La vie nocturne d'Iris, prostituée
La vie nocturne d'Iris, prostituée
Mon réveil sonna, il était 21h30, l’heure à laquelle je devais sortir. C’était un jour
très particulier, nous étions samedi, le jour où tous les coins chics de la ville
regorgent de messieurs friqués et beaux gosses qui viennent se détendre pour
oublier le stress de la semaine.
Après avoir pris soin d’éteindre tous les appareils chez moi, je débranchai mon
téléphone, un Samsung Galaxy S9 plus, qui me donnait toujours fière allure. Je
n’étais pas la plus riche des femmes… je ne l’étais pas du tout, mais je soignais
toujours mes apparences de manière à le paraître. Après avoir fermé, je sortis pour
prendre un taxi. J’habitais un studio moderne au quartier Elig-Essono… ce soir,
ma cible c’était le Katios Night Club.
Une fois en route, je stoppai le premier taxi qui s’approcha et celui-ci me prit. Il
était vide… j’entrai et à l’instant, mon chauffeur débuta la conversation…
-ékiééé… même si tu as un fiancé, moi aussi j’ai une femme à la maison ! mais ça
n’empêche pas que certaines choses se passent entre nous ! tu es très belle… je
veux que tu manges mon argent !
Ils sont décidément pareils tous les hommes ! dès qu’ils ont vu une fille qui leur
plait, ils oublient instantanément tous leurs principes, comme un chien qui ne peut
pas se tenir lorsqu’il voit de la nourriture déposée à même le sol. Pour ne pas avoir
à subir son baratin, je sortis mes écouteurs de mon sac et je mis la musique à fond
dans mes oreilles. 10min après, nous étions arrivés et je le payai puis je descendis.
Déjà, les regards de tous ceux qui étaient à l’extérieur du snack étaient
automatiquement rivés vers moi. Ils me dévisageaient, je sentais leurs regards se
poser sur mon postérieur très rebondissant. J’entrai et je m’assis au niveau du
comptoir.
Sans tarder, il déposa une bouteille devant moi avec un verre. Je me servis et tout
en m’acclimatant à la température de la salle, je scrutai les tables autour de moi.
Je venais de repérer une table où apparemment on dépensait beaucoup. Je me mis
à les observer discrètement… il y’avait trois hommes, la trentaine environ,
apparemment très friqués, et deux filles indécemment habillées. Donc,
évidemment, l’un d’eux n’était pas accompagné… c’est sur lui que j’allais jouer ma
carte. Je me levai et je passai à côté de leur table pour me rendre aux toilettes, j’y
fis 5min et je revins, malheureusement, mon beau gosse était plongé dans son
téléphone, concentré à écrire des textos. C’était peine perdue alors ? non, il fallait
que je trouve une autre astuce !
-Okay… je suis assis à l’intérieur avec des amis et je m’ennuie ! vous pourriez venir
vous asseoir avec nous svp ? ça sera pour moi une manière de m’excuser pour tout
à l’heure !
Je continuai mon chemin et je fis semblant d’appeler ! là, je sentis son regard qui
pesait sur moi… je sentis qu’il était entrain de me déshabiller du regard. Une fois
mon "appel" terminé, j’entrai et après avoir récupéré ma bouteille de Heineken, je
le rejoignis à sa table…
-les gars… je vous présente Iris ! elle va continuer la soirée avec nous !
Fred n’arrêtait pas de m’observer. On dirait qu’il voulait sauter sur moi… moi de
mon côté, je jouais la séduction avec toute l’expérience qui me pesait sur les
épaules.
Le DJ mixait du bon zouk love. Fred me prit dans ses bras et se mit à me caresser
discrètement. Je me laissais faire et je me frottais à lui sensuellement. Nos lèvres
se frôlèrent… je sentis son entrejambe entrain de changer de forme. Il approcha
ses lèvres de mon oreille…
-ah bon ?
-oui chérie !
-combien tu payes pour m’avoir toute cette nuit jusqu’au matin ?
-deux cent mille francs ! deux cent cinquante si tu veux une fellation !
-c’est discutable ?
-voyons Fred ! regarde-moi bien ! je suis une très belle femme ! si t’es pas partant,
d’autres le seront ! notre petite danse a attisé les appétits de tout le monde dans la
salle !
Il me prit par la main et après avoir dit aurevoir à ses amis, nous entrâmes dans
sa voiture. Direction, son hôtel…
Cette nuit-là fut torride. Fred usa de mon corps comme si c’était sa dernière nuit
sur Terre. Le lendemain matin, après avoir réglé la note de l’hôtel, il déposa deux
cent cinquante mille francs au chevet du lit et s’en alla sans faire de bruits. Je fis
ma grasse matinée, question de me remettre de cette nuit particulièrement
épuisante bien que lucrative. Vous vous demandez sûrement comment est ce que
j’en étais arrivée là ? ce qui s’était passé pour que je commence impudemment à
me prostituer ? eh bien, cela remonte à assez longtemps, lorsque mon père nous a
quitté et nous a laissé, ma mère malade, ma petite sœur et moi sans aucun revenu
financier. Moi étant l’aînée, je n’avais nul autre choix que de prendre la vie telle
qu’elle se présentait à moi. Je l’avais affronté, j’avais attrapé le taureau par les
cornes et grâce à une ancienne camarade de classe, je m’étais retrouvée dans ce
milieu où elle m’avait initié, avant de décéder de maladie. Je sais, vous me direz
qu’il y’a plusieurs autres alternatives, mais sont-elles aussi lucratives que celle-
ci ? surtout pour une jeune et belle fille qui n’est pas diplômée ? je ne pense pas !
Ma mère était décédée et j’étais à ce moment le seul parent de ma petite sœur
Angel… c’était aussi pour elle que je me battais ainsi, pour qu’elle n’ait pas demain
à se poser les mêmes questions que les miennes. La société telle que nous la
connaissons, dans laquelle nous vivons est une sorte de jungle sans pitié, là où
règne la loi du "tue ou fais-toi tuer !" Donc au lieu de me juger, suivez tout
simplement mon histoire.
-oui très bien mon bébé ! c’est parfois difficile, mais on pousse seulement et on met
la cale !
-ça va aller ! je prie beaucoup pour toi Tata ! pour que Dieu continue à t’aider pour
que tu puisses à ton tour m’aider !
-merci chérie ! c’est gentil ! Je t’envoie ton argent de la semaine ce soir hein… ?!
-merci beaucoup !!
Je l’aimais beaucoup cette petite ! elle était en cycle médecine, sa pension coûtait
extrêmement cher mais je ne me plaignais pas car je savais qu’elle me rendrait
fière.
Des amies, je n’en avais pas tellement… c’est vrai, ma voisine essayait par tous les
moyens de se rapprocher de moi, mais moi je n’étais pas aussi ouverte que ça. Des
fois, elle venait me raconter ses problèmes et s’étonnait régulièrement du fait que
je n’avais pas de petit ami ou de fiancé…
-mais Iris, toi tu fais même souvent comment ? ça ne te démange pas là-bas en
bas ?
-hummm… et tu ne pense pas que tu pourrais avoir quelqu’un qui pourra régler ce
problème toute ta vie ? je veux dire une seule personne !
-les relations sérieuses c’est pas mon truc, crois moi ! les hommes sont des cochons !
des égoïstes patentés !
-éhéhéhéhéh !!!! ne mélange pas tous les hommes hein… Mon Jules c’est un ange
venu du ciel juste pour moi !
-le jour où il va te décevoir, tes yeux vont briller, cette fois là pas à cause des étoiles
comme maintenant mais à cause des larmes !
-je ne suis pas pessimiste chérie ! moi je connais très bien les hommes !
-hummmm… je peux mettre ma tête au feu que mon Jules n’est pas comme ça ! il
n’a même pas d’abord le temps pour ça ! il est très très très occupé par son boulot !
-ah… si tu le dis !
Esther était ce type de filles qui pense que le prince charmant ça existe… mais moi
j’étais convaincue que l’infidélité est le propre des hommes.
Les dimanches, généralement je sortais juste pour prendre de l’air. Je sortis donc
aux alentours de 20h, très classe et très décente dans mon habillement. Je me
rendis dans un petit bar discret du quartier Nsam, pour boire un verre de whisky
que je dégustais tout en m’imprégnant de l’actualité sur les réseaux sociaux. Un
monsieur dans le même bar attira mon attention, il était assis dans un coin et
avalait des verres de whisky comme si ça avait été de l’eau. Il murmurait tout seul
et des fois coulait des larmes, le tout discrètement. Ça m’amusa unpeu et je
m’approchai de lui…
-ça se voit que tu ne vas pas bien ! tu ressembles à quelqu’un qui va se suicider dès
qu’il va finir de boire !
-mon frère… faut pas te suicider ! c’est une femme qui te met dans cet état ?
-si tu veux oublier tes soucis, ce n’est pas en te saoulant comme ça que tu vas y
arriver !
Il posa son regard sur moi et me dévisagea… il s’attarda sur ma poitrine… ensuite
il vida son verre et se leva.
-allons-y !
Eh oui… vous avez compris… j’avais trouvé un moyen de me faire encore un deux
cents mille francs faciles.
Nous entrâmes dans sa voiture, une petite Toyota Runx et nous roulâmes quelques
minutes pour s’arrêter au Camp Sonel Essos. Nous entrâmes dans une boîte en
pleine effusion… les gens buvaient et dansaient, on avait du mal à croire que le
lendemain était Lundi.
Nous trouvâmes une petite place quelque part, nous nous assîmes et après avoir
commandé à boire, il se mit à me parler…
-lequel ? explique-moi !
-elle ne veut pas respecter ma place d’homme dans le foyer tu vois ? elle me méprise
sans gêne !
-tu aimes les femmes soumises… tu oublies que nous ne sommes plus à l’antiquité !
-non, c’est pas de ça que je parle ! bref, c’est très compliqué à expliquer ! aujourd’hui
nous nous sommes disputés, pourtant elle sait bien qu’elle n’a pas raison ! elle ne
veut juste pas s’excuser… la moindre des choses !
-je vois !
-ça fait mal tout ça ! et demain c’est moi qui ferai le premier pas pour arranger les
choses ! parce que si ça ne dépend que d’elle, on peut rester même un an sans se
parler ! son orgueil est surdimensionné !
-en tout cas, nous sommes ici pour oublier ça ! dis-je en me levant…
-tu vas où ?
-allons danser !
Je ne pus m’empêcher de l’observer… malgré sa robe très ample, ses formes étaient
nettement distinguables… sa poitrine alors… c’était évident qu’elle ne portait pas
de soutien-gorge… Sans me faire prier, je me mis debout et la suivis sur la piste de
dance. Elle se colla à moi sans gêne… pendant qu’elle se trémoussait, je lui
caressais timidement les hanches. Son parfum mon Dieu… son parfum m’enivrait
et à cause de l’alcool, des obscénités de dessinaient dans ma tête… elle attrapa mes
mains et les plaqua sur ses fesses, pendant que son visage était enfoui dans mon
cou. Je me mis à lui tripoter le postérieur… c’était tellement agréable que je ne pus
empêcher mon pénis d’entrer en érection, chose qu’elle sentit… pour me torturer
encore plus, elle se mit avec ses doigts de fées à me caresser la verge… maintenant,
je m’enfoutais de ma femme, j’avais très envie d’elle et je savais qu’elle aussi avait
envie de moi. C’était évident ! sinon, pourquoi est-ce qu’elle faisait toutes ces
manœuvres ? sans hésiter, je me lançai pour faire ma demande…
****Dans la peau de Iris****
-je ne sais pas si c’est déplacé… mais tu m’as donné très envie de toi ! me dit-il,
timidement.
-non, déplacé pourquoi ? nous sommes des adultes ! combien tu payes pour toute
cette nuit jusqu’au matin ?
-ne me fait pas rire stp ! donc tu penses que je me suis approchée de toi juste pour
tes beaux yeux ? parle vite ! tu payes combien ?
-en liquide je peux te donner cinquante mille, et je te fais un dépôt de cent mille !
c’est tout ce que j’ai !
Nous nous dirigeâmes vers l’hôtel le plus proche et une fois là-bas… (vous dévinez
la suite)…
Le lendemain matin…
-okay… j’ai un ami qui vient des USA… il nous fait organiser un chill… nous
sommes 5 hommes mais il y’a manque d’une fille…
-non… un partenaire là !
-aka ! tu sais que tu restes la meilleure ! je veux juste explorer d’autres horizons !
-hummm…
-héhéhéhéhé !!! pardon !!! laisse-moi tes trucs là ! dis moi plutôt où ça sera… et
donne-moi le code vestimentaire !
-ça sera dans une villa ici à Bastos ! le code vestimentaire c’est lèche-cul !
-les habillements que moi je n’aime pas !
-ma fille ! ça paye 300k… ça ce n’est que le salaire de base ! et comme je sais que
tu es talentueuse, tu pourras encore gratter beaucoup plus ! dis-moi que ça ne vaut
pas la peine de s’habiller en pute !
-ça va ! et toi ?
C’était une très grande villa avec piscine. Une fois que nous avions traversé le
portail, mes oreilles furent attirées par la musique qui émanait des haut-parleurs
disposés à l’extérieur… des sons purement américains… ça aussi c’était mon kiff…
Idriss m’escorta à l’intérieur… quatre hommes étaient assis dans le salon au milieu
de quatre filles dont une métisse qui ne m’était pas inconnue… elle était assez
populaire dans le milieu…
Idriss approcha dans la salle, accompagné d’une beauté ! j’avais du mal à croire
qu’elle serait à moi tout seul, jusqu’au matin… Il fit les présentation…
-Iris je te présente James qui organise tout ça ! lui c’est Ahmed, lui c’est Arnold et
lui c’est Georges, celui pour qui tu es là !
Elle s’approcha, s’assit auprès de moi et déposa ses lèvres sur les miennes…
waaaaouhh… en même temps, quelque chose m’intriguait… j’avais l’impression de
l’avoir déjà vu quelque part ! j’en étais presque sûr…
Lorsque la gouvernante arriva avec d’autres bouteilles de vin, on arrosa encore les
verres, on poussa la musique à fond et la fête reprit de plus belle ! Tout le monde
était en effusion… le vin était de très bon goût et la musique était belle ! comment
ne pas se lâcher ?
Après qu’il ait jouit de sa fellation, nous rejoignîmes les autres dans la pièce
principale… la fête dura jusqu’à 2h du matin où tout le monde était déjà saoul et
fatigué. Chaque couple rejoignit sa chambre et là, je me mis au travail. Il était
tellement allumé qu’il se pliait à tous mes caprices… je réussis à lui soutirer 150
mille francs avant de daigner le laisser entrer en moi. Nos ébats ne mirent pas plus
d’une heure car l’alcool faisait déjà son effet sur lui.
-chéri debout !
-aussi vite ?
-oki…
-aaannnh… il est là ?
Alors que nous étions entrain de bavarder, quelqu’un nous interrompit… sûrement
son petit-ami, vu le baiser qu’elle lui donna…
-oui merci !
Ils entrèrent dans son studio, et Jules me lança encore un dernier regard avant de
disparaître dans la pièce…
Merde ! je comprenais tout maintenant ! son visage me disait bien quelque chose !
l’innocente voisine de ma copine ! et en plus elles causaient ensemble ! merde !
merde ! merde ! je n’arrêtais pas de me demander si elle allait parler ou non… dans
tous les cas, il fallait prendre des dispositions…
-qui ça ? Iris ?
-je demande si vous êtes proches ! elle fait quoi dans la vie ?
-ékiéé !! comment ça ? c’est ma voisine ! est-ce que je vais rester là sans lui parler ?
-ne discute pas ! quand je te parle je ne suis pas fou ! je ne veux plus te voir avec
elle !
Eeeh aaah les hommes… je me rappelai encore lorsqu’elle vantait son Jules
adoré… comme quoi il n’a même pas le temps d’être infidèle ! en même temps, sans
lui trouver une excuse, je le comprenais… sa copine était belle oui, mais pas
fraîche, pas du tout classe… elle s’était apparemment négligée au fur et à mesure
que le temps passait ! une erreur que commette la majorité des jeunes filles ! dans
tous les cas, c’est leur erreur qui font en sorte que les prostituées comme moi gagne
aisément leur vie.
Je m’endormis devant un film, après avoir causé au téléphone avec ma petite sœur.
Le lendemain matin, après avoir fait mes petits travaux, je me rendis au
supermarché pour faire des courses… lorsque j’étais entrain de sortir une boîte de
lait de l’étagère, quelqu’un m’interpella…
-ah ça alors !
Je levai mes yeux… c’était mon client de dimanche passé… celui qui avait les
problèmes avec son épouse… il affichait sont plus beau sourire et s’approcha de
moi en me tendant la main…
-ça va ! et toi ?
Il me dévisagea longuement…
-merci !
-tu acceptes aussi les invitations à manger ? me demanda-t-il. Ou alors il faut qu’on
te paye pour ça…
-je ne veux plus te voir approcher ma femme ! tu ne sais pas de quoi je suis capable !
si tu ouvres seulement ta bouche !
Je m’approchai encore plus de lui et posai presque mes lèvres sur son oreille…
-allô ?
-ah… Simon… ok !
-t’es bien rentrée ?
-en réalité tu l’es lorsque tu sens qu’une action que tu vas mener ne va pas te
rapporter de l’argent !
-Simon, tu me veux même quoi ? si tu veux baiser, tu connais très bien mes prix !
on se met d’accord et on baise quand tu veux !
-j’avoue, j’ai vraiment aimé baiser avec toi ! mais j’ai quand même regretté mon
geste !
-en fait, ce qui m’a marqué c’est que tu as quand même pris le temps de m’écouter…
c’est cette sensation-là qui me manque ! j’ai juste envie de discuter avec toi !
-je veux te voir ce soir stp ! pas pour baiser mais pour discuter… je t’envoie l’heure
et le lieu par sms ! même si tu ne viens pas, moi j’y serai…
Après avoir raccroché, je continuai à faire mon travail. Je n’étais pas allé au boulot
et ma femme Yolande et moi, nous ne nous parlions toujours pas. J’avais vraiment
envie de me changer les idées, de parler à quelqu’un, surtout à quelqu’un que je ne
connaissais pas bien, question d’avoir un avis objectif sur mon problème. Iris
semblait la personne adéquate pour ça… j’espérais de tout cœur qu’elle allait venir.
Aux alentours de 19h, je pris congé de ma femme une fois que je me fus habillé…
Elle se leva et m’abandonna au salon tout seul, avec la ménagère qui était là et
apparemment gênée…
Je pris la route et une fois à l’endroit que j’avais prévu, je commandai à boire et je
me mis à ruminer ma vie tout seul, en attendant qu’Iris se pointe.
-bonsoir ! dis-je…
Il se tourna vers moi et se leva en me tendant la main…
Il tira une chaise sur laquelle je pris place. La serveuse se pointa immédiatement…
-et moi qui pensait avoir trouvé un coin discret… apparemment t’es connue ici…
-okay !
-le but c’est de se faire de l’argent ! c’est tout ! toi dis moi pourquoi tu ne mets pas
ta femme dehors si elle te dérange trop !
-ah… c’est compliqué… d’abord, je l’aime trop ! et ensuite elle a beaucoup fait pour
moi !
Sans même écouter la suite de son récit, j’avais déjà compris. Sa femme était
beaucoup trop autoritaire et orgueilleuse. Vraiment dommage pour lui…
-elle me fatigue mais je l’aime ! des fois j’ai même envie d’être dur avec elle, mais
elle est très proche de son père ! celui-là c’est un monsieur très influent ! et il ne
me porte pas trop dans son cœur… il est capable de me pourrir la vie ! elle me
refuse même les enfants !
-si si… quand j’étais petite et naïve ! les hommes m’ont fait ça dur ! je ne suis pas
faite pour ce type de relations !
-et tu n’en rêve jamais ? genre tu rentres de ton boulot et ton mari t’aide à retirer
tes chaussures, il te masse les pieds… il te bisoute ! quand tu es fatiguée, il te fait
à manger… il se fâche quand tu n’as pas assez mangé ! quand tu n’arrives pas à
dodo, il te prend dans ses bras jusqu’à ce que le sommeil te prenne… quand il est
de bonne humeur, il te dérange comme si tu étais sa grand-mère… il te chatouille…
il est là pour toi, il t’écoute quand tu es mal, il te rassure… il te protège !
-c’est pas des contes de fées ! c’est exactement ce rêve que je vivais avec ma femme
avant que ça ne dégénère comme maintenant !
J’avoue qu’à un moment, il avait réussi à presque me faire rêver d’une vie de
couple… je n’en avais jamais jusque-là connu ! nous discutâmes jusqu’aux environs
de 21h30. Il voulu me raccompagner chez moi en voiture, mais je refusai… je
n’avais pas besoin qu’en plus d’avoir mon numéro, qu’il sache où j’habite. Certains
hommes savent être collants…
Je sentais au fond de moi qu’une partie de moi avait aimé discuter avec lui. Avant
de dormir, il m’envoya un message de bonne nuit auquel je répondis courtoisement.
Je n’arrêtais pas de penser à l’image de la vie de couple parfaite qu’il m’avait mis
dans la tête. S’il était aussi parfait, pourquoi est-ce que sa femme se comportait-
elle en garce ?
Samedi dans l’après-midi, je reçu l’appel d’une collègue qui me confiait des clients
de temps en temps…
-moi ça va ! et toi ?
-je suis là… j’ai un client supplémentaire là… je ne pourrai pas le gérer, donc je te
le passe si tu n’as rien de prévu !
-okay… ça marche !
Aux alentours de 20h, j’étais déjà prête et un numéro m’appela… c’était sûrement
le client… il avait une voix de vieux !
-elle-même !
-ok…
Qu’est ce qui le prenait ? je n’aimais pas du tout qu’on me mette une quelconque
pression… après avoir vérifié comme d’habitude devant le miroir que j’étais sexy
et impeccable, je sortis, direction l’Arizona…
Une fois là-bas, je lui fis signe et il sortit… My goood… il devait avoir au minimum
45ans… il avait une veste très classe… il s’approcha de moi et posa quand même
ses lèvres sur les miennes… il sentait très bon, il était aussi très charismatique.
Il me prit par la main et me tira… il était assis avec d’autres messieurs mûrs qui
me dévisageaient aussi… durant la soirée, il me posa juste quelques questions
superficielles… il était beaucoup plus concentré à parler avec ses amis… ils étaient
apparemment des hommes d’affaire… puisque je ne comprenais rien de ce qu’ils se
racontaient, je me mis à tripoter mon téléphone… Simon m’avait envoyé un bonsoir
sur whatsapp auquel je répondis…
-Bonsoir !
-tu es où ? me demanda-t-il…
En scrutant, je reconnus Simon… qu’est ce qu’il faisait là mon Dieu… il avait l’air
saoul et il me fixait…
Il n’arrivait même pas à bien lever son visage… l’alcool l’avait pris…
-je fais quoi comment ? je suis au travail mon ami ! c’est un client ! et il apprécie
mal le fait que tu me regardes comme tu fais depuis là…
-je ne peux pas dormir chez moi aujourd’hui ! stp, reste avec moi ! dit-il en essayant
de me prendre la main…
Alors qu’il sentait que je m’ennuyais déjà, mon client m’attira vers lui et me fit
asseoir sur ses cuisses. Il se mit à couvrir mon cou de baisers, pendant que ses
doigts couraient en dessous de ma robe. Je détestais me faire tripoter de la sorte,
en public, comme une vulgaire pute de bas étage. Heureusement, la salle était
assez sombre et tous les autres étaient occupés à danser et à se saouler la gueule.
Mon client insistait à caresser mon entrejambe, pendant que moi je lui caressais
le visage. Je pouvais déjà sentir sa verge prendre d’énormes proportions… je sentis
son doigt contourner mon string et lorsqu’il était sur le point de me l’enfoncer, je le
stoppai net, puis j’approchai mon visage de son oreille…
-mais je te paye pour assouvir tous mes fantasmes… tu dois t’y plier !
Il était class ce monsieur, mais trop insultant. Je ne savais pas quoi lui répondre.
Lorsque je jetai encore un coup d’œil du côté de Simon, je vis des videurs entrain
de le faire sortir. Il était ivre mort, il ne tenait pas sur ses pieds… on le portait
presque… j’avais vraiment de la peine pour lui… le pauvre ! sa femme lui faisait
sûrement en voir de toutes les couleurs. Je fus éjectée de mes rêveries par le doigt
de mon client qui s’enfonça finalement en moi… je me levai brusquement et repris
ma place initiale.
-volèr (voleur) !!!! Volèr dé vouatur (voleur de voiture) !!! ti vièn volé essi ti es
malad (tu viens voler ici, tu es malade) ?? on va attendré lé patrouille dé police (on
va attendre la patrouille de la police) !!!
J’essayais de me débattre mais j’étais trop faible… je me tuais à lui expliquer qu’il
s’agissait de ma voiture, mais il ne voulait rien comprendre… soudain, j’entendis
une voix qui ne m’était pas étrangère…
Une fois que je fus assise, mon client me fit signe d’approcher mon oreille…
-je veux te baiser dans les toilettes… j’y vais et tu m’y retrouve dans 2min…
d’accord ?
Je fis un oui de la tête… il se leva et disparut dans les toilettes… moi à mon tour,
je me levai et au lieu de rejoindre les toilettes, je rejoignis la sortie. Je scrutai
l’extérieur mais aucune trace de Simon… mon attention fut attirée par une alarme
de voiture qui criait dans les parages… je suivis le bruit et je vis un gardien de nuit
entrain de molester Simon…
Le gardien me pointa du doigt une Jeep Cherokee qui était à gauche de la Toyota
de Simon… je compris ce qui s’était passé…
-chef, c’est mon mari… il a trop bu… il a juste confondu de voiture… pardon,
laissez-nous partir…
Je plongeai la main dans mon sac à main et j’en sortis un billet de cinq mille francs
que je tendis au gardien. Ce n’est qu’après ça qu’il daigna laisser partir Simon…
-tu es même comment ? je ne t’ai pas demandé d’arrêter de boire et de rentrer chez
toi ?? tu viens de me faire perdre un gros client !
-pourquoi tout le monde est dur avec moi ? ma femme est dure avec moi et toi
aussi ! qu’est ce que j’ai même fait à Dieu pour mériter pareille vie ? pourquoi c’est
à moi que ça arrive ?
Constatant qu’il n’arrivait pas à se lever, je l’aidai et une fois devant le boulevard,
je stoppai un taxi course qui devait nous ramener à la maison…
-dis à ton type-là de ne pas vomir sur mes sièges hein… ?! c’est quoi ça ? cria le
chauffeur.
Lorsque j’ouvris les yeux, j’étais dans une pièce qui m’était totalement inconnue…
c’était forcément la chambre d’une femme à en juger par les vêtements et les
accessoires de make-up disposés par-ci par-là. En plus, j’étais tout nu… où étaient
mes vêtements, je me le demandais bien. Je fis le maximum d’efforts pour me
rappeler de la nuit dernière, mais je n’y arrivais pas totalement. Je me souvenais
juste que j’étais à l’Arizona, entrain de boire et que j’avais rencontré Iris… le reste
était très flou… je n’arrivais même pas à me rappeler où se trouvait ma voiture…
je me levai et ouvrit la porte, je longeai le petit couloir et je vis Iris couchée au
salon…
Elle se leva et récupéra des vêtements qui étaient posés sur la planche à repasser…
apparemment c’étaient les miens… elle me les tendit…
-tiens, voilà tes vêtements que j’ai repassés pour qu’ils sèchent ! va t’habiller et fou
le camp de chez moi…
-tiens, voilà tes vêtements que j’ai repassés pour qu’ils sèchent ! va t’habiller et fou
le camp de chez moi… criai-je.
-viens, je te fais un bon café ensuite on ira chercher ta voiture… elle est restée là-
bas à l’Arizona…
Je l’interrompis…
-je n’aime pas trop garer là-bas… tu sais que c’est pas sécurisé !
-aannnnh okay… moi je passais par-là et j’ai reconnu ta voiture, donc je suis venu
te saluer… moi je pars ! à la prochaine !
-okay merci !
Je fus arraché de mes réflexions par Iris qui me secouait presque déjà…
-Héhooo !!!
-elle va te créer les problèmes ? avec ta femme ? comme tu as peur d’elle là…
-chérie, va te changer, j’ai fini de cuisiner… ensuite tu viens manger… lui dis-je,
avec un sourire bête.
-je veux juste me faire pardonner, pour que nous avancions et allions de l’avant !
je ne veux plus qu’on reste bloquer sur un problème dont honnêtement j’ignore déjà
l’origine ! pardonne-moi bb !
-je suis allé boire un verre et comme je ne voulais pas rentrer, j’ai dormi dans ma
voiture ! ce matin j’ai encore fait des tours avant de revenir ici !
-quelle cousine ?
-Sharon… je l’ai rencontré quand je rentrais, elle venait me rendre visite. Je l’ai
porté…
Elle sortit avec les couverts et moi j’étais coincé là à la cuisine, à me demander
quelle attitude adopter. Je me mis à réfléchir et à étudier le comportement de ma
femme…
-si sa sœur lui avait parlé, elle m’aurait déjà craché tout ça sur le visage… donc
pour le moment, il y’a encore espoir… faut juste que je me comporte bien.
-hummmm… ça sent bon hein ?! c’est toi qui a fait ça ? demanda Sharon,
émerveillée…
-Mais Yoo… tu as un bon gars hein ?! qui me donne aussi un mari comme ça ?
-quelle collègue ?
-eeh aahh… les hommes… je connais la fille là… et elle travaille partout sauf au
ministère…
-Sharon je te jure que c’est juste une amie ! il n’y a rien entre nous ! ne dis rien à
ta sœur !
Yolande avait toujours l’air en colère, donc je la laissai pour rejoindre la chambre.
Pendant que j’étais entrain de cogiter sur ma vie qui devenait de plus en plus
merdique, je reçu un message d’Iris…
****Dans la peau d’Iris****
-hummm… le gars est beau, chaud, choco, arqué, grand de taille, charismatique…
asshhh… ma co’o tu as tiré le gros lot !
-Esther je ne sais pas de quoi tu parles ! c’est juste un ami… il est marié !
-il a les problèmes avec sa femme… elle le dérange… c’est pour ça qu’il est venu
passer la nuit chez moi…
-non Iris ! non ! arrête de penser à lui… il est marié ! et s’il se laisse souffrir autant,
c’est juste parce qu’il l’aime sa femme… !
Il était déjà 20h et Simon ne m’avait toujours pas fait signe, même pas pour me
dire s’il était bien arrivé ou pas. Je ne comprenais pas pourquoi mais j’avais une
folle envie de lui écrire… heureusement, j’avais un prétexte… je pris mon
téléphone et je lui fis un sms…
-tu es où ?
-prouve-moi alors… prouve moi que t’es pas dehors entrain de boire !
C’est à ce message là qu’il ne répondit pas. Je ne reçus pas non plus l’accusé de
réception… avait-il éteint son téléphone pour éviter de me répondre ? J’avais envie
d’appeler pour en avoir le cœur net, mais je me retins de le faire…
Je lui envoyai une note vocale où on n’entendait que le bruit de la télé. La preuve
que j’étais bien chez moi… à l’instant, j’entendis les pas de Yolande qui était
entrain d’arriver dans la chambre… je n’eus d’autre choix que d’éteindre
rapidement mon téléphone et de faire semblant de dormir. Avec un œil
discrètement ouvert, je pouvais observer ses gestes… elle se débarrassa de tous ses
vêtements, et même de ses sous-vêtements puis elle me rejoignit au lit… Blottie
contre moi, elle glissa sa main à l’intérieur de mon bermuda et se mit à jouer avec
mes boules… je me retournai et lui fit face et un baiser débuta… pendant que je
l’embrassais, je jouais avec son clitoris, lui arrachant des gémissements… elle tira
mon engin vers elle…
Je me mis à la chatouiller et elle finit par se lever en courant et morte de rire… ces
moments de folie m’avaient manqué…
Nous nous apprêtâmes et chacun pris la route pour son travail, après un dernier
baiser… Une fois dans ma voiture, j’allumai mon téléphone et je tombai sur le
message d’Iris…
-t’as pu parler avec ta femme ?
J’avais fini par m’endormir, malgré le fait que je n’avais pas cessé de penser à
Simon. Le lendemain matin, c’est mon téléphone qui vibrait sur ma table de chevet
qui me réveilla… C’était un message de Simon…
-Oui, j’ai parlé avec ma femme et ça va très bien maintenant ! nous nous sommes
réconciliés… pour la suite, j’aimerai vraiment que toi et moi on coupe les ponts.
D’abord que j’ai très peur que sa cousine balance… en même temps excuse moi
mais t’es une prostituée ! être en contact avec toi est très malsain ! j’espère que tu
me comprends ! merci pour tout ! Ciao !
Trois mois seulement étaient passés et les disputes entre ma femme et moi avaient
repris de plus belle. Elle avait recommencé à vouloir asseoir son autorité sur moi…
-tu envoies de l’argent à tes cousines pourquoi ? est-ce que tu m’as d’abord consulté
pour ça ? criait-t-elle.
-donc j’ai déjà besoin de ton autorisation pour dépenser de l’argent que je travaille
moi-même ?
-argent que tu travailles grace à qui ? Simon n’oublie pas ton passé hein ?! tu étais
un rienton ! je t’ai pris, je t’ai mis bien et je t’ai donné un travail !
-oui, mais tu n’as pas le droit d’en faire n’importe quoi ! on est mariés ! donc tu dois
fonctionner selon certaines règles ?
-tu n’as encore rien vu ! tant que tu refuseras de fonctionner comme je veux, ça ne
marchera pas entre nous !
Elle était vraiment bizarre cette femme ! une vraie sorcière ! dans tous les cas, je
n’avais pas envie de passer ce samedi dans la même maison qu’elle. Heureusement,
mon collègue Didier qui avait eu une promotion organisait une petite soirée arrosée
dans un snack de la place. Je l’appelai donc pour confirmer ma présence…
-âllo boss !
-hooooooooo !!! ça sera un plaisir de te compter parmi mes invités mon frère ! tu
seras avec madame ?
-non ékiéé !
Trois mois étaient passés et le comportement que Simon avait eu envers moi me
faisait toujours très mal, tel une blessure qui refusait catégoriquement de
cicatriser. Pour une fois que je décidais de porter un petit intérêt à un homme, il
décidait de me chier en plein visage. La preuve qu’il ne fallait jamais leur faire
confiance. Durant ces trois mois, je m’étais concentrée à fond dans mes activités.
Cette soirée, je devais la passer avec un footballeur qui jouait en Russie et qui était
venu au Cameroun pour rendre visite à sa famille. Il avait organisé une petite
soirée arrosée dans un snack de la place avec certains membres de sa famille. Il
payait très bien, donc je me devais d’être au top. Il était déjà 20h et je m’apprêtais
encore… il devait passer me chercher chez moi à 21h très précises, donc j’avais
encore une longue heure devant moi. Après m’être parfumée, je sélectionnai une
tenue particulièrement osée, qui allait faire des jalouses dans la salle où j’allais me
trouver. Comme d’habitude, j’y ajoutai des escarpins et un sac à main de la même
couleur, pour parfaire le tout. Après avoir passé une vingtaine de minutes devant
le miroir, j’étais fin prête et c’est cinq minutes après qu’il me fit signe qu’il était
déjà devant mon entrée. Il avait une jolie petite Audi à deux portières rouge vif. Il
était sorti de son véhicule et m’attendait devant. Il était très grand de taille et très
beau, juste comme j’aimais. Après un baiser sur la bouche, nous prîmes enfin la
route…
Il était environ 21h30 et j’étais déjà devant le snack. Je fis donc un SMS à mon
collègue qui me demanda d’attendre qu’il vienne me chercher, ce que je fis, adossé
à ma voiture. Le samedi, le camp Sonel d’Essos était décidément le lieu le plus
peuplé de la ville de Yaoundé. Des gens pullulaient dans les snacks comme des
musulmans à la Mecque. Une jolie Audi rouge se gara devant et un couple en sortit.
La fille avait le dos tourné, mais rien qu’à ses formes généreuses, on pouvait être
sûr à 99% qu’elle était belle. Elle se retourna enfin et je fus très surpris… il
s’agissait d’Iris, la prostituée… en compagnie sûrement d’un client. Ne m’avait-elle
pas vu ou alors faisait-elle mine de ne pas me voir ? de toutes les façons, ils
passèrent devant moi en flèche. Mon collègue arriva quelques minutes après et me
guida jusqu’au carré qu’il avait réservé avec d’autres collègues. Iris était assise
juste en face avec son client et d’autres couples. C’est seulement lorsque nos
regards se croisèrent que je fus convaincu qu’elle m’avait bel et bien aperçu…
Lorsque le véhicule se gara devant le snack, je reconnus celui de Simon qui était
garé devant. En regardant plus attentivement, je le vis qui y était adossé… j’étais
heureuse qu’il soit là… pas parce qu’il me manquait mais parce que j’avais
l’intention de bien le narguer. Mon client et moi nous descendîmes et nous
passâmes devant Simon, qui n’arrivait pas à ôter son regard de moi. Une fois à
l’intérieur, mon client repéra ses cousins qui étaient déjà assis dans un carré et
nous les rejoignîmes pour débuter la soirée comme prévue. Je vis quelques minutes
après Simon qui entra, accompagné d’un autre homme, sûrement son ami. Ils
rejoignirent d’autres personnes dans un carré juste en face du mien. J’étais
doublement heureuse… nos regards se croisèrent et je suis sûr qu’il l’avait lu dans
mes yeux, que j’étais plus que prête à lui pourrir sa soirée… il m’avait taxé de pute,
et je comptais bien me comporter de la sorte. Il ne cessait de m’observer, et moi je
me lovais encore plus à mon client, le caressant, lui donnant des baisers, le laissant
me tripoter de temps à autres. Je lisais dans le regard de Simon qu’il était très mal
à l’aise. Mon client et moi nous nous levâmes pour danser à moins de deux mètres
de Simon. Je me trémoussais, je frottais mon postérieur contre la kekette de mon
homme, je me mordais les lèvres, je me suçais les doigts… comme une vraie pute…
de temps en temps je scrutais Simon et c’était évident que mes manœuvres le
mettaient mal à l’aise.
Iris avait été là lorsque Yolande me faisait chier. Pourquoi est ce que je l’avais
repoussé ? mes regrets me rongeaient alors qu’elle était entrain de se trémousser
à quelques mètres de moi, et elle le faisait en me regardant droit dans les yeux…
pourquoi cela me torturait-il ? ressentais-je quelque chose pour elle ?
-non Simon, non ! cesse d’être égoïste ! cette femme ne t’est pas destinée ! cesse de
la regarder ! tu as une femme qui t’attend sagement à la maison !
Après m’avoir torturé comme elle pouvait, elle retourna s’asseoir et continua à se
laisser tripoter et embrasser par son client. Par je ne sais quel stratagème, je sortis
mon téléphone et je lui écris, allant à l’encontre de mon orgueil…
-salut toi !
Elle était assise face à moi, donc je pus la voir sortir son téléphone, contrôler ses
notifications et le remettre dans son sac, sans même daigner me répondre. Son
comportement était entrain de me rendre fou, mais je me retenais car je n’avais
aucun droit sur elle.
-je m’excuse… je sais que j’ai été dur avec toi ! j’aimerai te voir dehors, pour 5min,
stp !
Une fois envoyé, elle ne mit que quelques secondes à sortir son téléphone qu’elle
remit en place, sûrement après avoir lu mon message. Je me levai et sortit, faisant
mine d’avoir un appel…
-Je m’excuse… je sais que j’ai été dur avec toi ! j’aimerai te voir dehors, pour 5min
stp !
Après avoir lu, je remis mon téléphone dans le sac et je le vis qui se levait, faisant
mine d’avoir un appel auquel il allait répondre à l’extérieur. J’eus envie d’y aller,
juste pour écouter ce qu’il allait me sortir… qu’est ce qu’il allait me dire pour
racheter sa conduite ?
Je chuchotai quelques mots à mon client et je sortis… Simon était là, adossé à sa
voiture…
-ce n’est vraiment pas le moment hein ?! je suis en plein boulot ! je suis une pute,
tu t’en souviens ?
-arrête ! tu n’es pas une pute comme toutes les autres ! tu as un grand cœur ! et j’ai
été tellement idiot que je n’ai pas pu le remarquer !
-garde tes excuses pour toi ! notre relation reste la même ! le jour où tu as envie de
baiser, tu me fais signe ! tu connais mes prix ! en dehors de ça, c’est mieux de ne
plus jamais me contacter ! occupe-toi de ta femme !
Lorsqu’il voulut encore ouvrir la bouche, je m’étais déjà retournée pour rejoindre
mon client… je n’allais même plus m’éterniser là-dedans parce que j’avais une folle
envie de baiser.
-chéri, on peut y aller stp ? j’ai envie de toi ! dis-je à mon client.
Il ne se fit pas prier… nous roulâmes très rapidement jusqu’à son hôtel : le Mansel
Hôtel où il avait déjà réservé une chambre. Après qu’on nous ait remis la carte
magnétique, nous empruntâmes l’ascenseur et c’est là que tout commença. Il se
jeta sur moi et se mit à couvrir mon cou de baisers pendant que ses mains se
baladaient sur mon corps tout entier. Je me laissais faire en lui tirant ses
cheveux… nous étions chauds, vraiment chauds. L’ascenseur nous vomit dans un
couloir où il y’avait plusieurs portes numérotées. Nous n’eûmes aucun mal à
trouver notre chambre où nous nous engouffrâmes. J’ôtai ma robe pendant que
monsieur était entrain de me caresser avec ses mains puissantes. Je sentis ses
doigts énormes entrain de me pétrir le clitoris, m’arrachant des cris et des paroles
littéralement incohérentes. J’avais tellement envie qu’il me prenne que je me mis
à défaire sa ceinture, puis ma fermeture éclair de son pantalon et enfin, en
plongeant ma main dans son bermuda, je fus déçue, refroidie même à la limite. Son
sexe était minuscule… comme un petit vers de terre. Je n’avais jamais vu pareil
organe… malgré le fait qu’il était en érection, il était plus petit que ses propres
doigts…
Il avait senti que quelque chose n’allait pas chez moi… mais comme il payait bien,
j’étais obligée de jouer le jeu…
-non, ça va ! prends-moi !
Iris avait pourri ma soirée, donc aux alentours de 2h, je pris congé de mes collègues
et je pris le chemin de ma maison. Yolande dormait déjà, donc je récupérai un
coussin et un drap pour aller squatter le canapé du salon. Je n’arrêtais pas de sortir
Iris de ma tête… le sommeil m’emporta bien assez tôt… le lendemain était
dimanche, une journée particulièrement énervante puisque je devais en principe
la passer à la maison… il était environ 11h, j’étais devant mon ordinateur lorsque
je reçus un message… c’était un numéro inconnu…
-allô…
-c’est ta BS Sharon !
-bien ! et toi ?
-ça va…
-okay !
-quelle affaire ?
-tu pensais que j’avais oublié ? mon ami toi et moi savons que tu trompes ma sœur !
-ah… il veut nier ! okay, je n’aurai donc pas dû t’écrire ! je vais te laisser et avoir
une discussion avec ma sœur ! bon dimanche BF…
-tu sais, tous ces derniers temps ça va mal entre ta sœur et moi… il n’y a pas que
la beauté qui compte !
Je me mis à lui faire un résumé sur l’origine de nos problèmes de couple. Elle
écoutait attentivement, puis lorsque j’eus terminé…
-sérieux, la relation avec cette fille n’a duré qu’une nuit ! aujourd’hui c’est fini !
-ma cousine a toujours été comme ça… c’est une enfant gâtée ! moi je pense que tu
devrais en parler avec sa mère…
-pour que ça change quoi ? ses parents la soutiennent ! c’est leur seul enfant !
-non, c’est son père qui est comme ça ! sa mère par contre est plus réaliste !
-moi à un moment lorsque ça n’ira plus, on va tout gâter… peu importe les
conséquences…
Il plongea sa main dans la poche de son pantalon et en ressortit une liasse de billets
qu’il compta avant de me remettre.
-non, elle m’a demandé de passer récupérer quelque chose ici chez elle…
-et comme elle n’est pas là, on pourrait se faire rapidement une partie de jambe à
l’air… si jamais t’as envie de jouir comme la dernière fois !
-hahahahaha !!! laisse-moi rire ! si tu penses que tu m’avais fait jouir, tu te mets
le doigt dans l’œil ! tu es très faible !
-c’est parce que j’étais unpeu saoul ! la prochaine fois, tu me supplieras d’arrêter…
-très drôle…
Alors que je voulais continuer mon chemin, je vis Esther qui sortait de sa maison,
les larmes aux yeux, au grand étonnement de Jules…
-Jules c’est ton anniversaire aujourd’hui ! je voulais te faire une surprise, mais
apparemment, c’est toi qui m’en fais une…
-bébé… c’est pas ce que tu penses ! essaya-t-il d’expliquer, alors qu’elle pleurait.
Il se rapprocha d’elle mais elle le repoussa. Puis elle tourna son visage vers moi…
-ma sœur c’est toi qui me fais ça ? je te montre mon homme et toi tu couches avec
lui ? moi qui te considérais comme une sœur !
Je ne savais même pas quoi lui répondre. Fallait-il que je lui dise que j’étais une
prostituée et que son petit-ami m’avait payé pour avoir mon sexe ?
-on dit que c’est ton propre orteil qui perce ta chaussure ! pourquoi vous les
camerounaises vous êtes méchantes comme ça ?
Jules était là, il essayait par tous les moyens de s’expliquer, mais aucune
explication n’était valable. Elle était en colère et en pleurs. Soudain, elle se jeta
sur moi et réussi à me donner deux gifles avant que Jules ne la sépare de moi. Elle
avait ébouriffé mes cheveux !
Elle entra et ferma la porte à clé. Jules était resté devant la porte, très triste et ne
sachant quoi dire ou faire…
-on ???? on est ???? je vois que tu es malade hein ?! va te faire foutre ! lançai-je
avant de regagner mon domicile et de fermer la porte également à double tour.
La semaine avait bel et bien débuté dans la même ambiance hostile. Nous étions
mardi et nous ne nous parlions toujours pas, Yolande et moi. Je venais de rentrer
du boulot et j’étais assis devant un match de football avec une bière en main.
Soudain, Yolande apparut…
-arrête, ne détourne pas les choses ! on est entrain de parler du fait que tu me
trompes avec une vulgaire pute !
La situation était très embarrassante, tellement que je ne savais pas quoi faire…
elle s’assit à même le sol et prit sa tête entre ses mains, déversant quelques
larmes… je me rapprochai d’elle…
-bb je te jure que ce n’est arrivé qu’une seule fois ! et j’ai regretté amèrement…
Elle resta près de cinq minutes sans parler, alors que je me défonçais pour lui
expliquer…
-une prostituée avec laquelle tu n’as couché qu’une seule fois selon tes dires…
qu’est ce que son numéro fait dans ton téléphone ? t’es un client régulier…
-non bébé…
-je ne veux rien entendre ! je ne veux plus te voir ici… sors de ma maison ! tu
reviendras quand je l’aurai décidé !
Elle me tendit mon téléphone… je n’avais nul autre choix que de m’exécuter… ce
que je craignais c’était qu’elle parle de mon infidélité à son père… donc pour
l’instant le mieux à faire c’était d’éviter de la vexer… Je me levai et après avoir fait
mon petit sac, je m’apprêtais à sortir lorsqu’elle m’interpella…
-et dépose les clés de ma voiture avant de sortir ! cette voiture ne t’appartient pas !
Je déposai les clés de la Toyota sur la table avant de sortir… Effectivement, cette
voiture était celle qu’elle conduisait lorsqu’elle était encore étudiante. Elle m’en
avait fait cadeau lorsqu’elle s’en était acheté une autre…
Après mon speech, je fermai la porte devant moi et je continuai à visionner. Aux
alentours de 23h alors que je fermais mes fenêtres pour aller dormir, j’aperçus
Simon qui était assis au niveau des escaliers. Il était donc resté là toute la soirée…
Je sortis…
-je dis hein ?! je t’ai dit que je ne baise pas aujourd’hui ! pourquoi tu insistes ?
-il faut dormir, tu te dois d’aller bosser demain. Tu vas dormir ici au salon… je
t’apporte des draps propres !
J’étais couché sur le canapé d’Iris, couvert par des draps qu’elle m’avait donnés. Je
n’arrivais pas à fermer l’œil de la nuit, car j’étais entrain de penser à ma vie qui
tombait en mille morceaux. Mon mariage et tout ce que j’avais bâti jusque là
étaient entrain de s’écrouler comme un château de cartes. Mais je ne cessais de me
demander quelle était vraiment l’origine des problèmes entre elle et moi… des fois
je me disais que c’était moi et d’autres fois je pensais que c’était son comportement
envers elle. Ce que je craignais le plus c’était son père… il était redoutable,
impitoyable…
Passer la nuit chez Iris… il n’y avait pour moi rien de plus embarrassant… j’avais
l’intention dès le lendemain de me trouver un petit motel où rester, le temps que
les choses se calment. Le lendemain matin, j’étais déjà debout à 6h. J’entrai à la
douche et comme l’eau coulait, je pris un bain… une fois que j’étais habillé, je
tombai nez à nez avec elle en sortant de la douche…
Sans même attendre une réponse de ma part, elle entra à la cuisine et à partir du
vacarme qui y émanait, je conclus qu’elle était entrain d’apprêter le petit déjeuner.
Elle posa tout sur la table du salon quelques minutes après… nous prîmes le petit-
déjeuner ensemble…
-aucun risque que j’insiste ! dans tous les cas, beaucoup de courage ! tu es trop
dépendant de ta femme et c’est ça le problème ! si tu règles ce problème, tu verras
que tout ira !
-je pense plutôt que c’est elle qui a merdé ! moi j’ai toujours trouvé ta femme là très
bizarre ! c’est même quel genre de femme ça ?
-tsuipppss !!! et comment tu pars rester chez ta prostituée alors que je suis là ? ne
baisse plus la garde comme ça ! le soir on rentre ensemble !
-je n’ai pas envie de te déranger ! je comptais prendre une chambre dans un motel
quelque part !
-non, tu ne me déranges pas ! viens rester chez moi… comme ça, on ira tous les
deux au boulot chaque matin !
Armand avait fini par me convaincre de passer désormais mes nuits chez lui.
C’était un pas déjà, mais ça ne me faisait pas cesser de penser à la situation avec
Yolande. J’avais essayé de l’appeler mais elle ne décrochait pas !
-Bonjour ! me lança-t-elle.
-Bonjour Esther !
Après avoir réfléchi durant quelques secondes, je la laissai entrer… elle s’assit sur
le canapé et moi sur une chaise devant elle.
-d’abord, j’aimerai m’excuser parce que je t’ai agressé l’autre jour. Il faut que tu
comprennes que j’étais sous l’emprise de la colère ! toi-même si tu te mets à ma
place, tu verras que tu aurais sûrement fait pire que moi. Mais je t’en supplie, je
veux que tu me dises la vérité ! je veux savoir d’où tu connais mon homme !
Elle me parlait et au fur et à mesure qu’elle débitait ses paroles, elle coulait des
larmes de douleur. Ça se lisait dans ses yeux qu’elle aimait beaucoup ce salopard
de Jules Georges ! au point où o en était, je n’avais nul autre choix que de lui dire
la vérité.
-Esther… t’inquiète, je te comprends très bien ! ton agression sur moi était
justifiée ! ce que je vais te dire risque de vraiment te choquer…
-moi je ne te vois jamais sortir chaque matin comme tous les travailleurs usuels.
J’en ai conclu que tu fais dans les affaires ! c’est l’explication la plus plausible !
-une prostituée !
-non, je ne te crois pas ! t’es pas prostituée ! tu ne ressembles pas à une prostituée !
-j’en entends souvent parler mais je pensais que c’était juste des rumeurs ! donc ça
existe vraiment ?
Elle me regardait et ça se lisait dans ses yeux qu’elle était unpeu déçue…
maintenant, j’allais lui donner les explications qu’elle attendait…
-j’ai un client assez régulier qui m’a appelé ! apparemment il avait un ami qui
venait des USA et qui organisait une petite fête… tout le monde était accompagné
sauf un de leurs amis… donc il m’a appelé pour que je sois à leur ami là toute la
soirée jusqu’au lendemain. Evidemment, ils payaient bien… quand je suis arrivé
et que j’ai vu ton Jules, je savais bien que je le connaissais quelque part ! je lui ai
même demandé et il m’a dit qu’à lui aussi mon visage dit quelque chose. Il faut que
tu me comprennes bien ! de un, je ne savais pas qu’il s’agissait de ton homme et de
deux, j’ai été payée pour faire ce que j’ai fait ! je pense qu’il faut beaucoup plus en
vouloir à ton homme !
Elle se mit à sangloter… je me rapprochai d’elle pour essayer de la consoler.
-je l’aime tellement… tu ne peux même pas imaginer à quel point ! qu’est ce que je
ne lui donne pas ? l’amour, l’affection… mon corps ! il dispose de mon corps comme
il veut, à toutes les positions, où il veut, quand il veut comme il veut ! je suis fidèle
et sérieuse… pourquoi est ce qu’il se sent obligé d’aller dehors ? je ne comprends
pas les hommes !
-qu’est ce que je dois faire pour qu’il ne regarde plus ailleurs ? je suis dépassée !!!
-si tu veux mon avis sur la question, je te le donne volontiers, mais ça risque de te
choquer davantage !
-dis-moi seulement ! moi je suis prête à tout pour récupérer et changer mon Jules !
dis-moi ce que je peux faire !
-tu es très belle Esther… est ce que tu sais que tu es belle ? tu es consciente que tu
es belle ? mais pourquoi tu te négliges ? il faut que tu saches une chose chérie… les
hommes sont tous attirés par les femmes belles et sexy… c’est la raison pour
laquelle vos hommes courent toujours vers nous les prostituées ! vous avez beau
être belles mais est ce que vous mettez votre beauté en valeur ? vous ne les excitez
plus lorsque vous commencez à être femmes au foyer, raison pour laquelle ils se
dirigent vers nous les prostituées ! fais le makeup de temps en temps, invite-le à
sortir dans des endroits classes et mets-toi bien… tellement bien qu’il sera heureux
de sortir avec toi ! fais lui des surprises sensuelles… le jour où il est chez toi, porte
une de ces lingeries que lorsqu’il te verra dedans, il aura envie de te pénétrer
incessamment ! tu dois être la pute de ton homme ! balade toi nue devant lui ! vous
les femmes au foyer vous avez ce problème-là… vous vous négligez pourtant vous
êtes belles !
-appelle-le, demande-lui de venir ce soir, genre tu veux lui parler ! quand il arrive,
il trouve que tu es makeup et que tu portes les jarretières-ci… comment est ce qu’il
n’aura pas envie de toi ?
Nous discutâmes encore longtemps et je lui donnai toutes les astuces que j’avais
dans ma gibecière de chasseuse d’hommes. Elle me remercia et promit de venir le
lendemain me raconter tout dans les moindres détails.
-ah… ça va ! et toi ?
Nous entrâmes et je pris place dans son salon… elle s’assit en face de moi…
-alors, samedi prochain, y’a Total qui fête son anniversaire… ils m’ont dit qu’ils ont
besoin d’hôtesses ! en réalité ces hôtesses dont ils ont besoin ce sont les putes pour
les responsables quoi viendront de l’étranger… ça paye bien, donc j’ai pensé à toi !
-ensemble tailleur très sexy, pour pouvoir se fondre dans la masse ! je vais
t’envoyer la localisation du lieu par whatsapp !
Elle me regardait dans les yeux en me tendant sa main que je pris après m’être
amusée à soutenir son regard…
Elle lâcha ma main et s’en alla… une fois que je fus seule avec Alexia…
-non copine ! je suis toujours du même côté… de celui de l’argent ! dit-elle, les yeux
brillants.
-c’est ce que tu dis ! dans tous les cas, moi j’y trouve également mon plaisir !
Je sortis de chez Alexia et je m’engouffrai dans ma voiture pour aller vaquer à mes
occupations. Cette fille me rendait vraiment folle… elle savait s’y prendre avec
mon vagin et mon clitoris. Beaucoup de personnes, mon père y compris ne savaient
pas que j’étais lesbienne. Je l’étais devenue depuis que j’étais allée en Allemagne
pour poursuivre mes études. J’avais exploré ce plaisir et depuis lors je ne m’en étais
plus passée… alors que j’étais en pleine route, je reçu un appel de ma cousine
Sharon…
-c’est comment ?
-non, je vais lui faire signe après-demain… il faut que lorsqu’il revienne il soit à
ma botte… qu’il redevienne obéissant comme au début ! il était déjà trop têtu…
-merci beaucoup soeurette pour les informations sur sa Iris que tu m’as données !
sans elles je n’allais pas m’ensortir ! façon le gars commençait à ouvrir les yeux…
-ne me remercie pas chérie ! nous sommes sœurs donc nous nous entraidons…
Une fois le boulot terminé, je rentrai avec Armand chez lui et nous sortîmes pour
avaler quelques verres de whisky en causant…
-c’est possible gars… mais dans tous les cas elle m’étonne ! après tout ce que je lui
ai balancé, elle est toujours prête à me venir en aide, sans même se plaindre hein…
le genre de femme là existe encore ?
-gars c’est pas aussi simple que ça ! si je perds Yolande, je perds tout ! et si je perds
tout je ne saurai pas m’occuper d’Iris et elle continuera à se prostituer…
-ça c’est l’inconvénient d’épouser une fille bohboh ! moi quand je vais vouloir me
marier, je vais aller à Akonolinga, je vais prendre une petite fille bête et stupide
qui va faire tout ce que je vais lui demander. Le genre de go que tu trompes mais
c’est elle qui te demande pardon !
-gars… pour maintenir l’équilibre du monde ci, il faut que les femmes soient
incessamment soumises à leurs hommes. Tu vois ce qui t’arrive non ?! imagine que
ça arrive même à 10 hommes dans le monde… mon frère c’est qu’on est mort ! on
va nous même couper nos couilles et les jeter à la poubelle !
-toi tu fais la comédie au lieu de me donner des conseils objectifs…
-gars tu veux un conseil objectif ? sois heureux ! la vie est super courte, beaucoup
plus que ce que les gens pensent ! donc sois heureux comme tu peux et use de tous
les moyens qui sont en ta possession pour l’être !
-gars, je n’ai jamais dit ça ! c’est toi qui viens de le dire ! conclu-t-il en avalant une
gorgée de whisky.
Ses derniers mots m’avaient touché. Il fallait que je sois heureux, quoiqu’il m’en
coûte… j’avais déjà avalé quelques verres de whisky de trop et je ne cessais de
penser à Iris… j’avalai mon dernier verre et je me levai…
Il était déjà 22h30 au moins et comme toutes les nuits j’avais du mal à dormir. Des
questions trottaient toujours dans ma tête alors que j’étais seule, retranchée dans
mon salon, devant mon téléviseur. Des fois il m’arrivait de penser à ce que je serai
quelques années après… serai-je toujours une prostituée ? c’est vrai, ça paye
bien… mais la femme a la réputation de vieillir assez rapidement. J’étais encore
jeune c’était vrai et mon corps était encore tout appétissant… forcément, quelques
années après ceci n’allait plus être le cas. Aussi, il m’arrivait de penser à Simon…
ce Simon qui m’obsédait… il m’arrivait des fois de me demander ce qu’il m’avait
donné ! je n’arrivais même pas à lui dire non, malgré tout ce qu’il avait déjà eu à
me faire en contrepartie de ce que j’avais fait pour lui. Les hommes sont des
salopards mais on les aime avec ces attitudes de chien qui font leur particularité.
Je n’en revenais pas… c’était Simon… et à écouter sa voix, il était saoul… j’ouvris
la porte et il entra… il ne tarda pas à se jeter sur moi et à m’embrasser sur la
bouche avec insistance… malgré le fait que c’était bon, je trouvai la force de le
repousser quelques secondes après…
-Iris je te demande pardon pour tout ce que j’ai eu à te faire ! je suis un idiot et je
compte réparer mes torts !
-je tiens à toi Iris et je sais que toi aussi ! laisse moi me racheter pour les mots
blessants que je t’ai lancés… je tiens beaucoup à toi !
Elle ne me laissa même pas répliquer… elle rejoignit sa chambre et s’y enferma à
double tour. Je retirai mes chaussures et je m’allongeai sur le canapé, le regard
perdu vers le plafond. Si seulement la vie était plus simple, me disais-je, j’aurai
peut-être fait le maximum pour être avec elle. Mais pourquoi était-elle obligée de
se prostituer ? des hypothèses de réponse trottaient dans ma tête mais la plus
plausible était qu’elle le faisait sûrement pour des raisons financières…
Yolande n’allait jamais aussi facilement me lâcher la grappe, elle qui aimait
dominer et commander… une petite capricieuse comme le monde ne connait plus.
Le sommeil m’emporta peu à peu, avec l’aide de l’alcool qui circulait librement dans
mon sang. À un moment, j’eus l’impression que quelqu’un m’observait, donc j’ouvris
les yeux… Iris était là, debout devant moi en nuisette très légère qui coulait sur
ses formes généreuses comme coule de l’eau sur des rochers. Nos regards se
croisèrent et là, j’y lu qu’elle avait envie que quelque chose se passe entre nous…
je me redressai et je lui tendis la main qu’elle prit sans hésiter et je l’attirai vers
moi. Elle s’assit sur moi en me faisant face et un baiser partit…
Elle était assise sur mon et son vagin était en contact avec mon entrejambe. À en
juger par la chaleur que celui-ci dégageait, j’en conclut qu’elle ne portait pas de
sous-vêtements. Pendant qu’on s’embrassait, j’entrepris de faire courir mes mains
sur son corps, question d’explorer les moindres recoins de son corps, de polir et
maîtriser les moindres courbes de son corps. Je commençai donc à la caresser en
commençant par le visage et je descendais au fur et à mesure. Lorsque mes doigts
furent en contact avec son vagin, elle sursauta et s’agrippa à moi… je me mis à
jouer de mes doigts en lui bourrant le cou de baisers. Elle se redressa et ôta elle-
même sa nuisette, dévoilant sa poitrine pointue et rebondie qui ne laisserait
personne indifférent, même pas le Pape. J’engouffrai mon visage dans sa poitrine
et je me mis à mordiller et aspirer ses tétons, provocant des cris perçants chez elle
qui me confirmaient que j’étais sur la bonne voie. Je continuai à lui pétrir le clitoris
durant plusieurs minutes, ce qui la fit sérieusement mouiller. Je le sentis grâce à
mon pantalon qui était déjà tout humide… mon membre alors était déjà en érection
et Iris le sentit… elle glissa sa main plus bas, défit mon pantalon, fit sortir mon
engin et l’inséra elle-même en elle. Il s’ensuivit une partie de sexe très sportive…
nous jouîmes ensemble et elle s’affala sur moi. Nous passâmes la nuit-là dans les
bras l’un de l’autre, couchés sur le canapé… une nuit super torride…
Le lendemain, aux alentours de 6h, lorsque j’ouvris les yeux, mon regard croisa
celui d’Iris… elle me regardait fixement…
-bien… très bien après avoir bien mangé ton plantain la nuit dernière !
-okay…
Nous nous regardâmes quelques minutes et il s’en suivit un autre baiser qui dura
lui aussi quelques minutes…
-j’ai vraiment envie de me mettre avec toi, mais il faut que je me débarrasse de ma
femme et que toi tu arrêtes de te prostituer…
-Simon ne me fais pas rire stp ! je ne suis pas un enfant à qui on ment en
promettant des rêves irréalisables. Cette nuit, j’avais juste besoin de sexe et c’est
pour cela que ça s’est passé entre nous… mais ne va pas t’imaginer des choses !
Elle se leva et m’attira vers la douche sous laquelle nous nous douchâmes et fîmes
l’amour encore une fois.
Heureusement, mon pack de vêtements était resté chez elle, donc je n’eus aucun
mal à trouver des vêtements propres à me mettre pour le boulot. Comme
d’habitude, elle prépara le petit-déjeuner et nous mangions à table lorsque mon
téléphone, posé juste à côté d’elle sonna. C’était Yolande qui appelait… le
téléphone s’alluma et affichait la photo de Yolande et en bas "My Wife". Iris me
passa le téléphone après avoir tiqué sur la photo de Yolande… sûrement un accès
de jalousie… je décrochai le téléphone…
-allô ! répondis-je.
-okay !
-oui !
-Yolande !
X
Il était déjà plus de 18h30, j’avais terminé le boulot. En temps normal, je devais
me rendre chez Armand, mais comme Yolande avait sollicité me voir, il fallait que
j’y aille. Je pris donc un taxi pour ce qui était autrefois mon domicile. Une fois
arrivé, je pus remarquer son véhicule qui était garé la preuve qu’elle était à
l’intérieur là. J’entrai et je la trouvai assise devant le téléviseur. Je m’assis dans
un fauteuil près de celui qu’elle occupait.
-que veux-tu que je te dise ? hein Yolande ! la dernière fois où tu m’as chassé d’ici,
je t’ai tout dit ! maintenant c’est moi qui t’écoute !
Elle resta encore des minutes sans mot dire, concentrée à regarder son émission
qui était diffusée.
-Simon je t’aime tellement ! j’ose quand même croire qu’après tout ce que j’ai fait
pour toi tu n’en doutes pas !
-pourquoi il faut alors que tu fricotes avec une prostituée ? qu’est ce qu’il y’a chez
elle qu’il n’y a pas chez moi ?
-tu vois le problème avec toi ? tu ne réalises pas qu’il y’a un réel problème, au-delà
de mon infidélité. Notre couple ne va pas bien du tout !
-qu’est ce qui ne va pas ? dis-moi ! c’est ça le problème avec vous les hommes… vous
n’aimez pas vous sentir dominés, même pas unpeu !
-dans la vie, nous sommes tous dominés par quelqu’un, mais lorsque ça contribue
au manque de respect, ça devient insupportable !
-beaucoup trop ! nous sommes dans un couple où je n’ai pas mon mot à dire ! c’est
pas comme ça que c’est censé se passer !
-dans tous les cas, ce n’est pas pour les chamailleries que je t’ai fait venir !
-pourquoi donc ?
-je suis prête à te pardonner, mais il va falloir aussi que tu changes ! que tu
renonces définitivement à me tenir tête comme tu t’amuses à le faire depuis un
certain temps ! je tiens vraiment à notre couple, raison pour laquelle je compte le
conserver !
-en gros, tu aimerais que je redevienne ton bon toutou… ton petit chiot à qui tu
dictes tout !
Elle resta encore muette après ce sermon… je me levai pour partir et lorsque j’étais
à la porte, elle m’interpella…
-Simon !
Je me retournai et elle me lança les clés de la Toyota qui tombèrent à même le sol !
Le reste de la semaine se passa dans une routine plate. Le matin, j’allais au boulot
et le soir, j’allais boire un verre avec Armand avant d’aller dormir. Justement, nous
étions vendredi soir… nous étions assis dans un petit snack à nous envoyer
quelques verres de whisky…
-tu dis que finalement tu vas faire comment avec ta femme ? ta femme là c’est une
sorcière, onong ! elle veut te soumettre… apparemment c’est son kiff ! cria Armand.
-quel plan ?
-laisse… tu verras toi-même ! sois patient ! dis-je en avalant une gorgée de whisky.
Après avoir vidé mon verre, je courus vers mon véhicule et je démarrai en trombe.
Direction : chez Yolande. Il était déjà 21h passés… à cause de la fluidité de la
circulation, je mis juste quelques minutes à arriver. Son véhicule était garé à
l’intérieur, donc elle était bel et bien là ! J’entrai et je la rejoignis à la cuisine…
-c’est simple, je ne peux pas vivre dans ces conditions avec toi ! je ne peux plus
supporter ça ! bref, ton comportement a fini par me donner un dégoût de toi… tout
l’amour que j’ai toujours ressenti pour toi a fini par s’estomper, donc je veux
divorcer !
Elle me regarda quelques minutes sans mot dire puis elle éclata de rire… un rire
sarcastique et méprisant…
-oui, je veux divorcer de toi ! et j’ai besoin de garder mon boulot et ma voiture ! c’est
tout ce que je te demande ! mon boulot et ma voiture ! tu peux garder toute ta
fortune, je n’en veux pas !
-mon ami, je vais te donner le divorce si c’est ce que tu veux ! mais tu n’auras rien !
je t’avais prévenu ! je vais te retransformer en un chien galeux ! je vais appeler
mon père et il va s’assurer que tu ne trouves plus aucun emploi dans aucune
structure ! je vais te mettre à la rue…
Pendant qu’elle était entrain de débiter ses propos, je dégainai mon téléphone et je
fis jouer un enregistrement audio qui, lorsqu’elle écouta la rendu muette…
****FlashBack****
Son téléphone était près de moi alors que nous prenions le petit déjeuner. Soudain,
il sonna et c’était marqué "My Wife", en dessous de la photo d’une femme que je
connaissais bien. Une fois qu’il termina l’appel, je lui demandai…
-oui !
-Yolande !
-non, tu mens ! Yolande n’est pas lesbienne ! tu veux déstabiliser mon couple ? tu
n’y arriveras pas ! Elle est tout sauf lesbienne !
-je n’ai pas besoin de déstabiliser ton couple car je ne l’envie aucunement ! je te dis
juste ce qui est vrai ! ta femme est lesbienne ! c’est sûrement la raison pour laquelle
elle te mène la vie dure !
-okay, je vais te fournir la preuve en semaine ! mais, pense bien à comment votre
couple fonctionnait ! tu verras que ce que je dis est vrai ! réfléchis bien !
Sans même terminer son petit-déjeuner, il se leva et sortit ! Il était choqué c’était
compréhensible… je décidai de m’atteler à lui fournir la preuve dont il avait
besoin… peut-être avec celle-ci il réussirait à sortir de son emprise…
Sans tarder, je fis appel à Alexia…
-ce dont on a parlé la dernière fois m’a beaucoup fait réfléchir… j’aimerai tenter
l’expérience !
-non chérie, pas avec toi ! tu penses que ta Yolande là pourrait aussi me payer ?
-euuuh oui… je pense ! dans tous les cas, elle aime la chair fraîche comme toi ! et
tu es novice donc c’est elle qui va te dominer ! tu veux que je lui en parle ?
-allô… c’est Nath ? demanda la voix que je reconnus tout de suite. C’était celle de
Yolande.
-moi c’est Yolande ! tu te souviens ? nous nous sommes vus dernièrement chez
Alexia ton amie !
-lui c’est mon mari ! dit-elle en me montra sa bague sur son doigt.
-non t’inquiète… je l’ai mis dehors il y’a quelques jours ! on a des petits problèmes !
-okay je vois !
Elle se ramena avec une bouteille de vin rouge et deux verres qu’elle remplit tour
à tour. L’alcool aidant, je me mis à lui poser des questions…
-après mon baccalauréat, je me suis rendue en France pour des études. C’est là-
bas que j’ai rencontré une fille, Aicha, de laquelle je suis tombée folle amoureuse !
c’est là que ça a commencé… mon père a appris par une de mes tantes que j’étais
devenue lesbienne… il m’a fait rapatrié et il a promis de me mener la vie dure si je
ne changeais pas ! c’est comme ça que j’ai rencontré Simon, celui avec lequel je suis
marié aujourd’hui… j’ai vu qu’il était manipulable, donc je l’ai épousé pour
convaincre mon père que j’avais changé ! tout a marché comme prévu… je suis
retourné en France de temps en temps et je me suis mariée là-bas avec Aicha…
quand je suis ici au Cameroun, je m’amuse avec des filles comme toi ou Alexia…
des fois avec Sharon ma cousine !
Lorsqu’elle termina son récit et que la bouteille de vin rouge était presque vide,
elle se leva…
-okay, allons-y
-pourtant tu saignes !
J’avais prévu le coup… je m’étais servie d’un colorant concentré contenu dans un
plastique qui était censé s’éclater une fois assise. J’avais même prévu une robe de
rechange… je me changeai et je pris la route de chez moi. Après avoir réécouté ce
que j’avais enregistré chez elle, j’envoyai ça à Simon via whatsapp…
Epilogue
Simon, grace à cet enregistrement obtenu son divorce. Il conserva son emploi et
son véhicule comme il l’avait sollicité ! il vint s’installer chez moi, puis il prit un
prêt à la banque pour me faire débuter un boulot noble. Je me lançai dans le
commerce. Les débuts n’étaient pas faciles car habituée aux grosses quantités
d’argent que me donnait mon ancienne activité. Mais avec le temps tout commença
à aller pour le mieux et je suis très heureuse aujourd’hui d’avoir laissé tomber la
prostitution pour un homme qui me rend heureuse et m’apprécie malgré mon
passé. Deux ans après ces évènements, nous nous sommes mariés et nous avons
construit notre maison. Aujourd’hui, Nous avons deux enfants : un garçon et une
fille qui font notre fierté. Yolande s’est trouvée un autre mari pantin pour masquer
sa véritable nature. Je m’appelle Iris et je suis la pute de mon mari, sa pute à lui
seul !