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Bureaucratie : Pouvoir et Légitimité

Le document traite de l'organisation bureaucratique selon Weber, qui la définit comme un modèle d'organisation rationnel et efficace, essentiel pour le développement de la société. Il explore les fondements de l'autorité, les sources de légitimité (traditionnelle, charismatique, légale-rationnelle) et les caractéristiques de la bureaucratie, tout en soulignant ses avantages et inconvénients. Enfin, il conclut sur la persistance de ce modèle malgré les critiques et l'émergence de nouvelles formes d'organisation.

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Bureaucratie : Pouvoir et Légitimité

Le document traite de l'organisation bureaucratique selon Weber, qui la définit comme un modèle d'organisation rationnel et efficace, essentiel pour le développement de la société. Il explore les fondements de l'autorité, les sources de légitimité (traditionnelle, charismatique, légale-rationnelle) et les caractéristiques de la bureaucratie, tout en soulignant ses avantages et inconvénients. Enfin, il conclut sur la persistance de ce modèle malgré les critiques et l'émergence de nouvelles formes d'organisation.

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Titre 2 : La dimension organisationnelle.

Chapitre 1 : L’organisation bureaucratique.

L’ORGANISATION BUREAUCRATIQUE.

Dans le langage courant, quand on parle de bureaucratie, on caractérise une organisation


(entreprise ou administration) qui a tendance à mal fonctionner. Cela s’applique à des
entreprises et à des administrations.

Pour Weber, la bureaucratie est un mode d’organisation spécifique. Un modèle


d’organisation, qui a été systématisé, rationnel et efficace, qui semble être un moyen
indispensable au développement de la société.

1. Les fondements de l’autorité chez Weber :

Pourquoi accepte-t-on nous d’obéir à d’autres ?


Weber développe une analyse qui fait réfléchir sur cette question et décline différentes
notions.

 Pouvoir = Tout un tas de moyens qui fait qu’on peut contraindre quelqu’un à faire ce
que vous voulez qu’il fasse (menaces, séduction).
Toutes ces ressources mobilisées sont appelées le pouvoir.

 Cette forme de relation contraignante aux autres est trop instable. Il y a des formes
plus stables qui vont structurer des rapports sociaux (dominants/dominés).
Ce type de domination a évolué et s’est développé.

Qu’est-ce qui fait que la domination va s’exercer durablement ?


L’élément essentiel qui vient stabiliser ce rapport de domination, c’est la légitimité. Ce
rapport social légitimé est appelé autorité.

POUVOIR  DOMINATION  AUTORITE


  
Instable  Stable et durable  légitimé

2. Les sources de la légitimité :

3 grandes sources de légitimité pour construire un idéal-type. Cet idéal type est une
construction intellectuelle qui vient systématiser une approche. Il ne se voit pas toujours dans
un évènement observé.

 Légitimité traditionnelle :
Un certain nombre de systèmes politiques fonctionnent avec cette légitimité.
C’est la croyance dans le caractère sacré des traditions anciennes. La tradition désigne celui
qui est habilité à donner un ordre. Elle suffit à justifié ce qui se passer et ce qui doit être.

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Titre 2 : La dimension organisationnelle.
Chapitre 1 : L’organisation bureaucratique.

 Légitimité charismatique :
Cette légitimité est fondée sur les qualités d’un individu, sur un dévouement justifié par des
valeurs exemplaires, par un caractère sacré. Il y a un rapport maître disciple. Il y a un
consentement du disciple à la figure du chef, du maître.

 Légitimité légale rationnelle :


L’autorité s’impose en fonction du caractère légal de l’ordre qui est donné. Cette légitimité
qui s’appuie sur le droit, sur les règles fixées. La validité du statut et des compétences
positives est fondée sur un ensemble de règles établies qui instaurent un rapport entre les uns
et les autres. Celui qui dirige est celui qui maîtrise les outils du droit. Weber systématise ce
modèle qui va organiser la gestion administrative moderne.

Dans chaque légitimité, il y a un rapport d’autorité :

 Dans les légitimités charismatique et traditionnelle, c’est une relation d’autorité


personnalisée avec une légitimité variable avec la personne. Ce système est instable.
 La légitimité légale rationnelle est plus une légitimité impersonnelle (on obéit à une
fonction et pas à un individu).

3. Les caractéristiques de la bureaucratie :

A partir de ce raisonnement, Weber développe la bureaucratie par la règle et par la


personnalité des individus qui la composent.

Cette forme d’organisation correspond aux exigences de la société moderne. Ces


organisations trouvent là un moyen de s’adapter aux évolutions du temps.

Il risque d’y avoir un choix de reproduction et de conservation d’un ordre donné. En effet, la
tradition a tendance à la reproduction des systèmes précédents. La légitimité charismatique est
très instable, car c’est un individu qui incarne le système politique et celui-ci peut disparaître
et le système disparaîtra aussi, à ce moment là.
La légitimité rationnelle est plus compatible avec les exigences d’une société moderne qui
doit pouvoir anticiper et s’adapter à un certain nombre de choses.

Weber est plus dans l’idée de ce système qui est une meilleure adaptation et plus compatible
avec les exigences de la société moderne.

Quelles sont les caractéristiques de la bureaucratie ? En quoi ce système permet-il de rendre


compte de l’organisation des administrations ?

 L’administration bureaucratique est caractérisée par des règles abstraites,


impersonnelles car elles sont indépendantes des personnes auxquelles elles
s’appliquent. Ces règles vont cantonner l’autorité à des fonctions officielles
bureaucratiques de l’organisation des règles penser de manière rationnelle en vue
d’une fin.

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Titre 2 : La dimension organisationnelle.
Chapitre 1 : L’organisation bureaucratique.
 Une organisation bureaucratique se traduit par une définition, délimitation précise des
sphères de compétence de chacun. C’est l’idée qu’il y ait une définition des tâches des
uns et des autres. Cette définition doit être formalisée et donner lieu à la production de
fiche de poste.

 La bureaucratie s’appuie sur une structure hiérarchique explicite. Chaque membre des
organisations doit savoir de quelle autorité il relève et sur qui il exerce une autorité.
Un organigramme vient rendre compte du système d’autorité. Il y a peu de systèmes
d’autorité stables. Affichage du système d’autorité.

 La formalisation des procédures de travail.


Les règles de fonctionnement font l’objet d’un écrit accessible à tous (règlement
intérieur). On est dans la publicisation des règles de fonctionnement. Ce qui vient
alimenter cette formalisation ce sont les exigences des procédures de qualité. La
démarche qualité est une mise e forme des manières de faire.

 Contrôle de ces procédures de travail des subordonnés.

 Spécialisation des fonctions qui va donner lieu à une nouvelle figure professionnelle,
celle du fonctionnaire (personnes spécialisées). Idée qu’il faut avoir recours à des
spécialistes à temps plein.

 Ce fonctionnaire bénéficie d‘un statut qui vient préciser les conditions de sa situation
et qui constitue une protection.

 La question du recrutement de ces fonctionnaires. Ils sont recrutés en fonction de leurs


qualifications, de leurs compétences qui vont être attestées par un diplôme de type
impersonnel. Ce recrutement ce fait sur concours (compétence avérée). Personnes en
situation de faire « carrière » (qui comporte des étapes précises) ce qui montre qu’ils
ne sont pas maître de leur fonction.

La primauté de la bureaucratie est justifiée par 2 éléments :

 L’efficacité, car l’organisation est une manière rationnelle de penser en vue d’une fin.

 Ce mode d’organisation vient préserver de l’arbitraire le fait qu’il y ait une division
des tâches et un système d’autorité très précis. C’est une manière de se protéger
d’ordres arbitraires.

Weber voit dans la bureaucratie quelque chose qui préserve de l’arbitraire. La production de
règles vient conférer une sorte d’indépendance, d’autonomie qui est un moyen de se défendre
pour les subordonnés.

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Titre 2 : La dimension organisationnelle.
Chapitre 1 : L’organisation bureaucratique.

4. Les critiques de la bureaucratie :

Avantages :

 Démarche raisonnée et rationnelle, de type scientifique.

 L’organisation repose sur des compétences techniques reconnues et avérées. On voit


que ce modèle de formalisation des procédures de travail va à l’encontre de la logique
des métiers (« secret de fabrication »). Alors qu’il y a une volonté de transparence des
savoirs professionnels dans la bureaucratie. Choc, tension des cultures entre des
logiques professionnelles

 Le fait qu’il y ait des règles fait que ça doit marcher. Les règles sont au fondement de
l’organisation. Si il y a des bonnes règles, il y aura une bonne organisation.

 Modèle qui permet le plus l’adaptation au changement. Pour changer, il suffit de


modifier la règle. Ce qui est plus difficile avec la légitimité traditionnelle ou
charismatique.

 Modèle qui peut être transposable, quelque soient les organisations. Ce qui permet une
meilleure communication et de faire des comparaisons.

Inconvénients :

 Critique économique : ce modèle tend à trop pousser des formes de spécialisations et


de partage des taches, voire un éclatement. Cela peut être un système contre-productif.

 Critique politique : dans un schéma comme celui-ci fondé sur la règle, il n’y a pas
besoin d’élément intermédiaire censé participer à la régulation d’une organisation. Il
n’y a pas rationnellement de place pour les représentations du personnel (syndicats et
représentants).

Critiques sociologiques :

 Ce système produit des choses un peu particulières. Cette obéissance aux règlements
peut engendrer des formes de ritualisme, source de rigidités qui sont des
comportements d’obéissance aveugle rituelle. La règle est un but, une finalité.

 Envers qui le fonctionnaire est-il le plus loyal ? Il travaille pour la règle et il perd de
vue qu’il a un service à rendre. Un fossé se crée entre le service public et le public.
Relation impersonnelle au lieu d’une relation personnelle.
On a une personnalisation des relations administratives, mais elle est récente (c une
nécessité).

 Si la règle protège, indique ce qu’il faut faire, n’y a-t-il pas des risques de
déresponsabilisation ? Elle réduit l’initiative individuelle et donc déresponsabilise.

 Il y a des dysfonctionnements qui se créent, des conséquences inattendues qui se


développent : Certains vont prendre des initiatives ou transgresser la règle.

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Titre 2 : La dimension organisationnelle.
Chapitre 1 : L’organisation bureaucratique.
Beaucoup critiqué par Crozier qui met en exergue le fait que quand une bureaucratie
ne respecte pas les règles, elle produit de nouvelles règles ce qui entraîne de nouveaux
dysfonctionnements… C’est le cercle vicieux bureaucratique. Le mode de régulation
est la production de règles. Réguler par la règle, mais cela ne solutionne pas le
problème.

Conclusion au chap. :

On est en présence d’un modèle théorique fondé sur une idée de légitimité légale rationnelle
qui entraîne certaines caractéristiques. C’est un modèle important dans la manière de penser
les organisations (trait caractéristique de la fonction publique), modèle structurant durable
pour penser les organisations, mais pas seulement les organisations administratives.

Ce modèle est beaucoup critiqué, alors qu’on n’a pas le sentiment qu’il y ait un contre
modèle. Il reste tout de même un modèle de référence.

A côté de ce système, on voit se développer des formes d’organisations qui essaient de


rompre avec cette logique bureaucratique. Il y a une cohabitation, une coprésence entre les
organisations de type bureaucratiques et les organisations qui développent des formes de
relations fonctionnelles entre les services. La coprésence de ces différents systèmes non
convergents fait naître des difficultés.

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