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Programme 1 de Colles

Le document présente le programme de la khôlle pour la semaine du 23 au 28 septembre 2024, axé sur les généralités et fonctions usuelles. Il inclut des rappels sur les définitions, théorèmes à connaître et exercices à maîtriser, ainsi qu'une liste de démonstrations essentielles. Les thèmes abordés comprennent les propriétés des fonctions, la logique, et des exercices pratiques pour renforcer la compréhension des concepts.

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Programme 1 de Colles

Le document présente le programme de la khôlle pour la semaine du 23 au 28 septembre 2024, axé sur les généralités et fonctions usuelles. Il inclut des rappels sur les définitions, théorèmes à connaître et exercices à maîtriser, ainsi qu'une liste de démonstrations essentielles. Les thèmes abordés comprennent les propriétés des fonctions, la logique, et des exercices pratiques pour renforcer la compréhension des concepts.

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Programme de colles no 1

Semaine du 23.09 au 28.09.2024 : généralités sur les fonctions, fonctions usuelles

Ce document constitue le programme de la khôlle de la semaine du 23 septembre ; il en constituera aussi la première partie pour celle de la
semaine suivante. Le programme de l’interrogation écrite de mardi est formé de la différence ensembliste entre le contenu de ce programme et le
contenu du précédent document.
Rappel. Après l’exigence de restitution d’au moins une définition ou un énoncé, la khôlle commencera par la demande de restitution d’une
démonstration ou de la résolution d’un exercice à maîtriser.
Les exercices nouveaux de la khôlle ne porteront que sur les chapitres « Généralités sur les fonctions » et « Fonctions usuelles ».

En bref
Généralités sur les fonctions. Vocabulaire sur les fonctions, fonctions paires, impaires, (strictement) monotones, périodiques. Étude de
fonctions et de leurs branches infinies. Bijectivité, injectivité, surjectivité. Image directe, image réciproque. Théorème de la limite de la dérivée.
Théorème des valeurs intermédiaires, corollaire (sur un intervalle), théorème de la bijection. Théorèmes généraux de dérivation, versions locales
et globales, dérivation de la bijection réciproque. Théorème de la limite monotone. Notions de majorant, minorant, maximum, minimum,
extremum, fonction bornée. Maniement d’inégalités.
Fonctions usuelles. Logarithme et exponentielle, usuels et en base a : définitions, graphes, propriétés, règles de calculs. Fonctions puissances :
définitions, graphes, propriétés, règles de calcul, comportement en 0. ch, sh et th : définitions, graphes, propriétés, formules fondamentales.
Fonctions racines n es : définition, règles de calcul.
Logique et raisonnement. Calcul propositionnel : connecteurs logiques, opérations correspondantes dans B := {0, 1}, tables de vérité, tauto-
logies. Négation de propositions quantifiées.

Démonstrations à connaître parfaitement


1. Soient I et J deux intervalles de R, f : I → R et g : J → R telles que f ∗ (I) ⊂ J. Alors, si f est paire, g ◦ f est paire.
2. La somme de deux fonctions croissantes est croissante.
3. La somme de deux fonctions paires (resp. impaires) de R dans R est paire (resp. impaire).
4. La composée d’une fonction décroissante et d’une fonction croissante est décroissante.
5. Prouver que ch2 (t ) − sh2 (t ) = 1 sur R ; prouver les deux formules pour la dérivée de th.
6. Montrer que toute fonction strictement monotone est injective.
7. Soient X, Y ∈ P (R), soient f : X → R une fonction décroissante, et g : Y → R une fonction croissante, telles que f ∗ (X) ⊂ Y . Montrer que
g ◦ f est décroissante.
8. ∀(x, y) ∈ R 2 , e x+y = e x e y (à partir de la propriété correspondante pour ln).
9. Montrer ∀x > −1, ln(1 + x) ⩽ x par étude de fonction.
10. Montrer ∀x ∈ R, e x ⩾ x + 1 en utilisant la convexité.
µ ¶ µ ¶
1 x
11. Déduire de la propriété sur le logarithme d’un produit les propriétés ∀x ∈ R∗+ , ln = − ln(x) ; ∀x, y ∈ R∗+ , ln = ln(x) − ln(y),
x y
∀x > 0, ∀ ∈ Z, ln (x n ) = n ln x .
12. En utilisant le lemme 21., montrer que les graphes d’une bijection et de sa bijection réciproque sont symétriques par rapport à d : y = x .
p
13. Démonstration par l’absurde de 2 6∈ Q, en mentionnant clairement le lemme : « Pour tout n ∈ N, n 2 est pair si et seulement n est
pair » (qu’on doit être capable de redémontrer). (Cf. annexe)
¡ ¢ ¡ ¢ pp p
14. Soit (m, n, x) ∈ (2 N + 1) 2 × R ∪ (N∗ ) 2 × R+ . Montrer que m n
x= mn
x (en utilisant la définition des fonctions racines comme
réciproques).
ax
15. Montrer que ∀a > 1, ∀b > 0, lim = +∞.
x→+∞ x b
16. Soit I un intervalle de R, soit f une fonction continue sur I à valeurs dans R, et soit F0 une primitive de f sur I. Alors l’ensemble des
primitives de f sur I est {F0 + k | k ∈ R}.
17. Montrer directement (sans utiliser la propriété correspondante pour exp) que ∀x ∈ R∗+ , ∀ y ∈ R∗+ , ln(x y) = ln x + ln y .

1
18. Soit X une partie de R, et soit
¯ ¯ f une fonction à valeurs réelles définie sur X . Montrer que f est bornée sur X (au sens de minorée et
majorée) si et seulement si ¯ f ¯ y est majorée.
19. Montrer – à partir des propriétés calculatoires de ln – que ln x −→ +∞.
x→+∞
µ ¶
ln x
20. Prouver que lim = 0 et en déduire que lim (x ln x) = 0.
x→+∞ x x→0
21. Montrer que le symétrique du point (X, Y) par rapport à la droite d’équation y = x est le point (Y, X).
¡ ¢
22. Montrer
¡ ¢ ¢ R n’est pas monotone, il existe x, y, z ∈ X tels que x ⩽ y ⩽ z et, soit f (x) < f y et
que, si une fonction¡ f ¢: X ⊂ R¡ →
f y > f (z), soit f (x) > f y et f y < f (z) (par disjonction de cas, dont on ne détaillera qu’un seul).
23. Soient X ∈ P (R) et f ∈ R X . On suppose que f est T-périodique pour un certain T > 0. Alors f admet tous les multiples entiers de T
comme périodes.

Exercices à maîtriser
¡ ¢
1. Montrer que g : R → R, x 7→ ln e 3x−5 + 1 est croissante sur R.
2. Considérons
¡¡ un¢langage
¡ codant
¢ le¡calcul des¢¢propositions et comprenant p 1 et p 2 comme variables. Vérifier à l’aide d’une table de vérité,
que p 1 ⇒ p 2 ∧ p 2 ⇒ p 1 ⇔ p 1 ⇔ p 2 est une tautologie du calcul des propositions.
3. Soient X ∈ P (R) et f ∈ F (X, R). Alors les deux assertions suivantes sont équivalentes :
¡ ¢
(i) ∀x, y ∈ X, x < y ⇒ f (x) < f y .
¡ ¢
(ii) ∀x, y ∈ X, x < y ⇔ f (x) < f y .
p µ ¶
7+4 3 26
4. Montrer que 3 ln = 2 ln 5 + p . (ex. 40 du T. D. 2)
3 3 3
5. Soient X une partie de R centrée en 0, Y ∈ P (R) et f : X → Y une bijection impaire. Montrer que f −1 est impaire. (question bonus de
l’interrogation, cf. annexe à toutes fins utiles)
¡ ¢2 ¡ ¢2
6. Déterminer sans calculer leur dérivée les variations des fonctions f 2 : x 7→ e x + 2 − 3 et f 3 ( : x 7→ e x − 3 + 2. (ex. 18 du T. D. 1)
³ p ´
7. Déterminer lim+ 2 x ln x + 2 x . (ex. 18, (ix), du T. D. 2, cf. annexe)
x→0
8. Il a été vu en cours qu’une fonction f continue d’un intervalle I dans J = f ∗ (I) était bijective si et seulement si elle était strictement
monotone. Trouver un contre-exemple à ce théorème si on relâche la condition de continuité. (fait en cours)
9. Toute fonction f : R → R s’écrit de façon unique comme la somme d’une fonction paire et d’une fonction impaire.
10. Soient u et v deux fonctions dérivables. Prouver la dérivabilité et calculer la dérivée de u v là où u est strictement positive.
µ ¶n µ ¶−n
1 1
11. À partir de l’inégalité classique sur le logarithme, prouver que ∀n ∈ N \ {0, 1}, 1 + ⩽ e ⩽ 1− . (ex. 26.2 du T. D. 2)
n n
12. Comparer les deux réels e π et π e . (ex. 10 du T. D. 2)
1
13. Résoudre (en x réel) l’équation x x 2 = 12 . (ex. 28 du T. D. 2)
14. Soit f une fonction monotone sur un intervalle X ⊂ R et qui ne s’y annule pas.
(i) Si f reste positive sur X, montrer que 1/ f est monotone sur X.
(ii) Si f reste négative sur X, la fonction 1/ f est-elle monotone sur X ?
(iii) Dans le cas général de l’énoncé, la fonction 1/ f est-elle monotone sur X ?
(ex. 9 du T. D. 1)
15. Soit f une fonction de R dans R telle que f ◦ f est croissante et f ◦ f ◦ f , strictement décroissante. Montrer que f est strictement
décroissante. (ex. 23 du T. D. 1)
16. On considère n fonctions réelles (n ∈ N∗ ) définies sur R, f 1 , f 2 , . . . , f n . Parmi ces n fonctions, p sont décroissantes (avec 0 ⩽ p ⩽ n ) et
n − p sont croissantes.
La fonction f 1 ◦ f 2 ◦ · · · ◦ f n est-elle monotone ? Si oui, quelle est sa monotonie ?
¡ ¢2 ¡ ¢2
17. Déterminer sans calculer leur dérivée les variations des fonctions f 2 : x 7→ e x + 2 − 3 et f 3 ( : x 7→ e x − 3 + 2. (ex 18 du T. D. 1)
¡ ¢ (i )
18. Soient I un intervalle non singulier de R et f une fonction bijective à valeurs réelles définies sur I. Calculer f −1 , pour tout i ∈ J1, 3K,
en fonction de f , f 0 , f 00 et f 000 . (ex. 46 du T. D. 1)
½
p p p a = a0
19. Soient a, b, a 0 , b 0 ∈ Q, où b, b 0 ⩾ 0. Montrer que, si b 6∈ Q, a + b = a 0 + b 0 ⇒ . (ex. 41 du T. D. 1)
b = b0
20. L’ensemble des périodes de la fonction de Dirichlet (indicatrice de Q) est Q.
¡ ¢2 ¡ ¢
21. Déterminer toutes les fonctions dérivables sur R∗ et vérifiant ∀(x, y) ∈ R∗ , f x y = f (x) + f (y). (ex. 27, b, du T. D. 2)
22. Soit f : R → R. On suppose que son graphe a deux centres de symétrie distincts. Montrer que f est la somme d’une fonction périodique
et d’une fonction linéaire. (ex. 45 du T. D. 1)

2
Les piliers du chapitre
Connaissances
1. Notions de fonction, d’application, vocabulaire associé.
2. Méthode pour déterminer un domaine de définition – et pour en rédiger la justification.
3. Définition ensembliste du graphe d’une fonction.
4. Définition d’une fonction croissante (resp. décroissante) et strictement croissante (resp. décroissante). Fonction monotone, strictement
monotone. Propriétés de ces fonctions vis-à-vis de + et ◦.
5. Fonctions paires, impaires : définition, stabilité par addition.
6. Action sur les coordonnées des symétries centrales, ou axiales d’axe horizontal ou vertical.
7. Théorème de la limite de la dérivée.
8. Définitions formelles de l’injectivité (deux versions), de la surjectivité, de la bijectivité. Reformulations. Exemples et contre-exemples.
9. Définition de la bijection réciproque d’une application bijective, propriétés : f −1 ( f (x)) = x , f ( f −1 (x)) = x .
10. Soit f : I → J une bijection, et soit f −1 sa réciproque. Alors les graphes de f et de f −1 sont symétriques l’un de l’autre par rapport à la
première bissectrice des axes du repère (la droite d’équation y = x ).
11. Théorème des valeurs intermédiaires.
12. Corollaire du théorème des valeurs intermédiaires : lorsqu’on dispose de a, b réels ou égaux à +∞ ou −∞ tels que a < b , f continue sur
]a ; b[ et lim f (x) = c , lim− f (x) = d , et c < k < d (c, d réels ou égaux à +∞ ou −∞), il existe z ∈ ]a ; b[ tel que f (z) = k .
x→a + x→b
13. [Théorème de la bijection]. Toute fonction f continue et strictement monotone sur un intervalle I réalise une bijection de I sur l’intervalle
f (I), et sa réciproque est continue et strictement monotone sur l’intervalle f (I), et de même monotonie que f .
14. Soit f : I → J une bijection dérivable sur I et telle que ∀x ∈ I, f 0 (x) 6= 0, alors sa bijection réciproque est dérivable sur J et
1
∀y ∈ J, ( f −1 )0 (y) = . Version locale.
f 0 ( f −1 (y))
15. Dérivabilité, et règle de la dérivée d’une composée, versions locale et globale. Dérivabilité, et dérivées, de u + v , u v , λ u , uv , u n , 1
un ,
ln u , e u .
16. Théorèmes généraux de dérivabilité et de dérivation par opérations, en versions locale et globale.
17. Définition de l’image directe d’un sous-ensemble X de dom f par une fonction f (notée f ∗ (X)).
18. Définition de l’image réciproque d’une partie B ⊂ F par une fonction f : E → F (notée f <−1> (B)).
19. Définition de la restriction d’une fonction à une partie de son ensemble de définition, de sa co-restriction (à une partie de l’ensemble
d’arrivée, lorsque c’est possible).
20. Définition de fonction périodique, de fonction T-périodique (T ∈ R).
21. Méthode systématique d’étude des fonctions (à commencer par la réduction du domaine d’étude...) et de la nature de leurs branches
infinies (y compris de la position relative vs l’éventuelle asymptote).
22. Classification des branches infinies : asymptotes verticales, horizontales, obliques ; directions asymptotiques ; branches paraboliques
horizontales, verticales, obliques ; position relative.
23. Définitions précises – avec et sans quantificateurs – de maximum / minimum / extremum, majorant / minorée, fonction majorée / minorée,
fonction bornée.
24. Toute fonction strictement monotone est injective. La réciproque est vraie si la fonction est de plus supposée continue sur un intervalle.
Contre-exemple si la continuité n’est pas supposée, ou si le domaine de la fonction n’est pas un intervalle.
25. Définition de l’image d’une fonction.
26. Structure et syntaxe usuelles d’une définition formelle, d’un énoncé formel, d’une démonstration.
27. Théorème de la limite monotone (cf. annexe).
28. Soit f : I → J une bijection, et soit f −1 sa réciproque. Alors les graphes de f et de f −1 sont symétriques l’un de l’autre par rapport à la
première bissectrice des axes du repère (la droite d’équation y = x ).
29. Lien précis entre les valeurs de la dérivée f 0 et les variations de f : caractérisation des fonctions dérivables croissantes, décroissantes,
constantes. Propriétés de f 0 permettant de déduire la stricte croissance ou décroissance.
30. Raisonnement par analyse-synthèse.
31. La co-restriction d’une application à son image est surjective.
32. Définition de la fonction ln comme l’unique primitive de la fonction inverse s’annulant en 1. Domaine de définition, domaine de dériva-
bilité, dérivée, variations, limites aux bornes et graphe (asymptote).
1
33. ln(x y) = ln x + ln y , ln( xy ) = ln x − ln y , ln( ) = − ln x , ln x n = n ln x . Règles de calcul correspondantes pour exp.
x

3
34. La fonction ln est une bijection strictement croissante de R∗+ sur R.
35. Définition de la fonction exponentielle (comme réciproque de ln). Domaine de définition, domaine de dérivabilité, dérivée, variations,
limites aux bornes et graphe (asymptote).
¡ ¢
36. Pour tout a > 0, exp (ln(a)) = a ; pour tout a ∈ R, ln exp(a) = a .
z
37. Interprétation correcte de x y .
38. ∀x > −1, ln(1 + x) ⩽ x ; ∀x ∈ R, e x ⩾ x + 1.
39. Définition du logarithme en base a , interprétation en termes de puissances. Définition de expa comme réciproque de loga , formules
explicites expa (x) = e x ln(a) = a x . Limites, variations, graphes, transformation de produit en somme et de somme en produit. Dérivées
de ces fonctions.
40. Définition de la fonction puissance en base a , φa : R∗+ → R∗+ , x 7→ φa (x) = x a = e a ln x , prolongement en 0 si a > 0. Dérivabilité (en
particulier en 0), dérivée, variations, limites aux bornes, graphes, règles de calcul.
41. Dérivée de loga , variations en fonction de a . loga réalise une bijection entre R+ et R. Graphe.
42. Règles de calcul pour loga et expa .
43. Dérivée, variations, graphe, de la fonction expa (x 7→ a x ). La fonction expa réalise une bijection entre R et R∗+ , réciproque de loga .
44. a loga x = x et loga (a x ) = x .
45. ∀t ∈ R, exp t = ch t + sh t , exp(−t ) = ch t − sh t , ch2 (t ) − sh2 (t ) = 1.
46. Définition, propriétés et graphe de ch et sh.
47. sh est une bijection de R sur R, ch est une bijection de R+ sur [1 ; +∞[.
48. ch et sh sont respectivement la partie paire et la partie impaire de exp, au sens de la décomposition unique de toute fonction en la somme
d’une fonction paire et d’une fonction impaire.
49. Définition, propriétés et graphe de th. Les deux formules pour sa dérivée.
50. Notion d’assertion mathématique, distinction entre validité d’un raisonnement et vérité de la conclusion. Les différents types d’assertion.
51. Notion (informelle) de variable libre d’une formule, et de variable liée.
52. Définition des connecteurs logiques et de leur action sur les valeurs de vérité : conjonction, disjonction, implication, équivalence, négation.
53. Notions sur l’implication : absence de lien avec la causalité, véracité impliquée par la fausseté de l’antécédent, ainsi que par la véracité
du conséquent, lien avec le vocabulaire de la condition nécessaire, de la condition suffisante, de la condition nécessaire et suffisante.
54. Le « ou » mathématique est inclusif.
55. Notion de contraposée et de réciproque, propriétés de celles-ci (la contraposée a la même valeur de vérité que l’implication initiale, ce
qui n’est pas nécessairement le cas de la réciproque).
56. Négation de la disjonction, de la conjonction (lois de De Morgan logiques), de l’implication. Propriété de la double négation.
57. Notion d’équivalence de deux formules du calcul propositionnel (même valeur de vérité pour toute valuation).
58. Méthode de négation d’une proposition quantifiée.
59. Équivalences des propositions P → Q et (¬P) ∨ Q.
60. De même, ¬ (P → Q) ≡ P ∧ ¬P, ¬ (P ⇔ Q) ≡ (P ∧ ¬Q) ∨ (¬P ∧ Q).
61. (P ⇔ Q) ≡ [(P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ P)] et méthode de démonstration d’une équivalence par double implication.
62. Ni les connecteurs, ni les symboles de quantification, ne doivent être utilisés comme abréviations dans une rédaction.
63. Méthode de recherche de racines entières d’un trinôme du second degré unitaire à coefficients entiers.
¡ ¢
64. Caractérisation de la partie entière : ∀x ∈ R, ∀ y ∈ R, y = bxc ⇔ y ∈ Z et y ⩽ x < y + 1 .

Savoir-faire
S
1. Lecture orale et compréhension des écritures ensemblistes du type {x ∈ A | P (x)}, d’expressions quantifiées (∀, ∃), d’écritures du type k∈Z ...
2. Déterminer le domaine de définition d’une fonction (mais aussi d’une expression algébrique, d’une (in-) équation...).
3. Exprimer une proposition mathématique à l’aide des quantificateurs, lire en français une proposition ainsi écrite et traduire sa signification
mathématique avec les termes techniques (maximum, antécédent, etc.).
4. Démontrer la parité, l’imparité d’une fonction.
5. Démontrer la croissance (éventuellement stricte) ou la non-croissance d’une fonction (resp. décroissance, non-décroissance). Savoir
utiliser d’autres méthodes que la dérivation, en particulier l’utilisation des propriétés des fonctions monotones vis-à-vis de la composition
et de l’addition.
6. Détermination de la nature d’une branche infinie. Études de fonctions.
7. Détermination de la symétrie de la courbe représentative d’une fonction (y compris symétries axiales ou centrales non évidentes).

4
8. Résolution d’équations et d’inéquations simples, maniement rigoureux d’inégalités.
9. Démontrer la dérivabilité d’une fonction sur un domaine (non nécessairement maximal) en utilisant les propriétés des fonctions dérivées.
Calculer la dérivée sur ce domaine.
10. Calcul littéral, simplification de fractions, de radicaux...
11. Calculer une image directe f ∗ (I), en détaillant bien les arguments ; calculer une image réciproque en justifiant.
12. Démontrer l’injectivité d’une fonction, démontrer sa bijectivité, trouver la réciproque, la dériver.
13. En résolvant y = f (x) en prenant y et x au bon endroit, démontrer la bijectivité d’une fonction tout en trouvant l’expression analytique
de sa réciproque.
14. Calcul littéral, simplification de fractions, de radicaux...
15. Analyses de variation en utilisant les propriétés de la monotonie vis-à-vis des opérations, en effectuant éventuellement des restrictions.
16. Raisonnement par analyse-synthèse.
17. Calcul de logarithmes et d’exponentielles simples (log8 2, e. g.), de racines n es. Calculs simples utilisant les logarithmes en base quel-
conque.
18. Résolution d’équations (ou d’inéquations) en utilisant les propriétés du logarithme, de l’exponentielle. Résolutions d’équations ou d’in-
équations mettant en jeu des valeurs absolues.
19. Résolution d’équations à l’aide de solutions « évidentes » et en utilisant les variations d’une fonction.
20. Maniement de racines n es.
21. Utiliser les règles de calcul de ln, exp.
22. De façon générale, calculer avec les fonctions usuelles vues : simplifier des expressions, démontrer des égalités, résoudre des équations,
des systèmes d’équations, des inéquations...
23. Calculs de limites, en particulier utilisant les fonctions exponentielles, logarithmes, puissances, et les propriétés de croissance comparée,
et les techniques usuelles (mise en évidence du terme prépondérant...).
24. Domaine de définition, dérivabilité et dérivée d’une fonction de la forme u v (où u et v sont des fonctions).
Fondamentaux indispensables
π ³π ´ [ π π
1. Définition de tan, dom tan = R \ { + k π | k ∈ Z} = R \ +πZ = ]− + k π ; + k π[.
2 2 k∈Z 2 2
2. Soit M(x;y) un point du plan repéré. Alors M appartient au graphe de f si et seulement si y = f (x).
3. Opérations sur les fonctions : définition de f + g , (a f ), ( f g ), | f |, e f , à partir de f et de g . Domaines de f + g et de f g en fonction de
dom f et dom g .
4. Définition de f ◦ g . Exemple où f ◦ g 6= g ◦ f .
5. Notion d’application, notations F (E, F) et F E .
6. Distinction entre f et f (x).
7. Première utilisation des quantificateurs (lecture, signification, usage standard).
8. Savoir lire, écrire et comprendre des écritures telles que {x ∈ R | x ⩾ 0} et {x − 3 | x ∈ [−1 ; 3]}.
9. Multiplication d’une fonction monotone, ou strictement monotone, par un scalaire.
10. Définition de l’ensemble P (X) des parties d’un ensemble X.
11. Notation Jm, n K (et Jm, n J, Jm, +∞J, etc.).
12. Soient I et J deux intervalles de R, f : I → R et g : J → R telles que f ∗ (I) ⊂ J. Alors, si f est paire, g ◦ f est paire.
13. Action sur les coordonnées d’une symétrie d’axe vertical ou horizontal (écritures a + h 7→ a − h et x 7→ 2 a − x ), d’une symétrie centrale
(dans le plan euclidien, ou dans une droite repérée).
14. Cas de la fonction x 7→ x1 , non décroissante sur R∗ .
15. Si f est périodique de période T, alors, pour tout k ∈ Z et tout x ∈ dom f , f (x + k T) = f (x).
16. Soit T ∈ R∗+ . L’ensemble des fonctions T-périodiques sur X est stable par combinaisons linéaires : si α, β ∈ R et si f , g sont T-périodiques,
α f + β g est T -périodique.
17. La courbe représentative d’une fonction f périodique de période T est invariante par translation de vecteur T #» ı.
18. Soit f : dom f → R une fonction T-périodique (T ∈ R∗+ ). Alors, si a ∈ R est donné, on peut obtenir le graphe Γ f de f comme la réunion
des images de l’ensemble {(x, f (x)) | x ∈ dom f ∩ [a¡; a +¢T]}¡ par toutes les translations
¢ de vecteur k T #»
ı , k ∈ Z. Autrement dit, si on note

− S
−ı la translation selon le vecteur T ı , Γ f = k∈Z t T →
t T→ −ı Γ| dom f ∩[a;a+T] .

19. Notion de partie de R symétrique par rapport à a ∈ R (ou « centrée en a »), cas particulier où a = 0.
20. Exemple de fonction périodique ne possédant pas de plus petite période (fonction de Dirichlet).

5
21. Définition « par cas » d’une fonction.
22. Unicité du maximum, non-unicité d’un majorant. Liens d’implication entre ces deux notions. Distinction entre les extrema de la fonction
et les points (extrémants) où ils sont atteints.
23. Autre définition d’une fonction bornée (| f | est majorée), équivalence ente les deux définitions.
24. Soit f : I → J une bijection, et soit f −1 sa réciproque. Alors les graphes de f et de f −1 sont symétriques l’un de l’autre par rapport à la
première bissectrice des axes du repère (la droite d’équation y = x ).
25. Expressions de l’injectivité, de la surjectivité, de la bijectivité, en termes de nombre de solutions aux équations du type y = f (x).
26. Une application est bijective si et seulement si elle est injective et surjective.
27. Première définition de R = R ∪ {+∞, −∞}.
28. Soient X ⊂ R, a, b ∈ R, f : X → R, et C sa courbe représentative.
a) Si X est centré en a et si ∀x ∈ X, f (x) = f (2 a − x), ce qui s’écrit encore ∀h ∈ R, a + h ∈ X ⇒ f (a + h) = f (a − h), alors C est
invariante par réflexion par rapport à la droite d’équation x = a .
b) Si X est centré en a et si ∀x ∈ X, f (x) = 2 b − f (2 a − x), ce qui s’écrit encore ∀h ∈ R, a + h ∈ X ⇒ f (a + h) − b = b − f (a − h),
alors C est invariante par symétrie par rapport au point de coordonnées (a, b).
Les réciproques des propositions précédentes sont également exactes.
29. La somme d’un rationnel et d’un irrationnel est un irrationnel.
30. La composée de deux bijections (resp. injections, surjections) est une bijection (resp. injection, surjection). Si f et g sont bijectives et
¡ ¢−1
composables dans ce sens, f ◦ g = g −1 ◦ f −1 .
31. Dérivée logarithmique : dérivabilité et dérivée de ln ◦u .
32. Dérivabilité et dérivée de e u .
33. Définition du nombre e. Premières décimales. Valeur approchée de ln 2.
34. Justification de l’écriture e x pour exp(x), de l’écriture a x pour expa (x).
35. Définition des puissances entières, positives puis négatives, d’un réel, propriétés.
36. Domaine de définition de la fonction x 7→ x n , selon la valeur de n . Parité, dérivabilité, dérivée, variations, limites aux bornes, graphes
de ces fonctions. Bijections qu’elles réalisent.
p 1
37. Définition des fonctions racines énièmes, propriétés. n
x = x n pour x ⩾ 0. Règles de calcul. Extension de la définition des puissances
d’exposants rationnels.
38. loge = ln, log10 = log.
39. loga 1 = 0, et loga a = 1, expa 0 = 1 et expa 1 = a
40. Impossibilité de donner un sens à x r si x < 0 et r ∈ Q, de façon cohérente avec les règles de calcul.
41. Justification de l’écriture e x pour exp(x), de l’écriture a x pour expa (x).
³ ´ ¡ ¢
exp(a x)
42. limx→+∞ xb
= +∞, limx→−∞ |x|b exp(a x) = 0.
43. ch(0) = 1, sh(0) = 0.
44. Existence d’analogues hyperboliques aux formules de trigonométrie circulaire.
ax
45. ∀a > 1, ∀b > 0, lim = +∞
xb
x→+∞

xb
46. ∀b > 0, ∀c > 0, lim = +∞
x→+∞ (ln(x))c
x
a
47. ∀a > 1, ∀c > 0, lim = +∞
x→+∞ (ln(x))c
³ b
´
48. ∀a, b > 0 : limx→+∞ (lnxx)
a =0
49. ∀a > 1, ∀n ∈ N, lim a x × x n = 0
x→−∞

50. ∀b > 0, ∀c > 0, lim+ x b | ln x|c = 0.


x→0
¡ ¢2 ¡ ¢
51. Fonctions dérivables sur R∗ (ou R∗+ ) vérifiant ∀(x, y) ∈ R∗ , f x y = f (x) + f (y).
52. Expression avec quantificateurs des propriétés de majoration ou de non-majoration d’une fonction ; expression de l’existence d’un maxi-
mum (resp. minoration, minimum).
53. Composée de deux fonctions monotones.
54. Produit de deux fonctions croissantes positives.
55. La somme d’une fonction croissante et d’une fonction strictement croissante est strictement croissante, résultat analogue pour les fonctions
strictement décroissantes.

6
56. Propriétés de stabilité de la continuité des fonctions par opérations.
57. Allure du graphe d’une fonction homographique.
58. Exemple d’une fonction bijective (définie sur un intervalle de R) non strictement monotone.
59. Définition de B := {0, 1}, expression des connecteurs comme applications de B dans B.
60. Notion de valuation d’une formule propositionnelle (ligne de sa table de vérité).
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¡ ¢¢ ¡ ¡ ¢¢ ¡ ¢
61. Tautologies
¡ classiques
¢ ¡ ¡ : ¢¢p ↔ ¡ p , ¢ p¡ ∧ p ¢↔ ¡p , p ∨ p¢ ¡¡
↔ p, ¢ p ∧ p
¢ ∨q ¡↔ p , ¢ p ∨ p ∧ q ↔ p, p ∧q → q,
p → ¬p → q , ¬ p ∧ ¬p , p ∨ ¬p , p → q ↔ ¬q → ¬p , p → q ∧ ¬q → ¬p , p ∧ ¬p → q .

7
Annexe : énoncé du théorème de la limite monotone pour les fonctions
Théorème
Soient a, b ∈ R tels que a < b , et soit f : ]a ; b[ → R croissante (resp. décroissante). Alors
∗ lim− f (x) existe et appartient à R ∪ {+∞} (resp. à {−∞} ∪ R) ;
x→b
∗ lim f (x) existe et appartient à {−∞} ∪ R (resp. à R ∪ {+∞}.
+
x→a

Démonstration no 13.
On sera amené à utiliser le lemme énoncé ci-plus bas.
Procédons par l’absurde.
p
On suppose que 2 ∈pQ. En utilisant l’existence, pour tout rationnel,pd’un représentant irréductible, il s’ensuit que l’on dispose de deux
p
entiers p ∈ N (on sait que 2 ⩾ 0) et q ∈ N∗ , premiers entre eux, tels que 2 = q .
p2
En élevant cette égalité au carré, on en déduit qu’alors 2 = q2
, d’où p 2 = 2 q 2 . Puisque q 2 ∈ Z, ceci entraîne que 2 divise p 2 , autrement dit
que p 2 est pair.
Le lemme nous permet alors d’en déduire que p lui-même est pair. Mais on peut alors l’écrire p = 2 k pour un certain k ∈ Z. En insérant
cela dans la dernière égalité obtenue, ceci donne (2 k) 2 = 2 q 2 , ou encore 4 k 2 = 2 q 2 , et finalement q 2 = 2 k 2 .
Puisque k 2 ∈ Z, ceci implique que q 2 est divisible par 2, c’est-à-dire pair. On utilise derechef le lemme, qui nous permet d’affirmer que q
est pair. Mais alors p et q ont un facteur premier en commun (à savoir 2), contradiction avec l’hypothèse.
Lemme. Quel que soit n ∈ N, n 2 est pair si et seulement n est pair.
Démonstration. Soit n ∈ N. Si n est pair 2 | n , donc 2 | n · n = n 2 .
On prouve l’autre implication par contraposition. On suppose que n est impair. Alors n 2 est impair, comme produit d’impairs.
D’où le résultat par double implication. Q. E. D.

Résolution de l’exercice à maîtriser no 5.


−1
¡ ¢
On suppose f : X → R impaire. Alors ¡ f ¢ = f ∗ (X) est symétrique par rapport
¡ ¢ dom à 0, puisque, pour tout x ∈ f ∗ (X), il s’écrit x = f y
pour un certain y ∈ X, alors −x = − f y = f −y ∈ f ∗ (X). De plus, pour un tel x , f −1 (−x) = −y = − f −1 (x). La réciproque f −1 est donc bien
paire.

Résolution de l’exercice à maîtriser no 7.


p
Dans l’argument
³ du logarithme,³il faut mettre en évidence le³ terme dominant, à savoir x . Il vient
p ´ p ³p p ´´ p ³p p ´´ p
lim 2 x ln x + 2 x = lim 2 x ln x x + 2 = lim 2 x ln x + ln x + 2 . On trouve la somme de deux limites, lim 2 x ln x =
+ + + +
x→0 x→0 x→0 ³p p ´ x→0
lim x ln x , qui vaut 0 d’après les croissances comparées, et lim 2 x ln x + 2 , qui vaut 0 comme produit d’une fonction tendant vers 0
x→0+ x→0+
³p p ´ p 1
(2 x ) et d’une fonction tendant vers une limite finie (ln x + 2 −→+ ln 2 = ln 2). La limite vaut donc 0.
x→0 2

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