B) La succession des modèles de développement économique
Ancienneté de l’extraction économique et de l’insertion dans des échanges mondiaux
Passage du modèle colonial au modèle exportateur
- Base du système colonial : approvisionnement de la métropole (Portugal, Espagne) en
produits primaires (produits agricoles et miniers). Pas d’industrialisation.
= C’est le cas au Brésil comme aux Caraïbes.
Continent le plus inégalitaire au niveau social et spatial dès la colonisation.
Chili, Pérou, Bolivie =
Modèle élémentaire : Modèle spatial d’exploitation appelle « enclave » organisée autour
d’une ville. Ville portuaire à coté et reliée.
Archipels miniers : modèle d’extraction avec une tournée vers la mer avec un port, modèle
articulé autour d’une ville.
Front Pionnier : Basses plaines du bassin amazonien avec exploitation de la forêt et aux
productions agro-pastorales (café, coton, cacao). Espace portuaire et réseau fluvial et routier
restent plus importants encore.
Plusieurs cycles autour des fronts pionniers :
XVIIe = canne à sucre (+ élevage très important)
XVIIIe = Or (+ élevage très important)
XIX = Caoutchouc, coton et café (migrations)
XXe = routes (migrations)
Modèle de substitution des importations 1940 – 1970
Développementisme (ou salut par l’industrialisation par substitution aux importations, ou
modèle « auto centré ») = Les Etats donnent la priorité au fait de se rendre indépendant de
l’Europe. C’est Raul Prébisch théorise cette pensée. Les Etats planifient sur le long terme. C’est
un système corporatiste qui apporte le syndicalisme.
Avec cette période de grands aménagements, on crée des barrages, des sites sidérurgiques,
de grandes industries. Développement de l’industrie automobile (« miracle économique
brésilien), aménagement routiers et ferroviaires. Développement de grands bassins de
production spécialisés tournés vers les littoraux.
INCRA : Créé des lots avec des subdivisons tri géométrique de l’espace, on partage ces lots et
on les exploite pour le soja par exemple ce qui contribue à la déforestation de la forêt
amazonienne.
On cherche à régler les inégalités avec des réformes agraires dans les années 60 (sauf le
Mexique) avec des réformes radicales avec des expropriations des grands propriétaires
terriens (Cuba, Pérou)
= Emergence des pôles de développement industriels (sidérurgie, industrie lourde) et de pôles
agricoles spécialisés.
Politique d’aménagement du territoire forte (interventionnisme étatique) avec de grandes
entreprises d’Etat (transport, électricité, pétrole).
Grands travaux, amélioration des réseaux de transport
Emergence des classes moyennes, urbanisation soutenue
Croissance forte : > 5%/an durant les décennies 40 à 60
Transformations des productions agricoles
MAIS… épuisement du modèle
Fragilité du pacte social corporatiste
Dictature : Argentine, Brésil, Chili
Inégalité des bénéficiaires de la croissance
Maintien voire renforcement de la dépendance technologique
Des économies surprotégées… Pas toujours productives
Des formes de marginalisation croissante en ville (exode rural)
Déséquilibre de la balance commerciale et endettement massif… avant des chocs pétroliers
dévastateurs (les Etats latin se sont endettés auprès de pays des Nord et de grandes banques
internationales
Tension inflationniste
I.2 Les principes de l’ouverture et l’émergence
A. Le modèle néolibéral et l’insertion dans la mondialisation depuis 1980
La crise économique des années 1980 et les réformes d’ajustements structurel
Facteurs : Retour des démocraties, affaiblissement de la croissance, Endettement/emprunts
internationaux
= Spirale de la crise
Crise des années 80 au Mexique : Appauvrissement de la population, migration de la
population vers le Nord.
Restructuration du modèle économique et social : Les réformes dites structurelles
Programme de « choc » dans les années 1990 imposé par FMI : retrait de l’Etat, dérégulation
et appel aux capitaux étrangers
- Libéralisation commerciale et financière = objectif stabiliser l’inflation. Réforme budgétaire
et fiscale
- Privatisation
- Réformes sociales
La BID mais en place un indice des réformes concernant la mise en place des réformes,
l’Argentine est le « meilleur élève » car elle a mis en place très rapidement ces réformes.
Libéralisation des échanges (fin du protectionnisme)
Ouverture commerciale, insertion dans les échanges mondiaux
Baisse des tarifs douaniers : 45% en 1980, 13% en 2000 donc fin du protectionnisme
Promotion des exportations : créations d’agence nationale
Libéralisation des taux de change
Privatisation des entreprises publiques
Amérique latine : continent « leader » des privatisations
Processus très rapide : entre 1990 et 1994, 700 opérations
60 milliards de dollars soit 50% de la valeur des privatisations dans les PVD à cette période
5 secteurs : télécommunication, services bancaires, énergie, sidérurgie et chimie, secteur
pétrolier
Participation entreprises étrangères : part de 35% en 1990 à 70% en 2000 : Etats Unis, France,
Espagne et RU.
Opposition partis politiques et syndicats
Recettes de la privatisation = remboursement de la dette
Seulement 11% au Mexique et 1% au brésil va dans les poches de l’Etat
Réformes bancaires
Secteur bancaire affecté par la crise des années 1980
3 axes des réformes :
Indépendance et renforcement du pouvoir des banques centrales
Libéralisation des taux d’intérêts
Privatisation du système bancaire
B. Les processus d’intégration régionale
Ouverture économique au sein même de l’espace des Amériques. Processus d’intégration
ancien mais s’est complexifié à partir des années 1980-80. Instruments majeur de l’émergence
flux de capitaux et de marchandises.
Les racines : Rêve d’unification de Simon Bolivar « el libertador »
Les antécédents
ALALC (Association Latino-Américaine de Libre Echange) 1960 : traité de Montevideo
7 pays : Argentine, Brésil, Chili, Mexique, Paraguay, Pérou, Uruguay
1968 : + Bolivie, Equateur, Colombie, Venezuela
Abaissement des barrières douanières
Devient ALADI 1980 : Association Latino-Américaine d’Intégration
Mais espace d’intégration trop vaste qui ne fonctionne pas bien
Traités intrarégionaux qui vont parallèlement se multiplier jusqu’aux années 1990-2000
Les deux plus grands regroupements régionaux
MERCOSUR : signé en 1991
ALENA 1994 (Canada, Mexique, Canada) Ouverture à un marché émergent et nouveaux
débouchés pour les USA, ouverture de son marché pour le Canada, et prolongement d’un
processus d’ouverture (1986 : adhésion au Gatt) pour le Mexique avec une favorisation
d’implantation de groupes industriels.
ZLEA : Zones de Libre Echange des Amériques = Impulsion des USA qui échoue et qui n’existe
qu’en théorie.
Maquiladoras : entreprises USA qui vont s’installer au Mexique