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Chapitre 03 STIGMATISME

Le chapitre traite du stigmatisme et de l'aplanétisme dans les systèmes optiques, définissant les conditions pour obtenir des images nettes et sans aberrations. Il aborde également les concepts de stigmatisme rigoureux et approché, ainsi que les propriétés des systèmes centrés, y compris les relations de conjugaison et les foyers. Enfin, il décrit les systèmes centrés afocaux, qui produisent des images à l'infini, et leurs caractéristiques.
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Chapitre 03 STIGMATISME

Le chapitre traite du stigmatisme et de l'aplanétisme dans les systèmes optiques, définissant les conditions pour obtenir des images nettes et sans aberrations. Il aborde également les concepts de stigmatisme rigoureux et approché, ainsi que les propriétés des systèmes centrés, y compris les relations de conjugaison et les foyers. Enfin, il décrit les systèmes centrés afocaux, qui produisent des images à l'infini, et leurs caractéristiques.
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CHAPITRE 03 : Stigmatisme et aplanétisme.

Un système optique est constitué d’un ensemble de surfaces, en général de révolution (systèmes centrés),
qui séparent (sauf s’il s’agit de miroirs) des milieux transparents le plus souvent homogènes et isotropes d’indices de
réfraction variés. Ce système permet d’obtenir d’un objet lumineux, par lui-même ou convenablement éclairé, une
"image" pouvant être réelle ou virtuelle.
Lorsqu’un système optique donne une image nette et semblable à l’objet on dit que ce système réalise un
stigmatisme parfait. On verra, qu’à part le miroir plan, les systèmes réels provoquent une déformation de l’image
qu’on appelle "aberration". Ces aberrations sont dues à de nombreux effets tels que la diffraction, la déformation des
ondes lumineuses initialement sphériques, la variation de l’indice de réfraction avec la longueur d’onde (aberrations
chromatiques), … .
On indiquera alors dans ce cas les conditions de stigmatisme rigoureux exigées pour avoir une netteté
parfaite et celles qui permettent un stigmatisme approché et donc une image acceptable

1) Stigmatisme et aplanétisme rigoureux


1-1) Stigmatisme rigoureux

Un système optique (S) est dit rigoureusement stigmatique pour le couple de points (A, A’) si tous les
rayons issus de A passent par A’ après avoir été déviés par le système.
Les points A et A ’sont dits conjugués par rapport à (S).
L’image d’un point de l’axe par un système centré est forcément sur l’axe. En effet, comme l’axe optique est un axe
de symétrie, la normale au système au point d’incidence sur l’axe est colinéaire à l’axe. Ainsi un rayon colinéaire à
l’axe n’est pas dévié car il est confondu avec la normale

1-2) Stigmatisme rigoureux

Soient deux points A et A’ de l’axe optique conjugués par rapport à (S). Soit B, un point du plan transverse passant
par A. Le système (S) sera dit aplanétique pour A et A’ si le conjugué de B, noté B’, se trouve dans le plan
transverse passant par A .Ilya alors correspondance plan transverse par plan transverse.

Cours de Monsieur ZAFINTSALAMA Manohinaina 10


2) Stigmatisme et aplanétisme approchés

A part de rares exceptions, les rayons issus d'un point A ne se recoupent pas tous en un point A' mais dans
une région de l'espace aux alentours du point A'.

L'image d'un point A est alors une tâche d'une certaine dimension et le problème se posera alors en ces
termes :

 à partir de quelles dimensions de la tache A' peut-on considérer que l'on obtient, avec une bonne
approximation, une image de A ?
 quelles conditions doit-on satisfaire pour obtenir une image "acceptable" ?

La réponse à la première question nous est fournie par le dispositif récepteur de l'image.

Dans le cas d'un récepteur photographique, une tâche sera considérée comme ponctuelle si ses dimensions sont
inférieures au grain de l'émulsion.

Dans le cas de l'œil, c'est le pouvoir de résolution de celui-ci qui détermine la limite acceptable. La réponse à la
deuxième question est donnée par les conditions d’approximation de Gauss qui s’appliquent aux systèmes centrés.

De même, on pourra parler d’aplanétisme approché car les images d’objets dans le même plan seront vus quasiment
dans le même plan par l’observateur.

3) Conditions de Gauss, optique paraxiale

Dans les conditions de Gauss, les rayons lumineux forment des petits angles avec l’axe optique et les angles
d’incidence sur les surfaces rencontrées sont faibles. Cela implique qu’en pratique les rayons restent voisins de l’axe
optique (rayons paraxiaux). Dans les calculs, pour tous ces angles u petits, exprimés en radians, on écrira :

Sin ≈Tan ≈

4) Propriétés des systèmes centrés

4-1) Relation de conjugaison

Le système donne, d’un point objet A sur l’axe, une image A’ également sur l’axe. La position de A’ dépend de
celle de A. Il existe donc une relation mathématique qui relie les positions de A et A’. Cette relation est dite "
relation de conjugaison ".

4-2) Grandissement

a) Grandissement linéaire transversal γ

Le grandissement linéaire transversal γ définit le rapport des valeurs algébriques des dimensions linéaires de l’image
A’B’ à celles de l’objet AB :

̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅

γ est une valeur algébrique sans dimension, positive si l’image et l’objet ont même sens, négative si l’image est
renversée par rapport à l’objet.

Cours de Monsieur ZAFINTSALAMA Manohinaina 11


b) Grandissement linéaire angulaire G

On appelle grandissement angulaire G le rapport algébrique des angles d’émergence α’ et d’incidence α :

Les angles α et α’ étant comptés positivement dans le sens direct.

4-3) Principaux éléments d’un système centré

Ce sont les éléments qui caractérisent un système centré.

a) Foyer image

Un rayon issu d’un point objet à l’infini sur l’axe, parallèle donc à l’axe, émerge du système en passant par un point
F2 de l’axe. L’axe optique représentant un rayon particulier issu du même objet, le point F 2 est l’image de l’objet A∞
situé à l’infini sur l’axe. Il est appelé " foyer principal image ". Le terme principal est très souvent omis et on
désigne F2 par simplement " foyer image ".

b) Plan focal image

Le système étant aplanétique, l’image F2’ de tout point objet à l’infini, non nécessairement dans la direction de
l’axe, est située dans un plan perpendiculaire à l’axe et passant par F2.

Ce plan constitue le " plan focal image " et le point F2’ est appelé " foyer image secondaire ".

Cours de Monsieur ZAFINTSALAMA Manohinaina 12


c) Foyer objet

Soit un rayon issu d’un point à l’infini dans la direction de l’axe et provenant de " l’espace image ". Il coupe en
émergeant du système, dans "l’espace objet ", l’axe optique en un point F 1 qui représente l’image du point à l’infini
sur l’axe.

D’après la loi du retour inverse de la lumière, l’image du point objet F1 est à l’infini sur l’axe. Le point F1 représente
le " foyer objet " du système et tout rayon incident passant par F 1 émerge du système parallèlement à l’axe.

d) Plan focal objet

Le système étant aplanétique, l’image de tout point situé dans le plan de front contenant F 1 (plan perpendiculaire à
l’axe) est à l’infini mais pas dans la direction de l’axe.

Le plan de front contenant F1 est appelé " plan focal objet " et les différents points F1’ du plan représentent les "
foyers secondaires objet ".

5) Systèmes centrés afocaux

5-1) Définition

Les systèmes centrés ne possèdent pas toujours des foyers situés à distance finie. Il existe des systèmes centrés dont
les foyers sont rejetés à l’infini. De tels systèmes sont dits" afocaux " et présentent un grand intérêt pour les
instruments d’optique destinés à l’observation d’objets très éloignés comme les astres.

Dans un tel système, tout faisceau incident parallèle à l’axe optique émerge parallèlement à l’axe. De même, tout
faisceau incident parallèle à une direction autre que l’axe, donne un faisceau émergent parallèle à une direction
différente de l’axe.

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5-2) Propriétés des systèmes afocaux

De tout objet à l’infini, le système afocal donne une image à l’infini. Tout rayon parallèle à l’axe émerge du système
afocal parallèlement à l’axe. Considérons un objet ⃗⃗⃗⃗⃗ perpendiculaire à l’axe se déplaçant le long de l’axe.

Le point B se déplace parallèlement à l’axe, son image B’ se déplacera également parallèlement à l’axe.

L’image ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ garde donc une hauteur constante.

Le grandissement linéaire transversal γ est donc constant.

Le système étant aplanétique, le grandissement angulaire G est également constant puisque G et γ sont reliés par la
relation :

Cours de Monsieur ZAFINTSALAMA Manohinaina 14

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