR Erreur quadratique relative
ERM Erreur moyenne relative
F Constante de Faraday (96485 C/mol)
F1,i et F2,i Coefficients empiriques

f Fraction diffuse
f 1 et f 7 Nombre d’heures pour lesquelles G = 0 W/m2, et G ≥ 1000 W/m2
respectivement
fj Nombre d’heures dans une année pendant lesquelles l’éclairement
solaire varie dans l’intervalle (G j − 0,5∆G ) et (G j + 0,5∆G ) avec

∆G = 200 W/m2 pour j=2-6.


G Eclairement solaire w/m2
h Hauteur du soleil
I g ,h Irradiation horaire globale sur le plan horizontal

I df ,h Irradiation horaire diffuse sur le plan horizontal

I 0, h Irradiation extraterrestre horaire sur un plan horizontal

I g,β Irradiation solaire globale sur un plan incliné, Wh/m2

I d,β Irradiation solaire directe sur le plan incliné, Wh/m2

I r,β Irradiation solaire réfléchie sur le plan incliné, Wh/m2

I df,β Irradiation solaire diffuse sur le plan incliné Wh/m2.

I d,h Irradiation solaire directe sur un plan horizontal


I 0, n Irradiation extraterrestre normale

I max,ref Courant de la cellule/module PV correspondants au point de la


puissance maximale.
∆I Variation du courant en fonction de la température et de l’éclairement
IEL Courant d’entrée de l’électrolyseur en A
Ipv Courant du générateur PV
j (de l’équation 4.17) =1,2,3...N correspond aux différents intervalles du
rayonnement solaire dans la distribution des fréquences des données
du rayonnement solaire.
Kt Indice de clarté

m Masse relative d’air optique


NpEl Nombre de stacks en parallèle
NpPV Nombre de modules PV mis en parallèle
NsEl Nombre de stacks en série
NsPV Nombre de modules PV mis en série
Nj Numéro du jour de l’année

Ppv Puissance produite par un générateur PV

Pf Facteur qui tient compte de toutes les pertes de connexion

Pmax,ref Puissance maximale du module/générateur PV dans les conditions de


référence (W)
PConv,e Puissance à l’entrée du convertisseur

PConv,s Puissance à la sortie du convertisseur

∆Pj Pertes de puissance dues au couplage direct du générateur PV avec


l’électrolyseur PEM
PjmPV Puissance maximale produite par le générateur PV sous un
éclairement G = G j

PEEL Puissance électrique absorbée par l’électrolyseur

P Pression atmosphérique
R Constante des gaz parfait (8,314 J/mol.K)
t Temps en seconde
T Température ambiante de 298K
Tc Température de jonction des cellules (°C)

Tc,ref Température de jonction de référence prise égale à 25°C

Ta Température ambiante (K).

U th Coefficient de transfert thermique global du module PV (W/K/ m2)

Vmax,ref Tension de la cellule/module PV correspondants au point de la


puissance maximale
VH Quantité totale du potentiel d’hydrogène produit d’un système PV-
2Tot
Electrolyseur en couplage direct
VCO El Surtension réversible de cellule (E), la tension théorique minimale
requise par l'électrolyseur.
VH 2,1S Débit volumique de la production d’hydrogène d’un stack (L/h)
VH 2 El Débit volumique d’un électrolyseur constitué de NsEL stacks connectés
en série et de NpEl connectés en parallèle
Vact Surtension d'activation
VEl Tension de l’électrolyseur
Vohm Surtension ohmique
Vpv Tension du générateur PV
Vtrans Surtension de concentration
Z Nombre d’électrons (Z(H2)=2)
θ Angle d’incidence
θz Angle zénithal

δ Déclinaison solaire
Φ Latitude du lieu
ω Angle horaire
β Angle d’inclinaison du plan du capteur
ρa Albédo du sol

∆ Luminosité du ciel
µ Isc Coefficient de la variation du courant de court circuit en fonction de la
température (A/°C)
µ Voc Coefficient de la variation de la tension en fonction de la température ;
G ref l’éclairement solaire de référence ( G ref =1000 W/m2) (V/oC)
µ P max Coefficient de variation de la puissance en fonction de la température
(W/°C)
τ Coefficient de transmission du vitrage du module PV
α1 Coefficient d’absorption des cellules PV

σmem Conductivité de la membrane


ηf Rendement faradique de l’électrolyseur
η pv Rendement du générateur PV

η dc / dc Rendement du convertisseur DC/DC; il est égal à l’unité pour les


convertisseurs fonctionnant avec un système de poursuite du point de
puissance maximale (MPPT)
η cm Rendement de conversion du module PV

ηMPPT Rendement du convertisseur muni d’un MPPT


LISTE DES FIGURES

Figure 1.1 : Estimation de la part des énergies renouvelables dans la


consommation finale mondiale d'énergie 2012.
Figure 1.2 : La part des renouvelables dans la production d'électricité
Figure 1.3 : Irradiation globale journalière au mois de Juillet sur les plans,
a- horizontal et b- normal.
Figure 1.4 : Irradiation globale journalière au mois de Décembre sur les plans,
a- horizontal et b- normal
Figure 1.5 : Atlas de la vitesse moyenne du vent de l’Algérie estimée à 10 m du sol
Figure 1.6 : Concentrateurs solaires utilisés pour la centrale hybride gaz-solaire
Figure 1.7 : Bilan des réalisations par wilaya
Figure 1.8 : Répartition de la puissance installée par application
Figure 1.9 : Répartition de la puissance installée par ressource
Figure 1.10 : Structure du parc de la production nationale en MW
Figure 2.1 : Mécanismes mis en jeu lors du processus de gazéification de
biomasse
Figure 2.2: Schéma d'une cellule électrochimique
Figure 2.3 : Electrolyseur à structure parallèle avec plaques monopolaires
Figure 2.4 : Electrolyseur à structure série avec plaques bipolaires
Figure 2.5 : Principe schématique de l’électrolyse (A) : Alcalin ; (B) : PEM ; (C) :
SOEC
Figure 2.6: Représentation d'une unité de cellule dans le procédé soude- chlore
Figure 2.7 : Réacteur à cavité rotative pour la synthèse d’hydrogène par le cycle ZnO/Zn
Figure 2.8 : Photoélectrolyse de l’eau
Figure 3.1: Irradiation moyenne journalière annuelle sur un plan horizontal
Figure 3.2 : Evolution mensuelle de l’irradiation solaire globale horizontale
journalière des sites du (a) Sud, (b) hauts plateaux et (c) Nord (côtiers)
Figure 3.3: Méthodologie de l’estimation de l’irradiation globale sur un plan
incliné.
Figure 3.4: Schéma électrique équivalent d’une cellule PV, modèle à une diode
Figure 4.1 : schéma synoptique du couplage directe d’un GPV à un électrolyseur.
Figure 4.2 : Caractéristiques du générateur PV et de l’électrolyseur pour le
couplage direct (a) Courant-tension (b) puissance-tension
Figure 4.3 : schéma synoptique du couplage d’un générateur PV à un
électrolyseur via un MPPT
Figure 4.4 : Variation de la configuration du générateur PV avec Electrolyseur fixe
Figure 4.5 : Variation de la configuration de l’électrolyseur avec un générateur PV fixe
Figure 4.6: Caractéristique I-V simulée du module BP SX 60 sous STC
Figure 4.7 : Caractéristiques I-V du BP SX 60 pour différents rayonnements et
une température de cellule fixe de 25°C.
Figure 4.8 : Caractéristiques I-V du BP SX 60 pour différentes températures
ambiantes et un éclairement fixe de 1000 W/m2.
Figure 4.9 : L’électrolyseur PEM StaXX7 de h-tec
Figure 4.10 : Caractéristique I─V expérimentale de l’électrolyseur PEM (50 W)
Figure 4.11: Approche de la caractéristique expérimentale I─V de l’électrolyseur
PEM STAXX (50 W)
Figure 4.12: Point de fonctionnement du système PV-Electrolyseur en couplage
direct
Figure 4.13 : Schéma synoptique d’un générateur PV
Figure 4.14 : Optimisation du couplage avec reconfiguration du générateur PV
Figure 4.15 : Schéma synoptique d’un électrolyseur PEM
Figure 4.16 : Optimisation du couplage avec reconfiguration de l’électrolyseur
Figure 5.1 : Schéma synoptique du système de production d’hydrogène par voie
photovoltaïque.
Figure 5.2 : Organigramme du code informatique pour la simulation du
fonctionnement du système PV- Electrolyseur
Figure 5.3 : Simulation de l’irradiation solaire globale horaire sur un plan incliné
pour le site d’Alger.
Figure 5.4 : les caractéristiques (I-V) de l’électrolyseur et du générateur PV à Tamb
de 25 °C
Figure 5.5 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle
d’hydrogène à Alger : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Figure 5.6 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle
d’hydrogène à Ghardaïa : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Figure 5.7 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle
d’hydrogène à Adrar : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Figure 5.8 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle
d’hydrogène à Tamanrasset : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Figure 5.9 : Production mensuelle d’Hydrogène du système PV-Electrolyseur
dans différents sites.
Figure 5.10: Histogramme de fréquence du rayonnement solaire pour le site
d’Alger
Figure 5.11: Histogramme de fréquence du rayonnement solaire pour le site
d’Adrar
Figure 5.12: un Stack Electrolyser couplé à un Module PV (1 EL - 1PV)
Figure 5.13: un Stack Electrolyser couplé à deux modules PV en parallèle
Figure 5.14: Deux électrolyseurs connectés en parallèle avec un module PV
connecté (22°C)
Figure 5.15 : Deux électrolyseurs connectés en parallèle avec deux modules PV
connectés (22°C)
Figure 5.16 : Deux électrolyseurs connectés en parallèle couplés à trois modules
PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.17 : Deux électrolyseurs connectés en série couplés avec un module PV
(22°C)
Figure 5.18. : Deux électrolyseurs connectés en série couplés avec deux modules
PV connectés en série (22°C)
Figure 5.19 : trois électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec un module
PV (22°C)
Figure 5.20 : trois électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec trois
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.21: Trois électrolyseurs connectés en série couplés avec deux modules
PV connectés en série (22°C)
Figure 5.22: Trois électrolyseurs connectés en série couplés avec trois modules
PV connectés en série (22°C)
Figure 5.23: Quatre électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec deux
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.24: Quatre électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec trois
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.25 : Quatre électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec quatre
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.26 : Quatre électrolyseurs connectés en série couplés avec trois
modules PV connectés en série (22°C)
Figure 5.27 : Quatre électrolyseurs connectés en série couplés avec quatre
modules PV connectés en série (22°C)
Figure 5.28 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec cinq
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.29 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec trois
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.30 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec quatre
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.31 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec six
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Figure 5.32 : Cinq électrolyseurs connectés en série couplés avec trois modules
PV connectés en série (22°C)
Figure 5.33 : Cinq électrolyseurs connectés en série couplés avec cinq modules
PV connectés en série (22°C)
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1 Puissance installée des énergies renouvelables (GW)

Tableau 1.2 Répartition du potentiel solaire en Algérie

Tableau 1.3 Caractéristiques du programme d’électrification 1995-1999

Tableau 2.1 : Principales installations d'hydrogène à forte capacité en service en


1975

Tableau 2.2 : Principales caractéristiques des électrolyseurs

Tableau 2.3 Systèmes de production de l’hydrogène par énergie solaire

Tableau 3.1: Les coefficients du modèle Perez pour la détermination de


l’irradiation solaire

Tableau 3.2: Valeurs des coefficients statistiques des différents modèles

Tableau 3.3: Valeurs de l’erreur quadratique relative des différents modèles

Tableau 3.4 Densités de courant d’échange pour différents modèles d’un


électrolyseur opérant à 80°C avec une anode en Pt-Ir et une cathode en Pt.

Tableau 4.1 : Caractéristiques électriques du BP SX 60

Tableau 4.2 : Résultats du calcul de l’erreur relative moyenne

Tableau 4.3 : Caractéristiques de l’électrolyseur PEM

Tableau 4.4: Données Expérimentales de la caractéristique I-V de l’électrolyseur


h-tec StaXX7 (50W)

Tableau 4.5 : comparaison entre l’équation linéaire et l’équation polynomiale

Tableau 4.6 : combinaisons série-parallèle d’un système PV-Electrolyseur

Tableau 5.1 : Sites choisis

Tableau 5.2: Distribution des fréquences des données des rayonnements sur un
plan incliné pour le site d’Alger

Tableau 5.3: Distribution des fréquences des données des rayonnements sur un
plan incliné pour le site d’Adrar

Tableau 5.4: Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
une configuration (1 EL - 1PV)

Tableau 5.5 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
deux configurations (2 EL// - 1PV et 2 EL// - 2PV//)

Tableau 5.6 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration (2 EL+ 2PV+).

Tableau 5.7 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration (3EL// 3PV//)

Tableau 5.8 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
les configurations (3EL+ 2PV+) et (3EL+ 3PV+)

Tableau 5.9 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration (4EL// 4PV//)

Tableau 5.10 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles


pour les configurations (4EL+ 3PV+) et (4EL+ 4PV+)

Tableau 5.11: Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration ( 5EL// 5PV//)

Tableau 5.12 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles


pour les configurations ( 5EL+ 3PV+ ) et ( 5EL+ 4PV+ )

Tableau 5.13: Potentiel de l’Energie délivrée à l’électrolyseur, Potentiel annuel de


L’Energie PV disponible et les pertes d'énergie annuelle des différentes
combinaisons PV-électrolyseurs pour le site d’ALGER

Tableau 5.14: Energie délivrée à l’électrolyseur, Potentiel annuel de L’Energie PV


disponible et les pertes d'énergie annuelle des différentes combinaisons PV-
électrolyseurs pour le site d’ADRAR

Tableau 5.15 : Potentiel de Production annuelle d’hydrogène à ALGER pour


différentes combinaisons du système PV-Electrolyseur

Tableau 5.16 : Potentiel de Production annuelle d’hydrogène à ADRAR pour


différentes combinaisons du système PV-Electrolyseur

Tableau 5.17 : Bilan énergétique mensuel de la configuration optimale pour le site


d’Alger
TABLES DES MATIERES

REMERCIEMENTS…………………………………………………………………
RESUME ……………………………………………………………………………
LISTE DES ABREVIATIONS……………………………………………………..
LISTE DES FIGURES ……………………………………………………………..
LISTE DES TABLEAUX…………………………………………………………...
SOMMAIRE………………………………………………………………………….
INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………..... 1

Chapitre 1 LES ENERGIES RENOUVELABLES

1.1 Différents types d’Energies Renouvelables…………………………….. 7


1.1.1 L’énergie solaire………………………………………….……………...... 7
1.1.2 Energie éolienne………………………………………….……………….. 8
1.1.3 Energie Hydraulique – Hydroélectricité…………………………………. 9
1.1.4 La biomasse………………………………………….……………………. 10
1.1.5 La géothermie………………………………………….………………….. 11
1.2 Situation actuelle des Energies renouvelables dans le monde………. 11
1.3 Les Energies Renouvelables en Algérie………………………………... 15
1.3.1 Potentiel en énergies renouvelables de l'Algérie ……………………… 15
[Link] Potentiel solaire………………………………………….………………… 15
[Link] Potentiel éolien………………………………………….…………………. 17
[Link] Potentiel géothermique………………………………………….………... 18
[Link] Potentiel de la biomasse………………………………………….……… 18
[Link] Potentiel hydroélectrique………………………………………….……… 18
1.3.2 Politique nationale de développement des énergies renouvelables… 19
[Link] Cadre institutionnel des énergies renouvelables en Algérie…………. 19
[Link] Cadre législatif et réglementaire…………………………………………. 21
1.3.3 Développement des énergies renouvelables en Algérie…………....... 22
[Link] Réalisations et projets en cours…………………………………………. 23
[Link] Bilan des réalisations dans le domaine des énergies renouvelables… 26
[Link] Les énergies renouvelables à l’horizon 2030……………….………….. 28
1.4 Conclusion………………………………………….…………….………... 30
Chapitre 2 METHODES DE PRODUCTION DE L’HYDROGENE

2.1 Production d'hydrogène à partir des combustibles fossiles…………... 32


2.1.1 Production d'hydrogène par Vaporeformage…………………………... 32
2.1.2 Production d'hydrogène par l'oxydation partielle………………………. 34
2.1.3 Production d'hydrogène par méthodes dérivées………………………. 35
2.1.4 Craquage des hydrocarbures……………………………………………. 36
2.2 Production d'hydrogène à partir de la biomasse………………………. 37
2.2.1 Production photobiologique de l'hydrogène……………………………. 37
2.2.2 Gazéification de la biomasse…………………………………………….. 38
2.3 Production d’hydrogène à partir de l’eau……………………………….. 40
2.3.1 Electrolyse de l’eau………………………………………….……………. 40
[Link] Théorie de l’électrolyse…………………………………………………… 41
[Link] Méthodes de production de l’hydrogène à partir de l’électrolyse de l’eau.. 42
[Link].1 Electrolyse alcaline………………………………………….…………….. 45
[Link].2 Electrolyse PEM………………………………………….……………...... 45
[Link].3 Electrolyse de la vapeur d’eau…………………………………………… 45
[Link].4 Coproduction de l’hydrogène à partir du chlorure de sodium (NaCl).. 46
2.3.2 Production d'hydrogène par dissociation de l'eau…………………...... 48
[Link] Dissociation thermochimique de l'eau………………………………...... 48
[Link] Procédés photo électrochimiques…………………………………......... 49
2.4 Production de l’Hydrogène à partir des Energies Renouvelables…… 51
2.5 Conclusion………………………………………….…………………....... 53

Chapitre 3 MODELISATION DES COMPOSANTS DU SYSTEME


PV –ELECTROLYSEUR
3.1 Estimation du potentiel des ressources solaires………………………. 54
3.1.1 Irradiation solaire globale sur un plan horizontal………………………. 55
3.1.2 Estimation de l’irradiation solaire globale sur un plan incliné……....... 58
[Link] Estimation de l’irradiation solaire diffuse sur un plan horizontal…....... 59
[Link] Estimation de l’irradiation solaire globale sur un plan incliné……....... 60
[Link].1 L’irradiation solaire directe sur un plan incliné…………………………. 60
[Link].2 L’irradiation solaire réfléchie par le sol sur un plan incliné……………. 61
[Link].3 L’irradiation solaire diffuse sur un plan incliné…………………………. 61
3.1. Modélisation du générateur photovoltaïque……………………………. 64
3.1.1 Modèles électriques du générateur photovoltaïque………………....... 65
[Link] Modèle explicite ………………………………………………………....... 65
[Link] Modèle à une diode ………………………………………………………. 66
[Link] Modèle à deux diodes…………………………………………………….. 70
3.1.2 Modèles de la puissance maximale…………………………………...... 70
[Link] Modèle basé sur le rendement (Modèle 1)…………………………...... 70
[Link] Modèle basé sur la caractéristique I-V (Modèle 2)…………………….. 72
[Link] Modèle empirique (Modèle 3)……………………………………………. 73
3.1.3 Modèle thermique de la cellule/module PV…………………………….. 73
3.1.4 Etude comparative des différents modèles…………………………….. 75
[Link] Comparaison entre les modèles de la puissance maximale…………. 75
[Link] Comparaison entre les modèles électriques du générateur photovoltaïque..... 77
3.3 Modélisation de l’électrolyseur PEM…………………………………….. 78
3.3.1 Modélisation électrochimique de la tension de cellule de l’électrolyseur……... 79
[Link] Tension à circuit ouvert VCOEL………………………………………….. 80
[Link] Surtension d'activation……………………………………………………. 82
[Link] Surtension de transfert de matière………………………………………. 84
[Link] Surtension ohmique et conductivité ionique………………………….. 85
3.3.2 Modélisation empirique de l’électrolyseur………………………………. 86
3.4 Conclusion…………………………………………………………………. 87

Chapitre 4 COUPLAGE GENERATEUR PV- ELECTROLYSEUR


THEORIE ET MODELISATION
4.1 Couplage générateur PV- Electrolyseur : analyse théorique………… 89
4.1.1 Couplage direct du générateur PV à l’électrolyseur………………....... 89
4.1.2 Optimisation du couplage d’un système PV-Electrolyseur…………… 90
[Link] Introduction……………………………………………………………....... 90
[Link] Couplage avec convertisseur MPPT……………………………………. 91
[Link] Couplage direct avec reconfiguration du générateur PV et de 92
l’électrolyseur……………………………………………………………….
[Link].1 Couplage direct avec reconfiguration du générateur PV…………....... 92
[Link].2 Couplage direct avec reconfiguration de l’électrolyseur………………. 93
4.2 Modélisation du couplage PV- Electrolyseur ………………………...... 94
4.2.1 Caractérisation du générateur PV……………………………………….. 94
4.2.2 Caractérisation de l’électrolyseur PEM…………………………………. 98
4.2.3 Modélisation du couplage direct du générateur PV à 103
l’électrolyseur……………………………………………………………….
4.2.4 Modélisation du couplage avec convertisseur MPPT…………………. 105
4.2.5 Modélisation du Couplage direct avec reconfiguration du générateur 106
PV et de l’électrolyseur………………………………….........................
[Link] Modélisation du Couplage direct avec reconfiguration du générateur 106
PV ………………………………….........................
[Link] Modélisation du Couplage direct avec reconfiguration des stacks de 108
l’électrolyseur………………………………….........................
4.3 Optimisation d’un système PV-Electrolyseur par reconfiguration……. 110
4.3.1 Estimation des pertes d’énergie issues du couplage direct comparé 112
à la MPPT…………………………………………………………………..
4.3.2 Estimation de la production d’hydrogène des différentes 113
combinaisons du couplage………………………………………………..
4.4 Conclusion…………………………………………………………………. 114

Chapitre 5 RESULTATS DE LA SIMULATION

5.1 Cas d’étude : Simulation horaire d’un système PV-Electrolyseur constitué 116
de deux modules PV en série et de deux stacks en série
5.1.1 Simulation horaire de l’irradiation globale sur le plan incliné des 118
modules…………………………………………………………………….
5.1.2. Simulation des caractéristiques (I-V) du générateur PV et de 119
l’électrolyseur……………………………………………………………….
5.1.3 Simulation de la production horaire d’hydrogène…………………....... 120
5.1.4 Interprétations des résultats et Conclusion…………………………….. 125
5.2 Optimisation des systèmes PV-Electrolyseur …………………………. 126
5.2.1 Histogrammes des fréquences des données solaires……………....... 126
5.2.2 Résultats de simulation de quelques configurations en couplage direct…….. 129
[Link] Configurations avec un stack Electrolyseur……………………………. 129
[Link] Configurations avec deux stacks d’électrolyseur………………………. 131
[Link].1 Configurations avec deux électrolyseurs en parallèle (2 El //)……….. 131
[Link].2 Configuration avec deux stacks électrolyseurs en série (2 EL+)…….. 134
[Link] Configurations avec trois stacks d’électrolyseur……………………….. 136
[Link].1 Configuration trois électrolyseurs en parallèle (3 EL//)……………...... 136
[Link].2 Configuration trois électrolyseurs en série (3 EL+)……………………. 138
[Link] Configurations avec quatre stacks d’électrolyseur…………………….. 140
[Link].1 Configurations quatre électrolyseurs en parallèle……………………... 140
[Link].2 Configurations quatre électrolyseurs en série………………………….. 142
[Link] Configurations avec cinq stacks d’électrolyseur……………………….. 145
[Link].1 Configurations cinq électrolyseurs en parallèle……………………....... 145
[Link].2 Configurations cinq électrolyseurs en série…………………………….. 148
5.2.3 Configuration optimale en termes de transfert d’Energie…………...... 150
5.2.4 Configuration optimale en termes de Production d’Hydrogène……… 155
5.2.5 Interprétations des résultats et conclusion……………………………. 161
5.3 Conclusion…………………………………………………………………. 162

CONCLUSION GENERALE…………………………………………………..……….. 163

167
Références bibliographiques…………………………………………………………

Liste des Communications et Publications


1

INTRODUCTION GENERALE

A l'heure actuelle, la planète abrite plus de 7,2 milliards d'êtres humains, la


production d'énergie pour tous devient un problème crucial. Pour répondre à cette
forte demande énergétique mondiale, les trois principaux combustibles fossiles
(pétrole, charbon et gaz naturel) sont massivement employés : ils assurent plus de
80 % de la production mondiale annuelle énergétique. De plus, l'accroissement de
la population mondiale et le développement rapide de pays émergents, tels que
l'Inde ou la Chine, laissent prévoir que cette consommation pourrait quasiment
doubler d'ici 2050.
En parallèle de la hausse de la production énergétique, une augmentation
de la teneur en CO2 de l'atmosphère, d'environ 2 ppm volumique/an, est observée.
Due à l'utilisation de combustibles fossiles, elle induit un accroissement de la
température de la planète au rythme de près de 0,13 °C tous les 10 ans [1].
Toutefois, au problème de réchauffement climatique vient se superposer celui
de la diminution des réserves de combustibles primaires fossiles. Au rythme actuel
de la consommation, il a été estimé que les réserves de pétrole seraient épuisées
dans 40 ans, celles de gaz naturel dans 60 ans et celles de charbon dans 200 ans
[1]. Le schéma énergétique actuel n'est donc pas viable à moyen terme et doit être
remplacé sous peine de conduire à une dégradation irréversible des conditions
climatiques et à l'apparition de fortes tensions géopolitiques. Pour ce faire,
plusieurs actions peuvent être menées :
• Réduction de la consommation énergétique par habitant.
• Diminution de l'utilisation des énergies primaires fossiles.
• Développement de l'utilisation des énergies renouvelables, telles que les
énergies solaires ou les éoliennes
• Mise en place de moyens de production, de transport, de stockage et de
conversion de l'hydrogène, qui peut être utilisé comme vecteur énergétique
Introduction Générale 2

Le développement des énergies renouvelables, sources inépuisables, propres


et respectueuse de l’environnement telles que l’énergie photovoltaïque (PV),
l’énergie éolienne, hydraulique, géothermique ou encore la biomasse, représente
une des voies les plus prometteuses pour pallier le problème énergétique mondial.
Cependant, l'inconvénient majeur de toutes les énergies renouvelables est le
déphasage temporel entre les moments de forte production d'énergie et les pics
de demande énergétique. Le stockage de l'énergie récupérée est donc
nécessaire. Ce sujet est l'objet de nombreuses recherches. En fonction des
quantités d'énergie à stocker, différents modes et formes de stockage sont à
envisager, et sont présentés ci-dessous dans une liste non exhaustive :
• Electrique : dans des supercapacités.
• Mécanique : au moyen de volants d'inertie, par remontée d'eau dans les
barrages ou encore par compression d'air.
• Electrochimique : dans des batteries.
• Chimique : par dissociation et recombinaison d'ammoniac ou de méthane,
ou encore par production d'hydrogène.

L’hydrogène est considéré comme un candidat très prometteur pour remplir


cette fonction et pourrait devenir un vecteur énergétique très développé dans le
futur. Les nombreux travaux engagés depuis plus d’une décennie pour la
production d’électricité par piles à combustibles à hydrogène en témoignent.
Produit aujourd’hui à partir des hydrocarbures fossiles, l’hydrogène peut devenir
dans le futur un vecteur plus propre à condition d’être produit par des procédés
plus respectueux pour notre environnement tels que les procédés électrolytiques.
Ces derniers présentent le double avantage d’être considéré parmi les moyens de
production d’hydrogène « propre » et offrent une piste intéressante pour stocker
de manière efficace une partie des énergies renouvelables.

C'est sur cette dernière solution, qui consiste à produire de l'hydrogène par
électrolyse de l'eau au moyen d'énergie solaire photovoltaïque, que nous allons
nous pencher. L’énergie photovoltaïque qui provient de la conversion directe de
l’énergie solaire en énergie électrique se présente comme étant la plus adaptée
pour notre pays vu son étendu, sa position géographique et son gisement solaire.
Ce dernier a été évalué à 13,9 TWh/an selon le centre allemand spatial (DLR). La
Introduction Générale 3

surface du Sahara algérien à lui seul peut capturer suffisamment d’énergie solaire
pour répondre à la totalité de la demande mondiale selon Mr. Kaveh Zahedi,
Directeur adjoint de la Division de Technologie, Industrie et Economie (DTIE) du
Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Cela peut justifier
l’importance du défi soulevé par le gouvernement Algérien visant l’intégration des
énergies renouvelables en fixant un objectif de 5% en 2017 et 20% en 2030.

Le travail de recherche présenté dans cette thèse est une contribution pour
l’estimation du potentiel de production d’hydrogène à travers l’étude, la
modélisation et la simulation d’un système de production d’hydrogène par un
Electrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM) alimenté par des
panneaux photovoltaïques (symbolisé dans cette thèse par système PV-
Electrolyseur).

L’objectif principal de ce travail est de développer une méthodologie pouvant


reproduire et quantifier dans une première approche la production horaire annuelle
d’un système PV-Electrolyseur en couplage direct et en couplage indirect via un
convertisseur DC/DC muni d’un système de poursuite du point de puissance
maximale (MPPT), installé dans différentes régions en Algérie afin de comparer
leurs productions par rapport au type de couplage, aux sites d’installations et par
rapport aux différentes saisons; et d’optimiser dans une deuxième approche le
couplage direct de tels systèmes afin de déterminer la configuration optimale qui
permet de réduire les pertes d’énergies entre les différents composants et de
maximiser la production d’hydrogène en vue d’une bonne conception et d’un bon
dimensionnement de ces systèmes.

Pour atteindre ces objectifs, nous procéderons dans un premier temps à


l’estimation du potentiel des ressources énergétiques disponibles en Algérie et
dans un deuxième temps à la modélisation du système complet. Nous nous
intéresserons particulièrement à la modélisation des principaux éléments
composant le système étudié à savoir le rayonnement solaire global sur le plan
incliné des modules, le générateur photovoltaïque (PV) et l’électrolyseur PEM
ainsi que la modélisation des différents modes de couplage.
Introduction Générale 4

Dans le chapitre 1, nous présentons de manière brève les différents types


d’énergies renouvelables ainsi que leurs situations dans le monde. Nous
présentons ensuite les principales ressources renouvelables existantes en Algérie,
la politique nationale de développement des énergies renouvelables et les
principaux projets réalisés et qui sont en cours.

Dans le chapitre 2, nous présentons les différentes méthodes de production


d’hydrogène. Ces méthodes ont été classées dans ce chapitre selon la matière
première utilisée. Un intérêt particulier a été donné pour les procédés
électrolytiques. Dans la dernière partie de ce chapitre nous présentons les
différents modes de production d’hydrogène par voie renouvelable ainsi que les
principaux travaux de recherche effectués dans ce domaine.

Le chapitre 3 est consacré à l’analyse des différents modèles existants


dans la littérature en vue de la reproduction du fonctionnement des composants
de notre système PV-Electrolyseur à savoir le rayonnement global sur un plan
incliné, le générateur photovoltaïque ainsi que l’électrolyseur PEM. Les résultats
de cette analyse sont présentés en conclusion.

Le chapitre 4 aborde une problématique très importante dans les systèmes


photovoltaïques : le type de couplage entre le générateur PV et sa charge en
l’occurrence l’électrolyseur. En effet le type de couplage peut induire un mauvais
transfert de la puissance maximale du générateur PV à l’électrolyseur d’où en
découle une mauvaise performance. Nous présentons donc dans ce chapitre une
analyse des modes de couplage à savoir le couplage direct et le couplage via un
convertisseur MPPT ainsi que les méthodes d’optimisation des systèmes PV-
Electrolyseur. Chaque mode de couplage et chaque procédure d’optimisation sont
décrits et traduit par des modèles mathématiques pouvant reproduire de manière
fiable le fonctionnement horaire des systèmes PV-Electrolyseur et estimer la
quantité d’hydrogène produite dans les cas du couplage direct et indirect pour
différents sites. Dans la dernière partie de ce chapitre nous proposons une
méthodologie pour l’optimisation du couplage direct des systèmes PV-
Electrolyseur. Cette méthodologie permet de déterminer la configuration optimale
en termes de pertes d’énergie et en termes de production d’hydrogène.
Introduction Générale 5

Le chapitre 5 est consacré à l’ensemble des résultats d’un système PV-


Electrolyseur constitué de modules photovoltaïques de type BPSX 60 et de stacks
d’électrolyseur PEM de type h-tec STAXX 50. Dans la première partie, nous
présentons les résultats relatifs à l’étude d’un cas particulier à savoir la simulation
horaire d’un système PV-Electrolyseur constitué de deux modules PV en série et
de deux stacks en série. Ces résultats concernent la production horaire
d’hydrogène obtenus pour quatre sites à savoir Alger, Adrar, Ghardaïa et
Tamanrasset dans les cas du couplage direct et le couplage indirect. Dans la
deuxième partie, nous présentons les résultats relatifs à l’application de la
méthode d’optimisation d’un système PV-Electrolyseur en couplage direct pour le
cas d’Alger et d’Adrar.

Enfin, la dernière partie de ce document présente les conclusions de ce


travail et les perspectives de développement futur.
6

CHAPITRE 1

LES ENERGIES RENOUVELABLES

Le monde connaît depuis plus d'un siècle un important développement


économique. Le développement industriel, l'augmentation du parc automobile et la
multiplication des équipements domestiques ont provoqué une croissance
importante de la demande énergétique.
Malheureusement, cette croissance de la demande a été majoritairement
couverte par le recours aux sources d'énergie fossile, motivé par des
considérations économiques. D'autres facteurs comme les émissions de CO2, le
caractère limité des réserves fossiles, et l'indépendance énergétique nationale
n'ont pas été pris en compte.
S'il apparaît aujourd'hui indispensable de limiter nos émissions de gaz à
effet de serre, il est plus indispensable encore d'assurer le développement
énergétique des pays moins industrialisés de manière « propre ». Les objectifs du
millénaire pour le développement ne pourront être réalisés sans une augmentation
substantielle de la consommation énergétique. Le défi consiste donc à assurer
cette demande sans pour autant augmenter dramatiquement des émissions de
gaz à effet de serre au niveau mondial.
Dans ce contexte, Les énergies renouvelables sont considérées comme
étant les énergies d’avenir pour la planète. Une importance de plus en plus accrue
leur est accordée, aussi bien par les pays industrialisés que par les pays en voie
de développement.
Donc dans ce chapitre, en premier lieu, les différents types d’énergies
renouvelables sont présentés d’une manière brève et générale, suivi de la
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 7

situation des énergies renouvelables dans le monde et en dernier lieu est présenté
la situation des énergies renouvelables en Algérie.

1.1 Différents types d’Energies Renouvelables


Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les
marées ou encore la croissance des végétaux, les énergies renouvelables
n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles participent à
la lutte contre l’effet de serre et les émissions du CO2 dans l’atmosphère et
facilitent la gestion raisonnée des ressources locales. Le solaire (solaire
photovoltaïque, solaire thermique), l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la
géothermie sont des énergies flux inépuisables par rapport aux énergies fossiles
en voie de raréfaction : pétrole, charbon, gaz naturel.

1.1.1 L’énergie solaire


1.1.1.a) Le solaire photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque provient de la conversion de la lumière du
soleil en électricité au sein de matériaux semi-conducteurs comme le silicium, ou
recouverts d’une mince couche métallique. Ces matériaux photosensibles ont la
propriété de libérer leurs électrons sous l’influence d’une énergie extérieure. C’est
l’effet photovoltaïque. L’énergie est apportée par les photons, (composants de la
lumière) qui heurtent les électrons et les libèrent, induisant un courant électrique.
Ce courant continu de micro-puissance calculé en watt crête (Wc) peut être
transformé en courant alternatif grâce à un onduleur.
L’électricité produite est disponible sous forme d’électricité directe ou stockée en
batteries (énergie électrique décentralisée) ou en électricité injectée dans le
réseau.
Un générateur solaire photovoltaïque est composé de modules
photovoltaïques eux même composés de cellules photovoltaïques connectées
entre elles.
Les performances d’une installation photovoltaïque dépendent de
l’orientation des panneaux solaires et des zones d’ensoleillement dans lesquelles
ces installations sont placées [2,3].
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 8

1.1.1.b) Le solaire thermique basse température


Les rayons du soleil, piégés par des capteurs thermiques vitrés,
transmettent leur énergie à des absorbeurs métalliques - lesquels réchauffent un
réseau de tuyaux de cuivre où circule un fluide caloporteur. Cet échangeur chauffe
à son tour l’eau stockée dans un cumulus. Un chauffe-eau solaire produit de l’eau
chaude sanitaire ou du chauffage généralement diffusé par un "plancher solaire
direct".
Tous les dispositifs qui agissent comme capteurs solaires thermiques sont
de plus en plus intégrés dans les projets d’architecture bioclimatique (maisons
solaires, serres, murs capteurs, murs Trombe…).
Les capteurs solaires thermiques et les chauffe-eau solaires connaissent
une grande croissance ces dernières années [2].

1.1.1.c) Energie solaire thermique haute température


La concentration du rayonnement solaire sur une surface de captage
permet d’obtenir de très hautes températures généralement comprises entre
400 C et 1000 C. La chaleur solaire produit de la vapeur qui alimente une
turbine. Cette dernière alimente elle-même un générateur qui produit de
l’électricité, c’est l’héliothermodynamie.
Trois technologies distinctes sont utilisées dans les centrales solaires à
concentration [2,3] :
• Dans les concentrateurs paraboliques, les rayons du soleil convergent vers
un seul point, le foyer d’une parabole.
• Dans les centrales à tour, des centaines voire des milliers de miroirs
(héliostats) suivent la course du soleil et concentrent son rayonnement sur
un récepteur central placé au sommet d’une tour.
• Troisième technologie : des capteurs cylindro-paraboliques concentrent les
rayons du soleil vers un tube caloporteur situé au foyer du capteur solaire.

1.1.2 Energie éolienne


Comme les moulins à vent du passé, les éoliennes génèrent des forces
mécaniques ou électriques.
Avec une puissance mondiale installée de 200 GW en 2011 [2], l'énergie éolienne
est devenue un producteur majeur d'énergies renouvelables électriques. L'énergie
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 9

éolienne est produite par des aérogénérateurs qui captent à travers leurs pales
l’énergie cinétique du vent et entraînent elles mêmes un générateur pour produire
de l'électricité d'origine renouvelable.

1.1.3 Energie Hydraulique - Hydroélectricité


À L’image des moulins à eau de jadis, l’hydroélectricité ou production
d’électricité par captage de l’eau est apparue au milieu du XIXe siècle. L'eau fait
tourner une turbine qui entraîne un générateur électrique qui injecte les
Kilowattheures sur le réseau. L'énergie hydraulique est la source d'énergie
renouvelable la plus utilisée.

1.1.3.a) La petite hydraulique : Si toutes les installations de petite


puissance sont regroupées sous le terme de petite centrale hydraulique (PCH), on
distingue la pico-centrale : inférieure à 20 kW, la microcentrale : de 20 kW à
500 kW, la mini-centrale : de 500 kW à 2 MW, et la petite centrale : de 2 à 10 MW
[2].
Construite au fil de l’eau, la petite hydroélectricité ne demande ni retenue ni
vidanges ponctuelles susceptibles de perturber l’hydrologie, la biologie ou la
qualité de l’eau.
Les microcentrales hydroélectriques fonctionnent comme les grandes
centrales des barrages qui exploitent l'énergie des fleuves.

1.1.3.b) Les énergies marines : La filière des énergies marines appelées


aussi énergie des océans ou thalasso-énergies, comprend le développement des
technologies et la maîtrise et l’exploitation des flux d’énergies naturelles fournies
par les mers et les océans. On recense : la houle, l’énergie des vagues, l’énergie
des courants, l’énergie des marées et l’énergie thermique des mers (ETM) qui
travaille sur le gradient thermique entre les couches d’eau de surface et celle des
profondeurs [2,3].
L’hydroélectricité marine fait appel à des techniques connues : usine
marémotrice de la Rance (barrage marémoteur) ou en pleine expérimentation :
houlogénérateurs (systèmes à colonne d’eau oscillante, systèmes à déferlement),
hydroliennes (hélices sous-marines ou éoliennes sous-marines), ailes planes
battantes ou oscillantes, roues à aubes flottantes.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 10

1.1.4 La biomasse

La biomasse comprend trois familles principales :


• Les bois énergie ou biomasse solide
• Le biogaz
• Les biocarburants
Ce sont tous des matériaux d’origine biologique employés comme
combustibles pour la production de chaleur, d’électricité ou de carburants.

1.1.4.a) Le bois énergie ou biomasse solide Le bois est une énergie


renouvelable. C’est la principale ressource ligneuse, mais il faut également
prendre en compte d’autres matières organiques telles que la paille, les résidus
solides des récoltes, les grappes de maïs, la bagasse de la canne à sucre, les
grignons d’olives …
Il existe aujourd’hui des appareils à combustible bois innovants et efficaces à
disposition des particuliers comme des collectivités ou des industries. Les
chaudières à biomasse brûlent différents biocombustibles : granulés de bois,
bûches, plaquettes forestières, sciures ou coupeaux.

1.1.4.b) Le biogaz Ce sont les matières organiques qui libèrent le biogaz


lors de leur décomposition selon un processus de fermentation (méthanisation).
On l’appelle aussi « gaz naturel renouvelable » ou encore “gaz de marais”, par
opposition au gaz d’origine fossile.
Mélange de méthane et de gaz carbonique additionné de quelques autres
composants, le biogaz est un gaz combustible. Il sert à la production de chaleur,
d’électricité ou de biocarburant. Le biogaz peut être directement capté dans les
centres d’enfouissement des déchets ou produit dans des unités de
méthanisation. Il peut aussi être produit par la méthanisation des sous-produits de
l’industrie agro-alimentaire, boues des stations d’épurations, lisiers, animaux ou
déchets agricoles.

1.1.4.c) Les biocarburants Les biocarburants, parfois appelés


agrocarburants, sont issus de la biomasse. Il existe principalement deux filières
industrielles : l’éthanol et le biodiesel. Ils peuvent être utilisés purs comme au
Brésil (éthanol) ou en Allemagne (biodiesel), ou comme additifs aux carburants
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 11

classiques. A titre d’exemple, l’éthanol est produit en France à 70 % à partir de la


betterave, et à 30 % à partir de céréales [2].
Le biodiesel est issu des graines oléagineuses (colza, tournesol).

1.1.5 La géothermie

La géothermie est l’exploitation de la chaleur stockée dans le sous-sol.


L’utilisation des ressources géothermales se décompose en deux grandes
familles: la production d’électricité et la production de chaleur. En fonction de la
ressource, de la technique utilisée et des besoins, les applications sont multiples.
Le critère qui sert de guide pour bien cerner la filière est la température. Ainsi, la
géothermie est qualifiée de «haute énergie» (plus de 150°C), «moyenne énergie»
(90 à 150°C), «basse énergie» (30 à 90°C) et «très basse énergie» (moins de
30°C) [2,3].

1.2 Situation actuelle des Energies renouvelables dans le monde

En 2012, les énergies renouvelables représentaient 19% de la


consommation finale mondiale d’énergie, dont 9 % pour la biomasse et 10 % pour
les énergies renouvelables (voir Fig.1.1) [4].
Les 10% des énergies renouvelables sont répartis comme suit :
• 4,2 % de chaleur produite par les énergies renouvelables thermiques;
• 3,8 % d'hydroélectricité;
• 1,2 % pour les autres renouvelables électriques (éolien, solaire,
géothermie, biomasse, biogaz);
• et 0,8 % pour les biocarburants.
Les taux de croissance moyens annuels les plus élevés sur cinq ans (2008-2013)
ont été ceux du solaire photovoltaïque (+55 % l'an) du solaire thermodynamique
(+48 %), de l'éolien (+21 %), du solaire thermique (+14 %) et du biodiesel (+11 %).
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 12

Figure 1.1 : Estimation de la part des énergies renouvelables dans la


consommation finale mondiale d'énergie 2012. [5]

Energie renouvelable thermique


La puissance des systèmes de chauffage à biomasse «modernes» a
progressé en 2013 de 1% à 296 GWth [5,6]. Les biocarburants ont représenté
2,3% de la consommation de carburants du transport mondial; leur production a
progressé de 7,7 milliards de litres pour atteindre 116,6 milliards de litres; la
production d'éthanol s'est redressée de 6 % après deux ans de déclin, le biodiesel
a progressé de 11% et celle d'huile végétale carburant de 16%, à 3 millions de
litres; de nouvelles usines de biocarburants avancés produits à partir de biomasse
non-alimentaire ont été mises en service en Europe et en Amérique du Nord;
cependant, le total des investissements en nouvelles usines de biocarburant a
continué à décliner depuis le pic de 2007.
L'usage direct de la chaleur géothermique (bains thermaux, chauffage de
piscines, chauffage de locaux, procédés agricoles et industriels) est estimé à plus
de 300 pétajoules par an, mais progresse peu.
La puissance thermique des capteurs de chaleur solaire, à eau ou à air, est
passée de 283 GW th fin 2012 à 330 GWth fin 2013. L’utilisation du solaire
thermique est surtout destiné pour le chauffage urbain, la production de froid et les
applications industrielles [5].
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 13

Électricité renouvelable
La puissance installée des énergies renouvelables électriques atteignait
1560 GW fin 2013, en progression de 8 % par rapport à 2012; l'hydroélectricité a
progressé de 4 % à 1000 MW et les autres énergies renouvelables de 17% à 560
GW [5,6].

La part des énergies renouvelables dans la production d'électricité atteignait


22,1% à la fin 2013, dont 16,4% d'hydroélectricité, 2,9% d'éolien, 1,8% de
biomasse, 0,7 % de photovoltaïque et 0,4 % de divers (géothermie, solaire
thermodynamique, énergies marines) [6]. (Voir Fig. 1.2)

Les 560 GW de puissance installée renouvelable hors hydro se répartissent


en 235 GW pour l'Union européenne (dont 78 GW en Allemagne, 32 GW en
Espagne et 31 GW en Italie), 162 GW pour les BRICS (dont 118 GW en Chine et
27 GW en Inde), 93 GW pour les États-Unis et 70 GW pour le reste du monde
[5,6].

Figure 1.2 : La part des renouvelables dans la production d'électricité [5]

La puissance des centrales électriques à biomasse a augmenté de 5 GW


pour atteindre 88 GW, produisant plus de 400 TWh, y compris la production
électrique des centrales de cogénération [5,6]. (voir Tableau 1.1)
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 14

La puissance installée des centrales géothermiques a progressé de 455


MW en 2013, portant le parc à 12 GW ; cette progression de 4 % est supérieure à
celle des deux années précédentes : 3 % en moyenne.

La production hydroélectrique mondiale est estimée à 3750 TWh en 2013;


40 GW ont été mis en service en 2013, portant la puissance installée mondiale à
1000 GW (+4%); 29 GW ont été mis en service en Chine; les autres pays ayant
inauguré des centrales importantes sont la Turquie, le Brésil, le Vietnam, l'Inde et
la Russie [6].

La puissance équipée des énergies marines (centrales marémotrices pour


l'essentiel) était d'environ 530 MW fin 2013 ; plusieurs installations pilotes de
diverses technologies ont été mises en test [6].

Tableau 1.1 : Puissance installée des énergies renouvelables (GW) [7]

Énergie fin 2003 fin 2012 fin 2013 % 2013

Hydroélectricité 715 960 1000 64 %

Éolien 48 283 318 20 %

Solaire photovoltaïque 2,6 100 139 9%

Solaire thermodynamique 0,4 2,5 3,4 0,2 %

Biomasse <36 83 88 6%

Géothermie 8,9 11,5 12 0,8 %

Total EnR 800 1 440 1 560 100 %

Le marché du solaire photovoltaïque a connu une croissance explosive en


2013 par rapport à la période fin 2008- 2013: 39 GW sont venus s'ajouter au parc,
le portant à 139 GW. Le solaire thermodynamique a progressé de 0,9 GW, soit 36
%, pour atteindre 3,4 GW [6].

La puissance installée éolienne a progressé de 35 GW en 2013, atteignant


318 GW [6].
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 15

1.3 Les Energies Renouvelables en Algérie

Compte tenu des enjeux que représentent les sources d’énergies durables
et de leur potentiel considérable, leur promotion constitue un des axes de la
politique énergétique et environnementale de l’Algérie. L’adoption d’un cadre
juridique favorable au développement de ces énergies, la mise en place d’un
cadre institutionnel et la planification de plusieurs projets en est la bonne
illustration. En effet, l’Algérie possède des atouts majeurs pour réussir dans le
domaine des énergies renouvelables. Les sections suivantes présentent la
situation des énergies renouvelables en Algérie à savoir: les potentiels
énergétiques renouvelables, la politique adoptée et les programmes de
développement des énergies renouvelables.

1.3.1 Potentiel en Energies Renouvelables de l'Algérie


L’Algérie dispose d’un potentiel d’énergies renouvelables important,
notamment le solaire, mais très peu développé. Les principales ressources
renouvelables existantes en Algérie se résument comme suit: solaire, éolienne,
géothermique, biomasse et hydraulique.

[Link] Potentiel solaire


De par sa situation géographique, l’Algérie possède le potentiel solaire le
plus important de tout le bassin méditerranéen et dispose d’un des gisements
solaires les plus élevés au monde avec 169440 TWh/an (évaluation effectuée par
satellites par l’Agence Spatiale Allemande DLR), soit cinq mille fois la
consommation nationale en électricité.

La durée d’insolation sur la quasi-totalité du territoire national dépasse les


2500 heures par an et peut atteindre les 3900 heures (hauts plateaux et Sahara).
L’énergie reçue quotidiennement sur une surface horizontale de 1 m2 est de
l'ordre de 5 kWh sur la majeure partie du territoire national, soit prés de 1700
kWh/m2/an au Nord et 2650 kWh/m2/an au Sud du pays.
La répartition du potentiel solaire par région climatique au niveau du
territoire algérien est présentée dans le tableau 1.2, selon l’ensoleillement reçu
annuellement.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 16

Tableau 1.2: Répartition du potentiel solaire en Algérie

Régions Région Hauts Sahara


côtière plateaux
Superficie (%) 4 10 86

Durée moyenne d’ensoleillement 2650 3000 3500


(heures/an)
Energie moyenne reçue (kWh/m2/an) 1700 1900 2650

Les figures 1.3 et 1.4 montrent l’irradiation globale journalière sur les plans
horizontal et normal aux mois de Décembre et de Juillet.

Figure 1.3 : Irradiation globale journalière au mois de Juillet sur les plans :
a- horizontal et b- normal. [8]
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 17

Figure 1.4: Irradiation globale journalière au mois de Décembre sur les plans :
a- horizontal et b- normal. [8]

[Link] Potentiel éolien

Du à la nature topographique et au climat très diversifiés du pays, la


ressource éolienne varie beaucoup d’un endroit à un autre. Les régions les plus
ventées se situent au sud-ouest dans la région d’Adrar, Timimoun et Tindouf, le
Nord est caractérisé par une vitesse moyenne peu élevée avec l’existence de
microclimats sur les sites côtiers et sur les hauts plateaux. Le microclimat de
Tiaret présente les vitesses de vent les plus élevées.

L'Algérie dispose d’un potentiel éolien considérable qui peut être exploité
pour la production de l'énergie électrique, surtout dans le sud du pays où les
vitesses du vent sont plus élevées que celles du Nord, ainsi que pour le pompage
de l’eau particulièrement dans les hauts plateaux.
La carte des vents de l’Algérie (l’atlas de la vitesse du vent), estimée à 10 m du
sol est présentée en figure 1.5. Elle montre que la région d’Adrar est la région la
plus ventée du pays avec des vitesses moyennes qui dépassent la valeur de 6
m/s.

Le potentiel éolien est estimé à environ 37 TWh/an partagés entre: 1 TWh


pour le littoral, 4,5 TWh pour les hauts plateaux et 31,5 TWh pour le Sahara [9].
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 18

Figure 1.5: Atlas de la vitesse moyenne du vent de l’Algérie estimée à 10 m du sol [9]

[Link] Potentiel de l’énergie géothermique

Les ressources géothermiques de l’Algérie sont relativement importantes et


diversifiés. Les calcaires jurassiques du Nord algérien qui constituent d’importants
réservoirs géothermiques, donnent naissance à plus de 200 sources thermales
localisées principalement dans les régions du Nord-est et Nord-Ouest du pays.
Ces sources se trouvent à des températures souvent supérieures à 40°C, la plus
chaude étant celle de Hammam Meskhoutine (98°C). Au Sud, la nappe Albienne
(formation du continental intercalaire) constitue un vaste réservoir géothermique
qui s’étend sur plusieurs milliers de km2. La température moyenne de l’eau de
cette nappe est de l’ordre de 60 °C.

En terme de puissance, l’association du débit d’exploitation de la nappe


albienne et le débit total des sources thermales représente plus de 900 MW [10].

[Link] Potentiel de la biomasse

En plus des ressources solaire et éolienne, l’Algérie dispose d’un potentiel


de biomasse qui consiste principalement en potentiel de la forêt et en potentiel
énergétique des déchets urbains et agricoles. L’exploitation de ce potentiel est
très limitée, elle est au niveau de laboratoire et à petite échelle.

[Link] Potentiel hydroélectrique


Les ressources hydroélectriques sont liées directement à la pluviométrie.
En Algérie, le volume de précipitations est variable, il diminue du nord au sud et
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 19

de l’est à l’ouest. Les quantités globales de pluies tombant sur le territoire du pays
sont considérables mais profitent peu au pays en raison du nombre réduit de jours
de précipitation concentré sur des régions limitées, ce qui entraîne une forte
évaporation et une évacuation rapide vers la mer. Par conséquent, le potentiel
hydroélectrique dont dispose le pays est faible et la production hydroélectrique est
toujours en baisse et ne représente que 1 % de la production totale d’électricité.

1.3.2 Politique nationale de développement des énergies renouvelables

L’intérêt pour le développement des énergies renouvelables a été perçu


très tôt en Algérie avec la création, dès 1962, de l’institut de l’énergie solaire de
l’université d’Alger auquel était rattachée la station solaire de Bouzaréah. Mais, en
raison des importantes sources d’énergie fossiles dont le pays dispose,
permettant la production d’électricité à des coûts très compétitifs, et de l’absence
de politiques environnementales, les énergies renouvelables ne pouvaient pas
présenter une option compétitive pour la production commerciale de l’électricité à
grande échelle et par conséquent leur développement en Algérie a connu
beaucoup de retard.
Compte tenu des enjeux que représentent ces sources d’énergies durables,
l’Algérie a adopté une politique prononcée en faveur de la promotion et du
développement des énergies renouvelables. Cette politique est dictée
particulièrement par le déséquilibre de la balance énergétique, les questions de
réchauffement planétaire et les mauvaises conditions de vie des populations les
plus démunies.
Le dispositif législatif et réglementaire adopté au cours des dernières
années et le cadre institutionnel mis en place témoignent de cet engagement
irréversible. Ils traduisent la volonté des pouvoirs publics de faire de ces énergies
des énergies d’avenir pour le pays, en favorisant une contribution plus
conséquente de leur part dans le bilan énergétique national.

[Link] Cadre institutionnel des énergies renouvelables en Algérie


L’Algérie s’est dotée d’un cadre institutionnel approprié pour la mise en
œuvre de la politique nationale de promotion et de développement des énergies
renouvelables. L’organisation institutionnelle est constituée d’un ensemble
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 20

d’organismes et d’entreprises économiques prenant, chacun en ce qui le


concerne, le développement des énergies renouvelables.
Cinq institutions, relevant du secteur de l’enseignement supérieur et de la
recherche scientifique, activent dans ce domaine:
• Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER),
Bouzaréah, Alger
• Unité de Développement des Equipements Solaires (UDES), BouIsmail,
Tipaza
• Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables (URAER)
Ghardaia
• Unité de Recherche en Energies Renouvelables en Milieu Saharien
(URERMS), Adrar
• Centre de Recherche en Technologie des Semi-conducteurs pour
l’Energétique CRTSE ex UDTS), Alger

De plus, une vingtaine de laboratoires universitaires œuvrent dans le domaine


de l’énergie solaire.
Au sein du secteur de l’énergie, l’activité relative à la promotion des
énergies renouvelables est prise en charge par le Ministère de l’Energie et des
Mines et l’Agence de Promotion et de Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie
(APRUE). Cette dernière est chargée de l’impulsion et de l’animation du
processus de mise en œuvre des programmes et des actions de maîtrise de
l’énergie. Par ailleurs, le Centre de Recherche et de Développement de
l’Electricité et du Gaz (CREDEG), filiale du Groupe Sonelgaz, intervient dans la
réalisation et la maintenance des installations solaires réalisées dans le cadre du
programme national d’électrification rurale.
Au niveau du secteur de l’agriculture, Le Haut Commissariat au
Développement de la Steppe (HCDS) constitue l’outil institutionnel pour la mise en
œuvre de la politique nationale de promotion et de développement des énergies
renouvelables dans les régions steppiques. Dans ce cadre, il réalise des
programmes dans le domaine du pompage de l’eau et de l’électrification rurale par
énergie solaire au profit des régions steppiques.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 21

Sur le plan des opérateurs économiques, plusieurs sociétés privées sont déjà
actives dans le domaine des énergies renouvelables tel que "Condor" pour la
fabrication de modules photovoltaïques.

[Link] Cadre législatif et réglementaire


Sur le plan législatif et réglementaire, plusieurs lois ont été promulguées pour
encadrer le domaine des énergies renouvelables; il s’agit essentiellement de: la
Loi relative à la maîtrise de l’énergie, la Loi relative à l’électricité et à la
distribution du gaz par canalisation et la Loi relative à la promotion des énergies
renouvelables dans le cadre du développement durable. D’autre part, l’Algérie a
ratifié le protocole de Kyoto.

• Loi relative à la maîtrise de l’énergie (Loi n° 99-09 du 28 Juillet 1999, JO n°


51)
Cette loi définit l’ensemble des mesures et des actions mises en œuvre en vue
de l’utilisation rationnelle de l’énergie, du développement des énergies
renouvelables et de la réduction de l’impact du système énergétique sur
l’environnement.
A cet effet, la promotion des énergies renouvelables y est inscrite comme l’un
des outils de la maîtrise de l’énergie à travers les économies d’énergies
conventionnelles qu’elle permet de réaliser et sa contribution à la protection de
l’environnement. De plus, des avantages financiers, fiscaux et en termes de droits
de douane peuvent être accordés aux projets œuvrant pour la promotion des
énergies renouvelables.

• Loi relative à l’électricité et à la distribution du gaz par canalisation (Loi n°


02-01 du 05 Février 2002, JO n° 8)
La loi sur l’électricité et la distribution publique du gaz qui libéralise le secteur
de l’électricité a prévu des dispositions pour la promotion de la production
d’électricité à partir des énergies renouvelables et son intégration au réseau. Ainsi,
cette loi prend en compte la protection de l’environnement et ouvre les activités de
production de l’électricité à la concurrence conformément à la législation en
vigueur et aux dispositions de la présente loi.
C’est dans le cadre de la mise en œuvre de cette loi que le décret 04-92 du 25
mars 2004 relatif aux coûts de diversification a été promulgué. Il prévoit des
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 22

conditions avantageuses aux producteurs d'électricité issue de sources d'énergie


renouvelables en leur attribuant une prime pour chaque KWh produit,
commercialisé ou consommé. Selon les sources des énergies renouvelables
exploitées (solaire thermique ou énergie photovoltaïque, éolienne, géothermique,
biomasse, hydraulique et cogénération), cette prime varie de 100 à 300%.

• Loi relative à la promotion des énergies renouvelables dans le cadre du


développement durable (Loi n° 04-09 du 14 août 2004, JO n° 52)
Cette loi prévoit l’élaboration d’un programme national de promotion des
énergies renouvelables, regroupant l'ensemble des actions d'information, de
formation ou de vulgarisation, ainsi que des incitations à la recherche, à la
production, au développement et à l'utilisation des énergies renouvelables, et d’un
bilan annuel de l'usage des énergies renouvelables qui retrace l'ensemble des
utilisations d'énergies renouvelables.
D’autre part, cette loi prévoit des instruments de promotion des énergies
renouvelables qui sont constitués par un mécanisme de certification d'origine et
par un système d'incitation à l'utilisation des énergies renouvelables. Ainsi, un
organisme national «Observatoire National de Promotion des Energies
Renouvelables» a été mis en place pour la promotion et le développement de
l'utilisation des énergies renouvelables

1.3.3. Développement des énergies renouvelables en Algérie


Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique énergétique nationale et
de développement des énergies renouvelables, L’Algérie, par le biais de ses
différentes institutions (Sonelgaz, Sonatrach, CDER (avec ses différentes unités),
HCDS) a initié et réalisé des programmes de développement de ces énergies. En
effet, plusieurs projets de production d’électricité solaire et éolienne ont été
réalisés et qui traduisent la volonté de l’Algérie de s’inscrire dans une démarche
de développement durable, de protection et de respect de l’environnement. Ces
projets sont inscrits dans le cadre d'un important programme de développement
des énergies renouvelables qui prévoit de porter la part des énergies
renouvelables dans le bilan de production électrique nationale à plus de 40% à
l'horizon 2030.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 23

Dans les sections suivantes sont présentées les principaux projets réalisés
et ceux qui sont en cours pour les deux filières solaire, suivi de la stratégie des
énergies renouvelables à l’horizon 2030.

[Link] Réalisations et projets en cours

a) Filière solaire Les projets relatifs aux applications de l’énergie


solaire peuvent être classés en deux catégories: les projets solaires
photovoltaïques et solaires thermiques.
Projets solaires photovoltaïques : Les principaux projets et réalisations en matière
d'énergie solaire photovoltaïque peuvent se résumer comme suit:

• Electrification de 18 villages au solaire PV


Durant la période 1995-1999, un programme d’électrification au moyen de
l’énergie solaire photovoltaïque a été réalisé au profit de 18 villages (un millier de
foyers) répartis sur 4 wilayas du grand Sud à savoir; Tamanrasset (08 villages),
Adrar (02 villages), Illizi (05 villages) et Tindouf (03 villages) (Fig.2.11). Ces
villages à faible densité de population étaient caractérisés par leur isolement et
leur éloignement de tout réseau de communication. Ils représentent des petites
localités éparpillées sur les territoires des wilayas. Leur alimentation par les filières
classiques (diesel, réseau électrique) aurait posé le problème de
l’approvisionnement en combustible ou des coûts prohibitifs qu’engendrerait
l’extension du réseau.
La puissance crête installée est de 454 kWc. La consommation par foyer est
estimée entre un minimum d’environ 1,5 kWh/ jour et un maximum de 2 kWh/jour,
représentant la consommation de 5 lampes néon, 1 réfrigérateur, un téléviseur et
un ventilateur. Le tableau 1.3 résume les principales caractéristiques de ce
programme.

En plus de l’électrification de ces 18 villages, plusieurs autres projets


portant sur des installations solaires photovoltaïques ont été réalisés. Les
principaux projets peuvent être résumés dans ce qui suit:
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 24

Tableau 1.3 Caractéristiques du programme d’électrification 1995-1999

Type de systèmes Nombre


Puissance Nombre de
Wilayas de foyers
installée systèmes
(kWc) 1.5 kWc 3 kWc 6 kWc

Tamanrasset 278 60 3 23 34 555

Illizi 75 20 6 6 8 150

Tindouf 78 20 0 14 6 156

Adrar 23 08 1 7 0 45

• Alimentation en énergie PV de postes de surveillance routière au profit


de la Gendarmerie Nationale à Alger (réalisée par UDES-CDER).
• Réalisation d’une Minicentrale photovoltaïque de 10 kWc connecté au
réseau Sonelgaz au sein du Centre de Développement des Energies
renouvelables-Bouzaréah-Alger (coopération Algéro-Espagnole).
• Installation d’une mini centrale photovoltaïque de 2,25 kWc pour
l’électrification du refuge Assekrem (Tamanrasset) par l’énergie solaire
photovoltaïque (coopération Algéro-Espagnole).
• Alimentation en énergie solaire de la station de services Naftal (la
Bridja-Staoueli-Alger). La puissance totale installée est de 7 kWc
(réalisé par UDES-CDER).
• Station photovoltaïque d'une puissance de 5 kWc, assure l'alimentation
électrique des équipements de la station de mesure de référence du
programme de recherche de la Veille de l'Atmosphère Globale,
implantée sur le site de l'Assekrem, dans la wilaya de Tamanrasset.
• Alimentation de plusieurs sites de télécommunications.
• Balisage de 2300 km de pistes.
• Réalisation, par BP Solar dans le cadre de l’investissement social, d’une
centrale. hybride solaire (PV) / diesel de 13 kWc à Illizi (300 foyers).
• Réalisation, par Sonatrach, de systèmes d’alimentation électrique par
voie PV pour le contrôle des puits de l’activité Amont pour le système
télémétrique.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 25

• Réalisation, par Sonatrach, de systèmes d’alimentation électrique par


voie PV pour la protection cathodique des canalisations de transport
d’hydrocarbures.

Dans le cadre du programme des Hauts plateaux du Haut Commissariat au


Développement de la steppe, plusieurs projets ont été réalisés à savoir:
• Electrification de plus de 4000 foyers d’une puissance de 800 kWc
• Installations de plusieurs pompes solaires d’une puissance de 240 kWc.
En outre, le programme MEDA de la communauté européenne a permis
l’installation de plusieurs systèmes de pompage photovoltaïque de puissance
allant de 3 kWc à 8 kWc chacun.

D’autres projets relatifs aux applications solaires photovoltaïques ont été


réalisés dans le cadre du deuxième programme national d’électrification rurale
lancé entre 2006-2010. Ce dernier concernait l’électrification au solaire PV de 16
nouveaux villages (plus de 500 foyers) dans les wilayas des hauts plateaux et du
Sud du pays à savoir; Tamanrasset (08 villages), Illizi (04 villages), El Oued (02
villages), Ghardaïa (01 village) et M’sila (01 village). La puissance crête installée
est de l’ordre de 0,5 MWc.

Projets Solaires thermiques


Pour ce qui est de la filière solaire thermique, les projets réalisés restent
tout de même limités pour certaines applications telles que la production d’eau
chaude sanitaire. En effet, plusieurs chauffe-eau solaires individuels ont été
installés.
Une autre application du solaire thermique très prometteuse est la production
d’électricité. A cet effet, les centrales solaires thermiques permettent d’exploiter
l’énergie solaire dans des installations de grande envergure afin de produire de
l’électricité. Dans ce domaine, l’Algérie ne dispose d’aucune installation. Le seul
projet qui est en cours de réalisation concerne:
• réalisation d’un centrale hybride solaire-gaz : un projet de réalisation d’une
centrale électrique hybride solaire-gaz, située à Hassi R'mel, Wilaya de
Laghouat, est lancé. Utilisant le gisement de gaz de Hassi R’mel (le plus gros
gisement d’Algérie) et son potentiel solaire important, cette nouvelle centrale
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 26

consiste en un cycle combiné gaz de 125 MW couplé à un champ de


concentrateurs solaires de puissance de 25 MW environ (Fig.1.6).

Figure 1.6 : Concentrateurs solaires utilisés pour la centrale hybride gaz-solaire

b) Filière éolienne En matière de développement, la filière éolienne est


moins développée que celle du solaire. L’exploitation de ce type d’énergie reste
très limitée et le peu de projets réalisés concernait l’installation de pompes
éoliennes dans le cadre du programme des Hauts plateaux mis en place par le
Haut Commissariat au Développement de la steppe (HCDS).

D’autres projets ont été réalisés à savoir celui de l’installation de 3 éoliennes et


de 1400 m2 de modules PV au DOUNYA Parc des Grands-Vents situé à Dely
Brahim, Alger.

[Link] Bilan des réalisations dans le domaine des énergies renouvelables


En Algérie, les énergies renouvelables sont encore peu exploitées, leur
part est très faible dans le bilan énergétique national pour ne représenter que
0,02% de la consommation nationale d’électricité. En matière de réalisations, il
convient de souligner que la wilaya de Tamanrasset s’était classée au 1er rang
des autres wilayas (Fig.1.6) pendant longtemps avant d’être déclassée par la
wilaya d’Adrar en ce moment.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 27

a) Bilan des réalisations par wilaya

700
600
Puissance (kW)

500
400
300
200
100
0

Autres…
Bordj Bou…

Oum El…

Sidi…
Laghouat

Tindouf
Adrar

Constantine

El bayadh

Illizi

Naama
Bechar

Ghardaia

Ouargla

Tipaza
Tizi Ouzou
Alger

El ouad
Batna

Saida

SoukAhrass
Setif
Blida

Bouira

Djelfa

Khenchela
Biskra

Mascara
Medea
Msila

Tiaret
Tamanrasset
Tebessa

Tlemecen
Wilayas

Figure 1.7 : Bilan des réalisations par wilaya [11]

b) Répartition de la puissance installée

Selon le Ministère de l’Energie et des Mines, la puissance installée totale


d’énergies renouvelables est estimée à 2353 kilowatt crête. Elle est répartie entre
les deux filières solaire et éolien comme suit: 97% solaire et 3% éolien.
L’électrification, toute seule, représente environ 57 % de la puissance totale
installée.
La répartition de la puissance installée par application et par ressource est
présentée sur les deux figures suivantes (Fig.1.8 et Fig.1.9).

Figure 1.8: Répartition de la puissance Figure 1.9: Répartition de la puissance


installée par application [11] installée par ressource [11]
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 28

[Link] Les énergies renouvelables à l’horizon 2030


La stratégie de développement des énergies renouvelables en Algérie vise à
porter la part des énergies renouvelables, à l’horizon 2030, à environ 40% de la
production nationale d'électricité comme le montre la figure 1.10. Pour atteindre
cet objectif, l’Algérie a défini un programme à 3 phases différentes de réalisation :

• à l’horizon 2015, une puissance totale de près de 650 MW serait installée;


• d’ici 2020, il est attendu l’installation d’une puissance totale d’environ 2 600
MW pour le marché national et une possibilité d’exportation de l’ordre de 2
000 MW;
• d’ici 2030, il est prévu l’installation d’une puissance de près de 12 GW pour
le marché national ainsi qu’une possibilité d’exportation allant jusqu’à 10
GW.

Figure 1.10 : structure du parc de la production nationale en MW [11]

La synthèse de ce programme, par type de filière de production, se présente


comme suit :

a) Energie solaire photovoltaïque


La stratégie énergétique de l’Algérie repose sur l’accélération du
développement de l’énergie solaire. Le gouvernement prévoit le lancement de
plusieurs projets solaires photovoltaïques d’une capacité totale d’environ 800
MWc d’ici 2020. D’autres projets d’une capacité de 200 MWc par an devraient être
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 29

réalisés sur la période 2021-2030. A l’état actuel, 23 sites photovoltaïques sont en


cours d’installation à travers le territoire national. Leur inauguration totalement est
prévue avant 2017.

b) Energie solaire thermique


Deux projets pilotes de centrales thermiques à concentration avec stockage d’une
puissance totale d’environ 150 MW chacune seront lancés sur la période 2011-
2013. Ces projets s’ajouteront à la centrale hybride de Hassi R’Mel d’une
puissance de 150 MW, dont 25 MW en solaire [12].

Sur la période 2016-2020, quatre centrales solaires thermiques avec stockage


d’une puissance totale d’environ 1 200 MW devraient être mises en service. Le
programme de la phase 2021-2030 prévoit l’installation de 500 MW par an
jusqu’en 2023, puis 600 MW par an jusqu’en 2030.

c) Energie éolienne
Le programme EnR algérien prévoit dans un premier temps, sur la période 2011-
2013, l’installation de la première ferme éolienne d’une puissance de 10 MW à
Adrar. Entre 2014 et 2015, deux fermes éoliennes de 20 MW chacune devraient
être réalisées.

Grâce à des études menées pour détecter les emplacements favorables à


l’installation de fermes éoliennes d’une puissance d’environ 1 700 MW sur la
période 2016-2030, quelque 21 zones représentant un fort potentiel pour le
développement de l’énergie éolienne à travers plusieurs régions du pays, ont été
identifiées récemment. Ces zones pourront disposer d’une centaine de sites
répartis sur les différentes régions du pays.

L’Algérie prévoit également l’installation de quelques unités de taille


expérimentale afin de tester les différentes technologies en matière de biomasse,
de géothermie et de dessalement des eaux saumâtres par les différentes filières
d’énergie renouvelable.
Chapitre 1 Les Energies Renouvelables 30

1.4 Conclusion :

Les énergies renouvelables constituent les énergies d’avenir pour la


planète. Une importance de plus en plus accrue est accordée aux énergies
renouvelables, aussi bien par les pays industrialisés que par les pays en voie de
développement. En effet, la part des filières renouvelables est en nette
augmentation dans la production mondiale d’énergie et de sa consommation.

Les énergies renouvelables ont assuré 19% de la consommation finale


d’énergie dans le monde en 2012, et cette tendance s’est encore accentuée en
2013. Les énergies renouvelables modernes ont représenté plus de 10% du total
de 2012, les 9% restant provenant de la biomasse traditionnelle.

En Algérie, beaucoup reste à faire en matière de développement des


énergies renouvelables, même si plusieurs programmes sont déjà réalisés ou
lancés pour la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables.
Aujourd’hui, la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique national
est encore très faible. Dans la production d’électricité par exemple, elle est
quasiment nulle, contrairement à d’autres pays de la région. Cependant, l’Algérie
dispose actuellement de tous les atouts nécessaires pour le développement des
énergies renouvelables; le potentiel techniquement exploitable en énergies
renouvelables est considérable et une politique énergétique adoptée favorisant
une contribution plus conséquente des énergies renouvelables dans le bilan
énergétique national. Par conséquent, un usage massif des énergies
renouvelables peut être envisagé dans un avenir très proche.
31

CHAPITRE 2

METHODES DE PRODUCTION DE L’HYDROGENE

Dominé par les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), le système


énergétique mondial actuel fait planer une double menace sur notre
environnement, il expose d’un côté la planète à l’épuisement de ses réserves
naturelles et contribue d’un autre côté à l’effet de serre. Pour un développement
durable assurant l’avenir des générations futures, il devient nécessaire de
diversifier les modes de production d’énergie. A cet effet, l’hydrogène est
considéré, de l’avis de beaucoup d’experts, non seulement une source d’énergie
mais le vecteur énergétique du futur [13] pour deux principales raisons: il est à la
fois inépuisable et non polluant. Cependant l’hydrogène n’est pas disponible dans
la nature comme peuvent l’être les ressources fossiles, il faut le produire. Pour
cela, plusieurs possibilités sont envisageables. Certains procédés, arrivés déjà à
maturité technologique, sont exploités en industrie, d’autres sont encore au stade
du développement et ceci en fonction de la source d’énergie à partir de laquelle
est produit l’hydrogène.

De manière générale, dans toute production d’hydrogène, trois points doivent


être pris en considération, à savoir :

- la matière première : l’extraction de l’hydrogène se fait, en général, à partir


des énergies fossiles, de la biomasse, ou à partir d’eau.
- l’énergie nécessaire pour la production : cette énergie peut aussi bien être
conventionnelle, nucléaire ou renouvelable (solaire, éolienne, géothermale,
etc.);
- le procédé de production : plusieurs procédés existent faisant appel à
l’énergie thermique tel le procédé thermochimique, à l’énergie électrique
tels que l’électrolyse ou à l’énergie quantique tels que la photolyse.
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 32

Dans ce chapitre nous allons explorer l’essentiel des méthodes de


production d’hydrogène. Ces dernières sont classées selon la matière première
utilisée.

2.1 Production d'hydrogène à partir des combustibles fossiles

Actuellement, 95% de l’hydrogène est produit à partir des hydrocarbures,


en raison tout d’abord de leur intégration dans l’industrie pétrolière qui est l’une
des premières consommatrices d’hydrogène. Les autres raisons sont, bien
entendu, leur disponibilité actuelle ainsi que leur réactivité chimique et le coût
global de production. La matière première prédominante est le gaz naturel
constitué principalement de méthane. D’autres hydrocarbures peuvent aussi être
utilisés.

Les principales voies de production à partir des hydrocarbures, retenues au


stade industriel passent par la production du gaz de synthèse appelé syngaz, qui
est un mélange formé de cinq composés gazeux: 𝐻𝐻2, 𝐶𝐶𝑂𝑂, 𝐶𝐶𝑂𝑂2, 𝐶𝐶𝐻𝐻4, 𝐻𝐻2𝑂𝑂 et de
certaines impuretés: 𝐻𝐻2𝑆𝑆, 𝑁𝑁2, 𝐴𝐴𝑟𝑟.

Actuellement l’hydrogène est utilisé comme matière première dans


l’industrie chimique et pétrochimique. Sa production est donc généralement
associée à d’autres unités présentes pour minimiser les coûts énergétiques et
matériels. Par exemple dans la production d’ammoniac, le CO2 issu des étapes
précédentes de fabrication d’hydrogène est utilisé pour produire de l’urée à partir
de l’ammoniac.

2.1.1 Production d'hydrogène par Vaporeformage

Le reformage à la vapeur [14] consiste à transformer les charges légères


d'hydrocarbures en gaz de synthèse par réaction avec la vapeur d'eau sur un
catalyseur au nickel [15,16]. Cette transformation a lieu à haute température (840
à 950°C) et à pression modérée (de l'ordre de 20 à 30 bars). Certaines
productions industrielles utilisent directement ce mélange gazeux (synthèse de
l'ammoniac, du méthanol, etc.). L'hydrogène pur nécessaire à d'autres emplois
met en œuvre une chaîne de production relativement complexe. Dans tous les
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 33

cas, la charge d'une unité de vaporeformage peut être du gaz naturel, du méthane
voire du naphta.

Le reforming à la vapeur d’eau du gaz naturel est la principale source


industrielle de production d’hydrogène [16]. C’est un procédé à trois étapes [15-
17].

En premier, le méthane, composé prédominant du gaz naturel, est prétraité


(débarrassé des impuretés telles que les sulfures) et ensuite introduit avec la
vapeur d’eau dans un réacteur catalytique qui donne comme produit un mélange
de monoxyde de carbone et de l’hydrogène.

La réaction a lieu à une température de l’ordre de 850°C et sous une pression de


15 à 25 atm :

CH 4 + H 2 O → 3 H 2 O + CO (2.1)

En seconde étape, après un refroidissement, une réaction shift a lieu


permettant l’oxydation du monoxyde de carbone et donnant ainsi de l’hydrogène
selon la réaction :

CO + H 2 O → H 2 + CO 2 (2.2)

Le mélange gazeux à la sortie du réacteur est de 70% hydrogène et 25%


dioxyde de carbone, 4% de méthane et moins de 1% de monoxyde de carbone.

La troisième étape consiste en la séparation des différents gaz. Le procédé


industriel le plus utilisé est l’adsorption du CO2 sur du charbon actif. Ce procédé
appelé PSA (pressure swing adsorption, adsorption sélective sur tamis
moléculaires) permet d’obtenir une pureté de 99,99%. D’autres procédés comme
l’absorption par lavage aux amines peuvent être appliqués. De récentes
recherches sont entreprises pour l’application de membranes minérales pour la
séparation gazeuse. Ce procédé pourrait concurrencer les techniques industrielles
actuellement employées [18,19].

Le reforming à la vapeur est dominant pour la production d’hydrogène car le


gaz naturel reste une ressource bon marché (1,2 à 1,5 €/kg d’hydrogène produit
[20]). Mais selon l’avis des experts [17], d’ici 2030, en se référant à l’évolution des
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 34

prix de l’énergie fossile, les procédés à base d’énergies renouvelables pourraient


devenir concurrentiels.

2.1.2 Production d'hydrogène par oxydation partielle

Ce procédé consiste en une réaction entre un carburant (gaz naturel,


hydrocarbures légers, voire le charbon) avec l'oxygène, suivie d'une purification du
gaz, en raison de la présence du monoxyde de carbone. Elle peut être réalisée
avec des hydrocarbures plus lourds que pour le vaporeformage. En revanche,
comme pour le vaporeformage, le carburant doit également être purifié et
débarrassé du souffre, ce qui peut être fait avant ou après la première réaction
d'oxydation, puis du CO2 et du CO. Ce procédé est arrivé à maturité.

 Production de gaz de synthèse :

( )
C n H m + n O 2 → nCO + m H 2
2 2
( ) (2.3)

 Conversion du monoxyde de carbone :

CO + nH 2 O → nCO 2 + nH 2 (2.4)

La première réaction a généralement lieu, à plus haute température (1300 à


1400°C) et haute pression (20 à 90 bars) et correspond à l’oxydation partielle. Elle
est exothermique et se caractérise par un rapport H2/CO de l’ordre de 0,75 (pour
un rapport H/C de l’ordre de 1,5). Elle est ensuite suivie des réactions de Water-
Gas-Shift et des techniques d'ultime purification. Globalement, la réaction est
exothermique.

Pour l’oxydation partielle de gaz naturel, la charge est essentiellement


composée de méthane. Les deux réactions sont :

( )
CH 4 + 1 O 2 → CO + 2H 2
2 (2.5)

Cette réaction exothermique est caractérisée par un rapport H2/CO de l’ordre de 2:

CO + H 2 O → CO 2 + H 2 (2.6)
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 35

Cette réaction est également exothermique et presque complète. Le rendement


massique maximal en hydrogène par rapport au méthane est de 37,5 %, donc
plus faible que celui obtenu avec le vaporeformage qui atteint 50 %. Les
processus de décarbonatation et de purification de l’hydrogène sont identiques à
ceux précédemment décrits pour le vaporeformage.

2.1.3 Production d'hydrogène par méthodes dérivées

 Reformage auto thermique


Le reformage autotherme est une combinaison des deux procédés précédents,
les réactions endothermiques du vaporeformage et les réactions exothermiques
de l’oxydation partielle. Dans ce procédé, les réactions exothermiques dégagent la
chaleur qui sera fournie aux réactions endothermiques; le gaz naturel et l’oxygène
sont donc mélangés en parallèle à de la vapeur d’eau avant d’être préchauffés
ensuite dirigés vers le réacteur (catalyseur à base de nickel, pression de 20 à 60
bars et température de 900 à 1100°C) pour la production de gaz de synthèse [15].

La composition type du gaz obtenu est la suivante : H2 68 %, CO 20 %, CO2 10


%, un peu de CH4 et de N2.

Il est à noter que le rapport H2/CO peut être modifié et que les émissions de
NOx sont nulles. Le mélange produit doit être purifié du CO grâce aux réactions
de Water-Gas-Shift et aux techniques d'ultime purification. Ce procédé permet
d'atteindre une très bonne efficacité et peut être utilisé pour plusieurs
combustibles : le gaz naturel, le méthanol ou d’autres hydrocarbures.

 Reformage du méthanol
L'intérêt porté au reformage du méthanol s'explique par le fait qu'il s’agit de
l'hydrocarbure le plus facile à reformer en H2, CO et CO2 à basse pression et à
une température inférieure à 350°C. Par ailleurs, le méthanol peut être obtenu à
partir de la biomasse.
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 36

Malgré ces avantages cette technologie présente l’inconvénient majeur de


la grande toxicité du méthanol; il existe alors un danger de grave pollution en cas
de fuites. Plusieurs pays en ont déjà interdit l’utilisation.

2.1.4 Craquage des hydrocarbures

Le craquage des hydrocarbures et principalement du méthane est un des


procédés les plus utilisés pour une production massive de l’hydrogène, de même
que le vaporeformage. Il consiste à réaliser la co-synthèse d’hydrogène et de
nanomatériaux carbonés (noirs de carbone, nanotubes, nanofibres) ayant des
applications dans les domaines de l’électrochimie (piles, batteries), du stockage
de l’hydrogène ou des composites, selon la réaction type suivante :

CH 4 → C + 2 H 2 (2.7)

Les procédés cités ci-dessus permettent la production principale


d'hydrogène. On peut obtenir aussi l'hydrogène comme sous produit du :
reforming catalytique, craquage catalytique des distillats sous vide, vapocraquage
du naphta pour la production d’éthylène et d’autres oléfines et dioléfines et à partir
de la fabrication de styrène [15,21].

D’autres procédés méritent d’être cités comme des perspectives d'évolution


pour la production d’hydrogène [22,23] :

• La pyrolyse: permet une déshydrogénation des hydrocarbures en donnant


comme produit de l’hydrogène et du charbon. Ce procédé est utilisé pour la
synthèse de l’acétylène. Il nécessite des températures très élevées (>
1000°C).
• La synthèse de l'hydrogène par plasma-reforming : La recherche dans
ce procédé tend à développer un reformage des hydrocarbures en utilisant
un état plasma. Un plasma est un gaz ionisé qui peut être obtenu de
différentes manières : par combustion ou décharge électrique par exemple.
Les plasmas sont caractérisés par une conductivité électrique élevée et une
très forte réactivité. Différentes technologies de production du plasma sont
utilisées, chacune ayant son concept de réacteur. Le plasma reforming
offre plusieurs avantages par rapport au procédé conventionnel: haute
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 37

densité énergétique, flexibilité du combustible, temps de réponse rapide,


matériau de construction plus léger et grande efficacité de la conversion. La
difficulté majeure repose sur la détermination du point de décomposition
thermique où on peut éliminer les sous produits CO et CO2 et de combiner
les opérations de reforming et shift en une seule étape.
• Membrane de transport d'ions: Le processus utilise une membrane de
transport d’ions pour la technologie des gaz de synthèses (monoxyde de
carbone et hydrogène) à partir de gaz naturel en réduisant le coût de l’ordre
de 50 à 70% du coût conventionnel. Ceci est possible en utilisant une
membrane en céramique pour la séparation de l’oxygène de l’air et en
convertissant simultanément le méthane en hydrogène. L’air est préchauffé
à 600°C et passe à travers un réacteur à membranes sous une pression de
40 bars. Le réacteur est constitué d’une membrane céramique dense qui
transporte sélectivement l’oxygène à travers la matrice cristalline.
L’oxygène réagit avec les parois catalytiques du côté combustible et passe
à travers le lit catalytique pour produire le gaz de synthèse.

2.2 Production d'hydrogène à partir de la biomasse

2.2.1 Procédés photobiologiques

La production biologique de l’hydrogène est définie comme le résultat du


métabolisme d’un organisme vivant qui libère, dans des conditions données, de
l’hydrogène gazeux comme métabolite secondaire.

Dans cette catégorie, on retrouve la production d’hydrogène soit par des


procédés faisant intervenir des organismes vivants (algues, bactéries) résumé
dans la biophotolyse de l’eau par les algues et les cyanobactéries et la photo
décomposition des composés organiques par les bactéries photosynthétiques, soit
par des procédés biochimiques de fermentation des composés organiques par les
bactéries. On retrouve aussi le système hybride utilisant des bactéries
photosynthétiques et des bactéries anaérobiques [24].

A l’état actuel, l’efficacité maximale de conversion d’énergie solaire en


hydrogène-énergie, par rapport à l’énergie solaire incidente est d’environ 5% [25].
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 38

A propos de la production photobiologique de l’hydrogène en utilisant les algues,


on estime que les microorganismes peuvent être vingt fois plus efficaces par unité
de surface que les arbres ou autres procédés solaires pour la conversion des
radiations solaires en énergie. Les algues vertes peuvent produire de l’hydrogène
directement à partir de l’eau en utilisant des enzymes. Les techniques modernes
de génétique moléculaire permettront la mise au point d’une algue
commercialement viable, qui pourrait assurer une production industrielle de
l’hydrogène. Les recherches actuelles sont orientées vers la synthèse en deux
étapes, l’hydrogène en premier puis en seconde étape, la récupération de
l’oxygène. Ainsi un procédé de séparation mécanique ou chimique peut être évité
[26].

En ce qui concerne les procédés biochimiques avec des levures ou


enzymes (biomasse), y est utilisée une conversion en une étape en absence de
lumière pour convertir les gaz bruts de synthèse en gaz riche en hydrogène et
libère du CO en utilisant des bactéries dans un réacteur catalytique à basse
température. En utilisant les bactéries, la conversion du CO peut être simplifiée en
opérant à basse température (60°C) par réaction enzymatique. Le produit final
contient moins de 0,1 mg/L de CO. L’étape limitante de ce procédé est le transfert
de masse du gaz CO vers les bactéries [27].

2.2.2 Gazéification de la biomasse

La gazéification en général est un processus qui consiste à décomposer


par la chaleur un solide combustible carboné (charbon, biomasse) en présence
d’un réactif gazeux (gaz carbonique, vapeur d’eau puis oxygène/air) dans le but
d’obtenir un mélange gazeux combustible.

La gazéification de la biomasse se fait par l’intermédiaire d’un gazéificateur


alimenté par de la biomasse. Elle peut s'effectuer dans divers types de procédés
(à lit fixe, mobile et à lit fluidisé). Quel que soit le type de procédé, de nombreux
mécanismes sont mis en jeu (Figure 2.1), à savoir : le séchage, la pyrolyse, la
combustion des matières volatiles, la gazéification du charbon de bois (à la vapeur
d'eau et au dioxyde de carbone), ainsi que la combustion (à l'oxygène) d'une faible
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 39

partie du charbon de bois. Un étage supplémentaire de rectification, vers 1200 à


1300°C peut s'avérer nécessaire pour éliminer les dernières traces d'impuretés
(goudrons à forte masse moléculaire) [28]. Globalement, l'ensemble des réactions
peut se traduire par [29]:

C 6 H 9 O 4 + 2H 2 O → 6CO + 6,5H 2 (2.8)

Dans le cas où on veut privilégier la production d'hydrogène, une réaction


dite de « gas shift », permet la conversion suivante:

6CO + 6H 2 O → 6CO 2 + 6H 2 (2.9)

Sur les 12,5 molécules d'hydrogène finalement obtenues, 4,5 seulement


proviennent de la biomasse, et 8 sont apportées par l'eau, utilisée comme réactif.
Il faut remarquer que les 6 molécules de gaz carbonique (CO2), ainsi libérées ne
contribuent pas à alimenter l'effet de serre car ce sont les mêmes molécules que
la photosynthèse a captée dans l'atmosphère, pour la croissance de la plante, et
qui sont recyclées.

Figure 2.1 : Mécanismes mis en jeu lors du processus de gazéification de biomasse [26]
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 40

2.3 Production d’hydrogène à partir de l’eau

2.3.1 Electrolyse de l’eau

Nicholson et Carlisle sont les premiers à avoir produit de l’hydrogène et de


l’oxygène par électrolyse de l’eau en 1800. En 1832, Faraday établit les lois
quantitatives de l’électrolyse. Cependant, le premier électrolyseur n’est
commercialisé qu’un siècle plus tard, en 1902 par la société Oerlikon Engineering
Company [30]. En 1939, le premier électrolyseur dédié à la production d’oxygène
à grande échelle (production des gaz > 104 m3/h) est installé au Canada. Il est de
technologie alcaline à plaques monopolaires. Il sera ensuite reconverti pour
produire de l’hydrogène pour la fabrication d’engrais. En 1948, le fabricant Lurgi
apporte une innovation majeure en développant le procédé d’électrolyse sous
pression, ce qui permettait de s’affranchir d’une unité de compression pour le
stockage des gaz produits et de fonctionner à plus haute température. La
première installation de ce type est mise en place au Pérou à Cuzco en 1958. Le
Tableau 2.1 ci-dessous résume les caractéristiques de ces différents
électrolyseurs.

Tableau 2.1 : Principales installations d'hydrogène à forte capacité en service en


1975.

Implantation Fabricant Année Production d’hydrogène


(Nm3/h)
d’installation

Colombie Britannique, Cominco 1939 17000


Canada

Nangal, Inde De Nora 1958 26000

Assouan, Egypte Demag 1960/1977 41000/21600

Rjukan, Norvège Norsk Hydro 1927/1965 90000

Cuzco,Pérou Lurgi 1958 5000


Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 41

Depuis les années 60, le champ d’application de l’électrolyse s’est élargi,


incitant les industriels et la recherche à développer des technologies innovantes.

[Link] Principe général de l’électrolyse de l’eau

L'électrolyse de l'eau est considérée comme un principe bien connu pour


produire de l'oxygène et de l'hydrogène gazeux. Dans la figure 2.2, une
représentation schématique d'une cellule électrochimique est présentée. Le noyau
d'une unité d'électrolyse est une cellule électrochimique, qui est rempli avec de
l'eau pure et possède deux électrodes reliées à une alimentation externe. À une
certaine tension, qui est appelée tension critique, entre les deux électrodes, de
l'hydrogène commence à être produit au niveau de l’électrode négative et de
l’oxygène est produit au niveau de l’électrode positive. La quantité de gaz produite
par unité de temps est directement liée au courant qui passe à travers la cellule
électrochimique. Dans l'eau, il y a toujours un certain pourcentage constaté des
espèces ioniques, H+ et OH- représentées par l'équation d'équilibre:

Figure 2.2: Schéma d'une cellule électrochimique [31]

H2 O(l) ⇌ H +(aq) + OH −(aq) (2.10)

De l'oxygène et de l'hydrogène gazeux peuvent être générés au niveau des


électrodes de métal noble par électrolyse de l'eau :
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 42

Electrode positive (anode):

4OH − ⇌ 2H2 O + O2 + 4e− (2.11)

Electrode négative (cathode):

2H2 O + 2e− ⇌ H2 (g) + 2OH − (2.12)

[Link] Les méthodes de production d'hydrogène par électrolyse de l'eau


Malgré le fait que la découverte de la décomposition électrolytique de l'eau
a été observée pour la première fois dans un milieu acide, dans des installations
industrielles le milieu alcalin est préférable, parce que la corrosion est plus facile à
contrôler et les matériaux de construction bon marché peuvent être utilisés par
rapport à la technologie d'électrolyse acide. D'autres méthodes de production
d'hydrogène, telles que l’électrolyse à membrane échangeuse de protons et
l’électrolyse à vapeur, étant développés ces dernières années. L'hydrogène
pourrait également être généré comme sous-produit lors de la production de la
soude (NaOH). Ces technologies sont brièvement présentées dans les
paragraphes suivants :

Les technologies d’électrolyseurs

Les technologies en concurrence sont de deux natures, l‘une porte sur le type de
structure (monopolaire ou bipolaire) et l‘autre sur le type d‘électrolyte. Les Figures
2.3 et 2.4 représentent respectivement le schéma d‘un électrolyseur à structure
monopolaire et bipolaire. Il existe trois types d‘électrolytes : l‘alcalin, le PEM
(Proton Exchange Membrane) et l‘électrolyse à haute température par SOEC
(Solid Oxid Electrolyser Cell) [30,32-35]. La figure 2.5 représente le principe
schématique des différents électrolytes.

Les trois types d‘électrolyseurs sont décrits ci-dessous [30,32-35] :


Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 43

Figure 2.3 : Electrolyseur à structure parallèle avec plaques monopolaires

Figure 2.4 : Electrolyseur à structure série avec plaques bipolaires

Au départ, les premiers appareils d‘électrolyse disposaient d‘électrodes


monopolaires (c'est-à-dire que chaque anode est connectée au pôle positif et
chaque cathode au pôle négatif), les cellules d‘électrolyse fonctionnent ainsi en
parallèle. Les systèmes bipolaires, développés par la suite, utilisent des plaques
jouant le rôle d‘anode d‘un côté et de cathode de l‘autre. La conduction électrique
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 44

s‘opère à l‘intérieur de l‘électrode au travers de son épaisseur, permettant ainsi


une limitation de la chute ohmique. Les assemblages bipolaires offrent l‘avantage
d‘une densité de courant plus élevée et d‘une meilleure compacité. Cette
conception introduit cependant une difficulté supplémentaire: l‘électrode présente
une face en milieu oxydant (cathode) et une en milieu réducteur (anode). A l‘heure
actuelle, la quasi-totalité des électrolyseurs reposent sur la technologie bipolaire.

(A) (B)

(C)

Figure 2.5 : Principe schématique de l’électrolyse


(A) : Alcalin ; (B) : PEM ; (C) : SOEC
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 45

[Link].1 Electrolyseur alcalin :

L‘électrolyse alcaline est la technologie la plus répandue pour la production


d‘hydrogène électrolytique. Elle bénéficie ainsi d‘une très grande maturité
industrielle. Dans un électrolyseur à technologie alcaline, l’électrolyte est une
solution aqueuse d‘hydroxyde de potassium (KOH). La conduction ionique est
alors assurée par les ions hydroxyde (OH-) et potassium (K+). Ce type
d‘électrolyseur fonctionne relativement à faible densité de courant (< 0,4 [Link]-2).
Ce qui favorise l‘utilisation de ce type d‘électrolyseurs est le fait que leur
fonctionnement ne fait pas appel aux catalyseurs chers basés sur le platine. Cela
implique que leur prix est inférieur à celui des électrolyseurs à membrane.

[Link].2 Electrolyseur PEM :

La principale caractéristique de ce type d’électrolyseur est son électrolyte


solide, constitué d‘une membrane polymérique. Celle-ci assure la conduction des
ions hydronium (H3O+) produits à l’anode et permet la séparation de l‘hydrogène
et de l’oxygène produits. Les avantages de cette technologie sont la compacité, la
simplicité du design de fonctionnement, la limitation des problèmes de corrosion,
et des performances sensiblement supérieures au type alcalin. L’électrolyte
n’étant pas liquide, cela leur permet de fonctionner à une densité de courant plus
élevée que le type alcalin (de 1 à 2 [Link]-2). Ils ont par ailleurs la capacité de faire
face aux variations de courant ce qui rend les électrolyseurs PEM les plus adaptés
pour transformer l‘électricité en provenance de sources renouvelables telles que
l’éolien et le solaire.

[Link].3 Electrolyseur à haute température :

Cet électrolyseur, dont l’électrolyte est également solide, est basé sur la
conductivité anionique de céramiques telles que l’oxyde de zircone et l‘oxyde de
cérium. Le fait qu’il fonctionne à une température d’environ 900°C, permet de
réduire la consommation spécifique d’électricité pour l‘électrolyse par rapport aux
deux autres types. Ce type d’électrolyte est actuellement en étude. Le tableau 2.2
résume les principales caractéristiques de ces trois types d‘électrolyte.
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 46

Tableau 2.2 : Principales caractéristiques des électrolyseurs [32]

Alcalin PEM SOEC

Température de 50-100 80-100 800-1000


fonctionnement (°C)

Consommation électrique 4-5 6 3 -3,35


([Link]-3d’H2)

Rendement énergétique (%) 75-90 80-90 80-90

Densité de courant ([Link]-2) < à 0,4 1-2 -

Pression (bar) 3-30 1-70 -

Etat du marché commercialisé développement recherche

[Link].4 Coproduction de l’hydrogène à partir du chlorure de sodium

L'électrolyse du chlorure de sodium est une réaction électrochimique visant


à produire de l’hydrogène, de la soude et principalement du chlore à partir d'une
saumure (eau chargée en sel) par l'apport d'énergie électrique. Les demi-réactions
ayant lieu sont :

À l'anode :

Cl− ⇌ 1�2 Cl2 + 1 𝑒𝑒 − (2.13)

À la cathode :

Na+ + H2 O + e− ⇌ NaOH + 1�2 H2 (2.14)

Les demi-réactions doivent être isolées, l'une de l'autre, pour ne pas


réaliser l'électrolyse de l'eau. Cette isolation peut se faire par une membrane qui
confine les ions chlorure dans le bain anodique ou en utilisant, par exemple une
électrode de mercure liquide.
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 47

Les cellules d'électrolyse utilisées industriellement sont des cellules à


mercure, à diaphragme et à membrane cellulaire. Pour des raisons écologiques et
économiques, une grande quantité requise de chlore est actuellement produite par
les procédés membranaires relativement nouveaux. Dans ces procédés, la
cathode et le compartiment anodique dans la cellule d'électrolyse sont
généralement séparés par une membrane sélective de cations d'environ 50-200
µm d'épaisseur. Le compartiment d'anode est alimenté avec une solution de
saumure (une concentration typique de l'ordre de 180-200 g / L de NaCl et pH de
1 à 4,5). A l'anode, des ions chlorure sont convertis en chlore gazeux. Le
compartiment cathodique est alimenté en eau et à la cathode, de l'eau est
transformée en hydrogène gazeux et en ions hydroxydes. Les ions de sodium
diffusent et migrent à travers la membrane sélective aux cations de l'anode vers le
compartiment cathodique. Le sodium combiné avec des ions hydroxydes quitte la
cellule à membrane sous forme d'hydroxyde de sodium (concentration de 23-25 %
en poids) Schématiquement, ce procédé est montré sur la figure 2.6 [36].

Figure 2.6: Représentation d'une unité de cellule dans le procédé soude- chlore [37]
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 48

2.3.2 Production d’hydrogène par dissociation de l’eau

[Link] Dissociation thermochimique de l'eau

Ce procédé consiste à décomposer la molécule d’eau par des réactions


chimiques successives en introduisant certains composés qui sont régénérés au
cours des réactions pour être réutilisés en boucle dans le procédé et dont la
somme finale est équivalente à :

H2 O ⇌ H2 + 1�2 O2 (2.15)

Cette méthode est simple de concept mais nécessite un apport de chaleur


pouvant dépasser des températures de 2500 °C. Cet apport de chaleur peut être
fourni soit par des réacteurs nucléaires soit par des concentrateurs thermiques
solaires.
Pour développer ces systèmes et les matériaux nécessaires à la
thermolyse directe, les chercheurs sont en train d’investir en premier lieu sur les
basses températures (< 2500 K), ainsi que sur les différentes étapes
intermédiaires des cycles thermochimiques, basées sur l’oxydation et la réduction
d'oxydes de métaux. Dans ce contexte, plusieurs cycles thermochimiques ont été
imaginés et quelques uns ont été évalués expérimentalement. Les recherches ont
montré que les cycles à base de ZnO/Zn, de Mn2O3/MnO ou de Fe3O4/FeO [38]
offrent de grands potentiels dans la production de l’hydrogène par voie nucléaire
mais par voie solaire, c’est le cycle à base de ZnO/Zn qui est recommandé [39-
41].
Ce dernier, basé sur la paire redox ZnO/Zn, comporte une première étape
de dissociation thermique de ZnO et une seconde étape d’hydrolyse du Zn
produisant l’hydrogène et ZnO qui peut être recyclé dans la première étape
solaire:

ZnO ⟶ Zn + 1�2 O2 (2.16)

Zn + H2 O ⟶ ZnO + H2 (2.17)
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 49

L’intérêt d’un tel schéma (figure 2.7) est la production séparée d’O2 et H2, et
la pureté de l’hydrogène produit qui permet son utilisation directe dans une pile à
combustible.

Figure 2.7 : Réacteur à cavité rotative pour la synthèse d’hydrogène par le cycle ZnO/Zn [41]

Les récents efforts de R&D sont donc concentrés d’un côté sur la
compréhension des mécanismes réactionnels régissant les réactions de
dissociation de l’eau à haute température, l’optimisation du design du réacteur
thermique solaire, ainsi que le développement de matériaux résistant aux hautes
températures; et d’un autre côté sur le développement de la technologie des
concentrateurs solaires pour améliorer leurs performances et augmenter le
rendement des processus de dissociation de l’eau, et finalement développer des
procédés pratiques de dissociation de l’eau à haute température.

[Link] Procédés photoélectrochimiques

L’hydrogène peut aussi être produit via la photoélectrolyse de l'eau (voir fig.
2.8), appelée aussi "water splitting". Il s'agit d'un procédé dans lequel un matériau
semi-conducteur en présence d’un catalyseur, généralement le TiO2 [42,43],
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 50

absorbe l'énergie solaire et l'utilise pour réaliser spontanément une réduction de


l'eau (2H2 O + 2e− ⟶ H2 + 2OH − ) et une oxydation (2OH − ⟶ H2 O + 1⁄2 O2 + 2e−
).

Figure 2.8 : Photoélectrolyse de l’eau

Les avantages de ce processus direct de production résident dans la


suppression des coûts de l'électrolyseur et dans l'augmentation possible de
l'efficacité globale du processus.

En effet, avec un rendement de 12% pour la pile photovoltaïque à silicium,


multiplié par un rendement de 65% pour l’électrolyseur, on obtient pour un
mécanisme indirect de production d’hydrogène un rendement de 7,8%. Le même
rendement de pile photoélectrochimique donne, d’après des tests, un rendement
total possible pour la pile photoélectrochimique de 10,2%, ce qui donne un gain
total de 30%. Enfin, la plus importante barrière technologique pour ce procédé
réside dans la fabrication de semi-conducteurs d’une part stables dans un milieu
hydrique et électrolyte, et d’autre part capables d’absorber les photons solaires.
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 51

2.4 Production de l’Hydrogène à partir des Energies Renouvelables

Dans l’optique de protection de l’environnement, les technologies de


production d’hydrogène utilisant les énergies renouvelables (solaire, éolien,
géothermique et hydraulique) sont en cours de développement. Une utilisation
classique consiste bien évidemment à produire de l’électricité à partir d’énergie
renouvelable et d’utiliser cette électricité pour réaliser l’électrolyse de l’eau selon
les techniques décrites précédemment. C’est actuellement la seule utilisation
proposée pour coupler l’hydraulique ou l’éolien à la production d’hydrogène
[44,45]. D’autres voies sont également à l’étude.

• Géothermie

L’utilisation de la géothermie est proposée pour préchauffer la vapeur d’eau avant


une électrolyse haute température. Des systèmes utilisant des échangeurs de
chaleur, pour la récupération de la chaleur produite lors de l’électrolyse, sont
étudiés par Sigurvinsson et al. ou Mansilla et al. [46-48]. Ces développements
suscitent un grand intérêt.

• Solaire

Pour rappel, l’énergie solaire peut être utilisée de deux façons principales :

 La première façon est d’utiliser des modules photovoltaïques à base de cellules


au silicium pour transformer l’énergie solaire radiative en énergie électrique.
 La deuxième façon est d’utiliser des capteurs thermiques pour convertir
l’énergie solaire sous forme d’énergie thermique.
En combinant ces deux technologies avec les différents procédés existant
de production de l’hydrogène, on obtient différents systèmes de production de
l’hydrogène par énergie solaire. Nous résumons dans le Tableau 2.3, les
combinaisons les plus importantes et qui présentent beaucoup d’intérêt pour
l’obtention d’un hydrogène propre.
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 52

Tableau 2.3 : Systèmes de production de l’hydrogène par énergie solaire

Energie Energie

Photovoltaïque Thermique

Vaporeformage du méthane X
Craquage du méthane X
Electrolyse de l’eau X
Photo-électrolyse de l’eau X
Cycles thermochimiques X
Electrolyse de la vapeur
X
d’eau

Parmi ces procédés, les cycles thermochimiques et l’électrolyse de l’eau


sont considérés les procédés les plus importants pour une production massive de
l’hydrogène. Pour cela, beaucoup de travaux de recherche sont en cours afin
d’augmenter les rendements et surtout réduire les coûts de production de
l’hydrogène. A titre d’exemple, pour l’électrolyse de l’eau, le coût de production de
l’hydrogène varie selon le coût d’électricité, et ce dernier présente jusqu’à 80 % du
coût total de l’hydrogène dans le cas d’électricité renouvelable.

• Biomasse

La production d’hydrogène à partir de la biomasse est effectuée selon deux


procédés déjà développés ci-dessus : la production biologique ou le
vaporeformage. Pour la production de l’hydrogène par voie biologique, elle reste
pour l’instant du domaine de la recherche amont. Pour le vaporeformage, la
spécificité de produire de l’hydrogène à partir de la biomasse réside dans la phase
de préparation appelée gazéification. Beaucoup de travaux de recherches sont en
cours de développement pour pouvoir éliminer ou réduire les composés nocifs au
procédé de vaporeformage [49-53].
Chapitre 2 Méthodes de Production de l’Hydrogène 53

2.5 Conclusion

L’hydrogène est actuellement produit pour prés de 96 % à partir de ressources


fossiles y compris le gaz naturel, par les techniques de reformage ou d’oxydation
partielle. D’ici 2050, la production d’hydrogène devra être multipliée par 20 pour
assurer 20% de la demande énergétique. Pour parvenir à ce niveau de production
les techniques les plus prometteuses à moyen terme sont l’électrolyse et les
cycles thermochimiques.

Les procédés de production de l’hydrogène par voie thermochimique sont


très intéressants pour une production massive de l’hydrogène. Mais cette
technique ne peut être envisagée ni à cours terme ni à moyen terme en Algérie
d’un côté parce que la technique des concentrateurs solaires à hautes
températures n’est pas très développée dans notre pays en raison des coûts
d’investissements et d’un autre côté elle fait recours aux énergies fossiles,
excepté le procédé de dissociation thermochimique de l’eau qui peut être
envisagée à long terme [54].
Cependant, la production de l’hydrogène par voie solaire et plus
particulièrement photovoltaïque est une des technologies les plus prometteuses.
Certes, elle ne peut être rentable à court terme vu le coût de l’hydrogène
électrolytique mais elle pourra l’être dans une ou deux décennies avec des prix
compétitifs et un hydrogène pur et propre.
54

CHAPITRE 3

MODELISATION DES COMPOSANTS DU SYSTEME PV - ELECTROLYSEUR

La modélisation est une étape indispensable qui doit précéder toute phase
de dimensionnement, d’optimisation ou de simulation d’un système. Le système
qu’on se propose d’étudier dans cette thèse est un système de production
d’hydrogène par voie photovoltaïque. Il est composé essentiellement d’un
générateur PV et d’un électrolyseur PEM.
Dans ce chapitre, une revue bibliographique est présentée concernant les
principaux modèles existants pour modéliser et reproduire le fonctionnement d’un
générateur photovoltaïque ainsi que l’électrolyseur PEM.
Mais Avant cela, comme étant donné que l’estimation des ressources
énergétiques solaires disponibles sur site est importante dans la mesure où elle
permet une bonne conception d’un système solaire, il est procédé dans ce
chapitre et en premier lieu à une estimation du potentiel solaire en Algérie d’une
part et de l’irradiation solaire incidente sur le plan des modules photovoltaïques
d’autre part.

3.1 Estimation du potentiel des ressources solaires en Algérie

L’énergie produite par le générateur PV est une fonction de l’irradiation


solaire incidente sur le plan des modules, il est donc nécessaire avant d’exploiter
ce type d’énergie de faire une estimation du potentiel solaire disponible sur site.
Généralement, l’estimation de l’irradiation solaire sur un plan incliné utilise les
données de l’irradiation solaire sur un plan horizontal qui sont souvent disponibles
pour plusieurs stations météorologiques.
A cet effet, dans un premier temps, une analyse des données de l’irradiation sur
un plan horizontal est présentée pour plusieurs sites de l’Algérie. Dans un
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 55

deuxième temps, l’estimation de l’irradiation solaire globale sur un plan incliné est
effectuée.

3.1.1 Irradiation solaire globale sur un plan horizontal

Cette section présente l’analyse des données de l’irradiation globale


horizontale solaire en termes de moyenne annuelle et de moyenne mensuelle.

• Moyenne annuelle journalière


L’Algérie dispose d’un énorme potentiel solaire, il est plus important au sud qu’au
nord. Basée sur les données de l’irradiation solaire obtenues de l’Atlas solaire de
l’Algérie [55], la figure (3.1) présente les moyennes annuelles de l’irradiation
globale sur un plan horizontal dans les différents sites choisis dans cette étude.
Avec une moyenne de 6 kWh/m2, les sites situés au sud du pays présentent le
meilleur potentiel solaire. Le maximum est obtenu (atteint) à Tamanrasset avec
une valeur de 6,5 kWh/m2. Pour le site des hauts plateaux, la valeur de l’irradiation
solaire moyenne avoisine les 5 kWh/m2 avec un maximum de 5,5 kWh/m2 obtenu
au site d’El-Bayadh. Quant aux sites du Nord situés dans la région côtière,
l’irradiation moyenne journalière annuelle sur un plan horizontal est autour de 4,5
kWh/m2.

10
Irradiation solaire journalière (kWh/m2)

0
El bayadh

Oran

Annaba
Tebessa

Bejaia
Ghardaia

Batna

Djelfa

Skikda
In amenas
Adrar

Bechar

Alger
Tamanrasset

Tiaret
Tindouf

Setif

Figure 3.1: Irradiation moyenne journalière annuelle sur un plan horizontal


Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 56

• Moyenne mensuelle journalière


L’évolution mensuelle de l’irradiation solaire globale journalière sur un plan
horizontal est présentée dans la figure (3.2) où les moyennes mensuelles
journalières de l’irradiation solaire sont données pour quelques sites en Algérie.
En hiver, la moyenne mensuelle de l’irradiation solaire varie entre 1,75 et 2,25
kWh/ m2 pour les sites du Nord, entre 2,5 et 3 kWh/m2 pour les hauts plateaux et
entre 3 et 4 kWh/m2 pour les sites du sud. Quant aux autres saisons, l’irradiation
solaire est très importante, particulièrement pendant l’été, sa valeur maximale
varie entre 7 et 8 kWh/ m2 pour les sites du sud et des hauts plateaux et entre 6,5
et 7 kWh/ m2 pour les sites du Nord. Il est à noter qu’au sud, le site d’Adrar
présente le plus important potentiel solaire pendant la période (Avril-Septembre),
quant au reste de l’année, le potentiel solaire est meilleur au site de Tamanrasset
(Fig.3.2.a). Pour les sites des hauts plateaux, le site d’El-Bayadh est celui qui
présente le meilleur potentiel solaire durant toute l’année. Quant à la région
côtière, une évolution similaire de l’irradiation moyenne mensuelle solaire est
constatée durant toute l’année pour les trois sites d’Alger, d’Oran et de Skikda.

10
Adrar Ghardaia Bechar
Tindouf In Amenas Tamanrasset

8
Irradiation (kWh/m2)

0
Jan Fev Mar Avr Mai Juin Juil Aou Sep Oct Nov Dec
Mois

a)
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 57

10
Tebessa Setif El bayadh
Batna Djelfa Tiaret

Irradiation (kWh/m2)

0
Jan Fev Mar Avr Mai Juin Juil Aou Sep Oct Nov Dec
Mois

b)

8
Annaba Bejaia Oran
Skikda Alger

6
Irradiation (kWh/m2)

0
Jan Fev Mar Avr Mai Juin Juil Aou Sep Oct Nov Dec
Mois

c)

Figure 3.2 Evolution mensuelle de l’irradiation solaire globale


horizontale journalière des sites du (a) Sud, (b) hauts plateaux et (c)
Nord (côtiers)
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 58

Généralement, les capteurs solaires, qu’ils soient thermiques ou photovoltaïques


sont inclinés par rapport à l’horizontale, ce qui impose de connaître l’irradiation
solaire incidente sur de tels plans inclinés. Or, dans beaucoup de stations
météorologiques, seules les données d’irradiations solaires sur un plan horizontal
sont mesurées. Dans la section suivante est présentée l’estimation de l’irradiation
globale sur un plan incliné.

3.1.2 Estimation de l’irradiation solaire globale sur un plan incliné

Dans la littérature plusieurs modèles ont été proposés pour l’estimation de


l’irradiation globale sur un plan incliné. Généralement, ils nécessitent, outre la
connaissance de l’irradiation globale horizontale, celle des différentes
composantes solaires sur un plan horizontal. Dans notre étude, une combinaison
de deux modèles est utilisée pour l’estimation de l’irradiation globale inclinée à
partir de celle mesurée sur un plan horizontal.
Le premier modèle permet l’estimation de l’irradiation horaire diffuse horizontale à
partir de l’irradiation horaire globale horizontale, le deuxième consiste à estimer
l’irradiation globale sur un plan incliné en se basant sur les irradiations globale et
diffuse horizontales. La méthodologie est présentée dans la Figure 3.3 [56,57].

Figure 3.3: Méthodologie de l’estimation de l’irradiation globale sur un plan incliné.


Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 59

[Link] Estimation de l’irradiation solaire diffuse sur un plan horizontal

Dans la majorité des cas, on ne dispose que des données relatives à


l’irradiation globale horizontale. Le recours à des modèles mathématiques et des
corrélations est généralement nécessaire pour obtenir les différentes
composantes. La composante diffuse horizontale représente l’une des principales
composantes pour la détermination de l’irradiation globale inclinée. Son estimation
est basée sur l’irradiation globale horizontale.
Dans la littérature [58-63] plusieurs modèles et corrélations ont été
proposés pour l’estimation de cette composante diffuse à partir du rayonnement
horaire global horizontal mesuré; ces différentes corrélations développées dans
les travaux mentionnés introduisent les paramètres indicateurs de la clarté du ciel:
l’indice de clarté K t et la fraction diffuse f qui sont définis par les expressions
suivantes:

K t = I g ,h / I 0,h (3.1)

f = I df ,h / I g ,h (3.2)

où I g ,h et I df ,h sont les irradiations horaires globale et diffuse sur le plan

horizontal et I 0,h est l’irradiation extraterrestre horaire sur un plan horizontal, qui

est déterminée à partir:

  360 N j 
I 0,h = C s 1 + 0,033 cos  cos θ z
 (3.3)
  365 

où C s est la constante solaire ( I sc =1367 W/m2), N j est le numéro du jour de

l’année et θ z est l’angle zénithal donné par l’expression suivante [64]:

cos θ z = sin δ sin Φ + cos δ cos Φ cos ω


(3.4)
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 60

δ est la déclinaison solaire (-23,45° ≤ δ ≤ 23,45°), Φ est la latitude du lieu et ω est


l’angle horaire calculé au milieu de l’heure.
Basé sur les études comparatives présentées dans les références [63,65],
le modèle CLIMED2, élaboré à partir des données collectées dans plusieurs
stations, présente de meilleures performances par rapport aux différentes
corrélations proposées dans la littérature. A cet effet, ce modèle est choisi dans
cette étude pour l’estimation de la composante diffuse horizontale à partir de
l’irradiation globale horizontale. Le modèle CLIMED2 développé est représenté
par les expressions suivantes [63]:

f = 0,995 − 0,081 K t pour K t ≤ 0,21

f = 0,724 + 2,738 K t − 8,32 K 2t + 4,967 K 3t pour 0,21 < K t ≤ 0,76 (3.5)

f = 0,180 pour K t > 0,76

[Link] Estimation de l’irradiation solaire globale sur un plan incliné

En général, l’irradiation solaire globale reçue sur un plan incliné est calculée
par l’estimation et la sommation des composantes solaires directe, diffuse et
réfléchie sur le plan incliné. L’expression suivante permet de déterminer
l’irradiation solaire globale sur un plan incliné I g,β .

I g,β = I d,β + I df,β + I r,β (3.6)

où I d,β est l’irradiation solaire directe sur le plan incliné, Wh/m2 ; I r,β est

l’irradiation solaire réfléchie sur le plan incliné, Wh/m2 ; et I df,β est l’irradiation

solaire diffuse sur le plan incliné Wh/m2.

[Link].1 L’irradiation solaire directe sur un plan incliné

La composante directe peut être simulée par l’expression suivante:

I r,β = I d,h R d = (I g ,h − I df ,h )R d (3.7)

avec
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 61

cos θ
Rd = (3.8)
cos θ z

où I d,h est la composante solaire directe sur un plan horizontal, θ z est l’angle

zénithal donné par (Eq. 3.4) et θ est l’angle d’incidence qui peut être donné par
l’équation suivante [64]:

cos θ = sin δ sin(Φ − β) + cos δ cos( Φ − β) cos ω (3.9)

avec β angle d’inclinaison du plan du capteur (des modules PV).

[Link].2 L’irradiation solaire réfléchie par le sol sur un plan incliné

En considérant que la réflexion est isotrope et que la réflectance des


irradiations directe et diffuse sont identiques, la composante solaire réfléchie sur
un plan incliné peut être estimée par l’équation suivante:

1
I r,β = ρa Ig ,h (1 − cos β) (3.10)
2

avec ρ a albédo du sol.

Kambezidis et al. [66] ont utilisé trois modèles pour l’estimation de l’albédo;
(a) albédo constant, (b) variation saisonnière de l’albédo et (c) albédo anisotrope.
Ils ont conclu que ces deux derniers modèles n’améliorent pas l’estimation de la
composante réfléchie sur un plan incliné comparativement au modèle basé sur
l’albédo constant. Cependant, une valeur constante de l’albédo de 0,35 environ
est utilisée dans cette étude.

[Link].3 L’irradiation solaire diffuse sur un plan incliné

Plusieurs modèles existent dans la littérature permettant la description de


l’irradiation solaire diffuse sur un plan incliné. Ces modèles peuvent être classés
en deux catégories: les modèles isotropes et anisotropes. Les modèles isotropes
tels que (Liu & Jordan) [67] supposent que la distribution de la composante
diffuse, provenant de l'ensemble de l'hémisphère supérieur (voûte céleste), est
uniforme, quant aux modèles anisotropes, ils traduisent toutes les conditions de
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 62

ciel, clair, partiellement nuageux et nuageux. Ils sont plus ou moins compliqués.
Parmi ces modèles on trouve le modèle circum-solaire [64] qui stipule que par ciel
clair et sans nuages, le rayonnement incident sur une surface semble provenir de
la direction du soleil, le modèle de Klucher [68], le modèle Hay-Davie [69], le
modèle Gueymard [70] et le modèle Perez [71,72]. Il ressort des résultats
présentés dans ces travaux, pour les différents modèles proposés, que le modèle
de Perez est celui qui conduit généralement aux meilleurs résultats. Par
conséquent, ce modèle a été choisi dans cette étude pour l’estimation de
l’irradiation solaire diffuse sur un plan incliné.

Modèle Perez
Le modèle de Perez [71,72] couvre l’ensemble de conditions du ciel: ciel
clair, complètement nuageux ou partiellement nuageux. Comparativement aux
autres modèles existants, ce modèle représente une analyse plus détaillée de
l’irradiation diffuse en considérant trois composantes: diffuse circumsolaire, diffuse
de l’horizon et diffuse isotrope. Il introduit deux paramètres caractérisant les
conditions climatiques du ciel: la clarté et la luminosité. La clarté du ciel (sky
clearness), notée ε représente le trouble de l’atmosphère et est définie selon
l’équation suivante [72]:

(I df ,h + I d ,n ) I df ,h + 1,041 θ 3z
ε= (3.11)
1 + 1,041 θ 3z

Ce paramètre dépend des irradiations, diffuse horizontale I df ,h et normale

directe I d ,n ainsi que de l’angle zénithal θ z . Plus une atmosphère est claire plus

l’irradiation normale directe est prépondérante devant l’irradiation diffuse et par


conséquent plus ε tend vers une valeur élevée. En revanche, dès que
l’atmosphère se trouble en aérosols ou en eau (nuages inclus), l’énergie solaire
est diffusée, l’irradiation directe se transforme en irradiation diffuse et ainsi ε
diminue jusqu’à sa valeur minimale de 1 correspondant à une irradiation directe
nulle.
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 63

La luminosité du ciel (sky brightness), notée ∆ représente le caractère plus


ou moins lumineux du ciel diffus. Ce paramètre est utile principalement pour
distinguer les ciels couverts dont les valeurs de clarté peuvent être proches, mais
dont les luminosités peuvent être différentes (plus ou moins sombre). Ce
paramètre ∆ est défini par l’équation suivante [72]:

I df , h I df , h
∆ = m. = m. (3.12)
I 0, n I 0, h / cos θ z

où I 0,n est l’irradiation extraterrestre normale et m représente la masse relative

d’air optique, déterminée à partir de l’équation suivante [73]:

1
m= (3.13)
sin( h ) + 0,50572 * (h + 6,07995) −1,6364

h : représente la hauteur du soleil, donnée par l’équation suivante:

sin( h ) = sin δ sin Φ + cos δ cos Φ cos ω = cos(θ z ) (3.14)

L’équation de base du modèle Perez pour l’estimation de l’irradiation solaire


diffuse sur un plan incliné, I df ,β , est la suivante:

  1 + cos β  a 
I df ,β = I df , h (1 − F1 )  + F1 + F2 sin β (3.15)
  2  b 

où F1 et F2 représentent respectivement les coefficients d’anisotropie circumsolaire


et horizon/zénith. Ils sont déterminés à partir des expressions suivantes [72]:

F1 = F11 (ε) + F12 (ε).∆ + F13 (ε).θ z (3.16)

F2 = F21 (ε) + F22 (ε).∆ + F23 (ε).θ z (3.17)

F11 , F12 , F13 , F21 , F22 et F23 sont des coefficients empiriques déterminés à partir des

données de plusieurs stations météorologiques. L’ensemble de ces coefficients a


Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 64

été révisé plusieurs fois par l’auteur. Dans cette étude, les coefficients issus de
l’étude, largement utilisés dans la littérature, ont été introduits dans notre modèle.
Ils sont présentés dans le tableau 3.1.

Tableau 3.1: Les coefficients du modèle de Perez pour la détermination de


l’irradiation solaire [72]

Catégorie ε F11 F12 F13 F 21 F22 F23

1 1-1,065 -0008 0,0588 -0,062 -0,060 0,072 -0,022

2 1,065-1,23 0,13 0,683 -0,151 -0,019 0,066 -0,029

3 1,23-1,5 0,33 0,487 -0,221 0,055 -0,064 -0,026

4 1,5-1,95 0,568 0,187 -0,295 0,109 -0,152 -0,014

5 1,95-2,8 0,873 -0,392 -0,362 0,226 -0,462 0,001

6 2,8-4,5 1,132 -1,237 -0,412 0,288 -0.823 0,056

7 4,5-6,2 1,060 -1,600 -0,359 0,264 -1,127 0,131

8 >6,2 0,678 -0,327 -0,250 0,156 -1,377 0,251

Les termes a et b sont déterminés à partir des expressions suivantes:

a = max(0, cos θ) (3.18)


b = max(cos 85, cos θ z ) (3.19)

La finalité de cette partie de travail est de disposer de données horaires de


l’irradiation solaire globale sur le plan incliné des modules, qui seront nos données
d’entrée dans le modèle de simulation des systèmes photovoltaïques.

3.2. Modélisation du module/générateur photovoltaïque

Une cellule photovoltaïque est une source de puissance non linéaire. Le


courant et la tension de sortie de ce composant dépendent particulièrement à la
fois de l’éclairement solaire et de la température. A cet effet, la prédiction des
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 65

performances d’une cellule/module/générateur PV nécessite l’élaboration d’un


modèle mathématique permettant l’étude de son fonctionnement pour les
différentes conditions météorologiques (éclairement, température, etc.). De
nombreux travaux portent sur le développement de modèles mathématiques pour
la simulation de la caractéristique courant-tension (I-V) de la
cellule/module/générateur PV [74-79], d’autres sont orientés vers la modélisation
des performances des modules PV en terme de puissance électrique produite.
Généralement, pour les systèmes PV, un système de poursuite du point de
puissance maximale est utilisé et les modules PV fonctionnent souvent à leur
puissance maximale. Cette partie présente les principaux modèles de simulation
de la caractéristique I-V des modules PV ainsi que les modèles d’estimation de la
puissance maximale des modules PV.

3.2.1 Modèles électriques du générateur photovoltaïque

Généralement, La simulation du comportement des modules PV est basée


sur leur caractéristique I-V. Pour cet objectif, Plusieurs études ont été présentées
utilisant différents modèles mathématiques, allant du plus simple au plus
compliqué [74-79].

[Link] Modèle explicite

Ce modèle est très simple. Il est parmi les premiers à être élaboré. Dans les
conditions standards de température de 25°C et de rayonnement de 1000 W/m2,
la relation entre le courant I et la tension V est donnée par [74] :
   V  
I = I sc,ref 1 − C1  exp  − 1 (3.20)
    
  C 2 Voc,ref  
avec
 I max,ref   − Vmax,ref 
C1 = 1 −  exp  (3.21)
 I sc,ref  C V 
   2 oc,ref 

Vmax,ref
−1
Voc,ref
C2 = (3.22)
 I max,ref 
ln1 − 
 I sc,ref 
 
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 66

Vmax,ref et I max,ref sont respectivement la tension et le courant de la

cellule/module PV correspondants au point de la puissance maximale. Les indices


oc , sc , max , et ref sont respectivement relatifs aux: circuit ouvert, court circuit,
puissance maximale et conditions de référence. C1 et C2 sont des constantes.

Dans les conditions variables, les mêmes paramètres caractéristiques de la


cellule/module/générateur PV peuvent être déterminés pour différentes conditions
de température et d’éclairement à partir des équations ci-dessous :

   V − ∆V  
I = I sc,ref 1 − C1  exp  − 1 + ∆I (3.23)
  C V  
  2 oc,ref  

 G   G 
ΔI = μ Isc  ΔT +  − 1.I sc,ref (3.24)
 G ref   G ref 

 G 
ΔV = 0.0539 Vmax,ref log  + μ Voc ΔT (3.25)
 G ref 

ΔT = Tc − Tref (3.26)

Avec μ Voc : coefficient de la variation du courant de court circuit en fonction de la

température ; µ Isc : coefficient de la variation de la tension en fonction de la

température ; G ref et G sont respectivement l’éclairement solaire de référence (

G ref =1000 W/m2) et l’éclairement solaire ; Tc est la température de jonction des

cellules exprimées en degrés Celsius (°C), Tc,ref est la température de référence

prise égale à 25°C.

[Link] Modèle à une diode

Le modèle à une diode de la cellule/module PV est actuellement le plus


utilisé en raison de sa simplicité et de la qualité des résultats. Il permet d’exprimer
le courant du module PV en fonction de la tension et des conditions climatiques
(éclairement solaire et température de cellule). La structure de la
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 67

cellule/module/générateur PV peut être représentée par le circuit équivalent de la


figure 3.4.

Figure 3.4: Schéma électrique équivalent d’une cellule PV, modèle à une diode

A cet effet, le modèle à une diode de la cellule/module PV, présenté dans


les différents travaux [75-78] utilise l’équation suivante pour la modélisation de la
caractéristique de ce composant:

  V + IR s   V + IR s
I = I ph - I 0 - I sh = I ph − I 0 exp  − 1 - (3.27)
  A t   R sh

avec A t = [Link] / q représente la tension thermique du semi conducteur (V),

I ph : Courant généré par la lumière (A),

I0 : Courant de saturation de la diode (A),

I sh : Courant traversant la résistance shunt (A),

Rs : Résistance série représentant les diverses résistances de contact et de

connexion ( Ω ),
R sh : Résistance shunt caractérisant les courants de fuite de la jonction ( Ω ),

K : constante de Boltzmaan (K=1,38 10-23 J/K),


Tc : température de fonctionnement de la jonction (cellule) ( Kelvin),
q : charge de l’électron (q=1,6 10-19 C),

m1 : facteur d’idéalité de la diode,


I et V : courant et tension de la cellule/module PV.
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 68

Dans cette équation, la résistance shunt interne peut être négligée du


moment que son effet sur la caractéristique (I-V) est négligeable, de plus elle
présente une valeur aussi élevée par rapport à la résistance série, en particulier
pour la cellule au silicium monocristallin [80]. Par conséquent, l’équation 3.27
devient comme suit:

  V + I.R s  
I = I ph − I 0 exp  − 1 (3.28)
  A t  

Les équations ci-dessus sont valables pour une cellule, un module ou un


générateur PV, seules les valeurs des paramètres R s , A t , I ph et I 0 étant

différentes. A cet effet Ainsi, la modélisation doit être orientée vers la


détermination de ces quatre paramètres dépendant de l’éclairement et de la
température de cellule. La détermination de ces paramètres se base sur les
données du constructeur, relatives aux conditions de référence, définies par les
points de la caractéristique I-V du module PV: circuit ouvert, court circuit et point
de la puissance maximale et par les coefficients de la variation de la tension du
circuit ouvert et du courant de court circuit en fonction de la température définis
respectivement par µ Voc et µ Isc .

(a) conditions de référence


Aux conditions de référence, un éclairement solaire de 1000 W/m2 et une
température de 25°C, ces paramètres caractéristiques de la
cellule/module/générateur PV sont déterminés comme suit [80,81]:
Le fait que la résistance série R s est très petite comparée à celle interne de la

diode, le courant de court circuit peut être plus proche du courant généré par la
lumière et par conséquent on peut admettre l’égalité de ces deux courants (
I sc = I ph ). Les équations suivantes sont utilisées pour déterminer ces paramètres:

I ph ,ref = I sc,ref (3.29)

I ph ,ref
I 0,ref = (3.30)
Voc,ref
exp( ) −1
A t ,ref
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 69

µ Voc Tc,ref − Voc,ref + E q N s1


A t ,ref = (3.31)
Tc,ref µ Isc
−3
I ph ,ref

 I max,ref 
A t ,ref ln1 −  − Vmax,ref + Voc,ref
 I 
R s,ref =  ph ,ref 
(3.32)
I max,ref

où E q est l’énergie de la bande interdite de silicium en (eV), N s1 est le nombre de

cellules PV en série dans un module PV, Tc,ref est la température de la cellule

dans les conditions de référence ( Tc,ref = 25°C), Vmax,ref et I max,ref sont

respectivement la tension et le courant de la cellule/module PV correspondants au


point de la puissance maximale. De même que précédemment, les indices oc , sc ,
max , et ref sont respectivement relatifs aux: circuit ouvert, court circuit, puissance
maximale et conditions de référence.

(b) conditions variables


Les mêmes paramètres caractéristiques de la cellule/module/générateur PV
peuvent être déterminés pour différentes conditions de température et
d’éclairement à partir des équations ci dessous [80,81]:

3
 T   N E  Tc,ref 
I 0 = I 0,ref  c  . exp  s1 q 1 −  (3.33)
T   
 c,ref   A t  Tc 

Tc
A t = A t ,ref (3.34)
Tc,ref

R s = R s,ref (3.35)

 G 
[
I ph =   I ph ,ref + µ Isc ( Tc − Tc,ref ) ] (3.36)
 G ref 

où G ref et G sont respectivement l’éclairement solaire de référence ( G ref =1000

W/m2) et l’éclairement solaire.


Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 70

[Link] Modèle à deux diodes

Le circuit équivalent du modèle à deux diodes est similaire à celui du


modèle à une diode, la seule différence est l’utilisation d’une deuxième diode
placée en parallèle avec la première afin de rendre le modèle plus représentatif du
circuit équivalent [79,82]. La caractéristique I-V de ce circuit est décrite par
l’équation suivante:

  V + IR s     V + IR s   V + IR s
I = I ph - (I 01 + I 02 ) - I sh = I ph − I 01 exp  − 1 - I 02 exp  − 1 - (3.37)
  A t1     A t 2   R sh

où I 01 et I 02 sont respectivement le courant de saturation de la première et de la

deuxième diode, A t1 et A t2 sont respectivement les tensions thermiques de la

première et de la deuxième diode.


Ce modèle nécessite plus de paramètres, cela rend son utilisation plus
compliquée que celle du modèle à une diode, mais sa précision est meilleure.
Généralement, Ces trois modèles présentés peuvent être utilisés pour la
simulation d’une cellule, d’un module ou d’un générateur PV.

3.2.2 Modèles de la puissance maximale

Généralement, Dans les systèmes PV, un système de poursuite du point de


puissance maximale est utilisé et par conséquent les modules PV fonctionnent
souvent à leur puissance maximale. Cela explique que la puissance maximale du
module/générateur PV devient un point important dans la modélisation du
module/générateur PV et son estimation représente, dans notre étude, une partie
importante de la modélisation de ce composant du système. Pour cet objectif,
plusieurs modèles ont été développés. Dans ce qui suit nous présentons les
principaux.

[Link] Modèle basé sur le rendement (Modèle 1)

Cette partie présente un modèle de la puissance maximale basé sur le


rendement. Il utilise les données météorologiques de l’éclairement solaire incident
sur le plan des modules PV et de température ainsi que les paramètres relatifs au
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 71

module PV fournis par le constructeur. Il est à noter que la puissance de sortie du


module PV diminue avec la température. Cependant, dans une approche globale
du problème, un modèle basé sur la notion de rendement de modules PV est
utilisé. La puissance produite par un générateur PV, Ppv , est fonction de son

rendement, η pv , de sa surface de captation, A pv , et de l’éclairement solaire. Son

expression est donnée par [66,67, 83, 84].

Ppv = G inc .η pv .A pv (3.38)

où G inc est l’éclairement solaire global sur le plan des modules (W/m2).

Le rendement du générateur PV peut être défini par l’équation suivante [64-68]:

η pv =ηcm .ηdc / dc .Pf (3.39)

avec
η dc / dc : rendement du convertisseur DC/DC; il est égal à l’unité pour les
convertisseurs fonctionnant avec un système de poursuite du point de
puissance maximale (MPPT),
Pf : facteur qui tient compte de toutes les pertes de connexion,
η cm : rendement de conversion du module PV.

Dans la littérature, l’expression la plus couramment utilisée pour décrire le


rendement du module est donnée par l’équation suivante [85-87]

ηcm =η ref [1 − γ (Tc − Tc,ref )] (3.40)

où η ref est le rendement de référence dans les conditions standard de

température (25°C) et d’ensoleillement (1000 W/m2), Tc étant la température de

jonction des cellules exprimées en degrés Celsius (°C), Tc,ref est la température de

référence prise égale à 25°C et γ est le coefficient de variation du rendement en


Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 72

fonction de la température, il est supposé constant et sa valeur pour les cellules


en silicium est comprise dans l’intervalle (0,004 – 0,006)/C° [84]. Le rendement de
référence du module PV peut être estimé à partir du courant et de la tension au
point de la puissance maximale.

I max,ref .Vmax,ref
η ref = (3.41)
G ref .A cm

avec A cm : surface de captation du module PV.

[Link] Modèle basé sur la caractéristique I-V (Modèle 2)

Basés sur la caractéristique I-V du modèle explicite, plusieurs modèles ont


été développés pour déterminer la puissance électrique à la sortie du module PV.
Parmi ces modèles, on trouve le modèle développé par Borowy et Salameh [88] et
qui a été utilisé par plusieurs auteurs [89,90]. Ce modèle permet de déterminer la
puissance maximale du module PV pour différentes conditions de température et
d’éclairement. Il utilise les paramètres caractéristiques du module PV fournis par
le constructeur pour les conditions de référence.
En effet, la puissance maximale du module PV est définie comme le produit
du courant et de tension au point de puissance maximale. Ces derniers sont
exprimés par les équations suivantes [88-90]:

   Vmax   
I max = I sc,ref 1 − C1 exp  − 1  + ΔI (3.42)
 
   C 2 Voc,ref   

 G 
Vmax = Vmax,ref 1 + 0.0539 log inc  + µ Voc ΔT (3.43)
  G ref 

où I max et Vmax sont respectivement le courant et la tension au point de

puissance maximale pour les conditions météorologiques variables ; C1 et C 2


sont des constantes dépendant des paramètres caractéristiques du module PV,
elles sont déterminées par les équations (3.21) et (3.22) ; ∆I représente la
variation du courant en fonction de la température et de l’éclairement, elle est
donnée par l’équation 3.25:
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 73

G  G 
ΔI = µ Isc  inc ΔT +  inc − 1 I sc,ref
 G ref   G ref 

ΔT = Tc − Tc,ref

[Link] Modèle empirique (Modèle 3)

Un autre modèle est utilisé pour l’estimation de la puissance maximale du


module/générateur PV. Ce modèle est basé sur une seule équation empirique qui
permet de déterminer, en fonction des caractéristiques du module PV fournies par
le constructeur, la puissance maximale produite dans les conditions
d’ensoleillement et de température considérées [30].

Pmax =
G inc
G ref
[Pmax,ref + µ P max (Tc − Tc,ref ] (3.44)

avec Pmax,ref : Puissance maximale du module/générateur PV dans les conditions

de référence (W) ; µ P max : Coefficient de variation de la puissance en fonction de


la température (W/°C).

Le principal intérêt de ce modèle réside dans sa simplicité et dans sa facilité


d’utilisation, il permet de simuler et d’estimer la puissance maximale du module
PV à partir des caractéristiques techniques fournies par le constructeur.

Ces différents modèles de simulation des performances de la


cellule/module PV font apparaître la température de fonctionnement de la
cellule/module PV. Cette température affecte le rendement et par conséquent les
performances de la cellule/module PV. Cela nécessite de disposer d’un modèle
pour l’estimation de ce paramètre. C’est l’objet du paragraphe suivant.

3.2.3 Modèle thermique de la cellule/module PV

La modélisation thermique des cellules/modules PV est basée sur les


équations du bilan thermique établi entre le module PV et son environnement
[80,84,86,87,91,92]. L’énergie solaire absorbée par les modules PV est
transformée en énergie électrique et en pertes thermiques (par convection,
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 74

rayonnement et conduction). Le modèle thermique du module PV est basé sur le


bilan énergétique proposé par Duffie et Beckman [92]. En régime stationnaire, ce
modèle peut être exprimé par l’équation suivante qui est largement utilisée dans la
littérature [80,84,86,87,91,92]:

τ α1 G inc = ηcm G inc + U th (Tc − Ta ) (3.45)

avec
τ : Coefficient de transmission du vitrage du module PV
α1 : Coefficient d’absorption des cellules PV
U th : Coefficient de transfert thermique global du module PV (W/K/ m2)
Ta : Température ambiante (K).

Le terme ( τ α1 G inc ) représente l’énergie solaire absorbée par les modules PV,

( U th (Tc − Ta )) sont les pertes thermiques par convection et ( ηcm G inc ) est la
puissance électrique produite par le module PV. Le réarrangement de l’équation
(3.43) permet de trouver l’expression caractérisant la température de la cellule PV:

 τ α  η 
Tc = Ta + G inc  1 1 − cm  (3.46)
 U th  τ α1 

La température de fonctionnement de la cellule PV en circuit ouvert ( ηcm = 0 ),

sous un éclairement solaire de 800 W/m2, une température ambiante de 20°C et


une vitesse du vent de 1 m/s, définit le paramètre caractéristique de la cellule PV,
NOCT, (Nominal Operating Cell Temperature). Une NOCT trop élevée diminue
l'efficacité de la cellule/module PV. Les valeurs standard sont comprises entre 40°
et 50°C. Généralement, le constructeur fournit la valeur de la température
(NOCT). En introduisant cette valeur dans l’équation (3.44), le rapport ( τ α1 ) / U th

peut être déduit et son expression est donnée par:

τ α1 NOCT − 20
== (3.47)
U th 800
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 75

Les deux équations (3.44) et (3.45) permettent d’écrire l’expression qui définit la
température de la cellule comme suit:

 NOCT − 20  ηcm 
Tc = Ta + G inc  1 −  (3.48)
 800  τ α1 

Dans cette équation, le terme ( τ α1 ) , qui représente le produit du coefficient de

transmission thermique du vitrage et du coefficient d’absorption des cellules PV,


peut être estimé. Dans [87,91,92], une valeur de 0,9 est utilisée pour l’estimation
ηcm
de ce terme avec une faible erreur. D’autre part, selon [92], le terme est
τ α1
faible comparativement à l’unité. Par conséquent, l’expression de la température
de la cellule peut être donnée dans sa forme la plus simple comme suit [66,83,91]:

 NOCT − 20 
Tc = Ta + G inc   (3.49)
 800 

Cette expression est la plus souvent utilisée pour déduire la température de la


cellule PV. En introduisant l’expression de la température de la cellule décrite
dans cette partie dans les différentes expressions des modèles présentés
précédemment, il est possible de déterminer la puissance maximale produite par
le module/générateur PV dans les différentes conditions météorologiques
(ensoleillement et température).

3.2.4 Etude comparative des différents modèles

[Link] Comparaison entre les modèles de la puissance maximale

Dans le but de comparer les modèles de simulation de la puissance


maximale avec les données mesurées, une étude expérimentale a été menée par
S. Diaf [93] sur une période d’une année. Grâce à cette étude, les résultats issus
des modèles de simulation de la puissance ont été confrontés avec les données
expérimentales. La comparaison des différents modèles s’est basée sur la
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 76

détermination des coefficients statistiques: l’erreur moyenne relative (ERM) et


l’erreur quadratique relative (EMQR) définies par les deux expressions suivantes:

1 N (YS − YExp )
ERM = ∑ YExp ×100
N i=1
(3.50)

 2 1 2
N  YS − YExp 

1
EMQR =     × 100 (3.51)
N  YExp  
i =1  
 

où YS et YExp sont les valeurs simulées de la puissance par le modèle et les

valeurs mesurées (expérimentales) de la puissance respectivement et N est le


nombre de points.

Sur la base des données recueillies sur une durée d’une année, ces deux
coefficients statistiques ont été déterminés pour les trois modèles présentés dans
cette étude. Les résultats sont résumés dans le tableau 3.2.

Tableau 3.2: Valeurs des coefficients statistiques des différents modèles

Modèles ERM (%) EMQR (%)

Modèle 1 -1,3 4,8

Modèle 2 -4,4 6,7

Modèle 3 1,0 4,3

L’analyse comparative montre que pour les trois modèles, une bonne
concordance des résultats de simulation est obtenue par rapport aux valeurs
mesurées, l’erreur quadratique relative est dans l’intervalle 4-7%. Les résultats ont
montré également que le modèle 1 présente une bonne adéquation entre les
valeurs mesurées et les valeurs simulées pour des faibles et moyens
éclairements, contrairement au modèle 2 où les valeurs simulées s’écartent un
peu des valeurs mesurées pour des faibles et moyennes valeurs d’éclairement
mais restent en bonne concordance aux éclairements forts [93].
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 77

En conclusion, on peut dire que malgré que les modèles 1 et 3 permettent


une meilleure prédiction de la puissance maximale du module/générateur PV avec
des erreurs acceptables par rapport au modèle 2, Néanmoins, ce dernier reste
néanmoins toujours dans le domaine de l’acceptable.
Dans notre étude, c’est le modèle 2 qui est choisi pour simuler la puissance
maximale du module/générateur photovoltaïque et ceci pour deux principales
raisons : pour sa concordance acceptable avec les résultats expérimentaux et
pour sa facilité d’utilisation lors de la détermination du courant au point de
puissance maximale sans avoir à recourir aux méthodes numériques
contrairement aux modèles 1 et 3. Il est à savoir que le courant de puissance
maximal est un paramètre important dans la détermination du volume d’hydrogène
d’un système (PV- convertisseur DC/DC muni d’un MPPT- Electrolyseur).

[Link] Comparaison entre les modèles électriques du générateur photovoltaïque

Dans le but de comparer les modèles de simulation reproduisant la


caractéristique I-V du module/ générateur photovoltaïque avec les données
mesurées, une étude expérimentale a été menée par I. Hadj Mahammed [94] au
sein du CDER. Cette étude comparative a été établie pour 8 différents modèles
dont les trois cités dans la section précédente. Les résultats relatifs au modèle
explicite et le modèle à deux exponentiels sont résumés dans le tableau 3.3.

Tableau 3.3: Valeurs de l’erreur quadratique relative des différents modèles

EMQR

Eclairement (W/m2) 1000 800 600 400

Tc (°C) 25 45 25 45 25 45 45

Modèle explicite 0,08 0,08 0,05 0,06 0,03 0,04 0,02

Modèle à deux 0,08 0,09 0,07 0,07 0,06 0,07 0,06


exponentielles

A l’issue de cette étude, il a été montré, parmi les différents résultats


obtenus, que le modèle explicite est le modèle le plus simple vu qu’il ne nécessite
pas beaucoup de paramètres et de même pour sa résolution il ne nécessite pas
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 78

beaucoup d’itérations et donne des résultats acceptables. Dans notre étude, c’est
donc le modèle explicite qui est utilisé pour simuler la caractéristique I-V du
module/générateur photovoltaïque.

3.3. Modélisation de l’Electrolyseur PEM

Il existe, de manière générale, dans la littérature principalement cinq


approches pour modéliser et simuler le comportement d’un composant selon les
objectifs à atteindre et les moyens disponibles pour les réaliser.
• Approche dite « théorique »: il s’agit de modèles basés sur des équations aux
dérivées partielles avec un maillage plus ou moins fin, mono, bi ou tridimensionnel
du composant, résolues souvent en quasi-statique très rarement en dynamique.
Leurs développements sont très majoritairement menés par des spécialistes
(mécanique des fluides, électrochimie…). Une fois développés, ils sont très
puissants pour optimiser la conception d’un composant électrochimique. La
difficulté principale est qu’ils font appel à de très nombreux paramètres qu’il est
souvent très difficile de connaître ou de mesurer. Ils nécessitent en outre une forte
puissance de calcul. Nous citerons les exemples suivants : modèles
microscopiques, modèles de l’agglomérat, modèles macro-homogènes…
• Approche « semi-empirique » : cette approche est basée sur des données
expérimentales spécifiques à chaque application et à chaque mode opératoire.
Elle ne permet pas évidemment de fournir autant de détails que les approches
théoriques, mais sa mise en œuvre est souvent plus simple. Cette approche
présente l’inconvénient majeur d’être, en général, spécifique au composant pour
lequel a été développé le modèle. Nous citerons à titre d’exemples deux des
modèles les plus connus à savoir celui dit « modèle de Butler-Volmer » et celui dit
« modèle d’Amphlett and Mann ».
• Approche « empirique » : l’objectif est de décrire le comportement du composant
sans avoir recours aux paramètres intimes (souvent peu évidents à connaître) du
composant électrochimique. Le principal inconvénient est la perte de la liaison
avec les phénomènes physiques mis en jeu. L’avantage est leur disponibilité
assez rapidement. Voici quelques exemples : cartographies, lois
comportementales, modèles type boîte noire dont par exemple les réseaux de
neurones, etc.
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 79

• Modélisation « circuits électriques » : les différents éléments du modèle reflètent,


d’un point de vue macroscopique, les phénomènes physico-chimiques locaux
mais en les décrivant via une analogie avec les circuits électriques. Ils permettent
de décrire le comportement électrique voire énergétique dans une certaine
mesure. Ils peuvent, de plus, dans certains cas, décrire le comportement
fréquentiel du composant électrochimique. Il existe des modèles dynamiques
petits signaux (modèle d’impédance), beaucoup plus rarement forts signaux. Ces
modèles permettent de conserver un certain lien avec les phénomènes physiques
et sont paramétrables plus ou moins facilement. Ils sont relativement facilement
implantables dans les simulateurs de type circuit utilisés en Génie Electrique. Le
principal inconvénient est que cette approche se prête, en tant que telle, plus ou
moins difficilement à la modélisation multi disciplinaire.
• Modélisation « énergétique » : cette approche généralise en fait l’approche
précédente à tous les domaines de la physique en procédant par analogies
énergétiques : dans tous les domaines de la physique, il y a des transformations
énergétiques, des échanges énergétiques, des pertes sous forme de chaleur, des
stockages énergétiques, etc. Ces concepts génériques découlent des principes
fondamentaux de conservation de la puissance et de continuité de l’énergie. Cette
approche est intrinsèquement multidisciplinaire. Plusieurs langages pour ce type
d’approche existent dans le monde. A titre d’exemple citons les Bond Graphs. Ils
permettent de décrire de manière unifiée et graphiquement tous les échanges
énergétiques. Les modèles développés sont implicitement dynamiques à partir du
moment où les phénomènes de stockage énergétiques sont considérés. Ils
permettent de conserver un lien fort avec les phénomènes physiques. La difficulté
principale est de pouvoir décrire explicitement tous les échanges et couplages
énergétiques.
Dans ce qui suit uniquement deux types de modèles caractérisant les
électrolyseurs PEM, à savoir le modèle électrochimique et le modèle empirique,
sont présentés.

3.3.1 Modélisation électrochimique de la tension de cellule de l’électrolyseur

La modélisation des électrolyseurs PEM est encore à ses débuts.


Beaucoup de travaux sont réalisés afin de cerner et comprendre les phénomènes
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 80

qui ont lieu dans une cellule d’électrolyse PEM. Dans cette section est présentée
une revue bibliographique des différents modèles établies jusqu’à ce jour dans la
littérature.
La tension de cellule d’un électrolyseur est modélisée selon différents
auteurs par l’équation suivante :

V = E + Vact + Vtrans + Vohm (3.52)

Le premier terme E est la tension à circuit ouvert (VCO El ) et est souvent


appelée la surtension réversible de cellule (E), car il s'agit, en négligeant les
pertes, de la tension théorique minimale requise par l'électrolyseur d’électrolyse.
La surtension d'activation, Vact est la chute de tension attribuée à la cinétique des
réactions électrochimiques et qui est nécessaire pour surmonter les liaisons
moléculaires et assurer le transfert électronique à travers les interfaces
réactionnelles. La surtension de concentration Vtrans, qui traduit les pertes dues au
transfert de matière, causées par la limitation d'écoulement dans les sites
catalytiques tels que les collecteurs de courant, les plaques de séparation et la
morphologie ainsi que les bulles de gaz formées à partir des produits de réaction.
Enfin, les pertes ohmiques, Vohm créés par dues à la résistance au flux d'électrons
à travers les collecteurs de courant et les plaques de séparation ainsi que la
conductivité des protons à travers la membrane.
Différents modèles sont établis dans la littérature afin de déterminer ces
pertes. Donc chacun de ces termes sera traité individuellement dans les sections
suivantes.

[Link]. Tension à circuit ouvert VCOEL

La tension à circuit ouvert de l'électrolyseur est généralement déterminée


soit par l'utilisation de l'équation de Nernst, soit en évaluant l'énergie libre de
Gibbs. Ces deux méthodes sont les mêmes, en théorie, cependant, différentes
approches existent dans la littérature pour déterminer la valeur de la VCOEL en
fonction de la température. Par exemple, dans le modèle présenté par Awasthi et
al [95], l'équation de Nernst, a été employée Eq. (3.53),
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 81

1 ⁄2
(RT moy ) P H 2 .P O
0
E = Erev + ln � 2
� (3.53)
nF PH 2O

où Pi est la pression partielle de l'espèce i, R est la constante universelle des gaz


parfaits, (8.3144 J/mol K), Tmoy est la température moyenne de la cellule, F est la
0
constante de Faraday (96 487) C/mol et 𝐸𝐸𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 est le potentiel tension réversible
standard de la cellule à la température et à la pression standard. [95].
Pour ajuster la tension VCOEL à partir de la température et de la pression
standard, Awasthi et al ont utilisé la relation empirique montrée dans l'équation.
(3.54) qui est ensuite combiné avec l'Eq. (3.53) pour calculer VCO El L [95].

o
Erev = 1,229 − 0,9 × 10−3 (Tel − 298) (3.54)

En parallèle, Marangio et al ont adopté une approche plus fondamentale en


appliquant le principe de l'enthalpie énergie libre de Gibbs [96-100], ici VCOEL est
déterminée par,

ΔG
E = − nF (3.55)

où ∆G est l'énergie libre de Gibbs. Celle-ci peut être ajustée pour la température et
la pression non standard en appliquant l'équation. (3.56) [97].

1 ⁄2
P H 2 .P O
∆G = ∆G0 + RTmoy ln � 2
� (3.56)
PH 2O

Pour la réaction qui a lieu dans l’électrolyseur PEM, l’ajustement de la


température et de la pression de l'équation de l'énergie libre de Gibbs peut être
effectuée par :

∆G0 = �HH0 2 (Tcat ) + 1⁄2HO0 2 (Tanode ) − HH0 2 O (Tanode )� − Tmoy �SH0 2 (Tcat , PO ) +

1⁄2 SO0 2 (Tanode , PO ) − SH0 2 O (Tanode , PO )� (3.57)


Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 82

où Hi(T) et Si(T, P0) est l'enthalpie et l'entropie de l'espèce i évaluées


respectivement à la température de la cathode ou de l'anode, en fonction de
l'emplacement de la réaction de ces espèces. Cette approche est avantageuse en
raison de sa capacité à évaluer une différence de température entre la cathode et
l'anode, ainsi que de sa dépendance à l'égard des données empiriques bien
établies pour l'enthalpie et l'entropie.

Les deux approches de base ont chacune ses avantages et ses


inconvénients. Par exemple par l'application de l'équation de Nernst (Eq 3.53),
une relation empirique est utilisée, ce qui élimine l'utilisation des grandes tables
thermodynamiques, améliorant ainsi l'efficacité du calcul. Cependant, lorsque les
variations ou les fluctuations de température à modéliser commencent à
augmenter, la formulation empirique peut introduire des erreurs. Ceci peut être
résolu par l'application d’un bilan d’énergie à l’aide de l’approche de l’énergie libre
de Gibbs (Eq. 3.55).

[Link]. Surtension d'activation

La surtension d'activation est une perte d'énergie dans une réaction qui
peut être décrite comme étant la quantité d'énergie exigée ou requise pour
commencer le déroulement de la réaction. Cette perte est directement affectée par
la température, le matériau utilisé comme catalyseur, de l'utilisation et de la
charge. La modélisation de ce phénomène avec précision est très difficile vu qu’il
dépend de paramètres comme le traitement des matériaux, la température, les
surfaces actives du catalyseur, l'utilisation, la distribution, l'âge, la pression, la
morphologie et de nombreux autres paramètres [101] dont certains très difficiles à
quantifier et qui jouent tous un rôle.

Le modèle électrochimique utilisé, à la fois pour la pile à combustible et


pour l’électrolyseur dans les différents travaux, pour décrire la surtension
d'activation est appelé l'équation Butler-Volmer. Cette dernière définit un rapport
électrochimique entre le courant électrique et le potentiel d'une électrode. Elle peut
être appliquée à la fois à l'anode et la cathode individuellement [97,101], ou
ensemble comme dans Awasthi et al [95].
i
Vact ,an = RTan /αan F arc sin h �2 i � (3.58)
0,an
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 83

i
Vact ,cat = RTcat /αcat F arc sin h �2 i � (3.59)
0,cat

Dans l'équation de Butler-Volmer, αan = 2 et αca = 0,5 sont pratiquement les


valeurs pour le coefficient de transfert de charge, à l'anode et la cathode
respectivement [96-99, 101,102].
Ce qui tend à varier considérablement dans la littérature, c’est la valeur choisie
pour les densités de courant d'échange, i0,an et i0,cat. La densité de courant
d'échange est déterminée par de nombreux paramètres physiques liés au
catalyseur qui sont difficiles à quantifier. Le tableau 3.4 montre ce que différents
auteurs ont choisi comme valeur pour la densité de courant d'échange.

Tableau 3.4 Densités de courant d’échange pour différents modèles d’un


électrolyseur opérant à 80°C avec une anode en Pt-Ir et une cathode en Pt.

Auteurs i0,an ([Link]-2) i0,cat ([Link]-2)

Agbli et al. [49] 1,548×10-3 3,539×10-2

Awasthi et al. [44] 1.0×10-6 à 1.0×10-13 N/A

Biaku et al. [52] 4,2×10-3 1,0×10-3

Choi et al. [53] 1.0×10-12 et 1.0×10-7 1,0×10-3

Dale et al. [47] 7,6×10-6 1,8×10-1

Harrison et al. [54] 1,65×10-8 9,0×10-2

Lebbal et Lecaeuche [51] 1,3×10-3 1,3×10-3

Marangio et al. [46] 1,0×10-7 1,0×10-3

Ni et al. [48] 1,0×10-9 1,0×10-3

Garcia-Valverde et al. [50] 1,0×10-7 1,0×10-3

En raison de la grande variabilité de la densité de courant d'échange dans


la littérature, de nombreux auteurs ont utilisé la densité de courant d'échange
comme un paramètre à ajuster pour corréler leurs modèles à leurs données
expérimentales. Garcia-Valverde et al. [101] ont tenté de modéliser la dépendance
en température de la densité de courant d'échange par l'application d'une
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 84

expression d'Arrhenius. Cela augmente l’intervalle effectif de la température du


modèle, cependant, il ne modélise pas correctement la densité de courant
d'échange.

−E exc 1 1
i0 = i0,ref exp � �T − T �� (3.60)
R moy ref

Dans le calcul de la densité de courant d'échange, Eq. (3.60), Eexc est


l'énergie d'activation de l'électrode et i0,ref est la densité de courant d’échange
mesurée à la température de référence Tref. Cette approche fournit une meilleure
approximation de la densité de courant d'échange pour une simulation avec une
température variable, mais il nécessite encore de déterminer de manière
empirique Eexc et i0,ref afin de se rapprocher de la densité de courant d'échange.

[Link] Surtension de transfert de matière

La surtension de transfert de matière est assez bien établie. En raison du


grand nombre de dispositifs qui existent faisant usage de l'écoulement des fluides
à travers un milieu poreux, la modélisation de chaque phénomène a été
soigneusement mise au point. Bien que d'autres méthodes existent, dans le
domaine de l'électrolyse le débit massique à travers les collecteurs de courant
poreux est généralement expliqué comme un phénomène de diffusion. Ce calcul
est réalisé par l'application de la loi de Fick, qui, pour la diffusion dans la direction
de l'axe des x est,

∂C
J = −Deff � ∂xi � (3.61)

où J est le flux de diffusion, Deff est le coefficient effectif de diffusion des milieux de
transport, et Ci est la concentration molaire de l'espèce i.

Pour prédire la chute de tension due à un excédent de produits de réaction au


niveau des sites catalytiques bloquant ainsi les réactifs, l'équation de Nernst peut
être combinée avec la loi de Fick pour créer un taux de diffusion qui limite la
vitesse de réaction aux grandes densités de courant. Cette approche peut être
appliquée à la fois pour la cathode et l’anode.
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 85

RT an C O 2 ,mem
Vtrans ,an = ln C (3.62)
nF O 2 ,mem ,0

RT cat C H 2 ,mem
Vtrans ,cat = ln C (3.63)
nF H 2 ,mem ,0

Dans le calcul de la surtension due au transfert de matière, Ci,mem est la


concentration de l'espèce i à l'interface de la membrane - electrode et Ci,mem,0 est
la condition de fonctionnement pris comme référence. L'approche de diffusion est
expliquée d'une manière plus approfondie dans le travail mené par Marangio et al
[97].
Une autre approche a été établie en se basant sur la modélisation de
l'écoulement à travers les pores individuels à l'aide de l'équation de Poiseuille
[103]. Cette approche est utilisée pour étudier les effets de la morphologie sur les
couches de diffusion des gaz [104,105] :

πr 4 ∆P
Q= (3.64)
8μL

où Q est le débit volumétrique à travers le pore, L est la longueur du pore, µ est la


viscosité du fluide, et r est le rayon du pore.

[Link] Surtension ohmique et conductivité ionique

La chute de tension est due à la conductivité de la plaque de séparation et


les collecteurs de courant. L'approche de modélisation adoptée par presque tous
les modèles de ce type de perte est l'application de la loi d'Ohm.

I
Vohm = R tot I + δmem Aσ mem
(3.65)

Rtot est la résistance totale de la cellule (côté catalyseur et côté anode), I est le
courant de la cellule, δmem est l'épaisseur de la membrane et A est l'aire de surface
de la membrane. σmem conductivité de la membrane
De nombreuses approches existent pour la modélisation de la conductivité
protonique à travers la membrane dont la plupart ont été développés pour la
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 86

modélisation des piles à combustible. Une relation empirique est très couramment
utilisée pour la conductivité de la membrane σmem :

1 1
σmem = (0,005139λ − 0,00326)exp �1268 �303 − T �� (3.66)
moy

où λ est le taux d'hydratation [95-97,102].

Un modèle beaucoup plus détaillé pour la conductivité de la membrane a


été développé par Choi et al. [106]. Ce modèle s'appuie uniquement sur les
paramètres physiques de la membrane. Le transport des protons est décrit par :

εi F2 ∑ ∑ D W+
σmem = �RT �DH + CH + + DGH + CH + + 1+δ
H
CH + �� (3.67)
τ moy c


où εi est la porosité de la membrane, τ est le facteur de tortuosité, 𝐷𝐷𝐻𝐻 + est le

coefficient de diffusion de surface, 𝐶𝐶𝐻𝐻 + est la concentration de la surface en
protons, 𝐷𝐷𝐻𝐻𝐺𝐺 + est le coefficient de diffusion rotthuss, CH+ est la concentration en
proton, 𝐷𝐷𝐻𝐻𝑊𝑊+ est le coefficient de diffusion, et δc est le rapport de diffusion Stefane
Maxwell. La méthode complète est décrite dans le travail de Choi et al. [106].

3.3.2 Modélisation empirique de l’électrolyseur

La modélisation empirique ou semi empirique est nettement préférée aux


modèles théoriques dans la mesure où elle permet une simplification du problème
et une diminution du nombre de paramètres. Néanmoins, elle reste toujours
spécifique au type d’électrolyseur pour lequel elle a été établie et ne peut
représenter tout les phénomènes qui ont lieu dans cet électrolyseur.
Pour simplifier la modélisation, beaucoup de chercheurs ont juste simulé la
courbe caractéristique I – V de l’électrolyseur. Dans ce sens, on trouve dans la
littérature plusieurs modèles qui ont été élaborés selon les différents types
d’électrolyseurs étudiés. Il y a ceux qui ont représentés la caractéristique I-V de
l’électrolyseur par des droites, d’autres ont utilisé des exponentielles, des
équations polynomiales ou bien la courbe de Tafel [107-110]. La modélisation
électrochimique est la mieux adaptée pour simuler le comportent réel d’un
électrolyseur PEM. Toutefois, vu sa complexité et les grands moyens qu’il faut
mettre en œuvre pour la réaliser, nous avons préféré, dans notre travail, le choix
Chapitre 3 Modélisation des composants du système PV – Electrolyseur 87

de la modélisation empirique de la caractéristique I – V. D’autant plus que l’on ne


dispose pas d’un électrolyseur pour effectuer l’expérimentation nécessaire à la
validation du modèle.

3.4 Conclusion

Dans le but de simuler le fonctionnement d’un système de production


d’hydrogène alimenté en énergie photovoltaïque, une revue bibliographie a été
présentée sur les différents modèles existants dans la littérature, capables de
reproduire au mieux trois composants importants de notre système proposé dans
cette étude à savoir : l’irradiation globale sur le plan incliné des modules, le
module/générateur photovoltaïque et l’électrolyseur PEM.
L’analyse des modèles proposés en littérature pour l’estimation de
l’irradiation globale sur un plan incliné a permis de choisir une méthode qui se
base sur la combinaison de deux modèles et qui peut reproduire d’une manière
fiable les irradiations globales horaires sur le plan incliné des modules.
Concernant la modélisation du module/générateur photovoltaïque, trois modèles
pour reproduire la caractéristique I–V du générateur ont été présentés ainsi que
trois modèles pouvant reproduire la puissance de ce dernier.
L’analyse comparative de ces différents modèles a permis de choisir le
modèle appelé communément le modèle explicite pour l’étude du fonctionnement
du module/générateur photovoltaïque dans les différentes conditions
météorologiques (éclairement, température, etc.) et ceci pour deux principales
raisons : pour sa concordance acceptable avec les résultats expérimentaux et
pour sa facilité d’utilisation lors de la détermination du courant au point de
puissance maximale sans avoir à recourir aux méthodes numériques.
En dernier et toujours au vu de cette revue bibliographique, deux types de
modèles ont été présentés pour la modélisation des électrolyseurs PEM: la
modélisation électrochimique et la modélisation empirique. L’analyse des deux
types de modèles a permis de conclure que la modélisation électrochimique est
très complexe à mettre en œuvre par rapport aux modèles empiriques qui peuvent
reproduire d’une manière simplifiée la caractéristique I – V des électrolyseurs PEM
d’où le choix de ce dernier type de modèles pour la suite du travail.
88

CHAPITRE 4

COUPLAGE GENERATEUR PV- ELECTROLYSEUR :


THEORIE ET MODELISATION

Dans ce travail, le système étudié est un système destiné à la production


d’hydrogène par voie photovoltaïque. Le système est constitué d’un générateur
PV et d'un électrolyseur PEM. Le générateur PV alimente l'électrolyseur en
énergie électrique. L'électrolyseur produit l'hydrogène. Un dispositif d’adaptation
entre le générateur PV et l’électrolyseur peut lui être associé.

Dans les systèmes PV, la problématique du couplage entre ses différents


composants réside dans le transfert de la puissance maximale du générateur
photovoltaïque à l’électrolyseur qui souffre souvent d’une mauvaise adaptation. Le
point de fonctionnement qui en découle est alors parfois très éloigné du point de
puissance maximale (MPP).

Dans ce type de systèmes, il est désirable que la courbe de fonctionnement


de la charge (l’électrolyseur) soit plus près de celle de la puissance maximale du
générateur PV. Dans ces conditions, les performances du système sont meilleures
et le générateur PV peut être exploité à son rendement maximum.
En effet, une meilleure adaptation du système peut être assurée par la sélection
judicieuse des composants (module PV et électrolyseur) à utiliser dans le système
couplant le générateur PV à un électrolyseur ou bien par l'incorporation d'un
dispositif électronique de contrôle qui permet une extraction maximale de la
puissance du générateur PV et pour lequel la courbe de la caractéristique (I-V) de
fonctionnement du système suit bien la courbe de la puissance maximale du
générateur PV.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 89

Dans ce chapitre, sont présentés les différents modes de couplage ainsi


que l’optimisation des couplages générateur PV-Electrolyseur.

4.1 Couplage générateur PV- Electrolyseur : analyse théorique

4.1.1 Couplage direct du générateur PV à l’électrolyseur

L'utilisation directe de l’énergie produite par un générateur PV est possible.


En effet, un générateur PV peut être directement connecté à une charge à
condition que la charge supporte la tension et le courant continus délivrés par le
générateur PV. Le point de fonctionnement du système dépend de l’impédance de
la charge à laquelle il est connecté [111].
Dans les systèmes de production d’hydrogène basés sur le solaire, le
couplage direct est celui dans lequel le générateur PV est relié directement à
l’électrolyseur pour générer de l’hydrogène. Il présente plusieurs avantages tels
que la simplicité, le coût faible et la possibilité d'obtenir de meilleures
performances. Cependant le problème d’adaptation entre ces deux éléments reste
discutable; la majorité des électrolyseurs ont une caractéristique de
fonctionnement différente de celle des points de puissance maximale du
générateur PV. Cela fait que la puissance extraite du générateur PV est souvent
éloignée du maximum de puissance que peut délivrer le générateur PV et par
conséquent, le transfert de puissance n’est pas optimal, ce qui entraine
d’importantes pertes d’énergie.
La figure 4.1 montre le schéma synoptique d'un système de production
d’hydrogène solaire à couplage direct. Ce système est composé d’un générateur
PV connecté directement à l’électrolyseur sans aucun dispositif intermédiaire.

Figure 4.1 : schéma synoptique du couplage direct d’un GPV à un électrolyseur.


Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 90

La caractéristique courant-tension du générateur PV et celle de fonctionnement


d’un électrolyseur qui est directement connecté au générateur PV sont présentées
sur la figure 4.2. Ce cas de figure montre que le générateur PV est mal exploité et
ne fournit pas la puissance maximale disponible à l’électrolyseur. Cependant,
certains électrolyseurs présentent relativement une bonne adaptation quand ils
sont directement couplés au générateur PV.
4.5

4
I el (Vel)
I optimal (Voptimal)
1000 W/m2
3.5
900 W/m2

3
Courant I (A)

800 W/m2

2.5 700 W/m2

600 W/m2
2
500 W/m2
1.5
400 W/m2

1 300 W/m2

200 W/m2
0.5

100 W/m2
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Tension V (V)
Figure 4.2 : Caractéristiques Courant-tension du générateur PV et de
l’électrolyseur pour le couplage direct

Pour assurer une bonne adaptation, il est essentiel que l’électrolyseur


utilise le maximum de la puissance disponible délivrée par le générateur PV afin
de réaliser un système solaire-hydrogène à bon rendement énergétique et à coût
réduit. Pour cela, il est fait recours à des techniques permettant d'optimiser le
transfert de la puissance produite par le générateur PV vers l’électrolyseur et
d’adapter la capacité de production à la demande.
Dans ce contexte, l’optimisation du couplage et l’adaptation de l’électrolyseur au
générateur PV sera traitée dans la section suivante.

4.1.2 Optimisation du couplage du générateur PV à l’électrolyseur

[Link] Introduction

Le transfert de puissance optimale à l'électrolyseur nécessite le


fonctionnement du générateur PV à son point de puissance maximale (MPP).
Dans la réalité, la caractéristique du générateur PV est affectée par l'éclairement
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 91

et la température, la caractéristique de l'électrolyseur est affectée par la


température de l'électrolyte. Pour la production d'hydrogène avec de meilleurs
rendements dans un système PV-Electrolyseur, le point de fonctionnement de
l'ensemble du système doit être confondu avec le point de la puissance maximale
du générateur PV [112,113]. Cela est généralement rendu possible:
• Soit en réalisant un couplage via un convertisseur DC/DC muni d’un
système de poursuite de point de puissance maximale (MPPT). Ce type de
couplage est appelé communément couplage indirect.
• Soit en réalisant un couplage direct de manière à adapter la sortie du
générateur PV à l'entrée de l'électrolyseur. Dans ce cas là, il faut
déterminer le nombre de modules PV nécessaires en série et en parallèle
pour alimenter correctement l’électrolyseur avec une conversion
photovoltaïque proche de l’optimum.

[Link] Couplage du générateur PV avec un électrolyseur via un MPPT

Lors du couplage direct de l’électrolyseur à un générateur PV, le point de


fonctionnement de l’électrolyseur ne coïncide pas toujours avec le point de
puissance maximale du générateur PV. L’insertion d’un convertisseur, muni d’une
commande MPPT (Maximum Power Point Tracking), entre le générateur PV et
l’électrolyseur permet de mieux faire coïncider la caractéristique de
fonctionnement de l’électrolyseur avec la courbe des points de puissance
maximale du générateur PV ou demeure dans son voisinage quelles que soient
les variations de l’éclairement et de la température [114-116]. Ce convertisseur
permet d’ajuster, en chaque instant, le courant et la tension du générateur PV aux
valeurs optimales de l’électrolyseur nécessaire pour une production maximale
d’hydrogène.
La figure 4.3 donne le schéma de principe du couplage d’un générateur PV
à un électrolyseur via un convertisseur DC / DC muni d’un MPPT. Ce dernier est
constitué par un dispositif électronique commandé à travers son rapport cyclique
de telle sorte à minimiser l'erreur entre la puissance de fonctionnement et la
puissance maximale de référence variable en fonction des conditions climatiques.
Le convertisseur MPPT est caractérisé par [112]:
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 92

• La topologie de convertisseur DC/DC: abaisseur (buck), survolteur (boost)


ou abaisseur-survolteur (buck-boost)
• Le type de contrôle: analogique ou numérique
• La méthode MPPT utilisée.

Figure 4.3 : schéma synoptique du couplage d’un générateur PV à un


électrolyseur via un MPPT [113]

[Link] Couplage direct avec reconfiguration du générateur PV et de


l’électrolyseur

Pour optimiser le système Générateur PV-Electrolyseur dans le cas du


couplage direct, plusieurs techniques peuvent être utilisées. Parmi les différentes
techniques, deux procédures sont généralement utilisées et qui sont traitées dans
cette section, à savoir:

• L’optimisation du couplage par reconfiguration du générateur PV


• L’optimisation du couplage par reconfiguration des stacks électrolyseurs

[Link].1 Couplage direct avec reconfiguration du générateur PV

Comme il a été décrit précedemment, le couplage direct de l’électrolyseur à


un générateur PV est généralement caractérisé par une mauvaise adapation. Le
point de fonctionnement qui en découle est alors parfois très éloigné du point de
puissance maximale (MPP). Cette désadaptation peut être contrôlée par le
changement de la configuration du générateur PV selon la caractéristique I-V de
l’électrolyseur.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 93

Le principe de l’optimisation du système générateur PV-électrolyseur avec


la reconfiguration du générateur PV consiste en le maintien du point de
fonctionnement du système, pour différents niveaux d’éclairement, plus près de
celui de la puissance maximale (MPP) en changeant le nombre de modules PV
connectés en série et en parallèle avec le maintien du nombre total des modules
PV constant. Ce changement de connexion de modules au sein du générateur PV
permet de déplacer le point de puissance maximale du générateur afin de se
rapprocher du point de fonctionnement de l’électrolyseur.

L’augmentation du nombre de modules PV en parallèle permet d’augmenter


le courant délivré par le générateur PV et de maintenir la tension fixe, quant à
l’augmentation du nombre de modules PV en série, elle augmente la tension et
maintient le courant. La figure 4.4 montre le principe de cette procédure
d’optimisation.

Figure 4.4 : Variation de la configuration du générateur PV avec Electrolyseur fixe [117]

[Link].2 Couplage direct avec reconfiguration des stacks de l’électrolyseur

Une deuxième possibilité d’optimiser le couplage direct de l’électrolyseur au


générateur PV, est celle de la reconfiguration des stacks de l’électrolyseur. Cette
technique consiste en la variation de la connexion des stacks électrolyseurs au
sein du système couplant un générateur PV à un électrolyseur. Cela entraine le
déplacement de la caractéristique de fonctionnement de l’électrolyseur. Par
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 94

conséquent un meilleur choix du nombre de stacks mis en série et en parallèle


peut permettre une meilleure optimisation du système.
L’association électrique en parallèle de plusieurs stacks électrolyseurs permet
d’augmenter le courant contrairement à la tension qui reste presque constante.
Quant à l’augmentation du nombre de stacks électrolyseur connectés en série
permet d’augmenter la tension et de maintenir le courant constant (voir fig. 4.5).

Figure 4.5 : Variation de la configuration de l’électrolyseur avec un générateur PV fixe

Dans ce travail, la stratégie utilisée pour l’étude de l’optimisation du


système PV-Electrolyseur consiste en l’utilisation à la fois de ces deux techniques:
procéder d’une part à la reconfiguration du générateur PV, en variant le nombre
de modules PV mis en série et en parallèle et d’autre part à la reconfiguration de
l’électrolyseur PEM, en variant le nombre de stacks en série et en parallèle.

4.2 Modélisation du couplage générateur PV- Electrolyseur

4.2.1 Caractérisation du module photovoltaïque

Le générateur photovoltaïque, choisi et étudié dans ce travail, est composé


de modules photovoltaïques de type BP Solar BPSX de 60 W. Les
caractéristiques électriques de ce module, fournies par le constructeur, sont
présentées dans le tableau 4.1.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 95

Tableau 4.1 : Caractéristiques électriques du BP SX 60

Type du module BP SX 60
Puissance maxi (Pmax,ref) 60 W
Tension à Pmax (Vmp,ref) 16,8 V
Courant à Pmax (Imp,ref) 3,56 A
Minimum garanti Pmax,ref 55 W
Courant de court-circuit (Isc,ref) 3,87 A
Tension à circuit ouvert (Voc,ref) 21 V
Coefficient de température de Isc (0,065±0,015)%/°C
Coefficient de température de Voc -(80±10)mV/°C
Coefficient de température de la -(0,5±0,05)%/°C
puissance NOCT 47±2°C

La figure 4.6 représente la caractéristique I-V du module BP SX 60 sous les


conditions standard (STC) à savoir d’éclairement de 1000 W/m2 et de température
de cellule de 25°C reproduite par le modèle explicite (Eq. 3.20, 3.21 et 3.22).

4.5

1000 W / m2 ; Tc = 25°C MPP


3.5

3
Courant I (A)

2.5

1.5

0.5

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22
Tension V (V)

Figure 4.6: Caractéristique I-V simulée du module BP SX 60 sous (STC)

Pour vérifier la fiabilité du modèle explicite à reproduire les caractéristiques


I – V du module PV choisi, le calcul de l’erreur relative moyenne ERM a été
calculé pour le cas des conditions standard à partir de l’équation suivante :
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 96

ERM =
(YS − YExp ) ×100 (4.1)
YExp

où YS et YExp sont les valeurs du courant et / ou de la tension simulées par les

modèles et les valeurs donné par le constructeur.


Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau 4.2.

Tableau 4.2 : Résultats du calcul de l’erreur relative moyenne

Voc,ref Voc,sim Isc,ref Isc,sim Pmax,ref Pmax,sim ERMVoc(%) ERMIsc(%) ERMPmax(%)

21 21 3,87 3,87 60 59,8476 0 0 0,25

On peut conclure que sous les conditions standard (STC), les résultats de
simulation du Voc,ref et du Isc,ref approchent étroitement ceux donnés par le
constructeur, ce qui prouve la fiabilité du modèle utilisé.

Paramètres influant sur les performances du module

Dans les applications pratiques, les modules PV ne fonctionnent pas dans


les conditions standards de tests. Dans ce qui suit, une étude de l’effet de
l’éclairement (rayonnement) et de la température sur le comportement des
modules est présentée.
Effet de l’éclairement

Dans la figure 4.7 sont représentées les différentes courbes


caractéristiques I-V simulées du module BP SX 60 pour des rayonnements de
100,300, 500, 700, 900 et 1000 W/m2 et une température de cellule fixe de 25° C,
obtenues à partir du modèle explicite, ainsi que les points de puissance maximale
correspondants.
Comme le montre la figure 4.7, à une température de cellule fixe, la tension
à circuit ouvert Voc et le courant de court circuit Isc sont influencés par l’éclairement
solaire incident. La tension Voc augmente de manière logarithmique en fonction de
l’augmentation de l’éclairement solaire incident, par contre le courant Isc
augmente linéairement.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 97

4.5
Isc,ref = 3.87 A
4 MPP

1000 W/m2 , Tc = 25°C


3.5
900 W/m2 , Tc = 25°C

3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2 , Tc = 25°C

2
500 W/m2 , Tc = 25°C

1.5
Voc,ref = 21 V
1 300 W/m2 , Tc = 25°C

0.5
100 W/m2 , Tc = 25°C
0
0 5 10 15 20 25
Tension V (V)
Figure 4.7 : Caractéristiques I-V du BP SX 60 pour différents rayonnements
et une température de cellule fixe de 25°C.

Effet de la température

La température est un paramètre très important dans le comportement d'un


module PV. Dans la figure 4.8 sont représentées les différentes courbes
caractéristiques I-V simulées du module BP SX 60 pour un éclairement fixe de
1000 W/m2 et des températures ambiantes de 25° C et 45 °C obtenues toujours à
partir du modèle explicite.

La figure 4.8 montre qu’à un éclairement fixe, le courant de court-circuit (Isc)


varie peu en fonction de la température. Par contre, l’augmentation de la
température provoque une diminution de la tension en circuit ouvert (Voc) et ceci
peut se traduire aussi par une diminution de la puissance maximale disponible
dans les modules PV, d’où l'influence de la température sur le comportement du
module PV.

De ces résultats, en fonction des conditions de fonctionnement auxquelles


peut être soumis le générateur photovoltaïque, la puissance délivrée par ce
dernier peut être déduite. Cette puissance représente la puissance d’entrée de
l’électrolyseur.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 98

3.5

3
Courant I (A)

2.5

2 1000 W/m2; Tamb =25°C

1.5

1 1000 W/m2; Tamb =45°C

0.5

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22

Tension V (V)
Figure 4.8 : Caractéristiques I-V du BP SX 60 pour différentes températures et un
éclairement fixe de 1000 W/m2.

4.2.2 Caractérisation de l’électrolyseur PEM

L’électrolyseur choisi dans ce travail pour étudier le couplage d’un


électrolyseur à la sortie du générateur photovoltaïque, est un électrolyseur PEM
commercialement disponible sous la marque h-tec 50 W StaXX7. Il est composé
d’un stack de 7 cellules en série (voir figure 4.9). Les spécifications de cet
électrolyseur sont données dans le tableau 4.3.

Figure 4.9 : L’électrolyseur PEM StaXX7 de h-tec


Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 99

Tableau 4.3 : Caractéristiques de l’électrolyseur PEM

Type de l’électrolyseur PEM StaXX7 (h-tec)


Surface de l’électrode 7 cellules de 16 cm2 chacune
Puissance 50 W à 14 V DC
Tension admissible 10.5 ─ 14.0 V DC
Courant admissible 0 ─ 4.0 A DC
H2 produit 230 cm3/min (8.33 x 10-8 kg/min)

Les séries de tests expérimentaux réalisés sur cet électrolyseur afin


d’évaluer ses performances dans l’intervalle de tension d’entrée admissible, ont
permis d’obtenir les valeurs expérimentales I ─ V résumé dans le tableau 4.4. Ces
résultats ont été pris de la littérature.

Tableau 4.4: Données Expérimentales de la caractéristique I-V de l’électrolyseur


h-tec StaXX7 (50W) [118]

Tension (V) Courant (A) Tension (V) Courant (A)


7,28 0 11,4 1,08
7,95 0 11,5 1,23
8,37 0 11,67 1,45
8,7 0 11,7 1,51
9,26 0 11,79 1,64
9,7 0 11,91 1,83
9,96 0 12,04 2,03
10,13 0 12,22 2,31
10,25 0,02 12,31 2,46
10,35 0,04 12,37 2,57
10,42 0,07 12,52 2,81
10,52 0,13 12,61 2,97
10,56 0,15 12,68 3,1
10,65 0,22 12,78 3,26
10,7 0,26 12,9 3,45
10,77 0,32 12,96 3,56
10,87 0,44 13,02 3,65
10,98 0,54 13,08 3,74
11,09 0,68 13,13 3,82
11,18 0,88 13,16 3,89
11,28 0,92 13,2 3,92
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 100

La courbe caractéristique expérimentale courant-tension de cet


électrolyseur, montrée dans la figure 4.10, a la même allure que les courbes
caractéristiques I – V des différents électrolyseurs PEM en général mais avec des
valeurs différentes. C'est-à-dire, le courant est proche de zéro jusqu'à ce qu’un
seuil de tension appelé V cut-in, est atteint, après quoi il augmente à peu près
linéairement avec l’augmentation de la tension jusqu’à ce que cette dernière
atteigne sa valeur nominale maximale. Le seuil de tension V cut-in est la tension
minimale qui doit être appliquée à l'électrolyseur pour initier la réaction
d'électrolyse.

3
Courant (A)

0
6 8 10 12 14
Tension (V)
Figure 4.10 : Caractéristique I─V expérimentale de l’électrolyseur PEM (50 W)

La modélisation empirique de cette courbe I-V, représentée dans la figure


4.10 est établie par deux approches: une approche linéaire et une approche
polynomiale.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 101

Approche linéaire

0 V ≤ 10 
I el =   (4.2)
1,38607 × V − 14,5231 V > 10

Approche polynomiale

0 V ≤ 10 
 
I el =  4  (4.3)

 aiV
i
V > 10
 i =0 

où ai sont les coefficients du polynôme (a0 = 498,128; a1 = - 159,199; a2 =


18,828; a3 = -0,980817; a4= 0,0191867).

Les deux courbes à savoir linéaire et polynomiale ont été représentées


dans la figure 4.11 afin de comparer laquelle des deux approchait le mieux la
courbe caractéristique expérimentale I-V de l’électrolyseur. Graphiquement, on
remarque que la courbe polynomiale représente le mieux cette dernière.
Néanmoins, le calcul de l’erreur relative moyenne ainsi que l’erreur quadratique
relative moyenne s’avère le meilleur moyen pour choisir entre les deux équations.

Le calcul de l’erreur relative moyenne (ERM) et l’erreur moyenne


quadratique relative (EMQR) a été établi grâce aux équations (4.4) et (4.5)
suivantes :

1 N (YS − YExp )
ERM = ∑ × 100 (4.4)
N i=1 YExp

12
 1 N  Y − Y 2 
EMQR =  ∑    × 100
S Exp
(4.5)
 N i=1  YExp  

 

où YS et YExp sont les valeurs du courant simulées par les modèles et les valeurs

mesurées (expérimentales) du courant respectivement et N est le nombre de


points.

Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau 4.5.


Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 102

Tableau 4.5 : comparaison entre l’équation linéaire et l’équation polynomiale

ERM (%) EMQR (%)

Approche linéaire 1,87469388 0,07028954

Approche polynomiale 0,31012349 0,00192353

4
Expérimentale
Approche linéaire
Approche Polynomiale

3
Courant (A)

0
6 8 10 12 14
Tension (V)

Figure 4.11: Approche de la caractéristique expérimentale I─V de l’électrolyseur


PEM STAXX (50 W)

D’après les résultats, l’équation polynomiale présente une meilleure


approche de la courbe caractéristique expérimentale de l’électrolyseur PEM
STAXX avec une erreur relative quadratique moyenne de 0,002% comparé à
l’approche linéaire dont l’ERQM est de 0.07%.

Donc c’est l’équation polynomiale qui est retenue pour représenter la


courbe caractéristique de l’électrolyseur.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 103

[Link] Estimation de l’hydrogène produit

La quantité d’hydrogène produite peut être estimée à partir du rendement


faradique donné ci après [119]:

VH 2 (mesuré)
ηf = (4.6)
VH 2 (calculé)

Avec

RI EL Tt
VH 2 (calculé) = (4.7)
FPz

IEL courant d’entrée de l’électrolyseur en A, t temps en seconde, F constante de


Faraday (96485 C/mol), T température ambiante (298K), P pression
atmosphérique, R constante des gaz parfait (8,314 J/mol.K), Z nombre des
électrons (Z(H2)=2).

Par substitution, on obtient :

VH 2 produit = 3.1939 × IEl × ηf (4.8)


IEL: est le courant d’entrée de l’électrolyseur en (A) ;
f : est le rendement faradique de l’électrolyseur

Comme le montre l’équation (4.8), le volume d’hydrogène produit est


fonction du courant de l’électrolyseur lui-même fonction du courant débité par le
générateur photovoltaïque.

4.2.3 Modélisation du couplage direct du générateur PV à l’électrolyseur

Lors du couplage direct, le générateur PV est relié directement, sans aucun


dispositif intermédiaire, à l'électrolyseur PEM. L’électrolyseur est caractérisé par
une courbe propre de fonctionnement correspondant aux couples de valeurs
(courant, tension).
Pour chaque niveau d’éclairement, le point de fonctionnement de
l'électrolyseur PEM est défini par l'intersection de la courbe (I-V) du générateur PV
avec la courbe (I-V) de l'électrolyseur (voir fig. 4.12).
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 104

Figure 4.12: Point de fonctionnement du système PV-Electrolyseur en couplage direct

Calcul du point de fonctionnement

Graphiquement, le point de fonctionnement du système est défini par


l'intersection de la courbe (I-V) du générateur avec la courbe I-V de l'électrolyseur.
Comme le montre la figure 4.12, le couplage direct du générateur PV à
l’électrolyseur permet d'écrire les deux égalités suivantes :

VPV = VEl , I PV = I El (4.9)

Vpv et VEl sont respectivement la tension du générateur PV et la tension de


l’électrolyseur,
Ipv et IEl sont respectivement le courant du générateur PV et le courant de
l’électrolyseur.

La résolution de cette équation non linéaire en MATLAB peut se faire par deux
méthodes soit graphiquement soit par la méthode de Newton-Raphson. Dans ce
travail, le choix s’est porté sur la méthode graphique pour sa simplicité et surtout
pour sa rapidité d’exécution.

• Méthode graphique
Soient ƒPV et ƒEl deux fonctions définies sur un intervalle I.
On appelle CƒPV et CƒEl leurs courbes représentatives dans un repère du plan (V, I).
On pose pour tout x de I :
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 105

h(x)= ƒPV (x) ─ ƒEl (x) (4.10)

Si, pour tout x de I :

h(x) > 0, alors la courbe CƒPV est au dessus de la courbe CƒEl

h(x) < 0, alors la courbe CƒPV est en dessous de la courbe CƒEl

Le point d’intersection devant se trouver à la fois sur les deux courbes,


correspond au point pour lequel h(x)=0. Ses coordonnées doivent satisfaire à la
fois à leurs deux équations, en combinant ces deux équations, les valeurs que l’on
obtiendra pour y et x seront les coordonnées du point d’intersection.
Un code informatique a été formulé en MATLAB pour simuler le fonctionnement
d’un système PV-Electrolyseur en couplage direct. Les résultats de simulation
seront présentés dans le chapitre suivant.

4.2.4 Modélisation du couplage avec convertisseur MPPT

Lors du couplage indirect, l’insertion d’un convertisseur, muni d’une


commande MPPT (Maximum Power Point Tracking), entre le générateur PV et
l’électrolyseur permet le fonctionnement de l’électrolyseur avec les points de
puissance maximale du générateur PV quelle que soit les variations de
l’éclairement et de la température [114-116].
En effet, on peut considérer que l’entrée du convertisseur est connectée au
générateur photovoltaïque et sa sortie couplée avec l’électrolyseur.
Dans le cas idéal, en négligeant les pertes produites par les éléments de
circuit, la puissance à l’entrée du convertisseur PConv,e est égale à la puissance à

la sortie du convertisseur PConv ,s .

PConv,e = PConv,s (4.11)

Mais dans la pratique le rendement du convertisseur MPPT varie entre 95%


et 1. [96,120]. Dans notre cas d’étude, la valeur du rendement MPPT est considéré
égale à 98%.

Pour le point de puissance maximale, il est déterminé par les équations


citées dans la section [Link].
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 106

   V   
I max = I sc, ref 1 − C1 exp max  − 1  + ΔI

  C 2 Voc, ref  
   

 G 
Vmax = Vmax,ref 1 + 0,0539 log inc  + µ Voc ΔT
  G ref 

4.2.5. Modélisation du Couplage direct avec reconfiguration du générateur PV et


de l’électrolyseur

La modélisation du couplage direct avec reconfiguration du générateur PV


et de l’électrolyseur est basée sur les modèles mathématiques de la
caractéristique (I-V) de l’entrée de l’électrolyseur constitué de NsEl stacks en série
et NpEl stacks en parallèle, et le modèle mathématique (I-V) de la sortie du
générateur PV constitué de NsPV modules en séries et NpPV modules en
parallèles.

[Link]. Modélisation du Couplage direct avec reconfiguration du générateur PV :

Le modèle choisi pour reproduire la caractéristique (I-V) du cellule / module


est le modèle explicite dont les équations, citées dans la section [Link] du
chapitre précédent,.sont :

   V  
I = I sc,ref 1 − C1  exp  − 1
    
  C 2 Voc,ref  

avec

 I max,ref   − Vmax,ref 
C1 = 1 −  exp 
 I sc,ref  C V 
   2 oc,ref 

Vmax,ref
−1
Voc,ref
C2 =
 I max,ref 
ln1 − 
 I sc,ref 
 
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 107

 G   G 
ΔI = μ Isc  ΔT +  − 1.I sc,ref
 G ref   G ref 

 G 
ΔV = 0.0539 Vmax,ref log  + μ Voc ΔT
 G ref 

∆T = Tc − Tref

Considérons un générateur PV constitué de NsPV cellules connectées en


série dans chaque branche pour former une chaine, et NpPV branches identiques
connectées en parallèles comme le schématise la figure (4.13)

Figure 4.13 : Schéma synoptique d’un générateur PV

L’équation décrivant la caractéristique (IGEN, VGEN) devient comme suit :

   V − ∆V  
I GEN = N pPV I SC 1 − C1  exp GEN  − 1 + ∆I (4.12)

   N sPV C 2 VOC  

Avec

 G   G 
ΔI = μ Isc  ΔT +  − 1.I sc,ref .Np PV (4.13)
 G ref   G ref 
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 108

 G 
ΔV = 0,0539 Vmax,ref .Ns PV log  + μ Voc ΔT (4.14)
 G ref 

Grâce à ces équations, un code informatique en MATLAB a été établi. Il


permet de reproduire la caractéristique (IGEN,VGEN) du générateur schématisé dans
la figure 4.13 dans les conditions variables de rayonnement et de température. Il
permet aussi de calculer et de tracer la courbe du point de puissance maximale.

Comme exemple, supposant un électrolyseur PEM constitué de 4 stacks h-


tec STAXX 50 connectés en série et dont la courbe de fonctionnement est
montrée dans la figure 4.14. Pour pouvoir optimiser notre système PV-
Electrolyseur de façon à travailler au voisinage de la courbe de puissance
maximale, il faut connecter 5 modules PV BP SX 60 en série (voir figure 4.14). En
effet, la configuration de 5 modules PV dispose d’une courbe de point de
puissance maximale très proche de la courbe de fonctionnement de l’électrolyseur
comparé aux autres configurations.

MPP
7 NsPV= 2
NpPV=2

6
Courant I (A)

5
Courbe de Fonctionnement
MPP
d'un Electrolyseur
NsPV= 3
4 MPP NpPV=1
NsPV= 1
NpPV=2 MPP
3 NsPV= 5
NpPV=1
2

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Tension V (V)

Figure 4.14 : Optimisation du couplage avec reconfiguration du générateur PV

[Link] Modélisation du Couplage direct avec reconfiguration des stacks de


l’électrolyseur

Pour pouvoir étudier le couplage direct avec reconfiguration des stacks de


l’électrolyseur, il est primordial d’utiliser une équation qui caractérise la
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 109

caractéristique (I-V) de l’électrolyseur et qui prend en considération le nombre de


cellules en série et en parallèle.

A cet effet, considérons un électrolyseur constitué de NsEl cellules


connectées en série dans chaque branche pour former une chaine, et NpEl
branches identiques connectées en parallèles comme le schématise la figure
(4.15).

Figure 4.15 : Schéma synoptique d’un électrolyseur PEM

L’équation 4.4 décrivant la caractéristique (I-V) d’un stack d’électrolyseur


peut être réécrite comme suit :

0 V1S ≤ 10 
 
I1S = 4  (4.15)
∑ i
 a i V1S V1S > 10
 i =0 

Avec I1S et V1S le courant et la tension d’un stack d’électrolyseur PEM.

En supposons que le stack constitué de 7 cellules en série est la cellule de


base de l’électrolyseur schématisé dans la figure 4.15, l’équation décrivant la
caractéristique (IEl-VEl) de cet électrolyseur constitué d’un arrangement de NsEl
stack connectées en série et NpEl stack branchés en parallèles, devient comme
suit :
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 110

0 VEl ≤ 10 × N sEl 
 
∑ ( )
I El = 4
i  (4.16)
 N pEl × a i V1S × N sEl VEl > 10 × N sEl 
 i =0 

Cette équation est utilisée pour étudier le couplage direct avec arrangement
des stacks en série et en parallèle.

A titre d’exemple, on remarque que pour optimiser le fonctionnement d’un


générateur fixe constitué de 4 modules PV BP SX 60 connectés en série, il faut
connecter 5 stacks d’électrolyseur en série (voir figure 4.16). Effectivement les
autres configurations présentent des caractéristiques (IEl-VEl) très éloignées de la
courbe du point de puissance maximale.

4.5

NsEl = 1 NsEl = 2 NsEl = 3 NsEl = 4 NsEl = 5


4

MPP
3.5

3
Courant I (A)

2.5

1.5

0.5

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Tension V (V)

Figure 4.16 : Optimisation du couplage avec reconfiguration de l’électrolyseur

4.3 Optimisation d’un système PV-Electrolyseur par reconfiguration:

Dans ce travail, la stratégie utilisée pour l’étude de l’optimisation du


couplage direct d’un système PV-Electrolyseur consiste en l’utilisation à la fois de
ces deux techniques. C’est à dire procéder d’une part à la reconfiguration du
générateur PV, en fixant la taille de l’électrolyseur et en variant le nombre de
modules PV mis en série (NsPV) et en parallèle (NpPV) et d’autre part à la
reconfiguration de l’électrolyseur PEM, en fixant la taille du générateur PV et en
variant le nombre de stacks (NsEl) en série et en parallèle (NpEl). Pour chaque
configuration sont calculées les pertes d’énergie annuelle du système PV-
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 111

Electrolyseur ainsi que la quantité d’hydrogène annuelle produite. A cet effet,


plusieurs combinaisons sont proposées dans cette étude. Elles sont résumées
dans le tableau 4.6.

Tableau 4.6 : combinaisons série-parallèle d’un système PV-Electrolyseur

Configuration des différentes combinaisons


PV-electrolyseur
Module PV Stack Module PV Stack
electrolyseur electrolyseur
1 1 1 22 2+ ║2+ 2║
2 1 2║ 23 4+ 3+
3 1 2+ 24 4+ 4+
4 2║ 1 25 2+ ║2+ 2+ ║2+
5 2║ 2║ 26 2+ ║2+ 2+ ║2+║2+
6 2║ 3║ 27 5║ 3║
7 2║ 2+ ║ 2+ 28 5║ 4║
8 2+ 1 29 5║ 5║
9 2+ 2+ 30 5║ 6║
10 2+ 2║ 31 5║ 3+ ║ 3+
11 3║ 1 32 5+ 3+
12 3║ 2║ 33 5+ 4+
13 3║ 3║ 34 5+ 5+
14 3║ 2+ ║2+ 35 5+ 2+ ║2+
15 3+ 2+ 36 6║ 4║
16 3+ 3+ 37 6║ 5║
17 3+ 2+ ║2+ 38 2+ ║ 2+ ║ 2+ 2+ ║ 2+
18 4║ 2║ 39 3+ ║ 3+ 3+
19 4║ 3║ 40 6+ 3+
20 4║ 4║ 41 6+ 4+
21 4║ 5║

Dans le tableau 4.6, le "+" indique une combinaison série, et le "║" indique une
combinaison parallèle. Donc par exemple :
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 112

• une combinaison 3 ║ PV et 2 ║El veut dire que 3 modules PV connectés en


parallèles sont couplés à un électrolyseur constitué de 2 stacks connectés
en parallèle.
• Une combinaison 2+ PV et 2+ El veut dire que 2 modules PV connectés en
série sont couplés à 2 stacks connectés en série.
• Une combinaison 2+ ║ 2+ PV avec 2+ ║ 2+ El veut dire que deux modules
connectés en série et branchés en parallèle avec deux autres modules
connectés en série sont couplés avec 2 stacks connectés en série eux
même branchés en parallèle avec 2 autres stacks connectés en série.

L’étude de toutes les différentes combinaisons séries – parallèle des modules


SX60 avec les stacks StaXX7 PEM (dont les caractéristiques ont été décrites dans
les sections précédentes) listées dans le tableau 4.6, sera présentée dans le
chapitre suivant.

4.3.1 Estimation des pertes d’énergie issues du couplage direct comparé à la


MPPT

Il est essentiel que l’électrolyseur utilise le maximum de la puissance


disponible délivrée par le module PV afin de réaliser un système solaire-
hydrogène à bon rendement énergétique. La performance optimale est obtenue
en faisant fonctionner l’électrolyseur avec le système MPPT. Cependant il est
possible de s’abstenir du convertisseur DC-DC qui peut être une source de
dépenses de plus par rapport au coût initial du système et ceci en utilisant une
bonne configuration de notre système PV-Electrolyseur. Pour trouver la
configuration optimale, une estimation des pertes d’énergies (E% ) issues du
couplage direct comparé à la MPPT est calculée à partir des pertes de puissance
dues au couplage.

Les pertes de puissance, ∆Pj , dues au couplage direct du générateur PV

avec l’électrolyseur PEM sont exprimées par l’équation suivante [32,107,121]:

∆Pj = PjmPV − PjEL (4.17)


Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 113

Avec PjmPV : Puissance maximale produite par le générateur PV sous un

éclairement G = G j ; PEEL : Puissance électrique absorbée par l’électrolyseur; j

=1,2,3...N correspond aux différents intervalles du rayonnement solaire dans la


distribution des fréquences des données du rayonnement solaire.

La quantité d’énergie électrique produite annuellement par le générateur


PV peut être estimée par [107] :

∑ (P )
N
E= mPV
j xfj (4.18)
j=1


f j représente le nombre d’heures dans une année pendant lesquelles

l’éclairement solaire varie dans l’intervalle (G j − 0,5∆G ) et (G j + 0,5∆G )

avec ∆G = 200 W/m2 pour j=2-6.

f 1 et f 7 sont respectivement le nombre d’heures pour lesquelles G = 0 W/m2,


et G ≥ 1000 W/m2.

Sur une période d’une année, les pertes d’énergie totales sont déterminées par :

∑ j=1 (PjmPV − PjEL )x f j


N
∆E = (4.19)

Ainsi, le pourcentage des pertes annuelles d’énergie par rapport à l’énergie


maximale que peut produire le générateur PV utilisant un MPPT peut être
déterminé à partir [107,122 ]:


∑J=1 (PjmPV − PjEL )xf j  x100
N

∆E% = 
∑J=1 (PjmPV x f j ) 
(4.20)
 N


4.3.2 Estimation de la production d’hydrogène des différentes combinaisons du


couplage

Comme Il a été mentionné précédemment, l'objectif principal d'un couplage


direct d’un système PV-électrolyseur est de maximiser la production d'hydrogène
en utilisant l'énergie maximale disponible à partir du générateur photovoltaïque.
Chapitre 4 Couplage PV - EL: Théorie et Modélisation 114

Par conséquent, une estimation du potentiel de production annuelle d'hydrogène à


partir des différentes combinaisons PV-électrolyseurs doit être effectuée.

A partir de l’équation 4.8, le débit volumique (L/h) de la production


d’hydrogène d’un stack est :

VH 2,1S = 3,1939 × I1S × ηf

Le débit volumique d’un électrolyseur constitué de NsEL stacks connectés


en série et de NpEl connectés en parallèle devient :
I
VH 2 El = 3,1939 × I1S × NsEl × NpEl × ηf = 3,1939 × N El × NsEl × NpEl × ηf (4.21)
pEl

VH 2 El = 3,1939 × NsEl × IEl × ηf (4.22)

Ainsi, sur une année, la quantité totale du potentiel d’hydrogène produit


d’un système PV-Electrolyseur en couplage direct peut être exprimée comme
suit :

∑ j=1[3,1939 × N sEl × I El (j) × ηf × f j ]


N
V H 2Tot = (4.23)

Avec IEl(j) le courant de l’électrolyseur (constitué de NsEl et NpEl stacks) pour un


rayonnement G= Gj et fj le nombre d’heures par an où le rayonnement est égal à
G j.

4.4 Conclusion

Dans le but de simuler le fonctionnement d’un système de production


d’hydrogène alimenté en énergie photovoltaïque, différents modes de couplage
des systèmes PV-Electrolyseur, à savoir le couplage direct et le couplage via un
convertisseur MPPT, ont été présentés dans ce chapitre ainsi que les méthodes
d’optimisation. Chaque mode de couplage ainsi que les procédures d’optimisation
ont été décrits par des modèles mathématiques. Ces modèles ont permis d’établir
des codes informatiques qui serviront dans le chapitre suivant à la simulation de
notre système PV-Electrolyseur.
115

CHAPITRE 5

RESULTATS DE LA SIMULATION

Notre travail a été orienté et développé suivant deux approches différentes


et complémentaires pour répondre à deux besoins différents. La première
approche consiste en la quantification de la production horaire annuelle d’un
système PV-Electrolyseur en couplage direct et en couplage via un MPPT, installé
dans différentes régions en Algérie afin de comparer leurs productions par rapport
au type de couplage, aux sites d’installations et par rapport aux différentes
saisons.

Tandis que la deuxième approche consiste en l’étude de l’optimisation de


tels systèmes lors du couplage direct afin de déterminer la configuration optimale
qui permet de réduire les pertes d’énergies entre les différents composants et de
maximiser la production d’hydrogène. Cette approche va nous permettre de mieux
concevoir et mieux dimensionner les systèmes PV-Electrolyseur.

Ce chapitre donc présente les résultats de fonctionnement de systèmes


PV-Electrolyseur constitués de modules photovoltaïques de type BPSX 60 et de
stacks d’électrolyseur PEM de type h-tec STAXX 50.

En premier lieu, nous présentons les résultats relatifs à l’étude d’un cas
particulier à savoir la simulation horaire d’un système PV-Electrolyseur constitué
de deux modules PV en série et de deux stacks d’électrolyseurs en série. Ces
résultats sont obtenus grâce au déroulement du code informatique, établi au cours
de cette étude, pour quatre sites à savoir Alger, Adrar, Ghardaïa et Tamanrasset
dans les cas du couplage direct et le couplage indirect.

En deuxième lieu, nous présentons les résultats relatifs à l’étude d’une


quarantaine de systèmes PV-Electrolyseur en couplage direct pour deux sites
Alger et Adrar en vue de trouver la configuration optimale qui répond aux deux
Chapitre 5 Résultats de Simulation 116

conditions principales d’une bonne optimisation à savoir une perte d’énergie


minimale et une production d’hydrogène maximale.

5.1 Cas d’étude : Simulation horaire d’un système PV-Electrolyseur constitué de


deux modules PV en série et de deux stacks en série

Le travail présenté dans cette partie porte essentiellement sur l'analyse par
simulation d’un système de production d’hydrogène alimenté par énergie solaire
photovoltaïque. Le système en question et dont le schéma synoptique est
représenté dans la figure 5.1, est constitué d’un générateur photovoltaïque
constitué de 2 modules connectés en série et d’un électrolyseur constitué de deux
stacks connectés en série. Pour ce cas d’étude, deux configurations sont prises
en considération (voir fig. 5.1):

• Connexion directe ─ Le générateur photovoltaïque est directement


connecté à l’électrolyseur. Le point de fonctionnement dans ce cas d’étude
correspond à l’intersection des deux courbes caractéristiques courant –
tension symbolisés dans cette thèse par I-V.
• Connexion indirecte ─ Le générateur photovoltaïque est connecté à
l’électrolyseur via un convertisseur DC/DC muni d’un MPPT. Le système
fonctionne dans les conditions du point de puissance maximale du
générateur PV.

Pour la simulation du fonctionnement du système PV-Electrolyseur de ce cas


d’étude, deux hypothèses sont prises en considération :

• PGPV ≤ PEL ─ La puissance produite par le générateur photovoltaïque PGPV


est complètement délivrée à l’électrolyseur si celle-ci est inférieure ou égale
à la puissance demandée par l’électrolyseur PEL.

• PGPV> PEL ─ La puissance produite par le générateur photovoltaïque PGPV


est supérieure à la puissance demandée par l’électrolyseur PEL. Dans ce
cas, le surplus de la puissance du générateur PV est supposé être dirigé
pour l’alimentation d’une autre application qui n’est pas pris en
considération dans ce cas d’étude.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 117

Figure 5.1 : Schéma synoptique du système de production d’hydrogène


par voie photovoltaïque.

Grâce au travail présenté dans les chapitres précédents, nous avons


réalisé un code informatique exécuté sous MATLAB et essentiellement basé sur
les différents modèles choisis, pour simuler la caractéristique (I-V) des modules et
la caractéristique (I-V) de l’électrolyseur séparément et simuler le couplage direct
(PV-El) et le couplage via MPPT symbolisé par (PV-DC/DC-El).

Ce code prend en considération l’irradiation globale horaire horizontale et la


température ambiante horaire du site comme entrées. Il permet de déterminer
comme sortie la quantité de production horaire d’hydrogène ainsi que le temps de
fonctionnement du système étudié.

L’organigramme de ce code informatique est présenté dans la figure 5.2.


Chapitre 5 Résultats de Simulation 118

Figure 5.2 : Organigramme du code informatique pour la simulation du


fonctionnement du système PV- Electrolyseur

5.1.1 Simulation de l’irradiation globale horaire sur un plan incliné :

La reproduction de l’irradiation globale horaire sur un plan incliné a été


établie pour une année grâce à la méthodologie citée en chapitre 2 en utilisant les
Chapitre 5 Résultats de Simulation 119

données horaires de l’irradiation solaire globale horizontales et de la température


ambiante. Ces dernières ont été fournies par le logiciel de simulation: Météonorme
95.
Les sites choisis pour ce cas d’étude listés dans le tableau 5.1.

Tableau 5.1 : Sites choisis

Site Latitude (°N) Altitude (m)


Adrar 27.49 279
Alger 36.45 116
Ghardaia 32.24 468
Tamanrasset 22.47 1377

Un exemple des résultats de simulation de l’irradiation globale horaire sur


un plan incliné est présenté dans la figure 5.3 pour le site d’Alger.

1200

1000
L'irradiation solaire globale horaire
sur un plan incliné (Wh/m2)

800

600

400

200

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

Figure 5.3 : Simulation de l’irradiation solaire globale horaire sur un plan incliné
pour le site d’Alger.

5.1.2. Simulation des caractéristiques (I-V) du générateur PV et de l’électrolyseur

La simulation des courbes caractéristiques de courant-tension (I-V) du


générateur, constitué de deux modules BPSX 60, ainsi que de l’électrolyseur,
Chapitre 5 Résultats de Simulation 120

constitué de deux stacks de h-tec STAXX 50, a été réalisé grâce au code
informatique établi au cours de cette étude.

Les résultats du déroulement de ce code sont présentés dans la figure 5.4.


Cette dernière présente les caractéristiques (I-V) du générateur pour des
rayonnements de 100, 300 ,500, 700, 900 et 1000 W/m2 et une température
ambiante de 25°C ainsi que leur point de puissance maximale (MPP)
correspondant. Sur cette même figure est représentée la caractéristique I-V de
l’électrolyseur de 100 W de puissance.

4
EL
1000 W/m2 MPP PV
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5

100 W/m2
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40

Tension V (V)

Figure 5.4 : Les caractéristiques (I-V) de l’électrolyseur et du générateur PV à Tamb


de 25 °C

5.1.3 Simulation de la production horaire d’hydrogène

Les résultats de simulation de la production horaire de l’hydrogène du


système étudié sont présentés dans les figures (5.5 – 5.8) pour les sites d’Alger,
Adrar, Ghardaïa et de Tamanrasset respectivement et ceci pour les deux cas de
figure considérés dans ce cas d’étude à savoir : connexion directe et connexion
indirecte.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 121

(a)
30

25
Production horaire annuelle
d'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

(b)

30
Production horaire annulle de

25
l'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heures)

Figure 5.5 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle d’hydrogène


à Alger : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 122

(a)
30
Production horaire annuelle
de l'Hydrogène (L/h) 25

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

(b)
30
Production horaire annuelle

25
de l'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

Figure 5.6 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle d’hydrogène


à Ghardaïa : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 123

(a)

30

25
Production horaire annuelle
de l'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

(b)
30

25
Production horaire annuelle
de l'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

Figure 5.7 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle d’hydrogène


à Adrar : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 124

(a)
30

25
Production horaire annuelle
de l'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

(b)
30
Production horaire annuelle

25
de l'Hydrogène (L/h)

20

15

10

0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000
Temps (heure)

Figure 5.8 : Résultats de Simulation de la production horaire annuelle d’hydrogène


à Tamanrasset : a- avec MPPT, b- sans MPPT.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 125

Les résultats de simulation montrent que la production horaire d'hydrogène


dépend étroitement du rayonnement solaire disponible et la valeur maximale de
27,4 L est atteinte pour le site de Tamanrasset aux mois de Février et Mars.
La figure 5.9 montre la variation mensuelle de la production d’hydrogène du
système PV-Electrolyseur dans différents sites dans les cas du fonctionnement
avec MPPT et sans MPPT.
Production cumulative mensuelle d'Hydrogène (m3)

Alger (avec MPPT)


Adrar (avec MPPT)

6 Ghardaia (avec MPPT)


Tamanrasset (avec MPPT)
Connexion direct (sans MPPT)

0
v r r i Jul t v c
Jan Fe Ma Av Ma Jun Au
g
Se
p Oc No De

Figure 5.9 : Production mensuelle d’Hydrogène du système PV-Electrolyseur avec


et sans MPPT dans différents sites.

5.1.4 Interprétations des résultats et Conclusion

Il est intéressant de noter que la connexion directe du système PV-


Electrolyseur donne une meilleure performance par rapport à l'interconnexion via
le convertisseur DC/DC pour tous les sites considérés dans cette étude, pendant
les mois hivernaux. Toutefois, pendant les mois les plus chauds, le système PV-
DC/DC-Electrolyseur donne une performance meilleure ou similaire à la connexion
directe pour les sites situés au sud de l'Algérie (Adrar, Ghardaïa et Tamanrasset).
Chapitre 5 Résultats de Simulation 126

Pour les sites du nord (Alger), la connexion directe PV-Electrolyseur donne la


meilleure performance en termes de production d’hydrogène tout au long de
l'année.

A partir de ces résultats, on peut conclure que pour le cas de l’Algérie il est
préférable d’utiliser les systèmes PV-Electrolyseur en couplage direct puisqu’ils
présentent une meilleure performance par rapport au couplage indirect.
Néanmoins pour améliorer les performances de ces systèmes directs surtout dans
les saisons de faibles production, il est nécessaire de procéder à une étude
préliminaire d’optimisation par reconfiguration de ces systèmes, afin de trouver la
configuration optimale qui présente un minimum de pertes d’énergie et une
production d’hydrogène maximale.

Cette partie de travail a fait l’objet de deux communications dans des


conférences internationales ainsi qu’une publication dans International Journal
of Hydrogen Energy.

5.2 Optimisation des systèmes PV-Electrolyseur par reconfiguration

5.2.1 Histogrammes des fréquences du rayonnement solaire

Les résultats de simulation de l’irradiation solaire globale horaire sur le plan


incliné des modules obtenus lors de l’exécution du premier code dans la première
partie de ce chapitre sont introduits dans le deuxième code pour calculer et établir
les histogrammes des fréquences du rayonnement sur une période d’une année.
En rappel, dans ces histogrammes, fj est le nombre d’heures dans l’année où le
rayonnement solaire est entre l’intervalle (Gj - 0,5 ∆G) et (Gj + 0,5 ∆G), où ∆G =
200 W / m2 pour j = 2 à 6. f1 est le nombre d’heures pour lesquelles G = 0 W/m2,
et f7 est le nombre d'heures pour lesquelles G ≥ 1000 W/m2.

Nous présentons dans les figures 5.10 et 5.11 les résultats des fréquences
du rayonnement solaire pour les deux sites considérés dans ce cas d’études à
savoir Alger et Adrar respectivement. Ces résultats présentés sous formes
d’histogrammes sont obtenus lors de l’exécution d’un deuxième code de calcul
établi grâce au travail présenté dans la section 4.4 du chapitre 4.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 127

Dans les tableaux 5.2 et 5.3 sont présentés les distributions des fréquences
des données des rayonnements sur un plan incliné pour les sites d’Alger et
d’Adrar respectivement.

5000
4418
4500
4000
fréquence , f (heures)

3500
3000
2500
2000
1364
1500
866 717 723
1000 631
500 41
0
0 100 300 500 700 900 1000
Rayonnement Solaire (W/m2)

Figure 5.10: Histogramme de fréquence du rayonnement solaire pour le site


d’Alger

Tableau 5.2: Distribution des fréquences des données des rayonnements sur un
plan incliné pour le site d’Alger

j Rayonnement solaire Fréquence, fj (h)


(W/m2)

1 0 4418

2 100 1364

3 300 866

4 500 717

5 700 723

6 900 631

7 1000 41
Chapitre 5 Résultats de Simulation 128

5000
4398
4500
4000

Fréquence, f (heures)
3500
3000
2500
2000
1500 1013
1000
1000 733 692 750
500 174
0
0 100 300 500 700 900 1000
Rayonnement Solaire (W/m2)

Figure 5.11: Histogramme de fréquence du rayonnement solaire pour le site


d’Adrar

Tableau 5.3: Distribution des fréquences des données des rayonnements sur un
plan incliné pour le site d’Adrar

j Rayonnement solaire Fréquence, fj (h)


(W/m2)

1 0 4398

2 100 1000

3 300 733

4 500 692

5 700 750

6 900 1013

7 1000 174

Cette distribution des fréquences du rayonnement solaire a été utilisée


dans les sections ci-après pour le calcul des pertes d’énergie annuelle lors du
couplage direct comparé au couplage PV-DC/DC-Electrolyseur, ainsi que pour
l’estimation du potentiel de production annuelle d’hydrogène
Chapitre 5 Résultats de Simulation 129

5.2.2 Résultats de simulation de quelques configurations en couplage direct :

Le choix de la configuration du système générateur PV/Electrolyseur peut


contribuer à l’amélioration des performances du système. Dans la section
suivante, nous présentons l’analyse théorique et les résultats de quelques
configurations en termes de transfert d’énergie.

[Link] Configurations avec un stack Electrolyseur

Du fait que pour la configuration composée d’un stack électrolyseur et d’un


module photovoltaïque, la tension de fonctionnement de l’électrolyseur est
inférieure à la tension du module PV au point de puissance maximale,
l’augmentation du nombre des modules PV en série n’est pas recommandée.
Quant à l’augmentation du nombre de modules PV en parallèle, elle permet
d’augmenter le courant délivré par le générateur PV qui peut dépasser largement
le seuil maximum du courant de l’électrolyseur. Ce courant peut endommager
l’électrolyseur.
Pour la configuration composée d'un module PV et d’un stack
d'électrolyseur, les caratéristiques courant-tension de l’électrolyseur et du module
PV pour différents niveaux d’éclairements et pour une température moyenne
annuelle de 22°C, correspondant à la température moyenne annuelle du site
d’Alger, sont présentées dans la figure 5.12. Le point d’intersection de ces
caractéristiques représente le point de fonctionnement de l’électrolyseur. Cette
figure présente aussi la courbe des points correspondant à la puissance maximale
que peut délivrer le module PV.
La figure 5.12 montre que pour cette configuration, le module PV peut
alimenter l’électrolyseur sans qu’il y ait un risque de l’endommager du fait que le
courant maximum que peut délivrer un module PV ne dépasse pas le seuil
maximum du courant que peut traverser l’électrolyseur. Les résultats de simulation
sont reportés dans le tableau 5.4, ils présentent les puissances maximales que
peut produire le module PV et celle absorbée par l’électrolyseur pour les différents
niveaux d’éclairement ainsi que les pertes d'énergie annuelles. La puissance
absorbée par l’électrolyseur varie entre 88 % et 95 % de la puissance maximale
que peut délivrer le générateur PV, ce qui induit des pertes d’énergie annuelles
estimées à 8,5%.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 130

Un stack électrolyseur couplé à un module PV (1 EL - 1PV)

4
1000 W/m2 1 El

3.5 900 W/m2


MPP 1 PV
3

700 W/m2
Courant I (A)

2.5

2
500 W/m2

1.5

300 W/m2
1

0.5
100 W/m2

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)

Figure 5.12: un Stack Electrolyseur couplé à un Module PV (1 EL - 1PV)

Tableau 5.4: Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
une configuration (1 EL - 1PV)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ∆E %

100 4,3 4,0 93,0 8.5

300 14,8 13,1 88,6

500 25,6 22,8 89,2

700 36,2 33,1 91,4

900 46,5 43,6 93,8

1000 51,5 49,1 95,3

Un stack électrolyseur couplé à deux module PV branchés en parallèle (1 EL


2PV //)

La figure 5.13 montre clairement qu’il y a un risque d’endommagement de


l’électrolyseur en l’alimentant par un générateur de deux modules branchés en
parallèle (1 EL 2 PV //), du fait que le courant maximum que peut délivrer le
générateur PV dépasse le seuil maximum du courant que peut traverser
l’électrolyseur plus particulièrement pour les valeurs de l’éclairement dépassant
les 500 W/m2. Par conséquent, cette configuration ne peut pas être pratique et
exploitée.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 131

8
1000 W/m2

7 900 W/m2
MPP 2 PV //

6
Courant I (A)

700 W/m2
5

4 500 W/m2
1 El
3

300 W/m2
2

1
100 W/m2

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Tension V (V)

Figure 5.13: un Stack Electrolyseur couplé à deux modules PV en parallèle

[Link] Configurations avec deux stacks d’électrolyseur

[Link].1 Configurations avec deux électrolyseurs en parallèle (2 El //)

La mise en parallèle de stacks électrolyseurs permet d’augmenter le


courant de fonctionnement de l’électrolyseur et de maintenir presque constante la
tension.
Trois cas de configurations peuvent se présenter : ( 2 EL// 1PV ); (2 EL// 2PV//) et
(2 EL// 3PV//). Les trois cas sont présentés ci-après.

1er cas : 2 EL// 1PV

Pour la configuration composée de deux stacks électrolyseurs connectés


en parallèle et d’un module PV (2 EL║ - 1 PV), les courbes des points de la
puissance maximale du générateur PV et de fonctionnement de l'électrolyseur
sont présentées dans la figure 5.14.
Comme il est montré dans cette figure, le courant de l’électrolyseur dépasse
largement le courant délivré par le générateur PV quelque soit la valeur de
l’éclairement solaire. Par conséquent, l’électrolyseur ne peut pas être exploité à sa
puissance nominale, d’où cette configuration n’est pas pratique

Les résultats de simulation relatifs à cette configuration sont présentés dans


le tableau 5.5. Ils montrent clairement que la puissance absorbée par
Chapitre 5 Résultats de Simulation 132

l'électrolyseur, pour la plupart des valeurs d'éclairement solaire, ne dépasse pas


les 92 % de la puissance PV disponible. Les pertes totales d'énergie sur une
période d’une année s’élèvent à 13,1 %.

7
2 EL //
6
Courant I (A)

4
1000 W/m2
900 W/m2
3
MPP 1 PV
700 W/m2
2
500 W/m2

1 300 W/m2

100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)
Figure 5.14: Deux électrolyseurs connectés en parallèle avec un module PV
connecté (22°C)

Du fait que pour la configuration précédente, (2 EL// - 1PV), le courant


délivré par le générateur PV est nettement inférieur à celui qui peut traverser
l’électrolyseur, l’augmentation du nombre de modules PV en parallèle est
indispensable pour obtenir le courant nécessaire au bon fonctionnement de
l’électrolyseur.

Dans les figure 5.15 et 5.16, sont présentées les caractéristiques courant-
tension de l’électrolyseur et du générateur PV pour les deux configurations (2 EL//
-2 PV//) et (2 EL//- 3PV//). Ainsi, la courbe des points correspondant à la
puissance maximale que peut délivrer le générateur PV est illustrée sur ces
figures.

2ème cas : 2 EL// - 2 PV //

Pour cette configuration, la figure 5.15 montre que pour la plupart des
valeurs d'éclairement solaire, le courant au point de la puissance maximale du
générateur PV s’approche du courant de fonctionnement de l’électrolyseur et que
Chapitre 5 Résultats de Simulation 133

la puissance absorbée par l'électrolyseur ne dépasse pas les 95 % de la


puissance PV disponible (tableau 5.5). Ce tableau montre également que les
pertes totales d'énergie sont estimées à 8,5%.

8
2 EL //
1000 W/m2
7
900 W/m2 MPP 2 PV //
6
Courant I (A)

5 700 W/m2

4
500 W/m2
3

2 300 W/m2

1
100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)

Figure 5.15 : Deux électrolyseurs connectés en parallèle avec deux modules PV


connectés en parallèle (22°C)

Tableau 5.5 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
deux configurations (2 EL// - 1PV et 2 EL// - 2PV//)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

2EL// 2EL// 2EL// 2EL// 2EL// 2EL// 2EL// 2EL//


1PV 2PV// 1PV 2PV// 1PV 2PV// 1PV 2PV//

100 4,3 8,7 4,0 8,0 92,7 93,0 13,1 8,5

300 14,8 29,5 12,7 26,2 86,1 88,6

500 25,6 51,0 21,8 45,6 85,3 89,3

700 36,2 72,2 31,2 65,8 86,1 91,1

900 46,5 92,8 40,8 87,2 87,7 93,9

1000 51,5 102,8 45,7 97,8 88,7 95,2


Chapitre 5 Résultats de Simulation 134

3ème cas : 2 EL//- 3PV//

Quant à la configuration 2 EL//- 3PV//, elle n’est pas pratique du fait que le
courant maximum que peut délivrer le générateur PV dépasse le seuil maximum
du courant que peut traverser l’électrolyseur ce qui peut engendrer
l’endommagement de l’électrolyseur (voir Fig. 5.16).

12
1000 W/m2

10 900 W/m2
MPP 3 PV //
Courant I (A)

8
700 W/m2
2 EL //

6
500 W/m2

300 W/m2

100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)

Figure 5.16 : Deux électrolyseurs connectés en parallèle couplés à trois modules


PV connectés en parallèle (22°C)

[Link].2 Configuration avec deux stacks électrolyseurs en série (2 EL+)

Pour la configuration composée de deux électrolyseurs connectés en série


et un module PV (2 EL+ 1PV), la tension de démarrage de l’électrolyseur est
supérieure à celle délivrée par le module PV (pas d’intersection des deux courbes)
et par conséquent l’électrolyseur ne peut pas fonctionner avec un seul module PV
(Figure 5.17). L’augmentation de modules PV en parallèle n’est pas recommandée
du fait qu’elle permet l’augmentation du courant du générateur PV et non pas de
sa tension, comme pour le cas des configurations 2 EL+ 2PV// et 2 EL+ 3PV//.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 135

4.5

4
2 EL +
1000 W/m2
3.5 MPP 1 PV
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 5 10 15 20 25
Tension V (V)

Figure 5.17 : Deux électrolyseurs connectés en série couplés avec un module PV


(22°C)

Cependant l’augmentation du nombre de modules PV en série, pour augmenter


la tension, est plus nécessaire. Avec deux modules PV en série, l’électrolyseur est
alimenté convenablement (Fig.5.18).

4 2 EL +
1000 W/m2 MPP 2 PV +
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5

100 W/m2
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Tension V (V)

Figure 5.18. : Deux électrolyseurs connectés en série couplés avec deux modules
PV connectés en série (22°C)

Les résultats de simulation pour cette configuration sont donnés dans le


tableau 5.6. Ces résultats montrent qu’à l’exception de faible valeur d’éclairement
égale à 100 W/m2, le taux de transfert de la puissance disponible du générateur
Chapitre 5 Résultats de Simulation 136

PV vers l’électrolyseur ne dépasse pas les 90 % et les pertes d’énergie totales


sont de l’ordre de 12,1%. La mise en série de plus de deux modules PV pour cette
configuration (deux stacks électrolyseurs en série) ne sera pas bénéfique et induit
plus de pertes d’énergie.

Tableau 5.6 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration (2 EL+ 2PV+).

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

100 8,7 8,0 92,9 12,1

300 30,2 26,2 87,0

500 53,0 45,7 86,2

700 76,4 66,7 87,3

900 99,9 88,8 88,8

1000 111,7 100,4 89,9

[Link] Configurations avec trois stacks d’électrolyseur

[Link].1 Configuration trois électrolyseurs en parallèle (3 EL//)

Trois cas de configuration peuvent se présenter : 3EL // 1PV ; 3EL// 2PV//


et 3EL// 3PV//.

La figure 5.19 montre les caractéristiques (I-V) de l’électrolyseur et du


générateur PV pour la configuration 3EL // 1PV. En raison du faible courant du
générateur PV comparé au courant demandé par l’électrolyseur, l’électrolyseur ne
peut pas être exploité à sa puissance nominale et cette configuration ne sera pas
pratique. Le même résultat est constaté pour la configuration 3EL// 2PV//.
Cependant, la connexion de trois branches de modules PV en parallèle permet
d’augmenter de plus en plus le courant du générateur PV et de rendre cette
configuration pratique, comme pour la configuration 3EL// 3PV// (Figure 5.20).
Pour cette dernière, les pertes d’énergie annuelles sont estimées à 8,5% (tableau
5.7).
Chapitre 5 Résultats de Simulation 137

12

3 EL //
10
Courant I (A)

MPP 1 PV
4

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18

Tension V (V)

Figure 5.19 : trois électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec un module


PV (22°C)

12
3 EL //
1000 W/m2

10 900 W/m2
MPP 3 PV //
Courant I (A)

8
700 W/m2

6
500 W/m2

300 W/m2
2

100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)

Figure 5.20 : trois électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec trois


modules PV connectés en parallèle (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 138

Tableau 5.7 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration (3EL// 3PV//)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

100 13,0 12,1 93,0 8,5

300 44,3 39,3 88,6

500 76,5 68,4 89,3

700 108,3 98,7 91,2

900 139,1 130,7 94,0

1000 154,0 146,7 95,2

[Link].2 Configuration de trois électrolyseurs en série (3 EL+)

Pour la configuration composée de trois stacks électrolyseurs connectés en


série (3 EL+), deux cas sont considérés à savoir: la configuration composée de
trois stacks électrolyseurs en série et d’un générateur PV de deux modules PV en
série (3EL+ 2PV+) et la configuration de trois stacks électrolyseurs en série et
d’un générateur PV de trois modules en série (3EL+ 3PV+) .

Les courbes caractéristiques de ces deux configurations sont présentées


sur les figures 5.21 et 5.22. Ces figures montrent que la courbe caractéristique de
fonctionnement de l'électrolyseur est décalée à droite de la courbe des points de
puissance maximale pour la configuration ayant un générateur PV de deux
modules PV et à gauche pour la configuration ayant un générateur PV de trois
modules PV. Ce couplage induit des pertes d’énergie qui sont estimées à 23%
pour la configuration, 3EL+ 2PV+, et à 13% pour la configuration, 3EL+ 3PV+
(tableau 5.8).
Chapitre 5 Résultats de Simulation 139

4.5

3 EL +
4
1000 W/m2 MPP 2 PV +
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Tension V (V)

Figure 5.21: Trois électrolyseurs connectés en série couplés avec deux modules
PV connectés en série (22°C)

4.5

3 EL +
4
MPP 3 PV +
1000 W/m2
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 10 20 30 40 50 60
Tension V (V)

Figure 5.22: Trois électrolyseurs connectés en série couplés avec trois modules
PV connectés en série (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 140

Tableau 5.8 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
les configurations (3EL+ 2PV+) et (3EL+ 3PV+)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

3EL+ 3EL+ 3EL+ 3EL+ 3EL+ 3EL+ 3EL+ 3EL+


2PV+ 3PV+ 2PV+ 3PV+ 2PV+ 3PV+ 2PV+ 3PV+

100 8,7 13,0 3,4 12,1 38,9 93,3


23,2 13,2
300 30,2 45,5 23,6 39,4 78,4 86,5

500 53,0 80,5 43,4 68,8 81,9 85,4

700 76,4 116,7 61,5 100,2 80,4 85,9

900 99,9 153,4 77,1 133,7 77,2 87,2

1000 111,7 171,9 83,9 151,2 75,1 88,0

[Link] Configurations avec quatre stacks d’électrolyseurs

[Link].1 Configurations quatre électrolyseurs en parallèle

Plusieurs cas sont présentés pour la configuration composée de 4 stacks


électrolyseurs en parallèle.

Comme la tension de démarrage de cet électrolyseur (4 stacks


électrolyseurs en parallèle) est estimée à 10,5 V, la mise en série de modules PV
n’est pas recommandée du fait que la courbe de puissance maximale s’éloigne de
plus en plus de la courbe de fonctionnement de l’électrolyseur.

Pour les deux configurations 4EL// 2PV// et 4EL// 3PV// représentées


dans les figures 5.23 et 5.24, les résultats de simulation montrent clairement que
le courant de l’électrolyseur dépasse largement le courant délivré par le
générateur PV, quelque soit la valeur de l’éclairement solaire, ce qui ne permet
pas à l’électrolyseur d’être exploité à sa puissance nominale. Quant à la
configuration 4EL// 4PV// (voir fig.5.25), le seuil maximum du courant de
l’électrolyseur est très proche du courant maximal que peut délivrer le générateur
PV, ce qui rend cette configuration exploitable. Dans le tableau 5.9, sont
présentés les résultats de simulation pour cette configuration, ils montrent que le
Chapitre 5 Résultats de Simulation 141

taux de transfert de la puissance disponible du générateur PV vers l’électrolyseur


varie entre 88 % et 95% et que les pertes d’énergie annuelles sont estimées à
8,5%.

L’ajout d’autres modules PV (cinq modules en parallèle) fait augmenter le


courant du générateur PV à une valeur supérieure à celle du courant de
l’électrolyseur qui présente un risque d’endommagement pour ce dernier.

16
4 EL //
14

12
Courant I (A)

10

8 MPP 2 PV //

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Tension V (V)
Figure 5.23: Quatre électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec deux
modules PV connectés en parallèle (22°C)

16

4 EL //
14

12
MPP 3 PV //
1000 W/m2
Courant I (A)

10
900 W/m2

8
700 W/m2

6
500 W/m2
4
300 W/m2
2

100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)
Figure 5.24: Quatre électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec trois
modules PV connectés en parallèle (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 142

16
4 EL //
1000 W/m2
MPP 4 PV //
14
900 W/m2
12
Courant I (A)

10 700 W/m2

8
500 W/m2
6

4 300 W/m2

2
100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension V (V)

Figure 5.25 : Quatre électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec quatre


modules PV connectés en parallèle (22°C)

Tableau 5.9 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration (4EL// 4PV//)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

100 17,3 16,1 93,0 8,5

300 59,1 52,4 88,7

500 102,0 91,1 89,3

700 144,3 131,6 91,2

900 185,3 173,7 93,7

1000 205,2 195,5 95,3

[Link].2 Configurations quatre électrolyseurs en série

La mise en série de plusieurs stacks électrolyseurs permet d’augmenter la


tension de démarrage de l’électrolyseur. Avec quatre stacks électrolyseurs
connectés en série et couplés avec trois modules PV (4EL+ 3PV+), la
caractéristique de fonctionnement de l’électrolyseur s’approche le plus de la
courbe des points de la puissance maximale (Figure 5.26).
Chapitre 5 Résultats de Simulation 143

Les résultats obtenus pour cette configuration, résumés dans le tableau


5.10, montrent que plus de 98% de la puissance maximale que peut délivrer le
générateur PV est transférée à l’électrolyseur quant aux pertes annuelles
d’énergie, elles sont estimées à 1,5%. Ces résultats montrent aussi que cette
configuration permet d’assurer une bonne adaptation entre le générateur PV et
l’électrolyseur.

Comme le montre la figure 5.27, le couplage d’un électrolyseur de quatre


stacks connectés en série avec un générateur PV composé de plus de trois
modules PV en série (4EL+ 4PV+) fait que la caractéristique de fonctionnement
de l’électrolyseur s’éloigne de la courbe de puissance maximale du générateur
PV, ce qui conduit à une augmentation des pertes d’énergie estimée à 13.9 %
(voir tableau 5.10) et par conséquent cette configuration n’est pas recommandée.

4.5

4 EL +
4
1000 W/m2 MPP 3 PV +
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 10 20 30 40 50 60
Tension V (V)

Figure 5.26 : Quatre électrolyseurs connectés en série couplés avec trois modules
PV connectés en série (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 144

4.5

4 EL +
4
MPP 4 PV +
1000 W/m2
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80

Tension V (V)

Figure 5.27 : Quatre électrolyseurs connectés en série couplés avec quatre


modules PV connectés en série (22°C)

Tableau 5.10 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
les configurations (4EL+ 3PV+) et (4EL+ 4PV+)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

4EL+ 4EL+ 4EL+ 4EL+


4EL+ 4EL+ 4EL+ 4EL+
3PV+ 4PV+ 3PV+ 4PV+ 3PV+ 4PV+ 3PV+ 4PV+

100 13,0 17,3 11,6 16,2 89,1 93,2 1,5 13,9

300 45,5 60,9 45,1 52,4 99,2 86,1

500 80,5 108,0 80,2 91,7 99,6 84,9

700 116,7 156,9 115,9 133,8 99,4 85,3

900 153,4 206,8 151,3 178,6 98,7 86,3

1000 171,9 232,1 168,7 201,9 98,1 87,0


Chapitre 5 Résultats de Simulation 145

[Link] Configurations avec cinq stacks d’électrolyseurs

[Link].1 Configurations cinq électrolyseurs en parallèle

La mise en parallèle de plusieurs stacks électrolyseurs permet d’augmenter


le courant de fonctionnement de l’électrolyseur, quant à la tension, elle reste
pratiquement constante.

Comme le seuil maximum du courant qui traverse le stack électrolyseur


avoisine le courant maximal du module PV utilisé dans cette étude, la
configuration composée de cinq stacks électrolyseurs connectés en parallèle
nécessite un générateur de cinq modules PV en parallèle. Dans la figure 5.28,
sont présentées les différentes caractéristiques courant tension relatives à cette
configuration. Ainsi, le tableau 5.11 résume les résultats de simulation relatifs aux
puissances du générateur PV et de fonctionnement de l’électrolyseur et aux pertes
d’énergie. Ces dernières sont estimées à 8,5%.

20 5 EL //
1000 W/m2 MPP 5 PV //
18
900 W/m2
16

14
Courant I (A)

700 W/m2
12

10
500 W/m2
8

6
300 W/m2
4

2
100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Tension V (V)

Figure 5.28 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec cinq


modules PV connectés en parallèle (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 146

Tableau 5.11: Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
la configuration ( 5EL// 5PV//)

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

100 21,6 20,1 93,0 8,5

300 73,8 65,4 88,7

500 127,5 113,9 89,4

700 180,4 164,5 91,2

900 231,6 217,1 93,7

1000 256,5 244,3 95,3

Pour les configurations ayant un générateur PV composé de moins de cinq


modules PV, l’électrolyseur ne peut pas fonctionner à sa puissance nominale du
fait que le courant de l’électrolyseur (cinq stacks parallèles) dépasse largement le
courant délivré par le générateur PV (trois ou quatre modules PV connectés en
parallèle) comme dans les cas des configurations 5EL// 3PV// et 5EL// 4PV//
(fig.5.29 et 5.30).

20
5 EL //
18

16

14
Courant I (A)

12
1000 W/m2 MPP 3PV //
10 900 W/m2

8
700 W/m2
6
500 W/m2
4
300 W/m2
2

100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Tension V (V)

Figure 5.29 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec trois


modules PV connectés en parallèle (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 147

20
5 EL //
18

16
MPP 4 PV +
1000 W/m2
14
Courant I (A)

900 W/m2
12

10 700 W/m2

8
500 W/m2
6

4 300 W/m2

2
100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Tension V (V)

Figure 5.30 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec quatre


modules PV connectés en parallèle (22°C)

Cependant, un générateur PV composé de plus de cinq modules PV


connectés en parallèle ne peut pas être couplé à ce type d’électrolyseur (cinq
stack électrolyseurs), du fait que le générateur PV peut délivrer un courant qui
dépasse le seuil maximum du courant qui traverse l’électrolyseur courant, comme
pour l’éclairement de 1000 W/m2 pour la configuration 5EL// 6PV// (voir fig.5.31).
Cela peut endommager l’électrolyseur.

25

1000 W/m2 MPP 6 PV +

20 900 W/m2

5 EL +
Courant I (A)

15 700 W/m2

10 500 W/m2

300 W/m2
5

100 W/m2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18

Tension V (V)

Figure 5.31 : Cinq électrolyseurs connectés en parallèle couplés avec six modules
PV connectés en parallèle (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 148

[Link].2 Configurations cinq électrolyseurs en série

La figure 5.32 présente les différentes caractéristiques courant-tension du


générateur PV et de l’électrolyseur correspondant à la configuration composée de
cinq (05) stacks électrolyseurs en série et de trois (03) modules PV connectés en
série. Les résultats de simulation présentés dans cette figure montrent clairement
que la courbe de fonctionnement de l’électrolyseur se trouve à droite de la courbe
de puissance maximale du générateur PV et le point de fonctionnement de
l’électrolyseur est loin du point de la puissance maximale du générateur PV pour
toutes les valeurs de l’éclairement solaire.

L’augmentation du nombre de modules PV en série peut permettre à la


caractéristique de fonctionnement de l’électrolyseur de se rapprocher le plus de la
courbe de puissance maximale du générateur PV et par conséquent d’assurer une
meilleure adaptation entre le générateur PV et l’électrolyseur. Pour la configuration
(5EL+ 4PV+) (voir fig 5.33), une meilleure adaptation entre le générateur PV et
l’électrolyseur est constatée, avec un taux de transfert de puissance du générateur
PV à l’électrolyseur de plus de 99% et des pertes annuelles d’énergie estimées à
0,5% (voir Tableau 5.12).

L’ajout d’autres modules PV en série (plus de quatre) pour le même


électrolyseur augmente les pertes d’énergie, du fait que la courbe de puissance
maximale s’éloigne de la caractéristique de fonctionnement de l’électrolyseur.

4.5
5 EL +
4
1000 W/m2 MPP 3 PV +
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 10 20 30 40 50 60 70
Tension V (V)

Figure 5.32 : Cinq électrolyseurs connectés en série couplés avec trois modules
PV connectés en série (22°C)
Chapitre 5 Résultats de Simulation 149

4.5

5 EL +
4
1000 W/m2
MPP 4 PV +
3.5
900 W/m2
3
Courant I (A)

2.5 700 W/m2

2
500 W/m2
1.5

1 300 W/m2

0.5
100 W/m2
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Tension V (V)

Figure 5.33 : Cinq électrolyseurs connectés en série couplés avec cinq modules
PV connectés en série (22°C)

Tableau 5.12 : Puissance potentielle fournie et les Pertes d'énergie annuelles pour
les configurations ( 5EL+ 3PV+ ) et ( 5EL+ 4PV+ )

W/m2 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) 𝑃𝑃𝑗𝑗𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 �𝑃𝑃𝑗𝑗𝐸𝐸𝐸𝐸 (𝑊𝑊) ΔE %

5EL+ 5EL+ 5EL+


5EL+ 5EL+ 5EL+ 5EL+ 5EL+
4PV+ 4PV+ 3P+ 4P+
3PV+ 4PV+ 3PV+ 3PV+

100 13,0 17,3 0,0 17,0 0,0 97,9 55,8 0,5

300 45,5 60,9 15,4 60,8 33,8 99,8

500 80,5 108,0 37,8 107,4 46,9 99,4

700 116,7 156,9 58,2 156,2 49,9 99,5

900 153,4 206,8 76,0 206,5 49,6 99,8

1000 171,9 232,1 83,9 232,0 48,8 100,0


Chapitre 5 Résultats de Simulation 150

5.2.3 Configuration optimale en termes de transfert d’Energie

Pour trouver la configuration optimale en termes de transfert d'énergie entre


le générateur photovoltaïque et l’électrolyseur en couplage direct, 41
combinaisons série-parallèle de modules PV (60W) et de stacks d’électrolyseurs
PEM (50W) ont été proposées et étudiés (voir tableau 4.6 du chapitre 4). Pour
chaque combinaison, nous avons calculé pour les deux cas d’études Alger et
Adrar les paramètres suivants :
• le potentiel de la puissance PV maximale délivrée à l’Electrolyseur (%),
• l’énergie annuelle maximale fournie par le générateur PV (kWh),
• l’énergie annuelle fournie à l’électrolyseur (kWh),
• les pertes d’énergie annuelles (kWh)
• et les pertes annuelles totales d’énergie ∆E(%).

Les résultats obtenus sont résumés et présentés dans les tableaux 5.13 et
5.14 pour Alger et Adrar respectivement.
Pour certaines combinaisons PV-électrolyseur, il n’est pas possible d'estimer
certains paramètres tels que l'énergie annuelle fournie à l'électrolyseur, les pertes
annuelles et les pertes annuelles totales d’énergie, dues à l'excès de la puissance
PV disponible par rapport à la puissance nominale admissible de l’électrolyseur et
ceci pour des niveaux de rayonnement solaire très élevés, mais elles sont
également présentées dans ces tableaux.

A partir de ces tableaux récapitulatifs, on peut voir après l’étude des différentes
configurations des systèmes PV-Electrolyseur constitués de modules
photovoltaïques particulier de type BPSX 60 et de stacks d’électrolyseur PEM de
type h-tec STAXX 50, que la configuration de quatre modules PV connectés en
série (ce qui donne 300 W au total) couplés directement à cinq stacks
d'électrolyseurs en série ( 250 W au total) a abouti à des pertes annuelles totales
d’énergie les plus réduites pour les deux sites Alger et Adrar avec des valeurs de
0,5 % et 0,2% respectivement.
Donc on peut conclure que la configuration de quatre modules PV connectés en
série couplé directement à cinq stacks d'électrolyseurs en série est la
configuration optimale en termes de transfert d’Energie.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 151
Tableau 5.13: Potentiel de l’Energie délivrée à l’électrolyseur, Potentiel annuel de L’Energie PV disponible
et les pertes d'énergie annuelle des différentes combinaisons PV-électrolyseurs pour le site d’ALGER
Configuration Potentiel de la puissance PV maximale délivrée Energie Energie Pertes Pertes
PV-electrolyseur à l’Electrolyseur (%) annuelle annuelle d’énergie annuelles
maximale fournie à annuelles totales
fournie par l’électro- (kWh) d’énergie
le lyseur ∆E(%)
générateur (kWh)
Stack Module G=100 G=300 E=500 G=700 G=900 G=1000
PV (kWh)
electrolyseur PV (W/m2) (W/m2) (W/m2) (W/m2) (W/m2) 2
(W/m )
1 1 93,0 88,6 89,2 91,4 93,8 95,3 94,6 86,6 8,0 8,5
1 2║ Excès Excès Excès
95,8 93,1 95,4 d’énergie d’énergie d’énergie 189,0 ─ ─ ─
1 2+ 48,6 44,2 43,9 44,5 45,4 45,9 198,9 89,2 109,6 55,1
2║ 1 92,7 86,1 85,3 86,1 87,7 88,7 94,6 82,3 12,4 13,1
2║ 2║ 93,0 88,6 89,3 91,1 93,9 95,2 189,0 172,9 16,0 8,5
2║ 3║ Excès Excès
94,5 91,0 92,6 95,5 d’énergie d’énergie 283,3 ─ ─ ─
2║ 2+ ║ 2+ 48,6 44,2 43,9 44,4 45,3 46,0 397,0 178,0 219,0 55,2
2+ 1 ─ ─ ─ ─ ─ ─ 94,6 ─ ─ ─
2+ 2+ 92,9 87,0 86,2 87,3 88,8 89,9 198,9 174,9 24,0 12,1
2+ 2║ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 189,0 ─ ─ ─
3║ 1 92,5 85,1 83,1 84,0 85,5 86,4 94,6 80,5 14,2 15,0
3║ 2║ 93,3 86,4 86,4 88,0 89,8 91,3 189,0 167,1 21,9 11,6
3║ 3║ 93,0 88,6 89,3 91,2 94,0 95,2 283,3 259,3 24,0 8,5
3║ 2+ ║2+ 48,2 43,1 42,5 42,4 42,8 43,1 397,0 170,7 226,3 57,0
3+ 2+ 38,9 78,4 81,9 80,4 77,2 75,1 198,9 152,8 46,1 23,2
3+ 3+ 93,3 86,5 85,4 85,9 87,2 88,0 303,1 262,9 40,1 13,2
3+ 2+ ║2+ 30,4 63,7 63,7 59,3 53,9 51,2 397,0 226,7 170,3 42,9
4║ 2║ 92,7 85,2 84,7 86,2 87,8 88,8 189,0 163,9 25,0 13,3
Chapitre 5 Résultats de Simulation 152
4║ 3║ 92,4 87,3 87,3 88,9 91,2 92,1 283,3 253,1 30,2 10,7
4║ 4║ 93,0 88,7 89,3 91,2 93,7 95,3 377,6 345,4 32,2 8,5
4║ 5║ Excès Excès
94,5 89,6 91,0 93,4 d’énergie d’énergie 471,9 ─ ─ ─
2+ ║2+ 2║ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 189,0 ─ ─ ─
4+ 3+ 89,1 99,2 99,6 99,4 98,7 98,1 303,1 298,6 4,4 1,5
4+ 4+ 93,2 86,1 84,9 85,3 86,3 87,0 407,3 350,8 56,5 13,9
2+ ║2+ 2+ ║2+ 92,9 87,0 86,3 87,2 88,8 89,8 397,0 349,1 47,9 12,1
2+ ║2+ 2+║2+║2+ Excès Excès Excès
94,4 89,4 89,9 d’énergie d’énergie d’énergie 595,2 ─ ─ ─
5║ 3║ 93,2 86,1 85,8 87,0 89,0 90,1 283,3 248,5 34,8 12,3
5║ 4║ 93,9 87,3 87,5 89,3 91,7 92,7 377,6 339,1 38,5 10,2
5║ 5║ 93,0 88,7 89,4 91,2 93,7 95,3 471,9 431,7 40,2 8,5
5║ 6║ Excès Excès
94,2 89,3 90,6 92,9 d’énergie d’énergie 566,3 ─ ─ ─
5║ 3+ ║ 3+ 31,5 28,1 26,9 26,7 26,6 26,6 605,1 164,5 440,6 72,8
5+ 3+ 0,0 33,8 46,9 49,9 49,6 48,8 303,1 133,9 169,2 55,8
5+ 4+ 97,9 99,8 99,4 99,5 99,8 100,0 407,3 405,5 1,8 0,5
5+ 5+ 93,1 85,9 84,7 84,9 85,8 86,5 511,5 438,8 72,7 14,2
5+ 2+ ║2+ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 397,0 ─ ─ ─
6║ 4║ 93,3 86,4 86,4 88,0 89,9 91,0 377,6 334,0 43,6 11,6
6║ 5║ 93,4 87,6 87,7 89,5 91,9 93,4 471,9 424,5 47,4 10,0
2+║ 2+ ║ 2+ 2+ ║ 2+ 92,3 85,2 83,7 83,8 84,6 85,2 397,0 336,5 60,6 15,3
3+ ║ 3+ 3+ 92,0 83,4 81,2 80,4 80,6 80,8 303,1 247,6 55,4 18,3
6+ 3+ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 303,1 ─ ─ ─
6+ 4+ 39,1 80,9 85,8 85,7 84,1 82,9 407,3 333,2 74,1 18,2
6+ 5+ 100,0 98,2 97,5 97,7 98,3 98,6 511,5 501,5 10,0 2,0
6+ 6+ 93,0 85,8 84,4 84,6 85,5 86,1 615,7 526,7 89,1 14,5
3+ ║ 3+ 2+ ║ 2+ 38,9 78,4 81,9 80,5 77,2 75,2 397,0 305,1 91,9 23,2
3+║3+ 3+║3+ 93,3 86,3 85,3 86,0 87,2 87,9 605,1 524,9 80,2 13,2
Chapitre 5 Résultats de Simulation 153
Tableau 5.14: Energie délivrée à l’électrolyseur, Potentiel annuel de L’Energie PV disponible et les pertes d'énergie annuelle des
différentes combinaisons PV-électrolyseurs pour le site d’ADRAR
Configuration Potentiel le la puissance PV maximale délivrée Energie Energie Pertes Pertes
PV-electrolyseur à l’Electrolyseur (%) annuelle annuelle d’énergie annuelles
maximale fournie à annuelles totales
fournie l’électro- (kWh) d’énergie
par le lyseur ∆E(%)
gnérateur (kWh)
Stack Module G=100 G=300 G=500 G=700 G=900 G=1000
PV (kWh)
electrolyseur PV (W/m2) (W/m2) (W/m2) (W/m2) (W/m2) (W/m2)
1 1 96,9 91,6 92,3 94,2 96,3 97,5 111,2 105,5 5,7 5,1
Excès Excès Excès
1 2║ 97,9 95,8 97,9 d’énergie d’énergie d’énergie 221,7 ─ ─ ─
1 2+ 49,8 45,4 44,8 45,4 46,3 46,8 240,7 110,5 130,2 54,1
2║ 1 96,8 88,8 88,2 89,0 90,7 91,8 111,2 100,1 11,0 9,9
2║ 2║ 97,0 91,7 92,4 94,3 96,5 97,4 221,7 210,6 11,1 5,0
Excès Excès
2║ 3║ 97,4 93,7 95,4 97,8 d’énergie d’énergie 332,3 ─ ─ ─
2║ 2+ ║ 2+ 49,9 45,2 44,8 45,3 46,2 46,9 480,1 220,2 259,9 54,1
2+ 1 ─ ─ ─ ─ ─ ─ 111,2 ─ ─ ─
2+ 2+ 94,8 88,4 87,9 88,7 90,3 91,2 240,7 215,8 24,9 10,4
2+ 2║ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 221,7 ─ ─ ─
3║ 1 96,6 87,5 86,6 87,5 88,4 89,3 111,2 98,0 13,1 11,8
3║ 2║ 95,6 90,0 90,0 91,0 92,9 94,1 221,7 203,9 17,8 8,0
3║ 3║ 97,0 91,7 92,0 94,0 96,5 97,5 332,3 315,3 17,0 5,1
3║ 2+ ║2+ 49,4 44,0 43,4 43,3 43,8 44,2 480,1 210,7 269,4 56,1
3+ 2+ 25,4 72,2 76,8 75,7 72,5 70,5 240,7 173,4 67,3 28,0
3+ 3+ 94,1 87,4 86,5 86,9 88,2 88,9 370,3 325,2 45,1 12,2
3+ 2+ ║2+ 18,8 57,0 58,3 54,5 49,7 47,2 480,1 247,1 233,0 48,5
4║ 2║ 94,8 88,9 88,3 89,2 90,9 91,9 221,7 199,8 21,9 9,9
Chapitre 5 Résultats de Simulation 154
4║ 3║ 96,5 90,2 90,3 92,0 94,0 95,0 332,3 308,3 24,0 7,2
4║ 4║ 97,0 91,7 92,0 94,0 96,6 97,5 442,8 420,3 22,5 5,1
Excès Excès
4║ 5║ 97,4 92,8 93,8 96,0 d’énergie d’énergie 553,4 ─ ─ ─
2+ ║2+ 2║ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 221,7 ─ ─ ─
4+ 3+ 85,6 98,4 99,2 98,8 97,9 97,3 370,3 362,5 7,8 2,1
4+ 4+ 93,8 86,9 85,7 86,0 87,1 87,8 499,9 434,3 65,6 13,1
2+ ║2+ 2+ ║2+ 94,9 88,5 88,0 88,7 90,3 91,3 480,1 430,5 49,6 10,3
Excès Excès Excès
2+ ║2+ 2+ ║2+║2+ 95,9 91,0 91,4 d’énergie d’énergie d’énergie 719,5 ─ ─ ─
5║ 3║ 95,5 89,8 89,3 90,5 92,1 93,3 332,3 303,4 28,9 8,7
5║ 4║ 96,4 91,0 90,6 92,4 94,6 95,6 442,8 413,1 29,8 6,7
5║ 5║ 97,0 91,7 92,1 94,0 96,6 97,5 553,4 525,3 28,1 5,1
Excès
5║ 6║ 97,0 92,4 93,4 95,8 97,9 d’énergie 664,0 ─ ─ ─
5║ 3+ ║ 3+ 32,0 28,5 27,5 27,0 27,0 26,9 738,6 202,3 536,3 72,6
5+ 3+ 0,0 27,5 41,8 45,5 45,6 45,0 370,3 154,8 215,5 58,2
5+ 4+ 97,1 99,9 99,7 99,7 100,0 100,0 499,9 498,8 1,2 0,2
5+ 5+ 93,6 86,6 85,3 85,5 86,4 87,0 629,5 543,5 86,0 13,7
5+ 2+ ║2+ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 480,1 ─ ─ ─
6║ 4║ 95,7 90,1 89,4 91,1 93,0 94,1 442,8 407,1 35,7 8,1
6║ 5║ 96,0 90,6 90,8 92,6 94,7 95,9 553,4 516,8 36,6 6,6
2+ ║ 2+ ║ 2+ 2+ ║ 2+ 94,3 86,5 85,1 85,2 86,2 86,7 480,1 413,6 66,5 13,9
3+ ║ 3+ 3+ 92,6 84,5 82,2 81,6 81,6 81,7 370,3 304,9 65,4 17,7
6+ 3+ ─ ─ ─ ─ ─ ─ 370,3 ─ ─ ─
6+ 4+ 32,5 78,1 83,6 83,8 82,2 81,0 499,9 403,0 96,9 19,4
6+ 5+ 99,6 98,7 97,8 98,1 98,6 98,9 629,5 619,5 10,0 1,6
6+ 6+ 93,4 86,4 85,0 85,1 86,0 86,6 759,1 652,6 106,5 14,0
3+ ║ 3+ 2+ ║ 2+ 25,4 72,1 76,8 75,7 72,5 70,5 480,1 345,9 134,2 27,9
3+║3+ 3+║3+ 94,2 87,5 86,4 86,9 88,2 88,9 738,6 648,6 90,0 12,2
Chapitre 5 Résultats de Simulation 155

5.2.4 Configuration optimale en termes de Production d’Hydrogène

Pour trouver la configuration optimale en termes de Production


d’Hydrogène, les 41 combinaisons série-parallèle de modules PV (60W) et de
stacks d’électrolyseurs PEM (50W) proposées, ont été étudiée. Mais cette fois,
pour chaque combinaison, nous avons calculé, toujours pour les deux cas d’étude
Alger et Adrar la production annuelle d’hydrogène.
Les résultats de cette étude sont regroupés dans les tableaux 5.15 et 5.16.

Pour pouvoir analyser ces résultats, nous allons étudier l’influence de


certains paramètres tels que l’augmentation du nombre de modules en série ou en
parallèle ainsi que l’augmentation du nombre d’électrolyseurs en série ou en
parallèle sur la production d’hydrogène.

Effet de la variation du nombre d’électrolyseurs en série :


Considérons, comme premier cas, que le nombre de modules PV est fixe et
égal à 3 modules connectés en série. En faisant varier le nombre d’électrolyseurs
de 3 à 5 connectés entre eux en série, on remarque que la quantité d’hydrogène
augmente de 66,5 m3/an à 76,6 m3/an pour les deux premières configurations puis
diminue considérablement jusqu’à la valeur de 36,6 m3/an pour la troisième
configuration pour le cas d’Alger.
Pour le cas de 4 modules PV connectés en série, on remarque aussi qu’en
variant le nombre d’électrolyseurs connectés en série de 4 à 6, la quantité de
production d’hydrogène augmente de 88,7 m3/an à 103,2 m3/an pour diminuer
pour la troisième configuration à une valeur de 87,3 m3/an.
La même constatation est faite pour le cas de 5 PV en série et 6 PV en
série. Pour trouver une explication, on a comparé les résultats de la production
d’hydrogène avec les résultats trouvés des pertes annuelles d’énergie.
Pour le cas de 3 PV connectés en série, on remarque que les déperditions
énergétiques sont inversement proportionnelles à la quantité de production
d’hydrogène variant de 12,2%, 2,1% et 58,2% pour le couplage avec 3,4 et 5
électrolyseurs connectés en série, respectivement.
La même remarque est faite pour les autres cas c'est-à-dire que pour
chaque cas de modules fixes en faisant varier le nombre d’électrolyseurs en série,
on remarque que la configuration qui présente des déperditions énergétiques
minimales, est celle qui permet de produire l’hydrogène le plus.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 156

Tableau 5.15 : Potentiel de Production annuelle d’hydrogène à ALGER pour


différentes combinaisons du système PV-Electrolyseur

Configuration Energie Energie Production


PV-Electrolyseur annuelle annuelle annuelle
maximale fournie à d’hydrogène
Stack Module fournie par le l’électrolyseur (m3)
électrolyseur PV générateur PV (kWh)
(kWh)
1 1 94,6 86,6 21,9

1 2// 189,0 ─ ─

1 2+ 198,9 89,2 22,5

2// 1 94,6 82,3 22,2

2// 2// 189,0 172,9 43,8

2// 3// 283,3 ─ ─

2// 2+ // 2+ 397,0 178,0 44,9

2+ 1 94,6 ─ ─

2+ 2+ 198,9 174,9 44,2

2+ 2// 189,0 ─ ─

3// 1 94,6 80,5 22,3

3// 2// 189,0 167,1 44,1

3// 3// 283,3 259,3 65,7

3// 2+ // 2+ 397,0 170,7 45,0

3+ 2+ 198,9 152,8 40,4

3+ 3+ 303,1 262,9 66,5

3+ 2+ // 2+ 397,0 226,7 58,0

4// 2// 189,0 163,9 44,3

4// 3// 283,3 253,1 66,1

4// 4// 377,6 345,4 87,5


Chapitre 5 Résultats de Simulation 157

4// 5// 471,9 ─ ─

2+ //2+ 2// 189,0 ─ ─

4+ 3+ 303,1 298,6 76,6

4+ 4+ 407,3 350,8 88,7

2+ //2+ 2+ // 2+ 397,0 349,1 88,3

2+ //2+ 2+ // 2+//2+ 595,2 ─ ─

5// 3// 283,3 248,5 66,2

5// 4// 377,6 339,1 88,0

5// 5// 471,9 431,7 109,4

5// 6// 566,3 ─ ─

5// 3+ // 3+ 605,1 164,5 45,1

5+ 3+ 303,1 133,9 36,6

5+ 4+ 407,3 405,5 103,2

5+ 5+ 511,5 438,8 110,9

5+ 2+ // 2+ 397,0 ─ ─

6// 4// 377,6 334,0 88,2

6// 5// 471,9 424,5 109,8

2+// 2+ // 2+ 2+ // 2+ 397,0 336,5 88,8

3+ // 3+ 3+ 303,1 247,6 66,9

6+ 3+ 303,1 ─ ─

6+ 4+ 407,3 333,2 87,3

6+ 5+ 511,5 501,5 127,3

6+ 6+ 615,7 526,7 133,1

3+ // 3+ 2+ // 2+ 397,0 305,1 80,7

3+ // 3+ 3+//3+ 605,1 524,9 132,8


Chapitre 5 Résultats de Simulation 158

Tableau 5.16 : Potentiel de Production annuelle d’hydrogène à ADRAR pour


différentes combinaisons du système PV-Electrolyseur

Configuration Energie Energie Production


annuelle annuelle annuelle
PV-electrolyseur
maximale fournie à d’hydrogène
fournie par le l’électrolyseur (m3)
générateur PV
Stack Module (kWh)
(kWh)
électrolyseur PV

1 1 111,2 105,5 26,4

1 2// 221,7 ─ ─

1 2+ 240,7 110,5 27,5

2// 1 111,2 100,1 26,8

2// 2// 221,7 210,6 52,7

2// 3// 332,3 ─ ─

2// 2+ // 2+ 480,1 220,2 54,7

2+ 1 111,2 ─ ─

2+ 2+ 240,7 215,8 53,8

2+ 2// 221,7 ─ ─

3// 1 111,2 98,0 27,0

3// 2// 221,7 203,9 53,3

3// 3// 332,3 315,3 78,8

3// 2+ // 2+ 480,1 210,7 54,9

3+ 2+ 240,7 173,4 45,7

3+ 3+ 370,3 325,2 81,0

3+ 2+ // 2+ 480,1 247,1 63,2

4// 2// 221,7 199,8 53,5

4// 3// 332,3 308,3 79,6

4// 4// 442,8 420,3 105,1


Chapitre 5 Résultats de Simulation 159

4// 5// 553,4 ─ ─

2+ //2+ 2// 221,7 ─ ─

4+ 3+ 370,3 362,5 92,0

4+ 4+ 499,9 434,3 108,1

2+ //2+ 2+ // 2+ 480,1 430,5 107,3

2+ //2+ 2+ // 2+//2+ 719,5 ─ ─

5// 3// 332,3 303,4 80,0

5// 4// 442,8 413,1 106,0

5// 5// 553,4 525,3 131,4

5// 6// 664,0 ─ ─

5// 3+ // 3+ 738,6 202,3 55,0

5+ 3+ 370,3 154,8 42,3

5+ 4+ 499,9 498,8 125,3

5+ 5+ 629,5 543,5 135,3

5+ 2+ // 2+ 480,1 ─ ─

6// 4// 442,8 407,1 106,4

6// 5// 553,4 516,8 132,0

2+// 2+ // 2+ 2+ // 2+ 480,1 413,6 107,9

3+ // 3+ 3+ 370,3 304,9 81,5

6+ 3+ 370,3 ─ ─

6+ 4+ 499,9 403,0 104,8

6+ 5+ 629,5 619,5 155,0

6+ 6+ 759,1 652,6 162,4

3+ // 3+ 2+ // 2+ 480,1 345,9 91,2

3+ // 3+ 3+//3+ 738,6 648,6 161,6


Chapitre 5 Résultats de Simulation 160

Effet de la variation du nombre de modules PV connectés en série :

De même que la section précédente, considérons comme premier cas que


le nombre d’électrolyseurs connectés en série est fixe et égal à 3. En faisant varier
le nombre de modules PV de 3 à 4 connectés entre eux en série, on remarque
que la quantité d’hydrogène augmente de 40,4 m3/an à 66,5 m3/an. En comparant
ces résultats avec ceux trouvés pour les déperditions énergétiques, on remarque
que la configuration qui a les déperditions énergétiques les plus basses
correspond à celle qui donne la quantité d’hydrogène maximale.
La même remarque est faite pour les cas de 4, 5 et 6 électrolyseurs connectés en
série.

Effet de la variation du nombre d’électrolyseurs en parallèle :

Considérons comme premier cas que le nombre de modules PV est fixe et


égal à 3 modules connectés en parallèle. En faisant varier le nombre
d’électrolyseurs de 3 à 5 connectés entre eux en parallèle, on remarque que la
quantité d’hydrogène augmente légèrement de 65,7 m3/an, 66,1 m3/an à 66,2
m3/an pour les trois configurations respectivement. Les pertes énergétiques
annuelles correspondant à ces trois configurations sont 5,1%, 7,2% et 8,7%
respectivement. On remarque que contrairement à ce qui a été trouvé
précédemment, l’augmentation du nombre d’électrolyseurs en parallèle fait
augmenter très légèrement la quantité d’hydrogène malgré une augmentation des
pertes d’énergie.
La même remarque est faite pour les autres cas de 4,5 et 6 électrolyseurs
en parallèle.

Effet de la variation du nombre de modules PV en parallèle :

En procédant de la même manière que la section précédente, on a trouvé


que l’augmentation du nombre de Modules PV provoquait une très légère
augmentation de la production d’hydrogène et une augmentation des déperditions
énergétiques.
Chapitre 5 Résultats de Simulation 161

5.2.5 Interprétations des résultats et Conclusion

Suite aux résultats obtenus dans les sections précédentes, nous avons
trouvé que la configuration optimale en termes de pertes d’énergie annuelle est
celle qui présente la plus petite valeur. Dans notre cas d’étude, c’est le système
constitué de quatre modules PV connecté en série couplé directement à cinq
électrolyseurs en série qui est retenu comme configuration optimale et ceci pour
les deux sites d’Alger et d’Adrar puisqu’il présente des valeurs de 0,5 et 0,2%.
Pour la configuration optimale en termes de production d’hydrogène, il a été
trouvé que pour les systèmes connectés en série, la production d’hydrogène est
inversement proportionnelle aux pertes d’énergie. Par contre pour les systèmes
connectés en parallèle, la production d’hydrogène est proportionnelle aux pertes
d’énergie. Ces résultats concordent parfaitement avec la théorie.
On peut conclure que la configuration qui est retenue comme configuration
optimale en termes de pertes d’énergie et en termes de production d’hydrogène
est le système constitué de quatre modules PV connecté en série couplé
directement à cinq stacks d'électrolyseurs en série. Pour cette configuration, nous
présentons dans le tableau 5.17 le bilan énergétique mensuel de ce système pour
le site d’Alger.

Tableau 5.17 : Bilan énergétique mensuel de la configuration optimale pour le site


d’Alger
Mois Energie
Energie Pertes
mensuelle Pertes
mensuelle annuelles
fournie à d'énergie Production
maximale totales
fournie par le l’Electrolyseur Annuelles d’énergie d’hydrogène
générateur PV ∆E
(kWh) (kWh) (kWh) (%) (m3/h)

Janvier 21,775 21,652 0,123 0,6 5,623

Février 26,437 26,319 0,118 0,4 6,720

Mars 34,04 33,886 0,154 0,5 8,650

Avril 37,237 37,085 0,152 0,4 9,422

Mai 41,055 40,867 0,188 0,5 10,396

Juin 40,288 40,111 0,177 0,4 10,182

Juillet 45,678 45,488 0,190 0,4 11,486


Chapitre 5 Résultats de Simulation 162

Août 43,506 43,319 0,188 0,4 10,969

Septembre 39,516 39,353 0,162 0,4 9,938

Octobre 30,881 30,738 0,143 0,5 7,864

Novembre 23,359 23,24 0,118 0,5 5,960

Décembre 23,518 23,398 0,120 0,5 6,032

5.3 Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté les résultats obtenus à partir des
deux approches développées dans les chapitres 3 et 4.

La première approche qui consiste en la quantification de la production


horaire annuelle d’un système PV-Electrolyseur en couplage direct et en couplage
via un MPPT, installé dans différentes régions en Algérie, a été présentée par le
cas d’étude d’un système de production d’hydrogène composé de 2 modules PV
connectés en série couplés à deux électrolyseurs PEM connectés en série. Les
résultats présentés pour ce cas d’étude concernant principalement le
rayonnement global horaire sur le plan incliné des modules, la reproduction des
caractéristiques I-V du générateur PV et de l’électrolyseur PEM ainsi que la
production horaire d’hydrogène pour le cas du couplage direct et le couplage
indirect ont permis de conclure de manière globale et générale que pour le cas de
l’Algérie il est préférable d’utiliser les systèmes PV-Electrolyseur en couplage
direct puisqu’ils présentent une meilleure performance en terme de production
d’hydrogène par rapport au couplage indirect.

La deuxième approche qui consiste en l’étude de l’optimisation des


systèmes PV-Electrolyseur lors du couplage direct a été utilisée pour l’étude de 41
configurations. Les résultats de cette étude ont permis d’identifier la configuration
de quatre modules PV connectés en série couplé directement à cinq
électrolyseurs en série comme configuration optimale avec 0,2% et 0,5 % de perte
annuelle d’énergie pour les cas d’Alger et Adrar respectivement et une production
annuelle d’hydrogène de 100 m3 et 125 m3 pour les mêmes sites respectivement.
163

CONCLUSION GENERALE

Les énergies renouvelables et l’hydrogène sont considérés comme les deux


moyens offrant des perspectives d’avenir à fort potentiel pour parer à
l’appauvrissement des réserves en énergies fossiles et à l’accroissement de la
consommation mondiale en énergie, ce que nous avons pu développer dans les
analyses conduites aux premier et deuxième chapitres. En effet, les énergies
renouvelables ont assuré 19% de la consommation finale d’énergie dans le monde
en 2012, et cette tendance est revue à la hausse pour les années à venir. Pour
l’Algérie, la contribution des énergies renouvelables dans le bilan national de
production d'électricité va passer de 0,028% en 2005 à 27 % à l’horizon 2030. En
parallèle à cela, l’état de l’art présenté dans le chapitre 2 a permis d’illustrer la très
grande variété des technologies et des composants aujourd’hui utilisables pour la
production de l’hydrogène. Le procédé de l’électrolyse à membrane polymère est
considéré par beaucoup comme une technologie d’avenir, car elle peut bénéficier
des nombreux développements sur les piles à combustibles de technologie PEM,
et de la réduction des coûts associée. Donc on peut prévoir dans un futur proche
un stockage des énergies renouvelables basé sur l’hydrogène via l’électrolyseur
PEM et la pile à combustible PEM avec des prix compétitifs.

Notre contribution dans ce travail est orientée vers l’estimation du potentiel


de production d’hydrogène en Algérie à travers l’étude, l’analyse et la modélisation
d’un système de production d’hydrogène par voie photovoltaïque.

A cet effet et en premier lieu, une méthodologie basée sur la prise en


considération des variations des conditions climatiques (rayonnement global
horizontal et température ambiante) a été développée pour estimer la production
d’hydrogène annuelle d’un système PV-Electrolyseur en couplage direct et en
couplage indirect via un convertisseur DC/DC muni d’un système de poursuite du
Conclusion Générale 164

point de puissance maximale (MPPT). Cette méthodologie, établie grâce à une


analyse approfondie des différents modèles existants en littérature et présentés
dans les chapitres 3 et 4, a permis d’établir un code informatique sous MATLAB
pouvant reproduire et simuler le fonctionnement horaire sur une durée d’une
année d’un système PV-Electrolyseur en calculant le rayonnement global sur le
plan incliné des modules, la puissance horaire délivrée par le générateur PV, la
puissance horaire absorbée par l’électrolyseur et la production volumique horaire
de l’hydrogène.

Une étude d’un cas particulier d’un système composé d’un générateur PV
constitué de deux modules de marque BP Solar BPSX de 60 W chacun connectés
en série et d’un électrolyseur PEM constitué de deux stacks d’électrolyseur PEM
commercial de marque h-tec StaXX7 de 50 W chacun connectés entre eux en
série, a été effectuée par le biais du code informatique pour quatre sites à savoir
Alger, Adrar, Ghardaïa et Tamanrasset dans les cas du couplage direct et le
couplage indirect. Les principaux résultats de cette étude sont :

• La production d’hydrogène d’un système PV-Electrolyseur, de manière


générale, varie en fonction des conditions climatiques, du lieu et du type de
connexion.

• La connexion directe du système PV-Electrolyseur donne une meilleure


performance en termes de production d’hydrogène par rapport à
l'interconnexion via le convertisseur DC/DC pour tous les sites considérés
dans cette étude, pendant les mois hivernaux.

• Pendant les mois les plus chauds, le système PV-DC/DC-Electrolyseur


donne une performance meilleure ou similaire à la connexion directe pour
les sites situés au sud de l'Algérie (Adrar, Ghardaïa et Tamanrasset).

• Pour les sites du nord (Alger), la connexion directe PV-Electrolyseur donne


la meilleure performance en termes de production d’hydrogène tout au long
de l'année.

En deuxième lieu, suite aux résultats obtenus de la première étude et pour


améliorer les performances des systèmes PV-Electrolyseur en couplage direct,
Conclusion Générale 165

une méthodologie a été proposée et mise en œuvre pour l’étude de l’optimisation


du dimensionnement de tels systèmes. L’élément clé de cette méthodologie est
basé sur le principe de faire varier les configurations série-parallèle des modules
PV et les stacks d’électrolyseurs jusqu’à trouver la configuration qui donne la plus
proche adéquation entre la courbe de fonctionnement du générateur et la courbe
de fonctionnement de l’Electrolyseur PEM.

Une analyse théorique a été appliquée pour l’étude d’un système PV-
Electrolyseur composé de modules PV BPSX et de stacks d’électrolyseurs PEM h-
tec StaXX7. Un total de 41 différentes combinaisons série-parallèle de modules
PV et de stacks d’électrolyseurs ont été analysées pour deux sites à savoir Alger
et Adrar et la combinaison optimale en termes de production d’hydrogène et en
termes de pertes d’énergie a été identifiée pour les deux sites. Cette combinaison
utilise quatre modules PV connecté en série couplé directement à cinq
électrolyseurs en série. Cette dernière présente des valeurs de 0,5 et 0,2% de
pertes annuelles d’énergie pour les cas d’Alger et d’Adrar respectivement et une
production annuelle d’hydrogène de 100 m3 et 125 m3 pour les mêmes sites
respectivement.

L’approche théorique et l’outil de simulation développé au cours de cette


thèse pour la simulation et l’optimisation du dimensionnement des systèmes PV-
Electrolyseur, promet d’être un outil utile pour la conception de ces systèmes
puisqu’il permet d’orienter l’utilisateur de ce type de systèmes vers la configuration
optimale à installer pour satisfaire les besoins énergétiques. Il peut aussi être
appliqué à d’autres sites présentant différentes conditions météorologiques.

Sur la base de tous les résultats obtenus, le travail réalisé au cours de cette
thèse a permis de dégager des perspectives à moyen et long terme. Ainsi la
poursuite des travaux de recherche pourrait se faire selon deux axes distincts :

• La réalisation d’un banc d’essai expérimental d’un système constitué de


modules photovoltaïques couplés directement à l’électrolyseur en vue d’une
étude expérimentale des performances de ce type de systèmes et établir
une validation par rapport aux résultats obtenus par simulation.
Conclusion Générale 166

• Conception et réalisation d’une interface graphique sous MATLAB pour


faciliter l’utilisation de l’outil de simulation et rajouter d’autres composants
pour enrichir l’application conçue dans cette thèse. Les composants à
rajouter concernent principalement le bloc générateur PV où tout les
modèles de la littérature peuvent être présentés, enrichir l’application par le
rajout d’un modèle électrochimique pour la simulation de l’électrolyseur, et
surtout doter l’application de simulation d’une nouvelle base de données de
l’irradiation solaire globale horizontale et de température ambiante plus
récente.
167

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