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Math-Cours 2017-2018

Le document présente l'importance des mathématiques dans les études de santé, en soulignant leur rôle comme méthode de travail, outil d'information et outil de recherche. Il détaille les objectifs pédagogiques et les thèmes abordés, tels que les suites numériques, les fonctions et le calcul des probabilités. Des exercices pratiques sont également fournis pour illustrer l'application des concepts mathématiques dans le domaine de la santé.

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2017-2018

Université des Sciences de la Santé

Faculté de Médecine

Copyright @ Emmanuel ANYUNZOGHE - Novembre 2017


INTRODUCTION

2 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


Pourquoi des Mathématiques dans les études de santé ?

 Les mathématiques sont omniprésentes dans le domaine de la biologie et de la santé comme :


 Méthode de travail (raisonnement logique)
 Outil de travail et d’information, descriptif
 Outil de recherche

 Méthode de travail (raisonnement logique)


 Savoir construire un raisonnement logique, trier les informations, tirer des conclusions à partir de faits précis.
 La formation en mathématiques a pour but de développer ses capacités d’analyse et de raisonnement
logico-déductif;

 Outil de travail et d’information


 Un médecin manipule régulièrement des chiffres, tableaux et/ou graphiques, sources d’information cruciales.
 La formation en mathématique a pour objectif de revoir ou développer les outils mathématiques de base;
calculs, conception/interprétation graphique

 Outil de recherche (modélisation)


 Le médecin peut participer à des projets de recherches en collaboration avec des
mathématiciens/statisticiens.
 La formation en mathématique a pour objectif de fournir aux étudiants des outils de recherche et d’aide à la
décision (statistiques, probabilités, modélisation)

 En bref
 être familiarisés avec les bases du calcul mathématique, de sorte que la pratique quotidienne plus tard en
tant que professionnel de la santé soit plus précise, plus rigoureuse, et bénéfique pour les patients.

 Objectifs pédagogiques
Acquisition théorique puis pratique d’outils méthodologiques
1. Acquérir des connaissances
 Revoir ou développer des outils mathématiques de base
2. Acquérir des compétences
 Choisir les outils adaptés à la question de la santé, savoir interpréter les résultats

3 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


P L A N

I Suites Numériques

II Les fonctions à une variable réelle

III Les fonctions élémentaires

IV Calcul intégral, primitives

V Introduction au calcul des probabilités

4 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


SUITES NUMERIQUES

Introduction

Les observations sur des caractères biologiques sont souvent accompagnées de prises de mesures, à intervalles

de temps réguliers ou non.

À ces instants, lorsqu’on mesure un paramètre quantitatif, on obtient des valeurs 𝑈0 ; 𝑈1 ; 𝑈2 ; . . . ; et de façon

générale la valeur 𝑈𝑛 à l’instant 𝑛.

On dit qu’on a défini une suite numérique car à chaque entier on a associé un nombre 𝑈𝑛 unique.

5 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


I. Définition
• En mathématiques, une suite 𝑈 est une liste ordonnée de nombres réels : les éléments de cette liste sont appelés
termes de la suite 𝑈, et sont tous repérés par leur rang dans la liste ; ainsi le premier terme est souvent noté 𝑈0 , le
second 𝑈1 et ainsi de suite ...
• 𝑈 = (𝑈0 ; 𝑈1 ; 𝑈2 ; . . . ; 𝑈𝑛−1 ; 𝑈𝑛 ; 𝑈𝑛+1 ; . . . )

Une suite 𝑈 est une fonction définie sur IN.

A chaque entier naturel 𝑛 on associe un nombre réel 𝑈𝑛 de la suite 𝑈


𝑈: 𝐼𝑁 → 𝐼𝑅
𝑛 ⟼ 𝑈𝑛

II. Modes de génération d’une suite


 Une suite (𝑼𝒏 )𝒏𝝐𝑰𝑵 peut être définie de manière explicite :
chaque terme est défini en fonction de son rang; indépendamment des autres termes : 𝑼𝒏 = 𝒇(𝒏)
Exemple : la suite (𝑼𝒏 )𝒏𝝐𝑰𝑵 définie par :
𝑼𝒏 = −𝟓 + 𝟕𝒏

 Une suite (𝑼𝒏 )𝒏𝝐𝑰𝑵 peut être définie par récurrence:


la relation de récurrence permet de calculer un terme de la suite à partir du terme précédent 𝑼𝒏+𝟏 = 𝒇(𝑼𝒏 )
Exemple : la suite (𝑼𝒏 )𝒏𝝐𝑰𝑵 définie par :
𝑼 =𝟑
{ 𝟎
𝑼𝒏+𝟏 = −𝟐𝑼𝒏 + 𝟏

III. Sens de variation d’une suite


• La suite(𝑼𝒏 ) est croissante si pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 ≥ 𝑼𝒏
• La suite(𝑼𝒏 ) est strictement croissante si pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 > 𝑼𝒏
• On dit que la suite(𝑼𝒏 ) est décroissante si pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 ≤ 𝑼𝒏
• La suite(𝑼𝒏 ) est strictement décroissante si pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 < 𝑼𝒏
• La suite (𝑼𝒏 ) est constante si pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 = 𝑼𝒏
• Si une suite est croissante ou décroissante, on dit qu’elle est monotone

6 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


IV. Suites arithmétiques

IV.1. Définition
La suite(𝑼𝒏 ) est dite arithmétique s’il existe r 𝜖 IR tel que pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 = 𝑼𝒏 + 𝐫 ; (Définition par récurrence)

𝑟 est appelé raison de la suite arithmétique (𝑼𝒏 )

 Si pour tout entier n, si 𝑼𝒏+𝟏 − 𝑼𝒏 est constant, alors la suite est arithmétique

IV.2. Propriétés
• Pour tout 𝑛 ∈ IN, 𝑼𝒏 = 𝑼𝟎 + 𝒏𝒓, définition explicite
• Pour tous 𝑛, 𝑝 ∈ IN, 𝑼𝒏 = 𝑼𝒑 + (𝒏 − 𝒑)𝒓

• Somme des n termes consécutifs d’une suite arithmétique


𝑼𝒑 + 𝑼𝒏
𝑺 = 𝑼𝒑 + 𝑼𝒑+𝟏 + ⋯ + 𝑼𝒏 = (𝒏 − 𝒑 + 𝟏)
𝟐

premier terme + dernier terme


𝑆 = nombre de termes ×
2

V. Suites géométriques

V.1. Définition
La suite(𝑼𝒏 ) est dite géométrique s’il existe q 𝜖 IR* tel que pour tout 𝑛, 𝑼𝒏+𝟏 = 𝒒 × 𝑼𝒏

𝑞 est appelé raison de la suite géométrique (𝑼𝒏 )

• Si pour tout entier n, si 𝑼𝒏+𝟏 /𝑼𝒏 est constant, alors la suite est géométrique
𝑼𝒏+𝟏 − 𝑼𝒏
Ou encore si le taux d’accroissement est constant
𝑼𝒏

V.1. Propriétés

• Pour tout 𝑛 ∈ IN, 𝑼𝒏 = 𝑼𝟎 × 𝒒𝒏,


• Pour tous 𝑛, 𝑝 ∈ IN, 𝑼𝒏 = 𝑼𝒑 × 𝒒𝒏−𝒑
• Somme des n termes consécutifs d’une suite géométrique
𝟏 − 𝒒𝒏−𝒑+𝟏
𝑺 = 𝑼𝒑 + 𝑼𝒑+𝟏 + ⋯ + 𝑼𝒏 = 𝑼𝒑 ×
𝟏−𝒒
(𝒏 − 𝒑 + 𝟏 ) est le nombre de termes de la somme

7 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


VI. Exercices

Exercice 1 :
Escherichia coli, autrement appelé colibacille ou E. coli., est une bactérie intestinale des mammifères très commune
chez l’être humain.
A partir d'une unique cellule, le cycle cellulaire donne naissance à deux cellules filles qui vont chacune donner à leur tour
deux autres cellules et ainsi de suite, selon une progression géométrique. Le temps nécessaire au doublement du
nombre de cellules est de 20 minutes pour Escherichia coli.
A partir d’une cellule, combien obtient-on de cellules au bout de 24 heures ?

Exercice 2 :
Dosage d’un médicament : Un certain médicament a une durée de demi-vie d’environ 2 heures dans le sang. Le
médicament est destiné à être administré en doses de D milligrammes toutes les 4 heures, mais D doit encore être
déterminé.
( Le temps de demi-vie d’une substance dans le sang est le temps au bout duquel sa quantité est diminuée de moitié,
par exemple si on administre 10mg, alors au bout de 2h il en reste 10/2 = 5, au bout de 4h c’est-à-dire 2h plus tard il en
reste 5/2 = 2,5 et ainsi de suite…)
a)Montrer que le nombre de mg de médicament dans le sang après que la 4e dose a été administrée est de
1 1 1
𝐷+ 𝐷+ 𝐷+ 𝐷
4 16 64
a) On admettra que le nombre de milligrammes de médicament dans le sang après que la nième dose a été
1 1 𝑛−1
administrée est de : 𝐷 + 4 𝐷 + ⋯ 𝐷 (4) ; Quelle est la caractéristique de cette somme?
4
b) Montrer que cette somme vaut approximativement 3 𝐷 pour des valeurs élevées de n (c’est-à-dire calculer la
limite de la somme).
c) Une quantité de plus de 500 mg de médicament dans le sang est considérée comme dangereuse. Calculer la
dose la plus grande possible qui peut être prescrite régulièrement pendant une grande période de temps.

Exercice 3 :
𝑛 𝑈
Suite génétique : La suite définie par récurrence par 𝑈𝑛+1 = 1+𝑈 se rencontre en génétique dans l’étude de
𝑛

l’élimination d’un gène déficient dans une population. Démontrer que la suite (𝑉𝑛 ) 𝑛𝜖𝐼𝑁 ∗, dont le nième terme est
1
défini par 𝑉𝑛 = 𝑈 , est une suite arithmétique et déterminer sa raison. En déduire l’expression de la suite 𝑈𝑛 sous sa
𝑛
forme explicite en fonction de n et 𝑈0

Exercices 4 : On suppose qu’une population microbienne est composée de 1000 individus à l’instant 0, et que chaque
heure cette population augmente de 100 individus. Combien compte-t-elle d’individus au bout de 10 heures ? Au bout
de 1000 heures ?
Exercices 5 : Une population microbienne augmente de 10% toutes les heures. On observe initialement 200 individus.
Combien d’heures s’écouleront pour atteindre 10 000 individus ?
Exercices 6 : On suppose qu’une population microbienne est composée de 1000 individus à l’instant 0, et que chaque
heure cette population augmente de 2%. Combien compte-t-elle d’individus au bout de 10 heures ? Au bout de 1000
heures ?

8 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


Exercices 7
Au début d’une épidémie de grippe, un organisme réalise une étude sur le nombre de personnes malades dans une
ville. Le premier jour, on recense 5 000 personnes malades. Chaque jour, on constate que 10% des personnes
guérissent mais que 600 nouveaux cas de maladies sont déclarés. On note 𝑀𝑛 le nombre de malades le nième jour
de l’étude. Ainsi 𝑀1 = 5000
1) Que valent 𝑀2 et 𝑀3 ?
2) Donner l’expression de 𝑀𝑛+1 en fonction de 𝑀𝑛
L’organisme établit que 𝑀𝑛 = 6000 − 1000 × 0,9𝑛−1
3) Retrouver les valeurs de 𝑀2 et 𝑀3
4) Calculer le nombre de malades au 15e jour
L’organisme estime que le seuil épidémique est atteint lorsque le nombre de malades dépasse 5 800 cas.
5) A partir du combientième jour dépasse-t-on le seuil épidémique ?

9 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


FONCTIONS
A UNE VARIABLE REELLE
En sciences, et donc dans les disciplines qui utilisent le langage scientifique également, on exprime couramment une des

« variables » caractérisant une situation en fonction d’une autre « variable ».

Nous formaliserons cette relation de dépendance fonctionnelle d’un point de vue mathématique : c’est la notion de fonction.

Nous passerons ensuite en revue une liste de fonctions de référence ainsi que des constructions de fonctions nouvelles à partir

d’anciennes (sommes, produits, quotients, composées, réciproques).

10 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


VII. Définitions
1.1.1 Fonction

ℝ est l’ensemble des nombres réels ; soit Soit D un sous-ensemble de ℝ ;


On appelle fonction numérique d’une variable réelle de D dans ℝ une transformation qui à tout élément x  D fait
correspondre un unique élément de ℝ noté 𝑓(𝑥) et appelé image de x.
𝑓: 𝐷 ⟶ ℝ
𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥)
 𝑦 = 𝑓(𝑥) est l'image de 𝑥 par 𝑓
 x est appelé antécédent de y par f
 D est le domaine de définition noté Df

Par exemple,
- concentration d’une substance dans le sang, en fonction du temps C(t)
- vitesse d’une réaction chimique en fonction du pH du milieu ; V(pH)
- pH d’une solution en fonction de la concentration en ion carboxylates pH(RCOO-)

1.1.2 Domaine de définition


Le domaine de définition Df d’une fonction 𝑓, c’est l’ensemble des réels 𝑥 pour lesquels il existe une image unique de x
par la fonction f, càd pour lesquelles 𝑓(𝑥) existe. En pratique, il s’agit d’un intervalle ou d’une réunion d’intervalles. On
le détermine par 3 conditions d’existence:

Le domaine de d_e_nition Df d'une


fonction f est l'ensemble des r_eels x pour lesquels il
existe une image unique de x par la fonction f .

 Pas de dénominateur nul


 Pas de racine d’un nombre négatif
 Pas de logarithme d’un nombre négatif ou nul
1.1.3 Ensemble image
L’ensemble image de f ou image du domaine de définition D par la fonction f, notée f(D) est l’ensemble des réels 𝑦 pour
lesquels il existe au moins un antécédent 𝑥 par la fonction f ;
On note 𝑓(𝐷) ou Imf = { 𝑦 = 𝑓(𝑥); 𝑥 𝐷 }

1.1.4 Courbe représentative


En médecine ou en biologie, et plus généralement dans les sciences expérimentales, Il est souvent très pratique d’exprimer
les résultats observés sous forme de diagramme ou graphiques, qui donnent une représentation visuelle des phénomènes
étudiés.

Le graphe d’une fonction 𝑓 (ou courbe représentative de 𝑓) dans un repère cartésien (Ox, Oy) en général orthogonal, est
l’ensemble des points M(x, y) tels que 𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑥  D.

La courbe représentative de 𝑓 résume toutes les variations de la fonction à étudier et permet de visualiser, et donc de
rendre intuitives de nombreuses propriétés de la fonction f et donc du phénomène observé.

11 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


Dans votre pratique professionnelle, vous serez plus souvent amenés à étudier des graphiques plutôt que les fonctions elles-
mêmes. Il est donc essentiel de maitriser l’art de la conception et de l’interprétation graphiques ;

Construction d’une représentation graphique dans un repère cartésien

- On commence par représenter les 2 axes


o L’axe des abscisses, horizontal, gradué selon une échelle prédéfinie, et orienté de gauche à droite,
contiendra les valeurs des antécédents.
o L’axe des ordonnées, vertical, graduée selon l’échelle appropriée, orientée généralement de bas en haut,
contient les valeurs de la fonction, cad l’ensemble image de 𝑓

- On indique les grandeurs représentées et leur unité sur chaque axe. En science, un graphe pour lequel les unités
des grandeurs ne sont pas précisées n’a aucune utilité.

- On trace à main levée, la courbe expérimentale la plus régulière passant par ou au voisinage des points de
mesure (𝑥, 𝑓(𝑥) obtenus à partir d’un tableau des valeurs.

- On nomme le graphe

Si les points semblent alignés, on trace à l'aide d'une règle la droite qui passe par le maximum de points, sinon, on le fait à
la main en lissant la courbe.
Si la droite passe par l'origine, on peut dire que la grandeur y est proportionnelle à la grandeur x.

Lorsqu'un point semble aberrant (erreur de mesure ?), on ne le prend pas en compte et on l'encercle.
.

12 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


Image et antécédents

Sur la courbe représentative de 𝑓, pour trouver l’image 𝑓(𝑥) d’un nombre réel 𝑥, il faut repérer cette valeur 𝒙 sur
l’axe des abscisses, tracer la parallèle à l’axe des ordonnées passant par la valeur trouvée puis, à son point
d’intersection avec la courbe, tracer la parallèle à l’axe des abscisses qui rencontre l’axe des ordonnées en un point.
L’ordonnée de ce point est l’image cherchée.

Exemple : Voici la courbe représentative d’une fonction 𝑓 sur l’intervalle [-2 ; 3]. Déterminer graphiquement l’image de
3.

L’image de 3 par la fonction 𝒇 est 2

13 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


Pour trouver les antécédents par 𝒇 d’une valeur 𝒚 donnée, il faut repérer cette valeur 𝒚 sur l’axe des
ordonnées, tracer la parallèle à l’axe des abscisses passant par ce point. A son intersection avec la courbe (il
peut y en avoir aucune, une ou plusieurs), on abaisse les parallèles à l’axe des ordonnées. Ces droites coupent
l’axe des abscisses. Les abscisses des points d’intersection sont les antécédents cherchés

Exemples :
Voici la courbe représentative d’une fonction 𝑓 sur l’intervalle [-2 ; 3].
1) Déterminer graphiquement le ou les antécédents de 7 sur cet intervalle.

L’antécédent de 7 sur cet intervalle est -2.

14 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


2) Déterminer graphiquement le ou les antécédents de 2 sur cet intervalle.

Les antécédents de 2 sur cet intervalle sont -1 et 3.

 Application : Lors de l’injection continue d’un médicament par voie IV (perfusion), des prélèvements réguliers sont
réalisés toutes les heures et la concentration sanguine 𝐶(𝑡) est mesurée durant 4 heures. A partir des données
expérimentales présentées dans le tableau ci-dessous, tracer la courbe représentative de C, en prenant pour
échelle 4cm pour 1h en abscisse et 4cm pour 1mg/l en ordonnées.

t(heures) 0 1 2 3 4

C(t) mg/L 0 2,1 3,6 3,8 4

15 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


VIII. Propriétés
1.1.5 Fonctions paires, impaires, périodiques
Soit une fonction 𝑓, définie sur une partie D de ℝ symétrique par rapport à 0 (𝑥𝜖𝐷 ⟺ −𝑥𝜖𝐷)
Exercice : donner des exemples de domaines D symétriques …
 𝑓 est paire si 𝑥 𝜖 𝐷, 𝒇(−𝒙) = 𝒇(𝒙) ;
Interprétation graphique : Cf est symétrique par rapport à l'axe (Oy)

 𝑓 est impaire si 𝑥𝜖𝐷, 𝒇(−𝒙) = −𝒇(𝒙) ;


Interprétation graphique : Cf est symétrique par rapport à 0. 2𝜋
30

20

10

0
-6 -4 -2 0 2 4 6

-10

-20

 f est périodique s'il existe un réel T > 0 tel que 𝑥 𝜖 𝐷, 𝑥 + 𝑇 𝜖 𝐷 et 𝒇(𝒙 + 𝑻) = 𝒇(𝒙)
Le plus petit réel T > 0 vérifiant cette propriété s'appelle la période de f.
Interprétation graphique : Cf est invariante par translation de vecteur T𝑖⃗

cosx
1

0,5

0
-15 -10 -5 0 5 10 15
-0,5

-1

Remarque : On peut réduire le domaine d’étude de la fonction par des considérations de de symétrie

 Si f est paire (ou impaire), on peut réduire l’intervalle d’étude aux x positifs. Le graphe de la fonction sur D se
déduira par symétrie par rapport à Oy (ou 0).
 Si f est T-périodique, on peut réduire l’intervalle d’étude à la seule période T. le graphe de la fonction D se déduira
par des translations de T le long de l’axe des x.

16 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


1.1.6 Fonctions injectives, bijectives, surjectives
 Fonction injective
On dit qu’une fonction f : I  J est injective si tout élément de l’ensemble d’arrivée ( J ) est l’image d’au plus un élément
de l’ensemble de départ ( I ) ; ou encore tout élément de J admet au plus un antécédent par f dans I ; Rq : au plus = au
maximum
f étant une fonction injective alors 𝑓(𝑥1 ) = 𝑓(𝑥2 ) => 𝑥1 = 𝑥2

 Fonction surjective
On dit qu’une fonction f : I  J est surjective si tout élément de l’ensemble d’arrivée a au moins un antécédent par f dans
l’ensemble de départ ( I ) ; Dans ce cas J = f( I ) ; J est alors par définition l’ensemble image de f

Remarque : la fonction f : I  f(I) est toujours surjective


 Fonction bijective
On dit qu’une fonction f : I  J est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Donc tout élément de l’ensemble
d’arrivée ( J ) a un antécédent et un seul dans l’ensemble d’arrivée ( I )

On peut alors définir une fonction réciproque notée 𝑓 −1 de J dans I

17 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


IX. Opérations sur les fonctions
1.1.7 Fonctions composées
Soit f une fonction définie sur D, g une fonction définie sur f(D)
La fonction composée notée gof est la fonction 𝑥 ⟼ 𝑔[𝑓(𝑥)]
𝑓 𝑔
𝑥0 → 𝑦0 → 𝑧0 = 𝑔[𝑓(𝑥0 )] = 𝑔𝑜𝑓(𝑥0 )
Remarque : en général gof ≠ fog lorsqu’ils existent

1
𝐄𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 : 𝐒𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝑓, 𝑔 et ℎ définies par 𝑓(𝑥) = √𝑥 ; 𝑔(𝑥) = ln(1 − 𝑥) ; ℎ(𝑥) =
𝑥

Donner la forme algébrique et le domaine de définition des fonctions suivantes : 𝑓𝑜𝑔, 𝑓𝑜ℎ, 𝑔𝑜ℎ

Réponse : 𝐷𝑓 = ℝ+ ; 𝐷𝑔 = ]−∞; 1[ ; 𝐷ℎ = ℝ ∖ {0}


 𝒇𝒐𝒈
Domaine de définition
𝑥𝜖 𝐷𝑔 𝑥<1 𝑥<1 𝑥<1 𝑥<1
𝑥𝜖 𝐷𝑓𝑜𝑔 ⇔ { ⇔{ ⇔{ ⇔{ ⇔{ ⇔ 𝑥 𝜖 ℝ−
𝑔(𝑥)𝜖 𝐷𝑓 𝑙𝑛(1 − 𝑥) ≥ 0 1−𝑥 ≥1 𝑥≤0 𝑥≤0

Composition : soit 𝑥𝜖 𝐷𝑓𝑜𝑔 ; 𝑓𝑜𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑔(𝑥)) = 𝑓(ln(1 − 𝑥)) = √ln(1 − 𝑥)

 𝒇𝒐𝒉
𝑥𝜖 𝐷ℎ 𝑥≠0
Domaine de définition ∶ 𝑥𝜖 𝐷𝑓𝑜ℎ ⇔ { ⇔{ ⇔ {𝑥 > 0 ⇔ 𝑥 𝜖 ℝ+∗
ℎ(𝑥)𝜖 𝐷𝑓 1/𝑥 ≥ 0

Composition : soit 𝑥𝜖 𝐷𝑓𝑜ℎ ; 𝑓𝑜ℎ(𝑥) = 𝑓(ℎ(𝑥)) = 𝑓(1/𝑥) = √1/𝑥

 𝒈𝒐𝒉
Domaine de définition
𝑥𝜖 𝐷ℎ 𝑥≠0
𝑥𝜖 𝐷𝑔𝑜ℎ ⇔ { ⇔{ ⇔ {𝑥 < 0 𝑜𝑢 𝑥 > 1 ⇔ 𝑥 𝜖 ]−∞; 0[ ∪ ]1; +∞[
ℎ(𝑥)𝜖 𝐷𝑔 1/𝑥 < 1

Composition : soit 𝑥𝜖 𝐷𝑔𝑜ℎ ; 𝑔𝑜ℎ(𝑥) = 𝑔(ℎ(𝑥)) = 𝑔(1/𝑥) = 𝑙𝑛(1 − 1/𝑥)

1.1.8 Fonctions réciproques


Soit 𝑓: 𝐼 ⟶ 𝐽
Si 𝑓 est bijective alors elle admet une fonction réciproque de J dans I notée 𝑓 −1 : 𝐽 ⟶ 𝐼
telle que 𝑥 𝜖 𝐽 𝑓𝑜𝑓 −1 (𝑥) = 𝑥 et 𝑥 𝜖 𝐼 𝑓 −1 𝑜𝑓(𝑥) = 𝑥 ;

Attention : il ne faut pas confondre la fonction réciproque 𝑓 −1 , avec la fonction inverse 1/𝑓

 Interprétation graphique : Les représentations graphiques de deux fonctions réciproques se déduisent l’une de
l’autre par une symétrie par rapport à la droite 𝑦 = 𝑥

18 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


2 La notion de limite
Si les valeurs successivement attribuées à une variable s'approchent indéfiniment d'une valeur fixe, de manière à finir par
en différer aussi peu que l'on voudra, alors cette dernière est appelée la limite de toutes les autres. Cauchy, 1821

La théorie des limites est utile en mathématique pour définir la notion de dérivée, outil majeure dans toutes les sciences
pour étudier le comportement local d’une fonction. On s’intéressera aussi aux limites à l’infini, qui permettent de définir
le comportement asymptotique de phénomènes naturels, dont les variables peuvent prendre des valeurs arbitrairement
grandes. La continuité n’est utilisée ici que pour obtenir facilement le calcul de certaines limites de fonctions en un nombre
donné.
Nous nous limitons ici à quelques résultats relatifs aux asymptotes

X. Etude des branches infinies : asymptote et branche parabolique


Soit Cf la courbe représentative de f dans le repère Oxy. Cf présente une branche infinie si l’une au moins de ses
coordonnées (x,y) d’un point M parcourant cette branche peut devenir infinie. La branche infinie admet une direction
asymptotique ou une asymptote.

2.1.1 Asymptote horizontale


lim 𝑓(𝑥) = ℓ 𝑜𝑢 lim [𝑓(𝑥) − ℓ] = 0 ⇒ Asymptote horizontale d’équation 𝑦 = ℓ
x→±∞ x→±∞

2.1.2 Asymptote verticale


lim 𝑓(𝑥) = ±∞ ⇒ Asymptote verticale d’équation 𝑥 = x0
x→x0

2.1.3 Asymptote oblique ou direction asymptotique


lim 𝑓(𝑥) = ±∞ ∶ 𝑜𝑛 𝑎 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑠𝑦𝑚𝑝𝑡𝑜𝑡𝑒 𝑜𝑢 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑠𝑦𝑚𝑝𝑡𝑜𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑏𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑏𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒)
x→±∞
𝑓(𝑥)
∎ Si lim = 0 alors l′ axe O𝑥 est une direction asymptotique pour la courbe Cf
x→±∞ 𝑥

La courbe Cf a une branche parabolique dans la direction 0x

𝑓(𝑥)
∎ Si lim = ±∞ alors l′ axe O𝑦 est une direction asymptotique pour la courbe Cf
x→±∞ 𝑥
La courbe Cf a une branche parabolique dans la direction 0y

𝑓(𝑥)
∎ Si lim = 𝑎 𝑒𝑡 lim [𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥] = ±∞ alors 𝑦 = 𝑎𝑥 est une direction asymptotique
x→±∞ 𝑥 x→±∞

La courbe Cf a une branche parabolique dans la direction de la droite 𝑦 = 𝑎𝑥

𝑓(𝑥)
∎ Si lim = 𝑎 𝑒𝑡 lim [𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥] = 𝑏 alors 𝑦 = 𝑎𝑥 est une direction asymptotique
x→±∞ 𝑥 x→±∞

La courbe Cf admet une asymptote oblique d’équation 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 et lim [𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)] = 0
x→±∞

La position de l’asymptote par rapport à Cf dépend du signe de 𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)


𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏) > 0 ⇒ Cf est au dessus de l’asymptote
𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏) < 0 ⇒ Cf est en dessous de l’asymptote

19 Copyright Anyunzoghe Emmanuel – math 2017


XI. Opérations sur les limites (quelques rappels)
lim 𝑓(𝑥) ℓ ℓ ℓ +∞ −∞ +∞
𝑥→𝑥0
lim 𝑔(𝑥) ℓ’ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
𝑥→𝑥0
lim (𝑓 + 𝑔)(𝑥) ℓ+ ℓ’ +∞ −∞ +∞ −∞ ?
𝑥→𝑥0

lim 𝑓(𝑥) ℓ ℓ>0 ℓ>0 ∞ ∞


𝑥→𝑥0
lim 𝑔(𝑥) ℓ’ +∞ −∞ ∞ 0
𝑥→𝑥0
lim (𝑓 × 𝑔)(𝑥) ℓ × ℓ’ +∞ −∞ ∞ ?
𝑥→𝑥0

lim 𝑓(𝑥) ℓ ℓ ∞ 0 ∞
𝑥→𝑥0
lim 𝑔(𝑥) ℓ’≠ 0 ∞ ℓ’ 0 ∞
𝑥→𝑥0
𝑓 ℓ 0 ∞ ? ?
lim ( ) (𝑥)
𝑥→𝑥0 𝑔 ℓ’

Formes indéterminées

+∞ + (−∞) 𝟎×∞ 𝟎 ∞
𝟎 ∞

3 La notion de continuité

XII. Continuité en un point


Soit 𝑓(𝑥) définie au voisinage de x0 ; La fonction f est continue en x0 si 𝑓(𝑥0 ) existe et si : 𝐥𝐢𝐦𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 )
𝐱→𝐱𝟎

XIII. Continuité sur un intervalle


f est continue sur un intervalle fermé[𝑎, 𝑏], si elle est continue en tout point de [𝑎, 𝑏]

 Toute fonction f continue sur un intervalle fermé [𝑎, 𝑏] est bornée :


∀𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏] 𝑚 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑀 ;
et prend au moins une fois toute valeur de l’intervalle [𝑚, 𝑀] (théorème
des valeurs intermédiaires)
− Borne inférieure 𝑚 = inf 𝑓(𝑥)
𝑥𝜖[𝑎,𝑏]
− Borne supérieure 𝑀 = sup 𝑓(𝑥)
𝑥𝜖[𝑎,𝑏]

 Toute fonction f continue et strictement monotone sur [𝑎, 𝑏] est bijective


sur [𝑎, 𝑏] ; elle prend une fois et une seule, toute valeur comprise entre f(a) et f(b) ;

De plus si 𝑓(𝑎). 𝑓(𝑏) < 0, alors la fonction s’annule pour une seule valeur
𝑥 0 ∈ [𝑎, 𝑏]

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4 Dérivées et applications

XIV. Définition : dérivée en un point – Dérivée sur un intervalle


Soient une fonction f : I  IR et x0  I. On dit que f est dérivable au point x0 si et seulement le taux d’accroissement
f ( x)  f ( x0 )
admet une limite finie lorsque x tend vers x0
x  x0
f ( x )  f ( x0 )
On note alors f ( x0 ) 
df
x0   lim
dx x x0 x  x0

f ( x0  h )  f ( x0 )
ou encore f ( x0 )  lim
h 0 h
On dit que f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout point de I.

XV. Propriétés des fonctions dérivables

4.1.1 Tangente
La tangente à la courbe représentative de 𝑓 au point 𝑥0 a pour équation :
y = 𝑓(𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )𝑓 ′ (𝑥0 )

Le nombre dérivé 𝑓 ′ (𝑥0 ) est le coefficient directeur (ou pente) de la tangente


 Si 𝑓 ′ (𝑥0 ) = 0 alors (T) est une droite parallèle à l’axe des x
 Si lim f ' ( x)   alors (T) est une droite parallèle à l’axe des y
x x0

4.1.2 Interprétation graphique


Soit 𝐴(𝑥0 , 𝑓(𝑥0 )) et 𝑀(𝑥, 𝑓(𝑥)) sur la courbe représentative (𝐶𝑓) de la fonction 𝑓
f ( x)  f ( x0 )
Le taux d’accroissement correspond au
x  x0
coefficient directeur de la corde AM.
Dire que 𝑓 est dérivable en 𝑥0 revient à dire que la corde AM possède
une position limite non verticale (T) de coefficient directeur 𝑓′(𝑥)
quand 𝑥 tend vers 𝑥0 c’est-à-dire quand M se rapproche de A.
(T) est la tangente à (𝐶𝑓) au point d’abscisse 𝑥0

4.1.3 Dérivée et sens de variations


Soit f une fonction dérivable sur un intervalle [a,b]. Alors f a les
propriétés suivantes :
(1) f est croissante  f ( x )  0 pour tout x dans [a,b]. ;
(2) f est décroissante  f ( x )  0 pour tout x[a,b]. ;

(3) f admet un extremum (maximum ou minimum) en x0  f ( x0 )  0


(4) f est constante sur [a,b]  f ( x0 )  0 sur [a,b].

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XVI. Opération sur les dérivées
4.1.4 Somme, produit, quotient, composée de fonctions dérivables
Pour démontrer qu’une fonction est dérivable sur I, il suffit souvent de vérifier qu’elle est la somme, le produit, le quotient (si
le dénominateur ne s’annule pas) et/ou la composée de fonctions dérivables sur I.

4.1.5 Règles de dérivation


Fonction h Dérivée h’
h= af  bg a,b  IR ℎ = af   bg 

ℎ =𝑢×𝑣 ℎ′ = u v  vu

u u v  v u
ℎ= ℎ′ =
v v2
1  v
ℎ= ℎ′ =
v v2
ℎ= f og ; ℎ′ = g   f  o g ;
ℎ(𝑥) =  f o g ( x)  f g x  ℎ’(𝑥) = g x  f g x 
1 1
 
1 ℎ′ = ; ℎ’(𝑥) =
ℎ= f 1
f o f f  f 1 ( x)

4.1.6 Dérivées de fonctions usuelles


Fonction f Dérivée f’

xn, n   𝑛𝑥 𝑛−1

1
𝑙𝑛(𝑥)
𝑥
𝑢′ (𝑥)
ln[𝑢(𝑥)]
𝑢(𝑥)

𝑒𝑥 𝑒𝑥
𝑒 𝑢(𝑥) 𝑢’(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥)
𝑐𝑜𝑠 (𝑥) −𝑠𝑖𝑛 (𝑥)
𝑠𝑖𝑛 (𝑥) 𝑐𝑜𝑠 (𝑥)
1
tan (x) 2
 1  tan 2 ( x)
cos ( x)

XVII. Dérivation et extremum d’une fonction


Soit 𝑓 ∶ 𝐼 → 𝐼𝑅 une fonction dérivable sur I. Soit 𝑥0 ∈ 𝐼 et 𝑥0 différent des bornes.
Si 𝑓 possède un extremum local (minimum ou maximum) en 𝑥0 , alors 𝑓′(𝑥0 ) = 0

Inversement, si 𝑓’ s’annule en changeant de signe en 𝑥0 , alors f possède un extremum local en 𝑥0

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XVIII. Convexité
4
4.1.7 Définition
Soit 𝑓 une fonction deux fois dérivables sur I

Si ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓’’(𝑥) ≥ 0 ; alors la courbe représentative de 𝑓 2 est convexe


sur I
Exemple : 𝑓 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑥 2
Moyen mnémotechnique : conVexe. 0
-2 -1 0 1 2
La courbe est au-dessus de toutes ses tangentes 𝑦 = 𝑥2

2
Soit 𝑓 une fonction deux fois dérivables sur I
1
Si ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓’’(𝑥) < 0
0
-2 -1 0 1 2 alors la courbe représentative de 𝑓 est concave sur I
-1
Exemple : 𝑓 ∶ 𝑥 ⟼ 1 − 𝑥 2
-2
Moyen mnémotechnique : concAve
-3
La courbe est en dessous de toutes ses tangentes
𝑦 = 1 − 𝑥2

2
Soit 𝑓 une fonction dérivables deux fois sur un voisinage de
𝑎 ∈ 𝐼𝑅
1
Si 𝑓’’ s’annule et change de signe en 𝑎, alors la courbe
représentative de 𝑓 présente un point d’inflexion en 𝑎
0
3 ′′ (𝑥) -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5
Exemple : 𝑓 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑥 + 𝑥 𝑓 = 6𝑥

La courbe traverse sa tangente au point d’inflexion -1


On dit que la courbe change de concavité au point d’inflexion
-2

𝑦 = 𝑥 + 𝑥3 Tangente en 0

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5 Plan d’étude d’une fonction
On s’intéresse ici à une fonction 𝑓 ∶ 𝐷𝑓 → 𝐼𝑅

1) Déterminer 𝐷𝑓 le domaine de définition de f

2) Chercher les symétries éventuelles (parité) et périodicité permettant de réduire l’intervalle d’étude
3) Rechercher quand c’est simple, les points particuliers de la courbe, c’est-à-dire correspondant à 𝑥 = 0 ou 𝑓(𝑥) =
0
4) Déterminer le sens de variation de 𝑓
 Calculer la dérivée de 𝑓
 Etudier le signe de 𝑓′(𝑥)
 Rechercher les extremums : 𝑓 ′ (𝑥) = 0

 Rechercher les points à tangente particulière 𝑓 ′ (𝑥) = 0

5) Calculer si possible la dérivée seconde 𝑓 ′ ′(𝑥) ; rechercher les points d’inflexion (changements de signe de 𝑓 ′ ′(𝑥) et
repérer les domaines de convexité et de concavité de la courbe représentative.
6) Dresser le tableau de variation de 𝑓 résumant les résultats précédents ; compléter le tableau en cherchant les limites
de 𝑓(𝑥) aux bornes des intervalles.
7) Rechercher les asymptotes parallèles aux axes ou obliques, préciser la position du graphe par rapport aux
asymptotes.
8) Tracer le graphe en utilisant éventuellement les éléments de symétrie et de périodicité

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6 Exercice
Le graphique ci-dessous représente l'évolution de la quantité en mg d'un médicament en fonction du temps en heure après
injection dans le sang.
On note f (t) cette quantité à l'instant t et C sa représentation graphique. On suppose 𝑓 définie et dérivable sur [0 ; 10]. Les
droites (OA) et (BB') sont les tangentes à C respectivement en O et en B.
1) Dresser à partir de ce graphique le tableau de variation de la fonction f sur [0 ; 11].
2) Quelle est la quantité maximale atteinte par f ? À quel instant observe-t-on ce maximum ?
3) La droite (OA) est tangente à la courbe de la fonction f.
À partir d'une lecture graphique, donner la valeur de f’(0) où f ‘ désigne la dérivée de la fonction f. Que
représente f ‘(0) pour le médicament injecté, en précisant l'unité.
4) De même, déterminer graphiquement le nombre dérivé f’(2).
Quel est son signe ? Qu'est-ce que cela signifie pour la quantité de médicament dans le sang ?
5) Le médicament est efficace à partir de 2 mg. Déterminer graphiquement, à 0,1 près, l'instant à partir duquel le médicament
commence à être efficace et celui à partir duquel il cesse de l'être. En déduire sa durée d'efficacité en minutes.
À quel instant faudrait-il refaire une injection du médicament afin d'assurer la continuité de son efficacité ? Expliquer le
raisonnement.

11 y (mg)
10 A
9

4
B

1
O t (h)
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
-1

-2
B'

-3

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FONCTIONS USUELLES

Objectifs

 Rappels sur les fonctions réelles d’une variable réelle les plus usitées :

 fonctions polynômes, rationnelles, logarithme et exponentielle

 Exemples d’utilisation en biologie/médecine

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I. Fonctions polynômes

I.1. Définition
Ce sont les fonctions de la forme : 𝑷(𝒙) = 𝒂𝟎 + 𝒂𝟏 𝒙 + 𝒂𝟐 𝒙𝟐 + ⋯ + 𝒂𝒏 𝒙𝒏 avec 𝒂𝒏 ≠ 𝟎
Elles sont définies dans IR,
n est le degré du polynôme

Limite à l’infini : lim 𝑓(𝑥) = lim 𝒂𝒏 𝒙𝒏 = ∞


𝑥→∞ 𝑥→∞
C’est la limite du terme de plus haut degré ; cette limite est infinie et dépend du signe de 𝒂𝒏
Exemple : calculer les limites en −∞ et + ∞ de :
𝑓 (𝑥 ) = 2𝑥 5 + 4𝑥 2 + 7𝑥 + 1

Racines d’un polynome: Si P est un polynôme de degré n, alors P admet au plus n racines,
C’est-à-dire l’équation 𝑷(𝒙) = 𝟎 admet au plus n solutions dans IR

I.2. Fonctions affines


Si n = 1, on parle de fonction affine notée : 𝒇(𝒙) = 𝒂𝒙 + 𝒃
Sa représentation graphique est une droite de pente (coefficient directeur) 𝒂 et d’ordonnée à l’origine 𝒃.

Si b = 0, 𝒇(𝒙) = 𝒂𝒙 est une fonction linéaire (droite passant par l’origine)

Détermination du coefficient directeur de la droite connaissant les coordonnées de 2 points :

𝑦𝐵 − 𝑦𝐴
𝑎=
𝑥𝐵 − 𝑥𝐴

Fonctions affines
B
6
A
4
b
2

0
-2 -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2
-2

-4

-6

y = ax+b y=ax

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I.3. Polynômes de second degré
Si n = 2, on parle de fonction polynôme du second degré
𝒇(𝒙) = 𝒂𝒙𝟐 + 𝒃𝒙 + 𝒄
 𝐷𝑓 = 𝐼𝑅 ; La courbe représentative de 𝑓 est une parabole
 lim 𝑓(𝑥) = ∓∞ 𝑠𝑒𝑙𝑜𝑛 𝑙𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎
𝑥→∓∞

 𝑓′(𝑥) = 2𝑎𝑥 + 𝑏 𝑓 ′′ (𝑥) = 2𝑎 la convexité de la parabole dépend du signe de a


𝑏 4𝑎𝑐 − 𝑏 2
 𝐸𝑥𝑡𝑟𝑒𝑚𝑢𝑚 ∶ 𝑓′(𝑥0 ) = 0 ⇒ 𝑥0 = − ; 𝑦0 = 𝑓(𝑥0 ) =
2𝑎 4𝑎
𝑥0 et 𝑦0 sont les coordonnées du sommets de la parabole

−𝑏 − √∆ −𝑏 + √∆
 Au maximum, 2 racines réelles 𝑥1 = ; 𝑥2 =
2𝑎 2𝑎

Racines du polynôme : L’existence des racines du polynôme (ou solutions de l’équation 𝒙𝟐 + 𝒃𝒙 + 𝒄 = 𝟎 ) dépend du
signe du discriminant ∆

∆ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐
 Si ∆< 0 alors le polynôme n’a aucune racine dans IR , son signe est du signe de 𝒂
 Si ∆= 0 alors le polynôme admet une racine double 𝑥1 = −𝑏⁄2𝑎 et peut être factorisée
𝟐
o 𝒇(𝒙) = 𝒂(𝒙 − 𝑥1 )
 Si ∆> 0 alors le polynôme admet deux racines réelles et peut être factorisé
o 𝒇(𝒙) = 𝒂(𝒙 − 𝒙𝟏 )(𝒙 − 𝒙𝟐 ) ; 𝒙𝟏 + 𝒙𝟐 = −𝒃⁄𝒂 ; 𝒙𝟏 × 𝒙𝟐 = 𝒄⁄𝒂

Forme canonique : Quelquefois il peut être judicieux d’écrire le polynôme sous sa forme canonique

𝒃 𝟐 𝒃𝟐 − 𝟒𝒂𝒄
𝒇(𝒙) = 𝒂 (𝒙 + ) −
𝟐𝒂 𝟒𝒂

Signe d’une fonction polynome en fonction du discriminant

- Si le polynome n’a pas de racine ( ∆< 0 ) ; 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 > 0 𝑠𝑖 𝑎 > 0 𝑒𝑡 ; 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 < 0 𝑠𝑖 𝑎 < 0

- Si le polynôme admet une seule racine, son signe est du signe de a à droite de la racine

- Si le polynôme admet 2 racines, le signe de est du signe de a à l’extérieur des racines (voir tableau des signes)

𝑥 -∞ 𝒙𝟏 𝒙𝟐 +∞

𝒂𝒙𝟐 + 𝒃𝒙 + 𝒄 Signe de 𝒂 0 Signe de − 𝒂 0 Signe de 𝒂

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Représentation graphique

Paraboles
7

S a < 0 ; concave
a >0 ; convexe

x1 x2
0
-35 0 -b/2a 35

-7

I.4. Exercice
Détermination du niveau thérapeutique minimal
Pour qu’un médicament ait un effet bénéfique, il faut que sa concentration dans le sang dépasse une certaine valeur,
appelée niveau thérapeutique minimal.
Admettons que la concentration C(x) en mg/l d’un certain médicament x heures après administration orale est donnée
par :
20𝑥
𝐶(𝑥) = 2
𝑥 +4
Si le niveau thérapeutique minimal est de 4 mg/l, déterminez à partir de quand ce niveau est dépassé.

Eléments de réponse : le niveau sera dépassé dès que 𝐶(𝑥) > 4


Or 𝐶(𝑥) > 4 ⇔ 𝑥 2 − 5𝑥 + 4 < 0
Pour étudier le signe de 𝑥 2 + 𝑥 − 5, on cherche ses racines ; elles sont 𝑥1 = 1 ; 𝑥2 = 4
On établit le tableau des signes du polynôme
𝑥 -∞ 1 4 +∞
𝑥 2 − 5𝑥 + 4 + 0 - 0 +

𝑥 2 − 5𝑥 + 4 devient négatif à partir de x = 1, donc le niveau minimal thérapeutique est dépassé à partir de 1h après
l’administration orale (𝑥 > 1)

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II. Les fonctions rationnelles

II.1. Définition
C’est le quotient de deux polynômes ;

𝑁(𝑥) 𝑎0 + 𝑎1 𝑥 + ⋯ + 𝑎𝑝 𝑥 𝑝
𝑅(𝑥) = =
𝐷(𝑥) 𝑏0 + 𝑏1 𝑥 + ⋯ + 𝑏𝑞 𝑥 𝑞
 Le domaine de définition est l’ensemble des 𝑥 tel que 𝐷(𝑥) ≠ 0
 Limite à l’infini : la limite à l’infini est la limite du quotient des termes de plus haut degré

𝑎𝑝 𝑥 𝑝
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚
𝑥→±∞ 𝑥→±∞ 𝑏𝑞 𝑥 𝑞

⦂ Si p < q 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 0


𝑥→±∞

⦂ Si p > q 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = ± ∞


𝑥→±∞

𝑎𝑝
⦂ Si p = q 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) =
𝑥→±∞ 𝑏𝑞

II.2. Exercices
Exercice 1 : Détermination du niveau thérapeutique minimal
20𝑥
𝐶(𝑥) = ; 𝑥≥0
𝑥2 + 4
1. Etudier la fonction 𝐶(𝑥) sur son domaine de validité
2. Tracer la courbe représentative de 𝐶(𝑥)
Eléments de réponse :
1. 𝐶(𝑥) est une fonction rationnelle dont le dénominateur 𝑥 2 + 4 est > 0 quelle que soit la valeur de 𝑥
Donc 𝐶 définie sur IR et par conséquent sur son domaine de validité [0 ; +∞]
2. Limites aux bornes :
C(0) = 0 𝑒𝑡 lim 𝐶(𝑥) = 0 ; La courbe de C admet une asymptote horizontale, y = 0
𝑥→+∞
2 (𝑥 − 2)(𝑥 + 2)
−𝑥 + 4
𝐶 ′ (𝑥) = 20 × = −20
(𝑥 2 + 4)2 (𝑥 2 + 4)2

Tableau des variations

𝑥 0 2 +∞
𝐶′(𝑥) + 0 −
5
𝐶(𝑥)
0 0
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Courbe représentative

4 Niveau minimal thérapeutique


y(mg/l)

0
1 4
0 5 10 15 20
x(h)

Exercice 3 : Biochimie
L’activité d’une enzyme (par exemple la -galactosidase) est fortement influencée par le pH du milieu réactionnel (d’où
l’utilisation de milieux tamponnés pour mesurer des activités catalytiques). C’est au pH optimum que l’activité est la plus
grande, aux pH d’arrêt, l’activité est nulle. Les variations de pH peuvent modifier la conformation de la protéine soit en la
dénaturant (pH extrêmes) soit en inhibant des changements réversibles (faibles variations autour du pH optimum)
De même l’activité enzymatique dépend de la température, la température critique correspond à la limite à partir de
laquelle l’activité baisse, suite à la dénaturation de l’enzyme.
On note V la vitesse d’une réaction catalysée par la galactosidase, exprimée en unités enzymatiques. On admet alors la
relation suivante :
1
𝑉=
1 + 0.1(𝑝𝐻 − 7.5) + 0.1(𝑝𝐻 − 7.5)2

1) Montrer que cette fonction V(pH) est bien définie quelle que soit la valeur de la variable pH
2) Sur quel intervalle peut-on se contenter d’étudier cette fonction ? Justifier selon vos connaissances biomédicales.
3) Que signifie mathématiquement ≪ faibles variations ≫ autour du pH optimum. Choisir la(les) bonnes réponses
a)𝑉 ≈ 0 ; b) 𝑉′ ≈ 0 ; c) _𝑝𝐻 ≈ 0 ( ≈ : a peu près égal à)
4) Mathématiquement, qu’observe-t-on au pH optimum ? Choisir la(les) bonnes réponses
a)V(pH) = 0 ; b) V(pH) = Vmax ; c)V’(pH)=0 ; d) V’(pH) tend vers l’infini
5) Déterminer la dérivée V’(pH)de la fonction V(pH)
6) Dresser le tableau de variations de V sur l’intervalle d’étude défini à la question 2
7) En déduire le pH optimum et la vitesse de réaction correspondante
8) Déterminer la pente de la tangente a la courbe de V au pH optimum
9) Déterminer la pente de la tangente a la courbe de V aux pH extrêmes
10) Tracer la courbe de la vitesse de réaction dans l’intervalle d’étude défini a la question 2 en faisant apparaitre les 2
tangentes mentionnées ci-dessus.

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III. Fonction logarithme népérien

III.1. Définition
C’est une fonction définie pour des réels strictement positifs, qui s’annule en 1, et dont la dérivée est 1/𝑥. On la note
𝑙𝑛(𝑥). Il existe un nombre réel noté e tel que 𝑙𝑛(𝑒) = 1 (𝑒 ≈2,718)

III.2. Propriétés algébriques


Pour tout a et b réels strictement positifs, pour tout r réel :
 𝑙𝑛(𝑎 × 𝑏) = 𝑙𝑛(𝑎) × 𝑙𝑛(𝑏) ; 𝑙𝑛(𝑎/𝑏) = 𝑙𝑛(𝑎)/𝑙𝑛(𝑏) ; 𝑙𝑛(𝑎𝑟 ) = 𝑟𝑙𝑛(𝑎)
 𝑙𝑛(𝑎) = 𝑙𝑛(𝑏) ⟺ 𝑎 = 𝑏 ;
 𝑙𝑛(𝑎) > 𝑙𝑛(𝑏) ⟺ 𝑎 > 𝑏 ; Donc 𝑙𝑛(𝑥) > 0 si 𝑥 > 1 et 𝑙𝑛(𝑥) < 0 si 0 < 𝑥 < 1
 Pour tout x réel : 𝑥 = 𝑙𝑛(𝑒 𝑥 )

III.3. Equations – Inéquations


Pour résoudre des équations dans lesquelles figurent des logarithmes, penser aux conditions d’existence.
Résoudre dans IR
 a) ln(𝑥 2 − 1) = ln(2𝑥 − 1) ; b) ln(𝑥 − 5) ≤ 3 ; 𝑐) (ln 𝑥)2 − 3𝑙𝑛𝑥 + 2 = 0

III.4. Propriétés analytiques


► La fonction 𝑥: ⟼ ln(𝑥) est définie pour tout 𝑥 réel strictement positif.

► lim+ ln(𝑥) = −∞ ∶ 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑎𝑠𝑦𝑚𝑝𝑡𝑜𝑡𝑒 𝑑′ é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑥 = 0


𝑥→0

ln(𝑥)
► lim ln(𝑥) = +∞ ; lim = 0+ ∶ 𝑏𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑏𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑦 = 0
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ x
ln(1 + 𝑥)
► lim+𝑥 ln(𝑥) = 0− lim+ =1
𝑥→0
𝑥→0 x

1 ′ u′ (x)
► [ln(𝑥)]′ = et si u(x)est une fonction dérivable strictement positive : [ln(u(𝑥))] =
x u(x)
► La fonction ln(x) est strictement croissante et continue sur IR+*, elle est donc bijective de IR+* dans IR
y

3
y=ln(x)
2 y = x-1

0
x
0 2 4 6 8 10
-1

-2

-3

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III.5. Logarithme décimal
 Définition
ln(𝑥)
C ′ est la fonction 𝑥 ⟼ log(x) = définie pour tout x réel positif
ln(10)
 Propriétés
ln(x)
∗ Mêmes propriétés que la fonction ln(x) ; log(x) = ≈ 0,43ln(x);
ln(10)
1
∗ log(1) = 0; ∗ log(10) = 1; ∗ log(10n ) = n ; ∗ log′(x) =
xln(10)
∗ Le logarithme de base dix (logarithme décimal) est la réciproque de la fonction 𝑓(𝑥) = 10𝑥 ;
∗ Ainsi, pour x>0, si y = log(x) alors 𝑥 = 10𝑦
En pratique on utilise cette fonction dans tous les calculs faisant intervenir des puissances de 10.

III.6. Exercices
Exercice 1 : Acoustique - Orthophonie
L'intensité I en décibels d'un son de puissance P est donné par : 𝐼 = 10 log(𝑃⁄𝑃0 )
où 𝑃0 correspond au seuil d'audibilité au dessous duquel aucun son n'est perçu
a) Le chuchotement (discret !) de deux élèves en classe est voisin de 20 dB. Qu’en est-il y de la puissance
sonore émise par rapport à 𝑃0 ?
b) Quelle est l'intensité d'une conversation normale pour laquelle 𝑃 = 105 𝑃0
c) Le seuil de douleur auditive est fixé à 130 décibels. Exprimer la puissance correspondant à un tel son en
fonction de 𝑃0
Note : P0 correspond à l'intensité sonore la plus faible perceptible par l’oreille humaine
et vaut environ 10−12 W/m2 , soit 0 dB.
Exercice 2 : pH sanguin
En biologie médicale, l'équation de Henderson-Hasselbach permet de calculer le pH sanguin à partir des concentrations
en ion bicarbonate (mmol/L) et de la pression partielle sanguine en dioxyde de carbone (Psang(CO2)) (mmHg) selon la
formule:
[𝐻𝐶𝑂3− ]𝑠𝑎𝑛𝑔
𝑝𝐻𝑠𝑎𝑛𝑔 = 6,1 + 𝑙𝑜𝑔
0,03 ∙ 𝑃𝑠𝑎𝑛𝑔 (𝐶𝑂2 )
A- Un sujet souffrant d’une insuffisance respiratoire, présente dans le sang artériel une 𝑃𝐶𝑂2 = 60 mm Hg et [𝐻𝐶𝑂3− ] =
26,5 mmol/l.
a) Calculer le pH sanguin.
b) On perfuse à ce sujet une solution de bicarbonate de telle sorte que la 𝑃𝐶𝑂2 ne changeant pas, on obtienne un
pH de 7,4. Quelle doit être alors la nouvelle concentration en 𝐻𝐶𝑂3−

B- On a mesuré dans le sang artériel d’un malade, les paramètres suivants : pH = 7,5 et 𝑃𝐶𝑂2 = 40 mm Hg.
a) De quel trouble acido-basique s’agit-il a priori (acidose ou alcalose ?)
b) Calculer la concentration en bicarbonates sanguins
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IV. Fonction exponentielle

IV.1. Définition
La fonction exponentielle est la fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 réciproque de la fonction logarithme népérien.
Elle est définie pour tout 𝑥 réel,
 Donc 𝑦 = 𝑒 𝑥 , 𝑥 𝑟é𝑒𝑙 ⟺ 𝑥 = 𝑙𝑛(𝑦) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑦 > 0
 Pour tout x réel, 𝑒 𝑥 > 0,
 𝑒0 =1

IV.2. Propriétés algébriques


Pour tout x et y réels,
● ln(𝑒 𝑥 ) = x ● 𝑒 𝑥+𝑦 = 𝑒 𝑥 × 𝑒 𝑦 ● 𝑒 𝑥−𝑦 = 𝑒 𝑥 /𝑒 𝑦
● (𝑒 𝑥 )y = 𝑒 𝑥𝑦 ● 𝑒 −𝑥 = 1/𝑒 𝑥 ● 𝑒𝑥 =𝑒𝑦 ⇔𝑥=𝑦
● 𝑒𝑥 <𝑒𝑦 ⇔𝐱<𝑦

IV.3. Equations – Inéquations


Résoudre dans IR
(E1) : 𝑒 2𝑥 − 𝑒 𝑥 − 6 = 0 (Rep. : poser X= 𝑒 𝑥 avec X > 0)
(E2) : 𝑒 𝑥 − 2𝑒 −𝑥 − 1 = 0 (Rep. : poser X= 𝑒 −𝑥 avec X > 0)
2 −𝑥
(E3) : 𝑒 𝑥 <1

IV.4. Propriétés analytiques


La courbe représentative de la fonction exponentielle se déduit de celle du logarithme par symétrie par rapport à la droite y =x

∎ lim 𝑒 𝑥 = 0+ (𝑎𝑠𝑦𝑚𝑝𝑡𝑜𝑡𝑒 𝑦 = 0)
𝑥⟶−∞

∎ lim 𝑒 𝑥 = +∞ (𝑏𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑏𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒)


𝑥⟶+∞
𝑒𝑥
∎ lim 𝑥𝑒 −𝑥 = 0 ; lim = +∞
𝑥⟶+∞ 𝑥⟶−∞ 𝑥

∎ (𝑒 𝑥 )′ = 𝑒 𝑥

∎ si u(x)est une fonction dérivable ∶ [𝑒 𝑢(𝑥) ] = u′ (x)𝑒 𝑢(𝑥)

5
y = ex y=x
4
3
2
y = ln(x)
1
0
-3 -2 -1
e 3
-1 0 1 2 4
-2
-3
-4
-5

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IV.5. Puissance réelle d’un nombre positif
a) Définition
Pour tout a > 0, et pour tout réel x, on pose : 𝒂𝒙 = 𝒆𝒙𝒍𝒏(𝒂)
Donc on ne peut pas calculer la puissance réelle d’un nombre négatif
Ses propriétés se déduisent de celles de la fonction 𝑒 𝑥

Attention au calcul de la dérivée : (𝒂𝒙 )′ = 𝒍𝒏(𝒂). 𝒆𝒙𝒍𝒏(𝒂) = 𝒍𝒏(𝒂). 𝒂𝒙

b) Fonction puissance
La fonction 𝒇: 𝒙 ⟼ 𝒙𝒂
définie sur IR+, si a > 0 et sur IR*+ si a < 0 est
𝒇 est continue et dérivable sur ]0; +∞[
 dérivée 𝒇′ (𝒙) = 𝒂𝒙𝒙−𝟏
 limites :
𝑠𝑖 𝑎 > 0; lim 𝑥 𝑎 = 0 lim 𝑥 𝑎 = +∞
𝑥→0+ 𝑥→+∞

𝑠𝑖 𝑎 < 0; lim 𝑥 𝑎 = +∞ lim 𝑥 𝑎 = 0+


𝑥→0+ 𝑥→+∞

IV.6. Exercices

Exercice 1
Après injection intraveineuse (IV), la concentration C d'un produit de contraste pour imagerie évolue dans le cerveau
selon la relation (t est exprimé en heures) :
𝐶(𝑡) = 𝐾(𝑒 −2𝑡 − 𝑒 −4𝑡 )
1) Etudier et tracer la représentation graphique de C(t)
2) A quel instant C est-elle maximale ?

Exercice 2
Une population de cellules croît selon le modèle 𝑁(𝑡) = 𝑁0 × 10𝛼𝑡 ; Son temps de doublement est de 3 jours. Quel est
la valeur du coefficient 𝛼 ?

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Exercice 3 : Pharmacocinétique
A - Présence d’un médicament dans le sang
Un médicament est injecté par voie intramusculaire. Il passe du muscle au sang, puis est éliminé par les reins. On
désigne par 𝑓(𝑡) la quantité de médicament (en millilitres) contenue dans le sang à l’instant 𝑡 (en heures). Une étude a
permis de constater que pour tout t de [0 ; +∞[ , on a :
𝑓(𝑡) = 𝑞(𝑒 −0,5𝑡 − 𝑒 −𝑡 )
Où t=0 est l’heure de l’injection et q la quantité de médicament injecté
1) Etudier les variations de la fonction 𝑓 pour tout t de [0 ; +∞[
2) Déterminer la limite de f en +∞ et dresser le tableau de variations de f

B – Contrôle des effets du médicament


La quantité contenue dans le sang ne doit pas dépasse le seuil de toxicité 𝑆𝑀 = 2,6, et le médicament est efficace à partir
d’une quantité 𝑆𝑚 = 1,2
3) Déduire de la question A.1, les valeurs que l’on peut donner à q pour qu’à aucun moment la quantité présente
dans le sang ne dépasse pas 𝑆𝑀
4) On suppose que l’on a q = 10 ; tracer la courbe de la fonction f et sa tangente au point d’abscisse 0
5) Déterminer graphiquement l’intervalle de temps pendant lequel le médicament est efficace

Eléments de réponses
A - Présence d’un médicament dans le sang
1) Df = IR, mais domaine de validité = [0 ; + ∞[
𝑓 ′ (𝑡) = 𝑞(𝑒 −𝑡 − 0,5𝑒 −0,5𝑡 )
𝑡 0 ln(4) +∞
𝑓′(𝑡) + 0 −
𝑓(𝑡) q/4
0 0

B – Contrôle des effets du médicament


3) pour que la quantité de médicament dans le sang ne dépasse pas le seuil de toxicité 𝑆𝑀 il suffit que 𝑓𝑚𝑎𝑥 ≤ 𝑆𝑀
4)
y (mg/l)

3 Toxique

2,5 SM

2 Zone d'efficacité du médicament


"Fenêtre thérapeutique"
1,5
Sm
1

Non efficace
0,5

0 t2 t(h)
t1
0 2 4 6 8 10

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CALCUL INTEGRAL

Objectifs

 Rappel sur le calcul intégral

 Recherche de primitives ou la résolution des équations 𝑦′ = 𝑓(𝑥) ;

 Lien entre calcul intégral et aire sous la courbe

 Nombreux intérêts en biologie et médecine (pharmacocinétique et statistiques)

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I. La notion de Primitive

I.1. Définition, théorème fondamental


 Définition (Primitive sur un intervalle) : soit une fonction f : I  IR ;
On dit que F : I  IR est une primitive de f sur I, si F est dérivable sur I et si x  I , F ( x)  f ( x)

La détermination de la primitive est donc l’opération inverse de la dérivée

 Si f admet une primitive F, alors, toutes les primitives de f sont de la forme F+où est une constante.

 Théorème fondamental : Si f : I  IR est une fonction continue, alors elle admet une primitive (donc une infinité)

I.2. Primitives des fonctions usuelles et règles de calculs

Si f est une primitive de F et G une primitive de g, alors :


Fonction f Primitive F
Fonction f Primitive F
1
x,   1 x 1 af ( x)  bg ( x) aF ( x)  bG( x)
 1
1 x 𝑙𝑛(|𝑥|) f ( x  a) F ( x  a)

ex ex f (ax)
1
F (ax)
a
𝑙𝑛(𝑥) 𝑥𝑙𝑛(𝑥) − 𝑥
f ( x)  u ( x)  g (u ( x)) F ( x)  G (u ( x))
𝑐𝑜𝑠 (𝑥) 𝑠𝑖𝑛 (𝑥)
𝑠𝑖𝑛 (𝑥) −𝑐𝑜𝑠 (𝑥) 𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥) 𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑢(𝑥)
1 𝑢𝑛+1 (𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥) × 𝑢𝑛 (𝑥) 𝐹(𝑥) =
𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑥) 𝑛+1
1 x2 𝑢′(𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = 𝑙𝑛(|𝑢(𝑥)|)
𝑢(𝑥)

II. Intégrale d’une fonction

II.1. Définition et calcul d’aire


 Soit f : I  IR une fonction admettant une primitive sur I et F l’une d’entre elles.
Soient a, b  I , alors le nombre 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎) est appelé intégrale de f sur [a,b], noté :
𝑏

𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎) = [𝐹(𝑥)]𝑏𝑎 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥


𝑎

 Soit f : [a,b]  IR une fonction positive admettant une primitive sur [a,b] et (C) sa courbe représentative, alors
𝑏

𝐴 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎

représente l’aire du domaine (A) délimité par la courbe (C), l’axe des
abscisses et les droites d’équation 𝒙 = 𝒂 𝒆𝒕 𝒙 = 𝒃

a
A
b
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II.2. Propriétés des intégrales
 Linéarité
Soit 𝑓 et 𝑔 2 fonctions continues sur [𝑎; 𝑏] et 𝑘 ∈ 𝐼𝑅
𝑏 𝑏 𝑏

∫(𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥))𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥


𝑎 𝑎 𝑎
𝑏 𝑏

∫ 𝑘𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑘 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎
 Relation de Chasles ; Si a < b < c, alors
𝑐 𝑏 𝑐

∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥


𝑎 𝑎 𝑏
 Signe de l’intégrale
𝑏

(𝟏)𝑆𝑖 x  a, b , 𝑓(𝑥) ≥ 0, alors ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≥ 0


𝑎
𝑏 𝑏

(𝟐) 𝑆𝑖 x  a, b , 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥), 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≤ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥


𝑎 𝑎

XIX. Méthode de calcul exact d’Intégrales

II.3. Intégration par décomposition en somme (linéarisation)


𝑏 𝑏 𝑏

∫(𝑎𝑓(𝑥) + 𝑏𝑔(𝑥))𝑑𝑥 = 𝑎 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + 𝑏 ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥


𝑎 𝑎 𝑎

2
1
𝐄𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞 𝟏 : calculer ∫ (√𝑥 − ) 𝑑𝑥
√𝑥
1

II.4. Changement de variable


Soient u : [a,b]  IR une fonction de classe C1 ( continue et à dérivée première continue) strictement monotone et f une
fonction continue sur [u(a) , u(b)], alors :
Soit le changement de variable 𝑥 = 𝑢(𝑡) et 𝑑𝑥 = 𝑢’(𝑡)𝑑𝑡
𝑏 𝑡𝑏

∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑢(𝑡))𝑢′ (𝑡)𝑑𝑡 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑎 = 𝑢(𝑡𝑎 ) 𝑒𝑡 𝑏 = 𝑢(𝑡𝑏 )


𝑎 𝑡𝑎

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II.5. Intégration par partie
Cette méthode n’est à utiliser qu’en dernier recours.
Soient 𝑢(𝑥) et 𝑣(𝑥) deux fonctions dérivables sur un même intervalle [a,b] et f une fonction continue sur [a,b] telle que
𝑓(𝑥) = 𝑢(𝑥) × 𝑣′(𝑥)
𝑏 𝑏 𝑏

∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫(𝑢(𝑥) × 𝑣′(𝑥))𝑑𝑥 = [𝑢(𝑥) × 𝑣(𝑥)]𝑏𝑎 − ∫ 𝑢′(𝑥) × 𝑣(𝑥)𝑑𝑥


𝑎 𝑎 𝑎

Cette méthode permet de simplifier certaines intégrales où f(x) est le produit d’une fonction u de dérivée simple et d’une
fonction w facile à intégrer ; dans ce cas on prendra w = v’

En pratique on choisit les polynômes, les logarithmes comme fonction u car leur dérivation génère des fonctions de degré
plus petit

On choisit les exponentielles, les fonctions trigonométriques comme élément 𝑣’ car ces fonctions sont faciles à intégrer

𝒖(𝒙) 𝒗′(𝒙)

∫ 𝑃(𝑡) × 𝑠𝑖𝑛(𝛼𝑡 + 𝜔)𝑑𝑡 𝑃(𝑡) 𝑠𝑖𝑛(𝛼𝑡 + 𝜔)


𝑎

∫ 𝑃(𝑡) × 𝑐𝑜𝑠(𝛼𝑡 + 𝜔)𝑑𝑡 𝑃(𝑡) 𝑐𝑜𝑠(𝛼𝑡 + 𝜔)


𝑎

∫ 𝑃(𝑡) × 𝑒 𝛼𝑡+𝜔 𝑑𝑡 𝑃(𝑡) 𝑒 𝛼𝑡+𝜔


𝑎

∫ 𝑃(𝑡) × 𝑙𝑛(𝑡)𝑑𝑡 𝑙𝑛(𝑡) 𝑃(𝑡)


𝑎
2

𝐄𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞 𝟐 : calculer ∫(2𝑥 + 1)𝑒 𝑥 𝑑𝑥


1

XX. Valeur moyenne d’une fonction


𝑏
1
𝑚= ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑏−𝑎
𝑎
Exercice 3 : Le nombre p de patients présents dans un service hospitalier, en fonction du temps (exprimé en mois), suit la
relation : 𝒑(𝒕) = 𝟔𝒕𝟐 − 𝒕𝟑
Sur la période des six premiers mois (𝟎 < 𝒕 ≤ 𝟔), quel est le nombre moyen de patients présents dans ce service ?

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P R O B A B I L I T E S
Le calcul des probabilités fournit une modélisation efficace des situations non déterministes, c’est-à-dire des
phénomènes aléatoires ou stochastiques. Une expérience est dite déterministe, lorsque le résultat de cette expérience
suit une loi rigoureuse connue (ex : taux de croissance d’une population bactérienne, concentration du médicament dans
le sang en fonction du temps).
Une expérience est dite aléatoire lorsque le résultat de cette expérience n’est pas connu avec certitude. Il peut fluctuer autour
d’un résultat moyen régit par une loi (ex : transmission des caractères selon la loi de Mendel, durée de vie dans une population)
La théorie des probabilités ne permet pas de calculer toutes les probabilités, elle permet le calcul pour les combinaisons
d’événements de probabilités connues

Résumé sur les ensembles

 Ensemble fini : contient un nombre fini d’éléments


 Ensemble infini dénombrable (ou discret) : les éléments peuvent être numérotés (comptés) ; ex. IN
 Ensemble infini non dénombrable (ou continu) : les éléments ne peuvent pas être numérotés ; ex. IR
 intersection de deux ensembles A et B = A  B : C’est l’ensemble de tous les éléments communs à A et à B
 Deux ensembles A et B sont incompatibles ou disjoints, s’ils ne possèdent aucun élément commun : A  B = ∅
 La réunion de deux évènements A ou B = A  B : C’est l’ensemble de tous les éléments contenus dans A et dans B

 L’ensemble complémentaire de A, ou ensemble non-A, notée Ā est l’ensemble des éléments non inclus dans A.
ω ∈ Ā ⇔ω ∉A

 Lois de Morgan ̅̅̅̅̅̅̅̅


𝑨 ∩ 𝑩=𝑨 ̅∪𝑩
̅ ; ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑨 ∪ 𝑩=𝑨 ̅∩𝑩
̅

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I. Expérience aléatoire, ensemble fondamental

I.1. Expérience aléatoire


Une expérience ou une épreuve est qualifiée d’aléatoire si on ne peut pas prévoir son résultat et si, répétée dans des
conditions identiques, elle peut donner des résultats différents.

I.2. Evènement élémentaire


Le résultat d’une expérience noté ωconstitue une éventualité ou un événement élémentaire

I.3. Ensemble fondamental


L’ensemble des évènements élémentaires possibles pour une expérience aléatoire donnée constitue l’espace
fondamental appelé univers ou univers des possibles noté Ω.

Exemple : lors d’un contrôle sanguin, l’ensemble des résultats possibles est différent selon qu’on s’intéresse
- Au groupe sanguin et facteur rhésus
- au nombre de globules blancs
- au taux de glycémie
Ainsi pour une même épreuve, l’univers Ω peut être fini (toutes les éventualités sont connues : cas 1) ou infini (toutes
les éventualités ne sont pas connues : cas 2 et 3). Dans ces deux derniers cas, l’univers peut être dénombrable si on peut
numéroter les éventualités connues (cas 2) ou bien continu comme dans le cas du taux de glycémie (cas 3).

Fini ou Dénombrable (discret)


Ensemble fondamental Ω
infini ou continu
1- Groupe sanguin et facteur Rhésus Ω = {A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-} F D
2- Nombre de globules blancs Ω = N* = {1,2,…..n,……} I D
3- Taux de Glycémie Ω = [0 ; 15] I C

Un événement quelconque A est un ensemble d’évènements élémentaires et constitue une partie de l’univers des
possibles Ω dont on sait dire à l’issue de l’épreuve s’il est réalisé ou non.

̅ , l’évènement contraire qui est réalisé. Un


Si ω ∈ A alors A est réalisé. Mais si ω ∉ A alors A n’est pas réalisé et c’est A
évènement est donc une assertion relative aux résultats d’une expérience. Il est possible qu’un évènement ne soit constitué
que d’un seul évènement élémentaire.
 Si Ω est fini ou infini dénombrable, tout sous-ensemble de Ω est un événement
 Si Ω est infini non dénombrable, un événement est un intervalle ou une combinaison d’intervalles

 Exemple : dans l’ensemble des groupes sanguins Ω = {A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-}
L’évènement A, « l’individu est rhésus positif » est représenté par A = {A+, B+, AB+, O+} ; A ⊂ Ω
L’évènement B, « L’individu est donneur universel » est représenté par un seul événement : B = {O -}
Dans le cadre de cet exemple, l’événement A est réalisé si le résultat du typage donne l’un des 4 groupes sanguins
A+,B+,AB+,O+.

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I.4. Evènements remarquables

- L’événement impossible noté ø est l’événement qui ne peut être réalisé quelle que soit l’issue de l’épreuve.
Bien que constitué d’aucune éventualité, ø est considéré comme un événement
- L’événement certain, noté Ω est toujours réalisé quelle que soit l’issue de l’épreuve. Il est constitué de toutes
les éventualités.
- L’événement contraire ou complémentaire de A, notée Ā est Ω
l’événement qui est réalisé si et seulement si A ne l’est pas. Il est donc
constitué des évènements ω qui ne sont pas dans A. Ā

ω ∈ Ā ⇔ω ∉A A

̅ ou L’évènement A est « l’individu est rhésus positif » et


Exercice 1 : Dans l’exemple des groupes sanguins, déterminer Ā et B
B, « L’individu est donneur universel »

XXI. Opérations sur les ensembles

I.5. L’intersection de deux évènements


𝐴 ∩ 𝐵 est l’ensemble de tous les éléments communs à A et à B
Deux évènements A et B sont incompatibles ou disjoints, s’ils ne peuvent être réalisés
simultanément : 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅ A

Exercice 2 : Soit A = « L’individu est rhésus positif » ; B = « L’individu possède l’allèle B »


Déterminer𝐴 ∩ 𝐵, sont-ils disjoints ? Sinon donnez deux ensembles disjoints

I.6. La réunion de deux évènements


A ∪ B est l’ensemble (le regroupement) de tous les éléments contenus dans A et dans B
Exercice 3 : Soit A = « L’individu est rhésus positif » ; B = « L’individu possède l’allèle B »
Déterminer A ∪ B
Exercice 4 : Déterminer ̅̅̅̅̅̅̅
𝐴 ∩ 𝐵 ; ̅̅̅̅̅̅̅
𝐴 ∪ 𝐵 ; 𝐴̅ ∪ 𝐵̅ ; 𝐴̅ ∩ 𝐵̅ ; Quelles égalités constatez-vous ?

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XXII. Probabilités et axiomes de bases
Le passage d’une description de type ensembliste des phénomènes aléatoires à l’élaboration d’un véritable modèle
mathématique se fait en introduisant les mesures de probabilité.

I.7. Définition
Une probabilité P est une application de Ω, l’ensemble de tous les évènements vers l’intervalle [0 ;1] satisfaisant les
axiomes suivants :
a) Pour tout A  Ω, 0  P(A)  1
b) P(Ω) = 1 ; évènement certain
c) ∀A, B ∈ Ω si A et B sont deux évènements incompatibles (A∩B = ∅) alors P(A∪B)=P(A) + P(B)
Exemple : « être rhésus + », « être rhésus - »

I.8. Propriétés
 A  Ā = Ω donc P (A  Ā) = P (Ω) = 1 ;
A et Ā sont incompatibles donc d’après les axiomes précédents : P (A  Ā) = P(A) +P(Ā) = 1 ; d’où P(Ā) = 1- P(A)
 P () = 0 ; événement impossible
 Si A et B sont deux évènements quelconques, non nécessairement exclusifs: P(A ∪ B) = P(A) + P(B) – P(A∩ B)
C’est une des formules fondamentales du cours de probabilité

Remarque : Le concept mathématique de probabilité modélise les notions intuitives de proportion et de fréquence. Si l’on
avance que la probabilité d’être immunisé contre la tuberculose est de 0.8, on modélise le fait qu’environ 80 % de la
population est immunisé contre la tuberculose.

Exercice 5 : un individu peut contracter deux maladies notés MA et MB (et deux seulement). Les probabilités de contracter
ces maladies sont P(MA)=0,44 et P(MB)=0,65; on rencontre usuellement 26% d’individus atteints des deux maladies.
Quelle est la probabilité d’être malade ?
Element de Réponse :
P(malade) = P(MAMB)= 0,83

Exercice 6
Un tissu biologique peut être attaqué par des bactéries (avec une probabilité de 0,37), par des champignons (avec une
probabilité de 0,58), ou par les deux simultanément. Pour un tissu, la probabilité d’être attaqué est de 0,81. Quelle est la
probabilité pour qu’un tissu soit attaqué simultanément par une bactérie et un champignon ?
Elément de Réponse : P(B  C) = 0,14

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I.9. Evènements équiprobables
Soit Ω un espace fondamental fini constitué de N évènements élémentaires sur lequel on fait l’hypothèse
d’équiprobabilité. On suppose ainsi que tous les évènements élémentaires ont « la même chance » de se réaliser. Dans
ce cas la probabilité 𝑝𝑖 d’un événement élémentaire quelconque 𝑤𝑖 est telle que :
1
𝑝𝑖 = 𝑃(𝑤𝑖 ) =
𝑁
Soit A un évènement quelconque constitué de k évènements élémentaires de Ω , on en déduit :
𝑘
𝑃(𝐴) =
𝑁
𝑐𝑎𝑟𝑑𝐴 𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑓𝑎𝑣𝑜𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠
Cette formule s’énonce souvent comme 𝑃(𝐴) = =
𝑐𝑎𝑟𝑑Ω 𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠
Exercice 7 : dans l’ensemble des groupes sanguins Ω = {A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-}, en faisant l’hypothèse
d’équiprobabilité, calculer les probabilités des évènements :
- A = « L’individu possède l’allèle A »
- B = « L’individu possède l’allèle B »
- O = « L’individu est donneur universel »
- P = « L’individu est Rhésus positif »
- N = « L’individu est Rhésus négatif »
- D = « L’individu ne possède ni l’allèle A ni l’allèle B »
- A⋂B; A⋂P; A ̅ ⋂B ̅
̅ ; B ∪ N; P ∩ N ; O

I.10. Loi des grands nombres


Soit une expérience dans laquelle la probabilité d’apparition d’un événement A est P. (par exemple, la probabilité
d’obtenir Face dans le lancer d’une pièce = 1/2 ).
Si on répète N fois cette expérience, et l’événement A apparait k fois, alors la fréquence de cet évènement au cours des
N expériences est 𝑘⁄𝑁 et tend vers P lorsque N tend vers l’infini.
𝑘
𝑁 → +∞ ⇒ → 𝑃
𝑁
Lorsque le nombre d’épreuves augmente indéfiniment, les fréquences observées tendent vers la probabilité.
Exemple : Lors d’un croisement entre plantes hétérozygotes Aa pour un caractère à dominance stricte (allèle A, forme
sauvage et allèle a, forme mutée), on obtient deux phénotypes (voir tableau ci-contre) : A a
le phénotype sauvage avec une probabilité de 3/4 et le phénotype mutant avec une probabilité de 1/4 A AA Aa
a Aa aa
On examine successivement deux échantillons de plantes résultant de ce croisement.
Phénotype Phénotype Phénotype Phénotype
N=40 fleurs N=1000 fleurs
sauvage mutant sauvage mutant
Effectifs 29 11 Effectifs 754 246
Fréquences 0,725 0,275 Fréquences 0,754 0,246
Probabilités attendues 0,75 0,25 Probabilités attendues 0,75 0,25

Il est aisé de vérifier que les fréquences pour les deux phénotypes possibles sont plus proches des probabilités attendues
sous le modèle de croisement mendélien pour l’échantillon de très grande taille. L’écart entre les fréquences observées
et les probabilités attendues peut être testé à l’aide du test du khi-deux

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XXIII. Probabilités conditionnelles
Considérons une expérience sur une population P
Soit un événement A de probabilité P(A) ; Que devient P(A) si on se restreint à une sous-population de P ?
Exemples :
A = population de taille [1,70m ; 1,75m] ; Sous-population B = les hommes => l’ensemble de référence change
A = présence d’une maladie M ; Sous-population B = les individus présentant un signe S
A = événement conditionnant, qui définit la sous-population B

 Soit deux évènements A et B non exclusifs d’un ensemble Ω avec P(B)≠ 0. La probabilité
conditionnelle de l’évènement « A si B» ou « A sachant B» noté P(A /B) est définie par:
𝐏(𝐀 ∩ 𝐁)
𝐏(𝐀⁄𝐁) =
𝐏(𝐁)
Remarque : La probabilité P(A) est appelée la probabilité à priori et P(A/B) ou PB (A) la probabilité à posteriori
car sa réalisation dépend de la réalisation de B.
La relation peut également s’écrire :
► 𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀⁄𝐁) × 𝐏(𝐁) = 𝐏(𝐁⁄𝐀) × 𝐏(𝐀)

Les différentes dénominations de 𝐏(𝐀⁄𝐁) :

 Probabilité de A pour les individus présentant B ;


 Probabilité de A sachant que B s’est produit
 Probabilité de A parmi les B
 Probabilité de A si B
 Probabilité de A sachant que B

Remarque : la difficulté dans la résolution des exercices de probabilités réside le plus souvent dans la mise
en équation des assertions de l’énoncé. Il s’agit de bien décoder les informations mises à disposition,
définir les ensembles qu’on représentera chacun par une lettre et traduire les probabilités en langage
mathématique. Lorsque ce travail est bien fait, la résolution est généralement aisée.

Exercice 8 (suite de l’exercice 6)


Sachant que le tissu biologique est attaqué par des bactéries, quelle est la probabilité, qu’il soit aussi attaqué
par des champignons ? Elément de Réponse : P(C /B) = 0,378

Exercice 9 : Un nouveau vaccin a été testé sur 12 500 personnes ; 75 d’entre elles, dont 35 femmes enceintes,
ont eu des réactions secondaires nécessitant une hospitalisation.
1- Sachant que ce vaccin a été administré à 680 femmes enceintes, quelle est la probabilité qu’une
femme enceinte ait eu une réaction secondaire si elle reçoit le vaccin ?
2- Quelle est la probabilité qu’une personne non enceinte ait une réaction secondaire ?

Exercice 10 : Le personnel d’un hôpital est réparti en 3 catégories : les médecins, les soignants (non
médecins) et le personnel administratif. 12% sont des médecins et 71% sont des soignants. 67% des
médecins sont des hommes et 92% des soignants sont des femmes. On sait de plus que 80% du personnel
de l’hôpital est féminin. Un home a été désigné. Quelle est la probabilité qu’il soit médecin ?

Pour en savoir plus : http://spiral.univ-lyon1.fr/mathsv email : [email protected] Page 46


XXIV. Événements indépendants
Dans le cas où la réalisation d’un événement (A) n’a aucune incidence sur la réalisation de l’autre (B), on dit
que les événements A et B sont indépendants. On a alors :
𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀) × 𝐏(𝐁)

 Attention: ne pas confondre évènements indépendants et évènements incompatibles (disjoints).

 Propriétés : A et B sont indépendants si et seulement si une de ces trois conditions est réalisée:

𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀) × 𝐏(𝐁) qui a pour conséquence 𝐏(𝐀⁄𝐁) = 𝐏(𝐀) et 𝐏(𝐁⁄𝐀) = 𝐏(𝐁)

Exercice 11
Un tissu biologique peut être infecté par une certaine bactérie (événement B) avec une probabilité de P(B) =
0,14 ou par un virus (événement V) avec une probabilité P(V) = 0,20.
(a) Les deux infections constituent-elles des événements indépendants, sachant que l’on trouve
habituellement 31% de tissu infecté? (On supposera qu’il n’existe aucune autre cause d’infection).
(b) Dans la négative, sachant que le tissu est infecté par une bactérie, quelle la probabilité pour qu’il
soit aussi infecté par un virus?
Élément de rréponse: b) P(V/B ) = 0,21

Exercice 12 : reprenons l’exemple de l’ensemble des groupes sanguins Ω = {A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-
}, toujours dans l’hypothèse d’équiprobabilité,
- A = « L’individu possède l’allèle A »
- B = « L’individu possède l’allèle B »
- P = « L’individu est Rhésus positif »
Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Même question pour les évènements A et P

Pour en savoir plus : http://spiral.univ-lyon1.fr/mathsv email : [email protected] Page 47


XXV. Loi des probabilités totales et théorème de Bayes

Une partition d'un ensemble Ω est une famille de parties de


Ω , disjointes deux à deux et dont l'union est l'ensemble Ω .
Tout élément de Ω appartient donc à une et une seule de ces
parties.
Par exemple, une partie de Ω et son complémentaire dans
Ω constituent une partition de Ω .

I.11. Loi des probabilités totale :


Si {A1, A2, A3, ……, An} est une partition d’un ensemble Ω , alors pour tout évènement B :

𝑷(𝑩) = 𝑷(𝑩 ∩ 𝑨𝟏) + 𝑷(𝑩 ∩ 𝑨𝟐) + ⋯ + 𝑷(𝑩 ∩ 𝑨𝒏)

𝑷(𝑩) = 𝑷(𝑩 /𝑨𝟏) × 𝑷(𝑨𝟏) + 𝑷(𝑩 /𝑨𝟐) × 𝑷(𝑨𝟐) + ⋯ + 𝑷(𝑩 /𝑨𝒏) × 𝑷(𝑨𝒏)

I.12. Formule de Bayes ou probabilité des causes


𝑷(𝑩⁄𝑨) × 𝑷(𝑨)
∎ 𝑷(𝑨 ∩ 𝑩) = 𝑷(𝑨⁄𝑩) × 𝑷(𝑩) = 𝑷(𝑩⁄𝑨) × 𝑷(𝑨) ⟹ 𝑷(𝑨⁄𝑩) =
𝑷(𝑩)

Soit n événements Ai formant une partition de E, et B un événement de E tel que p(B) > 0 alors

𝑷(𝑩 ∩ 𝑨𝒊) 𝑃(𝐵⁄𝐴𝑖 ) × 𝑃(𝐴𝑖)


𝑷(𝑨𝒊⁄𝑩) = =
𝒑(𝑩) 𝑃(𝐵⁄𝐴1 ) × 𝑃(𝐴1 ) + 𝑃(𝐵 ⁄𝐴2 ) × 𝑃(𝐴2 ) + 𝑃(𝐵⁄𝐴3 ) × 𝑃(𝐴3 ) + ⋯ .

Remarque : La formule de Bayes est utilisée de façon classique pour calculer des probabilités de causes
dans des diagnostics (maladies, pannes, etc.). Elle permet d’évaluer les probabilités des différents
événements, A2, A3, ……, An qui sont susceptibles de causer B, c.à.d. elle permet de remonter aux causes.

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Exemple 13

Un individu se plaint d’une douleur aigue de l’abdomen. La probabilité qu’il souffre d’une colique hépatique
(CH) est de 25%, qu’il souffre d’une colique néphrétique (CN) de 25% et qu’il souffre d’une autre affection
(AA) de 50%
Par ailleurs 10% des malades souffrant de colique hépatique contractent de la fièvre, 15% malades souffrant
de colique néphrétique contractent de la fièvre, 20% parmi les autres affections ont de la fièvre

1° Quelle est la probabilité de contracter de la fièvre P(F) en cas d’une douleur aigue de l’abdomen ?
2° Calculer la probabilité de chacune des causes de la fièvre
3° Quel est le diagnostic le plus probable ?

Eléments de réponse
Soit Ω l’ensemble des individus se plaignant d’une douleur aigue de l’abdomen ;
Les sous-ensembles CH, CN et AA constituent une partition de Ω
Représentation graphique
CH
Résumons les informations
AA
P(CH) = 0,25 ; P(F/CH) = 0,1
P(CN) = 0,25 ; P(F/CN) = 0,15
P(AA) = 0,5 ; P(F/AA) = 0.2 CN

1) Application de la formule des probabilités totales : P(F) = P(F∩CH)+ P(F∩CN)+ P(F∩AA)


Indication : P(F ) = 0,162

2) Probabilité de chacune des causes CH, CN, AA ?

P(F/CH)×P(CH) 0.1×0.25
Probabilité que la fièvre soit causée par une CH : P(CH/F) = =
𝑃(𝐹) 0.162

3) Pour répondre à cette question il suffit de comparer les 3 probabilités de causes calculées
précédemment

Cet exercice peut également être traité à l’aide d’un arbre de probabilités

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I.13. Arbre des probabilités
Définition :
Un arbre de probabilité est un schéma permettant de résumer une expérience aléatoire connaissant des
probabilités conditionnelles. C’est un graphe orienté et pondéré obéissant aux règle suivantes :
- La somme des pondérations (ou probabilités) des branches issues d’un même sommet donne 1
- La probabilité d’un chemin est le produit des probabilités des branches qui le composent.
- La pondération de la branche allant du sommet A vers le sommet B est la probabilité conditionnelle
de B sachant que A est déjà réalisé PA(B) ou P(B/A)
- Le résultat d’une issue est la somme des probabilités des chemins qui conduisent à cette issue

Application à l’exercice 13

F
CN

F
P(CH)=0,25
CH

F
AA

1) D’après le schéma, 3 chemins mènent à la fièvre ; donc P(F) = 0,25×0,1+0,25×0,15+0,5× 0,25

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Exercice 14 : Le quart d’une population a été vacciné contre une maladie contagieuse. Au cours d’une
épidémie, on constate qu’il y a parmi les malades un vacciné pour quatre non vaccinés. On sait de plus qu’au
cours de cette épidémie, il y avait un malade sur douze parmi les vaccinés.
a) Démontrer que la probabilité de tomber malade est égale à 5/48
b) Quelle était la probabilité de tomber malade pour un individu non-vacciné ?
c) Le vaccin est-il efficace ?

Exercice 15 : Le laboratoire d'analyses du sang


Un laboratoire d'analyses du sang assure avec une fiabilité de 99% la détection d'une certaine maladie
lorsque le patient est réellement atteint. Cependant, le test indique aussi un résultat positif pour 3% des
personnes saines qui sont testées (ces mauvais résultats sont appelés des faux positifs). On sait que 0.5% de
la population est affectée par cette maladie.
(a) Le résultat du test de Bob est positif. Quelle est la probabilité que Bob soit vraiment malade ?
(b) Quelle est la proportion de faux négatifs ?
(c) Quelle est la proportion de bons résultats fournis par ce test ?

Exercice 16 : Tension artérielle et traitement


Dans une population de 250 patients atteints d’une maladie M, 125 d’entre eux ont une tension artérielle
élevée, et 125 une tension artérielle basse. On applique à ces 250 patients un traitement susceptible d’agir
sur la maladie M. Après un délai identique pour chaque patient, on observe le résultat (succès ou échec) du
traitement. On observe 21 échecs chez les patients qui ont une tension basse et 29 échecs chez ceux qui ont
une tension élevée. On choisit au hasard un sujet parmi les 250 patients. Calculer :
1- La probabilité pour le sujet de réagir avec succès au traitement
2- La probabilité pour le sujet d’avoir une tension basse
3- La probabilité pour le sujet d’avoir une tension basse s’il réagit avec succès au traitement
4- La probabilité pour le sujet de réagir avec succès au traitement s’il a une tension basse
5- La probabilité pour le sujet de réagir avec succès au traitement s’il a une tension élevée
6- La probabilité pour le sujet de réagir avec succès au traitement et d’avoir une tension basse
7- Peut-on considérer que le succès du traitement et avoir une tension basse avant le traitement sont
deux évènements :
a. Indépendants
b. Dépendants
c. Incompatibles
d. Compatibles

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