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Microorganismes et qualité de l'eau

Ce document présente un cours pour le niveau Master sur les microorganismes et la qualité des eaux, incluant des chapitres sur les réserves d'eau, la pollution, et les méthodes de traitement des eaux usées. Il aborde également les normes réglementaires et les analyses physico-chimiques et microbiologiques nécessaires pour évaluer la qualité de l'eau. Enfin, il traite des cycles biogéochimiques et des interactions entre les microorganismes et les polluants dans les milieux aquatiques.

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Microorganismes et qualité de l'eau

Ce document présente un cours pour le niveau Master sur les microorganismes et la qualité des eaux, incluant des chapitres sur les réserves d'eau, la pollution, et les méthodes de traitement des eaux usées. Il aborde également les normes réglementaires et les analyses physico-chimiques et microbiologiques nécessaires pour évaluer la qualité de l'eau. Enfin, il traite des cycles biogéochimiques et des interactions entre les microorganismes et les polluants dans les milieux aquatiques.

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Cours pour le Niveau Master FSB

Année 2024-2025

Saidi Neila
Maitre de Conférences au CERTE
neila_saidi@[Link]

Cours pour le Niveau Master FST Année2023


3024 1
Cours 1
6 Octobre 2023

2
INTRODUCTION

Microorganismes
Bénéfiques
Le rôle écologique des microorganismes
Source: [Link]
[Link]/enseigne/biotech/[Link]
Bactéries et formation de biofilm

[Link]
Bactéries pathogènes

UV
Antibiotique

EPS
Chapitre 1 Introduction
 1. Réserves disponibles des eaux naturelles
 1. 1. Eaux souterraines (infiltration, nappes),
 1.2. Eaux de surface stagnantes (lacs, retenues de barrages),
 1. 3. Eaux de surface en écoulement (rivières, fleuves).
 1.4. Eaux de mer

 2. Qualité des eaux
 2.1. Définition d’un polluant dans l’eau
 2.2. Nature des polluants dans l’eau
 2.3. Sources de pollution dans l’eau
 2.4 Analyses physico-chimiques des eaux (Température, pH, conductivité,
oxygène dissous, MES, DBO5, DCO)
 2.5. Analyses microbiologiques des eaux (Coliformes fécaux, E. coli, Streptocoques,
Salmonelle, Staphylocoque)
 2.6. Physico-chimie des milieux naturels et anthropiens
 3. Normes de rejet dans le milieu récepteur
 4. Normes de réutilisation en agriculture

10
1. Réserves disponibles des eaux naturelles

11
1. Réserves disponibles des
eaux naturelles : Cycle de l’eau
 Le cycle de l’eau
 Sur Terre, l’eau existe en trois phases: vapeur, liquide et solide.
 Le mouvement continuel de l’eau sur, au-dessus et en-dessous de
la surface de la Terre, décrit le cycle de l’eau (Figure 4). Le cycle
de l’eau est un système en boucle fermée, sans point de départ
spécifique, schématisé par le chemin que les molécules d’eau
parcourent entre les différents réservoirs
(atmosphère, hydrosphère, biosphère et lithosphère), grâce
aux processus d’évaporation, de condensation,
de précipitation et d’écoulement. Globalement, environ 61%
de l’eau des précipitations s’évapore, 16% s’écoule en surface et
rejoint les cours d’eau et 23% s’infiltre et alimente les nappes
phréatiques.

12
13
Eau disponible

 La Terre est recouverte de plus de 70% d’eau. On


estime que les océans en contiennent de 95 à 98 %
(UNESCO-WWAP, 2006); les 2 à 5 % restant sont
répartis entre les autres grands réservoirs et
constituent les seules réserves d’eau douce mondiale.
De cette proportion, une grande partie est stockée
dans les glaciers (près de 70 %), mais cette eau est
difficilement disponible pour répondre aux besoins en
eau potable. Les lacs et les rivières ne représentent
qu’une infime partie de l’eau douce disponible (moins
de 1 %), tandis que l’eau souterraine est beaucoup plus
abondante (environ 30 %) (Figure 4).
14
15
Bilan hydrique

16
2. Qualité des eaux
 2.1. Définition d’un polluant dans l’eau:
 Le polluant a pour définition la plus souvent
retenue : un altéragène biologique, physique ou
chimique, qui au-delà d'un certain seuil, et parfois
dans certaines conditions, développe des impacts
négatifs sur tout ou partie d'un écosystème ou de
l'environnement en général.

17
Nature des polluants
 Les polluants peuvent être de nature chimique,
biologique, ou physique (par exemple : visuel, sonore
ou olfactif).
 Leur caractère nocif est dû :
 soit à leur nature de poison pour l’Homme, la faune et
la flore,
 soit à leur capacité éventuelle de changer ou perturber
le fonctionnement d’un biotope,

18
Nature des polluants
 soit en détruisant la vie (insecticides,
chlorofluorocarbones détruisant la couche d’ozone),
 soit au contraire en la favorisant (Les nitrates d’origine
agricole sont des nutriments qui se retrouvent dans
des endroits où ils ne doivent pas être. Ils y provoquent
la prolifération de certains végétaux comme les algues
ou les herbes).
 soit enfin à la réorganisation d’un biotope ou la
pollution par des gaz à effet de serre tels que le gaz
carbonique ou le méthane).

19
Nature des Polluants
 On distingue des polluants de nature chimique,
biologique ou physique.
 Les polluants chimiques
 Les substances synthétiques : Ces substances n’existent
pas naturellement. Elles ont été créées par l’Homme grâce
à l’industrie chimique. Elles interviennent dans la
fabrication des plastiques, des tissus synthétiques, des
peintures, des vernis, des produits cosmétiques, des
produits d’entretien, des médicaments, des
aliments industriels… Certaines de ces substances sont
toxiques, polluent l’environnement et sont nocives pour la
santé humaine et celle des autres espèces.

20
Nature des Polluants
 Les substances naturelles : Certaines substances d’origine
naturelle (minérale ou organique) deviennent dangereuses
quand l’Homme les transforme ou les manipule. C’est le cas
des hydrocarbures. Une fois extraits de leurs réservoirs
naturels souterrains, les hydrocarbures – s’ils se répandent dans
la nature – provoquent des marées noires et polluent le sol,
l’eau et les plages. Si on les utilise comme combustibles, ils
libèrent des composés gazeux dont le CO2 et la vapeur d’eau
mais aussi des suies, etc.

21
Conditions environnementales du
polluant
 On distingue les pollutions en fonction des
milieux sur lesquels elles agissent. Ainsi, on
parle de pollution de l’air, des sols, de l’eau ou
d’un écosystème en particulier, la pollution des
mers ou des rivières, par exemple.
 Certaines pollutions disparaissent peu de temps
après leur émission (pollutions sonores ou
olfactives) et n’ont donc que des effets
transitoires.

22
Conditions environnementales du
polluant
 D’autres en revanche s’accumulent dans les milieux
naturels et ont alors un effet permanent dont l’ampleur
dépend du stock accumulé : c’est le cas des gaz à effet
de serre, des produits phytosanitaires ou des nitrates
dont l’effet sur les milieux aquatiques est néfaste au-
delà d’une certaine concentration.

23
Micropolluants
 Définition
Micropolluants les composés traces présents dans les
eaux à des concentrations très faibles (de l'ordre du
microgramme ou du nanogramme par litre) et qui
même en concentrations infimes peuvent exercer un
effet nocif sur les organismes aquatiques. Par exemple:
les résidus médicamenteux, les hormones, les
pesticides ou encore les cosmétiques

24
Paramètre pour déterminer les
caractéristiques d’une eau
 2.4 Analyses physico-chimiques des eaux
(Température, pH, conductivité, oxygène
dissous, MES, DBO5, DCO)
 2.5. Analyses microbiologiques des eaux
(Coliformes fécaux, E. coli, Streptocoques,
Salmonelle, Staphylocoque)

25
DBO-mètre

26
DCO
 La DCO représente quant à elle quasiment tout ce qui
est susceptible de consommer de l’oxygène dans l’eau,
par exemple les sels minéraux et les composés
organiques. Nature des Polluants

27
Caractéristiques des eaux usées
 1- Caractéristiques physiques
 a-Température
 b-Conductivité
 c-Turbidité
 d-Matières en suspension (MES)
 e-Matières décantables

 2-Caractéristiques chimiques
 a-pH
 b-Oxygène dissous
 c-Demande biologique en oxygène (DBO5)
 d-Demande chimique en oxygène (DCO)
 e-Carbone organique total (COT)
 f-Azote total
 g. Ammonium
 h-Nitrites (NO2 -)
 i-Nitrates (NO3 -)

3- Caractéristiques microbiologiques 28
3- Caractéristiques microbiologiques
 indicateurs microbiens
1- les coliformes totaux
2- Les coliformes fécaux
3- Les streptocoques totaux et fécaux
4 -La flore mésophile aérobie totale
5 - Les germes pathogènes
5-1 Salmonelles
5-2 Staphylocoques
5-3- Les Clostridiums sulfito-réducteurs
5-4- La Recherche de vibrio cholerae
29
Réglementation nationale en
vigueur : Normes et législation

 Les textes réglementaires et normatifs régissant la


qualité des eaux usées rejetées dans un milieu
récepteur et la réutilisation des eaux usées traitées
en Tunisie sont énumérés ci-dessous :
 Arrêté du 26 mars 2018

30
l'arrêté du 26 mars 2018 (Journal
Officiel de la République
Tunisienne-30 mars 2018).
Paramètres
Domaine Domaine Réseau
public public public
maritime ; hydraulique ; d’assainisse
ment
pH 6,5 - 8,5 6,5 - 8,5 6,5 - 9

Température (°C) 35 25 35

DCO (mg O2/L) 125 125 1000


160 (*) 160 (*)
MES (mg/L) 30 30 400
40 (*) 40 (*)
50 (**) 50 (**)
DBO5 (mg O2/L) 30 30 400
40 (*) 40 (*)
50 (**) 50 (**)
Nitrates NO3- (mg/L) 90 50 90

Nitrites NO2-(mg/L) 5 0.5 10

Azote kjeldahl NtK (mg/L) 30 5 100 31


Chapitre 2. Chimie et biologie
des eaux naturelles et principe
de traitement
 2.1. Étude de la chimie des eaux naturelles,
 2.1.1. Principales réactions d’équilibre
 2.1.2. Échange aux interfaces (cycle des
éléments dans le milieu aquatique, cycle des
contaminants organiques et inorganiques)
 2.1.2. 1. Cycle du Carbone
 2.1.2. 2. Cycle de l’azote
 2.1.2. 3. Cycle du phosphore

32
Chapitre 2. Chimie et biologie des
eaux naturelles et principe de
traitement
 2.1.2. Cycle de croissance bactérienne et besoins nutritionnels
 2.1.3. Vie symbiotique et traitement des eaux
 2. 1. 4. Microorganismes et rôles dans le traitement
des eaux
 2. 1. 5. Types de polluants dangereux dans les eaux et moyen
de lutte
 Caractéristiques d’une eau naturelle
 Choix de filières de potabilisation des eaux naturelles Procédés
 Choix du traitement à appliquer
 Prétraitement
 Traitements physiques
 Traitements chimiques,
 Stérilisation, désinfection : chloration, ozonation, irradiations).
 Procédés à membranes (ultrafiltration, nanofiltration, osmose
inverse,…).
 Traitement par oxydation directe

33
2.1.3. Vie symbiotique et
traitement des eaux

34
Marrais artificielle

35
Chapitre 3. Chimie et biologie des
eaux usées et principe de
traitement
 3.1. Chimie des eaux usées
 3.1.1. Eau domestique
 Urbaine
 Rurale
 3.1.2. Eau industrielle
 3.2. Biologie des eaux usées
 3.1.1. Eau domestique
 Urbaine
 Rurale.
 3.1.2. Eau industrielle



36
Chapitre 3. Chimie et biologie des
eaux usées et principe de
traitement
 3.3. Traitement des eaux usées dans les stations d’épuration
urbaines et industrielles (agro-alimentaires)
 Prétraitement
 3.3.1. Voie biologique en mode intensif
 3.3. 1. Aérobie, boues activées,
 3.3. 2. Anaérobie, digesteurs,
 3.3. 3. Lits fluidisés,
 3.3. 4. Lits de boues, biomenbranes
 3.3.2. Voie biologique en mode extensif (lagunage).

 3.4. Principaux problèmes techniques rencontrés dans
certains procédés
 3.5. Dimensionnement des ouvrages

37
Chapitre 2.
Eaux usées

38
Introduction
 Les eaux usées sont susceptibles de renfermer et
véhiculer une grande variété de polluant organique et
d'agent pathogène pour l'homme.
 Les organismes pathogènes présents dans les eaux
usées d'une collectivité en reflètent l'état sanitaire.
 Le traitement de l'eau usée a pour but principale
d'éliminer ou réduire ces polluants et ces
microorganismes

39
Procédés de traitement des eaux
usées
 Prétraitement
 Dégrillage
 Dessablage
 Déshuilage
 Traitement secondaire
 exemples
 systèmes par Boues activés
 Lit bactérien, ou disque biologique
 Marrais artificielles : macrophytes
 Traitement tertiaire
Traitement par rayonnement , chlore, UV ou ozone
 Origine des boues Problématique des boues

40
Composition de l'eau usée
Matières en suspension
Micropolluants organiques et non organiques
Les substances nutritives
Azote
Phosphore
Potassium (K+)
Chlore et sodium

Eau usée présente un milieu favorable pour le


développement de microorganismes

41
 I.6.1. Caractéristiques physiques :
 a-Température
 La température est un facteur écologique important du
milieu. Elle permet de corriger les paramètres d'analyse
dont les valeurs sont liées à la température (conductivité
notamment).
 la température joue un rôle dans la solubilité des sels et
surtout des gaz, dans la dissociation des sels dissous donc
sur la conductivité électrique, dans la détermination du
pH, pour la connaissance de l'origine de l'eau et des
mélanges éventuels. Elle agit aussi sur le métabolisme de
croissance des micro-organismes vivant dans l'eau
(Rodier et al. 1996).

42
 b-Conductivité
 La conductivité mesure la capacité de l'eau à conduire le
courant entre deux électrodes. La plupart des matières
dissoutes dans l'eau se trouvent sous forme d'ions. La mesure
de la conductivité permet donc d'apprécier la quantité de sels
dissous dans l'eau.
 c-Turbidité
 La turbidité représente l'opacité d'un milieu trouble. C'est la
réduction de la transparence d'un liquide due à la présence de
matière non dissoutes. Elle est causée, dans les eaux, par la
présence des matières en suspension (MES) fines, comme les
argiles, les grains de silice et les micro-organismes. Une faible
part de la turbidité peut être due également à la présence des
matières colloïdales d'origine organique ou minérale.

43
 d-Matières en suspension (MES)
 Les MES représentent les matières qui ne sont ni à
l'état dissous ni à l'état colloïdales, donc filtrable. Elles
sont organiques et/ou minérales et permettent une
bonne évaluation du degré de pollution d'une eau.
 e-Matière décantable
 De nombreuses particules peuvent constituer des
impuretés d'une eau. Les techniques analytiques
nécessaires à leurs déterminations dépendent des
dimensions de ces particules. Les impuretés présentes
dans l'eau ont pour origine soit des substances
minérales, végétales ou animales.
 Les matières décantables sont les matières des grandes
tailles, entre 40 micromètres et 5 millimètre et qui se
déposent sans traitement physique et chimique.

44
 Les prétraitements consistent à débarrasser les eaux des polluants
solides les plus grossiers (dégrillage, dégraissage). Ce sont des
simples étapes de séparation physique.
 · Les traitements primaires regroupent les procédés physiques ou
physico-chimiques visant à éliminer par décantation une forte
proportion de matières minérales ou organiques en suspension. A
l'issue du traitement primaire, seules 50 à 60 % des matières en
suspension sont éliminées. Ces traitements primaires ne permettent
d'obtenir qu'une épuration partielle des eaux usées. Ils ont d'ailleurs
tendance à disparaitre en tant que seul traitement, notamment
lorsque l'élimination de la pollution azotée est requise. Pour
répondre aux exigences réglementaires, une phase de traitement
secondaire doit être conduite. 45
 Traitement secondaire (traitement biologique) :
 Enlèvement des matières organiques solubles et des
matières en suspension des eaux usées traitées primaires .
 Les procédés d'épuration secondaire (ou biologique)
comprennent des procédés biologiques, naturels ou
artificiels, faisant intervenir des microorganismes aérobies
pour décomposer les matières organiques dissoutes ou
finement dispersées. (Desjardins, 1997). La dégradation
peut se réaliser par voie aérobie (en présence d'oxygène) ou
anaérobie (en l'absence d'oxygène)

46
Procédés de traitement des eaux
usées
 a- lavoie anaérobie : si les réactions s'effectuent à l' abri de l'air, en
milieu réducteur. Le carbone organique, après dégradation, se retrouve
sous forme de CO2, méthane et biomasse. Ce type de traitement appelé
« digestion anaérobie »n'est utilisé que pour des effluents très concentré
en pollution carbonées, de type industriel (basserie, sucrerie, conserverie
...)

 b- la voie aérobie : si l'oxygène est associé aux réactions. Cette voie est
celle qui s'instaure spontanément dans les eaux suffisamment aérées. Le
carbone organique se retrouve sous forme de CO2 et de biomasse.
 L'épuration biologique des eaux usées peut être mise en oeuvre par des
micro-organismes qui se développent en suspension dans l'eau (boues
activées), ou encore dans réacteurs à biomasse fixée dans lesquelles les
micro-organismes se développent sur un support grossier ou sur
garnissage plastique (lit bactériens), sur de disque (disques biologiques).

47
Biodégradation
 La biodégradation est le processus par lequel les substances
organiques sont décomposées par des organismes vivants.

La biodégradation est le processus par lequel les substances


organiques sont décomposées par des organismes vivants.

Les micro-organismes impliqués dans la dégradation de la matière


organique des organismes hétérotrophes. Ils utilisent pour la synthèse
de leurs constituants propres des composés organiques. Suivi de
dégradation autotrophe.
48
 Les microorganismes sont composés :
 de substances organiques (Glucides,
Lipides, Protéines, Acides Nucléiques, etc.)
 d'eau et de sels minéraux

Les composés organiques sont


continuellement renouvelés
(synthèse/dégradation). Les
microorganismes sont donc des " systèmes
ouverts " qui échangent de la matière et de
l’énergie avec leur environnement. Ils ont
besoin d’eau et de sels minéraux, de
carbone, d’azote et d’une source d’énergie.
49
Typologies et origines des
pollutions aquatiques
 Les usages de l'eau et des sols ont des impacts sur la qualité des
ressources en eau en introduisant dans les systèmes aquatiques
des éléments qui perturbent leur fonctionnement et qui
réduisent les capacités d'usages de ces milieux.
 La pollution correspond à une dégradation du milieu naturel et
elle fait référence à des normes réglementaires ou tout du moins
scientifiques.
 Est considéré comme polluant un élément qui représente un
risque avéré ou potentiel sur la santé humaine et/ou sur les
milieux naturels.
 On distingue différents types de pollution en fonction de l’agent
polluant qui peut être d’origine physique, chimique ou
biologique. L’Office International de l’Eau propose une typologie
plus large basée sur plusieurs catégories de pollution :

50
Typologies et origines des
pollutions aquatiques
 la pollution organique est naturellement émise par les
végétaux et animaux mais elle peut également être
déversée par des élevages ou des industries. Son
surplus dans le milieu entraîne alors une asphyxie de
celui-ci du fait de sa biodégradation (pour la partie
biodégradable) qui consomme de l'oxygène.
 la pollution induite par les métaux lourds (cadmium,
plomb, chrome, mercure et zinc notamment). Ces
derniers sont contenus dans les effluents de certaines
industries

51
 (métallurgie, traitement de surface, automobile,
industrie du chlore, plasturgie) mais aussi dans des
effluents domestiques (par exemple, zinc dans les
dentifrices) et agricoles (par exemple, cuivre et zinc en
complément alimentaire pour les animaux, cuivre pour
le traitement de la vigne).
 Meme pour des concentrations très faibles, ils
présentent des risques cancérigènes, tératogènes,
d'atteinte du système nerveux ou respiratoire. Ils
s'accumulent dans la chaîne alimentaire en étant
stockés dans les organismes qui les ingèrent.

52
 la pollution azotée et phosphatée qui est responsable
de fréquents dépassements de normes. Elle provient
des eaux usées domestiques, des effluents industriels
(agroalimentaires, papeteries...) et principalement du
lessivage des engrais et effluents d'élevage dans les
zones agricoles. L'azote présent sous forme organique
ou ammoniacale (NH4+) dans les effluents se
transforme en nitrate (NO3-) dans le milieu naturel.
Des nitrates peuvent également être rejetés par les
stations d’épuration des eaux résiduaires urbaines.

53
 la pollution microbienne inhérente à la présence de
bactéries et de virus dans l’eau (coliformes fécaux
comme les Escherichia coli, streptocoques,
entérocoques).
 la pollution visuelle ou esthétique en lien avec les
propriétés organoleptiques de l’eau (colorants, odeurs,
turbidité, algues, matières huileuses…).
 la pollution thermique découlant d’un réchauffement
des eaux principalement corrélé aux rejets des eaux de
refroidissement.
54
 la pollution mécanique est causée par des éléments en
suspension (particules de charbon, d'amiante, de
silice, de sable, de limon) provenant d'effluents
industriels ou d'eaux usées.
 la pollution radionucléaire due des centrales nucléaires
et du traitement des déchets médicaux radioactifs

55
Caractérisation physicochimique
de la matière organique
composés simples ou non Les composés humiques. Les polluants organiques
humiques.
✓ la lignine Ce sont des biopolymères naturels Les principales molécules rencontrées sont les
✓ les glucides de haut poids moléculaires hydrocarbures aromatiques polycycliques ou
✓ les composés azotés (>500 Da), relativement réfractaires, HAP, provenant de la combustion des
(acides aminés, élaborés par les microorganismes du combustibles fossiles, les biphényles
protéines,…) sol et des eaux polychlorures (PCB) ainsi que les pesticides,
✓ les lipides. (bactéries champignons). Ces insecticides et herbicides comme l'atrazine et
substances sont principalement l'isoproturon utilisés dans la culture intensive
représentées dans les eaux par du maïs [9].
les acides humiques (soluble à pH
>2) et fulviques (solubles sur toute
la gamme de pH), les
humines (troisième constituant du
compartiment substances humique)
étant quasi insolubles dans
l'eau [8].
56
 Carbone Inorganique Dissous ou CID. Ensemble des formes
inorganiques du carbone (CO2, H2CO3, HCO3-,…) présentes en
solution dans les eaux.
 Carbone Organique Dissous ou COD . Carbone lié aux
molécules organiques dont la taille est inférieure au seuil de
coupure du filtre utilisé par l'opérateur pour séparer le filtrat de
la phase particulaire. Les seuils de coupure les plus souvent
utilisés sont 0.22 μm et 0.45 μm. Comme le montre la figure 1,
ces seuils de coupures n'ont pas été choisis au hasard, puisque
permettant de retenir les plus petits organismes vivants que sont
les bactéries et les micro-algues. Le compartiment "dissous" ainsi
isolé reste cependant un compartiment complexe rassemblant
des composés aux propriétés physico-chimiques très différentes,
notamment en matière de granulométrie (Figure 2) [9].
57
Diagramme montrant la granulométrie des
principaux constituants de la matière organique
contenue dans les eaux naturelles

58
Fractionnement de la matière
organique
 Le terme CS se rapporte aux composés simples comme les
carbohydrates, les glucides et les lipides.
 COP ou Carbone Organique Particulaire. Carbone lié
aux molécules ayant une taille supérieure au seuil de
coupure du filtre utilisé pour séparer le filtrat de la phase
particulaire (le plus souvent > 0.22 μm et 0.45 μm).
 COT ou Carbone Organique Total. Ensemble du carbone
organique présent dans une eau.
 COT = COD + COP.
 CT ou Carbone Total. Ensemble du carbone (organique et
inorganique) contenu dans une eau.
 CT = CID + COD si l'analyse porte sur une eau filtrée.

59
Fractionnement de la matière
organique
 CT = COD + COP + CID si l'analyse porte sur une eau brute, non filtrée.

 MOD ou Matière Organique Dissoute. Ensemble de la matière organique


dissoute contenue dans une eau. D'un point de vue opérationnel, le terme de
MOD suppose le dosage de l'ensemble des constituants de la matière
organique (et non pas uniquement du carbone comme dans le cas du COD),
à savoir par ordre d'abondance décroissante H, N, O et S. Suivant les cas, la
teneur en MOD est d'un facteur 1.7 à 2.0 supérieure à la teneur en COD.

 MOP ou Matière Organique Particulaire. Ensemble des matières


organiques dont la taille est supérieure au seuil de coupure du filtre utilisé
pour séparer le filtrat de la phase particulaire. La somme MOP + MOD
définit le compartiment MOT.

60
Cours pour le Niveau Master FSB Année 20152019-2020
61
Traitement des eaux par boue
activée
 Le procédé de boue activée est une technique
biologique d'épuration des eaux. Il représente une
alternative efficace et relativement écologique (sans
utilisation de produits chimiques) aux techniques
d'épuration les plus couramment utilisées.

62
Principe de la boue activée

 Il consiste à revaloriser les eaux usées en y introduisant


au mélange concentré de bactéries diverses un
brassage mécanique qui permet l'oxygénation de
l’ensemble, nécessaire au bon fonctionnement des
bactéries et à la dégradation des matières présentes
dans l’eau, d’où dégradation des substances polluantes
et formation de boue

FSB Premier semestre 2019-2020


63
Structure de la boue activée
 La boue activée est constituée par le floc, lui-même étant
constitué de bactéries agglomérées, emprisonnées dans
une matrice organique. Dans les conditions d'une eau usée,
les bactéries sont sous-alimentées et pour mieux résister
vont sécréter des polymères exocellulaires composés d'un
mélange de polyosides principalement. Grâce à ce
polymère, les bactéries peuvent :
- adhérer les unes aux autres pour éviter une dispersion des
bactéries
- retenir et adsorber les substances nutritives de l'eau usée,
et donc de concentrer les matières nutritives (DBO5, O2…)
au voisinage des bactéries

64
Composition de la boue activée

 - bactéries à raison de 6,6 milliards/mL de boue


activée. Elles représentent la biomasse la plus
abondante par le nombre. On y trouve
les Pseudomonas, Aeromonas, Arthrobacter, Flavobact
er,Achromobater et Alcaligenes.
 - protozoaires à raison de 50 000/mL de boue activée.
Ils se partagent en différentes classes comme les
zooflagellés(Bodo…), les holotriches (Litonotus…), les
hypotriches (Aspidisca…) et les péritriches
(vorticelles…).
 - métazoaires comme les rotifères et les nématodes.

65
66
Boue activée classique

67
AERATION ETAGEE

68
AERATION MODIFIEE

69
AERATION ACTIVEE

70
PROCESS
 Le floc biologique responsable de !'adsorption du
matériel organique contenu dans l'eau usée et qui, a
son tour, croit par synthèse cellulaire et se trouve
stabilise par oxydation, est maintenu en suspension
dans la « liqueur mixte » soit au moyen
 d'agitateurs mecaniques,
 soit par diffusion d'air a travers le milieu. L'agitation
qui garde le floc en suspension sert aussi a fournir
l’oxygene nécessaire au maintien de conditions
aérobies.

71
Agitateur à vis hélicoïdale

72
Caractéristiques des diffuseurs
 Les diffuseurs doivent être relevables, si possible en
plusieurs parties de manière à laisser en fonctionnement
suffisamment de potentiel d’aération et de brassage durant
les brèves périodes pendant lesquelles une raquette de
diffuseurs est mise hors service.
 Le nombre de diffuseurs, la surface totale de membranes
percées doivent être suffisants pour assurer un débit d’air
par orifice assez faible, au régime de fonctionnement
dominant pour assurer un rendement d’oxygénation
favorable. La moitié du débit maximum autorisé pour le
diffuseur peut être une valeur guide.

73
 Selon la nature des besoins et la source
d’énergie utilisée, on distingue :
 les organismes autotrophes qui sont capables
d’utiliser des éléments inorganiques pour
synthétiser leurs propres constituants
organiques,
 les organismes hétérotrophes qui sont
incapables d’effectuer eux mêmes les
synthèses de leurs constituants à partir
d’éléments minéraux.

74
 A ceci, se superpose la distinction suivante :
 les organismes phototrophes qui sont capables d’utiliser
l’énergie lumineuse et de convertir cette énergie en
étapes chimiques,
 les organismes chimiotrophes qui utilisent uniquement
l’énergie chimique récupérée au cours de l’oxydation des
composés organiques réduits présents dans leur
alimentation.

 Chez les organismes Eucaryotes, d'une manière générale,


les organismes autotrophes sont aussi phototrophes et
les organismes hétérotrophes sont aussi chimiotrophes.
Ces deux types de caractéristiques ne sont cependant pas
toujours couplées chez les bactéries (Procaryotes) où les
types trophiques sont plus complexes

75
DBO5
 DBO5 mesure la quantité de matière organique
biodégradable contenue dans une eau. Cette matière
organique biodégradable est évaluée par
l’intermédiaire de l’oxygène consommé par les
microorganismes impliqués dans les mécanismes
d’épuration naturelle.
 Ce paramètre est exprimé en milligramme d’oxygène
nécessaire pendant cinq jours pour dégrader la matière
organique contenue dans un volume considéré d’eau.

76
Indice et biodégradation
 Le rapport DCO / DBO5 détermine la possibilité et
le rendement de dégradation que l'on peut
espérer par un traitement d'oxydation
biologique.
Si le rapport DCO / DBO5 est inférieur à 2, on peut
dire que l'effluent est facilement biodégradable,
un traitement biologique devant être capable
d'éliminer l'essentiel de la pollution.

77
Matières organiques et pollution
 La plupart des matières organiques ne
deviennent polluantes que lorsqu'elles se
retrouvent en excès dans le milieu. On
distingue :
 les matières organiques biodégradables qui se
décomposent dans le milieu naturel,
 les matières organiques difficilement
biodégradables (ex hydrocarbures).

78
 De nombreux micro polluants organiques
d'origine industrielle ou urbaine affectent la
qualité des cours d'eau. Ils traversent les stations
d'épuration sans être altérés, résistent à l'auto-
épuration et se retrouvent à l'état de traces dans les
rivières. Outre la réduction d'oxygène dissous
qu'ils entraînent, certains confèrent aux eaux de
consommation des propriétés irritantes parfois
toxiques ainsi qu'une odeur et un goût
désagréables. Ces micro-polluants peuvent avoir
une action nuisible sur la flore bactérienne et
gêner, sinon empêcher le bon fonctionnement des
stations d'épuration.
 MO = 1/3 DCO + 2/3 DBO5 79
 Dans la plus part des cas l’élimination
des pollutions carbonés azotées ou
phosphorées par voie biologique
s’appuie toujours sur des procédés qui
reproduisent artificiellement ou non
les phénomènes naturels
d’autoépuration existant dans la nature

80
Procédés de traitement des eaux
usées
 La pollution des eaux peut être réduite selon deux
types de procédés
 Traitement intensif par . boue activée
disque biologique
Lit filtrant
 Traitement extensif par lagunage

81
 Lagunage ■ Principe Le lagunage naturel est un
procédé rustique de traitement des eaux usées
domestiques. Les effluents sont dirigés dans des
bassins étanches, à l’air libre. Sous l’action du soleil, les
algues photosynthétisent leur matière première en
fournissant de l’oxygène à la population bactérienne.
La profondeur des lagunes naturelles est donc faible :
de 1,2 à 0,4 m. Dans les marrais artificielles de
différentes profondeurs peuvent être considérées.

83
Système de lagunage aéré

84
Les notions de base

 L'équivalent habitants (dit « EH »). La notion d'équivalent


habitant est une notion ancienne utilisée en assainissement
pour évaluer la capacité des stations d'épuration. Cette
notion a été introduite pour convertir les rejets d'eaux usées
industrielles en « équivalents habitants ».
 La directive européenne donne une nouvelle définition de
l'équivalent habitant, correspondant à une charge
organique biodégradable ayant une demande biochimique
en oxygène de cinq jours -dite DBO5 de 60 grammes
d'oxygène par jour.

85
Traitement des Eaux
Par les macrophytes
Marrais artificielle

87
▪ Systèmes de marais artificiels ou filtres plantés de
macrophytes: nouvelle alternative aux filières classiques.

▪ Principe:
Zones humides artificielles reproduisant le principe des marais
naturels: combinant différentes composantes: végétaux supérieurs
(macrophytes), micro-organismes (bactéries) et supports (média
filtrant).
▪ Basés sur le fonctionnement de la rhizosphère: RHIZOFILTRES

Filtre vertical: Filtre horizontal:


Particules fines et matières Traitement de finition
solides récupérées permettant de traiter l’azote
Matières organiques et le phosphore (oxygène
dissoutes dégradées. limité).

89
90

Cours 3
22 Octobre 2023
91
Avantages de cette technique
d’épuration des eaux
 Ce procédé élimine les molécules de phosphoré,
d'azoté et de carbone présentes dans les eaux
résiduaires.
 Comparé à la technique des lits bactériens, il est plus
efficient et plus rapide. Enfin, les nuisances telles que
les odeurs ou les mouches sont inexistantes et son
installation demande peu de place.
 Ce dispositif est intéressant à partir de 400 équivalent-
habitants minimum et peut aller jusqu'à un traitement
de 100.000 à 200.000 équivalent-habitants.

92
Inconvénients de la boue activée

 L'épuration biologique à boue activée est un dispositif


qui nécessite un entretien rigoureux sous peine de
dysfonctionnement, voire de panne. L'investissement
de départ est élevé, mais une comparaison avec les
autres modes d’épuration permet de relativiser.
L'implantation d'un site dans un espace vert peut
provoquer quelques nuisances, au niveau du bruit et
des matériaux utilisés. Enfin, la production de boues
reste conséquente.
 Deux problèmes majeurs: La flottation de la boue et la
formation de mousse

93
 Procédés à membrane ■ Le principe de
fonctionnement des bioréacteurs à membrane est basé
sur le couplage de deux opérations intimement liées :
— un traitement biologique pour dégrader la pollution
; — un traitement physique de séparation par
membranes d’ultrafiltration ou de microfiltration.
Dans le réacteur biologique, les micro-organismes sont
essentiellement des bactéries qui transforment la
pollution en gaz (CO2 et N2) et en biomasse. L’eau
issue des réacteurs à membrane est toujours
parfaitement désinfectée et de qualité constante, les
membranes constituant une barrière physique pour les
matières en suspension, les bactéries et les virus.

94
Dégradation de la matière
organique selon le métabolisme
respiratoire

95
Dimensionnement

96
QUELQUES PARAMETRES CARACTERISTIQUES DES
BOUES ACTIVEES
 Le Débit (Q) : C’est un volume par unité de temps (m3
/j - m3 /h - l/s). Débit de pointe : débit horaire maxi
reçu par la station. Débit moyen 24 h : débit moyen
horaire reçu par la station (Qjour) 24

 La Concentration (C) : C’est une masse par unité de


volume (mg/l - g/l = kg/m3 ) Ce paramètre renseigne
sur la qualité de l’effluent.

97
QUELQUES PARAMETRES
CARACTERISTIQUES DES BOUES ACTIVEES
 Le Flux (ou charge) (F) : C’est le produit du débit (Q)
par la concentration (C) (kg/j) F = C x Q (maintenir
des unités identiques : kg/j = kg/m3 x m3 /j).
 C’est un paramètre important qui renseigne sur la
quantité de pollution. Exemple : une concentration en
matières de suspension de 300 mg/l, et un débit de 100
m3 /j, donnera un flux de matières en suspension de :
(C = 300mg/l = 300 g/m3 = 0,3 kg/m3 ) F = C x Q = 0,3
x 100 = 30 kg/j.

98
La charge hydraulique de la station
:
 C’est le rapport du débit reçu sur la capacité
hydraulique nominale de la station. Elle
s’exprime en % de la capacité nominale.
Exemple : une station de capacité nominale
1000 m3 /j reçoit un débit de 200 m3 /j. La
charge hydraulique : 200 = 20 % 1000

99
La charge organique de la station :
 C’est le rapport de la pollution reçue sur la
capacité nominale de la station elle
s’exprime en % du flux nominal en DBO5.
Exemple : une station de capacité nominale
1000 kg DBO5/j reçoit une charge en
pollution de 300 kg/j (DBO5) La charge
organique = 300/1000
 = 30 %

100
Le rendement épuratoire de la
station
 C’est le rapport de la pollution éliminée dans
la station sur la pollution reçue. Il définit les
performances de la station. Exemple : une
station reçoit une charge en matières en
suspension de 200 kg/j (DBO5). Elle rejette
une charge de 10 kg/j. Le rendement
épuratoire sera : 200 – 10/ 200= 0,95 = 95 %

101
Le temps de séjour : Ts :
 C’est le temps de séjour hydraulique de l’eau dans un
bassin, il correspond au rapport du volume du bassin (V)
sur le débit de l’effluent entrant (Q). Ts = V (m3) Q (m3/h)
On distinguera le temps de séjour sur le débit moyen 24 h
et celui sur le débit de pointe. Exemple : une station
équipée d’un bassin d’aération de 5 150 m3 , reçoit un débit
moyen 24 h (Q24) de 160 m3 /h et un débit de pointe (Qp)
de 250 m3 /h. Le temps de séjour dans le bassin d’aération
sera : - sur le Q24 : Ts moyen = 5150/160 = 32,2 heures - sur
le Qp = Ts pointe = 5 150 = 20,6 heures 250
 Un temps de séjour élevé dans le bassin d’aération
permettra une élimination poussée de la pollution
carbonée et azotée.

102
Traitement tertiaire des eaux

103
104
Les types de maladies liées à l’eau
 Catégories Maladies Fécal Oral(par ingestion d’eau
contaminée ou ingestion d’aliments au contact de
l’eau, par contact de la bouche avec les doigts
imprégnés de matière fécale) Choléra, Typhoide,
Dysenterie, Hépathite A, Diarrhée, Etc…Au contact de
l’eau Infections de la peau et des yeux, Ulceres,
Leprose, Thypus du pou, Trachome, Etc…

105
Traitement tertiaire des eaux usées
 Chlore
Avantages et inconvénients
L’eau peut être traitée pour toute la communauté Il ya un
effet rémanent de la désinfection pendant le transport et
le stockage Mode de traitement le plus économique
Inconvénients :sous produits
 UV (germicide Uvc)
Avantages et inconvenients

106
107
Résultats
Tapis cellulaire de la souche de P. Tapis cellulaire de la souche Yersinia
aeruginosa ATCC 27853 avec le phage avec le phage P8 isolé à partir du
P1 isolé à partir du décanteur primaire décanteur primaire.
Ecole Supérieur des
Sciences et
Techniques de la Institut Supérieur des Sciences
Santé de Tunis Biologiques Appliquées de Tunis
 FAO,
 l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation
et l’agriculture,
 INRAE,
 le Cirad
 l’IRD
 Banque européenne internationale BEI
Thank You
 Dr HDR Neila SAIDI
 Head of Program Research
 Professor Lecturer in Microbiology applied to soil and water
 Laboratory of Water, Membrane Environnent Biotechnologies
(LWMEB)
Centre of Research and Water Technologies (CERTE)
Technopark of Borj-Cedria
Adress: BP 273; Soliman 8020; Tunisia
Tel: +216 79412199
Fax: +216 79412802
GSM: +216 54515212

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