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Cours

Le document présente les systèmes d'information logistique, en définissant l'information, la donnée et leur traitement au sein des entreprises. Il aborde la collecte, la qualité, et la diffusion de l'information, ainsi que le rôle stratégique des systèmes d'information dans la prise de décision. Enfin, il distingue les différents types de systèmes d'information selon leur fonction et leur niveau d'utilisation dans l'organisation.

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Le document présente les systèmes d'information logistique, en définissant l'information, la donnée et leur traitement au sein des entreprises. Il aborde la collecte, la qualité, et la diffusion de l'information, ainsi que le rôle stratégique des systèmes d'information dans la prise de décision. Enfin, il distingue les différents types de systèmes d'information selon leur fonction et leur niveau d'utilisation dans l'organisation.

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Université Sultan Moulay Slimane

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion


Beni Mellal

Module : PILOTAGE LOGISTIQUE

Systèmes d’information logistique


Pr. Houda MOUDNI

2024/2025
PLAN

1. GÉNÉRALITÉS SUR LES SYSTÈMES D’INFORMATION


2. LA COLLECTE DES INFORMATIONS SUR LA LOGISTIQUE
3. TRAITEMENT DES INFORMATIONS LOGISTIQUE

2
Qu’est-ce que l’information ?

Définition :

• Une information est un renseignement concernant un objet, un


événement ou un concept bien déterminé. Cette information doit
s’intégrer dans un système de référence afin d’avoir du sens.

• L’information est la base de toute activité, et son origine comme sa


destination reposent sur la communication.

3
Schéma de la communication

Cette information, pour être comprise par les utilisateurs, doit être transmise
dans un langage à la compréhension partagée.
4
Exemple :

Un référentiel comptable comme le Plan comptable général permet les


échanges d’informations entre les acteurs économiques et sociaux avec une
bien meilleure fiabilité que si chaque agent économique traduisait ses flux
économiques et monétaires avec sa propre interprétation.

5
La donnée, représentation concrète

Définition :

La donnée (ou data) est un ensemble de signes (caractères alphabétiques,


chiffres, codifications diverses) qui n’ont une signification que si l’on dispose
d’un référentiel de compréhension.

6
• Tous les services de l’entreprise sont amenés à produire des documents,
composés de données peu compréhensibles pour un non-professionnel
du métier.

• La donnée est devenue une composante essentielle de nos sociétés


actuelles, qui en collectent, en stockent et en traitent des quantités
toujours plus importantes.

7
Traitement de l’information

Traiter l’information consiste alors à combiner et transformer des données pour


produire un ou plusieurs résultats.

8
Volume annuel de données numériques créées à l’échelle mondiale depuis
2010, en zettaoctects *

9
Classifications possibles des informations

De nombreuses sources permettent de collecter et de mettre à disposition


les informations nécessaires au fonctionnement des organisations et des
individus qui les composent :

• Selon l’origine (la provenance)


• Selon la durée de vie de l’information
• Selon le traitement appliqué

10
Selon l’origine (la provenance)

Informations internes – générées au sein de l’entreprise. Ex: commandes


d’achats, factures, bons de livraison, ordres de fabrication, feuilles de temps
des collaborateurs, kilomètres parcourus par les véhicules, etc.

Informations externes – prises dans l’environnement de l’entreprise et utiles


au bon fonctionnement de l’entreprise. Ex: le taux de TVA, les prix des
fournisseurs …

11
Selon la durée de vie de l’information

Informations volatiles – ayant une courte durée de vie. Ex : la personne X est


arrivée à son poste de travail à 8h30 et partie à 16h30.

Informations persistantes – représente la mémoire de l’entreprise; stockées


et sécurisées. Ex : les adresses des clients et des fournisseurs.

12
Selon le traitement appliqué

Informations brutes – utilisées sans modification préalable. Ex : poids d’une


pièce fabriquée dans un atelier.

Informations calculées – à partir des informations brutes ou d’autres


informations obtenues par calculs ou règles de gestion. Ex : les montants des
salaires.

13
La qualité de l’information (1)

Pour être de qualité, et donc utile à ses utilisateurs, une information doit
disposer des propriétés suivantes :

• Accessibilité : l’utilisateur doit pouvoir disposer de l’information au bon


moment, au bon endroit et sous une forme directement exploitable.

• Exactitude : une erreur de calcul ou de report met en cause la fiabilité


des comptes et peut devenir très grave, si cette erreur se répète et se
diffuse dans toute la comptabilité.
14
La qualité de l’information (2)

• Actualité : il est décisif de disposer d’une information actualisée sur les


sujets qui concernent l’organisation., afin de prendre avec réactivité les
bonnes décisions.

• Pertinence : l’information doit fournir des éléments de réponse aux


questions que se pose l’entreprise et être filtrée en fonction des besoins
de l’utilisateur. La pertinence est donc une qualité attachée au
destinataire de l’information.
15
Exemple :

Dans une entreprise commerciale, où la force de vente est répartie en équipes par
zone géographique, un commercial souhaitera connaître le chiffre d’affaires (CA)
qu’il a réalisé par client ainsi que son CA journalier, alors que son responsable
voudra connaître le CA réalisé par chaque commercial de son équipe et disposer
d’une synthèse. De même, s’il suit le CA journalier global, il voudra aussi faire un
suivi hebdomadaire et mensuel. Quant au directeur commercial, il sera intéressé
par le suivi mensuel du CA, global et par équipe ; le détail ne lui est d’aucune utilité.

16
La qualité de l’information dépend de celle des données

L’ensemble de ces qualités de l’information repose sur la confiance que l’on


peut accorder aux mécanismes qui ont permis de collecter et de stocker les
données sur des supports matériels divers (papier, électronique, etc.) et dans
des formes transformables en messages selon un langage qui sera
compréhensible par l’utilisateur humain.

17
Une veille informationnelle

Il ne faut pas négliger les informations qui ne peuvent pas se traduire par
des données quantifiables et utilisables dans des calculs numériques :
projets des entreprises concurrentes, changement dans la réglementation,
etc.

La connaissance de ce type d’information peut être de grande importance


pour certaines prises de décision : le lancement d’un nouveau produit, un
nouvel investissement pour une filière, etc.
18
Une veille informationnelle

Il est donc recommandé de mettre en place une veille informationnelle afin


de fournir les informations ciblées sur des besoins essentiels dans les
différents services de l’organisation.

• La veille informationnelle est une activité organisée de collecte, de


sélection et d’analyse de l’information disponible publiquement avec
comme objectif de fournir en continu un flux d’information pertinente
aux personnes devant prendre des décisions.
19
Données

✓ S’élaborent à partir de l’observation de faits.

✓ Une donnée est une information brute sans utilité immédiate.

✓ Facile à manipuler et à stocker sur un ordinateur.

✓ C’est une information susceptible d’un traitement automatique.

20
Information

✓ Données qui ont été traitées et présentées sous une forme


compréhensible (contexte significatif).

✓ Le traitement de données ajoute de la valeur aux données brutes.

L’information a plus de valeur que les données parce qu’elle a


été traitée

21
Connaissance

✓ Utilisation intelligente de l’information.

✓ La valeur des connaissances est élevée parce que grâce à elles l’homme a
de nouvelles idées de nouvelles intuitions et de nouvelles interprétations.

22
L’approche de la théorie des systèmes

Selon Joël de Rosnay, un système est un «ensemble d’éléments en


interaction dynamique, organisé en fonction d’un but».

Il est caractérisé par les objectifs à atteindre, ses moyens (ressources


humaines et matérielles), ses méthodes et ses règles opératoires.

23
Le système entreprise

• L’entreprise est un système ouvert sur l’environnement. Elle a un projet


identifiable et peut être décrite par sa structure (son organisation).

• Cette structure est influencée par l’évolution de l’entreprise, par ses


activités, son environnement et ses finalités.

• Les processus qui sont mis en action assurent la mise en mouvement et


la réalisation des objectifs que l’entreprise se fixe.

24
Définition :

Un processus est un ensemble d’activités effectuées par des acteurs et


aboutissant à la réalisation d’un objectif fixé par l’entreprise et qui constitue
une valeur pour le client.

25
On distingue :
▪ Le processus métier qui accomplit une mission de production;
▪ Le processus support qui permet aux processus métiers de
fonctionner;
▪ Le processus de pilotage qui contrôle et guide le système.

Mais pour permettre aux processus de fonctionner harmonieusement, un


système d’information est indispensable.

26
Les composantes d’un système

Les éléments du système sont eux-mêmes des


systèmes (ou sous-systèmes)

L’entreprise dispose de deux sous-systèmes :

✓ Un système de pilotage, qui va prendre


les décisions,

✓ et un système opérant, qui agit en


fonction du but assigné.

27
Le système de pilotage

Le système de pilotage : (appelé également système de décision)

✓ Exploite les informations qui circulent.

✓ Organise le fonctionnement du système.

✓ Décide des actions à conduire sur le système opérant.

✓ Raisonne en fonction des objectifs et des politiques de l’entreprise.

28
Le système opérant

✓ Reçoit les informations émises par le système de pilotage.

✓ Se charge de réaliser les tâches qui lui sont confiées.

✓ Génère à son tour des informations en direction du système de pilotage

✓ Il englobe toutes les fonctions liées à l’activité propre de l’entreprise :


Facturer les clients, régler les salaires, gérer les stocks, …

29
Avec l’augmentation en quantité et en complexité des informations
échangées entre ces deux systèmes, on a besoin d’avoir un autre système qui
stocke et traite de façon plus efficace ces informations. Ce système est
appelé système d’information (SI).

30
Système d’information (SI)

Définition :

Un système d’information acquiert, transforme, mémorise et communique


les informations aux acteurs d’un système organisé. Son but est de fournir à
chacun, au bon moment, les données fiables nécessaires à son travail.

31
Système d’information

Définition :

Un système d’information (SI) est l’ensemble des ressources (matériels,


logiciels, données, procédures, …) structurés pour acquérir, traiter,
mémoriser l’information (sous forme de données, textes, sons, images, …)
dans et entre les organisations.
Robert Reix (1934-2006), Systèmes d'information
et management des organisations, ÉditionsVuibert,
First edition in 1995, 367 pages.

32
Système d’information

La pertinence d’un système d’information s’apprécie en fonction de sa


capacité à répondre précisément aux besoins des utilisateurs de
l’information.

33
Système d’information vs système informatique

L’omniprésence des technologies électroniques (ordinateurs, data centers,


réseaux) conduit souvent à confondre le «système d’information» avec le
«système informatique».

Le système entreprise englobe le système d’information, dont le système


informatique est une sous-partie.

34
Les systèmes dans l’entreprise

35
Le rôle stratégique du SI

Le système d’information est à la base de toute décision. Il intervient :

✓ pour éclairer la décision ;

✓ pour effectuer les simulations correspondant aux choix possibles ;

✓ pour communiquer les décisions, les objectifs associés ;

✓ pour contrôler l’effet des décisions et permettre des corrections


éventuelles.

36
Les SI

Il est ainsi possible de distinguer le système opérationnel de l’entreprise (qui


assure le fonctionnement courant, la production), son système de pilotage
(direction, prises de décision de haut niveau) et son système de gestion
(contrôle du système opérationnel).

À chacun de ces niveaux correspond un système d’information.

37
Les SI

On distingue :

Le système d’information décisionnel (SID), qui fournit des informations


synthétiques et des simulations aux dirigeants.

Le système d’information de gestion (SIG), à l’usage de l’encadrement


intermédiaire des managers.

Le système d’information opérationnel, qui aide à la gestion de production.

38
Les trois niveaux du SI

Dans la suite du cours, nous utiliserons «SI» pour le système d’information


au sens large. 39
Les quatre fonctions du SI

Dans l’organisation, le SI doit permettre de :

● Acquérir ou recueillir l’information :

– Écoute de l’information.

– Analyse de l’information.

– Collecte de l’information pertinente.

40
Les quatre fonctions du SI

● Traiter ou transformer l’information :

– Consulter l’information.

– Organiser l’information.

– Mettre à jour l’information.

– Produire de nouvelles informations.

41
Les quatre fonctions du SI

● Mémoriser l’information stockage durable et stable par deux principaux


moyens : les fichiers et les bases de données.

● Communiquer ou diffuser l’information en fonction des besoins, sur des


supports multiples, etc.

42
Collecte de l’information

La collecte d’information du SI c’est recueillir l’information, puis la saisir. On


peut dire que la collecte d’information, c’est le fait d’enregistrer l’information
afin de procéder à son traitement.

La saisie de l’information est généralement coûteuse parce qu’elle nécessite


souvent l’intervention humaine.

L’info est précieuse, vitale pour l’entreprise mais elle a aussi un coût.
43
Mémorisation de l’information (1)

Il faut garantir un stockage durable et fiable.

− Les supports de l’information sont divers


▪ Fichiers sur Disque Dur, …
▪ Le SGBD est une composante fondamentale du SI
− Cependant le papier reste un support très utilisé en entreprise
▪ Conservation des archives papiers
▪ Parfois par obligation légale

44
Mémorisation de l’information (2)

Le stockage de l’information nécessite de mettre en œuvre des moyens


importants et coûteux : ordinateurs, logiciels spécialisés, supports
numériques, personnels, dispositifs de sécurité, etc.

45
Traitement de l’information (1)

Le traitement de l’information consiste à produire de nouvelles informations


à partir d’informations existantes grâce à des programmes informatiques ou
des opérations manuelles.
▪ Tri des commandes par date et clients
▪ Calcul du montant à payer
▪ Classement, Résumé, …

46
Traitement de l’information (2)

Le traitement de l’information peut prendre 4 formes différentes. On peut :

▪ Consulter l’information : il s’agit du traitement le plus simple puisqu’il


consiste à accéder à l’information telle qu’elle a été enregistrée ;

▪ Organiser l’information : ce traitement consiste à structurer l’information


selon des critères spécifiques. Cela peut-être par exemple regrouper
l’information par client, par zones géographiques, par activités et bien
d’autres encore ;

47
Traitement de l’information (3)

▪ Mettre à jour l’information : ce traitement va consister à reprendre une


information précédemment enregistrée et à l’actualiser ;

▪ Produire de nouvelles informations : à partir d’information(s)


existante(s), ce traitement va permettre la création de nouvelles
informations.

48
Diffusion de l’information (1)

Quel que soit son origine ou ce qu’elle représente, une information n’a de
valeur que si elle est communiquée aux bons destinataires, au bon moment
et sous une forme directement exploitable.

49
Diffusion de l’information (2)

Les moyens de diffusion de l’information sont multiples :

▪ Forme orale

▪ Support papier (courrier, note interne, …)

▪ Support numérique qui garantissent une vitesse de transmission


optimale et la possibilité de toucher un maximum d’interlocuteurs.

50
Le système entreprise

51
Le système entreprise
Le SP transmet des informations
globales au SO par l’intermédiaire du
SI.

Le SI collecte et traite les informations


élémentaires du SO et les transforme
en informations élaborées pour le SP.

Le SO produit l’information
élémentaire, exécute les
52
ordres du SP.
Exemple

53
Qualité d’un système d’information (1)

Pour être efficace, le système d’information devra assurer :

▪ La rapidité et la facilité d’accès aux informations


− Trop lent ou compliqué peut décourager les utilisateurs.
− L’utilisateur doit pouvoir réagir au plus vite.
− Efficacité et pertinence des décisions.

54
Qualité d’un système d’information (2)

▪ Fiabilité des informations


− Informations sûres et fiables.
− Le SI doit fournir des informations à jour.
Ex : Pour commander un article il faut connaître l’état du stock. Le
stock doit donc être mis à jour automatiquement.

55
Qualité d’un système d’information (3)

▪ Intégrité des informations


− Le système maintient les informations dans un état cohérent.
− Le SI doit savoir réagir à des situations qui risquent de rendre les
informations incohérentes.
Ex : Si communication interrompue entre 2 ordinateurs qui
doivent synchroniser leurs données.
Le système doit être capable de reconstituer une situation
correcte (et ce pour les 2 ordinateurs)

56
Qualité d’un système d’information (4)

▪ Pertinence de l’information
− Filtrer l’information en fonction de l’utilisateur.
Ex: Le directeur commercial n’a pas besoin de connaître le détail
de chaque commande, mais simplement le montant des
commandes en cours.

57
Qualité d’un système d’information (5)

▪ Sécurité de l’information
− La sécurité du système est assurée par des dispositifs qui
permettent de sauvegarder régulièrement les données.
− Le système doit également être protégé de la malveillance et des
attaques extérieures grâce à des dispositifs matériels (routeurs
filtrants) ou logiciels (identification, anti-virus, pare-feu,
détecteurs d’intrusion, etc).

58
Qualité d’un système d’information (6)

▪ Confidentialité de l’information
− Elle peut être assurée soit par des moyens matériels (lecteurs de
cartes, d'empreintes...) soit par des moyens logiciels
(identification, permissions sur des fichiers ou des bases de
données...).

59
Les utilisateurs du SI

• Avec la diffusion de l’outil informatique, chaque individu présent dans une


organisation peut désormais être un utilisateur du SI.

• L’équipement numérique des entreprises progresse et les usages suivent ce


mouvement.
Voici quelques statistiques récentes sur l'usage des TIC au Maroc:

I. Accès à Internet :

• En 2022, 93% des entreprises marocaines disposaient d’un accès à


l’Internet haut débit, selon l'Agence Nationale de Réglementation des
Télécommunications (ANRT).
II. Usage de l'informatique dans les entreprises :

• Environ 57% des salariés dans les grandes entreprises marocaines


utilisaient régulièrement des postes de travail informatiques en 2021
(Rapport HCP - Haut Commissariat au Plan).
III. E-commerce et transformation numérique :

• 58% des entreprises marocaines utilisent des technologies numériques


pour améliorer leurs processus internes ou leurs relations avec leurs
clients (ANRT, rapport 2022).
Évolution du Rôle de l'Informatique en Entreprise

• L’informatique interne d’entreprise a souvent été rattachée à la direction


administrative et financière ou la Direction Informatique (DI), car elle
était considérée comme une composante purement technique.

• Aujourd’hui, l’information étant capitale dans l’entreprise, elle est le plus


souvent pilotée par une Direction des Systèmes d’Information (DSI),
directement rattachée à la Direction Générale (DG).
La direction des systèmes d’information (DSI)

La direction des systèmes d’information (DSI) a en charge de mettre en


place et faire évoluer le système informatique pour satisfaire les besoins de
l’entreprise, dans le respect des objectifs stratégiques de l’organisation et des
contraintes budgétaires.
La Direction des Systèmes d’Information et du Numérique (DSIN)

La mise en œuvre d’une stratégie de plus en plus portée par la


transformation digitale a conduit certaines entreprises à renommer la DSI en
Direction des Systèmes d’Information et du Numérique (DSIN). La DSIN
intègre alors une dimension numérique et digitale.
Champ de compétence des DI, DSI et DSIN
Quel pilotage de la fonction informatique pour une TPE ou une PME ?

▪ Au sein d’une TPE ou d’une PME, la présence d’une DSI est très variable
en fonction de sa taille, de son besoin informatique ou de son histoire.

▪ Les entreprises ne disposant pas d’une DSI peuvent recourir à


l’externalisation ou à de petites équipes de quelques personnes allant
jusqu’à un informaticien unique.
Les missions et directives de la DSI

La DSI est responsable de plusieurs missions-clés pour l’organisation :


• Assurer la continuité de fonctionnement (disponibilité) et la qualité de
service (temps de réponse) des serveurs et des applications.
• Sécuriser les données.
• Accompagner les utilisateurs dans leur utilisation courante du SI
(Support informatique).
• Accompagner ou réaliser les projets de l’organisation.
L’organigramme d’une DSI
L’organigramme d’une DSI

Métier / Service Principales missions


Budget et contrôle de • Construction et suivi budgétaire
gestion
• Étude et suivi des coûts de la DSI
• Analyse des écarts
Cellules
transverses Pilotage et reporting • Élaboration, suivi et analyse des
indicateurs de la DSI
• Suivi des projets
La maintenance informatique

La maintenance informatique vise à préserver les performances, à mettre à


jour et à corriger les éventuels défauts du SI d’une organisation.

La maintenance présente trois niveaux :


• La maintenance préventive
• La maintenance corrective
• La maintenance évolutive
La maintenance informatique

• La maintenance préventive vise à éviter l’apparition de dysfonctionnements.

• La maintenance corrective a pour mission de remettre en l’état le système à la


suite d’un incident.

• La maintenance évolutive vise à faire évoluer le système d’information en


fonction des avancées technologiques et logicielles, afin d’améliorer ses
performances et/ou de proposer de nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs.
Métiers et compétences de la DSI
Métiers et compétences de la DSI
Les relations de la DSI avec les autres directions

• Afin de répondre à ses missions, la DSI travaille en étroite collaboration


avec la direction générale (DG) et l’ensemble des directions métiers
(DM). Cette communication doit permettre au SI de s’aligner sur les
orientations stratégiques de la DG, d’analyser les besoins des directions
métier ou d’assurer un support aux utilisateurs.

• Les directions métiers sont les directions utilisatrices du SI (ex. : DRH,


DAF, direction de la production).
Convergence des directions vers le SI
La DSI interagit avec toutes les fonctions de l’entreprise.
Positionnement de la DSI

La DSI intervient également à différents niveaux de l’organisation.


La sécurité informatique

« Le système d'information représente un patrimoine essentiel de


l'organisation, qu'il convient de protéger. La sécurité informatique
consiste à garantir que les ressources matérielles ou logicielles d'une
organisation sont uniquement utilisées dans le cadre prévu ».

JF Pillou, Tout sur les systèmes


d'information, Paris Dunod 2006.
La sécurité informatique

Comment sécuriser le SI?


• Analyse de vulnérabilités et d’attaques
• Mise en œuvre de moyens humains, organisationnels et techniques en
prévention de la menace.
Pourquoi sécuriser les systèmes d'information ?
• La valeur des biens, des données et des services informatisés.
• Si ces données ou services sont perdus, volés ou altérés, quelles seront
les conséquences?
Notions fondamentales

• Une vulnérabilité désigne toute faiblesse susceptible d’être exploitée par


un attaquant dans le but de compromettre une ressource du système
informatique.

• Une menace pesant sur le système informatique est un événement


interne ou externe pouvant porter atteinte à ses ressources en exploitant
une vulnérabilité.
Notions fondamentales

• Le risque est souvent défini en sécurité informatique comme la


combinaison de la probabilité d’un incident de sécurité (à savoir sa
potentialité) et des conséquences engendrées par sa concrétisation
(c’est-à-dire son impact). Il est quantifié par l’équation suivante :

Risque = Vulnérabilité × Menace × Impact


Notions fondamentales

• Une attaque informatique est une activité malveillante qui consiste à


exploiter une vulnérabilité d’un système informatique à des fins
généralement préjudiciables.
Types de vulnérabilités des systèmes

• Vulnérabilités humaines

Négligence, manque de compétences

• Vulnérabilités de mise en œuvre

Mauvaise configuration

Mauvaise manipulation
Types de vulnérabilités des systèmes

• Vulnérabilités technologiques
Mauvaise conception
Erreur d’implementation
• Vulnérabilités organisationnelles
Manque de documents formels, de procédures, de manuels de travail
de validation et de maintenance suffisamment détaillés pour faire
face aux problèmes de sécurité
Classification des attaques

Les attaques passives Les attaques actives


Scenarios typiques
Les objectifs de la sécurité informatique
1. L’intégrité
Les données doivent être uniques (en une seule version pour toute
l’entreprise) et sans aucune falsification ou modification. Il faut donc tout
mettre en œuvre pour que celles-ci ne puissent être altérées, supprimées ou
répliquées.

2. La disponibilité
Toute action ou transaction doit trouver une réponse immédiate, les
applications doivent pouvoir être utilisées sans attente, les requêtes
s’exécuter sans temps de latence.
Les objectifs de la sécurité informatique

3. La confidentialité
Les données doivent être accessibles uniquement à ceux qui en sont
destinataires ou propriétaires.

4. L’authentification
Consiste à vérifier l’identité d’une entité (utilisateur, machine) afin
d’autoriser son accès à une ressource.
Les objectifs de la sécurité informatique

5. La non-répudiation :
il s’agit du fait que la transaction ne peut être niée par l’expéditeur, ni par le
destinataire.

5. La traçabilité :
Assurer que toutes les actions effectuées sur le système sont enregistrées,
permettant de suivre et d'identifier les utilisateurs ou les événements ayant
accédé ou modifié des ressources.
L’ensemble des mesures du SI

Les mesures de sécurité, dites aussi «contremesures ou parades»,


regroupent l’ensemble des actions mises en œuvre en prévention d’une
menace. Elles comprennent des solutions techniques, mais également des
règles et procédures organisationnelles.
Les dispositifs matériels et logiciels

Pour protéger leur réseau local de l’extérieur, les entreprises disposent de


nombreux outils :

• Le pare-feu (firewall) est un matériel et/ou un logiciel capable de filtrer


les connexions du réseau en ne traitant que les demandes de connexion
des machines autorisées.
Les dispositifs matériels et logiciels

• L’antivirus est un logiciel qui utilise différents types de fonctionnement


(habitudes, recherche d’une signature d’un virus…) pour détecter toute
anomalie. Souvent les antivirus proposent différents modules complétant
l’analyse des fichiers entrants, sortants et existants.

• Le système de détection d’intrusion IDS surveille le trafic réseau en


continu pour détecter d’éventuelles attaques ; une alerte est générée en
cas de détection.
Les dispositifs matériels et logiciels

• Les IPS (Intrusion Prevention System ou système de prévention


d’intrusion) sont des logiciels qui fonctionnent comme les IDS mais ont la
capacité de rejeter les paquets considérés comme dangereux. Ce sont des
IDS actifs.
Les dispositifs matériels et logiciels

• Chiffrement symétrique et asymétrique:


Chiffrement asymétrique
Le système d'information

Le SI est un ensemble vaste qui englobe plusieurs sous-systèmes, chacun


spécialisé dans une fonction ou un domaine particulier de l'entreprise. Ces
sous-systèmes sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques des
différents départements et fonctions.
Exemple de sous-système

Système d’information des ressources humaines (SIRH):

Ce système se concentre sur la gestion des employés et des processus liés


aux ressources humaines (RH), comme la paie, la gestion des talents, la
formation, et le suivi des performances des employés.

Exemples : Logiciels de gestion des congés, gestion des talents, suivi des
temps et présences, paie et avantages sociaux.
Exemple de sous-système

Système d’information marketing (SIM):

Ce système permet de gérer les informations relatives au marché, aux


clients, et à la concurrence. Il aide à la prise de décision dans le domaine du
marketing en fournissant des données sur les tendances, les campagnes
publicitaires, et les comportements d’achat.

Exemples : Analyse des tendances de consommation, suivi des campagnes


marketing, étude de marché.
Exemple de sous-système
Système d’information financier (SIF):

Ce système regroupe les outils utilisés pour gérer les processus financiers
d'une entreprise, tels que la comptabilité, la gestion de trésorerie, les
budgets, et les prévisions financières. Il est crucial pour assurer la santé
financière et la conformité de l'organisation.

Exemples : Comptabilité générale, gestion des budgets, gestion des factures,


gestion des immobilisations, prévisions financières.
Le système d’information et les sous systèmes

Le SI est une structure globale qui englobe plusieurs sous-systèmes


spécialisés dans différents aspects de la gestion de l'entreprise. Chaque sous-
système répond à des besoins spécifiques en fonction des départements ou
des fonctions opérationnelles (logistique, finances, RH, production, etc.).
Ensemble, ces sous-systèmes permettent d'améliorer la coordination,
l'efficacité et la prise de décision dans toute l'organisation.
Le système d'information logistique (SIL)

• Il s'agit d'un sous-système du SI, dédié spécifiquement à la gestion des


informations liées aux processus logistiques d’une organisation.

• Le système d'information logistique (SIL) est un ensemble de


technologies, de processus et d'outils qui permet de collecter, traiter,
stocker, et diffuser des informations relatives à la gestion des flux
logistiques.
Le système d'information logistique (SIL)

Un SIL joue un rôle essentiel dans l'amélioration de l'efficacité et de la


transparence des opérations logistiques. Il permet aux entreprises de mieux
coordonner leurs chaînes d'approvisionnement en optimisant les délais de
livraison, en réduisant les coûts, et en assurant un meilleur service client.
Le système d'information logistique (SIL)

L’objectif de SIL est de rendre plus efficaces les opérations logistiques en


optimisant la circulation des biens, le contrôle des stocks, la planification des
transports, et la satisfaction des clients. Il cherche à améliorer la
performance globale de la chaîne logistique en offrant des données en
temps réel pour une prise de décision rapide et précise.
Utilisateurs

Principalement utilisé par les responsables logistiques, les gestionnaires de la


chaîne d'approvisionnement, et les opérateurs de transport. Il est conçu
pour répondre aux besoins spécifiques de ces fonctions.
Information gérée

Gère des informations liées aux flux de marchandises, comme les quantités
de produits stockés, les délais de livraison, les coûts de transport, les
performances des fournisseurs, etc.
Sous-systèmes du SIL

Le SIL lui-même peut être divisé en plusieurs sous-systèmes spécialisés, qui


gèrent différents aspects des opérations logistiques.
• Système de gestion des stocks
• Système de gestion des entrepôts
• Système de gestion des transports
• Système de gestion des commandes
• Système de suivi des expéditions
• Système de gestion des retours et des réclamations
Système de gestion des stocks

Ce système permet de suivre et de gérer les niveaux de stock dans les


entrepôts ou les magasins. Il permet de surveiller les entrées, sorties, et
niveaux de réapprovisionnement des produits.

Exemples : Gestion des inventaires en temps réel, gestion des retours.


Système de gestion des entrepôts

Ce sous-système est conçu pour optimiser la gestion des entrepôts, en


organisant la disposition des produits, en suivant leur emplacement, et en
gérant les activités comme la réception, le stockage et l'expédition des
marchandises.

Exemples : Planification des emplacements de stockage, optimisation des


trajets internes, gestion des flux de réception et d’expédition.
Système de gestion des transports

Ce système gère le transport des marchandises, en optimisant les itinéraires,


les modes de transport, et les coûts associés. Il aide à planifier les livraisons
et à suivre les expéditions en temps réel.

Exemples : Optimisation des routes, suivi GPS des camions, gestion des coûts
de transport, gestion des transporteurs.
Système de gestion des commandes

Il permet de suivre les commandes des clients et de coordonner les activités


liées à la préparation, la livraison, et la facturation des commandes. Il assure
la liaison entre les services commerciaux, logistiques et financiers.

Exemples : Suivi des commandes en cours, gestion des délais de livraison,


traitement des retours et remboursements.
Système de suivi des expéditions

Ce sous-système est utilisé pour suivre le déplacement des marchandises à


travers la chaîne d'approvisionnement, depuis leur expédition jusqu'à leur
réception par le client final. Il permet de fournir des informations précises en
temps réel sur l'état des envois.

Exemples : Suivi en temps réel des colis, gestion des notifications de


livraison, gestion des preuves de livraison.
Système de gestion des retours et des réclamations

Ce sous-système gère les retours de marchandises, que ce soit pour des


raisons de qualité, des erreurs de livraison ou des réclamations clients. Il
facilite la gestion des flux inversés dans la chaîne logistique.

Exemples : Gestion des retours de produits défectueux, gestion des


échanges, suivi des remboursements.
La direction des systèmes d’information logistique

Dans la direction du SIL, plusieurs acteurs interviennent pour assurer une


gestion efficace et coordonnée des opérations logistiques grâce à l'usage de
technologies de l'information.
• Directeur du Système d'Information Logistique
• Responsable des Opérations Logistiques
• Responsable Informatique Logistique
• Chef de Projet Logistique
• Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information Logistique
Directeur du Système d'Information Logistique

Il est le responsable principal de l'ensemble des systèmes d'information


dédiés à la logistique. Son objectif est de coordonner les opérations
logistiques d'améliorer l'efficacité, la traçabilité et la gestion des flux de
marchandises.
Directeur du Système d'Information Logistique

Responsabilités :
• Définir et mettre en œuvre la stratégie SIL en accord avec les objectifs
globaux de l'entreprise.
• Superviser l’intégration de nouveaux systèmes informatiques dédiés à la
logistique.
• Garantir la fluidité des flux d'information entre les différents maillons de
la chaîne d'approvisionnement (approvisionnement, production,
distribution).
Responsable des Opérations Logistiques

Il est responsable des opérations quotidiennes liées à la gestion des flux


physiques (transport, stockage, distribution) en s'appuyant sur les systèmes
d'information mis en place par le directeur du SIL.
Responsabilités :
• Veiller à la bonne exécution des processus logistiques à travers les
outils SIL.
• Assurer une collaboration fluide entre les équipes opérationnelles et
les équipes informatiques.
Responsable Informatique Logistique

Ce professionnel est chargé de gérer les aspects techniques du SIL,


notamment la mise en place, le suivi et la maintenance des systèmes
informatiques spécifiques à la logistique.
• Assurer la disponibilité et la performance des systèmes d’information
logistique.
• Gérer les pannes et problèmes techniques liés aux logiciels et
infrastructures logistiques.
• Travailler en collaboration avec les fournisseurs de technologies pour
les mises à jour ou l’ajout de nouvelles fonctionnalités.
Chef de Projet Logistique

Il est chargé de mener des projets de transformation ou d'amélioration dans


le SIL. Cela peut inclure l'intégration de nouveaux systèmes, l'amélioration
des processus existants ou la gestion de changements technologiques.
• Planifier et piloter les projets d’intégration des technologies
logistiques.
• Assurer que les solutions mises en place sont alignées avec les
objectifs stratégiques de l’entreprise.
• Mesurer les résultats et l’impact des solutions sur les performances
logistiques.
Responsable de la Sécurité des SIL

Il est responsable de la protection des données logistiques et des systèmes


contre les cyberattaques, les pannes, et tout type de perturbation qui
pourrait affecter la continuité des opérations logistiques.

• Mettre en place des mesures de sécurité pour protéger les données


sensibles.
• Superviser la gestion des accès et droits utilisateurs dans les systèmes
SIL.
Types d'informations collectées en logistique

• Informations sur les fournisseurs.


• Informations sur les clients.
• Données de gestion des stocks.
• Suivi des expéditions et des livraisons.
• Informations sur les itinéraires et la planification des transports.
Technologies d'Identification et de Traçabilité

- La logistique repose de plus en plus sur des technologies d'identification


et de traçabilité pour assurer une gestion fluide et efficace des flux de
marchandises.

- Des outils comme les codes-barres et la RFID permettent de suivre les


produits à chaque étape, de l'entrepôt au client final, tout en garantissant
une grande précision dans la collecte de données.
Les codes – barres

• Ils sont des représentations visuelles de données qui permettent aux


machines de lire rapidement et avec précision des informations en
scannant une série de lignes parallèles ou d'autres formes.

• Les codes-barres sont largement utilisés dans divers secteurs pour


l'identification des produits, le suivi des stocks, la gestion des expéditions,
etc.
Les codes – barres

Il existe deux types de codes-barres :

Code-barres linéaires (1D): Les codes-barres 1D, ou unidimensionnels, sont


les plus courants. Ils sont constitués de lignes parallèles de différentes
largeurs et espacements qui représentent des données.

Code-barres bidimensionnels (2D): Les codes-barres 2D sont des matrices


qui permettent de stocker plus d'informations que les codes linéaires. Ils sont
souvent scannés à l'aide de caméras plutôt que de scanners laser.
Code EAN (European Article Number)

- Le code EAN-13 est un standard international utilisé principalement dans


le commerce de détail pour identifier les produits de consommation.

- Il comporte 13 chiffres, dont :


• Un code pays.
• Un code entreprise.
• Un code produit.
• Un chiffre de contrôle.
Code ITF-14
- Un code-barres utilisé principalement pour les emballages de produits
(cartons).

- ITF-14 est souvent utilisé pour le suivi des colis. Il permet une gestion
plus facile des expéditions et du stockage en gros.

- Ce code-barres encode 14 chiffres et est encadré d'un cadre protecteur


Code ITF-14
Code GS1-128
- Le code GS1-128 permet de stocker une grande quantité de données
logistiques en plus du simple numéro de produit, comme les numéros de
série, la date de péremption, le lot de production, etc.

- Il est souvent utilisé pour l'étiquetage des colis et la traçabilité des


produits dans l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.
Code QR (Quick Response)

- Le Code QR est un code-barres, capable de stocker une grande quantité


de données.
- Utilisé pour le suivi des produits dans les systèmes de traçabilité avancée.
Les QR codes peuvent être scannés lors de l'expédition et à la réception
pour enregistrer automatiquement les étapes du flux logistique.
- Il peut contenir beaucoup plus d'informations qu'un code-barres 1D,
telles que des URLs, des numéros de lots, des dates, des coordonnées
GPS pour la logistique d'expédition, etc.
Code QR (Quick Response)

- Il est constitué de carrés noirs et blancs dans une grille carrée avec des
motifs de positionnement dans trois coins.
Code Data Matrix
- Un code-barres 2D qui stocke des données dans une matrice de petits
carrés. Il est capable de stocker de grandes quantités d'informations sur
une petite surface.
- Utilisé pour marquer de petits objets ou composants logistiques.
Fréquent dans les secteurs où l'espace d'étiquetage est limité, comme
dans l'industrie électronique ou pharmaceutique.
Le code SSCC - Serial Shipping Container Code

Le SSCC est un code utilisé pour attribuer un numéro unique


à chaque unité logistique, comme une palette, un carton, ou
un autre conteneur, afin de pouvoir le tracer tout au long de
la chaîne d'approvisionnement. Chaque unité logistique,
qu'elle contienne un seul produit ou un ensemble de
produits, reçoit un SSCC unique, qui permet de suivre l'unité
en question du point d'origine jusqu'à sa destination finale.
RFID (Radio Frequency Identification)

- La RFID (Identification par Radiofréquence) est une technologie de


communication sans fil qui utilise les ondes radio pour identifier et suivre
automatiquement des objets équipés de petites étiquettes
électroniques, appelées tags RFID.

- Contrairement aux codes-barres, la RFID permet la lecture à distance et


simultanée de plusieurs objets, sans nécessiter de ligne de vue directe.
Composants d'un système RFID
1. Tags RFID : Les tags sont les éléments attachés aux objets. Chaque tag
contient une puce électronique et une antenne. Ils peuvent être :
• Passifs : Sans batterie, alimentés par le lecteur RFID lorsqu'ils sont à
proximité.
• Actifs : Équipés d'une batterie interne, permettant une lecture à
plus longue distance.
Composants d'un système RFID

2. Lecteurs RFID : Les lecteurs (ou interrogateurs) envoient des signaux


radio pour activer les tags et lire les informations qu'ils contiennent. Ces
lecteurs peuvent être fixes (installés à des points stratégiques) ou
portables (utilisés par les opérateurs).
Avantages de la RFID

• Gain de temps : La RFID permet une collecte de données beaucoup plus


rapide que les méthodes traditionnelles comme les codes-barres.

• Lecture à distance : La technologie RFID permet de lire les informations


même à distance et à travers certains matériaux, ce qui est impossible
avec les codes-barres.

• Automatisation : La RFID permet d'automatiser certaines tâches


logistiques, réduisant la charge de travail manuel et améliorant l'efficacité
opérationnelle.
Exemple : Réception et expédition automatique

- Dans un centre logistique, la RFID permet d'automatiser le processus de


réception des marchandises. Lorsque des camions de livraison arrivent, les
lecteurs RFID installés aux quais de chargement scannent automatiquement les
tags RFID des palettes ou des cartons. Cela enregistre instantanément l'entrée
des marchandises dans le système sans qu'aucune intervention manuelle ne
soit nécessaire. Cela réduit le besoin de vérifier manuellement chaque produit
et minimise les erreurs d’enregistrement.
- De plus, lors de l'expédition des marchandises, les lecteurs RFID valident
automatiquement que les articles corrects sont chargés dans le bon camion,
garantissant une expédition sans erreur.
Exemple : Inventaire automatique

- Dans une grande chaîne de magasins de vêtements, les étiquettes RFID


sont attachées à chaque article. Un employé peut simplement passer un
lecteur RFID portatif dans les rayons du magasin pour effectuer un
inventaire complet en quelques minutes, plutôt que de scanner
manuellement chaque code-barres.
- Ce processus automatisé permet de réaliser des inventaires fréquents
avec une grande précision, réduisant les ruptures de stock et optimisant
la gestion des réapprovisionnements.
Limites de la RFID

• Coût : Les systèmes RFID, notamment les tags actifs, sont plus coûteux
que les codes-barres, ce qui peut limiter leur adoption dans certaines
entreprises.

• Interférences : La RFID peut être sujette à des interférences, surtout dans


des environnements où il y a beaucoup de métal, ce qui peut réduire la
portée ou la précision des lecteurs.
IoT (Internet of Things)

- L'Internet of Things (IoT), ou Internet des objets en français, désigne un


réseau d'objets physiques ("objets connectés") intégrés de capteurs, qui
sont capables de collecter et de transmettre des données via Internet ou
d'autres réseaux de communication.

- Ces objets peuvent être des appareils domestiques, des équipements


industriels, des véhicules, ou même des infrastructures, qui interagissent
et communiquent entre eux sans intervention humaine directe.
Caractéristiques de l'IoT

▪ Connectivité : Les objets connectés échangent des données via Internet


ou des réseaux locaux.

▪ Collecte de données : Les capteurs intégrés capturent des informations


sur leur environnement ou sur les objets eux-mêmes (température,
mouvement, localisation, etc.).

▪ Interopérabilité : Divers objets, même provenant de différents fabricants,


peuvent communiquer et interagir au sein d’un même écosystème IoT.
Exemples d'Applications IoT
• Maison intelligente : Contrôle des systèmes d'éclairage, de chauffage,
ou de sécurité via des applications mobiles.
• Industrie 4.0 : Capteurs pour surveiller l’état des machines en temps réel
et prévoir les pannes (maintenance prédictive).
• Agriculture intelligente : Capteurs pour surveiller les conditions du sol
(humidité, température) et automatiser l'irrigation, optimisant ainsi
l'utilisation de l'eau et améliorant les rendements agricoles.
• Santé connectée (e-santé): Dispositifs portables pour surveiller en
temps réel les paramètres de santé des patients et envoyer des alertes
automatiques aux professionnels de santé en cas d'anomalies.
Comment fonctionne l'Internet des objets ?
Les capteurs IoT

Les capteurs IoT sont des dispositifs connectés à Internet capables de


collecter, analyser et transmettre des données sur leur environnement en
temps réel.
Les actionneurs

Dans l'Internet des objets (IoT), les actionneurs sont des dispositifs qui
effectuent des actions physiques en réponse à des commandes reçues,
souvent à partir de capteurs ou de systèmes de contrôle connectés.
Contrairement aux capteurs, les actionneurs agissent sur leur
environnement.
Capteurs IoT dans les Systèmes d'Information Logistiques

Les capteurs IoT sont intégrés dans divers équipements logistiques


(véhicules, entrepôts, conteneurs, etc.) et fonctionnent en capturant des
données spécifiques telles que la température, l'humidité, la localisation
GPS, les vibrations, ou la vitesse. Ces informations sont ensuite transmises à
un Système informatique via des réseaux sans fil pour être analysées et
interprétées.
Types de Capteurs IoT Utilisés en Logistique

• Capteurs de température et d'humidité : Utilisés pour surveiller les


conditions de stockage et de transport des marchandises sensibles,
comme les produits alimentaires ou pharmaceutiques.

• Capteurs de position (GPS) : Permettent de suivre en temps réel la


localisation des véhicules ou des conteneurs, garantissant une traçabilité
complète.
Types de Capteurs IoT Utilisés en Logistique

• Capteurs de mouvement et d'accélération : Mesurent les mouvements


et les chocs subis par les marchandises pour éviter les dommages
pendant le transport.

• Capteurs de charge : Vérifient le poids des marchandises pour assurer


que les véhicules ou les palettes ne dépassent pas la capacité de charge
autorisée.

• Capteurs de luminosité : Surveillent l’exposition à la lumière, utile pour


certains produits sensibles à la lumière.
Utilité des capteurs IoT dans les SIL

L'intégration des capteurs IoT dans les SIL apporte des avantages
considérables dans plusieurs domaines :
▪ Suivi en temps réel et traçabilité des marchandises
▪ Amélioration de la gestion des stocks
▪ Optimisation de la chaîne d'approvisionnement
▪ Prévention des dommages et gestion de la qualité
▪ Sécurité accrue des marchandises
▪ Maintenance prédictive des équipements
▪ Réduction des coûts
Les capteurs IoT dans les SIL

Suivi en temps réel et traçabilité des marchandises

Les capteurs IoT permettent de suivre en temps réel la localisation et l'état


des marchandises tout au long de la chaîne logistique.

Par exemple: les capteurs GPS fournissent des informations sur le parcours
exact des camions de livraison, permettant aux gestionnaires de suivre le
progrès des livraisons et d'identifier tout retard potentiel.
Les capteurs IoT dans les SIL

Amélioration de la gestion des stocks :

Grâce aux capteurs IoT, les entrepôts peuvent devenir intelligents, en


surveillant automatiquement les niveaux de stock. Les capteurs de charge
peuvent détecter combien d'articles restent sur une étagère ou dans un
conteneur, permettant une gestion proactive des réapprovisionnements et
évitant les ruptures de stock.
Les capteurs IoT dans les SIL

Optimisation de la chaîne d'approvisionnement :

Les capteurs IoT génèrent des données qui peuvent être utilisées pour
analyser et optimiser les processus logistiques. En surveillant les véhicules,
les capteurs fournissent des informations qui permettent d'améliorer les
itinéraires, d'optimiser l'utilisation des ressources (carburant, temps), et de
réduire les coûts liés au transport et au stockage.
Les capteurs IoT dans les SIL

Prévention des dommages et gestion de la qualité :

Les capteurs IoT surveillent les conditions environnementales critiques, telles que
la température ou l'humidité, dans les conteneurs de transport.

Utile pour les marchandises sensibles comme les produits frais, les médicaments
ou les produits chimiques. En cas d'anomalie (par exemple, une température trop
élevée), des alertes peuvent être envoyées automatiquement aux responsables
pour prendre des mesures correctives immédiates.
Les capteurs IoT dans les SIL

Sécurité accrue des marchandises :

Les capteurs IoT, comme ceux surveillant les ouvertures de portes ou les
mouvements suspects, peuvent améliorer la sécurité des marchandises en
transit. Si un conteneur est ouvert en dehors des zones prévues ou en dehors
des heures autorisées, une alerte est immédiatement envoyée pour signaler
un vol potentiel ou une violation de la sécurité.
Les capteurs IoT dans les SIL

Maintenance prédictive des équipements :

Les capteurs IoT installés sur des équipements tels que les véhicules ou les
machines de manutention dans les entrepôts peuvent fournir des données
sur leur état de fonctionnement. Ces informations permettent aux
gestionnaires de prévoir la maintenance avant qu'une panne ne survienne,
réduisant ainsi les temps d'arrêt et améliorant l'efficacité opérationnelle.
Les capteurs IoT dans les SIL

Réduction des coûts :

En automatisant la collecte de données et en améliorant l'efficacité des


processus logistiques (itinéraires de livraison optimisés, maintenance
prédictive), les capteurs IoT contribuent à réduire les coûts opérationnels
globaux.
Les tendances émergentes

• Big Data

• Intelligence Artificielle (IA)


Big Data

• Le Big Data désigne l'ensemble des données massives, complexes et


variées générées à une grande vitesse, provenant de multiples sources
(appareils connectés, réseaux sociaux, capteurs IoT, transactions, etc.).

• Ces données sont souvent trop volumineuses pour être traitées


efficacement par des méthodes de traitement classiques et nécessitent
des technologies avancées pour leur collecte, stockage, et analyse.
Big Data

Les caractéristiques principales du Big Data sont les 3 V :

1. Volume : Quantité massive de données.


2. Vélocité : Vitesse à laquelle les données sont générées et doivent
être traitées.
3. Variété : Diversité des types de données.
Big Data en Logistique

Dans le contexte de la logistique, le Big Data fait référence à l'utilisation de


vastes volumes de données issues des activités logistiques, telles que la
gestion des stocks, le transport, le suivi des livraisons, ou la chaîne
d'approvisionnement.

Ces données proviennent de diverses sources, les capteurs IoT, les systèmes
GPS, les véhicules, et les transactions.
Big Data en Logistique

Le Big Data permet d'exploiter ces informations pour améliorer la prise de


décision et optimiser l'efficacité opérationnelle dans la chaîne logistique.
▪ Optimisation de la chaîne d'approvisionnement
▪ Suivi en temps réel des livraisons
▪ Maintenance prédictive
▪ Réduction des coûts de transport
▪ Amélioration de la satisfaction client
▪ Gestion intelligente des stocks
Big Data en Logistique

Optimisation de la chaîne d'approvisionnement :

• L’analyse des données massives permet de prédire la demande, d'ajuster


les stocks en temps réel et d'optimiser les flux de marchandises.

• Cela permet de réduire les coûts liés aux excédents ou aux ruptures de
stock en s'assurant que les produits sont disponibles au bon moment et
au bon endroit.
Big Data en Logistique

Suivi en temps réel des livraisons :

• Grâce aux données issues des systèmes GPS et des capteurs IoT, les
entreprises peuvent suivre leurs livraisons en temps réel et anticiper les
retards.

• L'analyse Big Data permet de prédire les embouteillages, les problèmes


météorologiques ou les incidents, et d’ajuster les itinéraires pour
améliorer les délais de livraison.
Big Data en Logistique

Maintenance predictive :

Les entreprises logistiques peuvent utiliser le Big Data pour surveiller l'état
des véhicules et des équipements grâce aux capteurs IoT. Cela permet de
prédire les pannes avant qu'elles ne surviennent et de planifier la
maintenance de manière proactive, évitant ainsi les interruptions coûteuses.
Big Data en Logistique

Réduction des coûts de transport :

L'analyse des données provenant des véhicules (consommation de


carburant, itinéraires, temps de conduite) permet de réduire les coûts en
optimisant les trajets, en améliorant l'efficacité du carburant et en réduisant
les temps morts.
Big Data en Logistique

Amélioration de la satisfaction client :

En combinant les données de vente, les avis des clients et les informations de
livraison, les entreprises peuvent anticiper les besoins des clients et proposer
des services plus personnalisés et plus rapides, tout en améliorant la
précision des estimations de livraison.
Big Data en Logistique

Gestion intelligente des stocks :

Le Big Data permet d'analyser les tendances de consommation et les


variations saisonnières pour mieux gérer les niveaux de stock.

Les entreprises peuvent ainsi réduire les coûts liés au stockage inutile et
éviter les ruptures de stock pendant les périodes de forte demande.
L'Intelligence Artificielle (IA)

L'Intelligence Artificielle (IA) désigne la capacité des machines et des systèmes


informatiques à simuler des comportements intelligents, en exécutant des tâches
qui nécessitent normalement de la réflexion, de l'apprentissage ou de la prise de
décision humaine.

Grâce aux algorithmes d'apprentissage automatique (machine learning), l’IA peut


analyser de vastes ensembles de données, détecter des modèles, faire des
prédictions et même s'améliorer au fil du temps grâce à des retours d'expérience.
Intelligence Artificielle en Logistique

• En utilisant des chatbots et des systèmes IA, les entreprises peuvent offrir
un support client personnalisé et automatisé, disponible 24h/24.

• De plus, l’IA peut aider à proposer des solutions de livraison rapide en


fonction des préférences des clients, et améliorer la transparence en
offrant des suivis de commande en temps réel.
Exemple

• Des entreprises de livraison comme DHL et FedEx utilisent des


algorithmes d’IA pour calculer les itinéraires optimaux de leurs véhicules.

• L’IA prend en compte le trafic en temps réel, les conditions


météorologiques, et les priorités de livraison pour minimiser le temps de
trajet, réduire la consommation de carburant, et améliorer la ponctualité
des livraisons.

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