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CFE07

Le chapitre 7 traite du principe de prudence en comptabilité, en se concentrant sur les amortissements des immobilisations. Il définit les immobilisations amortissables et non amortissables, explique le calcul de l'amortissement selon différentes méthodes (linéaire et non linéaire), et décrit l'impact des amortissements sur les états financiers de l'entreprise. Enfin, il aborde les règles de comptabilisation des cessions d'immobilisations.

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Le chapitre 7 traite du principe de prudence en comptabilité, en se concentrant sur les amortissements des immobilisations. Il définit les immobilisations amortissables et non amortissables, explique le calcul de l'amortissement selon différentes méthodes (linéaire et non linéaire), et décrit l'impact des amortissements sur les états financiers de l'entreprise. Enfin, il aborde les règles de comptabilisation des cessions d'immobilisations.

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CHAPITRE 7 LE PRINCIPE DE PRUDENCE : LES AMORTISSEMENTS

RAPPELS SUR LE PRINCIPE DE PRUDENCE

Article L 123-14 du Code de commerce


« La comptabilité est basée sur des principes qui permettent de produire des comptes réguliers et
sincères donnant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière, du résultat de l’entreprise. »

Article L 123-30 du Code de commerce


« Les comptes annuels doivent respecter le principe de prudence. »

Article 120-3 du Plan Comptable Général


« La comptabilité est établie sur la base d’appréciations prudentes pour éviter le risque de transfert, sur des
périodes à venir, d’incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de l’entreprise. »

I. LES IMMOBILISATIONS AMORTISSABLES

Lors de l’entrée dans le patrimoine, les immobilisations ont été comptabilisées à leur coût
d’acquisition qui constitue leur valeur d’entrée ou valeur brute.
A la clôture de l’exercice, il convient d’évaluer les immobilisations, de manière extra-comptable,
afin de constater si leur valeur, à la clôture de l’exercice, dite valeur d’inventaire est, ou non
restée égale à la valeur d’origine.

Hors, la comptabilité doit donner une image fidèle du patrimoine. Aussi, il faut constater
comptablement la consommation des avantages économiques des actifs immobilisés. C’est
pourquoi on définit des immobilisations amortissables.

Une immobilisation amortissable est une immobilisation dont l’utilisation par l’entité est
déterminable.

Utilisation déterminable
L’utilisation d’un actif est déterminable lorsque l’usage attendu de l’actif est limité dans le temps du
fait, notamment :
¾ De l’usure physique de l’actif par l’usage qu’en fait l’entreprise ou par le passage du temps
¾ De l’évolution technique (qui entraîne l’obsolescence de l’actif)
¾ De règles juridiques (durée de protection légale ou contractuelle)
Ex : les constructions, le matériel, les installations techniques, les matériels et outillages
industriels, les brevets sont amortissables.

Utilisation non déterminable


Une immobilisation est considérée comme ayant une utilisation indéterminable lorsqu’il n’y a pas
de limite prévisible à la durée durant laquelle il est attendu que cette immobilisation procurera des
avantages économiques à l’entité.
Ex : les terrains ont une utilisation en général non déterminable et ne sont pas amortissables, les
immobilisations financières ne sont pas amortissables.

Application :
Immobilisation
Immobilisation Usure Evolution Règles
Bien non
amortissable physique technique juridiques
amortissable
Logiciel X X
Chariot élévateur X X X
Construction X X
Terrain X
Fonds commercial X
Brevet X X
Matières premières Charge !!!
Outillage X X X
Titres immobilisés X
CHAPITRE 7 – LES AMORTISSEMENTS -1-
II. DEFINITION DE L’AMORTISSEMENT

L’amortissement d’un actif est la répartition systématique de son montant amortissable en fonction
de son utilisation. C’est un processus de répartition des coûts, cela correspond à la consommation
des avantages économiques futurs.

Le plan d’amortissement est la traduction comptable de la répartition de la valeur amortissable


d’un actif selon le rythme de consommation des avantages économiques futurs attendus.
Il s’agit donc de préciser :
¾ la valeur amortissable appelée aussi base amortissable
¾ la durée et le rythme de consommation des avantages économiques
¾ le mode d’amortissement : il s’agit de la méthode retenue pour traduire la consommation
des avantages économiques

A. La base amortissable

C’est la différence entre la valeur brute de l’immobilisation (son coût d’acquisition) et la valeur
résiduelle de l’immobilisation.
Base amortissable = coût d’acquisition – valeur résiduelle

Valeur résiduelle : montant net de coûts de sortie attendus qu’une entité obtiendrait de la cession
de l’actif sur le marché à la fin de son utilisation (valeur déterminée au moment de l’achat).
On ne tiendra compte de la valeur résiduelle que si elle est significative.

Exemple : la société CREATIF a acquis un matériel industriel. Le prix d’achat HT s’élève à


32 000 €. Les frais d’installation et de montage s’élèvent à 3 000 €. Le matériel a une durée de vie
de 8 ans. L’entreprise CREATIF pense revendre ce matériel dans 5 ans pour une valeur estimée à
5 000 € HT.
→ Calculez la base amortissable.

Base amortissable = coût d’acquisition HT – valeur résiduelle


= 32 000 + 3 000 - 5 000
= 30 000 €

B. La durée et le rythme de consommation des avantages économiques

On a besoin connaître la durée d’utilisation de l’actif.


Chaque entreprise définit ses propres durées d’utilisation.
(A défaut de durée d’utilisation connue, on prendra la durée de vie du bien et on considérera que
l’entreprise utilise le bien pendant toute sa durée de vie).

Application : quelle est la durée d’utilisation du matériel industriel acquis par la société CREATIF ?
Durée d’utilisation = 5 ans

C. Le mode d’amortissement

Le mode d’amortissement doit traduire le rythme de consommation des avantages économiques


attendus par l’entreprise. Cette consommation peut être déterminée :

- Soit en unités de temps (exemple : utilisation pendant 5 ans)


On pratiquera alors un amortissement LINEAIRE

- Soit en unités d’œuvre (nombre de kilomètres parcourus, d’heures de travail, de pièces


produites)
On pratiquera alors un amortissement la plupart du temps NON LINEAIRE (car la
consommation des avantages économiques futurs attendus est différente chaque année).

Toutefois, à défaut de mode mieux adapté, le mode linéaire est appliqué.

CHAPITRE 7 – LES AMORTISSEMENTS -2-


III. CALCUL DE L’AMORTISSEMENT COMPTABLE

A. 1ère méthode : la méthode linéaire

La consommation des avantages économiques attendus par l’entreprise est déterminée en unités
de temps.
Le système d’amortissement linéaire dégage une annuité constante tout au long de la période
d’amortissement

Principes de calcul :

→Annuité d’amortissement = base amortissable x taux d’amortissement

→ taux d’amortissement : T = 100 % / n avec n : durée d’utilisation du bien exprimée en années

→ Point de départ de l’amortissement : l’amortissement d’un actif commence à la date de début de


consommation des avantages économiques, c’est-à-dire à la date de mise en service.

→ En cas d’acquisition en cours d’année, la première annuité est calculée prorata temporis. Le
temps couru entre la date de mise en service et la fin de l’exercice s’apprécie en jours. (On
utilisera des mois de 30 jours et une année de 360 jours).

Application : présentons le plan d’amortissement du matériel industriel acquis par l’entreprise CREATIF
sachant qu’il a été acquis et mis en service le 20 juin N.

→ Calcul du taux linéaire


T= 100 % / durée d’utilisation = 20%

→ Calcul de la première annuité


Nombre de jours entre la date de mise service et la fin de l’année : n = (30-20) + (6x30) = 190
jours
a1 = Base amortissable x taux d’amortissement x n/360
a1 = 30 000 x 20 % x 190/360 = 3 166,67 €

→ Calcul de l’annuité constante d’amortissement


a = 30 000 x 20 % = 6 000 €

PLAN D'AMORTISSEMENT
IMMOBILISATION : matériel industriel Durée : 5 ans
Date de mise en service : 20/06/N Taux : 20 %
Mode d'amortissement : LINEAIRE Valeur brute : 35 000 €
Valeur résiduelle : 5 000 €
Base amortissable : 30 000 €
BASE Annuité Cumul Valeur nette
Année
AMORTISSABLE d'Amortissement amortissements comptable
N 30 000,00 3 166,67 3 166,67 31 833,33
N+1 30 000,00 6 000,00 9 166,67 25 833,33
N+2 30 000,00 6 000,00 15 166,67 19 833,33
N+3 30 000,00 6 000,00 21 166,67 13 833,33
N+4 30 000,00 6 000,00 27 166,67 7 833,33
N+5 30 000,00 2 833,33 30 000,00 5 000,00
VALEUR NETTE COMPTABLE = VALEUR BRUTE – CUMUL DES AMORTISSEMENTS
La dernière annuité est telle que la somme des amortissements pratiqués soit égale à la valeur
à amortir.

CHAPITRE 7 – LES AMORTISSEMENTS -3-


B. 2ème méthode : répartition de la base amortissable en fonction des unités d’œuvre

La consommation des avantages économiques attendus par l’entreprise est déterminée en unités
d’œuvre.
Les annuités varient chaque année en fonction de l’utilisation qui est faite du bien.

Principes de calcul :

Base de calcul = base amortissable = valeur brute – valeur résiduelle


Avantages économiques consommés pendant l’année
Annuité d’amortissement = base amortissable x -------------------------------------------------------------------
Total des avantages économiques attendus

Point de départ de l’amortissement = date de mise en service

Application : La SA PEACE a acquis une machine pour 80 000 € HT. Cette machine a été mise en
service le 01/01/N ; sa durée d’utilisation prévue est de 5 ans. Elle est amortie selon le nombre de
pièces produites.

Les productions de pièces prévues sont les suivantes :

Années N N+1 N+2 N+3 N+4


Fabrication 250 000 250 000 200 000 150 000 150 000

PLAN D'AMORTISSEMENT
IMMOBILISATION : matériel industriel Durée : 5 ans
Date de mise en service : 01/01/N
Mode d'amortissement : NON LINEAIRE Valeur brute : 80 000 €
unité d'œuvre = nombre de pièces Valeur résiduelle : 0
Base amortissable : 80 000 €
Annuité Cumul Valeur nette
Année BASE
d'Amortissement amortissements comptable
N 80 000,00 20 000,00 20 000,00 60 000,00
N+1 80 000,00 20 000,00 40 000,00 40 000,00
N+2 80 000,00 16 000,00 56 000,00 24 000,00
N+3 80 000,00 12 000,00 68 000,00 12 000,00
N+4 80 000,00 12 000,00 80 000,00 -

IV. COMPTABILISATION DES AMORTISSEMENTS ET INCIDENCE SUR LE


COMPTE DE RESULTAT, LE BILAN ET LA TREOSRERIE

ƒ Schéma d’enregistrement
31/12/N
6811 Dotations aux amortissements annuité d'amt
28xx Amortissement des immobilisations annuité d'amt
Annuité d'amortissement

Le compte de l’immobilisation principal avec un 8 en deuxième position est crédité du montant de


l’annuité d’amortissement.

CHAPITRE 7 – LES AMORTISSEMENTS -4-


ƒ Incidence sur le compte de résultat

L’annuité d’amortissement constitue une charge d’exploitation (dotation aux amortissements).


La constatation de cette charge diminue le résultat comptable.

ƒ Incidence sur le bilan

ACTIF BRUT AMORTISSEMENTS NET


ACTIF
IMMOBILISE
Valeur brute de Cumul des Valeur nette

l’immobilisation amortissements comptable

A l’actif du bilan et plus précisément dans l’actif immobilisé, la valeur nette comptable de
l’immobilisation concernée diminue par la constatation d’une annuité d’amortissement
supplémentaire.

ƒ Incidence sur la trésorerie

L’amortissement n’a aucune incidence sur la trésorerie car il n’engendre aucun décaissement :
il s’agit d’une charge calculée.

V. CESSIONS D’IMMOBILISATIONS

Rappelons et complétons les règles d’enregistrement :

jour de la vente
512 Banque
TTC
ou 462 Créances sur cessions d'immobilisations
Prix de vente
775 Produits des cessions d'éléments d'actifs
HT
44571 TVA collectée TVA
prix de cession de l'immobilisation

inventaire
Dotation
6811 Dotation aux amortissements complémentaire

Dotation
28xx Amortissement des immobilisations complémentaire
Dotation de l'année N (année de cession)
inventaire
Valeur nette
comptable au
675 Valeur comptable des éléments d'actifs cédés moment de la
cession

Amortissements
28xx Amortissements des immobilisations pratiqués jusqu'à
la date de cession

Valeur brute du
2xx Immobilisation bien
Sotrie de l'immobilisation du patrimoine

La dotation complémentaire de l’année N se calcule du début de l’exercice à la date de cession :


- soit en nombre de jours pour une immobilisation amortie en linéaire
- soit en unités d’œuvres consommées pour une immobilisation amortie en non linéaire
CHAPITRE 7 – LES AMORTISSEMENTS -5-
VI. L’ANNEXE

CHAPITRE 7 – LES AMORTISSEMENTS -6-

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