Math-Cours 2017-2018
Math-Cours 2017-2018
Faculté de Médecine
En bref
être familiarisés avec les bases du calcul mathématique, de sorte que la pratique quotidienne plus tard en
tant que professionnel de la santé soit plus précise, plus rigoureuse, et bénéfique pour les patients.
Objectifs pédagogiques
Acquisition théorique puis pratique d’outils méthodologiques
1. Acquérir des connaissances
Revoir ou développer des outils mathématiques de base
2. Acquérir des compétences
Choisir les outils adaptés à la question de la santé, savoir interpréter les résultats
I Suites Numériques
Introduction
Les observations sur des caractères biologiques sont souvent accompagnées de prises de mesures, à intervalles
À ces instants, lorsqu’on mesure un paramètre quantitatif, on obtient des valeurs 𝑈0 ; 𝑈1 ; 𝑈2 ; . . . ; et de façon
On dit qu’on a défini une suite numérique car à chaque entier on a associé un nombre 𝑈𝑛 unique.
IV.1. Définition
La suite(𝑼𝒏 ) est dite arithmétique s’il existe r 𝜖 IR tel que pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 = 𝑼𝒏 + 𝐫 ; (Définition par récurrence)
Si pour tout entier n, si 𝑼𝒏+𝟏 − 𝑼𝒏 est constant, alors la suite est arithmétique
IV.2. Propriétés
• Pour tout 𝑛 ∈ IN, 𝑼𝒏 = 𝑼𝟎 + 𝒏𝒓, définition explicite
• Pour tous 𝑛, 𝑝 ∈ IN, 𝑼𝒏 = 𝑼𝒑 + (𝒏 − 𝒑)𝒓
V. Suites géométriques
V.1. Définition
La suite(𝑼𝒏 ) est dite géométrique s’il existe q 𝜖 IR* tel que pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 = 𝒒 × 𝑼𝒏
• Si pour tout entier n, si 𝑼𝒏+𝟏 /𝑼𝒏 est constant, alors la suite est géométrique
𝑼𝒏+𝟏 − 𝑼𝒏
Ou encore si le taux d’accroissement est constant
𝑼𝒏
V.1. Propriétés
Exercice 1 :
Escherichia coli, autrement appelé colibacille ou E. coli., est une bactérie intestinale des mammifères très commune
chez l’être humain.
A partir d'une unique cellule, le cycle cellulaire donne naissance à deux cellules filles qui vont chacune donner à leur tour
deux autres cellules et ainsi de suite, selon une progression géométrique. Le temps nécessaire au doublement du
nombre de cellules est de 20 minutes pour Escherichia coli.
A partir d’une cellule, combien obtient-on de cellules au bout de 24 heures ?
Exercice 2 :
Dosage d’un médicament : Un certain médicament a une durée de demi-vie d’environ 2 heures dans le sang. Le
médicament est destiné à être administré en doses de D milligrammes toutes les 4 heures, mais D doit encore être
déterminé.
( Le temps de demi-vie d’une substance dans le sang est le temps au bout duquel sa quantité est diminuée de moitié,
par exemple si on administre 10mg, alors au bout de 2h il en reste 10/2 = 5, au bout de 4h c’est-à-dire 2h plus tard il en
reste 5/2 = 2,5 et ainsi de suite…)
a)Montrer que le nombre de mg de médicament dans le sang après que la 4e dose a été administrée est de
1 1 1
𝐷+ 𝐷+ 𝐷+ 𝐷
4 16 64
a) On admettra que le nombre de milligrammes de médicament dans le sang après que la nième dose a été
1 1 𝑛−1
administrée est de : 𝐷 + 4 𝐷 + ⋯ 𝐷 (4) ; Quelle est la caractéristique de cette somme?
4
b) Montrer que cette somme vaut approximativement 3 𝐷 pour des valeurs élevées de n (c’est-à-dire calculer la
limite de la somme).
c) Une quantité de plus de 500 mg de médicament dans le sang est considérée comme dangereuse. Calculer la
dose la plus grande possible qui peut être prescrite régulièrement pendant une grande période de temps.
Exercice 3 :
𝑛 𝑈
Suite génétique : La suite définie par récurrence par 𝑈𝑛+1 = 1+𝑈 se rencontre en génétique dans l’étude de
𝑛
l’élimination d’un gène déficient dans une population. Démontrer que la suite (𝑉𝑛 ) 𝑛𝜖𝐼𝑁 ∗, dont le nième terme est
1
défini par 𝑉𝑛 = 𝑈 , est une suite arithmétique et déterminer sa raison. En déduire l’expression de la suite 𝑈𝑛 sous sa
𝑛
forme explicite en fonction de n et 𝑈0
Exercices 4 : On suppose qu’une population microbienne est composée de 1000 individus à l’instant 0, et que chaque
heure cette population augmente de 100 individus. Combien compte-t-elle d’individus au bout de 10 heures ? Au bout
de 1000 heures ?
Exercices 5 : Une population microbienne augmente de 10% toutes les heures. On observe initialement 200 individus.
Combien d’heures s’écouleront pour atteindre 10 000 individus ?
Exercices 6 : On suppose qu’une population microbienne est composée de 1000 individus à l’instant 0, et que chaque
heure cette population augmente de 2%. Combien compte-t-elle d’individus au bout de 10 heures ? Au bout de 1000
heures ?
Nous formaliserons cette relation de dépendance fonctionnelle d’un point de vue mathématique : c’est la notion de fonction.
Nous passerons ensuite en revue une liste de fonctions de référence ainsi que des constructions de fonctions nouvelles à partir
Par exemple,
- concentration d’une substance dans le sang, en fonction du temps C(t)
- vitesse d’une réaction chimique en fonction du pH du milieu ; V(pH)
- pH d’une solution en fonction de la concentration en ion carboxylates pH(RCOO-)
Le graphe d’une fonction 𝑓 (ou courbe représentative de 𝑓) dans un repère cartésien (Ox, Oy) en général orthogonal, est
l’ensemble des points M(x, y) tels que 𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑥 D.
La courbe représentative de 𝑓 résume toutes les variations de la fonction à étudier et permet de visualiser, et donc de
rendre intuitives de nombreuses propriétés de la fonction f et donc du phénomène observé.
- On indique les grandeurs représentées et leur unité sur chaque axe. En science, un graphe pour lequel les unités
des grandeurs ne sont pas précisées n’a aucune utilité.
- On trace à main levée, la courbe expérimentale la plus régulière passant par ou au voisinage des points de
mesure (𝑥, 𝑓(𝑥) obtenus à partir d’un tableau des valeurs.
- On nomme le graphe
Si les points semblent alignés, on trace à l'aide d'une règle la droite qui passe par le maximum de points, sinon, on le fait à
la main en lissant la courbe.
Si la droite passe par l'origine, on peut dire que la grandeur y est proportionnelle à la grandeur x.
Lorsqu'un point semble aberrant (erreur de mesure ?), on ne le prend pas en compte et on l'encercle.
.
Sur la courbe représentative de 𝑓, pour trouver l’image 𝑓(𝑥) d’un nombre réel 𝑥, il faut repérer cette valeur 𝒙 sur
l’axe des abscisses, tracer la parallèle à l’axe des ordonnées passant par la valeur trouvée puis, à son point
d’intersection avec la courbe, tracer la parallèle à l’axe des abscisses qui rencontre l’axe des ordonnées en un point.
L’ordonnée de ce point est l’image cherchée.
Exemple : Voici la courbe représentative d’une fonction 𝑓 sur l’intervalle [-2 ; 3]. Déterminer graphiquement l’image de
3.
Exemples :
Voici la courbe représentative d’une fonction 𝑓 sur l’intervalle [-2 ; 3].
1) Déterminer graphiquement le ou les antécédents de 7 sur cet intervalle.
Application : Lors de l’injection continue d’un médicament par voie IV (perfusion), des prélèvements réguliers sont
réalisés toutes les heures et la concentration sanguine 𝐶(𝑡) est mesurée durant 4 heures. A partir des données
expérimentales présentées dans le tableau ci-dessous, tracer la courbe représentative de C, en prenant pour
échelle 4cm pour 1h en abscisse et 4cm pour 1mg/l en ordonnées.
t(heures) 0 1 2 3 4
20
10
0
-6 -4 -2 0 2 4 6
-10
-20
f est périodique s'il existe un réel T > 0 tel que 𝑥 𝜖 𝐷, 𝑥 + 𝑇 𝜖 𝐷 et 𝒇(𝒙 + 𝑻) = 𝒇(𝒙)
Le plus petit réel T > 0 vérifiant cette propriété s'appelle la période de f.
Interprétation graphique : Cf est invariante par translation de vecteur T𝑖⃗
cosx
1
0,5
0
-15 -10 -5 0 5 10 15
-0,5
-1
Remarque : On peut réduire le domaine d’étude de la fonction par des considérations de de symétrie
Si f est paire (ou impaire), on peut réduire l’intervalle d’étude aux x positifs. Le graphe de la fonction sur D se
déduira par symétrie par rapport à Oy (ou 0).
Si f est T-périodique, on peut réduire l’intervalle d’étude à la seule période T. le graphe de la fonction D se déduira
par des translations de T le long de l’axe des x.
Fonction surjective
On dit qu’une fonction f : I J est surjective si tout élément de l’ensemble d’arrivée a au moins un antécédent par f dans
l’ensemble de départ ( I ) ; Dans ce cas J = f( I ) ; J est alors par définition l’ensemble image de f
1
𝐄𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 : 𝐒𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝑓, 𝑔 et ℎ définies par 𝑓(𝑥) = √𝑥 ; 𝑔(𝑥) = ln(1 − 𝑥) ; ℎ(𝑥) =
𝑥
Donner la forme algébrique et le domaine de définition des fonctions suivantes : 𝑓𝑜𝑔, 𝑓𝑜ℎ, 𝑔𝑜ℎ
𝒇𝒐𝒉
𝑥𝜖 𝐷ℎ 𝑥≠0
Domaine de définition ∶ 𝑥𝜖 𝐷𝑓𝑜ℎ ⇔ { ⇔{ ⇔ {𝑥 > 0 ⇔ 𝑥 𝜖 ℝ+∗
ℎ(𝑥)𝜖 𝐷𝑓 1/𝑥 ≥ 0
𝒈𝒐𝒉
Domaine de définition
𝑥𝜖 𝐷ℎ 𝑥≠0
𝑥𝜖 𝐷𝑔𝑜ℎ ⇔ { ⇔{ ⇔ {𝑥 < 0 𝑜𝑢 𝑥 > 1 ⇔ 𝑥 𝜖 ]−∞; 0[ ∪ ]1; +∞[
ℎ(𝑥)𝜖 𝐷𝑔 1/𝑥 < 1
Attention : il ne faut pas confondre la fonction réciproque 𝑓 −1 , avec la fonction inverse 1/𝑓
Interprétation graphique : Les représentations graphiques de deux fonctions réciproques se déduisent l’une de
l’autre par une symétrie par rapport à la droite 𝑦 = 𝑥
La théorie des limites est utile en mathématique pour définir la notion de dérivée, outil majeure dans toutes les sciences
pour étudier le comportement local d’une fonction. On s’intéressera aussi aux limites à l’infini, qui permettent de définir
le comportement asymptotique de phénomènes naturels, dont les variables peuvent prendre des valeurs arbitrairement
grandes. La continuité n’est utilisée ici que pour obtenir facilement le calcul de certaines limites de fonctions en un nombre
donné.
Nous nous limitons ici à quelques résultats relatifs aux asymptotes
𝑓(𝑥)
∎ Si lim = ±∞ alors l′ axe O𝑦 est une direction asymptotique pour la courbe Cf
x→±∞ 𝑥
La courbe Cf a une branche parabolique dans la direction 0y
𝑓(𝑥)
∎ Si lim = 𝑎 𝑒𝑡 lim [𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥] = ±∞ alors 𝑦 = 𝑎𝑥 est une direction asymptotique
x→±∞ 𝑥 x→±∞
𝑓(𝑥)
∎ Si lim = 𝑎 𝑒𝑡 lim [𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥] = 𝑏 alors 𝑦 = 𝑎𝑥 est une direction asymptotique
x→±∞ 𝑥 x→±∞
La courbe Cf admet une asymptote oblique d’équation 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 et lim [𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)] = 0
x→±∞
lim 𝑓(𝑥) ℓ ℓ ∞ 0 ∞
𝑥→𝑥0
lim 𝑔(𝑥) ℓ’≠ 0 ∞ ℓ’ 0 ∞
𝑥→𝑥0
𝑓 ℓ 0 ∞ ? ?
lim ( ) (𝑥)
𝑥→𝑥0 𝑔 ℓ’
Formes indéterminées
+∞ + (−∞) 𝟎×∞ 𝟎 ∞
𝟎 ∞
3 La notion de continuité
De plus si 𝑓(𝑎). 𝑓(𝑏) < 0, alors la fonction s’annule pour une seule valeur
𝑥 0 ∈ [𝑎, 𝑏]
f ( x0 h ) f ( x0 )
ou encore f ( x0 ) lim
h 0 h
On dit que f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout point de I.
4.1.1 Tangente
La tangente à la courbe représentative de 𝑓 au point 𝑥0 a pour équation :
y = 𝑓(𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )𝑓 ′ (𝑥0 )
ℎ =𝑢×𝑣 ℎ′ = u v vu
u u v v u
ℎ= ℎ′ =
v v2
1 v
ℎ= ℎ′ =
v v2
ℎ= f og ; ℎ′ = g f o g ;
ℎ(𝑥) = f o g ( x) f g x ℎ’(𝑥) = g x f g x
1 1
1 ℎ′ = ; ℎ’(𝑥) =
ℎ= f 1
f o f f f 1 ( x)
xn, n 𝑛𝑥 𝑛−1
1
𝑙𝑛(𝑥)
𝑥
𝑢′ (𝑥)
ln[𝑢(𝑥)]
𝑢(𝑥)
𝑒𝑥 𝑒𝑥
𝑒 𝑢(𝑥) 𝑢’(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥)
𝑐𝑜𝑠 (𝑥) −𝑠𝑖𝑛 (𝑥)
𝑠𝑖𝑛 (𝑥) 𝑐𝑜𝑠 (𝑥)
1
tan (x) 2
1 tan 2 ( x)
cos ( x)
2
Soit 𝑓 une fonction deux fois dérivables sur I
1
Si ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓’’(𝑥) < 0
0
-2 -1 0 1 2 alors la courbe représentative de 𝑓 est concave sur I
-1
Exemple : 𝑓 ∶ 𝑥 ⟼ 1 − 𝑥 2
-2
Moyen mnémotechnique : concAve
-3
La courbe est en dessous de toutes ses tangentes
𝑦 = 1 − 𝑥2
2
Soit 𝑓 une fonction dérivables deux fois sur un voisinage de
𝑎 ∈ 𝐼𝑅
1
Si 𝑓’’ s’annule et change de signe en 𝑎, alors la courbe
représentative de 𝑓 présente un point d’inflexion en 𝑎
0
3 ′′ (𝑥) -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5
Exemple : 𝑓 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑥 + 𝑥 𝑓 = 6𝑥
𝑦 = 𝑥 + 𝑥3 Tangente en 0
2) Chercher les symétries éventuelles (parité) et périodicité permettant de réduire l’intervalle d’étude
3) Rechercher quand c’est simple, les points particuliers de la courbe, c’est-à-dire correspondant à 𝑥 = 0 ou 𝑓(𝑥) =
0
4) Déterminer le sens de variation de 𝑓
Calculer la dérivée de 𝑓
Etudier le signe de 𝑓′(𝑥)
Rechercher les extremums : 𝑓 ′ (𝑥) = 0
5) Calculer si possible la dérivée seconde 𝑓 ′ ′(𝑥) ; rechercher les points d’inflexion (changements de signe de 𝑓 ′ ′(𝑥) et
repérer les domaines de convexité et de concavité de la courbe représentative.
6) Dresser le tableau de variation de 𝑓 résumant les résultats précédents ; compléter le tableau en cherchant les limites
de 𝑓(𝑥) aux bornes des intervalles.
7) Rechercher les asymptotes parallèles aux axes ou obliques, préciser la position du graphe par rapport aux
asymptotes.
8) Tracer le graphe en utilisant éventuellement les éléments de symétrie et de périodicité
11 y (mg)
10 A
9
4
B
1
O t (h)
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
-1
-2
B'
-3
Objectifs
Rappels sur les fonctions réelles d’une variable réelle les plus usitées :
I.1. Définition
Ce sont les fonctions de la forme : 𝑷(𝒙) = 𝒂𝟎 + 𝒂𝟏 𝒙 + 𝒂𝟐 𝒙𝟐 + ⋯ + 𝒂𝒏 𝒙𝒏 avec 𝒂𝒏 ≠ 𝟎
Elles sont définies dans IR,
n est le degré du polynôme
Racines d’un polynome: Si P est un polynôme de degré n, alors P admet au plus n racines,
C’est-à-dire l’équation 𝑷(𝒙) = 𝟎 admet au plus n solutions dans IR
𝑦𝐵 − 𝑦𝐴
𝑎=
𝑥𝐵 − 𝑥𝐴
Fonctions affines
B
6
A
4
b
2
0
-2 -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2
-2
-4
-6
y = ax+b y=ax
−𝑏 − √∆ −𝑏 + √∆
Au maximum, 2 racines réelles 𝑥1 = ; 𝑥2 =
2𝑎 2𝑎
Racines du polynôme : L’existence des racines du polynôme (ou solutions de l’équation 𝒙𝟐 + 𝒃𝒙 + 𝒄 = 𝟎 ) dépend du
signe du discriminant ∆
∆ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐
Si ∆< 0 alors le polynôme n’a aucune racine dans IR , son signe est du signe de 𝒂
Si ∆= 0 alors le polynôme admet une racine double 𝑥1 = −𝑏⁄2𝑎 et peut être factorisée
𝟐
o 𝒇(𝒙) = 𝒂(𝒙 − 𝑥1 )
Si ∆> 0 alors le polynôme admet deux racines réelles et peut être factorisé
o 𝒇(𝒙) = 𝒂(𝒙 − 𝒙𝟏 )(𝒙 − 𝒙𝟐 ) ; 𝒙𝟏 + 𝒙𝟐 = −𝒃⁄𝒂 ; 𝒙𝟏 × 𝒙𝟐 = 𝒄⁄𝒂
Forme canonique : Quelquefois il peut être judicieux d’écrire le polynôme sous sa forme canonique
𝒃 𝟐 𝒃𝟐 − 𝟒𝒂𝒄
𝒇(𝒙) = 𝒂 (𝒙 + ) −
𝟐𝒂 𝟒𝒂
- Si le polynôme admet une seule racine, son signe est du signe de a à droite de la racine
- Si le polynôme admet 2 racines, le signe de est du signe de a à l’extérieur des racines (voir tableau des signes)
𝑥 -∞ 𝒙𝟏 𝒙𝟐 +∞
Paraboles
7
S a < 0 ; concave
a >0 ; convexe
x1 x2
0
-35 0 -b/2a 35
-7
I.4. Exercice
Détermination du niveau thérapeutique minimal
Pour qu’un médicament ait un effet bénéfique, il faut que sa concentration dans le sang dépasse une certaine valeur,
appelée niveau thérapeutique minimal.
Admettons que la concentration C(x) en mg/l d’un certain médicament x heures après administration orale est donnée
par :
20𝑥
𝐶(𝑥) = 2
𝑥 +4
Si le niveau thérapeutique minimal est de 4 mg/l, déterminez à partir de quand ce niveau est dépassé.
𝑥 2 − 5𝑥 + 4 devient négatif à partir de x = 1, donc le niveau minimal thérapeutique est dépassé à partir de 1h après
l’administration orale (𝑥 > 1)
II.1. Définition
C’est le quotient de deux polynômes ;
𝑁(𝑥) 𝑎0 + 𝑎1 𝑥 + ⋯ + 𝑎𝑝 𝑥 𝑝
𝑅(𝑥) = =
𝐷(𝑥) 𝑏0 + 𝑏1 𝑥 + ⋯ + 𝑏𝑞 𝑥 𝑞
Le domaine de définition est l’ensemble des 𝑥 tel que 𝐷(𝑥) ≠ 0
Limite à l’infini : la limite à l’infini est la limite du quotient des termes de plus haut degré
𝑎𝑝 𝑥 𝑝
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚
𝑥→±∞ 𝑥→±∞ 𝑏𝑞 𝑥 𝑞
𝑎𝑝
⦂ Si p = q 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) =
𝑥→±∞ 𝑏𝑞
II.2. Exercices
Exercice 1 : Détermination du niveau thérapeutique minimal
20𝑥
𝐶(𝑥) = ; 𝑥≥0
𝑥2 + 4
1. Etudier la fonction 𝐶(𝑥) sur son domaine de validité
2. Tracer la courbe représentative de 𝐶(𝑥)
Eléments de réponse :
1. 𝐶(𝑥) est une fonction rationnelle dont le dénominateur 𝑥 2 + 4 est > 0 quelle que soit la valeur de 𝑥
Donc 𝐶 définie sur IR et par conséquent sur son domaine de validité [0 ; +∞]
2. Limites aux bornes :
C(0) = 0 𝑒𝑡 lim 𝐶(𝑥) = 0 ; La courbe de C admet une asymptote horizontale, y = 0
𝑥→+∞
2 (𝑥 − 2)(𝑥 + 2)
−𝑥 + 4
𝐶 ′ (𝑥) = 20 × = −20
(𝑥 2 + 4)2 (𝑥 2 + 4)2
𝑥 0 2 +∞
𝐶′(𝑥) + 0 −
5
𝐶(𝑥)
0 0
30 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017
Courbe représentative
0
1 4
0 5 10 15 20
x(h)
Exercice 3 : Biochimie
L’activité d’une enzyme (par exemple la -galactosidase) est fortement influencée par le pH du milieu réactionnel (d’où
l’utilisation de milieux tamponnés pour mesurer des activités catalytiques). C’est au pH optimum que l’activité est la plus
grande, aux pH d’arrêt, l’activité est nulle. Les variations de pH peuvent modifier la conformation de la protéine soit en la
dénaturant (pH extrêmes) soit en inhibant des changements réversibles (faibles variations autour du pH optimum)
De même l’activité enzymatique dépend de la température, la température critique correspond à la limite à partir de
laquelle l’activité baisse, suite à la dénaturation de l’enzyme.
On note V la vitesse d’une réaction catalysée par la galactosidase, exprimée en unités enzymatiques. On admet alors la
relation suivante :
1
𝑉=
1 + 0.1(𝑝𝐻 − 7.5) + 0.1(𝑝𝐻 − 7.5)2
1) Montrer que cette fonction V(pH) est bien définie quelle que soit la valeur de la variable pH
2) Sur quel intervalle peut-on se contenter d’étudier cette fonction ? Justifier selon vos connaissances biomédicales.
3) Que signifie mathématiquement ≪ faibles variations ≫ autour du pH optimum. Choisir la(les) bonnes réponses
a)𝑉 ≈ 0 ; b) 𝑉′ ≈ 0 ; c) _𝑝𝐻 ≈ 0 ( ≈ : a peu près égal à)
4) Mathématiquement, qu’observe-t-on au pH optimum ? Choisir la(les) bonnes réponses
a)V(pH) = 0 ; b) V(pH) = Vmax ; c)V’(pH)=0 ; d) V’(pH) tend vers l’infini
5) Déterminer la dérivée V’(pH)de la fonction V(pH)
6) Dresser le tableau de variations de V sur l’intervalle d’étude défini à la question 2
7) En déduire le pH optimum et la vitesse de réaction correspondante
8) Déterminer la pente de la tangente a la courbe de V au pH optimum
9) Déterminer la pente de la tangente a la courbe de V aux pH extrêmes
10) Tracer la courbe de la vitesse de réaction dans l’intervalle d’étude défini a la question 2 en faisant apparaitre les 2
tangentes mentionnées ci-dessus.
III.1. Définition
C’est une fonction définie pour des réels strictement positifs, qui s’annule en 1, et dont la dérivée est 1/𝑥. On la note
𝑙𝑛(𝑥). Il existe un nombre réel noté e tel que 𝑙𝑛(𝑒) = 1 (𝑒 ≈2,718)
ln(𝑥)
► lim ln(𝑥) = +∞ ; lim = 0+ ∶ 𝑏𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑏𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑦 = 0
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ x
ln(1 + 𝑥)
► lim+𝑥 ln(𝑥) = 0− lim+ =1
𝑥→0
𝑥→0 x
1 ′ u′ (x)
► [ln(𝑥)]′ = et si u(x)est une fonction dérivable strictement positive : [ln(u(𝑥))] =
x u(x)
► La fonction ln(x) est strictement croissante et continue sur IR+*, elle est donc bijective de IR+* dans IR
y
3
y=ln(x)
2 y = x-1
0
x
0 2 4 6 8 10
-1
-2
-3
III.6. Exercices
Exercice 1 : Acoustique - Orthophonie
L'intensité I en décibels d'un son de puissance P est donné par : 𝐼 = 10 log(𝑃⁄𝑃0 )
où 𝑃0 correspond au seuil d'audibilité au dessous duquel aucun son n'est perçu
a) Le chuchotement (discret !) de deux élèves en classe est voisin de 20 dB. Qu’en est-il y de la puissance
sonore émise par rapport à 𝑃0 ?
b) Quelle est l'intensité d'une conversation normale pour laquelle 𝑃 = 105 𝑃0
c) Le seuil de douleur auditive est fixé à 130 décibels. Exprimer la puissance correspondant à un tel son en
fonction de 𝑃0
Note : P0 correspond à l'intensité sonore la plus faible perceptible par l’oreille humaine
et vaut environ 10−12 W/m2 , soit 0 dB.
Exercice 2 : pH sanguin
En biologie médicale, l'équation de Henderson-Hasselbach permet de calculer le pH sanguin à partir des concentrations
en ion bicarbonate (mmol/L) et de la pression partielle sanguine en dioxyde de carbone (Psang(CO2)) (mmHg) selon la
formule:
[𝐻𝐶𝑂3− ]𝑠𝑎𝑛𝑔
𝑝𝐻𝑠𝑎𝑛𝑔 = 6,1 + 𝑙𝑜𝑔
0,03 ∙ 𝑃𝑠𝑎𝑛𝑔 (𝐶𝑂2 )
A- Un sujet souffrant d’une insuffisance respiratoire, présente dans le sang artériel une 𝑃𝐶𝑂2 = 60 mm Hg et [𝐻𝐶𝑂3− ] =
26,5 mmol/l.
a) Calculer le pH sanguin.
b) On perfuse à ce sujet une solution de bicarbonate de telle sorte que la 𝑃𝐶𝑂2 ne changeant pas, on obtienne un
pH de 7,4. Quelle doit être alors la nouvelle concentration en 𝐻𝐶𝑂3−
B- On a mesuré dans le sang artériel d’un malade, les paramètres suivants : pH = 7,5 et 𝑃𝐶𝑂2 = 40 mm Hg.
a) De quel trouble acido-basique s’agit-il a priori (acidose ou alcalose ?)
b) Calculer la concentration en bicarbonates sanguins
33 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017
IV. Fonction exponentielle
IV.1. Définition
La fonction exponentielle est la fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 réciproque de la fonction logarithme népérien.
Elle est définie pour tout 𝑥 réel,
Donc 𝑦 = 𝑒 𝑥 , 𝑥 𝑟é𝑒𝑙 ⟺ 𝑥 = 𝑙𝑛(𝑦) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑦 > 0
Pour tout x réel, 𝑒 𝑥 > 0,
𝑒0 =1
∎ lim 𝑒 𝑥 = 0+ (𝑎𝑠𝑦𝑚𝑝𝑡𝑜𝑡𝑒 𝑦 = 0)
𝑥⟶−∞
∎ (𝑒 𝑥 )′ = 𝑒 𝑥
′
∎ si u(x)est une fonction dérivable ∶ [𝑒 𝑢(𝑥) ] = u′ (x)𝑒 𝑢(𝑥)
5
y = ex y=x
4
3
2
y = ln(x)
1
0
-3 -2 -1
e 3
-1 0 1 2 4
-2
-3
-4
-5
b) Fonction puissance
La fonction 𝒇: 𝒙 ⟼ 𝒙𝒂
définie sur IR+, si a > 0 et sur IR*+ si a < 0 est
𝒇 est continue et dérivable sur ]0; +∞[
dérivée 𝒇′ (𝒙) = 𝒂𝒙𝒙−𝟏
limites :
𝑠𝑖 𝑎 > 0; lim 𝑥 𝑎 = 0 lim 𝑥 𝑎 = +∞
𝑥→0+ 𝑥→+∞
IV.6. Exercices
Exercice 1
Après injection intraveineuse (IV), la concentration C d'un produit de contraste pour imagerie évolue dans le cerveau
selon la relation (t est exprimé en heures) :
𝐶(𝑡) = 𝐾(𝑒 −2𝑡 − 𝑒 −4𝑡 )
1) Etudier et tracer la représentation graphique de C(t)
2) A quel instant C est-elle maximale ?
Exercice 2
Une population de cellules croît selon le modèle 𝑁(𝑡) = 𝑁0 × 10𝛼𝑡 ; Son temps de doublement est de 3 jours. Quel est
la valeur du coefficient 𝛼 ?
Eléments de réponses
A - Présence d’un médicament dans le sang
1) Df = IR, mais domaine de validité = [0 ; + ∞[
𝑓 ′ (𝑡) = 𝑞(𝑒 −𝑡 − 0,5𝑒 −0,5𝑡 )
𝑡 0 ln(4) +∞
𝑓′(𝑡) + 0 −
𝑓(𝑡) q/4
0 0
3 Toxique
2,5 SM
Non efficace
0,5
0 t2 t(h)
t1
0 2 4 6 8 10
Objectifs
Si f admet une primitive F, alors, toutes les primitives de f sont de la forme F+où est une constante.
Théorème fondamental : Si f : I IR est une fonction continue, alors elle admet une primitive (donc une infinité)
ex ex f (ax)
1
F (ax)
a
𝑙𝑛(𝑥) 𝑥𝑙𝑛(𝑥) − 𝑥
f ( x) u ( x) g (u ( x)) F ( x) G (u ( x))
𝑐𝑜𝑠 (𝑥) 𝑠𝑖𝑛 (𝑥)
𝑠𝑖𝑛 (𝑥) −𝑐𝑜𝑠 (𝑥) 𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥) 𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑢(𝑥)
1 𝑢𝑛+1 (𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥) × 𝑢𝑛 (𝑥) 𝐹(𝑥) =
𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑥) 𝑛+1
1 x2 𝑢′(𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = 𝑙𝑛(|𝑢(𝑥)|)
𝑢(𝑥)
Soit f : [a,b] IR une fonction positive admettant une primitive sur [a,b] et (C) sa courbe représentative, alors
𝑏
𝐴 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎
représente l’aire du domaine (A) délimité par la courbe (C), l’axe des
abscisses et les droites d’équation 𝒙 = 𝒂 𝒆𝒕 𝒙 = 𝒃
a
A
b
38 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017
II.2. Propriétés des intégrales
Linéarité
Soit 𝑓 et 𝑔 2 fonctions continues sur [𝑎; 𝑏] et 𝑘 ∈ 𝐼𝑅
𝑏 𝑏 𝑏
∫ 𝑘𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑘 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎
Relation de Chasles ; Si a < b < c, alors
𝑐 𝑏 𝑐
2
1
𝐄𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞 𝟏 : calculer ∫ (√𝑥 − ) 𝑑𝑥
√𝑥
1
Cette méthode permet de simplifier certaines intégrales où f(x) est le produit d’une fonction u de dérivée simple et d’une
fonction w facile à intégrer ; dans ce cas on prendra w = v’
En pratique on choisit les polynômes, les logarithmes comme fonction u car leur dérivation génère des fonctions de degré
plus petit
On choisit les exponentielles, les fonctions trigonométriques comme élément 𝑣’ car ces fonctions sont faciles à intégrer
𝒖(𝒙) 𝒗′(𝒙)
L’ensemble complémentaire de A, ou ensemble non-A, notée Ā est l’ensemble des éléments non inclus dans A.
ω ∈ Ā ⇔ω ∉A
Exemple : lors d’un contrôle sanguin, l’ensemble des résultats possibles est différent selon qu’on s’intéresse
- Au groupe sanguin et facteur rhésus
- au nombre de globules blancs
- au taux de glycémie
Ainsi pour une même épreuve, l’univers Ω peut être fini (toutes les éventualités sont connues : cas 1) ou infini (toutes
les éventualités ne sont pas connues : cas 2 et 3). Dans ces deux derniers cas, l’univers peut être dénombrable si on peut
numéroter les éventualités connues (cas 2) ou bien continu comme dans le cas du taux de glycémie (cas 3).
Un événement quelconque A est un ensemble d’évènements élémentaires et constitue une partie de l’univers des
possibles Ω dont on sait dire à l’issue de l’épreuve s’il est réalisé ou non.
Exemple : dans l’ensemble des groupes sanguins Ω = {A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-}
L’évènement A, « l’individu est rhésus positif » est représenté par A = {A+, B+, AB+, O+} ; A ⊂ Ω
L’évènement B, « L’individu est donneur universel » est représenté par un seul événement : B = {O -}
Dans le cadre de cet exemple, l’événement A est réalisé si le résultat du typage donne l’un des 4 groupes sanguins
A+,B+,AB+,O+.
- L’événement impossible noté ø est l’événement qui ne peut être réalisé quelle que soit l’issue de l’épreuve.
Bien que constitué d’aucune éventualité, ø est considéré comme un événement
- L’événement certain, noté Ω est toujours réalisé quelle que soit l’issue de l’épreuve. Il est constitué de toutes
les éventualités.
- L’événement contraire ou complémentaire de A, notée Ā est Ω
l’événement qui est réalisé si et seulement si A ne l’est pas. Il est donc
constitué des évènements ω qui ne sont pas dans A. Ā
ω ∈ Ā ⇔ω ∉A A
I.7. Définition
Une probabilité P est une application de Ω, l’ensemble de tous les évènements vers l’intervalle [0 ;1] satisfaisant les
axiomes suivants :
a) Pour tout A Ω, 0 P(A) 1
b) P(Ω) = 1 ; évènement certain
c) ∀A, B ∈ Ω si A et B sont deux évènements incompatibles (A∩B = ∅) alors P(A∪B)=P(A) + P(B)
Exemple : « être rhésus + », « être rhésus - »
I.8. Propriétés
A Ā = Ω donc P (A Ā) = P (Ω) = 1 ;
A et Ā sont incompatibles donc d’après les axiomes précédents : P (A Ā) = P(A) +P(Ā) = 1 ; d’où P(Ā) = 1- P(A)
P () = 0 ; événement impossible
Si A et B sont deux évènements quelconques, non nécessairement exclusifs: P(A ∪ B) = P(A) + P(B) – P(A∩ B)
C’est une des formules fondamentales du cours de probabilité
Remarque : Le concept mathématique de probabilité modélise les notions intuitives de proportion et de fréquence. Si l’on
avance que la probabilité d’être immunisé contre la tuberculose est de 0.8, on modélise le fait qu’environ 80 % de la
population est immunisé contre la tuberculose.
Exercice 5 : un individu peut contracter deux maladies notés MA et MB (et deux seulement). Les probabilités de contracter
ces maladies sont P(MA)=0,44 et P(MB)=0,65; on rencontre usuellement 26% d’individus atteints des deux maladies.
Quelle est la probabilité d’être malade ?
Element de Réponse :
P(malade) = P(MAMB)= 0,83
Exercice 6
Un tissu biologique peut être attaqué par des bactéries (avec une probabilité de 0,37), par des champignons (avec une
probabilité de 0,58), ou par les deux simultanément. Pour un tissu, la probabilité d’être attaqué est de 0,81. Quelle est la
probabilité pour qu’un tissu soit attaqué simultanément par une bactérie et un champignon ?
Elément de Réponse : P(B C) = 0,14
Il est aisé de vérifier que les fréquences pour les deux phénotypes possibles sont plus proches des probabilités attendues
sous le modèle de croisement mendélien pour l’échantillon de très grande taille. L’écart entre les fréquences observées
et les probabilités attendues peut être testé à l’aide du test du khi-deux
Soit deux évènements A et B non exclusifs d’un ensemble Ω avec P(B)≠ 0. La probabilité
conditionnelle de l’évènement « A si B» ou « A sachant B» noté P(A /B) est définie par:
𝐏(𝐀 ∩ 𝐁)
𝐏(𝐀⁄𝐁) =
𝐏(𝐁)
Remarque : La probabilité P(A) est appelée la probabilité à priori et P(A/B) ou PB (A) la probabilité à posteriori
car sa réalisation dépend de la réalisation de B.
La relation peut également s’écrire :
► 𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀⁄𝐁) × 𝐏(𝐁) = 𝐏(𝐁⁄𝐀) × 𝐏(𝐀)
Remarque : la difficulté dans la résolution des exercices de probabilités réside le plus souvent dans la mise
en équation des assertions de l’énoncé. Il s’agit de bien décoder les informations mises à disposition,
définir les ensembles qu’on représentera chacun par une lettre et traduire les probabilités en langage
mathématique. Lorsque ce travail est bien fait, la résolution est généralement aisée.
Exercice 9 : Un nouveau vaccin a été testé sur 12 500 personnes ; 75 d’entre elles, dont 35 femmes enceintes,
ont eu des réactions secondaires nécessitant une hospitalisation.
1- Sachant que ce vaccin a été administré à 680 femmes enceintes, quelle est la probabilité qu’une
femme enceinte ait eu une réaction secondaire si elle reçoit le vaccin ?
2- Quelle est la probabilité qu’une personne non enceinte ait une réaction secondaire ?
Exercice 10 : Le personnel d’un hôpital est réparti en 3 catégories : les médecins, les soignants (non
médecins) et le personnel administratif. 12% sont des médecins et 71% sont des soignants. 67% des
médecins sont des hommes et 92% des soignants sont des femmes. On sait de plus que 80% du personnel
de l’hôpital est féminin. Un home a été désigné. Quelle est la probabilité qu’il soit médecin ?
Propriétés : A et B sont indépendants si et seulement si une de ces trois conditions est réalisée:
𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀) × 𝐏(𝐁) qui a pour conséquence 𝐏(𝐀⁄𝐁) = 𝐏(𝐀) et 𝐏(𝐁⁄𝐀) = 𝐏(𝐁)
Exercice 11
Un tissu biologique peut être infecté par une certaine bactérie (événement B) avec une probabilité de P(B) =
0,14 ou par un virus (événement V) avec une probabilité P(V) = 0,20.
(a) Les deux infections constituent-elles des événements indépendants, sachant que l’on trouve
habituellement 31% de tissu infecté? (On supposera qu’il n’existe aucune autre cause d’infection).
(b) Dans la négative, sachant que le tissu est infecté par une bactérie, quelle la probabilité pour qu’il
soit aussi infecté par un virus?
Élément de rréponse: b) P(V/B ) = 0,21
Exercice 12 : reprenons l’exemple de l’ensemble des groupes sanguins Ω = {A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-
}, toujours dans l’hypothèse d’équiprobabilité,
- A = « L’individu possède l’allèle A »
- B = « L’individu possède l’allèle B »
- P = « L’individu est Rhésus positif »
Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Même question pour les évènements A et P
𝑷(𝑩) = 𝑷(𝑩 /𝑨𝟏) × 𝑷(𝑨𝟏) + 𝑷(𝑩 /𝑨𝟐) × 𝑷(𝑨𝟐) + ⋯ + 𝑷(𝑩 /𝑨𝒏) × 𝑷(𝑨𝒏)
Soit n événements Ai formant une partition de E, et B un événement de E tel que p(B) > 0 alors
Remarque : La formule de Bayes est utilisée de façon classique pour calculer des probabilités de causes
dans des diagnostics (maladies, pannes, etc.). Elle permet d’évaluer les probabilités des différents
événements, A2, A3, ……, An qui sont susceptibles de causer B, c.à.d. elle permet de remonter aux causes.
Un individu se plaint d’une douleur aigue de l’abdomen. La probabilité qu’il souffre d’une colique hépatique
(CH) est de 25%, qu’il souffre d’une colique néphrétique (CN) de 25% et qu’il souffre d’une autre affection
(AA) de 50%
Par ailleurs 10% des malades souffrant de colique hépatique contractent de la fièvre, 15% malades souffrant
de colique néphrétique contractent de la fièvre, 20% parmi les autres affections ont de la fièvre
1° Quelle est la probabilité de contracter de la fièvre P(F) en cas d’une douleur aigue de l’abdomen ?
2° Calculer la probabilité de chacune des causes de la fièvre
3° Quel est le diagnostic le plus probable ?
Eléments de réponse
Soit Ω l’ensemble des individus se plaignant d’une douleur aigue de l’abdomen ;
Les sous-ensembles CH, CN et AA constituent une partition de Ω
Représentation graphique
CH
Résumons les informations
AA
P(CH) = 0,25 ; P(F/CH) = 0,1
P(CN) = 0,25 ; P(F/CN) = 0,15
P(AA) = 0,5 ; P(F/AA) = 0.2 CN
P(F/CH)×P(CH) 0.1×0.25
Probabilité que la fièvre soit causée par une CH : P(CH/F) = =
𝑃(𝐹) 0.162
3) Pour répondre à cette question il suffit de comparer les 3 probabilités de causes calculées
précédemment
Cet exercice peut également être traité à l’aide d’un arbre de probabilités
Application à l’exercice 13
F
CN
F̅
F
P(CH)=0,25
CH
F̅
F
AA
F̅