Baccalauréat Métropole 8 juin 2021
5 mai 2022 - 2h
Le candidat traite 2 exercices.
Exercice 1 10 points
Dans cet exercice, les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.
La leucose féline est une maladie touchant les chats ; elle est provoquée par un virus.
Dans un grand centre vétérinaire, on estime à 40 % la proportion de chats porteurs de la maladie.
On réalise un test de dépistage de la maladie parmi les chats présents dans ce centre vétérinaire.
Ce test possède les caractéristiques suivantes.
• Lorsque le chat est porteur de la maladie, son test est positif dans 90 % des cas.
• Lorsque le chat n’est pas porteur de la maladie, son test est négatif dans 85 % des cas.
On choisit un chat au hasard dans le centre vétérinaire et on considère les évènements suivants :
• M : ≪ Le chat est porteur de la maladie ≫ ;
• T : ≪ Le test du chat est positif ≫ ;
• M et T désignent les évènements contraires des évènements M et T respectivement.
1. a) Traduire la situation par un arbre pondéré.
b) Calculer la probabilité que le chat soit porteur de la maladie et que son test soit positif.
c) Montrer que la probabilité que le test du chat soit positif est égale à 0, 45.
d) On choisit un chat parmi ceux dont le test est positif. Calculer la probabilité qu’il soit porteur de la maladie.
2. On choisit dans le centre vétérinaire un échantillon de 20 chats au hasard. On admet que l’on peut assimiler
ce choix à un tirage avec remise.
On note X la variable aléatoire donnant le nombre de chats présentant un test positif dans l’échantillon choisi.
a) Déterminer, en justifiant, la loi suivie par la variable aléatoire X.
b) Calculer la probabilité qu’il y ait dans l’échantillon exactement 5 chats présentant un test positif.
c) Calculer la probabilité qu’il y ait dans l’échantillon au plus 8 chats présentant un test positif.
d) Déterminer l’espérance de la variable aléatoire X et interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.
3. Dans cette question, on choisit un échantillon de n chats dans le centre, qu’on assimile encore à un tirage avec
remise. On note pn la probabilité qu’il y ait au moins un chat présentant un test positif dans cet échantillon.
a) Montrer que pn = 1 − 0, 55n .
b)
def seuil() :
Décrire le rôle du programme ci- n=0
contre écrit en langage Python, dans P =0
lequel la variable n est un entier na- while P < 0, 99 :
turel et la variable P un nombre n=n+1
réel. P = 1 − 0, 55 ∗ ∗n
return n
c) Déterminer, en précisant la méthode employée, la valeur renvoyée par ce programme.
Exercice 2 10 points
On considère la suite (un ) définie par : u0 = 1 et, pour tout entier naturel n,
4un
un+1 = .
un + 4
1.
4
n un
un
0 1, 00 4
1 0, 80 5
La copie d’écran ci-contre présente les valeurs, calculées à l’aide d’un tableur,
2 0, 67 6
des termes de la suite (un ) pour n variant de 0 à 12, ainsi que celles du quotient
4 3 0, 57 7
, (avec, pour les valeurs de un , affichage de deux chiffres pour les parties 4 0, 50 8
un
décimales). 5 0, 44 9
4 6 0, 40 10
À l’aide de ces valeurs, conjecturer l’expression de en fonction de n.
un 7 0, 36 11
Le but de cet exercice est de démontrer cette conjecture (question 5.), et d’en 8 0, 33 12
déduire la limite de la suite (un ) (question 6.). 9 0, 31 13
10 0, 29 14
11 0, 27 15
12 0, 25 16
2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a : un > 0.
3. Démontrer que la suite (un ) est décroissante.
4. Que peut-on conclure des questions 2. et 3. concernant la suite (un ) ?
4
5. On considère la suite (vn ) définie pour tout entier naturel n par : vn = .
un
Démontrer que (vn ) est une suite arithmétique.
Préciser sa raison et son premier terme.
En déduire, pour tout entier naturel n, l’expression de vn en fonction de n.
6. Déterminer, pour tout entier naturel n, l’expression de un en fonction de n.
En déduire la limite de la suite (un ).
Exercice 3 10 points
Partie 1
On donne ci-dessous, dans le plan rapporté à un repère orthonormé, la courbe représentant la fonction dérivée f ′
d’une fonction f dérivable sur R.
À l’aide de cette courbe, conjecturer, en justifiant les réponses :
1. Le sens de variation de la fonction f sur R.
2. La convexité de la fonction f sur R.
0
−2 −1 0 1 2 3 4
−1
Courbe représentant la dérivée f ′ de la fonction f .
Partie 2
On admet que la fonction f mentionnée dans la Partie 1 est définie sur R par :
f (x) = (x + 2)e−x .
On note C la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, #–
ı , #–
).
On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur R, et on note f ′ et f ′′ les fonctions dérivées première et
seconde de f respectivement.
1. Montrer que, pour tout nombre réel x,
x
f (x) = + 2e−x .
ex
En déduire la limite de f en +∞.
Justifier que la courbe C admet une asymptote que l’on précisera.
On admet que lim f (x) = −∞.
x→−∞
2. a) Montrer que, pour tout nombre réel x, f ′ (x) = (−x − 1)e−x .
b) Étudier les variations sur R de la fonction f et dresser son tableau de variations.
c) Montrer que l’équation f (x) = 2 admet une unique solution α sur l’intervalle [−2 ; −1] dont on donnera
une valeur approchée à 10−1 près.
3. Déterminer, pour tout nombre réel x, l’expression de f ′′ (x) et étudier la convexité de la fonction f .
Que représente pour la courbe C son point A d’abscisse 0 ?