These Caidi
These Caidi
N° d’ordre 2381
THÈSE DE DOCTORAT
Présentée par
Discipline : Biologie
Spécialité : Virologie –Biologie moléculaire
Titre :
Devant le jury
Président :
Examinateurs :
Faculté des Sciences, 4 Avenue Ibn Battouta B.P. 1014 RP, Rabat – Maroc
Tel +212 (0) 37 77 18 34/35/38, Fax : +212 (0) 37 77 42 61, [Link]
Je dédie cette thèse
Et à toute ma famille.
AVANT PROPOS
A mes rapporteurs qui ont du lire et relire la thèse pour établir un rapport critique,
j’exprime toute ma reconnaissance et mes remerciements les plus vifs.
Je tiens à remercier Dr Mark Papania, Dr Susan Reef, Dr John Glasser NIP/ CDC
Atlanta, de m’avoir aidé dans l’analyse statistique des données épidémiologiques.
Hayat Caidi, Sharon Bloom, Mustapha Azilmaat, Abdelaziz Benjouad, Susan Reef
and Rajae El Aouad. Rubella Seroprevalence among women 15-39 years of age,
Morocco, 2002. EASTERN MEDITERRANEAN HEALTH JOURNAL Date: 20 August
2006, EMHJ.8/314. R4/27/8, Manuscript No.: 06/434. In press (Accepted- December
2006).
Hayat. Caidi, Amal Alla, Emily S Abernathy, Abdelaziz Benjouad and Rajae El
Aouad. Genomic analysis of Rubella viruses circulating in Morocco during measles
outbreaks 2005-2006. Soumis. Journal of Clinical Virology, Manuscript Number: JCV-S-
06-00234. (Marsh 2007).
H. Caidi, Fares, A. Alla, A. Laskri, [Link], A and El Aouad R. Avidity assay for
distinguishing between primary and secondary immune response to Rubella infection in
pregnant women in Morocco. Soumis, EASTERN MEDITERRANEAN HEALTH
JOURNAL, 19 February 2007 EMHJ.9/316, R4/27/9, Manuscript No.: 06/481.
COMMUNICATIONS INTERNATIONALES
Hayat Caidi, Emily Abernathy, Min-Hsin Chen, Hong Sun, Qi Zheng, Shigetaka
Katow and Joseph Icenogle. Characterization of a new Genotype 1g in Uganda and
Ivory Coast.
Rubella and CRS Elimination in the Unites States of America. November 12th 2004,
CDC, Atlanta. USA.
Hayat Caidi, Emily Abernathy, Min-Hsin Chen, Hong Sun, Qi Zheng, Shigetaka
Katow and Joseph Icenogle. Alternative RT-PCR from C region for rubella virus
detection.
Seminar for New Algorithm for rubella virus diagnosis. Koger Royal Center, CDC
Atlanta, USA May 24 2005.
Hayat Caidi, Amal Alla and Rajae El Aouad. Rubella and Measles genotypes in
Morocco. Intercountry Meeting on Measles/Rubella Control Elimination EMRO, WHO.
Amman Jordan, Intercontinental Hotel, 27-29 November 2006.
RÉSUMÉ
Afin de déterminer la susceptibilité de la rubéole chez les femmes en âge de procréer, au
Maroc, 967 échantillons sont testés pour les IgG spécifiques. Ainsi, 83,5% des femmes sont
séropositives. En prenant en considération le facteur milieu, aucune différence
statistiquement significative (p=0,87) n’est observé, entre le milieu urbain (85,0%) et le
milieu rural (81,5%).
L’infection par le virus indique un grand risque pour le syndrome de la rubéole congénitale
(SRC) au Maroc. Seules des stratégies de vaccination, conduites et bien ciblées, sur les
enfants et sur les femmes en âge de procréer, permettront d’atteindre les objectifs
d’élimination du SRC.
Pour différencier entre une infection primaire susceptible d’infecter le fœtus et une
réinfection, un test d’avidité (IA) des IgG est effectué sur 100 femmes enceintes ayant une
suspicion d’infection. Ainsi, 52% des femmes sont positives en IgM et IgG, 76,9% d’entre
elles présentent un IA faible (< à30%), 7,6% un IA modéré (30 à 50 %) et 15,4% un IA élevé
(> à 50). Le test de l’avidité des IgG, révélant des valeurs prédicatives plus élevées que le test
IgM EIA, est recommandé en tant qu’analyse complémentaire de routine.
L’analyse moléculaire des souches de la rubéole circulant, au Maroc, de 2001 à 2005, montre
que le génotype 1E, associé à la transmission épidémique du virus, est reconnu comme
génotype international. Les souches ougandaises et ivoiriennes se regroupent parmi le
génotype 1g alors que la souche originaire de l’Afrique du Sud se regroupe avec les souches
du génotype 2B. Ces données permettront de combler les lacunes concernant l’étude
épidémiologique moléculaire du virus de la rubéole dans le continent africain.
La caractérisation moléculaire du nouveau génotype 1g, réalisée pour la première fois, est
effectuée par séquençage de la région (3186 nucléotides) codant pour les protéines
structurales SP-ORFs (C-E2-E1). La comparaison est faite avec le virus originaire d’Israël,
pour confirmer l’usage des souches du génotype 1g.
Mots- clés : Virus de la rubéole, SRC, Analyse génétique, test d’avidité, femmes en âge
de procréer, séquençage, épidémiologie moléculaire.
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE……………………………………1
Généralités…………………………………….…………………………………………2
I- Le virus de la rubéole…….............................................................................................2
I-1 Structure du virus……………………………………………………………………2
I-2 Génome du virus………………………………………………………………............3
I-3 Réplication du génome……………………………………..........................................4
I-4 Protéines du virus……………………………………..................................................6
I-4-1 Protéine C…………………………….…………………………………………….6
I-4-2 Protéines d’enveloppe……………………..……………………………………….7
II-MALADIE…………………………………………………………………………….8
II-1 Historique…………………………………………………………………………….8
II- 2 Manifestations cliniques………………………………………..................................9
II-3 Épidémiologie………………………………….........................................................10
II-4 Transmission ……………………………………………………………………......11
II-5 Immunité…………………………………………………………………………….12
I- 1 Population étudiée…………………………………………………………………..45
I-2 Prélèvements…………………………………………………………………………45
II-5 Interprétation………………………………………………………..........................48
III- 1 Prélèvements.…………….………………………………………..........................49
III- 2 Inoculation et passage sur culture cellulaire Vero et Vero /Slam………………...50
III-3 Test d'Immunofluorescence ……………………………………………………….52
III-4 Diagnostic moléculaire par RT-PCR………………………………………………53
III-4-1 Extraction du génome viral…………………………………................................53
III-4-2 Transcription inverse et amplification génique du gène de la glycoprotéine
E1……………………………………….. …………........................................................54
III-4-3 Amplification des protéines de structure C-E2-E1………………………………56
III-4-4 Révélation des produits d’amplification…………………....................................57
III-5 Séquençage du virus de la rubéole……………………………………………........57
III-5-1 Souches marocaines et la souche d’Afrique du sud..............................................57
III-5-2 Amplification des protéines de structure SP-ORF………………………………58
V-1 Analyse de l’alignement des séquences peptidiques des souches du génotype 1g…79
V-2 Analyses phylogénétiques ………………………………………………………….82
VI- Génotypage du génome entier du virus de la rubéole : souche vaccinale
HPV77…………………………………………………………………………………...90
Discussion……………………………………………………………………………..94
I- Séroprévalence de la rubéole chez les femmes en âge de procréer au Maroc……94
A- Séroprévalence du virus de la rubéole chez les femmes en âge de procréer………..95
B- Choix de la stratégie vaccinale…………………………………................................96
II- Analyse de l’avidité des IgG chez les femmes enceintes ………………………...102
III- Caractérisation moléculaires du virus de la rubéole au Maroc et identification
du nouveau génotype en Afrique …………………………………………………….104
Conclusion générale…………………………...............................................................111
Références Bibliographiques
LISTE DES ABRÉVIATIONS
AA : Acide Aminé
ADN : Acide Désoxyribonucléique
Ala : Alanine
Arg : Arginine
ARN : Acide Ribonucléique
ARNm : Acide Ribonucléique Messager
Asp : Aspartate
BET : Bromure d’Ethidium
CMH : Complexe Majeur d’Histocompatibilité
CPA : Cellules Présentatrice d’Antigène
CTL : Lymphocyte T Cytotoxique
Cys : Cystéine
DEA : Diethylamine
DELM : Direction d’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies.
DMEM : Dulbecco’s’ Medium Essential Media
DO : Densité Optique
ECP : Effet Cytopathogène
EIA: Enzymatic Immuno Assay
ELISA : Enzyme Linked Immunosorbent Assay
GCG: Genetics Computer Group
Gln: Glutamine
Glu: Glutamate
Gly: Glycine
IF: Immunofluorescence.
IgG : Immunoglobuline G
IgM : Immunoglobuline M
IRC : Infection par la Rubéole Congénitale
Lys : Lysine
Leu : Leucine
NSP : Protéine Non Structurale
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ORF : Open Reading Frame
PBS : Phosphate Buffer Saline
PCR : Polymérase Chaîne Réaction
PEV : Programme Elargi de Vaccination
PNI : Programme National d’Immunisation.
ROR : Rougeole Oreillon Rubéole
RPM : Rotation Par Minute
RR : Rougeole Rubéole
RT : Transcription Reverse
Ser : Serine
SLAM : Signaling Lymphocytes Activation Molecule
SRC : Syndrome de la Rubéole Congénitale
SVF : Sérum de Veau Fœtal.
VAERS: Vaccine Adverse Events Reporting System
VR: Virus de la Rubéole
Thr : Thréonine
Try : Tryptophane
INTRODUCTION
INTRODUCTION
La rubéole est une infection virale bénigne survenant généralement dans l’enfance.
Cependant, lorsque l’infection survient chez une femme enceinte, au cours des premiers
mois de la grossesse, le risque de malformations congénitales est important (Cutts et al.,
1997).
Plus de 29 000 cas sont déclarés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui vise
une éradication en 2010 (OMS, 2007). Grâce à la politique de vaccination, la maladie
devient, de plus en plus rare, dans les pays occidentaux. Elle a, cependant, presque
disparu aux Etats-Unis, depuis 2002.
Une susceptibilité de 14,8% à 33,5%, (Nejmi et al., 1972 ; Nejmi et al., 2000) a été
rapportée. Mais, en l’absence de données épidémiologiques de la maladie, il est difficile
de savoir si ceci reflète une augmentation de la réceptivité qui peut être liée aux
changements démographiques ou à une variation cyclique de l’incidence. L’incidence de
la rubéole varie en fonction de l’âge et de la zone géographique (Six et al., 2003).
L’immunisation induite par une infection naturelle ou par une vaccination entraîne
l’apparition d’une immunité qui semble persister durant toute la vie (Plotkin et al., 1999).
Toutefois, cette immunité est relative et non absolue. Le risque de réinfection et de
virémie dépend du niveau d’anticorps sériques (Robinson et al., 1995).
Actuellement, il existe des moyens de diagnostic efficaces, le seul problème étant de les
utiliser correctement. En fait, beaucoup de notions fausses entraînent des conclusions
inexactes. En effet, un titre d’anticorps faible ne signifie pas systématiquement que le
sujet n’est pas protégé et un titre d’anticorps élevé n’est pas synonyme d’une primo-
infection (Icenogle et al., 2003).
C’est ainsi, qu’il a été démontré que seul le test d’avidité peut aider à situer le moment de
l’infection et résoudre le problème d’interprétation, surtout chez la femme enceinte
(Grangeot, 2005). Généralement, une avidité faible correspondrait à une primo infection
récente et une avidité forte correspondrait soit à une réinfection soit à une infection
ancienne (Picone et al., 2005).
La mesure de l’avidité des IgG de la rubéole est plus sensible que le test IgM, pour la
détection différentielle entre une infection primaire et une réinfection. Par conséquent, il
est plus approprié que l'analyse d'avidité des IgG du virus de la rubéole soit employée
comme une analyse complémentaire dans le cas de diagnostic d’une rubéole chez une
femme enceinte en présence de signes cliniques (Rasool et al., 2005). L'utilisation des
deux analyses est reconnue comme avantageuse, et, serait, alors, préconisée, dans le cas
où le sérum est positif en IgM (Hofmann et al., 2005).
Les études génétiques du virus de la rubéole sont réalisées, pour la plupart, par le
séquençage de la totalité ou de certaines portions de la région codant la protéine
d’enveloppe E1. L’épidémiologie moléculaire mondiale de la rubéole confirme que les
virus du génotype I (clade 1) ont une grande homogénéité, avec une possibilité
d’évolution, alors que les virus du génotype II (clade 2), ayant une très grande variation
génétique, circulent largement dans le continent asiatique (Zheng et al., 2003 b).
Grouper les virus des génotypes du virus de la rubéole s’avère être très délicat, en raison
du pourcentage élevé en GC qui rend alors l’analyse difficile.
En effet, la région nucléotidique, précédemment utilisée (601 nts), n’était pas suffisante
pour différencier entre les deux génotypes. Cependant, la région combinée 739 nts (601
et 512) a donné des groupements appropriés pour le nouveau génotype (Caidi et al., in
press).
Il serait alors évident, pour un diagnostic moléculaire de routine, soit, de se limiter, au
séquençage de la région 739 nts du gène E1 et de confirmer l’usage du nouveau génotype
par le séquençage de la région codant pour les protéines de structure C-E2-E1 soit, au
séquençage d’autres régions dans le génome. Ce qui conduit, à penser à séquencer tout le
génome du virus, lorsque les résultats du séquençage des différentes régions du génome
donnent des résultats discordants.
Ainsi, lors de l’identification des nouveaux génotypes du virus de la rubéole, au lieu
d’essayer, à chaque fois qu’un nouveau génotype apparaît, de choisir un fragment d’un
gène ou d’un autre, il serait donc préférable de séquencer tout le génome.
OBJECTIFS
Pour documenter la rubéole au Maroc, une étude de la séroprévalence des anticorps IgG
anti-rubéole chez les femmes en âge de procréer, est réalisée. Le but du travail consiste, à
déterminer le statut immunitaire chez les femmes en âge de procréer, d’estimer le nombre
de cas de Syndrome de la Rubéole Congénitale (SRC), en appliquant des modèles
mathématiques et de proposer une stratégie de vaccination dans le pays.
L’importance de la rubéole, du point de vue santé publique, tient à ses effets tératogènes
chez la femme enceinte. Beaucoup de notions fausses entraînent des conclusions
inexactes.
L'un des principaux objectifs est de soulever l’importance du test d’avidité afin de mieux
résoudre le problème d’interprétation, chez la femme enceinte, puisque, la détection des
IgM, seule, ne peut différencier entre une infection primaire et une réinfection. Par
conséquent, il est plus approprié que l'analyse d'avidité des IgG du virus de la rubéole soit
employée comme une analyse complémentaire dans le cas de diagnostic d’une rubéole
chez une femme enceinte en présence de signes cliniques.
L'utilisation des deux analyses (IgM et avidité) est reconnue comme avantageuse, et,
serait, alors, préconisée, dans le cas où le sérum est positif en IgM.
1
GÉNÉRALITÉS
I- VIRUS DE LA RUBÉOLE
La rubéole est une maladie virale aiguë éruptive de l’enfant et du jeune adulte, c’est la
rubéole acquise. Elle est souvent asymptomatique et peut passer inaperçue.
La gravité de la rubéole repose sur la transmission du virus au fœtus, lorsque l’infection
survient, en début de grossesse. Elle est, alors, à l’origine de la rubéole et du syndrome de
la rubéole congénitale (SRC) (Didier Ingrand, 2003). L’homme est le seul réservoir
connu du virus. Le virus de la rubéole est transmis par voie respiratoire et sa réplication
se fait dans la muqueuse du nasopharynx et dans les ganglions lymphatiques locaux. La
période d’incubation dure entre 14 à 23 jours et, le virus est présent, dans la gorge, une
semaine avant et jusqu'à deux semaines après le début de l'éruption (Benenson, 1990 ;
Gerson, 1995).
2
Figure 1a : Structure du virus de la rubéole (microscopie électronique Gx100000)
Capsid protein
RNA
Figure 1b : Structure du virus de la rubéole (schématique).
I-2 GÉNOME
Le génome des Togaviridae est linéaire, simple brin, de polarité positive et de taille
comprise entre 10 à 12 kilobases (9672 nts). Il contient deux cadres ouverts de lecture
(Open Reading Frame, ORFs). L’extrémité 5’ est méthylée et l’extrémité 3’ est
polyadénylée. La région proximale 5’ (42-6388) code pour la polyprotéine p200,
3
précurseur de la protéine non structurale NSPs-ORF p150 et p90 (Figure 2) (Cooray et
al., 2006).
La région proximale 3’ (6509-9700 nts) code pour les protéines structurales SP-ORFs, la
protéine de capside C et les deux glycoprotéines E1 (57Kb) et E2 (42-47 Kb). Les
Togaviridae utilisent une stratégie subgénomique, pour synthétiser les protéines virales.
L’ARN subgénomique code pour la protéine de capside C et les protéines El et E2. Après
glycosylation (gE1 et gE2), les protéines E1 et E2 hérisseront de spicules l'enveloppe
lipidique émanant des membranes cellulaires (Ramanuja et al., 2001).
Au sein de la cellule, le virus synthétise ses protéines virales et amplifie son génome.
L'acide nucléique viral comprend l'information nécessaire à la synthèse des composants
structuraux et non structuraux. Cette synthèse est entièrement réalisée par la machinerie
4
habituelle de la cellule. Le virus de la rubéole requiert, pour sa réplication, une ARN
polymérase ARN dépendante. L'ARN des virus est transcrit directement par les
ribosomes cellulaires, pour donner des protéines dont l'ARN polymérase ARN
dépendante et des protéines de structure (Huraux et al., 2003).
Pour les virus enveloppés, l’entrée dans la cellule nécessite une étape d’attachement
suivie d’une étape de fusion avec la membrane cellulaire permettant de libérer le génome
infectieux dans le cytoplasme (Anne-Lise et Delecroix 2004). La pénétration du virus se
5
fait par fusion/lyse. Ainsi, le virus fusionne sa membrane avec la membrane de la cellule
hôte et expulse à l'intérieur du cytoplasme cellulaire sa capside (décapsidation partielle).
I-4-1 PROTÉINE C
La région principale dans la protéine C est située dans les résidus amino acides 28 à 56
qui contient le résidu Ser 46 qui semble jouer un rôle dans la régulation de la
phosphorylation de la protéine de capside. L’importance de la phosphorylation de la
capside, dans la réplication du virus, a été démontrée en utilisant des mutants à capside
déphosphorylée. L’effet cytopathique, suite à la déphosphorylation, est moindre (Law et
al., 2003).
6
I-4-2 PROTÉINES D’ENVELOPPE
7
Le rôle de la glycoprotéine E2 reste encore mal connu. Cependant, la réponse
immunitaire humorale est connue pour être induite par la protéine E2 (Shigetaka et al.,
1997). Par ailleurs, bien que le rôle biologique de la glycoprotéine E2 ne soit pas bien
défini, des épitopes spécifiques et, probablement, au moins un domaine neutralisant, lui
ont été attribués (Cordoba et al., 2000 a ; Law et al., 2001). Cependant, le hétérodimère
E2 /E1 semble jouer un rôle dans la réplication virale. De ce fait, la mutation de la Cys
470 et de la Leu471, dans le domaine transmembranaire de la protéine E1, en altérant la
formation du complexe E2 /E, altère, par conséquent, la réplication du virus (Jiansheng
and Shirley, 1999)
II- MALADIE
II-1 HISTORIQUE
C’est à la suite d’une épidémie de rubéole qui a touché, en 1940, plusieurs milliers de
personnes en Australie, qu’un ophtalmologiste Norman Gregg, en 1941, fut attiré par
l’apparition inhabituelle d’un grand nombre de cataractes congénitales. En contactant
d’autres ophtalmologistes australiens, 78 cas, auparavant très rares, ont alors été recensés.
L’examen desdits cataractes montre alors que toutes les couches du cristallin étaient
atteintes, à l’exception de la couche la plus externe, signifiant une atteinte précoce, lors
du développement. L’interrogatoire, effectué auprès des mères des enfants atteints, a
permis de faire le lien entre les cataractes et l’épidémie de la rubéole survenue quelques
mois plus tôt.
Ce n’est, qu’en 1962, que le test de neutralisation a été développé et que le virus de la
rubéole a été isolé sur cultures cellulaires (Robert-Gnasia, 2004). En 1964, une grande
épidémie, survenue aux États-Unis, a causé plus de 12.5 millions de rubéole post natale,
entraînant des malformations chez 20 000 enfants et 11 000 cas de morts fœtales.
L’hémagglutinine (E1) ne fut identifiée qu’en 1965. À partir de 1969, la première souche
vaccinale (souche HPV77) a donc été développée aux États-Unis.
8
II-2 MANIFESTATIONS CLINIQUES
Cette description, commune, ne doit pas faire oublier que 50 % des primo-infections
rubéoleuses n'ont pas d'expression clinique, et que, l'éruption, lorsqu'elle est présente,
peut revêtir de très nombreux aspects non spécifiques (polymorphe, purpurique,
scarlatiniforme, morbiliforme) (Merrer et al., 1999). De ce fait, seul le diagnostic
virologique et, en particulier, sa composante sérologique, apportera les preuves de
l'infection rubéoleuse.
9
Cependant, la maladie reste sans gravité particulière, chez les personnes ayant une
déficience congénitale ou acquise. L’infection entraînerait l’apparition d’une immunité de
type cellulaire et l’apparition de plusieurs types d’anticorps sériques tels que les IgG et
les IgM (Chernesky et al., 1995).
La rubéole est une maladie infectieuse, certes, bénigne chez l’enfant mais, gravissime
chez la femme enceinte, en raison du risque élevé d’embryofoetopathie.
La rubéole sévit de façon endémique avec une recrudescence saisonnière (fin hiver-début
printemps) et des épidémies apparaissent tous les 6 à 9 ans. Actuellement, du fait d’une
vaccination massive des enfants, la rubéole évolue par poussées épidémiques hiverno-
printanières, en touchant surtout les adolescents et les adultes jeunes ; les enfants non
vaccinés, constituent alors ainsi un risque pour les femmes enceintes.
La morbidité de la rubéole est difficile à estimer car, d’une part, la maladie est souvent
inapparente et ne donne pas forcément lieu à une consultation médicale et, d’autre part, la
difficulté du diagnostic clinique n’évalue pas à juste titre le nombre de cas survenus. En
France, dans les années 1980-1990, le nombre annuel de cas cliniques s’élevait entre 300
et 500 000 (Bouvet, 1986). Au Canada, des taux d’incidence de 2 cas pour 100 000
habitants, au cours des 12 dernières années, de 30 cas pour les 2 dernières années et de,
seulement un à deux cas de SRC par année, entre 1996 à 2000, ont été rapportés.
10
L’importation des cas de rubéole et l’immigration d’individus ayant une réceptivité à la
rubéole et provenant de régions qui n’ont pas de programme de vaccination sont des
problèmes importants pour les pays dotés du programme d’immunisation contre la
rubéole (Charbonneau and De Wals, 1997).
II-4 TRANSMISSION
11
cas de transmission de la mère à l’enfant ont été décrites, suite à des réinfections
maternelles (Robinson et al., 1994 ; Ingrand, 2003).
II-5 IMMUNITÉ
Une infection par le virus de la rubéole ou par le virus atténué vaccinal entraîne
l’apparition d’une immunité qui persisterait durant toute la vie (Plotkin et al., 1999).
Toutefois, cette immunité est relative et non absolue. En cas d’exposition, une personne
immunisée peut se réinfecter, ce qui se traduit par une multiplication du virus au niveau
des voies respiratoires supérieures et, plus rarement, par une virémie. La plupart des
réinfections sont asymptomatiques. Le risque d’une réinfection et d’une virémie dépend
du niveau d’anticorps sériques (Robinson et al., 1995).
Figure 4 : Diagramme de l’évolution du taux sérique des anticorps IgG et IgM en cas d’infection
ou de réinfection (Didier, 2003).
12
Le risque de la réinfection est d’autant plus faible que le niveau d’anticorps est élevé. Ce
risque est plus faible chez les personnes immunisées par le virus sauvage que par une
souche atténuée d’un vaccin. Le niveau des anticorps sériques diminue avec le temps et
peut atteindre des concentrations plus faibles que la limite de sensibilité des tests de
dépistage de l’immunité (Figure 4). La qualité de la réponse immunitaire et la persistance
des anticorps varient en fonction de la souche vaccinale. Ainsi, dix années après la
vaccination, une séronégativité est apparue chez 7% des individus ayant été vacciné avec
la souche HPV-77, chez 3% à qui il a été administré la souche Cendehill et chez 1%
ayant reçu la souche RA27/3 (Plotkin et al., 1999).
13
séquence immuno dominante allant de l’acide aminé en position C255 jusqu'à l’acide
aminé en position C280, sont présentes, à la surface des cellules représentant l’antigène
(CPAg), avec les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH classe II)
(Fields, 1996). Quant à la protéine E2, elle peut également contenir des épitopes
susceptibles d’être efficacement présentés par les molécules du CMH. De plus, un
peptide de 82 acides aminés de la protéine E1 semble être l'inducteur le plus actif de la
réponse proliférative des cellules lymphocytes CD4+ (Mitchell, 1999). Comme dans
toutes les infections virales, les CD8+ interviennent majoritairement pour l’élimination
des cellules infectées, du fait de la présence de la molécule CMH II sur toutes les cellules
de l’organisme. En effet, les CD8+ sont détectées dans le sang, au moment de l’éruption.
Cette réaction immunitaire s'est avéré être HLA/A2 liée (Toyoda, 1999).
La souche vaccinale atténuée RA27/3 conserve plusieurs épitopes immuno dominants sur
chacune des trois protéines structurales virales, spécifiquement. Les résidus 275-285 et
402-422 sont préservés sur la glycoprotéine de l'enveloppe E1, les résidus 54-72 sur la
glycoprotéine de l'enveloppe E2 et les résidus 14-29 sur la protéine de la capside
(Toyoda, 1999).
Les lymphocytes B, activés par les lymphocytes T auxiliaires (Th) spécifiques des
protéines virales, prolifèrent et secrètent des anticorps qui neutralisent les particules
virales ou participent, par des mécanismes de cytotoxicité dépendant des anticorps, à la
lyse des cellules infectées. Les anticorps sont détectés juste après le début de l’éruption
cutanée (Fields, 1996).
Le pic des IgM est atteint entre le 10 ème et le 17ème jour puis, le déclin est observé, au
moment de l’éruption maculopapuleuse. Les anticorps du sérum s’attachent rapidement à
l’hémagglutinine, protéine de surface. Cette réaction sert en tant que principe de base
pour le test de l’inhibition d’hémagglutination (IHA), réaction à la fois aisée et sensible,
représentant l’essai sérologique le plus utilisé pour le diagnostic de la rubéole (Gold,
1996).
14
La molécule E1, joue un rôle déterminant dans le processus de l’immunité humorale, par
l’intermédiaire de plusieurs sites impliqués dans l'attachement du virus à la membrane de
la cellule hôte (Fields, 1996). La molécule E2, quant à elle, bien que, encore mal étudiée,
a pu être liée à l’infection du VR, puisque une fraction de la glycoprotéine E2 a été isolée
(Schwarzer, 1997). Des épitopes E2, cachés sous la protéine E1, dans le complexe dimère
E1-E2, et non facilement accessibles par le système immunitaire, ont été mis en évidence
(Soldani et al., 1990 ; Shigetaka et al., 1997).
La plupart des infections par le virus de la rubéole induisent une immunité à long terme.
Cependant, peu d'informations sont disponibles, en ce qui concerne la quantité d'anticorps
produite in vivo, en réponse à chacune des protéines structurales du virus, après infection
ou après vaccination. Ainsi, les deux glycoprotéines E1 et E2 induisent une immunité à
vie. La glycoprotéine E1 reste la principale région extérieure contenant des épitopes
identifiés dans la neutralisation et l’hémagglutination des anticorps d’inhibition,
propriétés faisant de cette protéine un candidat majeur dans les vaccins synthétiques
(Bosma et al., 1996 ; Cordoba et al., 2000 b).
II-6 VACCINATION
15
préparation des vaccins rubéoleux qu’il soit sous forme monovalente ou combinée (Best,
1991).
Lors d’une infection naturelle, le taux des anticorps contre la rubéole, est de quatre à huit
fois plus élevé, lorsqu’ils résultent d’une vaccination (Bakshi et Cooper, 1990).
De toutes les souches vaccinales, la souche RA 27/3M est la plus immunogène. Les essais
cliniques montrent une séroconversion dans 95% à 100 % des cas et de 56 % et 96 % des
cas, après une vaccination, respectivement avec la souche RA 27/3M et la souche
Cendehill. Suite à une vaccination avec la souche atténuée HPV-77, le taux de
séroconversion est de 90 % chez les adultes et de 97 % chez les enfants (Best, 1991).
Cependant, une sérologie négative a été révélée, chez les personnes immunisées, 10 à 21
ans après l’administration, dans 7% des cas, lorsque le vaccin comportait la souche
HPV-77 et dans 3% des cas, lors d’une vaccination avec la souche Cendehill (Best,
1991).
La protection contre la rubéole, conférée par un taux d'anticorps faible, n'est, cependant,
pas bien connue (Vaccine Safety, 1991). La réinfection est peu fréquente, lors d’une
immunité acquise par la maladie ou lorsque les titres d'anticorps sont supérieurs à 15
[Link]-1, après la vaccination. Par ailleurs, la réinfection est plus fréquente chez les
individus vaccinés et ayant des d’anticorps titres faibles inférieurs à 15 [Link]-1 (O’Shea
et al., 1983). Les taux d'anticorps, évalués par les tests actuellement disponibles, sont des
preuves d'immunité (CDC, 1990). En Grande-Bretagne, la revaccination des femmes
16
ayant un taux d'anticorps inférieur à 15 [Link]-1, en hémolyse radiale, est une pratique
courante (Best, 1991).
Les premières études sur les vaccins ont montré l’évidence que la réinfection se
produisait chez 50 % des personnes vaccinées avec la souche HPV-77 et la souche
Cendehill, chez 67 % des personnes vaccinées avec la souche atténuée Cendehill, chez
47% des individus vaccinés avec la souche HPV-77, chez 7% des vaccinées avec la
souche RA 27/3 (Fogel, 1978) et chez 10% (5/102) de jeunes filles, durant la quatrième
année, après l’administration du vaccin comportant la souche RA 27/3 (Cusi, 1993).
Le phénomène de la réinfection et ses conséquences sérologiques ont été évalués, de
façon extensive, au cours des épidémies et/ou au moment des épreuves cliniques, sur des
volontaires déjà immunisés, avec de fortes doses de virus atténués administrés par voie
nasale ou en sous-cutanée. En effet, lors d’une réinfection, tandis que les IgG augmentent
de façon importante, les IgM augmentent peu ou pas du tout, alors que lors d’une primo-
infection, les IgM présentent une augmentation considérable (Miller et al., 1990).
La réinfection par le virus de la rubéole est possible et, se produit, le plus souvent chez
les personnes qui acquièrent leur immunité après la vaccination plutôt que chez les
individus qui font la maladie naturellement. L'investigation des individus exposés à des
cas de rubéole, durant les épidémies, montrent une réinfection chez 50 % des personnes
vaccinées et, seulement, chez 5 % de celles qui ont fait l'infection naturellement (Miller,
1990).
17
ou du secteur privé, en ce sens que, le vaccin ROR est disponible dans le secteur privé,
depuis 1989.
18
II-6-6 EFFETS DE LA REVACCINATION
La revaccination des sujets qui n'ont pas développé d’anticorps, après une première
vaccination (échec primaire), a permis d'induire une séroconversion dans 70% à 80% des
cas (MMWR, 1985). En effet, la revaccination, chez les enfants, provoque une élévation
significative du titre des anticorps, tandis que, chez les adultes séronégatifs ayant été déjà
vaccinés, durant l'enfance, la revaccination provoque une séroconversion, dans
pratiquement, tous les cas (Cote et al., 1993). Aucun effet indésirable n’a, par ailleurs, été
mentionné, après une revaccination.
Aux États-Unis, une surveillance a été établie, en 1978, sous l'égide du CDC (Centers for
Diseases Control), appelée système de contrôle des réactions secondaires aux
vaccinations (Monitoring system of adverse events following immunization, MSAEFI).
En 1986, un programme national d'indemnisation des accidents vaccinaux a contribué à
améliorer les connaissances sur les accidents post-vaccinaux (Evans, 1995 ; Glezen,
1996). En 1990, un nouveau système de déclaration des réactions vaccinales (VAERS)
(Vaccine adverse events reporting system), permettant à toute personne de faire une
déclaration d'effets secondaires, a été instauré. Ainsi, il a été mis, à la disposition des
médecins, des formulaires de déclaration contenant une liste des événements qui
devraient être systématiquement rapportés. Malgré cet ensemble de mesures, le système
VAERS n'était guère plus performant (Rosenthal et Chen, 1995).
En dehors des effets indésirables habituels (fièvre, éruption cutanée, œdème au point
d'injection), des effets spécifiques ont été décrits, sans, toutefois, remettre en cause les
stratégies vaccinales. Des effets secondaires, comme des réactions imputables à certains
vaccins, peuvent, lorsqu’ils sont graves, entraîner une contre-indication, s'ils surviennent
sur des sujets à risque bien identifiés. De telles réactions ont été à l'origine du retrait du
vaccin incriminé ou d'une modification de la stratégie vaccinale, entraînant, même une
modification du calendrier vaccinal, sans que leur imputabilité au vaccin ait été
démontrée.
19
Par ailleurs, une association, entre la vaccination antirubéolique et l'apparition des
symptômes articulaires, chez l'enfant et chez l'adulte, a été mise en évidence. Ainsi, des
cas d'arthrite chronique, associés à la vaccination contre la rubéole et soumis au
Programme Américain d'Indemnisation des Accidents Vaccinaux, ont été rapportés
(Weibel et Benor, 1996).
Une relation cause à effet a alors été retenue entre certains cas, avec un délai d'apparition
compris entre une à six semaines, après la vaccination. Dans une étude prospective
randomisée, menée, durant une année, sur 546 femmes vaccinées avec la souche RA27/3,
il a été observé une augmentation significative des cas de manifestations articulaires
aiguës (30% versus 20% dans le groupe placebo) et une augmentation faible des
manifestations chroniques (Jonville-Bera et al., 1997). Toutefois, une relation cause à
effet a montré, l'absence de l’augmentation du risque d’arthropathies chroniques ou de
pathologies neurologiques, au moins un an, après la vaccination. Une éventuelle
augmentation des cas du syndrome de Guillain Barré, après une campagne de vaccination
de masse contre la rougeole/rubéole, n’a pas été identifiée (Das et al., 1997).
La rubéole est une maladie infectieuse due à un virus à ARN, bénigne dans sa forme
acquise, mais, dont la gravité réside dans l'atteinte fœtale, lorsque l’infection survient
chez une femme enceinte au cours du premier trimestre de la grossesse. Le lien, entre
l'augmentation de la fréquence des cataractes congénitales et l'épidémie de la rubéole
maternelle survenue en Australie en 1940, a été établi en 1941. D'autres atteintes
oculaires, des anomalies auditives, neurologiques et/ou encore cardiaques, ont été,
également, par la suite, rapportées.
Ainsi, deux types d’infections sont à distinguer. Il s’agit d’une part, de l’infection
rubéoleuse congénitale (IRC) qui affecte le fœtus, avec ou sans manifestations cliniques
de l’embryon et, d’autre part, du syndrome de la rubéole congénitale (SRC) qui, dans ce
cas, affecte l’embryon du fœtus infecté.
20
II-7-1 INFECTION DU FOETUS
Lorsque la mère contracte la rubéole, le fœtus, lui-même, est infecté dans une proportion
qui varie selon la période de la grossesse. Au Royaume-Uni, 95% des femmes, ayant eu
une rubéole confirmée durant la grossesse, ont présenté une éruption alors que 5% sont
restées asymptomatiques. Par ailleurs, 4% d’entre elles ont eu un avortement spontané et
54 % ont vu leur grossesse interrompue (Miller et al., 1990).
Les tests sérologiques, effectués chez les mères et chez les nouveaux-nés, montrent que
les fœtus étaient infectés à 80%, à 67%, et à 25%, lorsque l’infection rubéoleuse, chez les
mères, survenait, durant la grossesse, respectivement, durant les 12 premières semaines,
autour de la 13ème semaine et, enfin, entre la 23ème semaine et la 26ème semaine
(Miller et al., 1982).
Il est important de retenir qu'une infection fœtale sans séquelle est possible quel que soit
le moment où elle se produit (CDC, 1990). Après une infection in utero, le virus peut
persister, chez l'enfant, durant des mois voire même des années, après la naissance. Les
mécanismes par lesquels le virus cause des malformations congénitales et des anomalies
d'apparition tardive sont encore mal compris (Frey et al., 1997).
Les anomalies, les plus fréquemment, rencontrées chez les nouveaux-nés sont, par ordre
décroissant, la perte d'audition, la déficience intellectuelle, les malformations cardiaques
et les pathologies oculaires (Frey et al., 1997). L'infection fœtale serait associée, de façon
constante, à des anomalies congénitales (cardiaques ou auditives), si elle survient dans les
dix premières semaines de la grossesse. Par ailleurs, la fréquence de ces manifestations
diminue, après dix semaines, bien que, plus du tiers des enfants, présente un problème de
surdité en tant que seule manifestation clinique. Cependant, le nouveau-né pourrait ne
présenter aucune anomalie apparente, si l'infection se produit après la 16ème semaine de
la grossesse (Miller et al., 1982).
Même si la majorité des enfants infectés in utero sont normaux à la naissance, il se peut
que, plusieurs d’entre eux présentent, plus tard, une ou plusieurs manifestations associées
21
à l'embryopathie rubéolique. Ainsi, des enfants, nés sans déficit auditif, deviennent
sourds, à l'âge de 7 ans. Vingt pour cent des individus nés avec un SRC ont un diabète,
après l'âge de 35 ans, 5% ont des problèmes thyroïdiens et 10% ont des problèmes visuels
comme le glaucome (Dudgeon, 1986).
Il a été longtemps considéré qu'une réinfection, chez une femme enceinte, ne représentait
aucun risque pour le fœtus. Or, des cas de SRC, chez des nouveaux-nés présentant toutes
les caractéristiques d'un SRC, ont été rapportés (Robinson et al., 1994) alors que la mère
avait eu antérieurement plusieurs tests de dépistage sérologiques démontrant la présence
des anticorps (Robinson et al., 1994).
Il apparaît alors qu’il n'est pas nécessaire que la mère soit symptomatique, pour que le
fœtus soit infecté (Das et al., 1990).
De plus, la virémie étant rare, après une réinfection, entraîne encore plus rarement des
anomalies chez le fœtus (Robinson et al., 1994). Les dommages cellulaires générés par le
virus dans les tissus fœtaux infectés sont encore mal connus. En effet, le virus est peu
lytique in vitro, comme en témoigne l'absence de l’effet cytopathogène (ECP), en
microscopie optique, sur des cellules permissives à sa multiplication. Par ailleurs, in vivo,
une faible réaction inflammatoire (infiltrats de quelques lymphocytes) et un défaut de
vascularisation, à l'origine des manifestations cliniques, sont observés. Celles-ci
pourraient être aggravées par un effet viral direct sur la mitose cellulaire dont le temps de
réalisation est allongé.
La surveillance de la rubéole constitue une priorité pour les pays ayant décidé d’éradiquer
cette maladie. Cette décision est généralement associée à l’éradication de la rougeole,
puisque rubéole et rougeole sont des maladies éruptives, élément clé de leur éradication.
Au milieu des années 1990, les programmes de vaccination contre la rubéole ont fait
l’objet d’un intérêt grandissant.
22
En 1995-1996, le Comité d’Organisation des Études Épidémiologiques du Programme
des Vaccins et Vaccinations de l’OMS, actuellement connu sous le nom de Département
des Vaccins et Produits Biologiques, a lancé une étude à l’échelle mondiale sur la
situation du syndrome de rubéole congénitale (SRC) et l’emploi du vaccin antirubéoleux.
L’enquête a montré que, près de 50 pays en développement avaient réalisé des efforts
considérables, afin d’évaluer le fardeau représenté par le SRC alors que d’autres avaient
réclamé des conseils à propos des méthodes de surveillance du SRC (Cutts et al., 1997).
En 1996, 78 pays (28% pays en développement) avaient introduit le vaccin contre la
rubéole dans leurs programmes nationaux de vaccination. Cependant, ces pays n’avaient
pas tous mis en œuvre le programme de surveillance de la rubéole et du SRC (Robertson
et al., 1997). Depuis 1999, les 113 pays, qui s’étaient fixé l’objectif d’éradiquer la
rougeole, ont alors établi un réseau mondial de laboratoires travaillant sur cette maladie
infectieuse et pensent fortement à la possibilité d’inclure le vaccin antirubéoleux dans
leurs programmes nationaux de vaccination puisqu’ils considèrent l’éradication de la
rubéole comme un objectif approprié de la vaccination.
23
d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, une faible proportion des surdités a été attribuée au
SRC, 3 % au Nigéria (Obiako, 1987) et 2 % en Gambie (McPherson et al., 1985).
Le fardeau que représente le SRC peut être évalué, à partir des données de la
surveillance et des enquêtes sur la séroprévalence de la rubéole, en fonction de l’âge chez
les femmes enceintes et/ou les femmes en âge de procréer.
Certes, de nombreuses enquêtes sérologiques sur la rubéole existent mais leurs données
doivent être interprétées avec prudence. La majorité des études sont transversales, en ce
qui concerne la conception, bien que le profil sérologique obtenu varie avec le temps
(Clarke et al., 1980). Les méthodes de détection des IgG spécifiques varient d’une étude
à l’autre tout comme le titre considéré comme positif. Plusieurs études recouraient au
test d’inhibition de l’hémagglutination (IH) qui constitue le test de référence (Cradock,
1991). D’autres études encore ont eu recours à l’hémolyse sur gel, à l’hémolyse radiale
ou à des tests immunoenzymatiques.
Bien qu’il y ait généralement une concordance entre tous ces tests, les résultats obtenus
ne peuvent, cependant, être comparables (Cradock, 1991). Ainsi, le test IH considère,
comme seuil de positivité, le titre de 1:8 alors que les autres tests préfèrent le titre de 1:16
ou encore le titre de 1:20.
Les études sérologiques d’une population stratifiée sur une large tranche d’âge permettent
d’estimer l’âge spécifique d’acquisition des anticorps contre la rubéole et de concevoir
24
des modèles destinés à évaluer les conséquences des différentes stratégies de lutte contre
la rubéole et le SRC (Icenogle et al., 2003). Ainsi, des résultats estimatifs, avec des
intervalles de confiance, de la proportion d’individus susceptibles de contracter la
maladie, pour chaque tranche d’âge étudiée, ont pu être obtenus.
Dans de nombreux pays, le SRC reste encore un problème non documenté. Les méthodes
adaptées au recueil des informations dans ce domaine sont :
- les recherches prospectives ou rétrospectives, dans les registres hospitaliers, des
malformations compatibles avec le SRC chez les nourrissons,
- le suivi, de la réceptivité à la rubéole, chez les femmes enceintes et/ou le dépistage
TORCHES (Toxoplasmose, Rubéole, Cytomégalovirus, Herpes, Syphilis), pendant la
grossesse,
- les études sérologiques des cas témoins, dans des institutions pour les enfants sourds
et/ou aveugles,
25
- l’intégration des études sur le SRC, dans des enquêtes chez les handicapés,
- la surveillance de la rubéole acquise pour déterminer la proportion des femmes en âge
de procréer pendant les épidémies,
- et, enfin, la surveillance active du SRC après une épidémie.
Une concertation, au niveau national, entre des épidémiologistes, des pédiatres, des
obstétriciens et des directeurs de laboratoires, permettra de choisir les méthodes les plus
appropriées.
Tous les pays qui ont mis en place des programmes de contrôle de la rubéole par la
vaccination se sont fixé le même but qui est de réduire au minimum les cas du syndrome
de la rubéole congénitale et/ou même les éliminer.
Lorsque le vaccin antirubéoleux a été mis sur le marché, en 1969, les États-Unis
émergeaient de la dernière grande épidémie qui avait atteint le pays en 1964-1965.
Durant cette période, 12,5 millions des cas de rubéole ont été déclarés, 20 000 enfants
seulement nés avec un syndrome de rubéole congénitale, dont 1000 cas dans la ville de
New York (Miller, 1991). Jusqu'à cette date, les cycles épidémiques survenaient tous les
six à neuf ans (Lindegren et al., 1991).
Selon les Britanniques, la protection conférée par le virus naturel était préférable à celle
requise par le vaccin puisqu’il n'y avait aucune certitude que l'immunité induite par la
vaccination avait un effet durable ; dans ce sens, les femmes vaccinées à un âge jeune,
pouvaient être réceptives des années après. Ainsi, la stratégie consisterait à laisser le virus
circuler librement dans la population, afin d'avoir un maximum de filles qui contractent la
26
rubéole durant l'enfance et à vacciner les adolescentes et les femmes adultes en âge de
procréer.
Cependant, cette vaccination dite sélective a dû être abandonnée, après dix-huit années,
car les cas de SRC continuaient à apparaître, puisque entre 1987-1988, 60 enfants sont
nés avec un SRC (Miller, 1990).
Ainsi, depuis 1988, la stratégie a changé et les jeunes enfants sont aussi vaccinés. Il a
alors été noté une diminution importante des cas d'infections, chez les femmes enceintes,
suite au ralentissement de la transmission du virus dans la population (Miller et al.,
1991). Les taux de réceptivité des femmes enceintes ont été alors rigoureusement suivis
et, les résultats des tests prénataux compilés par âge et parité, depuis plusieurs années,
dans plusieurs régions.
Aux États-Unis, la stratégie préconisée, au début des années 70, consistait à vacciner en
routine tous les enfants âgés de un an, avec un rattrapage à l'âge prépubertaire, l’objectif
étant d’interrompre la circulation du virus dans la population et de protéger indirectement
les femmes adultes. Rapidement, le cycle des épidémies s’est modifié, sans, pour autant,
avoir un effet important sur l'incidence de la rubéole chez les personnes de plus de 15 ans
(Lindegren et al., 1991) et, par conséquent, sur l'incidence des cas de SRC (Bart et al.,
1985 ; Bart et al., 1986).
À partir de 1980, des recommandations plus strictes ont été émises pour la vaccination
des adolescentes et des femmes plus âgées. Durant les années qui ont suivi, les taux de
rubéole et de SRC ont diminué (Cochi et al., 1989). Or, en 1991, une recrudescence des
éclosions de la rubéole est survenue dans certaines régions des Etats-Unis. Parmi les 1401
cas rapportés, 28% étaient âgés de plus de 20 ans. Durant la même année, 31 enfants sont
27
nés avec un syndrome de la rubéole congénitale à la suite d’une infection naturelle chez
les mères. En 1993, 190 cas de rubéole ont été déclarés. L'histoire vaccinale était
disponible pour 97 d'entre eux dont 45 % avaient déjà été vaccinés. Aucun cas de SRC
indigène n'a été signalé (CDC, 1994).
L'élimination complète des cas indigènes de la rubéole congénitale n’est possible que si
la transmission du virus dans la population est interrompue. Les données
épidémiologiques indiquent, qu’au Maroc, le programme d'immunisation
Rougeole/Rubéole a entraîné une diminution importante de la circulation du virus
sauvage de la rougeole. Cependant, en ce qui concerne la rubéole, elle reste encore non
documentée et, la couverture vaccinale du vaccin ROR, dans le secteur privé, reste mal
connue dans la population vaccinée.
Par ailleurs, il est probable qu’une interruption complète de la transmission soit réalisée,
dans un futur proche, si une couverture vaccinale largement répandue est maintenue et
que plus de 85% des cohortes de naissances soient immunisées (Anderson et al., 1983).
Toutefois, l'introduction d'une deuxième dose du vaccin bivalent RR (rougeole/rubéole),
dans le programme habituel de vaccination, au Maroc, à l’âge de la rentrée scolaire, est
non justifiée. L'utilisation du vaccin bivalent RR, dans un programme de vaccination à
deux doses, procure un coût marginal faible et une simplification de la gestion du
programme dont l’efficacité reste, cependant, incertaine.
28
lorsque la plupart des patients sont IgM positifs. Les cas de SRC sont IgM positifs,
pendant des mois, et, la durée, entre le début de l’éruption et la collecte de prélèvements,
est alors moins critique (Icenogle et al., 2003).
Syndrome de la
rubéole Congénitale 3 jours après éruption 8 jours après éruption 1 jour après éruption
Virus dans la gorge (50%)
(par culture)
IgM dans sérum (par Jour d’éruption (50%) 5 jours avant éruption 3 mois
ELISA)
Des différentes étapes sont à suivre dans le cas d’investigation d’un cas suspect de
rubéole postnatale ou dans le cas d’une rubéole congénitale (Figure 6).
29
infection rubéoleuse est, en fait, essentiellement basé sur la détection des IgM
spécifiques. Les IgM peuvent être détectés dans de multiples circonstances. La mesure de
l'avidité des IgG rubéoleuses peut aider à dater l'infection (Grangeot, 2005) et à résoudre
le problème de l’interprétation.
Extraction d’ARN
Congélation d’ aliquot
Virus stock
Amplification en
utilisant des sondes
pour RT-PCR niché ou analyse moléculaire
Extraction d’ARN et
PCR en temps réel amplification d’un
fragment pour séquençage
(RT-PCR une seule étape)
Figure 5 : Étapes à suivre dans le cas d’une investigation d’un cas de rubéole
30
IV-1-1 DIAGNOSTIC INDIRECT
Le diagnostic de la rubéole chez la femme enceinte permet la distinction entre une primo-
infection dangereuse pour le fœtus et une réinfection en principe sans danger puisque pas
de virémie et donc pas de passage trans-placentaire. Dans le cas où une infection primaire
par le virus de la rubéole est suspectée chez les femmes enceintes, un résultat faux négatif
ou faux positif peut conduire à des décisions cliniques incorrectes. Ainsi, un deuxième
prélèvement serait préférable, pour résoudre le problème des faux positifs ou des faux
négatifs. Par ailleurs, lorsque le diagnostic sérologique d'une infection récente n'est pas
fiable (par exemple, quand le premier échantillon a été collecté tardivement, après le
début de l’éruption), la mesure de l’avidité des IgG est nécessaire pour indiquer si
l'infection est récente ou non (Grangeot, 2005).
Le taux des anticorps dans le sang du cordon à la naissance est égal ou supérieur à celui
de la mère car il s’agit des IgG d’origine maternelle et fœtale et des IgM qui, ne passant
pas le placenta, sont obligatoirement d’origine fœtale.
31
Les anticorps diminuent, ensuite progressivement, au cours des premiers mois, puisqu’il
y aura disparition des IgG d’origine maternelle et des IgM d’origine fœtale disparaissent.
Aux alentours du 6ème mois, les IgG, correspondant aux anticorps nouvellement
synthétisés par l’enfant, augmentent. Ainsi, il a été démontré que, presque tous les cas
postnataux de la rubéole sont IgM positifs et IgG positifs, après le 8ème jour d’éruption,
selon la méthode ELISA. Pour les enfants les plus congénitalement infectés, les IgM ont
été détectés, de 6 mois à un an, après la naissance (Icenogle et al., 2003).
Du fait que les symptômes cliniques de la rubéole postnatale et du SCR sont nettement
différents, il n'est pas étonnant qu'il y ait des différences significatives dans les réactions
immunes, chez les patients présentant chaque maladie. Par la méthode dit Western blot,
les sérums des individus présentant le SRC ont souvent une distribution non habituelle
des anticorps aux glycoprotéines virales en comparaison avec celle des cas de la rubéole
postnatale (Icenogle et al., 2003).
L’avidité des IgG est la force de liaison entre un antigène multivalent et les IgG
spécifiques correspondants (Picone et al., 2005). La détermination de l’avidité ou affinité
fonctionnelle permet de distinguer entre une primo-infection et une infection ancienne,
voire même de dater approximativement une infection (Thomas et al., 1991).
La réaction antigène-anticorps, réversible (Ac + Ag <=> AcAg), est caractérisée par une
constante Ka (Ka = [AcAg] / [Ac] [Ag]) intrinsèque d’un site anticorps donné prenant en
compte l’ensemble des forces d’attraction et de répulsion mises en jeu pour un site
antigène donné.
En pratique, la réaction immunitaire s’accompagne toujours de la production d’une
population hétérogène d’anticorps. L’avidité des anticorps augmente progressivement,
pendant la réponse immunitaire. C’est le phénomène de maturation de la réponse
32
immunitaire qui, en règle générale, est, plus élevée, au cours de la réponse secondaire que
durant la réponse primaire.
Les méthodes les plus utilisées pour mesurer l'avidité des IgG, reposent sur l'utilisation
des agents dénaturant les protéines dans une technique immunoenzymatique. Les agents
dénaturants sont, soit, ajoutés au diluant du sérum pour empêcher la formation de
complexes antigène-anticorps (principe de dilution) soit, ajoutés, dans le liquide de
lavage, après la formation des complexes (principe d'élution). À l'heure actuelle, c'est
l’urée à différentes molarités (4 à 8 M) qui est l'agent dénaturant le plus utilisé. D’autres
dénaturants comme le DiEthylAmine DEA est également utilisé (Hofmann et al., 2005).
II existe de nombreuses possibilités pour calculer l'avidité dans des réactions utilisant des
dénaturants des protéines (Thomas et al., 1992).
Une faible avidité correspond, généralement, à une infection récente. Une forte avidité
correspondra soit, à une infection ancienne soit, à une réinfection. Lors d'une stimulation
polyclonale non spécifique du système immunitaire, l'index d'avidité est élevé. Les
résultats s’expriment en pourcentage. Un résultat inférieur à 20-30 % indique une avidité
faible alors que pour une forte avidité des IgG, le résultat est supérieur à 50%.
La mesure de l’avidité n'est réellement possible que chez les patients immunocompétents
(Cooper et al., 1995). Par ailleurs, l'avidité ne peut être mesurée, si la concentration des
IgG est trop faible. Les mesures d'avidité, effectuées sur des sérums ayant des
concentrations IgG anti-virus de la rubéole inférieure à 25 [Link]-1, doivent être
interprétées avec beaucoup de prudence (Hedman et al., 1993).
33
isolements représentatifs de chacune des chaînes de transmission au cours de la phase
d’élimination ou de chacune des épidémies, pendant la phase de lutte. L’isolement du
virus de la rubéole (VR), effectué sur la lignée cellulaire Vero, est confirmé par Immuno
Fluorescence (IF) indirecte ou par Reverse Transcriptase Polymerase Chain Reaction
(RT-PCR), l’effet cytopathogène étant peu important. L’isolement peut également être
pratiqué sur des cellules Vero/Slam, dans les laboratoires qui isolent aussi le virus de la
rougeole sur culture cellulaire. La technique RT-PCR, utilisée pour amplifier les
séquences nucléotidiques du VR directement à partir des prélèvements cliniques, est très
sensible et constitue, l’outil de choix, dans des études d’épidémiologie moléculaire.
La multiplication du virus de la rubéole sur des lignées cellulaires permissibles peut être
utilisée, pour le diagnostic de la maladie postnatale et le SRC/IRC. Le prélèvement
nasopharyngé, effectué le jour de l'éruption, est le prélèvement idéal pour l’isolement
viral. La présence du virus dans la gorge diminue rapidement. À partir du 4 ème jour,
après le début de l’éruption, seulement, 50 % des cas sont positifs.
Le virus peut être cultivé sur plusieurs types cellulaires telles que la lignée cellulaire Vero
(rein de callitriche africain), la lignée SIRC (cornée de lapin), la lignée RK-13 (rein de
lapin) et la lignée BHK-21 (Baby Hamster Kidney). L’effet cytopathogène (ECP) est
différent d’une lignée à une autre.
Récemment, une lignée des cellules Vero a été modifiée, pour exprimer un récepteur
aussi bien pour le virus de la rougeole que celui du virus de la rubéole (Vero/Slam).
Cette lignée cellulaire, donnant un ECP convenable. De plus, les cellules ne sont pas
transformées par le virus Epstein Barr.
L'ARN est extrait, à partir de l’isolat de la monocouche cellulaire, par des techniques
standard. Des amorces spécifiques sont alors utilisées pour amplifier n'importe quel gène
34
du virus. Le séquençage des acides nucléiques amplifiés peut fournir des informations
utiles, comme par exemple, si le virus est de type vaccinal ou sauvage.
L'analyse par immunofluorescence (IF) est un test facultatif, pour la détection des
anticorps IgG et IgM du virus de la rubéole. C'est une analyse indirecte des protéines (C,
E1 et E2) du virus, en utilisant des anticorps monoclonaux disponibles sur le marché.
Les cellules, exprimant les protéines du virus de la rubéole et réagissent alors avec le
sérum et les anticorps spécifiques du virus, sont alors détectés avec les anticorps
humains anti-IgG (ou IgM) de la chèvre marqué à la fluorescéine.
Les étapes de lavage devraient être faites soigneusement pour éviter tout résultat non
spécifique. Les sérums humains négatifs sont utiles pour confirmer un résultat douteux.
Un test positif est déterminé par la visualisation directe par microscopie à fluorescence.
La fluorescence ne devrait être présente que sur la périphérie de la monocouche de
cellules (Icenogle et al., 2003).
La réaction d’amplification par polymérisation en chaîne (PCR) sert à copier l'ADN. Elle
comporte plusieurs cycles qui se répètent dont chacun se compose de trois étapes.
La solution de rinçage contient les molécules d'ADN qui doivent être copiés, les
polymérases qui copient l'ADN, les amorces et les nucléotides qui, fixés aux amorces,
sont chauffés à +95°C. Cette étape est dite réaction de dénaturation ou de fusion.
35
Au cours de l’étape dite de prolongation, la température est augmentée à+72°C. A
chaque fois que les trois étapes se répètent, le nombre de molécules copiées d'ADN
double brin augmente. Après 20 cycles environ, un million de molécules sont alors
copiées à partir d’un segment d'ADN bicaténaire. La température et la durée des
différentes étapes se réfèrent au protocole le plus communément utilisé.
Les protocoles de la RT-PCR nichée, bien qu’ils soient difficiles à maintenir, restent,
cependant, une technique sensible pour la détection du VR. Néanmoins, quand le sérum
du patient n’est pas disponible, la détection directe de l'ARN du virus de la rubéole par
RT-PCR peut être nécessaire, puisqu'elle est plus rapide que l’isolement viral sur les
lignées cellulaires.
La PCR est une méthode utilisée pour amplifier les séquences spécifiques de l'ADN d'un
mélange complexe d’ADN. À partir d'une molécule simple, plus d’un milliard de copies
du produit PCR sont produites. Cependant, la capacité d'amplifier plus d'un milliard fois
les copies augmente, également, la possibilité d'amplifier de fausses séquences d'ADN.
La spécificité de la PCR est donc déterminée par la spécificité des amorces utilisées.
Le séquençage des souches de la rubéole est basé sur le séquençage des gènes les plus
variables du génome. La plupart des études génétiques sur le virus sauvage de la rubéole
ont été réalisées par le séquençage de la totalité ou de certaines portions de la région
codante pour la protéine d’enveloppe E1. Le séquençage d’autres régions du génome du
virus pour l’épidémiologie moléculaire a été, certes, envisagé, bien qu’aucun argument
n’indique qu’il faut séquencer des régions autres que la région de la protéine E1.
36
Les premières analyses moléculaires ont commencé par le séquençage du fragment de
512 nucléotides de la protéine E1. Après la découverte du génotype 1F, le fragment 512
ne permettait pas de donner une valeur crédible pour le regroupement des virus du
génotype 1F. Le fragment 512 est alors remplacé par le fragment 601 (8868-9469), dans
la même région variable de la protéine E1. L’analyse phylogénétique (Figure 7) a permis
alors le même groupement des autres génotypes que le fragment nucléotidique 512
(8771-9282), avec une bonne crédibilité pour les souches du génotype 1F.
0.5 739 w
8731 9469
512 w
8771 9282
601 w
8869 9469
-0.0
0 500 1,000
Après la découverte du nouveau génotype 1g, le fragment 601 n’a pas permis de
regrouper, séparément, les virus du génotype 1B et les virus du génotype 1g. Il convient
donc de désigner des amorces spécifiques pour le nouveau fragment, afin de rester dans
la même région variable codant la protéine E1. Le choix s’est basé sur le fait de
rassembler le fragment 601 et le fragment 512 (Caidi et al., in press). Cette région est
donc obtenue par l’association de la séquence 601 et de la séquence 512, toutes deux
couramment utilisées. En effet, l’analyse phylogénétique des séquences du virus du
génotype 1B et des séquences du virus du génotype 1g se regroupent, alors, séparément,
en respectant le regroupement des autres génotypes. Cette région constituée de 739
37
nucléotides (8731-9469) est, recommandée par l’OMS, depuis 2005, pour l’analyse du
virus de la rubéole en routine, en biologie moléculaire (Figure 7).
D’autres méthodes sont acceptables, à condition que l’analyse soit pratiquée sur la série
des séquences des souches de référence déjà acceptées par GenBank. L’utilisation des
virus de référence, dans l’analyse (Tableau 3), doit permettre d’éliminer les ambiguïtés de
la caractérisation du virus. L’analyse doit être réalisée avec, au moins, la région
recommandée (739 nucléotides). Les groupes phylogénétiques les plus importants des
virus de la rubéole, et, qui diffèrent par 8% à 10% de leurs séquences nucléotidiques, ont
été distingués puis désignés sous le nom de clades 1 et 2.
38
Tableau 3 : Distance génétique moyenne inter et intragénique ; comparaison faite avec 22 virus de référence en se
basant sur la séquence des régions des protéines structurales (SP-ORFs) de 3186 nucléotides.
39
Les termes de clade et de génotype sont utilisés pour décrire les caractéristiques
génétiques des virus sauvages. Cette terminologie rapproche la nomenclature du virus de
la rubéole de la nomenclature utilisée pour décrire les caractéristiques génétiques des
virus de la rougeole. Des virus de référence et, de distribution mondiale (Figure 8), ont
été acceptés pour 7 groupes intra clades appelés génotypes et désignés par des lettres
majuscules (1B, 1C, 1D, 1E, 1F, 2A et 2B) (Figure 9).
Un génotype provisoire ne sera accepté que s’il comporte au moins deux souches de
référence et que les relations phylogénétiques entre le génotype provisoire et les autres
génotypes sont clairement définies. Ainsi, le génotype 1a est considéré provisoire car la
phylogénie de ce groupe de virus est non seulement complexe mais, encore mal connue.
Le génotype 1a, quant à lui, tout en incluant les premières souches vaccinales obtenues
des virus des années 60, a été, cependant, rarement observé (relevée épidémiologique
hebdomadaire, 2005). Pour ce qui est du génotype 1g, également considéré comme
provisoire, il ne possède pas de séquences de référence et la relation entre le génotype 1g.
40
Pays Génotype Souche Nom de la souche Année d’isolement GenBank (N° d’accès)
41
et le génotype 1B n’est pas bien définie. Le regroupement des virus de génotype 1B et du
génotype 1g est plus sensible au choix de la séquence de nucléotides utilisée que pour les
virus des génotypes 1C, 1D, 1E, 1F, 2A, 2B ou 2c. Le génotype 2c a été considéré
comme provisoire pour la seule raison qu’il n’existe pas de virus de référence.
Figure 9 : Arbre phylogénétique des séquences des virus de référence en se basant sur la
séquence de nucléotides 8731-9469
42
Les arbres phylogénétiques des virus types établis, en se basant sur les différentes régions
séquencées, expliquent la raison pour laquelle la séquence de 739 nucléotides du gène E1
a été recommandée. En effet, ce fragment contient la région codante entière des protéines
C, E2 et E1. En utilisant le logiciel GCG et le logiciel ClustalX , la région 601 n’a pas
permis de regrouper correctement le virus 1B et le virus 1g et la séquence nucléotidique
512 n’a pas permis de donner une bonne crédibilité pour le génotype 1F. Le fragment
combiné 739 a, par contre, permis d’obtenir un regroupement correct des virus de
référence du génotype 1B et une forte crédibilité des clades pour les virus du génotype
1F. Tandis qu’avec le logiciel Baysian, la région codante 601 du gène E1 a permis de
grouper les génotypes 1B et 1g séparément.
Les propositions concernant les nouveaux génotypes doivent être soumises aux banques
des souches pour les évaluer (Weekly epidemiological record, 2005).
43
MATÉRIEL
MATÉRIEL ET MÉTHODES
44
I-ÉTUDE DU STATUT IMMUNITAIRE CHEZ LES FEMMES EN ÂGE DE
PROCRÉER : UN EXEMPLE DE MODELE CATALYTIQUE
I- 1 POPULATION ÉTUDIÉE
Afin de déterminer le risque d’infection par le virus chez les femmes en âge de procréer
(15-39 ans), une étude sérologique de la séroprévalence des anticorps spécifiques
Immunoglobulines G (IgG) a été réalisée, à l’échelle nationale, avec le soutien financier
de l’UNICEF et la collaboration du ministère de la santé.
L’étude a été menée sur les sérums stockés au laboratoire d’Immunologie, dans le cadre
d’une étude menée sur l’anémié. Les sérums ont été choisis de sorte à représenter les
différentes tranches d’âge et le milieu de résidence, rural et Urbain.
Le groupe des femmes a été choisi, en se basant sur l’étude statistique conduite en 1997
sur la santé de la mère et de l’enfant (PAPCHILD), stratifiant la population dans le
milieu rural et dans le milieu urbain. Ainsi, 967 sérums sont analysés, pour la recherche
des immunoglobulines G (IgG). En guise du contrôle de qualité, 10% des sérums positifs
et 10% des sérums négatifs ont été testés au Centre des Maladies Infectieuses (Centers for
Diseases Control and Prevention à Atlanta USA).
Les résultats obtenus sont traités par le logiciel informatique Epi Info 6. Le Chi Carré de
Pearson a déterminé l'association entre la susceptibilité à l’infection par le virus de la
rubéole et l'âge. Des méthodes catalytiques (Cutts et al., 1997) ont permis, d’évaluer le
taux d'infection chez les femmes enceintes et d’estimer l'incidence des cas de SRC, au
Maroc.
I-2 PRÉLÈVEMENTS
Trois à cinq millilitres de sang sont prélevés sur tube sec, par ponction veineuse. Les
sérums, obtenus après centrifugation, sont transférés dans des tubes secs, puis, acheminés,
au laboratoire de virologie de l’Institut National d’Hygiène, dans des glacières isothermes à
+4°C, dans les 24 heures à 48 heures qui suivent le prélèvement. Les sérums sont conservés
à -20°C, jusqu'à leur analyse.
45
I-3 TESTS SÉROLOGIQUES
La recherche des IgG anti-rubéole a été réalisée par le kit commercial (Wampole
TM
Laboratories ). Il s’agit d’un test ELISA indirect permettant la détection et la
quantification des IgG anti-rubéole. La procédure suivie pour la réalisation de l’analyse
est celle recommandée par le fabriquant.
Le sérum est dilué au 1/40 dans le tampon de dilution du kit utilisé. La dilution se fait
directement sur la plaque. Après 30 minutes d’incubation, à température ambiante, la
plaque est lavée trois fois avec la solution de lavage diluée puis, incubée avec le conjugué
anti-IgG humain. Après un temps d’incubation de 20 minutes, à température ambiante, le
substrat ou Tétraméthyl benzidine dichlorure est ajouté. Après un temps d’incubation de
10 minutes, la réaction est arrêtée par l’addition de l’acide sulfurique H2SO4, 1N. La
densité optique DO est lue à 450/620 nm.
Selon les caractéristiques du fabricant, un résultat est considéré comme positif, si le taux
des IgG est ≥8,6 [Link]-1, négatif si le taux des IgG est ≤ 6.2 [Link]-1 et indéterminé si
le taux des IgG est ≥ 6,2 [Link]-1 et ≤ 8,6 [Link]-1.
L’étude a été réalisée chez 100 femmes enceintes qui se sont présentées au Centre
Hospitalier Universitaire (CHU) de Rabat avec une suspicion d’infection par le virus.
L’étude s’est déroulée de 2004 à 2006. Les sérums sont analysés par la technique ELISA
IgM, pour confirmer s’il y’a une infection récente ou pas. Seuls, les sérums positifs en
IgM sont analysés par le test d’avidité des IgG.
II-2 PRÉLÈVEMENTS
Trois à cinq millilitres de sang sont prélevés sur tube sec, par ponction veineuse. Les
sérums, obtenus après centrifugation, sont transférés dans des tubes secs, puis, acheminés,
au laboratoire de virologie de l’Institut National d’Hygiène, dans des glacières isothermes à
46
+4°C, dans les 24 heures à 48 heures qui suivent le prélèvement. Le sérum peut être
conservé à +4°C, pendant 7 jours ou conservés à -20°C, jusqu'à leur utilisation.
La recherche des IgM anti-rubéole est réalisée par le kit commercial ((Wampole
TM
Laboratories ). Il s’agit d’un test indirect permettant la détection des anticorps anti-
IgM, par test ELISA.
Le sérum est dilué au 1/41 dans le tampon de dilution du kit. Á 250 µl d’échantillon
dilué, un volume égal de RF-absorbant (anticorps de mouton dirigés contre le fragment
Fc de l’IgG humain) est ajouté. Le mélange, ainsi obtenu, est, alors incubé, pendant 15
minutes, à la température ambiante. A partir de ce mélange, 100 µL sont ajoutés les puits
de la plaque ELISA contenant ou non l’antigène de la rubéole. Après une incubation, á
température ambiante, pendant 30 minutes, la plaque est lavée 3 fois avec une solution de
lavage diluée, puis, une fois encore, incubée avec le conjugué anti-IgM humain. Après
30 minutes d’incubation, la plaque est, de nouveau lavée. Une solution colorée
(Tétraméthylbenzidine dichlorure), considérée comme substrat, est ajoutée. La réaction
est arrêtée, après 10 minutes d’incubation, avec une solution d’acide sulfurique H2SO4,
1N. La densité optique est lue à 450/620 nm.
Selon les caractéristiques du fabricant, un résultat est considéré comme positif, si le taux
des IgG est ≥8,6 [Link]-1, négatif si le taux des IgG est ≤ 6.2 [Link]-1 et indéterminé si
le taux des IgG est ≥ 6,2 [Link]-1 et ≤ 8,6 [Link]-1.
Un panel de 20 sérums est testé. Plusieurs dilutions sont effectuées, de sorte à avoir un
titre d’anticorps IgG de 20 [Link]-1. En utilisant des kits Wampole, une série de dilutions
de sérum est réalisée, afin de trouver la dilution qui, après une multiplication par le
facteur de 9,091, donne un titre ≤ 20 [Link]-1. Une reproductibilité à 99% est notée,
47
pour tous les sérums ayant une dilution de 1:125 et, par conséquent, tous les sérums sont
testés à cette dilution.
Les sérums sont alors déposés, sur une plaque de microtitration, en double. Après une
incubation d’une heure, quatre cycles de rinçage sont effectués. Puis, une solution
dénaturante (DEA) à 35 mM est ajoutée, à la solution de lavage, pour les puits servant à
mesurer l’avidité des IgG. Après un temps de contact de 5 minutes, un dernier lavage se
fait avec la solution de lavage du Kit. Les anticorps spécifiques sont ainsi détectés et
l’index d’avidité calculé selon la formule ci-dessous.
II-5 INTERPRETATION
Les sujets, dont l’index d’avidité (IA) du sérum est inférieur à 30%, présentent une
primo-infection, puisque le taux d’avidité des IgG est considéré comme faible. Les sujets,
dont les sérums présentent un index d’avidité (IA) supérieur à 50%, quant à eux,
possèdent une immunité ancienne avec, cependant, une possible réinfection, le taux
d’avidité des IgG étant élevé. Enfin, les individus, dont l’index d’avidité est compris
entre 30% et 50%, sont considérés comme indéterminés ou avec une avidité modérée.
Le traitement des données est réalisé par le logiciel informatique Epi Info 6. Le Chi Carré
de Pearson permet de déterminer l'association entre l’âge et l’index d’avidité.
Pour chaque cas suspect de la rubéole, deux types de prélèvements sont effectués. Le
prélèvement sanguin pour la confirmation de l’infection à travers le titrage des anticorps,
et le prélèvement urinaire ou nasopharyngé pour l’isolement du virus éventuellement
présent. Seuls les cas IgM positifs témoignant d’une infection récente, sont passés sur
culture cellulaire pour l’isolement viral.
48
III-1 PRÉLÈVEMENTS
Les urines sont collectées dans les sept premiers jours, après le début de l’éruption
cutanée. 50 mL d’urine sont récoltés dans un tube stérile puis, centrifugés à 2500 g,
pendant 15 minutes, à la température de +4°C. Le culot recueilli est suspendu dans 2 mL
de milieu de culture DMEM, à 0% de sérum de veau fœtal (SVF), additionné d’une
solution d’antibiotiques (Pénicilline 100 [Link]-1 et Streptomycine 100 µg. mL-1).
Pour les prélèvements nasopharyngés, ils sont effectués, dans les 4 premiers jours, après
le début de l’éruption. Un grattage du fond de la gorge, grâce à un écouvillon stérile, est
effectué. L’écouvillon est, ensuite, conservé dans un tube stérile contenant un milieu de
transport viral. Dés la réception des échantillons, le tube contenant la suspension virale
est, alors, centrifugé à 2500 g, pendant 15 minutes, à la température de +4°C. Le culot est
récupéré dans 1 mL de milieu DMEM, à 0% de SVF. L’ensemble est conservé à -80°C.
L’étude comporte un total de 51 prélèvements urinaires. Trente d’entre eux ont été
collectés, durant des épidémies de rougeole qui ont sévi, au Maroc, de 2002 à 2005.
Parmi les 20 autres prélèvements (urinaires, nasaux, pharyngés ou de gorge), 13
prélèvements sont des aspirations nasales collectées, en Ouganda, en 2001, 6
prélèvements sont parvenus d’Afrique du Sud, en 2002 et, le dernier, est un cas de SRC,
détecté, en New Hampshire, aux Etats-Unis, en 2005. Le prélèvement du SRC provenait
d’un nouveau- né dont la mère, originaire de la Côte d’Ivoire, vivait, dans les camps de
réfugiés, aux Etats-Unis (Tableau 5).
49
Âge Types de ***JCP IgM *Hybridation
Nom de la souche Pays Année (an) Prélèvements
Maroc 33/ 02 Maroc 2002 7 Urine 2 jours P P
Urine et P P
**[Link]/05 Côte d’Ivoire 2004 21 jours aspiration nasale
Toutes les manipulations effectuées sur des cultures cellulaires se sont déroulées, sous
une hotte à flux laminaire verticale. Les cellules utilisées proviennent des lignées Vero et
Vero/Slam. La lignée cellulaire Vero/Slam peut exprimer un récepteur pour le virus de la
rougeole et le virus de la rubéole et donne un bon effet cytopathogène (ECP).
Les cellules Vero constituent une lignée continue du rein de singe. Les cellules sont
6
ensemencées, à raison de 10 [Link]-1, dans 10 mL de milieu de croissance (MEM,
bicarbonate de Na à 7,5%, SVF 10%), dans des flacons de culture de 75 cm2. Lorsque les
cellules sont confluentes, elles sont dispersées, à l’aide d’une solution à 2,5% de trypsine,
50
à raison de 2 mL par flacon. Le flacon, contenant les cellules ainsi constituées, est incubé
à +37°C, pendant 1 à 2 minutes.
Les prélèvements de gorge et/ou d’urine sont inoculés dans des flacons de 25 cm2 (ou sur
une plaque de culture de 12 puits) contenant des cellules Vero et 1 mL de milieu MEM
0% SVF. Les boîtes de culture sont, ensuite, incubées à +37°C, afin de permettre au virus
de s’adsorber aux cellules. Après le temps de contact de 1 heure, 10 mL de milieu dit
d’entretien (DMEM, 2% de SVF, pénicilline [Link]-1, streptomycine 100µg. mL-1)
sont ajoutés dans le flacon. Un changement de milieu est nécessaire tous les 2 à 3 jours,
pour permettre au virus de s’accroître.
Cellules Vero 72 heures après infection Cellules Vero 7 jours après infection
La lecture des flacons et/ou boîtes ainsi préparés se fait chaque jour et pendant une
semaine. Un deuxième passage est souhaitable. L’effet cytopathogène (ECP) étant
souvent rare, la présence ou l’absence du virus est donc systématiquement affirmée ou
infirmée par la technique d’immunofluorescence (IF).
51
III-3 TEST D'IMMUNO-FLUORESENCE (IF)
Pour ce qui est de l’inoculation des isolats, des cellules Vero sont cultivées, sur une lame
de culture (Laboratoire Tek, 177445), à 50% de confluence sur DMEM (Dulbecco’s
Minimal Essential Media) contenant 10% de SVF. Une solution d’antibiotiques est ajouté
au milieu de culture (Gentamicine ou Pénicilline /Streptomycine). Ainsi, 100 µL du
spécimen sont inoculés (en général, il s’agit du surnageant de la culture cellulaire
préalablement inoculé pendant semaine) et 100 µL du milieu de culture sont ajoutés au
puits qui constitue le contrôle négatif.
o
Après une heure d’incubation, à +37 C (afin de permettre l’adsorption du virus aux
cellules), 200 µL du milieu à 5% de SVF sont ajoutés, dans chaque puits de la lame, pour
la survie des cellules. Si les monocouches des cellules Vero sont confluentes à plus de
50%, il faut diminuer la quantité de SVF, pour ralentir la multiplication des cellules. Les
cellules ainsi constituées sont, ensuite, incubées, durant 3 jours, à la température de
+37°C, sous une atmosphère enrichie à 5% de CO2. Un contrôle positif (virus vaccinal de
préférence) est impératif pour chaque test.
La fixation des cellules se fait par le para formaldéhyde à 2%. Les Cellules sont, ensuite,
perméabilisées avec du méthanol, à -20°C. Les anticorps de chèvre IgG anti-souris
(Fluor d'Alexa, d’origine Molecular-Probes) sont préparés à une dilution au 1/200.
52
Le mélange des anticorps spécifiques de souris des trois antigènes viraux est dirigé contre
la protéine E1 (1-6), la protéine E2 (26-24) et la protéine C (2-36).
Toutes les protéines sont diluées à une dilution de 1/1000 (la dilution est faite dans la
solution d’arrêt de la réaction). Un volume de 100 µL d'anticorps fluorescents anti-souris
IgG de chèvre (Fluor d'Alexa (H + L)) est préparé à une dilution au 1/200 puis ajouté
après le lavage final par une solution au PBS.
Une solution d’iodure de propidium (0,5 à 1 µ[Link]-1) est ajoutée dans le tampon. L’excès
du PBS est éliminé avec du papier filtre (Chem Wipe). La révélation est réalisée à l’aide
de 100 µL d’immunoglobuline de chèvre anti-souris conjuguée à l’isothiocyanate marqué
par la fluorescéine (FITC).
Une goutte d’huile d’émulsion (Zeiss, Axiovert BlueH 485 Filter) est déposée entre lame
et lamelle pour la visualisation microscopique. La lecture se fait dans une chambre noire
à l’aide d’un microscope à fluorescence. Le FITC absorbe à 495 nm avec un pic
d’émission à 525 nm. Les anticorps seront verts, les noyaux souillés par de l’iodure de
propidium seront rouges.
Il ne devrait y avoir aucun bruit de fond dans les puits de cellules non infectées. Le bruit
de fond, noté aux bordures des puits, ne devrait pas fausser la lecture.
L’ARN est extrait par deux méthodes, l’une basée sur la précipitation des acides
nucléiques à l’isopropanol, Tri-Reagents (Molecular Research Center (MRC),
Cincinnati, Ohio MRC) et l’autre utilisant le kit QIAmp Kit (Qiagen, Valencia, CA)
Un volume de 250 µL de l’échantillon est ajouté à 750 µL de la solution d’extraction du
kit. Le mélange est incubé, pendant 5 minutes. Ensuite, 0,2 mL de chloroforme est ajouté,
l’ensemble est alors centrifugé à 12 000 g, à +4oC, pendant 8 minutes. Le surnageant est
récupéré dans un eppendorf (1,5 mL) puis, après l’addition de l’isopropanol, une
incubation est réalisée, pendant 10 minutes. Puis, après une centrifugation de 12000 g, à
53
la température de +4°C, pendant 8 minutes, le culot, remis en suspension avec 1 mL
d’éthanol 75%, est centrifugé, à 7500 g et à +4°C, pendant 15 minutes. Le culot est de
nouveau récupéré 50 µL d’H2O traité au DEPC (DiEthylPyroCarbonate). L’ARN alors
extrait est, soit conservé à -80°C, soit immédiatement transcrit en ADN complémentaire
(ADNc) par transcription inverse (RT).
Dans le cas de la deuxième méthode, basée sur l’utilisation du kit QIAmp Kit, 140 µL de
l’échantillon biologique est traité avec 560 µL du tampon de lyse AVL. Après deux
lavages avec la solution tampon AW 1 (500 µL) et la solution tampon AW2 (500 µL)
puis deux centrifugations l’une à 8000 RPM (6000 g) et l’autre à 14 000 RPM (12000 g)
respectivement, l'ARN est ensuite dissous dans 60 µL du tampon d’élution AVE.
L’amplification est réalisée en deux étapes (RT-PCR nichée). Le but de l’étape RT (Rétro
Transcription) est de transcrire l’ARN viral en ADN complémentaire (ADNc).
L’ADNc sera synthétisé, à partir de l’ARN extrait à l’aide d’un oligo (dT).
Dans la première étape, les amorces utilisées servent à amplifier le fragment de 950
nucléotides (8812- 9762) dans la région codante la glycoprotéine E1. L’amorce sens est
5’CAACACGCCGCACGGACAAC3’ RV11 nts 8812-8831 et l’amorce anti-sens est
5’TTTTTTTTTTTTTTTTTTCTATACAGCAACAGGTGC3’ nts 9745-9762.
Les paramètres des cycles de la RT, lors de la première étape, sont de 1 heure à +50°C,
de 5 minutes à +94°C, suivis de 40 cycles comportant chacun 30 secondes à +94°C, 30
54
secondes à +65°C et 2 minutes à +68°C. À la fin des 40 cycles, une étape supplémentaire,
dite d’élongation, est réalisée, pendant 7 minutes, à la température de +72°C.
Durant la deuxième étape dite étape d’amplification par PCR (Polymerase Chain
Reaction), un segment d’ADN est répliqué puis amplifié de manière spécifique. La
réplication implique deux amorces nucléotidiques situées chacune à une extrémité à
amplifier. Les amorces hybrident alors les brins opposés de la séquence matrice et sont
orientées de telle sorte que la synthèse de l’ADNc par la polymérase se fasse dans la
région génomique située entre les deux amorces. Des cycles successifs d’amplification
sont réalisés, du fait que les nouveaux brins synthétisés sont eux-mêmes complémentaires
des amorces et donc capables de s’hybrider avec elles.
Les amorces de la PCR servent à amplifier un fragment de 730 paires de bases qui
contient aussi le fragment de 601paires de bases (nts 8869-9469). L’amorce sens est
5’ACGGACAACTCGAGGTCC3’ nts 8816-8840 (EA3) et l’amorce anti-sens est
5’TGGTGTGTGTGCCATAC3’ nts 9529-9545 (765)
Les paramètres des cycles de la RT, lors de la deuxième étape, sont de 2 minutes à +94°C
suivis de 40 cycles comportant chacun 30 secondes à +94°C, 30 secondes à +65°C et 2
minutes à +68°C. À la fin des 40 cycles, une étape supplémentaire dite d’élongation est
réalisée, pendant 7 minutes, à la température de +72°C.
En plus de la PCR classique, la PCR en temps réel est utilisé, dans un but diagnostic,
pour les souches originaires de Côte d’Ivoire et d’Ouganda. Les amorces utilisées sont
pour l’amorce sens RV11 (nts 8812-8831 : 5’CAACACGCCGCACGGACAAC3’) et
pour l’amorce anti-sens RV12 (nts 8812-8997 : 5’CCACAAGCCGCGAGCAGTCA 3’).
55
Une solution, contenant 0,5 µL de chaque amorce (20µM), 12,5 µL du Syber green qPCR
Super Mix, 0,5µL de la solution Dye (Invitrogen) et 12,5 µL d’eau, est alors préparée
puis distribuée à raison de 15 µL du mélange, le volume final étant de 20 µL.
Les paramètres des cycles de la PCR, sont de 1 heure à +50°C, de 5 minutes à +94°C
suivis de 35 à 40 cycles comportant chacun 30 secondes à +94°C, 30 secondes à +65°C et
2 minutes à +68°C. À la fin des 35 cycles, une étape supplémentaire dite d’élongation est
réalisée, pendant 2 minutes, à la température de +72°C.
Toutes les réactions se font en double. Afin de tester la sensibilité de la réaction, des
concentrations différentes à 0,25 ng, à 2,5 ng et à 25 ng du produit PCR sont testées. La
fluorescence, mesurée, pendant l’élongation, permet le contrôle du produit PCR. Le
produit de la PCR à temps réel est analysé avec le logiciel ABI Prisme 7000 (Applied
Biosystems).
De même que pour le protocole utilisé lors de la RT-PCR, le fragment amplifié, dans ce
cas, contient 3186 nucléotides.
Pour amplifier la protéine C, les amorces utilisées sont pour l’amorce sens CDC#6 (nts
6428-6449 : 5’TAACCAGGTCATCACCCACCG3’) et pour l’amorce anti-sens SPR3
(nts 7480-7500 : 5’CCACCACCACCGGCATTACG3’).
Pour amplifier la glycoprotéine E1, les amorces utilisées sont pour l’amorce sens EA5
(5’AACCCCCCCGCCTATGGCGA3’ nts 8240-8259) et pour l’amorce anti-sens Rub3’
Pour amplifier la glycoprotéine E2, les amorces utilisées sont pour l’amorce sens
CDC#63 (nts 7334-7361 : 5’TTCGGTGCCCCCCAGGCCT3’) et pour l’amorce anti-
sens EA2 (nts 9512-9528 : 5’TGGTGCGGCCATTTGCT3’).
56
III-4-4 RÉVÉLATION DES PRODUITS D’AMPLIFICATION
Les produits d’amplification sont révélés par électrophorèse, en gel d’agarose à 1,5%
contenant 0,5 [Link]-1 de bromure d’éthidium dans un tampon Tris-Borate-EDTA (TBE),
pour déterminer les fragments ADN, en lumière ultra- violets (UV). Les témoins positifs,
les témoins négatifs et le marqueur de poids moléculaire d’ADN contenant des fragments
de longueur connue migreront à côté des échantillons amplifiés.
Pour le virus de l’Afrique du Sud, le couple d’amorces utilisées, lors de la première PCR,
est EA1 (5’CCGCCTCAAGTTCCATACAG3’nts 8721-8740) / 86
(5’ACCACACACGGTATG3’nts 9530-9545) et, lors de la deuxième PCR, RV11/EA1
(5'GGGTCAAGTTCCATACAGA3’/5’CCGCCTCAAGTTCCATACAG3’, 8721-8740)
/ (5’CCGCCTCAAGTTCCATACAG3’nts 8721-8740).
57
Pour amplifier les 601 paires de base (pb), les amorces utilisées dans le mélange
réactionnel sont EA3 (sens), SPF9 (sens) et EA2 (anti-sens).
Les amorces sens, utilisées, pour le séquençage des protéines de structure SP-ORF, sont :
- SPF1 (5’TGTTTCGCCGCATCTGGTGG3’ nts 6551-6571),
- SPF2 (5’CGCCGCCACAACAGCCTCAA3’ nts6810-6830),
- SPF3 (5’GGGACCCTGCGCTCATGTAC3’ nts7075-7093),
- SPF4 (5’TTCCTTGCCGGGCTCTTGCT3’ nts 7360-7380),
- SPF5 (5’CAGGGCACTCATGTCTG3’ nts 7641-7657),
- SPF6 (5’TGTCCACCACCGCCCAGT3’ nts7888-7904),
- SPF7 (5’GGTCCCGTGGGTCCTGATAT3’ nts 8146-8165),
- SPF8 (5’TGTCTCGTGCGAGGGCTTG3’ nts 8425-8434),
- RV11 (5’CAACACGCCGCACGGACAAC3’ nts 8812-8831),
- 764 (5’ACTCCACATACGCGCTGGA3’ nts 9121-9139),
- et, SPF10 (5’CGCCGCCCTCCTCAACA 3, nts 9418-9434.
Quant aux amorces anti-sens utilisées, pour le séquençage des protéines de structure, il
s’agit des :
- SPR1 (5’GACGAACCTTGCCCAACCAG3’ nts 6886-6905),
- SPR2 (5’CGGCCGTCCAACTAACATGC3’ nts 7133-7153),
- SR3 (5’CCACCACCACCGGCATTACG3’ nts 7480-7500),
- SPR4 (5’GCCGGGCGTGGGTCTGTTCTT3’ nts 7814-7834),
- SPR5 (5’TTATAGTCCTGGGTGCCCTGG3’ nts 8146-8166),
- SPR6 (5’CGCGCGACACACGGTAAGGT3’nts 8481-8500),
- SPR7 (5’CCCACAAGTCACCACTGCCAA3’ nts 8786-8805),
- SPR8 (5’CGCGCGGACTCTCGGATACTG3’ nts 9092-9111),
- SPR9 (5’ACAACTCCTCCCGCCGCCACT3’ nts 9434-9457),
- 762 (5’GATATGTCGTTGTCCACGCCCCT3’ nts 9739-9762).
58
le gel, l’ensemble est laissé reposer, pendant 1 heure. Les colonnes, égouttées sur un
portoir, sont, ensuite, placées dans un tube puis, centrifugées, à 750 g, pendant 3 minutes,
afin d’éliminer l’excédant d’eau.
La totalité du produit d’amplification (RT-PCR) est alors purifié sur des minicolonnes
CentriSep (Wizard® minicolonne), afin d’éliminer les amorces et les nucléotides
résiduels. La purification est réalisée sur des bandes prélevées du gel ou sur le produit
PCR. Un volume égal du tampon de purification (Binding solution) est ajouté au produit
de la PCR.
Pour chaque échantillon, une minicolonne Wizard ® est préparée. L’incubation se fait,
durant une minute, à température ambiante et la centrifugation est réalisée à 10000 g,
pendant une minute. Les colonnes sont, ensuite, lavées avec 700 µL du tampon de lavage
puis centrifugées à 10000 g, pendant une minute. L’opération de rinçage est répétée une
seconde fois, mais, avec 500 µL, à 10 000g et pendant 5 minutes.
Les minicolonnes sont transférées dans un nouveau microtube auquel sont ajoutés 50 µL
d’eau ultrapure. Une centrifugation à 10000 g, pendant une minute, est réalisée, dans le
but de récupérer le fragment d’ADN purifié. L’ADN purifié est alors conservé à -20°C,
jusqu’à son utilisation.
59
permet une analyse rapide et facile des séquences.
Cette application est couramment utilisée par les laboratoires pour l'étude des mutations
génétiques, du séquençage et de la détection des anomalies.
Le logiciel accepte les électrophorégrammes des différents contigs issus des séquenceurs
des gènes et, permet de les comparer les uns aux autres, afin de corriger les séquences.
L'analyse phylogénétique est effectuée par différents logiciels tels que le logiciel Bioedit
et le logiciel GCG, version 10 (Accelrys, SanDiego, CA) qui utilise le programme
‘’Maximum Parsimony’’ PAUP (Phylogenetic Analysis Using Parsimony). Les arbres
phylogénétiques sont établies par les logiciels GCG, MrBayes 3,0 (Huelsenbeck et al.,
2001) et par le programme ClustalX version 1,8, en utilisant l’algorithme Neighbor-
Joining, Bootstrap 100 générations (ou replicates).
La construction des arbres est basée sur les méthodes de parcimonie qui consistent à
trouver l'arbre qui minimise le nombre de mutations, de délétions ou d’insertions
ponctuelles pour passer d'une séquence à l'autre. C'est une méthode très lente, si l'on
génère tous les arbres possibles pour en calculer la parcimonie.
60
Quant au Logiciel bioinformatique ClustalW/X, c’est un programme d'alignement
multiple pour des séquences nucléiques ou protéiques. Il détermine le meilleur
alignement possible de l'ensemble des séquences en entrée et les disposent de manière à
distinguer les identités, les similitudes et les différences entre les acides de chaque
séquence.
La construction des arbres est basée sur le critère de la distance entre les différents
génotypes. La distance entre les génotypes est constituée par le nombre de nucléotides.
Ensuite, la méthode Neighbour-Joining est utilisée, pour en déduire l'arbre. Le logiciel
génère alors un arbre phylogénétique par le menu Tree, option Draw N-J Tree
Comme il a été déjà mentionné, la plupart des études génétiques sur le virus de la rubéole
sont réalisées par le séquençage de la totalité ou de certaines portions de la région codant
la protéine d’enveloppe E1.
61
effet, la région non structurale reste difficile à séquencer vu le pourcentage élevé en GC
qui rend l’analyse difficile.
L’idée de séquencer tout le génome repose sur la confusion rencontrée, non seulement,
lors de l’analyse génétique des protéines de structure C-E2-E1 mais, aussi, pour ce qui est
de la définition de la reconnaissance du nouveau génotype.
Les amorces sens, utilisées, pour le séquençage de la protéine non structurale NSP-ORF,
sont :
62
- 1 F (5’CAATGGAAGCTATCGGACCTCGCTTAGGAC3’ nts 1-30),
- Rub395 (5’GCACGCAAACTCGCCACCGCC3’ nts 395-413),
- Rub860 (5’CACTGCGGGCACCAGGCGCGCGTG3’ nts 860-884),
- Rub1367 (5’GAGGAGTGGGAACAGGACGC3’ nts 1367-1387),
- Rub1763 (5’ CCGTGGCTCACCCTTGA 3’ nts 1763-1780),
- Rub2102 (5’TTGGCACTCTCGGTGCG 3’ nts 2102-2119),
- Rub2639 (5’CGGCGCCTCGCCCCATGCCC3’ nts 2639-2659),
- Rub2993 (5’GCGGGGCTCGCTGCCAGGCGC 3’ nts 2993-3014),
- Rub3583 (5’CGCGCCCTGAGCGAAGCCCGC3’ nts 3583-3604),
- Rub4018 (5’GACGCCATGGCCCGGGCGGCC3’ nts 4018-4039),
- Rub4643 (5’GCCCAGGGTATGAGCGTCGGC3’ nts 4643-4664),
- Rub5167 (5’CCGCACTGCTGTGGCCCGCC3’ nts 5167-5187),
- CDC85 (5’CCGACCGCTACGCGCGCCGCT3’ nts 5328-5351),
- Rub5747 (5’CCCTTGCGCCGAAGACT3’ nts 5747-5762),
- CDC14 (5’GCGCCAATCTCCACG3’ nts 6366-6380),
- Rub7072 (5’CGCTGGGACCCTGCGCTCAT3’ nts 7072-7092).
Quant aux amorces anti-sens utilisées, pour le séquençage de la protéine non structurale
NSP-ORF, il s’agit de :
- Rub387 (5’CGTCCTGTGGAGGCACAGTG3’ nts 387-407),
- Rub878 (5’ GGCAACCTCCCATGAGAGTTCGGCC3’ nts 878-903),
- Rub1119 (5’GCGTTCTTGAACTTGAACACG3’ nts 1119-1148),
- Rub1607 (5’CTCGGCGAACAGCCACGG3’ nts 1607-1625),
- Rub2013 (5’GGCTCGCCGAGCAAGCGCTGC3’ nts 2013-2034),
- Rub2333 (5’GTGGCGCGGGCGGGCTGGG3’ nts 2333-2352),
- Rub3220 (5’GCGGTCGCGCTCGAGCCAC3’ nts 3220-3239),
- Rub3821 (5’CCTCGAGCACTACGCCCCAC3’ nts 3821-3841),
- Rub4550 (5’GGTCGACCTGGCGGCCGTC3’ nts 4550-4571),
- Rub5030 (5’CATGTACCGCACTTCTCGTTC3’ nts 5030-5049),
- Rub5370 (5’AGGCTCTGGGCGGTACACA3’ nts 5370-5390),
- Rub5666 (5’CGACCTCGATGGCGTTGGTGG3’ nts 5666-5687),
- CDC6 (5’CGTACGCGCCCCCCAACTCC3’ nts 6821-6838),
63
- CDC65 (5’GACGCCGTCGCATCCTCCTCCA3’ nts 7441-7459),
- CDC64 (5’ACGGGCACGCGTGTCCCCCC3’ nts 7460-7479).
Les amorces sens, utilisées, pour le séquençage de la région structurale C-E1-E2, sont :
Quant aux amorces anti-sens utilisées, pour le séquençage de la région structurale C-E1-
E2, il s’agit de :
64
RÉ
RÉSULTATS ET DISCUSSION
65
I- SÉROPRÉVALENCE DU VIRUS DE LA RUBÉOLE CHEZ LES FEMMES EN
ÂGE DE PROCRÉER AU MAROC
Dans le but d’évaluer la séroprévalence du virus de la rubéole, chez les femmes en âge de
procréer, au Maroc, 967 sérums sont analysés, pour rechercher les immunoglobulines
IgG. Les individus ayant un titre en IgG≥8,[Link]-1 sont considérés comme positifs.
Parmi les résultats obtenus, 10% des sérums considérés positifs et 10% des sérums
considérés négatifs, sont, testés une seconde fois, dans le cadre du contrôle de qualité, au
laboratoire spécialisé du Centre des Maladies Infectieuses (CDC, Atlanta, USA). Les
résultats étaient en parfait accord avec les résultats rapportés par le laboratoire de
l’Institut National d’Hygiène (INH, Rabat, Maroc).
Le traitement des résultats est effectué à l’aide du logiciel informatique Epi Info 6.
L’analyse statistique est réalisée par le test χ2 de Pearson, pour déterminer l’association
entre la susceptibilité à l’infection et l’âge.
La proportion reflétée globale des femmes séropositives, âgées de 15 ans à 39 ans (toutes
tranches d’âge confondues) et, quel que soit le milieu de résidence, est de 83,5%
(806/967) (Tableau 6). Le taux des femmes ayant une sérologie en IgG négative est de
16,5% (161/967).
Par ailleurs, lors de l’analyse de la susceptibilité des femmes d’être infectées, les
résultats rapportés (Tableau 6) ne montrent, en milieu rural, pas de différence statistique
entre les tranches d’âge étudiées. Cependant, en milieu urbain, une différence
statistiquement significative (p<0.0001) est mentionnée non seulement, entre les tranches
d’âge 15-19 ans et 35-39 ans mais, également, entre les tranches d’âge 15-19 ans et 30-34
ans (p<0,0001).
66
Tranche Urbain Rural
d’âge
(ans) Total Total IgG (-) (%) IgG (+)(%) Total IgG (-) (%) IgG (+) (%) p IC
174 72 25 47 102 26 76 0,187 75-78
15-19
(17,9% (32%) (68%) (25,5%) (74,5%)
)
191 19 91 15 66
20-24 110 81 0,820 76-87
(19,7% (17,3%) (82,7%) (18,6%) (81,4%)
)
256 17 119 23 97
25-29 136 120 0,142 79-88
(26,4% (12,5%) (87,5% (19,2%) (80,8%)
)
201 10 95 14 82
30-34 105 96 0,269 83-92
(20,7% (9,6 %) (90,4%) (14,6%) (85,4%)
)
145 4 75 8 58
35-39 79 66 0,124 86-95
(14,9% 5,2% (94,8%) (12,0%) (88,0%)
)
967 75 427 86 379
Total 502 465
(99,9% (14.9%) (85%) (18,4%) (81,5%)
Tableau 6: Séroprévalence des IgG anti-rubéole chez les femmes en âge de procréer par
tranche d’âge et par milieu de résidence Maroc, 2002
Des données statistiques nationales (Tableau 7), relatant les distributions des naissances
(528553), au Maroc, en fonction de l’âge des mères, durant l’année 2003, révèlent des
pourcentages de nouveaux-nés de 9,08% (48018/528553), 23,6% (125793/528553),
25,7% (135 602/528553) , 21,9% (115 808/528553) et 14,0% (74 313/528553) provenant de
mères dont les tranches d’âge sont respectivement de 15-19 ans, 20-24 ans, 25-29 ans,
30-34 ans et 35-39 ans.
Nouveaux-nés
Groupe d’âge
(ans) (%) nouveaux nés Mères susceptibles (%) susceptibles
15-19 48 014 (9,08%) 28,70% 13 780
20-24 125 793 (23,70%) 17,90% 22 516
25-29 135 602 (25,60%) 15,80% 21 425
30-34 115 808 (21,90%) 11,60% 13 433
35-39 74 313 (14,00%) 8,80% 6 539
TOTAL 77693
Tableau 7 : Nombre estimé des nouveaux-nés atteints de mères infectées, par tranche
d’âge
67
alors calculé et reparti dans le tableau 7 (Annexe 4 et Annexe 5). Ainsi, 77693 nouveaux-
nés susceptibles naissent de mères dont l’âge varie entre 15 à 39 ans.
Cent (100) femmes enceintes se sont présentées entre 2004-2006, au Centre Hospitalier
Universitaire de Rabat (CHU), pour suspicion d’infection rubéolique, durant le premier
trimestre de leur grossesse. Les sérums sont collectés entre 20 jours à un mois qui suit la
date d’apparition de l’éruption.
Cinquante deux femmes (52%) étaient positives pour les anticorps IgM et IgG (Tableau
8). Pour différencier entre une infection récente susceptible d’infecter le fœtus et une
infection ancienne, une confirmation par le test d’avidité est effectuée.
Femmes avec 52 48 40 4 8
suspicion de
la rubéole 52% 48 % 76,9% 7,7% 15,4%
Tableau 8 : Résultats du test d’avidité des IgG chez les femmes enceintes avec suspicion
d’infection par le virus de la rubéole
68
réinfection affecte aussi les femmes dont l’âge est compris entre 20 à 35 ans que celles
âgées de plus de 35 ans (Tableau 9).
III-IMMUNOFLUORESCENCE (IF)
C’est une analyse indirecte des protéines (C-E2-E1), en employant des anticorps
monoclonaux. Seuls les virus originaires d’Ouganda et de Côte d’Ivoire se sont révélés
positifs par la technique IF. La positivité est caractérisée par une fluorescence verte de la
nucléoprotéine virale (Figure10 a). Le contrôle négatif (cellules non infectées) est
présenté par les noyaux souillés par de l’iodure de propidium (couleur rouge). Le contrôle
positif utilisé est la souche sauvage FTherien (Figure 10 b).
69
C : Contrôle Positif (FTherien) D : Contrôle Négatif (cellules Vero non infectées)
L’isolement du virus sur la lignée cellulaire comporte plusieurs inconvénients puisque sur
50 prélèvements dont la sérologie anti-IgM est positive, seules 2 souches virales (4%) ont
été confirmées positifs par l’IF. La discordance entre les résultats du test sérologique et
l’isolement sur la lignée cellulaire peut être due à des problèmes pratiques tels que :
70
IV-ANALYSE MOLÉCULAIRE
Trente et un (31) prélèvements urinaires sont collectés, durant les épidémies de rougeole,
entre 2001 et 2005. Sept (7) sont positifs par hybridation pour un fragment de 185
nucléotides, 5 par RT-PCR niché (Nested) pour un fragment de 601 (8869-9469)
nucléotides du gène codant la glycoprotéine E1 (Tableau 5).
L’analyse phylogénétique, incluant les séquences des souches marocaines et les souches
de référence reconnues par l’OMS, rapporte que les souches marocaines appartiennent au
Génotype 1E (Figure 11 et Figure 12).
71
1E
Clade 1
1D
1F
2B Clade 2
1A 2A
1C
1A
Clade 1
1B
Figure 11: Arbre phylogénétique du virus sauvage de la rubéole en se basant sur les 601
nucléotides du gène E1. Les séquences des souches marocaines (2002-2005) ont été
comparées avec 27 souches de référence. L’arbre a été établi par le programme Clustal X
version 1.8 utilisant l’algorithme Neighbor-Joining, méthode, Bootstrap100 générations.
72
Clade 1
Clade 2
Clade 1
73
204 253
RV/Mor353_05 *--------- ---------- -----f--l- ------*--- ----------
RV/Mor386_04 *--------- ---------- ---------- ------*--- ----y-----
RV/Mor364_04 *--------- ---------- ---------- ------*--- ----------
RV/Mor33_02 *--------- ---------- ---------- ------*--- ----------
RV/Mor354_04 *--------- ---------- ---------- ------*--- ----------
Consensus 1E *VHYELHRQS AVPVGPWEPE LPRPRLGLPG LSAPFP-LLA ACGGHARASP
254 303
RV/Mor353_05 ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
RV/Mor386_04 ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
RV/Mor364_04 ---------- ---------- ---------- ---------- ----r-----
RV/mor33_02 ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
RV/Mor354_04 --a---q--r vrt--g---- ---------- ---------- ----------
Consensus 1E APPGRRRRPP AAHCPWARRG VGHACHRLSG AQVRTPHTRW TVRPCYRRNA
304 353
RV/Mor353_05 ---------- ---------- ---------- ------p--- ----------
RV/Mor386_04 ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
RV/Mor364_04 ---------- ---------- ---------- -a-------- ----------
RV/Mor33_02 ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
RV/Mor354_04 ---------- ---------- ---------- ------p--- ----------
Consensus 1E RVDPRPHHQR PLAPTGPLGA EIQDRSPGCP ATRVSATPQC ACDRVLPVRY
354 403
RV/Mor353_05 ---------- ---------r ---------- ---------- ----------
RV/Mor386_04 -------r-- ---------- ---------- ---------- ----------
RV/Mor364_04 ---------- -----p---- ---------- ---------- ----------
RV/Mor33_02 ---------- -----p---- ---------- -c-------- ----------
RV/Mor354_04 ---------- ---------r ---------- ---------- ----------
Consensus 1E PRAGGRPCPR GGQLPSHCQW RGCRRLPPWE VRHRRPPQHP PALPSQLRGR
74
Figure 14 : Alignement des séquences peptidiques des souches marocaines et des 28
souches de référence a révélé 8 AA spécifiques pour les souches marocaines (Phe229 ;
Leu232 ; Ala256 ; Glu260 ; Val264 ; Thr269, Gly270 ; Pro340).
75
IV-2 ANALYSE DES SOUCHES AFRICAINES
Vingt prélèvements ont été investigués dans cette étude. Treize aspirations nasales ont été
collectées d’Ouganda durant des épidémies de rougeole de l’année 2002. Six
prélèvements d’urine provenant de l’Afrique du Sud sont collectés durant des épidémies
de rougeole de l’année 2001, et un cas de SRC de Côte d'Ivoire provenant d’une mère
infectée dans les camps des réfugiés en New Hampshire aux États-Unis d’Amérique en
2005.
Trois prélèvements (16%) étaient positifs soit par RT-PCR niché directement du
prélèvement, soit après deux passages sur culture cellulaire (Vero et Vero/SLAM). Les
séquences obtenues ont été comparées avec 22 souches de référence.
76
Figure 15: Arbre phylogénétique du virus sauvage de la rubéole en se basant sur les 739
nucléotides du gène E1. Les séquences des souches Africaines ont été comparées aux 23
souches de référence. L’arbre a été établi par le programme Clustal X version 1.8,
utilisant l’algorithme Neighbor-Joining, méthode, Bootstrap100 générations.
77
V- DÉTECTION DU VIRUS DE LA RUBÉOLE PAR AMPLIFICATION
GÉNETIQUE DES PROTÉINES DE STRUCTURE C-E2-E1.
L’amplification par RT-PCR de la séquence de 3186 nts a été réalisée sur des cultures
cellulaires des prélèvements urinaires et /ou de gorge. Les résultats ont montré que les
1 2 3 1 2 3
3350 pb 3350 pb
A B
Figure 16: Résultats de la PCR des protéines de structure (C-E2-E1) des souches
d’origine du Côte d’Ivoire et d’Ouganda. Amplification du fragment de 3350 paires de
bases (pb).
78
V-1 ANALYSE DE L’ALIGNEMENT DES SÉQUENCES PÉPTIDIQUES DES
SOUCHES DU GÉNOTYPE 1g.
L'analyse de l'alignement des séquences peptidiques des trois isolats des virus du
génotype 1g a indiqué quelques changements en comparaison avec le consensus du
génotype 1g (Figue 17). Leu (C9), Gly (C10), Gly(C24), Glu (C33), Lys (C86),
Gly(C87), Leu (E2, 18), Ser (E2,25), Gln (E2,50), Arg (E2,85) Thr (E2,100),
Ala(E2,111) Ser (E2,117), Ile (E2,149), Leu(E1,175), Phe (E1,282), Glu (E1,325),
Gly(E1,388), Thr (E1,400), Asp (E1,434) Val (E1,454).
La plupart des changements des acides aminés semblent être conservés. Une mutation au
niveau du site de glycosylation NST (409-411) ; Thr (E2, 111) ; mutation du Ser au Thr
(pour la souche Ougandaise) et Ser en Ala (pour la souche d’Israël) (Figure 18).
Six sites sont connus tout le long de la région codante pour les protéines structurales C-
E2-E1 du VR; NAS au niveau des acides aminés, 353-355 ; NLS, 371-373 ; NST, 409-
411 ; NDS, 426-431 ; NGT, 658-660 ; NVT, 759-761.
79
Protéine C (Protéine de Capside) Glycoprotéine E2
Consensus 1g Met9 Glu10 Arg24 Gln33 Glu86 Ser87 Ser97 Pro18 Tyr25 His50 Lys85 Ala100
Rvi_uga_01 - - - - - Gly Leu - His - Arg -
Rvi_nh_usa_05 - - - - - - - - - Gln - Thr
Rvi einvered_isr_92 Leu Gly Gly Glu Lys - - Leu - - - -
E2 Glycoprotein E1 Glycoprotein
Consensus 1g Thr111 Pro117 Thr195 Ser175 Ser282 Lys325 Ala388 Ser400 Glu434 Ala454
Rvi_uga_01 - Ser - - - - - - - -
Rvi_nh_usa_05 - - - - - - - - - Val
Rvi einvered_isr_92 Ala - Ile Leu Phe Glu Gly Thr Asp -
80
1 50
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g --------lg ---------- ---g------ --e------- ----------
Consensus 1g MASTTPITME DLQKALEAQS RALRAELAAG ASQSRRPRPP RQRDSSTSGD Protéine
Consensus 1B MASTTPITME DLQKALEAQS RALRAELAAG ASQSRRPRPP RQRDSSTSGD de Capside C
51 100
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ------g--- ------l---
300 AA
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ---------- 7 AA
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- ---------- ---------- -----k---- ----------
Consensus1g DSGRDSGGPR RRRGNRGRGQ RRDWSRAPPP PEERQESRSQ TPAPKPSRAP
Consensus1B DSGRDSGGPR RRRGNRGRGQ RRDWSRAPPP PEERQESRSQ TPAPKPSRAP
301 350
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ----h----- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ---------q
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- -------l-- ---------- ---------- ----------
Consensu1g GLQPRADMAA PPTPPQPPRA HGQHYGHHHH QLPFLGHDGH HGGTLRVGQH
Consensus1B GLQPRADMAA PPTLPQPPRA HGQHYGHHHH QLPFLGHDGH HGGTLRVGQH
351 400
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ----r----- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ---------t
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
Consensus1g HRNASDVLPG HWLQGGWGCY NLSDWHQGTH VCHTKHMDFW CVEHDRPPPA La glycoprotéine E2
Consensus 1B HRNASDVLPG HWLQGGWGCY NLSDWHQGTH VCHTKHMDFW CVEHDRPPPA 282 AA
401 450
rvi_uga_20.01_1g ---------- ------s--- ---------- ---------- ---------- 7AA
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- a--------- ---------- ---------- ----------
Consensus1g TPTPFTTAAN TTPAATPATV PAPCHAGLND SCGGFLSGCG PMRLRHGADT
Consensus1B TPTPLTTAAN STPAATPATA PAPCHAGLND SCGGFLSGCG PMRLRHGADT
451 500
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----i-----
Consensus1g RCGRLICGLS TTAQYPPTRF GCAMRWGLPP WELVVLTARP EDGWTCRGVP
Consensus1B RCGRLICGLS TTAQYPPTRF GCAMRWGLPP WELVVLTARP EDGWTCRGVP
751 800
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ------l--- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
Consensus1g LSVAGVSCNV TTEHPFCNTP HGQLEVQVPP DPGDLVEYIM NYTGNQQSRW
851 900
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- ---f------ ---------- ---------- ----------
Consensus1g PGPGEVWVTP VIGSQARKCG LHIRAGPYGH ATVEMPEWIH AHTTSDPWHP La glycoprotéine E1
901 950 480 AA
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ---------- 8 AA
rvi_einvered.isr_92_1g ------e--- ---------- ---------- ---------- ----------
Consensus1g PGPLGLKFKT VRPVVLPRAL APPRNVRVTG CYQCGTPALV EGLAPGGGNC
951 1000
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- ---------g ---------- -t-------- ----------
Consensus1g HLTVNGEDVG AFPPGKFVTA ALLNTPPPYQ VSCGGESDRA SARVIDPAAQ
Consensus1B HLTVNGEDVG AFPPGKFVTA ALLNTPPPYQ VSCGGESDRA SARVIDPAAQ
1001 1050
rvi_uga_20.01_1g ---------- ---------- ---------- ---------- ----------
rvi_nh.usa_3.05_1g_crs ---------- ---------- ---------- -----v---- ----------
rvi_einvered.isr_92_1g ---------- -----d---- ---------- ---------- ----------
Consensus1g SFTGVVYGTH TTAVSETRQT WAEWAAAHWW QLTLGAICAL LLAGLLACCA
Consensus1B SFTGVVYGTH TTAVSETRQT WAEWAAAHWW QLTLGAICAL LLAGLLACCA
Figure 18: Alignement des séquences peptidiques des souches Africaines du nouveau génotype
1g (Ouganda et de la Côte d’Ivoire), en comparaison avec la souche isolée en Israël et en
comparaison avec le Consensus 1B et 1g.
81
Afin d’évaluer l’effet des mutations observées au niveau du site de glycosylation (E2,
111) des souches du génotype 1g, ces souches ont été testées avec le sérum des sujets
vaccinés. Les souches ont été adaptées à la lignée cellulaire Vero/Slam.
Les résultats du test de neutralisation ont montré que les deux souches sont neutralisées
par le sérum post vaccinal à un titre plus élevé (800 PFU) que celui de la souche R27/3
(200PFU). Ce qui suggère que la mutation en position E2, 111 n’affecte pas le pouvoir
neutralisant des anticorps vaccinaux.
Les arbres phylogénétiques des virus de référence établis en utilisant différentes régions
du gène E1 montrent pourquoi la région 739 nucléotides a été recommandée (Figure 7).
Ce fragment contient la région codante entière des protéines C, E2 et E1 et sert de
référence pour évaluer les autres régions.
Les souches d’origine d’Ouganda et de Côte d’Ivoire comparées avec la souche isolée en
Israël dans les années 90 se groupent dans le nouveau génotype 1g, qui était considéré
comme provisoire par manque de souches types. Le présent travail consistait donc à
mieux identifier le nouveau génotype et de le valider par l’étude détaillée de toutes les
protéines structurales C-E2-E1 en se référant aux recommandations de l’OMS,
Septembre 2004. L’analyse phylogénétique des souches Africaines montre une
diversification des génotypes dans le continent Africain ; avec circulation du génotype 1E
au Maroc (Afrique du Nord), génotype 2B en Afrique du Sud et le génotype 1g en
Ouganda (Afrique de l’Est) et en Côte d’Ivoire (Afrique de l’Ouest) (Figure 19).
82
Figure 19: Distribution des génotypes du VR en Afrique. Le génotype 1E est présent au
Maroc, génotype 1g en Côte d’Ivoire et Ouganda et le génotype 2B en Afrique du Sud.
Pour qu’un nouveau génotype soit reconnu, il doit contenir, au minimum, deux virus
soumis à une banque de gènes reconnue par l’OMS et la disponibilité des séquences de la
totalité des protéines de structure (SP-ORF) (région codant les protéines C, E2 et E1)
pour les 2 virus types de ce génotype.
De plus, l’analyse phylogénétique des virus types du nouveau génotype doit être
comparée à celle des virus de référence reconnus mondialement, ledit génotype devra
montrer que :
83
- les virus types du nouveau génotype sont regroupés séparément des autres génotypes,
avec un intervalle de confiance de 80-90%, en utilisant la méthode de Bootstraping
(Bretelles). Ce regroupement doit être retrouvé, en utilisant au moins 2 logiciels
bioinformatiques pour la construction des arbres phylogénétiques ;
- l’arbre phylogénétique, obtenue avec les séquences de la région SP-ORF des virus du
nouveau génotype et des autres virus de référence, doit être le même lors de l’analyse
individuelle des séquences codant les protéines C, E2 et E1 séparément ;
- la distance intra et inter-génique pour les virus du nouveau génotype doit correspondre à
celle des génotypes déjà existants.
84
Figure 20: Arbre phylogénétique du virus sauvage de la rubéole en se basant sur toute la
protéine structurale (C-E2-E1) SP - ORF (3186 nts). Les séquences des souches
Africaines ont été comparées aux 23 souches de référence. L’arbre a été établi par le
programme Clustal X version 1.8, utilisant l’algorithme Neighbor-Joining, méthode,
Bootstrap100 générations.
85
Figure21: Arbre phylogénétique du virus sauvage de la rubéole en se basant sur les 846
nucléotides du gène E2. Les séquences des souches Africaines ont été comparées aux 23
souches de référence. L’arbre a été établi par le programme Clustal X version 1.8,
utilisant l’algorithme Neighbor-Joining, méthode, Bootstrap100 générations.
86
Figure22: Arbre phylogénétique du virus sauvage de la rubéole en se basant sur les 1440
nucléotides du gène E1. Les séquences des souches Africaines ont été comparées aux 23
souches de référence. L’arbre a été établi par le programme Clustal X version 1.8,
utilisant l’algorithme Neighbor-Joining, méthode, Bootstrap100 générations
87
Figure23: Arbre phylogénétique des virus de la rubéole en se basant sur les 900
nucléotides du gène C. Les séquences des souches Africaines ont été comparées aux 23
souches de référence. L’arbre a été établi par le programme GCG utilisant l’algorithme
PAUP Maximum Parsimony méthode.
88
Figure24: Arbre phylogénétique du virus sauvage de la rubéole en se basant sur les 900
nucléotides du gène de capside C. Les séquences des souches Africaines ont été
comparées aux 23 souches de référence. L’arbre a été établi par le programme Clustal X
version 1.8, utilisant l’algorithme Neighbor-Joining, méthode, Bootstrap100 générations.
89
VI- GÉNOTYPAGE DU GÉNOME ENTIER DU VIRUS DE LA RUBÉOLE :
SOUCHE VACCINALE HPV77.
M P150 P90 C E2 E1
M 1 2
M 1234 5 M= Marqueur de poids
moléculaire
M=Marqueur
de poids
3000 moléculaire
1= 1F , Rub2013R
2700 1= NC
2500 2= Rub1367F, Rub3821R
2300
2000
3= Rub2993F, Rub5666R 2= 6F, Rub3’R
4= Rub5167F, 64R
5= NC
NSP-ORF
Figure 25 : Electrophorèse des produits PCR. Amplification de la région non
structurale (6700 nts) et de la région structurale (3186 nts) du virus. La migration est
faite sur gel d’agarose à 1.5%.
Sept virus de référence ont été utilisés pour la comparaison: RVI_Toyama.JP_67 (TO-
366); RVI_Bel_63 (Cen_Bel_63); RVI_Beijing_CHN_80 (BRDII);
RVI_Beijing_CHN_79 (BRDI); RVI_Con_USA_64 (FTherien); RVI_USA_64
(RA27/3). Deux souches appartiennent au génotype II ou clade, (RVI_Beijing_CHN_80
90
et la souche RVI_Beijing_CHN_79) et autres cinq souches appartiennent au génotype I
ou clade 1.
Toutes ces souches sont des souches vaccinales, les seules où les séquences de tout le
génome sont disponibles sauf pour la souche vaccinale HPV77. La souche vaccinale
HPV77 est la première souche qui était mise sur le marché aux Etats-Unis. Deux ans
après, elle a été retirée du marché vu les complications d’arthrites sévères qu’elle a causé.
Depuis, cette souche a été remplacée par la souche vaccinale Wistar R27/3.
Le choix des amorces a été réalisé par Le logiciel bioinformatique GCG (Genetics
Computer Group Package (Accelrys, SanDiego, CA), en se basant sur le pourcentage en
GC dans chaque région ainsi que sur la température de fusion (Tm).
L’alignement des séquences peptidiques des sept virus a montré des aa spécifiques pour
la souche HPV77 en comparaison avec le Consensus : Leu14; Arg42; Ser171; Glu299;
Tyr350; Leu429; Leu522; Gly537; Pro584; Arg596; Arg598; Gly713; Thr717; Cys718;
Arg862; Arg1129; Val1167; Cys1207; Gly1572; Ala2191; Ser2197; Arg2252; Tyr2345;
Pro2387; Met2390; His2424; Gly2425; Ser2430; His2644; Ser2667; Trp2668; Val2709;
Arg2777; Arg2779; Arg2781; Tyr2798; Phe2810; Arg3022; Tyr3123; Tyr3232.
91
A B
92
C D
Figure 26b: Arbres phylogénétiques en se basant sur les séquences ; C : sur la base des
séquences de la protéine non structurale NSP-ORF (6700 nts) ; D : arbre construit sur la
base des 900 nts du gène de la protéine de capside C. Les arbres sont construits utilisant
PAUP ‘’Maximum Parsimony ‘’ programme.
93
DISCUSSION
I-SEROPRÉVALENCE DE LA RUBÉOLE CHEZ LES FEMMES EN AGE DE
PROCRÉER AU MAROC ET CHOIX D’UN MODELE D’UNE STRATÉGIE
VACCINALE
Pour documenter la rubéole, au Maroc, une étude de la séroprévalence des anticorps IgG
anti-rubéole, chez les femmes en âge de procréer et habitant le milieu rural et le milieu
urbain, a été entreprise.
Ainsi, il s’est avéré que sur un total de 967 sérums, 83,5% des femmes sont séropositives
(IgG positifs) (Tableau 5). Par ailleurs, aucune différence significative (p=0,87) n’est
observée dans les séropositivités des femmes issues du milieu rural (81,5%) et celles
issues du milieu urbain (85 %).
Lorsque l’âge des femmes est pris en considération, une différence statistiquement
significative est rapportée, uniquement en milieu urbain, entre les tranches d’âge 15-19
ans et 30-34 ans (p<0,0001) et entre les tranches d’âge 15-19 ans et 35-39 ans
(p<0,0001).
94
Les premières données du statut immunitaire, vis-à-vis du virus de la rubéole des femmes
en âge de procréer, rapportées, à l’échelle nationale, montrent une grande susceptibilité à
l’infection chez les plus jeunes, puisque le taux de protection de 94,8% et de 88,0% est
signalé chez les femmes âgées de plus de 35 ans, respectivement en milieu urbain et en
milieu rural. Le virus circulant plus facilement dans une population plus dense, en milieu
urbain expliquerait la protection. Cependant, 17,5% des femmes étant susceptibles à
l’infection par le virus, cette dernière indique, quant à elle, un grand risque de développer
le SRC, au Maroc.
Au Maroc, 67% des naissances se produisent chez les femmes jeunes, la tranche d’âge
20-29 ans étant la tranche la plus susceptible à l’infection par le virus de la rubéole
(Direction de Population, Politique de santé de l’enfant au Maroc, 2005) (Tableau 6). Un
tel résultat aiderait, à développer une stratégie de vaccination contre la rubéole, dans le
but d’éliminer et/ou de diminuer le nombre de cas de SRC.
Par ailleurs, l’estimation du nombre de cas de SRC, au Maroc, rapportés entre 1990 et
2002, a été effectuée, en se basant, non seulement, sur les données cliniques de
l'incidence des cas de SRC, mais, également, sur les signes cliniques de l’atteinte oculaire
par la cataracte (Sharon et al., 2005). Pour essayer d’expliquer, d’une part, les cas adultes
suspects de SRC, entre 1965 et 1997 et les cas suspects de SRC mentionnés, entre 1990 et
2002, une étude a été menée, dans les deux grandes villes du Maroc (Casablanca, Rabat),
en utilisant les registres du Ministère des Handicapés et les registres médicaux des
naissances.
Ainsi, une estimation de 8,1 cas à 12,7 cas de SRC par 100 000 naissances a été notifiée
(Sharon et al., 2005) alors que des études plus anciennes rapportaient des valeurs plus
élevées comprises entre 52 à 144 cas de SRC par 100 000 naissances, en appliquant des
modèles mathématiques (Cutts et al., 1996).
C’est ainsi, qu’au Maroc, et surtout en milieu rural, la plupart des nouveaux-nés, naissant
à la maison et éloignés de toute surveillance médicale (Azelemat, 1997), sont sévèrement
affectés et difficilement recensés, surtout que des cas de SRC pouvant se manifester par
des signes non sévères, rarement déclarés (Shiff et al., 1970 ; Isacsohn et al., 1979).
95
La séroprévalence des anticorps contre le virus de la rubéole, chez les femmes en âge de
procréer, est variable et des valeurs de 96,2% (Doroudchi et al., 2001) et de 90,1%
(Dromigny et al., 2003) de séropositivité sont relevées, respectivement, en Iran et au
Sénégal.
Ainsi, la prévention de l'infection par le virus de la rubéole, au Maroc, chez les femmes
enceintes n’est alors possible que par la vaccination, et, principalement, par une
vaccination de masse des jeunes filles et/ou des enfants. Une telle stratégie permettrait
d’interrompre la circulation du virus et, par conséquent, diminuerait l’incidence des cas
de SRC.
Ces données générées en 2002 et ont fait l’objet d’un rapport détaillé adressé au
Ministère de la santé, et par ailleurs, soutenu la stratégie d’inclure le vaccin de la rubéole
dans le calendrier vaccinal en 2003 chez les enfants a l’âge de la rentrée scolaire et
d’inclure très prochainement la vaccination des femmes en âge de procréer.
L’importance de la rubéole, du point de vue santé publique, tient à ses effets tératogènes
chez la femme enceinte. Ce n’est que, récemment, que le fardeau représenté par la rubéole,
dans les pays en développement, suscita un intérêt particulier, bien après que des études
épidémiologiques aient révélé l’émergence de cas de rubéole congénitale.
96
C’est ainsi que, l’intérêt réservé, non seulement, à la maladie, mais, aussi, à la stratégie de
la vaccination, s’est récemment accru pour différentes raisons (Cutts et al., 1997).
La couverture vaccinale des nourrissons contre la rougeole est actuellement supérieure à
80%, dans la majorité des pays en développement, ce qui prouve qu’un programme efficace
de lutte contre la rubéole est réalisable.
Par ailleurs, la rubéole survient, généralement, plus tardivement que la rougeole, ce qui
explique sa faible contagiosité. Le taux de reproduction de base (Ro) ou nombre moyen des
cas secondaires attendus, après l’introduction d’un cas dans une population totalement
réceptive, est estimé à 6 à 7 pour la rubéole contre 12 à 18 pour la rougeole (Anderson et
al., 1983).
En 2002, 57% des pays (63/110) seulement ont introduit, le vaccin de la rubéole, dans
leur programme d'immunisation (Zheng et al., 2003). Au Maroc, pays comptant plus de
30 millions d’habitants, le vaccin contre la rubéole n’a été introduit dans le secteur public
qu’en 2003, chez les enfants âgé de 6 ans, dès la rentrée scolaire (PNI, Ministère de la
Santé). Une couverture vaccinale contre la rougeole supérieure à 90%, avec un statut
immunitaire de 82%, a pu être atteinte (Caidi et al., 2004).
La décision de vacciner les femmes en âge de procréer doit être précédée par des études
sérologiques afin de déterminer l'ampleur de la susceptibilité de l’infection chez les
femmes et permettre d’évaluer l’incidence des cas de SRC (Cutts et al., 1997 ; Vynnycky
et al., 1996). En effet, le taux de naissance, au Maroc, est, approximativement, estimé à
677 000. La majorité des naissances provient des femmes âgées entre 24 et 29 ans (67
97
453) en milieu urbain et chez les femmes âgées entre 20 et 24 ans (70 091) en milieu
rural (Demographic Yearbook, 2003) (Annexe 4).
Il est alors apparu, de part l’expérience de plusieurs pays, qu’il est essentiel d’inclure la
vaccination des femmes en âge de procréer dans toute stratégie (Fogel et al., 1979 ;
Miller et al., 1987 ; Orenstein et al., 1985). Il est, aussi, important de définir la tranche
d’âge la plus susceptible, en tenant compte du profil de fertilité spécifique du pays,
puisque ceci influencera le coût, toutes les femmes en âge de procréer devant être
considérées. Pour éviter le risque de vacciner les femmes enceintes, la stratégie
habituelle consiste à vacciner les femmes après leur accouchement.
Les éventuelles stratégies vaccinales contre la rubéole présentent toutes des avantages et
des inconvénients (Tableau 10).
98
Stratégies Avantages Inconvénients
Vaccination sélective des Protection directive des futures mères Pas d’effet sur la transmission de la
adolescentes avant la première grossesse. rubéole.
Impact sur la rubéole congénitale
Peu coûteux si les services de santé différé d’au moins de 10 ans.
scolaire existent déjà
Poursuite de la transmission de la
rubéole parmi les enfants non vaccinés.
Vaccination sélective des Protection immédiate de toutes les Pas d’effet sur la transmission de la
adolescentes et des femmes en âge de procréer sans risque rubéole.
femmes pendant le post- de vaccination accidentelle pendant la Les femmes enceintes pour la première
partum grossesse. fois ne sont pas touchées pendant 10 ans
S’est montrée efficace (par exemple en Si sérologie prénatale plus vaccination
Australie) postnatale des femmes séronégatives,
couverture élevée difficile à atteindre.
Vaccination sélective des Protection immédiate de toutes les Coût plus élevé de la vaccination
adolescentes et de toutes femmes en âge de procréer. Nécessité des services
a de conseils aux
les femmes en âge de S’est montrée efficace (par exemple en femmes enceintes
procréer Israël)
Vaccination des enfants En principe, une couverture élevée Protection indirecte des femmes en âge
seulement pourrait finalement éliminer la de procréer NON garantie
transmission de la rubéole Délai très long pour obtenir un impact
visible. Stratégie non recommandée.
Combinaison de la Impact potentiel immédiat sur la rubéole Coûteux à maintenir.
vaccination des enfants, congénitale. Nécessité de services
a de conseils aux
des écolières et de toutes A long terme, possibilité d’éliminer la femmes enceintes
les femmes en âge de rubéole. Couverture élevée difficile à obtenir
procréer. dans chaque groupe cible.
Campagnes de masse Interrompt potentiellement la Laisse un réservoir des personnes
pour les enfants de 1 à 14 transmission de la rubéole, au moins à réceptives plus âgées.
ans et vaccination court terme (par exemple à Sao Paulo). Risque de résurgence de la rubéole chez
systématique des enfants les adolescents/adultes, donc risque de
par rougeole –brubéole rubéole congénitale.
(RR) ou ROR Stratégie non recommandée
Campagnes de masse Si elle est mise en œuvre efficacement, Plus coûteux
pour les femmes en âge peut éliminer la rubéole (par exemple à Nécessité de services de conseils aux
de procréer et les enfants Cuba) a
de 1 à 14 ans et femmes enceintes
vaccination systématique La transmission de la rubéole peut se
des enfants par RR ou poursuivre chez les adultes masculins.
ROR Stratégie recommandée
99
La vaccination sélective des adolescentes protègerait uniquement les personnes vaccinées
mais n’aurait que peu d’effet sur la transmission de la maladie. Aussi, dans les pays qui
ne peuvent pas garantir une couverture vaccinale élevée et régulière pour les enfants,
cette stratégie a l’avantage de ne pas déplacer l’âge moyen de l’infection vers l’âge de la
procréation. Elle exigerait, cependant, un taux élevé de scolarisation des filles et une
bonne liaison entre les établissements scolaires et les autorités sanitaires (Cutts et al.,
1997). Le fait que certains pays se limitent à la seule vaccination des enfants reste,
cependant, un phénomène préoccupant.
La couverture vaccinale doit être rigoureusement suivie chez tous les groupes cibles.
Pour les enfants jusqu’à deux ans, il suffit d’incorporer les informations relatives à la
rubéole dans le système d’enregistrements et de mesures en place pour le programme
élargi de vaccination (PEV). Pour les petites filles en âge de la scolarité, la coopération
des autorités de santé scolaire et du ministère de l’éducation est nécessaire. Le suivi
systématique des femmes en âge de procréer étant plus difficile, il serait probablement
nécessaire d’instaurer le système du carnet de vaccination pour toute la vie, comme pour
le vaccin antitétanique (Tan, 1987).
Les pays qui ont un programme national de vaccination contre la rubéole doivent
s’assurer que leur stratégie inclut la protection des femmes en âge de procréer. La
situation locale et la capacité ou non d’atteindre une couverture vaccinale élevée
permettraient de déterminer s’il vaut mieux recourir à une campagne de masse unique ou
à une vaccination systématique des femmes en âge de procréer, avec ou sans sérologie
préalable.
100
des enfants aveugles meurent dans les 12 mois qui suivent la naissance, dans les pays en
développement (Cohen et al., 1985). La contribution du SRC à ces anomalies peut être
évaluée, en recherchant les autres manifestations cliniques du syndrome, le résultat
restant, par ailleurs toujours sous évalué. Une comparaison des cas témoins de la
prévalence des IgG contre la rubéole peut fournir des données de confirmation. Ainsi,
chez des enfants âgés de 6 mois à 4 ans et présentant une surdité de perception, 13%
avaient des manifestations de rubéole congénitale (Peckham, 1985). Parmi ces cas, 24 %
d’entre eux avaient des IgG contre la rubéole contre 9% des témoins suggérant que 15 %
des cas de surdité étaient liés au SRC (Peckham, 1985).
Une surveillance sérologique de la réceptivité, si les ressources le permettent, est plus que
nécessaire. En effet, une surveillance sérologique longitudinale est un apport utile à la
surveillance clinique, dans le but de suivre l’impact du programme sur la réceptivité dans
les différentes tranches d’âge, surtout, chez les femmes en âge de procréer. La méthode la
plus simple consisterait à mesurer la réceptivité chez les femmes enceintes, lors de la
consultation prénatale (Chaturvedi et al., 1976) et, idéalement, à combiner cette action à
la vaccination des femmes séronégatives après leur accouchement.
Dans les pays qui aspirent à éliminer la rubéole, le suivi des modifications de la
séroprévalence, en fonction de l’âge et du sexe, apporte des éléments de base à de
nouvelles stratégies de vaccination (Intaraprasert et al., 1988). Cependant, ces modèles
sont adaptés au contexte des pays industrialisés et n’incluent pas les autres approches
possibles comme la vaccination de masse initiale dans les différentes tranches d’âge.
L’efficacité des diverses approches dans des pays en développement, comprenant des
conditions démographiques et épidémiologiques très variées, devrait être modélisée.
Il faudrait s’informer au préalable sur le coût des différentes stratégies de façon à inclure
cet élément important dans la modélisation.
101
Au Maroc, le vaccin combiné (ROR) est disponible dans le secteur privé depuis des
années. L’introduction du vaccin (RR), depuis 2003, dans le programme national, est
limitée aux enfants en âge de la scolarité. Ce programme ne prend pas en considération
les femmes en âge de procréer. La diminution de l’incidence de la maladie et du nombre
des cas de SRC, au Maroc, ne serait possible que si la circulation du virus est interrompue
par une vaccination de masse des femmes en âge de procréer et des petites filles en âge
de scolarisation et une vaccination systématique des enfants par le vaccin combiné RR ou
ROR. Les femmes enceintes, durant la campagne de vaccination de masse, seront
vaccinées, après leur accouchement, avec ou sans sérologie préalable.
L’avidité des IgG est la force de liaison entre un antigène multivalent et les IgG
spécifiques correspondants. Une faible avidité correspond généralement à une infection
récente, une forte avidité correspond soit à une réinfection soit à une infection ancienne
(Picone et al., 2005). L’observation d’une séroconversion est souvent corrélée à une
infection primaire. Cependant, en ce qui concerne la sérologie de la rubéole, le seuil de
positivité des IgG (ou des anticorps totaux) varie en fonction du kit commercial utilisé. Il
est, généralement, élevé et se situe entre 10 et 15 [Link]-1, par le test ELISA et de 25
[Link]-1, par le test EIA (Picone et al., 2005).
L’objectif du test repose sur le diagnostic de l’infection primaire par le virus de la rubéole
susceptible d’infecter le fœtus chez la femme enceinte. En effet, à la suite d’un contage et
en présence de signes cliniques évocateurs ou lorsque les résultats des examens
systématiques invoquent une infection primaire (séroconversion, augmentation du taux
des anticorps, présence des IgM spécifiques) chez une femme enceinte, la détermination
du test d’avidité pourrait résoudre les problèmes d’interprétation chez les femmes
enceintes en présence des IgM spécifiques.
102
La synthèse des résultats de l’étude montre une avidité élevée chez les femmes les plus
âgées, ceci consignant une réinfection possible par le virus de la rubéole. Le risque de
transmission intra-utérine de virus causée par une réinfection maternelle est extrêmement
faible (suite à une vaccination ou à une infection naturelle) (Aboudy et al., 1997). Très
peu de cas de rubéole congénitale après une réinfection maternelle ont été documentés
(Thomas et al., 1992 ; Aboudy et al., 1997 ; Bottiger et Jensen, 1997).
Les données expérimentales confirment que les anticorps IgM sont, également détectés,
dans les cas d’une réinfection par le virus de la rubéole, avec une avidité élevée, mais, il
faut noter que, la détection des IgM seule, ne peut pas différencier entre une infection
primaire et une réinfection. (Gutierrez et al., 1999 ; Rasool et al., 2005).
En effet, des études antérieures sur la sensibilité et la spécificité des tests IgM ont prouvé
que, la sensibilité du test IgM, pour le diagnostic de l’infection primaire, est de 76.9%
(Tipples et al., 2004). Ainsi, la possibilité d’une réinfection, avec un taux des IgG faible,
une avidité des IgG élevée et des IgM sériques absents serait envisageable (Cusy et al.,
1993). Dans le cas d’une immunisation, suite à une infection naturelle ou après une
vaccination, les anticorps anti-IgG sont présents, l’avidité des IgG est élevée et les IgM
sont absents. (Reis et al., 2004).
Par ailleurs, l'évaluation du test IgM et du test d’avidité des IgG dans le cadre du
diagnostic différentielle entre une réaction immune primaire et une réaction secondaire au
virus de rubéole, montre que la sensibilité du test IgM par ELISA et/ou par EIA est,
respectivement, de 97.9% et de 77.4 % alors que la sensibilité du test d’avidité des IgG
du virus de la rubéole est de 100 %. Le test de l'avidité des IgG révèle des valeurs
prédicatives positives et négatives plus élevées que le test IgM EIA (Rasool et al.,
2005).
Le test de l’avidité des IgG est donc plus sensible que le test des IgM, pour différencier
entre une infection primaire et une réinfection par le virus de la rubéole. Par conséquent,
l'analyse de l’avidité des IgG, lorsque le test IgM s’avère positif chez une femme enceinte
et présentant des signes cliniques, est recommandé en tant qu’analyse complémentaire de
routine (Rasool et al., 2005).
103
L'utilisation des deux analyses est clairement reconnue comme avantageuse, et, serait
alors, préconisée, dans le cas oú le sérum est positif en IgM (Hofmann et al., 2005).
Cependant, la mesure de l’avidité des IgG n’est réellement possible que chez les patientes
immunocompétentes (Dussaix et al., 1996 ; Hedman et al., 1993).
La plupart des études génétiques du virus de la rubéole ont été réalisées par le séquençage
de la totalité ou de certaines portions de la région codant la protéine d’enveloppe E1.
Ainsi, sept groupes intraclade, appelés ultérieurement génotypes, ont été acceptés et
conçus avec des lettres majuscules 1B, 1C, 1D, 1E, 1F, 2A et 2B (OMS, 2004).
104
Pour ce qui est des virus du clade 1, le génotype 1C, trouvé, lors d’une épidémie au
Japon, est supposé être un génotype importé des Etats-Unis d’Amérique, bien qu’il n’y
ait pas eu de données épidémiologiques pour appuyer l’hypothèse (Reef et al., 2004). Le
génotype 1D était présent au Canada en 1987 et aux Etats-Unis en 1988. Le génotype 1E,
identifié pour la première fois en 1997, semble être, actuellement, présent dans le monde
entier (Reef et al., 2004).
Quant aux virus du clade 2, ils ont été décelés, seulement, en Asie. Le génotype 2A, isolé,
en Chine, en 1979 et 1980, n’a pas réapparu depuis. Le génotype 2B est le génotype le
plus répandu par rapport aux autres génotypes du clade 2. Le génotype 2c, observé en
Russie, seulement, est considéré comme provisoire.
Dans la plupart des pays Africains, y compris le Maroc, l’Ouganda, la Côte d'Ivoire et
l'Afrique du Sud, la rubéole demeure une maladie non contrôlée et non documentée.
L’intérêt de ce travail est de combler les lacunes en ce qui concerne l’épidémiologie
moléculaire du virus de la rubéole dans le continent Africain.
Ainsi, 50 échantillons sont collectés et analysés, de 2001 à 2005, durant des épidémies de
la rougeole au Maroc, en Ouganda et en Afrique du Sud, dont un cas de SRC originaire
de Côte d'Ivoire.
Le génome du virus de la rubéole (RV) peut être amplifié, à partir des échantillons
cliniques tels que des prélèvements nasaux pharyngés et des prélèvements urinaires. La
connaissance du génotype du virus indigène circulant au Maroc aidera, non seulement, à
décrire les voies de transmission du virus, mais, permettra, également de contribuer aux
efforts d'évaluation de l'efficacité des campagnes de vaccination futures, dans le pays.
Le génome du virus n’a été amplifié que dans 16% (8/50) des cas. Parmi les 31
échantillons originaires du Maroc, 22 (71%) d’entre eux ont été collectés deux jours
après l’éruption cutanée et les 9 (29%) autres ont été collectés quatre jours après le début
de l’éruption. Ces derniers échantillons, considérés négatifs par RT-PCR et par
hybridation, confirment qu’un retard dans le prélèvement des échantillons, destinés pour
105
l’isolement viral ou pour une analyse moléculaire, peut avoir comme conséquence la
dégradation par des nucléases (Flavia et al., 2003).
L’analyse moléculaire des souches circulant au Maroc, de 2001 à 2005, montre qu’il
n’existe qu’un seul génotype associé à la transmission épidémique du virus dans le pays.
Il s’agit du génotype 1E (Clade 1) (Figure 11). Un tel génotype est connu en tant que
génotype international. Le génotype du Maroc est identique au génotype qui circule en
Europe, ceci venant, certainement, du fait des voyages fréquents entre le Maroc et le
continent européen. Les virus des autres pays voisins d’Afrique du Nord n’étant pas
encore identifiés, il n’est pas connu si le même génotype circule aussi dans ces pays.
D'autres virus dans ledit génotype ont été isolés aux Etats-Unis d’Amérique, dans le
Suriname, en Allemagne, en Chine, en Ukraine, au Canada, aux Bahamas et en Malaisie.
Des virus du même type, originaires de Grèce et de Grande Bretagne et plus récemment
rapportés, existent, certes, mais, n'apparaissent pas sur l’arbre phylogénétique (Zheng et
al., 2003 c).
Les virus originaires d’Ouganda et de Côte d’Ivoire se regroupent dans le génotype 1g.
Le virus d’Ouganda a été considéré pendant des années comme génotype IB, génotype
contenant des virus d'Europe et d'Israël, de 1980 à 1990. Le génotype 1B et les génotypes
1C, 1D et 1F sont limités à certaines zones géographiques. Plus précisément, le génotype
1B a été trouvé en Europe et le long de la côte orientale de l’Amérique du Sud. Le
génotype 1C, quant à lui, a été isolé, en Amérique centrale et le long de la côte
occidentale de l’Amérique du Sud. Pour le génotype 1F, il a été retrouvé en Chine. Le
génotype 1D a été observé dans les pays d’Asie. D'autres virus encore proviennent de la
grande Bretagne et d’Allemagne.
Pour ce qui est des autres souches africaines, l’analyse moléculaire révèlent, dans ce cas,
que les virus des deux clades (1 et 2) circulent en Afrique. En effet, la souche originaire
de l’Afrique du Sud s’associe aux souches du génotype 2B (clade 2) (Figure 15).
L'Afrique est actuellement le troisième continent dans lequel les virus du clade 1 et du
clade 2 sont isolés.
106
En raison du nombre limité des prélèvements, et puisque c'est la première étude
moléculaire du virus de la rubéole en Afrique du sud, il n’est pas certain que le génotype
2B ait été récemment importé d'Asie en Afrique du sud ou que le génotype 2B soit un
virus indigène du pays pendant des années
Ainsi, il a été démontré que le clade 1 est largement distribué dans le monde alors que le
clade 2 est limité au continent Asiatique (Reef et al., 2000). Cette tendance a été
confirmée dans l'arbre phylogénétique, en utilisant soixante trois isolats (Frey et al.,
1997).
Grouper les virus du génotype 1g et du génotype 1B est plus délicat que le regroupement
de n’importe quelle autre génotype. De plus, la région nucléotidique, précédemment
utilisée (601 nts), n’était pas suffisante pour différencier entre les deux génotypes.
Cependant, la région combinée 739 nts (601 et 512) a donné des groupements appropriés
pour le génotype 1B et le génotype 1g et une grande crédibilité de clade pour les virus qui
forment le génotype 1F.
Le seul virus de référence dans le génotype 1g a été la souche isolée en Israël (ISR_92). Il
était donc indispensable d’ajouter d’autres virus types pour confirmer l’usage du nouveau
génotype. En effet, un génotype temporaire ne sera accepté comme nouveau génotype
que si au moins trois souches se regroupent dans le même génotype, avec, cependant, la
disponibilité des séquences de la région codant les protéines de structure SP-ORF (3186
nts).
Il en est de même pour le génotype 1a. Il a été considéré comme provisoire parce que la
phylogénie de ce groupe de virus était complexe et mal comprise. En effet, le génotype
1a, fut d’abord subdivisé en plusieurs groupes puis, plus récemment, en deux groupes
selon la nouvelle nomenclature des génotypes du virus de la rubéole (MMWR, 2005).
Ainsi, il a fallu cinq virus de référence (SEL USA 97, T14CH02, MAL1MAL0, NCJP90,
107
SAI JP94), en raison de sa grande diversité. Plus fréquemment rencontré, dans le monde
entier, avant 1984, le génotype 1a, identifié au Canada, en 1985, avait pratiquement
disparu, pour réapparaître très récemment, en Mongolie et au Myanmar (Shigetaka,
2004).
En ce qui concerne le génotype 1g, il est considéré comme provisoire car, d’une part, il
ne possédait pas de virus types et que d’autre part, la relation entre le génotype 1B et le
génotype 1g n’était pas bien définie. Aussi, en appliquant différents logiciels
bioinformatiques, pour construire l’arbre phylogénétique, la région 601 nts ne donnait pas
de résultats concordants, bien que ce fragment reste efficace pour regrouper les autres
virus des génotypes 1C, 1D, 1E, 1F, 2A, 2B, ou 2c.
Ainsi, pour valider l’usage du nouveau génotype 1g, la région de 3186 nucléotides codant
pour les protéines structurales SP-ORF (C-E2-E1) a été analysée pour le virus d’Ouganda
et le virus de la Côte d’Ivoire. La comparaison a été faite avec le virus originaire
d’Israël.
108
L’utilisation des différents programmes, pour la construction de l’arbre phylogénétique
(Figures 23, Figure 24), le regroupement du génotype 1g et du génotype 1B, en se
réalisant, posait la même confusion. Ceci s’explique par le pourcentage élevé en GC qui
rendait l’analyse difficile (Lee et al., 2002 ; Takkinen et al., 1988).
En effet, l’analyse phylogénétique des séquences de tout le génome du virus et des autres
régions du génome a donné des regroupements différents. L’arbre phylogénétique de tout
le génome (Figure 26aA) a donné un regroupement identique au regroupement obtenu
lors de l’analyse de toute la région codant pour les protéines de structure C-E2-E1 (Figure
26aB). Ainsi, un regroupement différent est observé, selon qu’il s’agisse du séquençage
de la région de la protéine non structurale (NSP-ORF) (Figure 26bC) ou du séquençage
du gène codant la protéine de capside C (Figure 26bD).
109
Cette étude a permis également de mieux identifier les différentes protéines de structure
(SP-ORF) du virus de la rubéole. Vingt acides aminés, trouvés le long de la protéine C-
E2-E1, sont considérés comme spécifiques pour le génotype 1g. Vingt acides aminés est
la taille normale du peptide synthétique pour la production d'anticorps chez les animaux.
Si un tel peptide est considéré spécifique pour les virus du génotype 1g, les anticorps
seraient utilisés par le Western Blot. Ainsi, les souches seraient mieux caractérisées
comme différentes du point de vue antigénique.
110
CONCLUSION GÉNÉRALE
111
CONCLUSION GÉNÉRALE
La rubéole est une infection virale bénigne survenant généralement dans l’enfance.
Cependant, lorsque la femme contracte la maladie, au cours des premiers mois de la
grossesse, le fœtus peut présenter à la naissance des malformations congénitales sévères
connues sous le nom du syndrome de la rubéole congénitale (SRC). Seules des stratégies
de vaccination, bien conduites et ciblées, aussi bien sur les enfants que sur les femmes en
âge de procréer, permettront d’atteindre les objectifs d’élimination du SRC.
L’immunisation, induite par une infection naturelle ou par une vaccination, entraîne
l’apparition d’une immunité qui semble persister durant toute la vie. Toutefois, cette
immunité est relative et non absolue, puisqu’une réinfection possible peut être mal
interprétée, d’un point de vue clinique, chez une femme enceinte.
Pour différencier entre une infection primaire susceptible d’infecter le fœtus et une
réinfection, un test d’avidité (IA) des IgG est effectué sur 100 femmes enceintes ayant
une suspicion d’infection. Ainsi, 52% des femmes sont positives en IgM et IgG, 76,9%
d’entre elles présentent un IA faible (< à30%), 7,6% un IA modéré (30 à 50 %) et 15,4%
112
un IA élevé (> à 50). Le test de l’avidité des IgG, révélant des valeurs prédicatives plus
élevées que le test IgM EIA, est recommandé en tant qu’analyse complémentaire de
routine.
La caractérisation moléculaire du nouveau génotype 1g, réalisée pour la première fois, est
effectuée par séquençage de la région (3186 nucléotides) codant pour les protéines
structurales SP-ORFs (C-E2-E1). La comparaison est faite avec le virus originaire
d’Israël, pour valider l’usage des souches du génotype 1g.
113
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ANNEXES
Annexe 1: carte génétique du virus de la rubéole avec les séquences des amorces utilisées
dans cette étude et dans d’autres études.
CDC#1 (SwaI)
CDC#21/#114 (HIII + SP6);
CDC#22 (HIII+T7) CDC49
CDC19
CDC#28(AflII+T7)
* * * * A* * * *
*1caatggaagctatcggacctcgcttaggactcccattcccATGGAGAAgCTCCTAGATGAGGTTCTTGCCCCCGGTGGGCCTTATAACTTAAC
CGTCGGC
M E K L L D E V L A P G G P Y N L T V
G
Rub90F
* * * * * * * * * *
101AGTTGGGTAAGAGACCACGTCCGATCAATTGTCGAGGGCGCGTGGGAAGTGCGCGATGTTGTTACCGCTGCCCAAAAGCGGGCCATCGTAGCCGTGATAC
S W VCDC50
R D H V R S I V E G A W E V R D V V T A A Q K R A I V A V I P
Rub264
* * * * * * * * * *
201CCAGACCTGTGTTCACGCAGATGCAGGTCAGTGATCACCCAGCACTCCACGCAATTTCGCGGTATACCCGCCGCCATTGGATCGAGTGGGGCCCTAAAGA
R P V F T Q M Q V S D H P A L H A I S R Y T R R H W I E W G P K E
Rub385
F
* * * * * * * * * *
301AGCCCTACACGTCCTCATCGACCCAAGCCCGGGCCTGCTCCGCGAGGTCGCTCGCGTTGAGCGCCGCTGGGTCGCACTGTGCCTCCACAGGACGGCACGC
A L H V L I D P S P G L L R E V A R V E R R W V A L C L H R T A R
Rub395
* * * * * * * * * *
401AAACTCGCCACCGCCCTGGCCGAGACGGCCgGCGAGGCGTGGCACGCTGACTACGTGTGCGCGCTGCGTGGCGCACCGAGCGGCCCCTTCTACGTCCACC
K L A T A L A E T A S E A W H A D Y V C A L R G A P S G P F Y V H P
CDC27
* * * * * * * * * *
CTGAGGACGTCCCGCACGGCGGTCGCGCCGTGGCGGACAGATGCTTGCTCTACTACACACCCATGCAGATGTGCGAGCTGATGCGTACCATTGACGCCAC
E D V P CDC51
H G G R A V A D R C L L Y Y T P M Q M C E MRub607
R T I D A T
CDC76 CDC75
* * * * G AAT * * * * *
CCTGCTCGTGGCGGTTGACTTGTGGCCGGTCGCCCTTGCGGCCCACGTCGGCGACGACTGGGACGACCTGGGCATTGCCTGGCATCTCGACCATGACGGC
L L V A V D L W P V A L A A H V G D D W D D L G I A W H L D H D G
CDC133
* * * * * * * * * *
GGTTGCCCCGCCGATTGCCGCGGAGCCGGCGCTGGGCCCACGCCCGGCTACACCCGCCCCTGCACCACACGCATtTACCAAGTCCTGCCGGACACCGCCC
G C P A D C R G A G A G P T P G Y T R P C T T R I Y Q V L P D T A H
* * * * * * * * * *
ACCCCGGGCGCCTCTACCGGTGCGGGCCCCGCCTGTGGACGCGCGATTGCGCCGTGGCCGAACTCTCATGGGAGGTTGCCCAACACTGCGGGCACCAGGC
P G R L Y R C G P R L W T R D C A V A E L S W E V A Q H C G H Q A
* * * * * * * * * *
GCGCGTGCGCGCCGTGCGATGCACCCTCCCTATCCGCCACGTGCGCAGCCTCCAACCCAGCGCGCGGGTCCGACTCCCGGACCTCGTCCATCTCGCCGAG
R V R A V R C T L P I R H V R S L Q P S A R V R L P D L V H L A E
CDC30
Rub1086
* * * * * * * * * *
GTGGGCCGGTGGCGGTGGTTCAGCCTCCCCCGCCCCGTGTTCCAGCGCATGCTGTCCTACTGCAAGACCCTGAGCCCCGACGCGTACTACAGCGAGCGCG
V G R W R W F S L P R P V F Q R M L S Y C K T L S P D A Y Y CDC33
S E R V
Rub1132
* * * * F * * * * * *
TGTTCAAGTTCAAGAACGCCCTGaGCCACAGCATCACGCTCGCGGGCAATGTGCTGCAAGAGGGGTGGAAGGGCACGTGCGCCGAGGAAGACGCGCTGTG
F K F K N A L C H S I T L A G N V L Q E G W K G T C A E E D A L C
* * * * * * * * * *
CGCATACGTAGCCTTCCGCGCGTGGCAGTCTAACGCCAGGTTGGCGGGGATTATGAAAGGCGCGAAGcgcTGCGCCGCCGACTCTTTGAGCGTGGCCGGC
A Y V A F R A W Q S N A R L A G I M K G A K R C A A D S L S V A G
* * * * * * * * * *
TGGCTGGACACCATTTGGGACGCCATTAAGCGGTTCtTCGGTAGCGTGCCCCTCGCCGAGCGCATGGAGGAGTGGGAACAGGACGCCGCGGTCGCCGCCT
W L D T I W D A I K R F L G S V P L A E R M E E W E Q D A A V A A F
* * * * * * * * * *
TCGACCGCGGCCCCCTCGAGGACGGCGGGCGCCACTTGGACACCGTGCAACCCCCAAAATCGCCGCCCCGCCCTGAGATCGCCGCGACCTGGATCGTCCA
D R G P L E D G G R H L D T V Q P P K S P P R P E I A A T W I V H
CDC23
* * * * * * * * * *
1601CGCAGCCAGCGcAGACCGCCATTGCGCGTGCGCTCCCCGCTGCGACGTCCCGCGCGAACGTCCTTCCGCGCCCGCCGGCCcGCCGGATGACGAGGCGCTC
CDC117
AA CDC116
A A S E D R H C A C A P R C V P R E R P S A P A G Q P D D E A L
CDC110 (Not I +HA)
CDC132(NotI + cMyc)
* * * * * * * * * *
ATCCCGCCGTGGCTGTTCGCCGAGCGCCGTGCCCTCCGCTGCCGCGAGTGGGATTTCGAGGCTCTCCGCGCGCGCGCCGATACGGCGGCCGCGtCCGCCC
CDC119
I P P W L F A E R R A L R C R E W D F E A L R A R A D T A A A P
* * * * * * * * * *
CGCtGGCTCCcCGCCCCGCGCGGTACCCCACCGTGCTCTACCGCCACCCCGCCCACCACGGCCCGTGGCTCACCCTTGACGAGCCGGGCGAGGCTGACGC
PCDC118
A P R P A R Y P T V L Y R H P A H H G P W L T L D E P G E A D A
* * * * * * * * * *
GGCCCTGGTCTTATGCGACCCACTTGGCCAGCCGCTCCGGGGCCCTGAACGCCACTTCGCCGCCGGCGCGCATATGTGCGCGCAGGCGCGGGGGCTCCAG
Rub1845
A L V L C D P L G Q P L R G P E R H F A A G A H M C A Q A R G L Q
* * * * * * * * * *
GCTTTTGTCCGTGTCGTGCCTCCACCCGAGCGCCCCTGGGCCGACGGGGGCGCCAGAGCGTGGGCGAAGTTCTTCCGCGGCTGCGCCTGGGCGCAGCGCT
A F V
R V V P P P E R P W A D G G A R A W A K F F R G C A W A Q R L
* * * * * * * * * *
TGCTCGGCGAGCCAGCAGTTATGCACCTCCCATACACCGATGGCGACGTGCCACAGCTGATCGCACTGGCTTTGCGCACGCTGGCCCAACAGGGGGCCGC
L G E P A V M H L P Y T D G D V P Q L I A L A L R T L A Q Q G A A
* * * * * * * * * *
CTTGGCACTCTCGGTGCGTGACCTGCCCGGGGGTGCAGCGTTCGACGCAAACGCGGTCACCGCCGCCGTGCGCGCTGGCCCCCGCCAGTCCGCGGCCGCG
L A L S V R D L P G G A A F D A N A V T A A V R A G P R Q S A A A
* * * * * * * * * *
TCACCGCCACCCGGCGACCCCCCGCCGCCGCGCCGCGCACGGCGATCGCAACGGCACTCGGACGCTCGCGGCACTCCGCCCCCCGCGCCTGCGCGCGACC
Rub2255R
S P P P G D P P P P R R A R R S Q R H S D A R G T P P P A P A R D P
* * * * * * * * * *
CGCCGCCGCCCGCCCCCAGCCCGCCCGCGCCACCCCGCGCTGGTGACCCGGTCCCTCCCATTCCCGCGGGGCCGGCGGATCGCGCGCGTGACGCCGAGCT
P P P A P S P P A P P R A G D CDC24
P V P P I P A G P A D R A R D A E L
Rub2450
* * * * * * * * * *
GGAGGTCGCCTGCGAGCCGAGCGGCCCCCCCACGTCAACCAGGGCAGACCCAGACAGCGACATCGTTGAAAGTTACGCCCGCGCCGCCGGACCCGTGCAC
E V A C E P S G P P T S T R A D P D S D I V E S Y A R A A G P V H
* * * * * * * * * *
CTCCGAGTCCGCGACATCATGGACCCACCGCCCGGCTGCAAGGTCGTGGTCAACGCCGCCAACGAGGGGCTACTGGCCGGCTCTGGCGTGTGCGGTGCCA
L R V R D I M D P P P G C K V V V N A A N E G L L A G S G VRub2603R
C G A I
* * * * * * * * * *
TCTTTGCCAACGCCACGGCGGCCCTCGCTGCAAACTGCCGGCGCCTCGCCCCATGCCCCACCGGCGAGGCAGTGGCGACACCCGGCCACGGCTGCGGGTA
F A N A T A A L A A N C R R L A P C P T G E A V A T P G H G C G Y
CDC56
* * * * * * * * * *
CACCCACATCATCCACGCCGTCGCGCCGCGGCGTCCTCGGGACCCCGCCGCCCTCGAGGAGGGCGAAGCGCTGCTCGAGCGCGCCTACCGCAGCATCGTC
T H I I H A V A P R R P R D P A A L E E G E A L L E R A Y R S I CDC131
V
* * * * * * * * * *
GCGCTAGCCGCCGCGCGTCGGTGGGCGTGTGTCGCGTGCCCCCTCCTCGGCGCTGGCGTCTACGGCTGGTCTGCTGCGGAGTCCCTCCGAGCCGCGCTCG
A L A A A R R W A C V A C P L L G A G V Y G W S A A E S L R A A L A
* * * * * * * * * *
CGGCTACGCGCACCGAGCCCGTCGAGCGCGTGAGCCTGCACATCTGCCACCCCGACCGCGCCACGCTGACGCACGCCTCCGTGCTCGTCGGCGCGGGGCT
A T R T E P V E R V S L H I C H P D R A T L T H A S V L V G A G L
CDC121 CDC120
* * * * A A* * * * * *
CGCTGCCAGGCGCGTCAGTCCTCCTCCGACCGAGCCCCTCGCATCTTGCCCCGCCGGTGACCCGGGCCGACCGGCTCAGCGCAGCGCGTCGCCCCCAGCG
A A R R V S P P P T E P L A S C P A G D P G R P A Q R S A S P P A
* * * * * * * * * *
ACCCCCCTTGGGGATGCCACCGCGCCCGAGCCCCGCGGATGCCAGGGGTGCGAACTCTGCCGGTgCACGCGCGTCACCAATGACCGCGCCTATGTCAACC
T P L G D A T A P E P R G C Q G C E L C R Y T R V T N D R A Y V N L
* * * * * * * * * *
TGTGGCTCGAGCGCGACCGCGGCGCCACCAGCTGGGCCATGCGCATTCCCGAGGTGGTTGTCTACGGGCCGGAGCACCTCGCCACGCATTTTCCATTAAA
W L E R D R G A T S W A M R I P E V V V Y G P E H L A T H F P L N
* * * * * * * * * *
CCACTACAGTGTGCTCAAGCCCGCGGAGGTCAGGCCCCCGCGAGGCATGTGCGGGAGTGACATGTGGCGCTGCCGCGGCTGGCATGGCATGCCGCAGGTG
H Y S V L K P A E V R P P R G M C G S D M W R C R G W H G M P Q V
CDC52
* * * * * * * * * A *
CGGTGCACCCCCTCCAACGCTCACGCCGCCCTGTGCCGCACAGGCGTGCCCCCTCGGGCGAGCACGCGAGGCGGCGAGCTAGACCCAAACACCTGCTGGC
R C T P S N A H A A L C R T G V P P R A S T R G G E L D P N T C W L
CDC53
* * * * * * * * * *
TCCGCGCCGCCGCCAACGTTGCGCAGGCTGCGCGCGCCTGCGGCGCCTACACGAGTGCCGGGTGCCCCAAGTGCGCCTACGGCCGCGCCCTGAGCGAAGC
R A A A N V A Q A A R A C G A Y T S A G C P K C A Y G R A L S E A
* * * * * * * * * *
CCGCACTCATGAGGACTTCGCCGCGCTGAGCCAGCGGTGGAGCGCGAGCCACGCCGATGCCTCCCCTGACGGCACCGGAGATCCCCTCGACCCCCTGATG
R T H E D F A A L S Q R W S A S H A D A S P D G T G D P L D P L M
* * * * * * * * * *
GAGACCGTGGGATGCaCCTGTTCGCGCGTGTGGGTCGGCTCCGAGCATGAGGCCCCGCCCGACCAaCTCCTGGTGTCCCTTCACCGTGCCCCAAATGGTC
E T V G C A C S R V W V G S E H E A P P D H L L V S L H R A P N G P
CDC128
* * * * * * * * * *
CGTGGGGCGTAGTGCTCGAGGTGCGTGCGCGCCCCGAGGGGGGCAACCCCACCGGCCACTTCGTCTGCGCGGTCGGCGGCGGCCCACGCCGCGTCTCGGA
W G V V L E V R A R P E G G N P T G H F V C A V G G G P R R V S D
CDC107 CDC106 CDC138 (Flag)
CDC139
* * * ATCC * * * * * *
CCGCCCCCACCTCTGGCTTGCGGTCCCCCTGTCTCGGGGCGGTGGCACCTGTGCCGCGACCGACGAGGGGCTGGCCCAGGCGTACTACGACGACCTCGAG
CDC57 CDC109 A CDC108 (2 stop +C)
R P H
L W L A V P L S R G G G T A A T D E G L A Q A Y Y D D L E
CDC78
* A AAC *CDC77 * *
Rub4037
A * CDC136 * * * *
CDC137
GTGCGCCGCCTCGGGGATGACGCCATGGCCCGGGCGGCCCTCGCATCAGTCCAACGCCCTCGCAAAGGCCCTTACAATATCAGGGTATGGAACATGGCCG
Rub4047
V R R L G D D A M A R A A L A S V Q R P R K G P Y N I R V W N M A A
CDC153
* * * * * * * * * *
CAGGCGCTGGCAAGACTACCCGCATCCTCGCTGCCTTCACGCGCGAAGACCTTTACGTCTGCCCCACCAATGCGCTCCTGCACGAGATCCAGGCCAAACT
G A G K T T R I L A A F T R E D L Y V C P T N A L L H E I Q A K L
Rub4284F
* * * * * * * * * *
CCGCGCGCGCGATATCGACtTCAAGAACGCCGCCACCTACGAGCGCCGGCTGACGAAACCGCTCGCCGCCTACCGCCGCATCTACATCGATGAGGCGTTC
R A R D I D I K N A A T Y E CDC84
R R L T K P L A A Y R R I Y I D E A F
* * * * * * * * * *
ACTCTCGGCGGCGAGTACTGCGCGTTCGTTGCCAGCCAAACCACCGCGGAGGTGATCTGCGTCGGTGATCGGGACCAGTGCGGCCCACACTACGCCAATA
CDC105
T L G G E Y C A F V A S Q T T A E V I C V G D R D Q C G P H Y A N N
Rub4387R
* * * * * * * * * *
ACTGCCGCACCCCCGTCCCTGACCGCTGGCCTACCGAGaGCTCaCGCCACACTTGGCGCTTCCCCGACTGCTGGGCGGCCCGCCTGCGCGCGGGGCTCGA
C R T P V P D R W P T E R S R H T W R F P D C W A A R L R A G L D
CDC123 CDC122
* * * A G * * * * * *
TTATGACATCGAGGGCGAGCGCACCGGCACCTTCGCCTGCAACCTTTGGGACGGCCGCCAGGTCGACCTTCACCTCGCCTTCTCGCGCGAAACCGTGCGC
Y D I E G E R T G T F A C N L W D G R Q V D L H L A F S R E T V R
* * * * * * * * * *
CGCCTTCACGAGGCTGGCATACGCGCATACACCGTGCGCGAGGCCCAGGGTATGAGCGTCGGCACCGCCTGCATCCATGTAGGCAGAGACGGCACGGACG
R L H E A G I R A Y T V R E A Q G M S V G T A C I H V G R D G T D V
* * * * * * * * * *
TTGCCCTGGCGCTGACACGCGACCTCGCCATCGTCAGCCTGACCCGGGCCTCCGACGCACTCTACCTCCACGAGCTCGAGGACGGCTCACTGCGCGCTGC
A L A L T R D L A I V S L T R A S D A L Y L H E L E D G S L R A A
Rub4856F
* * * * * * * * * *
GGGGCTCAGCGCGTTCCTCGACGCCGGGGCACTGGCGGAGCTCAAGGAGGTTCCCGCTGGCATTGACCGCGTTGTCGCCGTCGAGCAGGCACCACCACCG
G L S A F L D A G A L A E L K E V P A G I D R V V A V E Q A P P P
* * * * * * * * * *
TTGCCGCCCGCCGACGGCATCCCCGAGGCCCAAGACGTGCCGCCCTTCTGCCCCCGCACTCTGGAGGAGCTCGTCTTCGGCCGTGCCGGCCACCCCCATT
L P P A D G I P E A Q D V P Rub4930R
P F C P R T L E E L V F G R A G H P H Y
Rub5019F
* * * * * * *
* * *
ACGCGGACCTCAACCGCGTGACTGAGGGCGAACGAGAAGTGCGGTACATGCGCATCTCGCGTCACCTGCTCAACAAGAATCACACCGAGATGCCCGGAAC
A D L N R V T E G E R E V R Rub5030R
Y M R I S R H L L N K N H T E M P G T
* * * * * * * * * *
GGAACGCGTTCTCAGTGCCGTTTgCGCCGTGCGGcgCTACCGCGCGGGCGAGGATGGGTCGACCCTCCGCACTGCTGTGGCCCGCCAGCACCCGCGCCCT
E R V L S A V C A V R R Y R A G E D G S T L R T A V A R Q H P R P
* * * * * * * * * *
TTTCGCCAGATCCCACCCCCGCGCGTCACTGCTGGGGTCGCCCAGGAGTGGCGCATGACGTACTTGCGGGAACGGATCGACCTCACTGATGTCTACACGC
F R Q I P P P R V T A G V A Q E W R M T Y L R E R I D L T D V Y T Q
CDC85
* * * * * * * * * *
AGATGGGCGTGGCCGCGCGGGAGCTCACCGACCGCTACGCGCGCCGCTATCCTGAGATCTTCGCCGGCATGTGTACCGCCCAGAGCCTGAGCGTCCCCGC
T
M G V A A R E L T D R Y A R R Y PCDC152I F A G M C T A Q S Rub5370R
L S V P A
* * * * * * * * * *
CTTCCTCAAAGCCACCTTGAAGTGCGTAGACGCCGCCCTCGGCCCCAGGGACACCGAGGACTGCCACGCCGCTCAGGGGAAAGCCGGCCTTGAGATCCGG
F L K A T L K C V D A A L G P R D T E D C H A A Q G K A G L E I R
* * * * * * * * * *
GCGTGGGCCAAGGAGTGGGTTCAGGTTATGTCCCCGCATTTCCGCGCGATCCAGAAGATCATCATGCGCGCCTTGCGCCCGCAATTCCTTGTGGCCGCTG
A W A K E W V Q V M S P H F R A I Q K I I M R A L R P Q F L V A A G
* * * * * * * * * *
GCCATACGGAGCCCGAGGTCGATGCGTGGTGGCAGGCCCATTACACCACCAACGCCATCGAGGTCGACTTCACTGAGTTCGACATGAACCAGACCCTCGC
H T E P E V D A W W Q A H Y T T N A I E V D F T E F D M N Q T L A
Rub5747F
* * * * * * * * * *
TACTCGGGACGTCGAGCTCGAGATTAGCGCCGCTCTCTTGGGCCTCCCTTGCGCCGAAGACTACCGCGCGCTCCGCGCCGGCAGCTACTGCACCCTGCGC
T R D V E L E I S A A L L G L P C A E D Y R A L R A G S Y C T L R
* * * * * * * * * *
GAACTGGGCTCCACTGAGACCGGCTGCGAGCGCACAAGCGGCGAGCCCGCCACGCTGCTGCACAACACCACCGTGGCCATGTGCATGGCCATGCGCATGG
E L G S T E T G C E R T S G E P A T L L H N T T V A Rub5860R
M C M A M R M V
CDC80 CDC79
* * * AAT * * * * * *
TCCCCAAAGGCGTGCGCTGGGCCGGGATTTTCCAGGGTGACGATATGGTCATCTTCCTCCCCGAGGGCGCGCGCAGCGCGGCACTCAAGTGGACCCCCGC
P K
G V R W A G I F Q G D D M V I F L P E G A R S A A L K W T P A
* * CDC161
* (cMyc) * *
/CDC160 (cMyc) * * * *
CGAGGTGGGCTTGTTTGGCTTCCACATCCCGGTGAAGCACGTGAGCACCCCTACCCCCAGCTTCTGCGGGCACGTCGGCACCGCGGCCGGCCTCTTCCAT
CDC125 T TA CDC124
E V G L F G F H I P V S T P T P S F C G H V G T A A G L F H
* * * * * * * * * *
GATGTCATGCACCAGGCGATCAAGGTGCTTTGCCGCCGTTTCGACCCAGACGTGCTTGAAGAACAGCAGGTGGCCCTCCTCGACCGCCTCCGGGGGGTCT
CDC86
D V M H Q A I K V L C R R F D P D V L E E Q Q V A L L D R L R G V Y
* * * * * * * * * *
ACGCGGCTCTGCCTGACACCGTTGCCGCCAATGCTGCGTACTACGACTACAGCGCGGAGCGCGTCCTCGCTATCGTGCGCGAACTTACCGCGTAcgCGCG
A A L P D T V A A N A A Y Y D Y S A E R V L A I V R E L T A Y A R
* * * * * * * * * *
GGGGCGCGGCCTCGACCACCCGGCCACCATCGGCGCGCTCGAGGAGATTCAGACCCCCTACGCGCGCGCCAATCTCCACGACGCCGACTAACGCCCCTGT
G R G L D H P A T I G A L E E I Q T P Y A R A N L H D A D
CDC5 CDC6
* * * * * * * * * *
ACGTGGGGCCTTTAATCTTACCTACTCTAACCAGgtcatcacccaccgttgtttcgccgcatctggtgggtacccaacttttgccattcgggagagcccc
A CDC159/CDC158
CDC157/CDC156(TA
A2) A
CDC11 A CDC58
CDC42 CDC94 (Hiss-tag+GGG) CDC72
* * * * * * * *
agggtgcccgaATGGCTTCTACTACCCCCATCACCATGGAGGACCTCCAGAAGGCCCTCGAGGCACAATCCCGCGCCCTGCGCGCGGAACTCGCCGCCGG
Rub6507F CDC16(SpeI+Kozac+2 stops+G CDC103 (His-tag)
M A S T T P I T M E D L Q K A L E A Q S R A L R A E L A A G
CDC69
* * TA * * * * * * * *
CGCCTCGCAGTCGCGCCGGCCGCGGCCGCCGCGACAGCGCGACTCCAGCACCTCCGGAGATGACTCCGGCCGTGACTCCGGAGGGCCCCGCCGCCGCCGC
CDC74/CDC73 AGCGCT
A S Q S T S G D G R D Rub6676R
G G P CDC149 (RBII)
G G G G G CDC146 (RBI)
CDC147 (RBI)
CDC61peI+Kozac) CDC62(SpeI+Kozac) CDC151 (RBIII)
* * * * * * * * *
GGCAACCGGGGCCGTGGCCAGCGCAGGGACTGGTCCAGGGCCCCGCCCCCCCCGGAGGAGCGGCAAGAAACTCGCTCCCAGACTCCGGCCCCGAAGCCAT
CDC70
NCDC148
R (RBII)
G R G Q R D W S R A P P P P E E R Q E T R S Q T P A P K P S
G G G G G CDC150 (RBIII)
* * * * * * * * * *
CGCGGGCGCCGCCACAACAGCCTCAACCCCCGCGCATGCAAACCGGGCGTGGGGGCTCTGCCCCGCGCCCCGAGCTGGGGCCACCGACCAACCCGTTCCA
R A P P Q Q P Q P P CDC67
R M Q T G R G G S A P R P E L G P P T N P F Q
CDC71 CDC37
* * * * * * * * * *
AGCAGCCGTGGCGCGTGGCCTGCGCCCGCCTCTCCACGACCCTGACACCGAGGCACCCACCGAGGCCTGCGTGACCTCGTGGCTTTGGAGCGAGGGCGAA
A A V A R G L R P P L H D P D T E A P T E A C V T S W L W S E G E
CDC38 Rub7072F
* * * * * * * * * *
GGCGCGGTCTTTTACCGCGTCGACCTGCATTTCACCAACCTGGGCACCCCCCCACTCGACGAGGACGGCCGCTGGGACCCTGCGCTCATGTACAACCCTT
G A V F Y R V D L H F T N L G T P P L D E D G R W D P A CDC68
L M Y N P C
CDC39
* * * * * * * * * *
GCGGGCCCGAGCCGCCCGCTCACGTCGTCCGCGCGTACAATCAACCTGCCGGCGACGTCAGGGGCGTTTGGGGTAAAGGCGAGCGCACCTACGCCGAGCA
CDC66
G P E P P A H V V R A Y N Q P A G D V R G V W G K G E R T Y A E Q
* * * * * * * * * *
GGACTTCCGCGTCGGCGGCACGCGCTGGCACCGACTGCTGCGCATGCCAGTGCGCGGCCTCGACGGCGACAGCGCCCCGCTTCCCCCCCACACCACCGAG
D F R V G G T R W H R L L R M P V R G L D G D S A P L P P H T T E
CDC97(RI + 2 stops)
CDC100 CDC40 CDC63
* * * * * * * * * *
CGCATTGAGACCCGCTCGGCGCGCCATCCTTGGCGCATCCGCTTCGGTGCCCCCCAGGCCTTCCTTGCCGGGCTCTTGCTCGCCACGGTCGCCGTTGGCA
CDC#9(RI)
R I E T R S A R H P W R I R F G A P Q A F L A G L L L A T V A V G T
CDC12(RI+ 2stop)
CDC41(His-tag+Stop+RI) CDC104(His-tag+GGG)
* * * * * * * * * *
CCGCGCGCGCCGGGCTCCAGCCCCGCGCTGATATGGCGGCACCTCCTACGCTGCCGCAGCCCCCCTGTGCGCACGGGCAGCATTACGGCCACCACCACCA
CDC45 CDC65/CDC65-BBRDII CDC64
CDC95
A R A G L Q P R A D M A A P P T L P Q P P C A H G Q H Y G H H H H
* * * * * * * * * *
TCAGCTGCCGTTCCTCGGGCACGACGGCCATCATGGCGGCACCTTGCGCGTCGGCCAGCATTACCGAAACGCCAGCGACGTGCTGCCCGGCCACTGGCTC
Q L P F L G H D G H H G G T L R V G Q H Y R N A S D V L P G H W L
* * * * * * * * * *
CAAGGCGGCTGGGGTTGCTACAACCTGAGCGACTGGCACCAGGGCACTCATGTCTGTCATACCAAGCACATGGACTTCTGGTGTGTGGAGCACGACCGAC
Q G G W G C Y N L S D W H Q G T H V C H T K H M D F W C V E H D R P
* * * * * * * * * *
CGCCGCCCGCGACCCCGACGCCTCTCACCACCGCGGCGAACTCCACGACCGCCGCCACCCCCGCCACTGCGCCGGCCCCCTGCCACGCCGGCCTCAATGA
P P A T P T P L T T A A N S T T A A T P A T A P A P C H A G L N D
* * * * * * * * * *
CAGCTGCGGCGGCTTCTTGTCTGGGTGCGGGCCGATGCGCCTGCGCCACGGCGCTGACACCCGGTGCGGTCGGTTGATCTGCGGGCTGTCCACCACCGCC
Rub7869R
S C G G F L S G C G P M R L R H G A D T R C G R L I C G L S T T A
* * * * * * * * * *
CAGTACCCGCCTACCCGGTTTGGCTGCGCTATGCGGTGGGGCCTTCCCCCCTGGGAACTGGTCGTCCTTACCGCCCGCCCCGAAGACGGCTGGACTTGCC
Q Y P P T R F G C A M R W G L P P W E L V V L T A R P E D G W T C R
* * * * * * * *
* *
GCGGCGTGCCCGCCCATCCAGGCGCCCGCTGCCCCGAACTGGTGAGCCCCATGGGACGCGCGACTTGCTCCCCAGCCTCGGCCCTCTGGCTCGCCACAGC
CDC98
G V P A H P G A R C P E L V S P M G R A T CDC101
C S P A S A L W L A T A
* * * * * * * * * *
GAACGCGCTGTCTCTTGATCACGCCCTCGCGGCCTTCGTCCTGCTGGTCCCGTGGGTCCTGATATTTATGGTGTGCCGCCGCGCCTGTCGCCGCCGCGGC
N A L S L D H A L A A F V L L V P W V L I F M V C R R A C R R R G
CDC47
CDC87
CDC105 (His-tag + GGG)
* * * * * * * * * *
GCCGCCGCCGCCCTCACCGCGGTCGTCCTGCAGGGGTACAACCCCCCCGCCTATGGCGAGGAGGCTTTCACCTACCTCTGCACTGCACCGGGGTGCGCCA
A A A A L T A V V L Q G Y N P P A Y G E E A CDC46(SpeI+Kozac+ATGGCT)
F T Y L C T A P G C A T
CDC96(His-tag + GGG)
* * * * * * * * * *
CTCAAGCACCTGTCCCCGTGCGCCTCGCTGGCGTCCGTTTTGAGTCCAAGATTGTGGACGGCGGCTGCTTTGCCCCATGGGACCTCGAGGCCACTGGAGC
Q A P V P V R L A G V R F E S K I V D G G C F A P W D L E A T G A
* * * * * * * * * *
CTGCATTTGCGAGATCCCCACTGATGTCTCGTGCGAGGGCTTGGGGGCCTGGGTACCCGCAGCCCCTTGCGCGCGCATCTGGAATGGCACACAGCGCGCG
C I C E I P T D V S C E G L G A W V P A A P C A R I W N G T Q R A
Rub8541F/Rub8544F
* * * * * * * * * *
TGCACCTTCTGGGCTGTCAACGCCTACTCCTCTGGCGGGTACGCGCAGCTGGCCTCTTACTTCAACCCTGGCGGCAGCTACTACAAGCAGTACCACCCTA
C T F W A V N A Y S S G G Y A Q L A S Y F N P G G S Y Y K Q Y H P T
CDC134
* * * * * * * * * *
CCGCGTGCGAGGTTGAACCTGCCTTCGGACACAGCGACGCGGCCTGCTGGGGCTTCCCCACCGACACCGTGATGAGCGTGTTCGCCCTTGCTAGCTACGT
A C E V E P A F G H S D A A C W G F P T D T V M S V F A L A S Y V
* * * * * * * * * *
CCAGCACCCTCACAAGACCGTCCGGGTCAAGTTCCATACAGAGACCAGGACCGTCTGGCAACTCTCCGTTGCCGGCGTGTCGTGCAACGTCACCACTGAA
Rub8767R
Q H P H K T V R V K F H T E T R T V W Q L S V A G V S C N V T T E
CDC130 CDC129
* * * * * * * * * *
CACCCGTTCTGCAACACGCCGCACGGACAACTCGAGGTCCAGGTCCCGCCCGACCCCGGGGACCTGGTTGAGTACATTATGAATTACACCGGCAATCAGC
H P F C N T P H G Q L E V Q V P P D P G D L V E Y I M N Y T G N Q Q
* * * * * * * * * *
AGTCCCGGTGGGGCCTCGGGAGCCCGAATTGCCACGGCCCCGATTGGGCCTCCCCGGTTTGCCAACGCCATTCCCCTGACTGCTCGCGGCTTGTGGGGGC
S R W G L G S P N C H G P D W A S P V C Q R H S P D C S R L V G A
* * * * * * * * * *
CACGCCAGAGCGCCCCCGGCTGCGCCTGGTCGACGCCGACGACCCCCTGCTGCGCACTGCCCCTGGACCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGC
CDC135
T P E R P R L R L V D A D D P L L R T A P G P G E V W V T P V I G
Rub9147F CDC140
* * * * * * * * * *
TCTCAGGCGCGCAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCATGCTACCGTCGAAATGCCCGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGACC
Rub9162R CDC32
S Q A R K C G L H I R A G P Y G H A T V E M P E W I H A H T T S D P
* * * * * * * * * *
CCTGGCATCCACCGGGCCCCTTGGGGCTGAAGTTCAAGACAGTTCGCCCGGTGGCCCTGCCACGCACGTTAGCGCCACCCCGCAATGTGCGTGTGACCGG
W H P P G P L G L K F K T V R P V A L P R T L A P P R N V R V T G
* * * * * * * * * *
GTGCTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAAGGCCTTGCCCCCGGGGGAGGCAATTGCCATCTCACCGTCAATGGCGAGGACCTCGGCGCCGTCCCC
C Y Q C G T P A L V E G L A P G G G N C H L T V N G E D L G A V P
Rub9500R
CDC141
* * * * * * * * * *
CCTGGGAAGTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTCAGCTGCGGGGGCGAGAGCGATCGCGCGACCGCGCGGGTCATCGACC
P G K F V T A A L L N T P P P Y Q V S C G G E S DCDC31
R A T A R Rub9513R
V I D P
Rub9505F
* * * * * * * * * *
CCGCCGCGCAATCGTTTACCGGCGTGGTGTATGGCACACACACCACTGCTGTGTCGGAGACCCGGCAGACCTGGGCGGAGTGGGCTGCTGCCCATTGGTG
A A Q S F T G V V Y G T H T T A V S E T R Q T W A E W A A A (2 Hstop+RI)
CDC13 W W
CDC88 (His-tag + RI)
* * * * * * * * * *
GCAGCTCACTCTGGGCGCCATTTGCGCCCTCCCACTCGCTGGCTTACTCGCTTGCTGTGCCAAATGCTTGTACTACTTGCGCGGCGCTATAGCGCCTCGC
Rub9662R
Q L T L G A I C A L P L A G L L A C C A K C L Y Y L R G A I A P R
CDC10 (RI)
CDC20
* * * * * * * *
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
TAGtgggcccccgcgcgaaacccgcactaggccactagatccccgcacctgttgctgtataga
CDC36 (RI)
TCTAGAGCTTGCCGCCACCATGGTGAGCAAGGGCGAGGAGCTGTTCACCGGGGTGGTGCCCATCCTGGTCGAGCTGGACGGCGACGTGAACGGCCACAAG
Annexe 2: Séquences des souches Marocaines et Africaines du virus sauvage de la
rubéole.
a/ Séquences des souches Marocaines du virus sauvage de la rubéole.
name Mor386_D
Descrip REFORMAT of: 386_Mor.seq check: 4818 from: 1 to: 710 October
25, 2004 09:28
type DNA
long name /beryl2/bioesa/seqs/[Link]
checksum 3439
creation date 01/10/2005 [Link]
Strand 1
Comments
REFORMAT of: 386_Mor.seq check: 4818 from: 1 to: 710 October 25,
2004 09:28
Sequence
TGAGTACATTATGAATTACACCGGCAATCAGCAGTCCCGGTGGGGCCTTGGGAGCCCGAA
TTGCCACGGCCCCGATTGGGCCTCCCCGGTTTGTCAGCGCCATTCCCCTGACTGCTCGCG
GCTTGTGGGGGCTACGCCAGAGCGTCCCCGGCTCCGCCTGGTCGACGCCGACGACCCCCT
GCTGCGCACTGCCCCTGGGCCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGCTCTCAGGC
GCGCAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCATGCTACCGTCGAAATGCC
CGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGACCCCTGGCACCCACCGGGCCCCTTGGGGCT
GAAATTCAAGACCGTTCGCCCGGTTGCCCTGCCACGCGCGTTAGCGCCACCCCGCAATGT
GCGTGTGACCGGGTGTTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAAGGCCTCGCCCCCGG
GGGGGGCAATTGCCATCTCACTGTCAATGGCGAGGATGTCGGCGCCTTCCCCCCTGGGAA
ATTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTCAGTTGCGGGGGCGA
G
Name Mor364_D
Descrip REFORMAT of: [Link] check: 6617 from: 1 to: 848
December 21, 2004
Type DNA
Long name /beryl2/bioesa/seqs/[Link]
Checksum 2253
Creation-date 01/10/2005 [Link]
Strand 1
Comments
REFORMAT of: contig [Link] check: 6617 from: 1 to: 848 December
21, 2004 13:50
Sequence
TGAGTACATTATGAATTACACCGGCAATCAGCAGTCCCGGTGGGGCCTTGGGAGCCCGAA
TTGCCACGGCCCCGATTGGGCCTCCCCGGTTTGTCAGCGCCATTCCCCTGACTGCTCGCG
GCTTGTGGGGGCCACGCCAGAGCGTCCCCGGCTCCGCCTGGTCGACGCCGACGACCCCCT
GCTGCGCACTGCCCCTGGGCCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGCTCTCAGGC
GCGCAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCACGCTACCGTCGAAATGCC
CGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGACCCCTGGCACCCACCGGGCCCCTTGGGGCT
GAAATTCAAGACCGTTCGCCCGGTTGCCCTGCCGCGCGCGTTAGCGCCACCCCGCAATGT
GCGTGTGACCGGGTGTTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAAGGCCTTGCCCCCGG
GGGGGGCAATTGCCACCTCACTGTCAATGGCGAGGATGTCGGCGCCTTCCCCCCTGGGAA
GTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTCAGTTGCGGGGGCGA
G
Name Mor33_D
Descrip REFORMAT of: [Link] check: 1710 from: 1 to: 694
January 6, 2004 10:
Type DNA
Long name /beryl2/bioesa/seqs/[Link]
Checksum 3403
Creation-date 01/11/2005 [Link]
Strand 1
Comments
REFORMAT of: [Link] check: 1710 from: 1 to: 694 January 6,
2004 10:53
Sequence
TGAGTACATTATGAATTACACCGGCAATCAGCAGTCCCGGTGGGGCCTTGGGAGCCCGAA
TTGCCACGGCCCCGATTGGGCCTCCCCGGTTTGTCAGCGCCATTCCCCTGACTGCTCGCG
GCTTGTGGGGGCCACGCCAGAGCGTCCCCGGCTCCGCCTGGTCGACGCCGACGACCCCCT
GCTGCGCACTGCCCCTGGGCCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGCTCTCAGGC
GCGCAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCATGCTACCGTCGAAATGCC
CGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGACCCCTGGCACCCACCGGGCCCCTTGGGGCT
GAAATTCAAGACCGTTCGCCCGGTTGCCCTGCCACGCGCGTTAGCGCCACCCCGCAATGT
GCGTGTGACCGGGTGTTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAAGGCCTTGCCCCCGG
GGGGGGCAATTGCCACCTCACTGTCAATGGCGAGGATGTCGGCGCCTTCCCCCCTGGGAA
GTTTGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTCAGTTGCGGGGGCGA
G
Name Mor354_D
Descrip REFORMAT of: [Link] check: 5475 from: 1 to:
859 December 21,
type DNA
Long name /beryl2/bioesa/seqs/[Link]
Checksum 2263
Creation-date 12/21/2004 [Link]
Strand 1
Comments
REFORMAT of: [Link] check: 5475 from: 1 to: 859
December 21, 2004 13:49
Sequence
TGAGTACATTATGAATTACACCGGCAATCAGCAGTCCCGGTGGGGCCTTGGGAGCCCGAA
TTGCCACGGCCCCGATTGGGCCTCCCCGGTTTGTCAGCGCCATTCCCCTGACTGCTCGCG
GCTTGTGGGGGCCACGCCAGAGCGTCCCCGGCTCCGGCTGGTCGACGCCAACGACCCCGG
GTGCGCACGTGCCCGGGGGCCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGCTCTCAGGC
GCGCAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCATGCTACCGTCGAAATGCC
CGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGACCCCTGGCACCCACCGGGCCCCTTGGGGCT
GAAATTCAAGACCGTTCGCCCGGTTGCCCTGCCACGCGCGTTAGCGCCCCCCCGCAATGT
GCGTGTGACCGGGTGTTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAAGGCCTTGCCCCCGG
GGGGGGCAATTGCCATCTCACTGTCAACGGCGAGGATGTCGGCGCCTTCCCCCCTGGGAA
GTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTCAGTTGCGGGGGCGA
G
Name Mor364_D
Descrip REFORMAT of: [Link] check: 6617 from: 1 to: 848
December 21, 2004
Type DNA
Long name /beryl2/bioesa/seqs/[Link]
Checksum 2253
Creation-date 12/10/2005 [Link]
Strand 1
Comments
REFORMAT of: [Link] check: 6617 from: 1 to: 848 December
21, 2005 13:50
Sequence
TGAGTACATTATGAATTACACCGGCAATCAGCAGTCCCGGTGGGGCCTTGGGAGCCCGAA
TTGCCACGGCCCCGATTGGGCCTCCCCGGTTTGTCAGCGCCATTCCCCTGACTGCTCGCG
GCTTGTGGGGGCCACGCCAGAGCGTCCCCGGCTCCGCCTGGTCGACGCCGACGACCCCCT
GCTGCGCACTGCCCCTGGGCCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGCTCTCAGGC
GCGCAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCACGCTACCGTCGAAATGCC
CGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGACCCCTGGCACCCACCGGGCCCCTTGGGGCT
GAAATTCAAGACCGTTCGCCCGGTTGCCCTGCCGCGCGCGTTAGCGCCACCCCGCAATGT
GCGTGTGACCGGGTGTTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAAGGCCTTGCCCCCGG
GGGGGGCAATTGCCACCTCACTGTCAATGGCGAGGATGTCGGCGCCTTCCCCCCTGGGAA
GTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTCAGTTGCGGGGGCGA
G
Name RVs_SAfrica_03
Descript M-2042
Type DNA
Long name /beryl2/bioesa/seqs/[Link]
Checksum 6926
Creation-date 12/18/2003 [Link]
Strand -1
Comments
M-2042
Sequence
TGAGTATATCATGAATTACACCGGCAACCAACAGTCCCGGTGGGGCCTCGGGAGCCCGAA
CTGCCACGGCCCCGACTGGGCCTCCCCGGTTTGCCAGCGCCACTCTCCCGACTGTTCGCG
GCTCGTGGGGGCCACGCCAGAGCGCCCCCGGCTGCGCCTCGTCGATGCTGACGACCCCCT
TCTGCGCACCGCCCCGGGGCCGGGCGAGGTGTGGGTCACGCCTGTCATAGGCTCCCAGGC
GCGCAAGTGCGGACTTCACATACGCGCCGGACCGTACGGCCACGCCACCGTCGAAATGCC
TGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGATCCCTGGCACCCGCCCGGCCCCTTGGGGCT
CAAGTTCAAGACAGTCCGCCCGGTGGTCCTACCACGCGCGTTAGCGCCCCCTCGCAACGT
GCGCGTAACTGGCTGCTACCAGTGCGGTACCCCCGCGCTGGTGGAGGGCCTTGCCCCAGG
AGGAGGAAACTGCCATCTCACCGTCAACGGCGAGGACGTCGGCGCCTTCCCCCCTGGGAA
GTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAAGTGAGTTGCGGGGGTGA
G
Name RVi_UGA_20.01_1G_
Descrip [Link] MSF: 3260 Type: N July 19, 2004 09:59
Check: 154
Type DNA
Long name /beryl2/sst4/[Link]{u588_ug_01}
Checksum 3669
Creation-date 04/19/2005 [Link]
Strand 1
Sequence
ATGGCCTCCACTACCCCCATCACCATGGAGGACCTCCAGAAGGCCCTCGAGGCACAATCC
CGCGCCTTGCGCGCGGAACTCGCCGCCGGCGCCTCGCAGTCGCGCCGGCCGCGGCCGCCG
CGACAGCGCGACTCCAGCACCTCCGGAGACGACTCCGGCCGTGACTCCGGAGGGCCCCGC
CGCCGCCGCGGCAACCGGGGCCGTGGCCAGCGCAGGGACTGGTCCAGGGCCCCGCCTCCC
CCCGAAGAGCGGCAAGAAGGGCGCTCCCAGACCCCGGCCCCGAAGCCATTGCGGGCCCCG
CCGCAACAGCCTCAACCCCCGCGCATGCAAACCGGGCGTGGGGGCTCTGCCCCGCGCCCC
GAGCTGGGGCCACCGACCAACCCGTTCCAGGCAGCCGTGGCGCGTGGCCTGCGCCCGCCT
CTCCACGACCCTGACACCGAGGCACCCACTGAGGCCTGCGTGACCTCATGGCTTTGGAGC
GAGGGCGAAGGCGCGGTTTTCTACCGCGTCGACCTGCATTTCACCAACCTGGGCACCCCT
CCACTTGACGAGGACGGCCGCTGGGACCCTGCGCTCATGTACAACCCTTGCGGGCCCGAG
CCGCCCGCTCACGTCGTCCGCGCGTACAATCAACCTGCCGGCGACGTCAGGGGCGTTTGG
GGTAAAGGTGAGCGCACCTACGCCGAGCAGGATTTCCGCGTCGGTGGCACGCGCTGGCAC
CGACTGCTGCGCATGCCAGTGCGCGGCCTCGACGGCGACAGCGCCCCGCTCCCCCCCCAC
ACTACCGAGCGCATTGAGACCCGCTCGGCGCGCCATCCTTGGCGCATCCGTTTTGGTGCC
CCCCAGGCCTTCCTTGCCGGGCTCTTGCTCGCCGCGGTCGCCGTTGGCACCGCGCGTGCC
GGGCTCCAGCCCCGCGCTGACATGGCGGCACCTCCCACGCCGCCGCAGCCCCCTCGTGCG
CACGGGCAGCATCACGGCCACCACCACCATCAGCTGCCGTTCCTTGGGCACGACGGCCAT
CATGGCGGCACCTTGCGCGTCGGCCAGCACCACCGAAACGCCAGCGACGTGCTGCCCGGT
CACTGGCTCCAAGGCGGCTGGGGTTGCTACAACCTGAGCGACTGGCACCAGGGCACTCAT
GTCTGTCATACCAGGCACATGGACTTCTGGTGCGTGGAGCACGACCGACCGCCGCCCGCG
ACCCCGACGCCTTTCACCACCGCGGCGAACACCACGCCCGCCGCCACCTCCGCCACTGTG
CCGGCCCCTTGCCACGCCGGCCTCAATGACAGCTGCGGCGGCTTCTTGTCTGGGTGCGGG
CCGATGCGCCTGCGCCACGGCGCTGATACCCGGTGCGGCCGGTTGATCTGCGGGCTGTCC
ACCACCGCCCAGTACCCGCCTACCCGGTTCGGCTGCGCTATGCGGTGGGGCCTGCCCCCT
TGGGAACTGGTTGTCCTCACCGCCCGCCCCGAAGACGGCTGGACTTGCCGCGGCGTGCCC
GCCCATCCAGGCACCCGCTGCCCCGAACTGGTGAGCCCCATGGGACGCGCGACTTGTTCC
CCAGCCTCGGCCCTCTGGCTCGCCACGGCGAACGCGCTGTCTCTCGATCACGCCCTCGCG
GCCGTnGTCCTGCTGGTCCCGTGGATCCTGATATTCATGGTGTGCCGCCGCGCTTGTCGC
CGCCGCGGCGCCGCCGCCGCCCTCACCGCGGTCGTCCTGCAGGGGTATACCCCCCCCGCC
TACGGTGAGGAGGCCTTCACCTACCTCTGCACTGCACCGGGGTGCGCCACTCAGGCACCT
GTCCCCGTGCGCCTAGCCGGCGTCCGCTTTGAGTCCAAGATCGTCGACGGCGGCTGCTTT
GCCCCATGGGACCTCGAGGCCACTGGAGCCTGCATTTGCGAGATCCCCACCGACGTCTCG
TGCGAGGGCTTGGGGGCCTGGGTACCTACAGCCCCATGCGCGCGCATCTGGAACGGCACA
CAGCGCGCCTGCACCTTTTGGGCTGTCAACGCCTACTCCTCTGGCGGGTACGCGCAGCTG
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GTTGAACCAGCCTTCGGACACAGCGACGCGGCCTGCTGGGGCTTCCCCACCGACACCGTG
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GGCCTCGGGAGCCCGAATTGCCATGGCCCCGACTGGGCCTCCCCGGTTTGCCAGCGCCAT
TCCCCTGACTGCTCGCGGCTTGTGGGGGCCACGCCGGAGCGTCCCCGGCTGCGCCTGGTC
GATGCCGACGACCCCTTGCTGCGCACTGCCCCTGGGCCCGGCGAGGTGTGGGTCACGCCC
GTCATAGGCTCTCAGGCGCGTAAGTGCGGACTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCAC
GCTACCGTCGAAATGCCCGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGCGATCCTTGGCACCCA
CCGGGCCCCTTGGGGCTGAAGTTCAAGACAGTTCGCCCGGTGGTCCTGCCACGCGCGTTG
GCGCCACCCCGCAATGTGCGTGTGACCGGGTGCTACCAGTGCGGCACTCCCGCGCTGGTG
GAAGGCCTTGCCCCCGGGGGAGGGAATTGCCATCTCACTGTCAATGGCGAGGACGTCGGC
GCCTTCCCTCCTGGGAAGTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAA
GTCAGCTGCGGGGGTGAGAGCGATCGCGCGAGCGCGCGGGTCATTGACCCCGCCGCGCAA
TCGTTTACCGGCGTGGTGTATGGCACACACACCACTGCCGTGTCGGAGACCCGGCAGACC
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2005 16:01
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ACCACCGAGCGCATCGAGACCCGCTCGGCGCGCCATCCTTGGCGCATCCGCTTCGGTGCC
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GGGCTCCAGCCCCGCGCTGACATGGCGGCACCTCCCACACCGCCGCAGCCCCCTCGTGCG
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GTCTGTCACACCAAGCACATGGACTTCTGGTGCGTGGAGCACGACCGACCGCCGCCTACC
ACCCCGACGCCTTTCACCACCGCGGCGAACACCACGCCCGCCGCCACCCCCGCCACCGTG
CCGGCCCCCTGCCACGCCGGCCTCAACGACAGCTGCGGCGGCTTCTTGTCTGGGTGCGGG
CCGATGCGCCTGCGCCACGGCGCTGACACCCGGTGCGGCCGGTTGATCTGCGGGCTGTCC
ACCACCGCCCAGTACCCGCCTACCCGGTTCGGCTGCGCTATGCGGTGGGGCCTGCCCCCT
TGGGAACTGGTTGTCCTCACCGCCCGCCCCGAAGACGGCTGGACTTGCCGCGGCGTGCCC
GCCCATCCAGGCACCCGCTGCCCCGAATTGGTGAGCCCCATGGGACGCGCGACTTGTTCC
CCAGCCTCGGCTCTCTGGCTCGCGACGGCGAACGCGCTGTCCCTTGATCACGCCCTCGCG
GCCGTTGTCCTGCTGGTCCCGTGGGTCCTGATATTCATGGTGTGCCGCCGCGCTTGTCGC
CGCCGCGGCGCCGCTGCCGCCCTCACCGCGGTTGTCCTGCAGGGGTATACCCCCCCCGCC
TACGGCGAGGAGGCCTTCACCTACCTCTGCACTGCACCGGGGTGCGCCACTCAGGCCCCT
GTCCCCGTGCGCCTCGCCGGCGTCCGCTTTGAGTCCAAGATTGTCGACGGCGGCTGCTTT
GCCCCATGGGACCTCGAGGCCACTGGAGCCTGCATTTGCGAGATCCCCACCGACGTCTCG
TGCGAGGGCTTGGGGGCCTGGGTACCCACAGCCCCATGCGCGCGCATCTGGAACGGCACA
CAGCGCGCCTGCACCTTTTGGGCCGTTAACGCCTACTCCTCGGGCGGGTATGCGCAGCTG
GCCTCTTACTTCAACCCTGGCGGCAGTTACTACAAGCAGTACCACCCCACCGCGTGCGAG
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GGCCTCGGGAGCCCGAATTGCCATGGCCCCGACTGGGCCTCCCCGGTTTGCCAACGCCAT
TCCCCTGACTGCTCGCGGCTTGTGGGGGCCACGCCAGAGCGTCCCCGGCTGCGCCTGGTC
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GTCATAGGCTCTCAGGCGCGTAAGTGCGGGCTCCACATACGCGCTGGACCGTACGGCCAC
GCTACCGTCGAAATGCCCGAGTGGATCCACGCCCACACCACCAGTGATCCTTGGCACCCA
CCGGGCCCCTTGGGGCTGAAGTTCAAGACAGTTCGCCCGGTGGTCCTGCCACGCGCGTTG
GCGCCACCCCGCAATGTGCGTGTGACCGGGTGCTACCAGTGCGGCACTCCCGCGCTGGTG
GAAGGCCTTGCCCCCGGGGGAGGGAATTGCCATCTCACTGTCAATGGCGAGGACGTCGGC
GCCTTTCCCCCTGGGAAGTTCGTCACCGCCGCCCTCCTCAACACCCCCCCGCCCTACCAA
GTCAGCTGCGGGGGTGAGAGCGATCGCGCGAGCGCGCGGGTCATTGACCCCGCCGCGCAA
TCGTTCACCGGCGTGGTGTATGGCACACACACCACTGCTGTGTCGGAGACCCGGCAGACC
TGGGCGGAGTGGGCCGCTGCCCATTGGTGGCAGCTCACTCTGGGCGTTATCTGCGCCCTC
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GCGCCGCGCTAG
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GCGCCGCTGGGTCGCACTGTGCCTCCACAGGACGGCACGCAAACTCGCCACCGCCCTGGC
CGACGAGGCCGGCGAGGCGTGGCACGCTGACTACGTGTGCGCGCTGCGTGGCGCACCGAG
CGGCCCCTTCTACGTCCACCCCGAGGACGTTCCGCACGGCGGTCGCGCCGTGGCGGACAG
ATGCTTGCTCTACTACACACCCATGCAGATGTGCGAGCTGATGCGCACCATTGACGCCAC
CTTGCTCGTGGCGGTTGACTTGTGGCCGGTCGCCCTTGCGGCCCACGTCGGCGATGACTG
GGACGACCTGGGCATTGCCTGGCATCTCGACCATGACGGCGGTTGCCCCGCCGATTGCCG
TGGAGCCGGCGCTGGGCCCACGCCCGGCTACACCCGCCCCTGCACCACACGCATCTACCA
AGTCCTGCCGGACACCGCCCACCCCGGGCGCCTCTACCGGTGCGGGCCCCGCCTGTGGAC
GCGCGACTGCGCCGTGGCCGAACTCTCATGGGAGGTTGCCCAACACTGCGGGCACAAGGC
GCGCGTGCGCGCCGTGCGATGCACCCTCCCTATCCGCCACGTGCGCAGCCTCCAACCCAG
CGCGCGGGTCCGACTCCCGGACCTTGTCCATCTCGCCGAGGTGGGCCGGTGGCGGTGGTT
CAGCCTCCCCCGCCCCGTGTTCCAGCGTATGCTGTCCTACTGCAAGACCCTGAGCCCGGA
CGCGTACTATAGCGAGCGCGTGTTCAAGTTCAAGAACGCCCTGAGCCACAGCATCACGCT
CGCGGGCAATGTGCTGCAAGAGGGGTGGAAGGGCACGTGCGCCGTAGAAGACGCGCTGTG
CGCGTACGTGGCCTTCCGCGCGTGGCAGTCTAACGCCAGGCTGGCGGGGATTATGAAAAG
CGCGAAGCGCTGCGCCGCCGACTCCTTGAGCGTGGCCGGCTGGCTGGACACCATTTGGGA
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TCCCTCCGCGCCTGCCGGCCCGCCGGATGACGAGGCGCTTATCCCGCCGGTGCTGTTCGC
CGAGCGCCGTGCCCTCCGCTGCCGCGAGTGGGATTTCGAGGCTCTCCGCGCGCGCGCCGA
TACGGCGGCCGCGCCCGCCCCGCTGGCTCCACGCCCTGCGCGGTACCCCACCGTGCTCTA
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GGCCCTGGTCTTATGCGACCCACTTGGCCAGCCGCTCCGGGGCCCTGAACGCCACTTCGC
CGCCGGCGCGCATATGTGCGCGCAGGCGCGGGGGCTCCAGGCTTTTGTCCGTGTCGTGCC
TCCACCCGAGCGCCCCTGGGCCGACGGGGGCGCCAGAGCGTGGGCGAAGTTCTTCCGCGG
CTGCGCCTGGGCGCAGCGCTTGCTCGGCGAGCCGGCAGTCATGCACCTCCCATACACCGA
TGGCGACGTGCCACAGCTGATCGCACTGGCCTTGCGCACGCTGGCCCAACAGGGGGCCGC
CTTGGCACTCTCGGTGCGCGACCTGCCCGGGGGTGCGGCGTTCGACGCACATGCGGTCAC
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CCCGCCGCCGCGCCGCGCACGGCGATCGCAACGGCACTTGGACGCCCGCGGCACTCCGCC
CCCCGCGCCTGCGCGCGACCCGCCGCCGCCCGCCCCCAGCCCGCCCGCGCCACCCCGCGC
GGGTGACCCGGTCCTTCCCACTTCCGCGGGGCCGGCGGATCGCGCGCGTCACGCCGAGCT
GGAGGTCGCTTACGAACCGAGCGACCCCCCCACGCCAACCAAGGCAGACCCAGACAGCGA
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GGACCCACCGCCCGGCTGCAAGGTCGTGGTTAACGCCGCCAACGAGGGGCTGCTGGCCGG
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GCGCCTCGCCCCATGCCCCACCGGCGAGGCAGTGGCGACACCCGGCCACGGCTGCGGGTA
CACCCACATCATCCACGCCGTCGCGCCGCGGCGTCCTCGGGACCCCGCCGCCCTCGAGGA
GGGCGAAGCGCTGCTCGAGCGCGCCTACCGCAGCATCGTCGCGCTAGCCGCCGCGCGTCG
GTGGGCGTGTGTCGCGTGCCCCCTCCTCGGCGCTGGCGTCTACGGCTGGTCTGCTGCGGA
GTCCCTCCGAGCCGCGCTCGCGGCTACGCGCGCCGAGCCCGCCGAGCGCGTGAGCCTGCA
CATCTGCCACCCCGACCGCGCCACGCTGACGCACGCCTCCGTGCTCGTCGGCGCGGGGCT
CGCTGCCAGGCGCGTCAGTCCTCCTCCGACCGAGCCCCTCGCATCTTGCCCCGCCGGCGA
CCCGGGCCGACCGGCTCAGCGCAGCGCGTCGCCCCCAGCGACCCCCCTTGGGGATGCCAC
CGCGCCCGAGCCCCGCGGATGCCAGGGGTGCGAACTCTGCCGGTACACGCGCGTCACCAA
TGACCGCGCCTATGTCAACCTGTGGCTCGAGCGCGACCGCGGCGCCACCAGCTGGGCGAT
GCGCATTCCCGAGGTGGTCGTCTACGGGCCGGAGCACCTCGCCACGCATTTTCCATTAAA
CCACTACAGTGTGCTCAAGCCCGCGGAGGTCAGGCCCCCGCGAGGCATGTGCGGGAGTGA
CATGTGGCGCTGCCGCGGCTGGCAAGGCATGCCGCAGGTGCGGTGCACCCCCTCCAACGC
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AGACCCAAACACCTGCTGGTTCCGCGCCGCCGCCAACGTTGCGCAGGCTGCGCGCGCCTG
CGGCGCCTACACGAGTGCCGGGTGCCCCAAGTGCGCCTACGGCCGCGCCCTGAGCGAAGC
CCGCACTCATGAGGACTTTGCCGCGCTGAGCCAGCGGTGGAGCGCGAGCCACGCCGATGC
CTCCCCTGACGGCACCGGAGATCCCCTCGACCCCCTGATGGAGACCGTGGGATGCGCCTG
TTCGCGCGTGTGGGTCGGCTCCGAGCACGAGGCCCCGCCCGACCACCTCCTGGTGTCCCT
CCACCGTGCCCCCAATGGTCCGTGGGGCGTAGTGCTCGAGGTGCGTGCGCGCCCCGAGGG
GGGCAACCCCACCGGCCACTTCGTCTGCGCGGTCGGCGGCGGCCCACGCCGCGTCTCGGA
CCGCCCCCACCTTTGGCTCGCGGTCCCCCTGTCTCGGGGCGGTGGTACCTGTGCCGCGAC
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CGCCATGGCCCGGGCGGCCCTCGCATCAGTCCAACGCCCTCGCAAAGGCCCCTACAATAT
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GCGCGAAGACCTTTACGTCTGCCCCACCAATGCGCTCCTGCACGAGATCCAGGCCAAACT
CCGCGCGCGCGATATCGACATCAAGAACGCCGCCACCTACGAGCGCGCGCTGACGAAACC
GCTCGCCGCCTACCGCCGCATCTACATTGATGAGGCGTTCACTCTCGGCGGCGAGTACTG
CGCGTTCGTTGCCAGCCAAACCACCGCGGAGGTGATCTGCGTCGGTGATCGGGACCAGTG
CGGCCCACACTACGCCAATAACTGCCGCACCCCCGTCCCTGACCGCTGGCCTACCGAGCG
CTCACGCCACACTTGGCGCTTCCCCGACTGCTGGGCGGCCCGCCTGCGCGCGGGGCTCGA
TTATGACATCGAGGGCGAGCGCACCGGCACCTTCGCCTGCAACCTTTGGGACGGCCGCCA
GGTCGACCTTCACCTCGCCTTCTCGCGCGAAACCGTGCGCCGCCTTCACGAGGCTGGCAT
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GACCCGGGCCTCCGACGCACTCTACCTCCACGAGCTCGAGGACGGCTCACTGCGCGCTGC
GGGGCTCAGCGCGTTCCTCGACGCCGGGGCACTGGCGGAGCTCAAGGAGGTTCCCGCCGG
CATTGACCGCGTTGTCGCCGTCGAGCAGGCACCACCACCGTTGCCGCCCGCCGACGGCAT
CCCCGAGGCCCAAGACGTGCCGCCCTTCTGCCCCCGCACTCTGGAGGAGCTCGTCTTCGG
CCGTGCTGGCCACCCCCATTACGCGGACCTCAACCGCGTGACTGAGGGCGAACGAGAAGT
GCGGTATATGCGCATCTCGCGTCACCTGCTCAACAAGAATCACACCGAGATGCCCGGAAC
AGAACGCGTTCTCAGTGCCGTTTGCGCCGTGCGGCGCTACCGCGCGGGCGAGGATGGGTC
GACCCTCCGCACTGCTGTGGCCCGCCAGCACCCGCGCCCTTTCCGCCAGATCCCACCCCC
GCGCGTCACTGCTGGGGTCGCCCAGGAGTGGCGCATGACGTACTTGCGGGAACGGATCGA
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CTGCCATGCCGCTCAGGGGAAAGCCGGCCTTGAGATCCGGGCGTGGGCCAAGGAGTGGGT
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GCAATTCCTTGTGGCCGCTGGCCATACGGAGCCCGAGGTCGATGCGTGGTGGCAGGCTCA
CTACACCACCAACGCCATCGAGGTCGACTTCACTGAGTTCGACATGAACCAGACCCTCGC
TACTCGGGACGTCGAGCTCGAGATTAGCGCCGCTCTCTTGGGCCTCCCTTGCGCCGAAGA
CTACCGCGCGCTCCGCGCCGGCAGCTACTGCACCCTGCGCGAACTGGGCTCCACTGAGAC
CGGCTGCGAGCGCACAAGCGGCGAGCCCGCCACGCTGCTACACAACACCACCGTGGCCAT
GTGCATGGCCATGCGCATGGTCCCCAAAGGCGTGCGCTGGGCCGGGATTTTCCAGGGTGA
CGATATGGTCATCTTCCTCCCCGAGGGCGCGCGCAGTGCGGCACTCAAGTGGACCCCCGC
CGAGGTGGGCTTGTTCGGCTTCCACATCCCGGTGAAGCATGTGAGCACCCCAACCCCCAG
CTTCTGCGGGCACGTCGGCACCGCGGCCGGCCTCTTCCATGATGTCATGCACCAGGCGAT
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CGACCGCCTCCGGGGGGTCTACGCGGCTCTGCCTGACACCGTTGCCGCCAATGCTGCGTA
CTACGACTACAGCGCGGAGCGCGTCCTCGCTATCGTGCGCGAACTTACCGCGTACGCGCG
GGGGCGCGGCCTCGACCACCCGGCCACCATCGGCGCGCTCGAGGAGATTCAGACCCCCTA
CGCGCGCGCCAATCTCCACGACGCTGACTAACGCCCCTGTACGTGGGGCCTTTAATCTTA
CCTACTCTAACCAGGTCATCACCCACCGTTGTTTCGCCGCATCTGGTGGGTACCCCACTT
TTGCCACTCGGGAGAGCCCCAGGGTGCCCAAATGGCTTCCACTACCCCCATCACCATGGA
GGACCTTCAGAAGGCCCTCGAGGCACAATCGCGCGCCCTGCGCGCGGGTCTCGCCGCCGG
CGCCTCGCAGTCGCGCCGGCCGCGGCCGCCGCGACAGCGCGACTCCAGCACCTCCGGAGA
TGACTCCGGCCGTGACTCCGGAGGGCCCCGCCGCCGCCGCGGCAACCGGGGCCGTGGCCA
GCGCAAGGACTGGTCCAGGGCCCCGCCCCCCCCCGAAGAGCGGCAAGAAAGTCGCTCCCA
GACTCCGGCCCCGAAGCCATCGCGGGCGCCGCCACAACAGCCTCAACCCCCGCGTATGCA
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GGCAGCCGTGGCGCGTGGCCTGCGCCCGCCTCTCCATGACCCTGACACCGAGGCACCCAC
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CACCACTGCTGTGTCGGAGACCCGGCAGACCTGGGCGGAGTGGGCTGCTGCTCATTGGTG
GCAGCTCACTCTGGGCGCCATTTGCGCCCTCCTACTCGCTGGCTTACTCGCTTGCTGTGC
CAAATGCTTGTACTACTTGCGCGGCGCTATAGCACCGCGCTAG.
Annexe 4: United Nations : Demographic Historical supplement-Nations Unies:
All ages
Tous âges -1 1-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39
11626232 303583 1891227 1872850 1082720 722320 907526 956745 840388 640961
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15704000 2946000 [=>] [0-4] 2393000 1977000 1643000 1360000 1095000 908000 766000
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26069000 3313000 [=>] [0-4] 3260000 3277000 2954000 2535000 2162000 1822000 1482000
26019280 3173689 [=>] [0-4] 3255752 3206068 2842094 2534732 2049059 1935781 1575187
27111000 3282000 [=>] [0-4] 3247000 3312000 3102000 2697000 2296000 1951000 1614000
5809172 152247 920916 955045 616109 370937 406634 434767 390269 332918
6331000 1181100 [=>] [0-4] 941800 785200 640000 534200 452500 387000 327700
6478000 1208500 [=>] [0-4] 963700 803400 654900 546600 463000 396000 335300
6518000 1233200 [=>] [0-4] 977000 812800 668800 557900 462100 390400 329800
6864000 1305000 [=>] [0-4] 1029000 858000 707000 590000 480000 405000 343000
7063000 1332600 [=>] [0-4] 1060800 881400 726400 601100 494400 420000 356900
7283000 1377800 [=>] [0-4] 1096200 910300 752100 621000 507100 430100 366300
7518000 1422200 [=>] [0-4] 1131600 939700 776400 641000 523500 444000 378100
7651000 1463700 [=>] [0-4] 1157400 958500 798700 659400 528600 443700 378700
7585905 171929 1074706 1243140 1101701 744199 498509 401632 386781 388889
7852000 1480000 [=>] [0-4] 1198000 989000 823000 680000 548000 455000 386000
8090000 1494000 [=>] [0-4] 1244000 1026000 853000 705000 570000 471000 397000
9405000 1613000 [=>] [0-4] 1486000 1214000 1006000 832000 682000 546000 458000
10236078 1577129 [=>] [0-4] 1492263 1323818 1100678 997446 787171 566134 397216
12792000 1691000 [=>] [0-4] 1640000 1682000 1500000 1216000 1016000 859000 723000
12944517 1614133 [=>] [0-4] 1657177 1616822 1409093 1247455 980472 922654 804010
13310000 1676000 [=>] [0-4] 1637000 1693000 1589000 1329000 1078000 918000 775000
5817060 151336 970311 917805 466611 351383 500892 521978 450119 308043
6334000 1176300 [=>] [0-4] 939900 781700 639300 536800 451100 382800 320800
6481000 1203600 [=>] [0-4] 961700 799900 654100 549300 461600 391700 328200
6515000 1229400 [=>] [0-4] 976000 810500 665800 555700 458600 387000 322500
6861000 1297000 [=>] [0-4] 1029000 858000 700000 583000 480000 405000 336000
7077000 1329200 [=>] [0-4] 1059400 878800 725200 602300 496100 418200 349700
7297000 1374800 [=>] [0-4] 1095200 908000 751300 623500 508200 428800 358000
7532000 1419100 [=>] [0-4] 1130400 937200 775500 643600 524500 442600 369500
7659000 1460600 [=>] [0-4] 1157100 958000 796400 658600 526900 439600 370700
7567901 161945 1055256 1203571 984869 705688 546273 502285 492697 419645
7852000 1466000 [=>] [0-4] 1195000 988000 820000 680000 547000 453000 380000
8075000 1474000 [=>] [0-4] 1244000 1021000 847000 703000 570000 466000 392000
9389000 1569000 [=>] [0-4] 1486000 1213000 1003000 830000 684000 545000 453000
10213473 1533253 [=>] [0-4] 1438530 1256316 1134153 1000253 770626 581395 446247
13277000 1622000 [=>] [0-4] 1620000 1595000 1454000 1319000 1146000 963000 759000
13074763 1559556 [=>] [0-4] 1598575 1589246 1433001 1287277 1068587 1013127 771177
13801000 1606000 [=>] [0-4] 1610000 1619000 1513000 1368000 1218000 1033000 839000
3411671 97046 484867 490422 340673 250092 284319 286167 266669 215353
5357163 119173 690500 820153 751342 575808 399108 313829 317963 312142
8733507 1107522 [=>] [0-4] 1086955 1088973 1050623 994031 776229 553469 386159
13149000 1321000 [=>] [0-4] 1429000 1456000 1558000 1506000 1300000 1068000 857000
13356246 1437766 [=>] [0-4] 1439798 1510606 1423889 1401058 1218714 1142618 937313
13993000 1360000 [=>] [0-4] 1412000 1506000 1602000 1606000 1437000 1183000 954000
1692215 49104 242040 242010 177760 121340 126050 133043 129005 113404
2620771 60780 351267 409184 368784 277735 186856 141883 138745 148371
4378706 560813 [=>] [0-4] 549846 543092 514555 503000 402287 287076 188741
6616000 671000 [=>] [0-4] 729000 762000 828000 770000 649000 516000 430000
6632953 730558 [=>] [0-4] 724473 758074 702787 694510 585698 543467 480283
7084000 690000 [=>] [0-4] 718000 787000 861000 843000 730000 583000 469000
1719456 47942 242827 248412 162913 128752 158269 153124 137664 101949
2736392 58393 339233 410969 382558 298073 212252 171946 179218 163771
4354801 546709 [=>] [0-4] 537109 545881 536068 491031 373942 266393 197418
6533000 650000 [=>] [0-4] 700000 694000 730000 736000 651000 552000 427000
6723293 707208 [=>] [0-4] 715325 752532 721102 706548 633016 599151 457030
6909000 670000 [=>] [0-4] 694000 719000 741000 763000 707000 600000 485000
Annexe 5
Elsevier Editorial System(tm) for Journal of Clinical Virology
Manuscript Number: JCV-S-06-00221
Title: phylogenetic analysis of rubella viruses found in Morocco, Uganda, Ivory Coast and South
Africa from 2001 to 2004.
In press (Accepted on January 2007)
Phylogenetic analysis of rubella viruses found in Morocco, Uganda Ivory Coast and
South Africa from 2001 to 2004
Hayat Caidi1,3, Emily S. Abernathy2, Abdelaziz Benjouad3, Sheilagh Smit4, S.D.K Sempala 5,
Rajae El Aouad1 and Joseph Icenogle2.
1
National Institute of Health-Morocco, 2 Centers for Disease Control and Prevention
(CDC) Atlanta, Georgia, 3University Mohamed V Faculty of Sciences, Rabat-Morocco,
4
National Institute for Communicable Diseases (NICD)-South Africa, 5 Uganda Virus
Institute, Kampala, Uganda,
Abstract
Background: Rubella virus (RV) causes a mild disease, with rash and fever. Maternal
infection during the first trimester of pregnancy can lead to severe birth defects known as
congenital rubella syndrome (CRS). Objectives: In Africa, including Morocco, Uganda,
Ivory Coast and South Africa, rubella remains poorly controlled. Identifying indigenous
rubella genotypes can allow monitoring and elimination of the indigenous viruses in each
country. Study design: Fifty samples collected between 2001 and 2004 during measles
outbreaks in Morocco, Uganda and South Africa and two samples from a CRS case
imported from Ivory Coast into the United States were analysed. RT-PCR and nested RT-
PCR amplification and sequencing of RNA coding for the E1 gene were done. Results:
Seven strains were analyzed. The viruses were assigned to three genotypes (1E, 1g and
2B). The Ugandan, Ivorian and Moroccan viruses were Clade 1 viruses, while the South
African virus was a Clade 2. Conclusions: Africa is now the third continent from which
both Clade 1 and Clade 2 viruses have been identified. As this is the first molecular
epidemiologic study of RV from Africa, these results will help provide a basis for
monitoring of control and elimination of African rubella viruses.
Key words: Rubella; genotype; molecular characterization; sequences.
1- Introduction
Rubella virus (RV) infection during the quasispherical capsid composed of the C
early stages of pregnancy can lead to protein, which is in turn surrounded by a
serious birth defects, which are referred lipid bilayer envelope in which two
to as congenital rubella syndrome glycoproteins, E1 and E2, are embedded.
(CRS). Concentration on comprehensive The genome contains two open reading
rubella vaccination has recently frames (ORFs): the 5’proximal ORF (the
increased in developing countries in nonstructural protein ORF or NS-ORF)
conjunction with measles elimination and the 3’ proximal ORF (the structural
efforts, particularly in the Americas and protein ORF or SP-ORF) (Zheng, D-P et
Europe (MMWR, 2005a, PAHO’s al., 2003c). Most previous
Immunization Unit, 2006). As part of the phylogenetic studies have focused on all
surveillance component of these efforts, or part of the E1 for genotyping of RV
an understanding of the worldwide (Hofmann. J et al., 2003; Shigetaka. K
molecular epidemiology is necessary et al., 1997; Shigetaka. K et al., 2004).
(Wkly Epi Rep, WHO, 2005b).
A number of previous studies looking
RV was isolated in 1961, and rubella at rubella from countries in the
vaccines became available in the late Americas, Europe and Asia have been
1960s. Despite of the success of rubella published (Reef SE et al., 2002; Zheng
vaccination programs, RV remains D-P et al., 2003b; Frey TK et al., 1998;
endemic in many regions of the world, Icenogle, JP et al., in press). In 2005 a
primarily because of low vaccine use systematic nomenclature for wild-type
(Zheng D-P et al., 2003a). Rubella is RV was published by the WHO (Reef
endemic in Africa and vaccination is SE et al., in press). A 739 nucleotides
available only in the private sector. In region within the coding region for the
Morocco, for example, rubella vaccine E1 protein was set as the standard region
has been offered only in the private to sequence for molecular
sector since 1987, and no surveillance epidemiological purposes. RVs were
data for the incidence of RV or CRS are classified into 2 virus clades formerly
available (Sharon et al., 2005). No called genotypes 1 and 2 (Zheng, DP et
rubella outbreaks have been documented al., 2003b). This was a departure form
in South Africa, but many cases are the terminology previously used. The
detected as a result of surveillance for systematic nomenclature divided rubella
measles (Republic of SA Health Dept. , viruses into 2 clades (1 and 2), 7
2005). In Ivory Coast, a rubella genotypes (designated by clade and a
outbreak was identified in 2004 and was letter designation, (, 1B, 1C, 1D, 1E, and
linked to four refugee transit centers, 1F2A, 2B), and 3 provisional genotypes
resulting in 34 confirmed rubella cases (1a, 1g and 2c,). Genotype 1a and 1g are
(MMWR, 2005b). provisional because the relationship
between these groups of viruses and
RV is the sole member of the genus
other genotypes is not completely
Rubivirus in the family Togaviridae. The
characterized (WHO, Wkly Epidemiol
genome is a single stranded RNA of
Rec, 2005a; Icenogle J.P et al., in press).
positive polarity that is 9762 nucleotides
At least one virus of genotype 1 g has
(nts) in the length. In the virion, the
been described in previous publication
genome RNA is contained in a
(WHO, Wkly Epidemiol Rec, 2005a).
Genotype 2c is provisional because RNA was extracted from infected cells
reference viruses for this genotype have using the Guanidinium acid-phenol
not yet been fully characterized. The technique (Tri-Reagent, Molecular
WHO terminology for describing rubella Research Center, Cincinnati, Ohio). RT-
phylogeny will be used in the rest of this PCR using the Titanium One Step kit
paper. (BD Bioscience, San Jose, CA) was used
to amplify either 601 nucleotides (nts)
In this report, we have analyzed the
(8869-9469) or 739 nts (8731-9469) of
first rubella sequences obtained from
the E1 coding region. Primers used to
Africa. This data contributes important
amplify the 601 nts region were RV8812
genetic baseline information on a region
(5’caacacgccgcacggacaac) (Best JM et
of the world from which no data has
al., 2005) and RV3’
previously been available.
(5’_ttttttttttttttttttctatacagcaacaggtgc)
(Purgachev KV et al., 1997). Primers
2- Materials and Methods used to amplify the 739 region were
RV8656 (5’ccccaccgacaccgtgatgag) and
RV3’.
2-1 Specimen In cases where an isolate could not be
obtained, RNA was extracted directly
from the clinical sample using either 250
A total of 52 samples were used in
µl of samples and Tri-Regent for Liquid
this study, most associated with measles
Samples (LS) (MRC) or 140 µl of
outbreaks. Thirteen samples, all nasal
samples and the QIAmp Viral Mini Kit
aspirants, were collected in Uganda in
(Qiagen, Valencia, CA).
2001. Six urine samples were collected
in South Africa in 2002 and 31 urine Due to the small amounts of rubella
samples came from Morocco during RNA present in clinical samples, nested
2002 and 2004. Two samples from one set RT-PCR reactions were necessary to
patient were from New Hampshire, amplify sufficient DNA for sequencing
USA, as part of a CRS case evaluation. directly from the samples. Two pairs of
Epidemiological evidence suggested that primers were chosen to amplify a 722
the mother of the CRS case had been nts fragment (8823-9545) and the
infected with rubella early in her Titanium One-Step RT-PCR kit was
pregnancy in Ivory Coast (MMWR, used with one modification: the oligo
2005b). (dT) primer was omitted from the
reaction and replaced with RNAse-free
water. 5 µl of extracted RNA was added
2-2 laboratory methods to the 50µl reaction mix containing
45µM of primers RV8812 and RV3’, 3
µl of the first round mixture was
Specimens were inoculated onto Vero
transferred to the second round reaction
cells. Since clinical isolates of RV rarely
(PCR) containing 45µl M of primers
exhibit cytopathic effect (CPE),
RV8823 (5’acggacaactcgaggtcc) and
detection of virus was done by RNA
RV9545 (5’tggtgtgtgtgccatac). Aliquots
extraction and reverse transcriptase-
polymerase chain reaction (RT-PCR). of 5 µl were run on a 1.5% agarose gel
and visualized by ethidium bromide Analysis of the 601 nts sequences
staining after electrophoresis. showed that the seven African sequences
fell into three different genotypes
(Figure 1A). The Uganda sequence
2-3 Sequencing and data Analysis branched with an Israeli virus
(RVi/[Link]/92[1g]) which has
been shown to group with other
RT-PCR products were purified using sequences obtained from European
the Wizard SV Gel and PCR Clean-Up viruses from 1991-1998 (Zheng D-P et
System (Promega). Templates were al., 2003b). This group was recently
sequenced using fluorescent dye designated as provisional genotype 1g
terminators (BigDye, Perkin-Elmer) and (WHO, Wkly Epidemiol Rec, 2005a)
the reaction products were analyzed and the Israeli virus was included in the
using an ABI 3100 (Perkin-Elmer) analysis to represent this proposed
automatic sequencer. Sequence data genotype. The virus imported to the US
were analyzed with version 10.1 of the from Ivory Coast also fell on the
Genetics Computer Group Package genotype 1g branch. The four Moroccan
(GCG) (Accelrys). Phylogenetic sequences grouped with genotype 1E.
analyses were performed using the The other viruses in the 1E genotype are
PAUP Search program and the Bayesian widely geographically distributed and all
analysis program, MrBayes 3.0. date from 1997 and after, prompting the
3- Results description of this group as a recently
emerged international genotype (Zheng,
Out of a total of 52 clinical samples DP et al., 2003b. The South African
from 51 patients collected for this study, sequence grouped with Genotype 2 B
eight (15%) tested positive, either by viruses, which also includes viruses from
direct RNA extraction and nested set China, India and Israel. The seven
RT-PCR or by culture followed by RNA African sequences come from
extraction and RT-PCR. Only the geographically distant locations within
Uganda and Ivory Coast specimens the African continent with Morocco
contained infectious virus and were RT- located in the north, South Africa in the
PCR positive after inoculation in cell South, Uganda in the center and Ivory
culture. Four out of 31 Morocco and one Coast in the west. Africa now is the third
out of 6 South Africa urine specimens continent from which both clade 1 and
contained sufficient amounts of rubella clade 2 viruses have been identified
RNA to produce the size of fragment (Figure 2).
required for sequencing by nested set
RT-PCR using RNA extracted directly The sequences of 739 nts (8731-9469)
from the specimen (Table 1). of WHO approval sequence region were
obtained for the two isolates (UGA/01
Sequences obtained from the samples and [Link]/04) and were
used in this study, were compared with compared with the same sequences as
the 22 approved reference virus the 601 tree. There was no RNA
sequences and three sequences that remaining from the Morocco and South
represent the additional two provisional African viruses, so the additional
genotypes, thereby including all the sequence data was unobtainable. The
genotypes of Clades 1 and 2 (Figure 1). resulting tree (Figure1B) shows that, as
with the 601 nts tree, the Uganda and in connection with measles outbreaks,
Ivorian sequences group with the one in 2002 and three in 2004. The fact
representative 1g virus that the same genotype was found in two
([Link]/92). different years suggests that endemic
transmission was occurring. Genotype
4- Discussion 1E has been found in several European
countries including Italy (1997),
This is the first report of the genetic Germany (1999), and the UK (1999,
characterization of wild-type RVs from traced to importations from Greece). In
the African continent. Molecular typing light of the frequency of travel between
of (RV) can be a valuable aid in tracking Europe and Morocco, it is not surprising
transmission pathways and the collection to find the same genotype in both
of baseline data about endemic viruses is regions. Genotype 1E began appearing
an important first step in this process. in many geographically distant regions
The difficulties of collecting clinical (South America, the Caribbean, China,
specimens include improper collection the USA and Malaysia in addition to
techniques and inadequate Europe) beginning in 1997 and the
transportation. In addition, collection of source of this virus is unknown.
specimens for RV is difficult, in part due Genotype 1g was present in the two
to the mildness of the illness, as patients central African countries of Uganda and
do not feel ill enough to seek medical Ivory Coast in two different years which,
help. The only specimen collected in again, suggests this genotype was
Africa that yielded infectious virus was circulating in this part of the continent.
the nasal aspirant collected in Uganda. A single specimen in a single year in
Unfortunately, urine, which is a common southern Africa was found to be
clinical sample collected for measles genotype 2B. In addition, very little
isolation, is not the optimal sample for epidemiological information is available
RV isolation (William, JB et al., 2003), about the specimen. Therefore, there is
the best results come from throat swabs not enough evidence to state that
(Zimmerman L et al., 2002, Willaim B genotype 2B is circulating in Africa. A
et al., 2003). However, maximum viral single isolate of a genotype 2B virus was
shedding is up to four days after rash identified in the United States in 2000
onset and the viral load is low (Best JM and this case was epidemiologically
et al., 1989, Bosma TJ et al., 1989; determined to be an importation from
Zimmerman, L et al., 2002). Delay in India (Reef, SE et al., in press) and this
collecting a specimen may result in could be the case with the South African
clearance of the virus by the host’s case, as well. This highlights the need
immune system and degradation of any for collection of epidemiological data
viral genome by nucleases (Flavia F. along with the clinical samples and the
Donadio, et al., 2003). For these reasons, need for collections of samples to
the rate of identification of virus from continue over time. A comparison of
clinical samples was low in this study. phylogenetic trees made with the 601
Phylogenetic analysis of rubella and 739 windows for the two African
sequences showed that two and possibly, isolates documented that they were
three genotypes of RV, were circulating genotype 1g. The clustering of viruses
in Africa during 2001 to 2004. from genotype 1B and 1g is more
Genotype 1E was identified in Morocco
sensitive to the sequence window used
than that of viruses from genotypes 1C, Table 1: Wild-type rubella viruses from Africa
1D, 1E,1F, 2A, 2B or 2c (WHO, Wkly Sequenced for this study.
Epidemiol Rec, 2005a).
WHO Country Age Speci DOC Results
In June of 2004 the WHO Steering name men
Committee on Research Related to and
genotyp
Measles and Rubella Vaccines and e
Vaccination met to identify issues that Rvs/Ber Morocco 7 urine 2 days Positive
kane.M
need to be addressed to improve the OR/24.
global control of rubella and CRS. One 02[1E]
Rvs/Ouj Morocco 7 urine 2 days Positive
of the issues discussed was the need to [Link]
collect genetic baseline data on rubella R/23.04
[1E]
viruses from many countries and Rvs/Tar Morocco 5 urine 2 days Positive
populations. The viruses described in oudant.
MOR/2
this report are a first step in the 2.04[1E
]
determination of the endemic genotypes Rvs/Tet Morocco 10 urine 2 days Positive
of rubella found on the African ouan.M
OR/29.
continent. This molecular 04[1E]
epidemiological data has already proved Rvi/UG Uganda 2 nasal 9 days unknow
A/20.01 aspirat n
useful in the investigation of a CRS case [1g] e
Rvs/We South 5 urine UK Positive
stonaria Africa
in the United States (Reef et al., in .SOA/4
press). The knowledge that a 1g virus 7.03[2B
]
had been isolated in Uganda and that this Rvi/Leb Ivory Birth Throat 2.5 Positive
virus was closely related to the virus anon.N Coast swab, month
[Link]/ urine s
isolated from the CRS case provided 44.04[1
support that this was a case imported g]
from Africa. Implementation of shows that measles negative samples can
integrated measles/rubella protocols in be used to isolate and identify rubella
which measles negative cultures of viruses. As more rubella molecular
Vero/SLAM cells would be screened for epidemiology data becomes available, it
the presence of rubella virus will can be used to establish transmission
hopefully allow the routine collection of pathways as has been done for other
rubella viruses in WHO Measles/Rubella viruses such as measles and polio and,
Laboratory Networks labs. This report thereby, contribute to effective rubella
and CRS control.
B
A
Acknowledgments
: We would like to thank our colleagues MoH in Morocco, Uganda and South
at the INH (National Institute of Africa for their assistance.
Hygiene), the Epidemiology Department
organization steering committee on
References Research Related to Measles and Rubella
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JID: 187 (15 May), 1587
1,4
Hayat Caidi, 2Sharon Bloom, 3Mustapha Azilmaat, 4Abdelaziz Benjouad,
2
Susan Reef and 1Rajae El Aouad.
1 2
National Institute of Hygiene Rabat-Morocco, National Immunization Program,
3
Centers for Disease Control and Prevention, CDC Atlanta Ministry of Health,
4
University Mohamed V, Faculty of Sciences, Rabat Morocco
Abstract
Background: Rubella causes a mild rash illness in children and adults. However, rubella
infection during pregnancy can result in devastating consequences including
miscarriages, fetal death, premature delivery, and a spectrum of birth defects known as
the congenital rubella syndrome (CRS). Objective: This study was designed to determine
the age –specific rubella seroprevalence of women in childbearing age in Morocco and to
contribute the development of a rubella strategy in the country. Study design: A
serological study was conducted in 2002 among women 15-39 years of age by testing for
rubella IgG antibodies. Results: Of 967 women, 16.7% were found to be susceptible to
rubella. Significantly higher susceptibility among women 15-19 years old was observed.
An estimated 85.474 live births occur annually to rubella susceptible women. No
statistical significance rate of seroprevalence in women in rural or urban areas, 81.3%
and 83.2% respectively. Conclusion: Our findings may be useful to suggest vaccination
women aged <35 years in Morocco. Substantial risk of rubella infection exists for
Moroccan women of childbearing age. Prevention of CRS will require either surveillance
or vaccination or a combination of both.