Langue anglaise : origine et influence
Langue anglaise : origine et influence
Cet article concerne la langue anglaise. Pour les autres significations, voir Anglais (homonymie).
L'anglais (dans cette langue : English, /ˈɪŋ.ɡlɪʃ/ ) est une langue indo-européenne germanique originaire
d'Angleterre qui tire ses racines de langues du nord de l'Europe (terre d'origine des Angles, des Saxons et des
Frisons) dont le vocabulaire a été enrichi et la syntaxe et la grammaire modifiées par le français anglo-
normandNote 1, apporté par les Normands, puis par le français avec les Plantagenêts. La langue anglaise est ainsi
composée d'environ 29 % de mots d'origine normande et française3,4 et plus des deux tiers de son vocabulaire
proviennent du français5 ou du latin [réf. nécessaire]6. L'anglais est également très influencé par les langues romanes,
en particulier par l'utilisation de l'alphabet latin ainsi que les chiffres arabes.
Anglais
English
Langues filles créoles
Pays (voir ci-dessous)
Nombre de locuteurs langue maternelle : 370 millions en 20201
total : 1,348 milliard en 20202
Nom des locuteurs anglophones
Typologie SVO, flexionnelle, accusative, accentuelle, à accent d'intensité
Classification par famille
- langues indo-européennes
- langues germaniques
- langues germaniques occidentales
- langues anglo-frisonnes
- anglais
Statut officiel
IETF en
ISO 639-1 en
ISO 639-2 eng
ISO 639-3 eng ([Link]
Étendue Langue individuelle
Type Langue vivante
Linguasphere 52-ABA ([Link]
A)
WALS eng ([Link]
Glottolog stan1293 ([Link]
État de conservation
EX CR SE DE VU NE
Langue non menacée (NE) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme ([Link] (voir le texte
en français ([Link] ) :
Article 1
All human beings are born free and equal in dignity and rights. They are endowed with reason and conscience and should act
towards one another in a spirit of brotherhood.
Carte
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Langue officielle de facto du Royaume-Uni, de l'Irlande et d'autres îles de l'archipel britannique (Île de Man, îles
anglo-normandes), l'anglais est la langue maternelle de tout ou partie de la population, et suivant les cas, la langue
ou une des langues officielles de plusieurs pays, totalement ou partiellement issus des anciennes colonies
britanniques de peuplement, dont les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, que l'on réunit sous
l'appellation de « monde anglo-saxon », bien qu'il n'existe pas de définition universelle de cette expression.
Il est également langue officielle ou langue d'échange dans de très nombreux pays issus de l'ancien Empire
britannique, même en l'absence de population d'origine anglo-saxonne significative (Cameroun, Kenya, Nigeria,
Hong Kong, Inde, Pakistan, Singapour, etc.). Beaucoup de pays dont l'anglais est la langue officielle sont réunis au
sein du Commonwealth (bien que pour certains, il ne soit pas l'unique langue officielle). C'est également l'une des
vingt-quatre langues officielles de l'Union européenne et l'une des six langues officielles et des deux langues de
travail — avec le français — de l'Organisation des Nations unies (ONU).
L'anglais est la langue la plus parlée au monde ; en tant que langue maternelle, il se classe troisième, après le
chinois (mandarin) et l'espagnol.
Considérée par beaucoup comme étant la langue internationale prédominante7, elle est la langue la plus souvent
enseignée en tant que langue étrangère à travers le monde8. Elle est également la langue la plus utilisée sur
Internet9.
Histoire
L’anglais est une langue germanique occidentale dont l'origine se trouve dans les dialectes anglo-frisons apportés
sur l’île de Bretagne par les tribus germaniques venues s’y installer, et fortement influencée ensuite, surtout au
plan lexical, par les langues des colons originaires de Scandinavie, de Normandie (français anglo-normand) et du
nord de la France, en général au Moyen Âge, puis par le français moderne. Comme pour d'autres langues, des
emprunts au grec ancien et au latin ont enrichi de manière constante le lexique jusqu'à aujourd'hui. Les autres
langues romanes, ainsi que les parlers des anciennes colonies britanniques, ont influencé l'anglais britannique de
manière beaucoup moins significative, mais continuent d'être utilisés dans leurs territoires d'origine.
Traditionnellement, on distingue :
le vieil anglais (Old English, « Ænglisc »), du ve siècle au milieu du xiie siècle ;
le moyen anglais (Middle English), du milieu du xiie siècle au début du xvie siècle ;
l'anglais moderne naissant (Early Modern English), ou anglais élisabéthain, du début du xvie siècle à la fin du
xviie siècle ;
Le développement de l'empire colonial britannique du xviie au xxe siècle a entraîné une expansion de l'anglais
dans les territoires conquis ou administrés, en Amérique du Nord, Océanie, Afrique et Asie.
Classification et précision
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Exemple d'accent anglais
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L'anglais est au départ une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches
sont les langues frisonnes et le scots. Elle a néanmoins subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues
germaniques comme le vieux norrois, de diverses langues romanes, tel le latin et surtout le français, influence
latino-romane que l'on remarque non seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou
rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de
l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare ou scuttle ←
scutela) ou des doublets quasi-synonymes entre mots d'origine latine ou romane et mots d'origine germanique
(comme liberty/freedom, mutton/sheep, ou même compute, calculate/reckon, cf. néerlandais rekenen, allemand
rechnen « calculer »).
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Exemple d'accent anglais
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Exemple d'accent anglais
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Répartition géographique
Les accents
L'anglais est une langue pluricentrique (ou polycentrique), qui n'est régie par aucune autorité linguistique centrale
(comme l'Académie française en France), et de ce fait aucune variété n'est considérée comme « correcte » ou
« incorrecte ».
Une large gamme d'accents coexistent au sein du Royaume-Uni et dans le monde anglophone. Certaines de ces
variétés sont difficiles à comprendre, même pour un anglophone de naissance10. Toutefois, bien que la variation
des accents diminue en Angleterre, les locuteurs natifs sont souvent très fiers de leur accent et de l'identité locale
qu'il reflète. En effet, les accents peuvent varier sensiblement même entre les villes et les comtés d'une même
région. Par exemple, les Geordies, les habitants de Newcastle upon Tyne, ont généralement un accent distinct de
celui des anglophones des villes voisines ; cette variation comprend l'utilisation de « gan » au lieu de « go ».)11
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Exemple d'accent anglais
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Un exemple d'un homme avec un accent (occidental) Yorkshire (Lord John Prescott).
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Exemple d'accent anglais
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Un exemple d'un homme avec l'un des nombreux accents écossais parlés à travers l'Écosse (Alex Salmond).
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Exemple d'accent anglais
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Un exemple d'un homme avec l'un des nombreux accents irlandais parlés à travers l'Irlande (Terry Wogan).
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Langues dérivées
au Basic English, langue artificielle créée par C. K. Ogden et I. A. Richards en 1930 et ne comportant pas plus de
850 mots ; elle ne se développa pas car, à l'instar des langues construites minimalistes, elle paralysait
l'expression en exigeant des locuteurs qu'ils recourent sans cesse à des périphrases et elle donnait aux
anglophones l'impression qu'on écorchait leur langue maternelle ;
au special English (anglais spécial), composé de 2000 mots environ, excluant les idiotismes et parlé à vitesse
réduite (25 % moins vite qu'une diction normale) ; cette variété d'anglais est une des langues utilisées par la
radio VOA (The Voice of America) pour la diffusion de ses émissions dans le monde entier ;
au simple English, une langue de Wikipédia écrite en anglais, mais avec des règles de simplicité.
Statut officiel
Les pays où l'anglais est la première langue (mais pas forcément officielle) :
Antigua-et-Barbuda Bahamas
L'anglais est aussi la langue officielle de certains villages de la République dominicaine, proches de la frontière
haïtienne (où l'on parle un anglais du xixe siècle, issu d'anciens esclaves des États du sud des États-Unis ayant fui
la guerre de Sécession).
L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien, avec le
français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État dont le français), de l'Irlande (avec
l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin et le tamil), de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa,
l'afrikaans, et le sotho du Nord) et de l'Égypte.
C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël et aux Émirats arabes unis (langue de communication de la
population à 74 % étrangère). C'est une langue usuelle dans l'île de Saint-Martin relevant pour partie de la
République française et pour partie du royaume des Pays-Bas.
Selon des sources12,13, l'origine des mots
anglais se décompose comme suit :
Latin ≈29%
Français (d'abord français anglo-
≈29%
normand, puis français)
Germanique ≈26%
Grec ≈6%
Autres ≈10%
À Hong Kong, c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Apprise dès l'école
maternelle, elle est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de
toutes les universités. Un nombre important d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur anglophone. Cette
langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue
étrangère.
En Thaïlande, l'anglais est également utilisé pour les affaires mais après le chinois.
Au Viêt Nam, 6,5 % de la population parle l'anglais à des degrés divers (locuteurs en seconde langue, locuteurs
partiels) [réf. nécessaire].
Cameroun Kenya
Canada Kiribati
Eswatini Liberia
Ghana Namibie
Grenade Nigeria
Sainte-Lucie Tanzanie
Samoa Vanuatu
Seychelles Zambie
Singapour
Diffusion de l'anglais
L'influence de l'anglais croît depuis plusieurs décennies du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et
technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis en
particulier. Écrivant en 1989, Maurice Pergnier15, évoque cette situation en ces termes :
La prédominance de l'anglais a remplacé celle du français au xxe siècle, à la suite des deux guerres mondiales
dont la France est sortie exsangue et du renforcement du poids politique, culturel et économique des États-Unis.
L'opinion selon laquelle l'anglais serait la langue de communication universelle incontestée, ainsi que le choix le
plus adapté d’un point de vue économique en matière de communication internationale, est très vivement
contestée (voir Rapport Grin et espéranto)16.
L'anglais occupe des positions de plus en plus fortes dans le monde, et en particulier en Europe. Le linguiste
Claude Hagège estime que la raison en est le développement considérable, dans l'Europe contemporaine, de
l'économie libérale, dont l'anglais est le support. À l'origine des assises libérales de l'anglais, une solidarité
naturelle unit la langue anglaise et l'idéologie libre-échangiste, qui a dominé la conception anglaise des relations
humaines et commerciales depuis David Hume (1740) et Adam Smith (1776), lesquels ont inspiré les doctrines
libérales de David Ricardo (1817) et John Stuart Mill (1848)17.
Toutefois, la démographie des pays anglo-saxons étant moins dynamique que celle de certains pays émergents,
la part de la population mondiale ayant l'anglais pour langue maternelle pourrait diminuer, passant de 9 % en 2000
à 5 % d'ici 205018, alors que selon les projections effectuées par les Nations unies en 2002, la part de la
population francophone pourrait passer de 3 % de la population mondiale en 2000 à 7 % en 205019. En 2060, la
population appartenant aux pays où l’anglais a le statut de langue officielle (« l'espace anglophone ») atteindra
quatre milliards d’individus, les cinq principaux espaces linguistiques suivants seront le français (850 millions),
l'hindi (700 à 800 millions), l'arabe (700 millions), l'espagnol (600 millions) et le portugais (350 millions)20.
Claude Truchot estime que l'usage de termes anglais dans le discours, qui est une pratique qui s'est renforcée
depuis une quinzaine d'années, revêt une dimension idéologique, dans la mesure où son objectif est d'exprimer la
modernité et l'internationalité en évitant l'usage de la langue maternelle21.
Un certain nombre de multinationales ont refusé l'hégémonie de l'anglais comme l'illustrent les propos de Jean-
François Dehecq, PDG de Sanofi Aventis, tenus lors d'un entretien accordé au journal L'Expansion (27 juin 2005)
qui lui avait demandé quelle était la langue utilisée dans son groupe, celui-ci répondit : « Ce n’est sûrement pas
l’anglais. Une multinationale est une entreprise dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion,
c’est du cerveau des gens dont on a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec
100 % de leurs capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50 %, et la majorité, avec 10 %. À vouloir tous être
anglo-saxons, il ne faut pas s’étonner que ce soient les Anglo-Saxons qui gagnent ».
L'emploi de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications comme le
fut (et l'est toujours, d'ailleurs) l'italien pour la musique classique. Mais les nouvelles technologies (DVD multi-
langues, mondialisation de l'internet) et l'adaptation des entreprises à leurs clients (CNN diffusant en plusieurs
langues, Microsoft fabriquant le logiciel Windows en plusieurs langues) ont porté un coup relatif à cette
domination de l'anglais. L'anglais est depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. De plus
en plus de travaux de recherches scientifiques (thèses, études, etc.) sont rédigés en anglais ou font l'objet d'une
traduction dans cette langue.
Dans certains États non anglophones, l'anglais est devenu langue officielle dans une partie de l'enseignement
supérieur. En Suisse, l'anglais est devenu une langue d'enseignement pour certains cours spécifiques,
principalement dans des facultés scientifiques et techniques au niveau du Master universitaire. Les langues
d'enseignement demeurent toutefois très largement les langues nationales officielles qui ont cours en Suisse, à
savoir l'allemand, le français ou l'italien22.
Diffusion dans les relations internationales
Au cours du xxe siècle, l'anglais a acquis dans le monde la place de la langue la plus fréquemment utilisée dans
les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Alors que le français était jusqu'à la
Première Guerre mondiale la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles,
l'importance croissante des États anglophones dans les relations internationales a favorisé l'emploi de l'anglais au
détriment du français ou de l'allemand.
L'anglais est la seconde langue, officielle ou de facto, de très nombreux États, dont certains à forte croissance
démographique (comme le Nigeria ou l'Ouganda). C'est la langue étrangère la plus apprise au monde, avec un
nombre toujours croissant d'apprenantsNote 2.
Certains chercheurs [réf. nécessaire] s'inquiètent du risque d'évolution non maîtrisée de la langue (changement de
sens des mots, simplifications grammaticales, modification de la prononciation) en constatant le poids croissant
du nombre de locuteurs ne maîtrisant que peu ou mal la langue par rapport au nombre de locuteurs instruits ayant
l'anglais pour langue maternelle.
Selon le service de la recherche pédagogique de Hanovre, il existe un décalage important dans l'apprentissage de
l'anglais comme seconde langue entre le niveau qu'estiment posséder les utilisateurs et leur véritable maîtrise.
Ainsi, il a été demandé à des élèves qui pratiquaient depuis 8 à 10 ans d'estimer leur niveau de compétence : 34 %
ont répondu « très bien », 38 % ont répondu « bien » ; en revanche, à la suite d'un test d'évaluation on s'est rendu
compte que seulement 1 % des étudiants maîtrisaient très bien l'anglais, et seulement 4 % le maîtrisaient bien23,24.
Dans le cadre d’une étude réalisée en 2000 et publiée dans le numéro 26-27, 2002, de Läkartidningen, revue
spécialisée destinée aux médecins suédois, 111 médecins généralistes danois, suédois et norvégiens ont lu le
même article synoptique pendant 10 minutes. La moitié l’a lu dans sa langue maternelle, l’autre moitié en anglais.
Des questions étaient posées tout de suite après la lecture. En général, tous les médecins danois, norvégiens et
suédois sont relativement à l’aise avec la langue anglaise grâce à l’enseignement reçu à l’école et grâce
également à la télévision, au cinéma et aux chansons. De plus, leur langue est apparentée à l’anglais. Ils lisent
également des ouvrages d’études en anglais, sont abonnés à des revues médicales en anglais. Dans le cadre de
cette étude, les médecins avaient indiqué qu’ils comprenaient tous l’anglais. 42 % d’entre eux avaient même
signalé qu’ils lisaient chaque semaine des communiqués en anglais. Cette étude a révélé que les médecins qui
avaient lu le texte en anglais avaient perdu 25 % des informations par rapport au même texte lu dans leur langue
maternelle.
Dans un discours prononcé aux États-Unis en 2000, Margaret Thatcher liait la domination de l'anglais à la
domination politique et économique de ce pays25 : « Au xxie siècle, le pouvoir dominant est l'Amérique, le langage
dominant est l'anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon »26. On peut d'ailleurs
noter qu'en 2005 les États-Unis se sont vigoureusement opposés à l'adoption par l'Unesco de la convention sur la
diversité culturelle27. Ceci semble révéler une volonté d'imposer l'anglais au niveau international.
Certains chercheurs dénoncent cette domination croissante28, qu'ils qualifient d'impérialisme linguistiqueNote 3, et
les risques qui, selon eux, peuvent en découler, notamment le risque d'hégémonie (l'anglais prend la place d'autres
langues) ou de sélection sociale (il faut parler anglais pour faire partie de l'élite).
C'est dans cette perspective qu'est décerné en France le prix de la carpette anglaise destiné à critiquer les
personnalités françaises ayant mis un zèle particulier dans l'emploi injustifié de l'anglais. Ainsi en 1999, Louis
Schweitzer, l’ex-PDG de Renault, avait reçu ce prix pour avoir décidé que les communications entre les cadres de
sa multinationale se feraient exclusivement en anglais. Cependant en avril 2001, l’AFP informait qu’il abandonnait
cette voie et reconnaissait que l'anglais fut plus un handicap qu'une aide : « La langue a été une difficulté un peu
supérieure à ce que nous pensions. Nous avions choisi l’anglais comme langue de l’alliance mais cela s’est avéré
un handicap avec un rendement réduit de part et d’autre ».
En particulier depuis le 1er mai 2008, le Protocole de Londres impose de connaître l'anglais ou l'allemand pour ne
pas enfreindre la loi sur les brevets [réf. nécessaire], ce qui contreviendrait à la constitution française qui définit le
français comme langue nationale.
Il existe des études, telles le rapport Grin, qui cherchent à quantifier cette influence et à évaluer certaines solutions
alternatives dans le cadre de la politique linguistique de l'Union Européenne.
Influences indirectes
L'importance prise par l'anglais américain traduit la puissance économique et politique des États-Unis, et leur
influence dans le monde, bien plus que celle du Royaume-Uni, berceau de la langue anglaise. Elle s'accompagne
plus généralement d'une influence socioculturelle, qui s'exerce, outre la langue, par l'apprentissage de codes
sociaux et par le cinéma29. Elle peut ainsi avoir un impact non négligeable sur les modes de vie des pays non
anglophones, au travers du phénomène d'américanisationNote 4.
Écriture et orthographe
L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir l'histoire de la langue
anglaise). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère ; toutefois le tréma est
utilisé dans certains textes pour indiquer qu'une deuxième voyelle ne fait pas partie d'un digramme. Par exemple,
on trouve parfois coöperate, bien que les graphies cooperate ou co-operate soient plus fréquentes30.
Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de correspondance exacte entre
celle-ci et la prononciation actuelle.
À partir du xvie siècle plusieurs personnes ont proposé de simplifier l’orthographe de l’anglais31 ; quelques-unes,
dont Benjamin Franklin32 et George Bernard Shaw, ont même proposé une écriture phonétique, mais sans succès.
Le mot fictif ghoti qui se prononce comme le français « fiche » a été utilisé comme exemple de l’inadéquation de
l’orthographe actuelle.
Prononciation
Voyelles
Les symboles dans la liste ci-dessous sont ceux de l'alphabet phonétique international tels qu'ils sont utilisés pour
la transcription de l'anglais (sauf aux États-Unis) par la plupart des dictionnaires, spécialisés ou non, depuis la fin
des années 1970.
Voyelles brèves
Les séquences appelées triphtongues sont en fait quelquefois constituées de deux syllabes : à savoir une
diphtongue suivie de /ə/.
Consonnes
Le tableau ci-dessous présente le système des consonnes de l'anglais avec les symboles de l'alphabet phonétique
international (API).
Lorsqu'une case contient deux sons, celui du haut est « sourd » ou « non-voisé », celui du bas est « sonore » ou
« voisé ».
labio-
bilabiale dentale alvéolaire post-alvéolaire palatale vélaire glottale
dentale
/tʃ/ : church
(église)
affriquée
/dʒ/ : bridge
(pont)
labio-vélaire
Grammaire
Singularités grammaticales
Selon Jean-Pierre Cléro33 et Sandra Laugier, certaines caractéristiques de la grammaire anglaise, correspondant à
un refus des constructions linguistiques issues de la spéculation philosophique et à la préférence pour la langue
ordinaire [pas clair], rendent cette langue souvent difficile à traduire. Cette intraduisibilité (en particulier en français),
qui joue un rôle crucial dans l'universalisation d'une langue apparemment simple, s'articule autour de quelques
points majeurs34 :
le régime du passif : forme privilégiée d'une action lorsque son agent est indéterminé ou, à l'inverse, trop évident
« She was offered a bunch of flowers » et que le français traduit par l'emploi du « on » modifiant ainsi les
relations internes à la phrase entre actants (l'agent et le patient)35 ;
l'ellipse de l'agent : elle est devenue une caractéristique de la langue elle-même « the door opens » où le français
doit recourir au pronom « se » pour marquer la présence d'un actant, ou favorisée par la tournure passive (un
gros titre de journal : Killer's car found « la voiture du meurtrier a été découverte »)36 ;
do, make, have : la traduction en français de ces termes nécessite des constructions plus lourdes, par exemple
pour « I do » performatif, have causatif « he had Mary pour him a drink », « make » causatif avec une nuance de
contrainte « he made Mary open her bag ». Les nuances apportées par ces traductions possibles du français
« faire » correspondent aussi à des enjeux philosophiques sur les limites du concept d'action37.
la substance transitoire : la dérivation des verbes par -ing évite la substantivation des verbes, qui conservent
leur valeur sémantique de verbe (« the doing of an action »), et la dérivation des adjectifs par -ity, -hood, -ness, et -
y évite la réification des qualités [pas clair] : innerness désigne encore une qualité, contrairement à intériorité. Leur
traduction en français nécessite des constructions plus lourdes38.
Conjugaison
Lexique
Nombre de mots
Contrairement à d’autres langues, il n'existe pas d’organisme qui recense officiellement les mots anglais. Comme
par ailleurs l’importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont
créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d’autres restant d’usage confidentiel), il n’existe pas de
liste complète. Le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complets, recense plus de 600 000 entrées, y
compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux. Ce nombre semble confirmé
par le Webster's Third New International, qui recensait 450 000 mots en 1961. Cependant, leurs entrées ne
coïncident pas entièrement et on estime qu’en les combinant on atteindrait 750 000 mots, total qui est supérieur à
celui constaté dans d'autres langues39.
Cette large base lexicale provient en grande partie de l'emprunt par l'anglais, à partir de la conquête normande, de
nombreux mots franco-normands. On a pu estimer qu'au xiiie siècle 10 000 de ces mots environ avaient été
importés40. Souvent, ils dupliquaient les mots d'origine anglo-saxonne déjà existants : dans certains cas, l'un des
deux mots supplanta l'autre, alors que dans de nombreux autres cas les deux continuèrent à coexister, amenant à
une juxtaposition de mots différents relatifs à une même notion mais avec des sens légèrement différents. Ainsi,
à côté de house, mot d'origine germanique (à rapprocher de l'allemand Haus), qui signifie « maison », on trouve
mansion, mot d'origine franco-normande qui désigne une « grande demeure », un « manoir »40, ou encore freedom
et liberty, deux mots très proches, le premier ayant un sens général et le second faisant référence à un système
politique de droits et de devoirs41. De même, on trouvera des paires de mots issues de groupes linguistiques
différents, telles que moon et lunar, tooth et dentist, weapon et armament, strength et force.
langue d'oïl, le français anglo-normand principalement mais on y trouve aussi le picard et enfin l'ancien
français : 28,3 % ;
grec : 5,33 % ;
Ces estimations doivent être prises avec beaucoup de prudence car de nombreux mots sont entrés dans l'anglais
par l'intermédiaire d'une autre langue (par exemple des mots latins via le franco-normand). Ces problèmes de
définition conduisent à des appréciations différentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son
côté que plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française, alors que les emprunts du français à
l'anglais ne dépassent guère plus de 4 %43. L'abondance de termes, même courants, issus du français explique
qu'une bonne partie du vocabulaire soit plus accessible aux francophones qu'aux locuteurs de langues pourtant
germaniques comme le néerlandais, l'allemand ou les langues scandinaves. On compte des mots tirés de l'ancien
français (enjoy, challenge, bacon), mais aussi du français moderne voire contemporain (façade, restaurant, encore).
Certains mots ont même été empruntés puis réempruntés : « challenge » est un mot français d'origine anglaise (a
challenge), issu lui-même de l'ancien français chalenge44 ; bacon également, sorti de l'usage du français au
xvie siècle et revenu « fumé » d'outre-Manche à la fin du xixe siècle45, etc. Selon Melvyn Bragg, auteur de The
Adventure of English, l'anglais qui comptait avant l'invasion normande de 1066 quelque 25 000 à 30 000 mots,
s'est enrichi au cours des deux à trois siècles suivants d'environ 10 000 à 12 000 mots d'origine française46.
À noter donc un nombre considérable d'emprunts au français qui ont conservé leur orthographe d'origine (justice,
miracle, date, silence, machine, regret, surprise, empire, queue, table, intelligent, centre, force, science, nature, portrait,
culture, point, royal, image, attention, lion, double, muscle, message, amusement, secret, prairie, journal, saint, page,
police…)47 mais sont prononcés différemment ; également un très grand nombre de mots issus de l'ancien
français qui sont restés tels quels en anglais comme chief48 (devenu chef en français moderne), isle49 (devenu île)
ou encore forest50 (devenu forêt), hospital51 (devenu hôpital), ainsi que quest52, conquest, request, tempest53,
arrest54 qui ont perdu le « s » en français moderne, « remplacé » par un accent circonflexe ; mais aussi people, issu
de l'une des variantes en ancien français (et normand)55 du mot peuple56.
On peut également évoquer la présence dans la langue anglaise de termes provenant du français mais qui ont
cependant disparu de celui-ci alors qu'il évoluait, comme le mot fame57 signifiant « célébrité », qui n'existe plus en
français moderne tout en demeurant présent dans l'adjectif fameux, dont le sens a peu à peu évolué, ou comme
quiet58, disparu du français moderne, tout en y perdurant aux travers du nom quiétude, de son contraire inquiet et
du nom dérivé inquiétude. Enfin, notons que de très nombreux verbes anglais sont issus (ou dérivent) du français
comme to change, to charge, to employ, to declare, to envoy, to maintain, to claim, to imagine59, etc. Et des mots
décrits comme anglais ne sont parfois que des termes issus du français lui revenant, à l'image du mot sport,
provenant en fait de l'ancien français desport60 ou encore suspense, issu de l'anglo-français suspens61 (comme
dans en suspens), lui-même provenant du vieux français sospense signifiant « report », « ajournement »,
« suspension ».
Le français recèle des mots d'origine germanique (francique). Dans le cas du normand viennent se surajouter des
termes d'origine scandinave. Ainsi, paradoxalement, nombre de mots anglais issus du normand ou du français
sont d'origine germanique, bien qu'ils aient une apparence latine (voir list of English Latinates of Germanic
origin (en)).
L'apport du vieux norrois, consécutif aux raids et aux peuplements vikings ayant eu lieu de la fin du viiie siècle à la
fin du xe siècle, est assez faible numériquement mais a donné à l'anglais moderne certains de ses mots les plus
courants : skirt, sky, skin, both, same, get, again, cake, knife, etc62 et a influencé la phonétique, par exemple : give au
lieu de ġi(e)f-an (ġ = y), sister au lieu du vieil anglais sweoster63.
Les emprunts aux langues celtiques sont extrêmement peu nombreux : David Crystal estime qu'ils ne dépassent
pas deux douzaines, ce qui est curieux s'il est vrai que ces langues dominaient les îles Britanniques avant l'arrivée
des Saxons. Quelques mots subsistent en anglais moderne, comme crag (rocher) ou galore (en abondance),
parfois dans des dialectes régionaux et surtout dans des noms de lieux (London, Thames, Kent). On retrouve des
racines celtes comme bre et pen (colline), coombe ou combe (vallée), tor (rocher) (dans Torquay), don (rivière)
(dans Doncaster), etc.64.
Bien que l'anglais ait absorbé de nombreux mots d'origine étrangère, le cœur du lexique reste anglo-saxon : les
100 premiers mots du Corpus d'anglais américain de l'université Brown, assemblé dans les années 1960, sont
anglo-saxons. Les mots les plus courants de la langue anglaise (mots grammaticaux comme in, the, be, ou
lexicaux comme father, love, name, etc.) sont des mots d'origine anglo-saxonne65.
Notes et références
Notes
2. The World Language, The Economist, 31 décembre 1999 ; « David Crystal, a British expert, estimates that some
350m people speak English as their first language. Maybe 250m-350m do or can use it as a second language: in
ex-colonial countries or in English-majority ones, like 30 m recent immigrants to the United States. And
elsewhere? That is a bold guess: 100m-1billion is Mr Crystal's, depending how you define “can”. Let us be bold:
in all, 20-25 % of the earth's 6 billion people can use English; not the English of England, let alone of Dr Johnson,
but English. That number is soaring as each year brings new pupils to school and carries off monolingual oldies
– and now as the Internet spreads » (« David Crystal, un spécialiste britannique, estime que quelque
350 millions de personnes parlent l'anglais en tant que première langue. Peut-être 250-350 millions
l'emploient ou savent l'employer en tant que deuxième langue : dans les anciennes colonies ou dans les pays
majoritairement anglophones, comme pour les 30 millions d'immigrants récents aux États-Unis. Et ailleurs ?
C'est là une estimation téméraire : « 100 millions à un milliard », estime M. Crystal, selon ce qu'on entend par
« savent ». Soyons téméraires : en tout, 20-25 % des 6 milliards d'habitants de la Terre savent employer
l'anglais, non pas l'anglais d'Angleterre, encore moins celui du Dr Johnson, mais l'anglais. Ce chiffre s'accroît
chaque année avec l'arrivée de nouveaux élèves dans les écoles et le départ de la vieille génération de
monolingues – et avec désormais l'extension de l'Internet ».)
3. Cet impérialisme linguistique a ses apologistes, tel David Rothkopf, directeur général du cabinet de conseil
Kissinger Associates, qui écrivait, en 1997, dans Praise of Cultural Imperialism (« Éloge de l'impérialisme
culturel ») : « Il y va de l'intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte
une langue commune, ce soit l'anglais ; que, s'il s'oriente vers des normes communes en matière de
télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties
sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s'élaborent
des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent ».
4. Selon l'ONG environnementale WWF, si chacun avait le même mode de vie qu’un Américain moyen, la
population mondiale aurait besoin de cinq planètes pour vivre (voir Qu'est-ce que l'empreinte écologique ? (ht
tp://[Link]/fr/wwf_action_themes/modes_de_vie_durable/empreinte_ecologique/) [archive] sur le
site du WWF), opinion relayée par le gouvernement français, voir le paragraphe « Un premier geste pour la
planète : consommer moins ! » ([Link]
1) [archive]. Se reporter à l'article empreinte écologique pour plus de détails
Références
2. (en) « What are the top 200 most spoken languages? ([Link]
0) [archive] » [« Quelles sont les 200 langues les plus parlées dans le monde ? »], sur [Link] (consulté
le 4 août 2021).
3. « Hervé Lavenir de Buffon est secrétaire général du « Comité international pour le français, langue
européenne » ([Link] [archive] », sur
[Link] (consulté le 27 mai 2010)
5. Wiktionnaire a recensé plus de 3000 mots anglais provenant de l'ancien français ou du français [1] ([Link]
[Link]/wiki/Cat%C3%A9gorie:Mots_en_anglais_issus_d%E2%80%99un_mot_en_ancien_fran%C3%A7
ais) [archive] [2] ([Link]
ot_en_fran%C3%A7ais) [archive]
6. En Catégorie Mots en anglais issus d'un mot en latin, Wiktionnaire en a recensé plus de 5600 [3] ([Link]
[Link]/w/[Link]?title=Cat%C3%A9gorie:Mots_en_anglais_issus_d%E2%80%99un_mot_en_latin&page
from=combust#mw-pages) [archive].
7. (Crystal).
8. (en) David Graddol, English Next: Why global English may mean the end of 'English as a Foreign Language'
(PDF), 2006, The British Council.
10. « British Accents and Dialects ([Link] [archive] », sur The British
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12. Thomas Finkenstaedt, Dieter Wolff Studies in Dictionaries and the English Lexicon éditions C. Winter année
1973 (ISBN 3-533-02253-6).
13. Joseph M. Williams Origins of the English Language. À Social and Linguistic History année 1986
(ISBN 0029344700)
14. Abram De Swaan, Words of the World : The Global Language System, chapitre 1.1. ([Link]
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universitaires de France, 1989.
16. « Le rapport François Grin sur l'enseignement des langues étrangères comme politique publique ([Link]
[Link]/BRP/054000678/[Link]) [archive] » [PDF], sur le site de la
suivantes.
23. Voir Claude Piron, Les langues : un défi - chap. 6 Les langues… ça coûte ([Link]
Z7IeoNi79wk) [archive].
24. Claude Piron, « Et vous, que pensez-vous des langues en Europe ? », demande Leonard Orban, membre de la
Commission européenne chargée du multilinguisme ([Link]
m) [archive], sur le site de Claude Piron.
27. Thomas Stephens (traduction de l'anglais : Bernard Léchot), La diversité culturelle impose sa loi ([Link]
[Link]/fre/culture/La_diversite_culturelle_impose_sa_loi.html?cid=4800644) [archive], [Link],
21 octobre 2005.
28. Voir les travaux du professeur britannique Robert Phillipson, notamment son livre Linguistic imperialism
(« impérialisme linguistique »), 1992, Oxford University Press.
29. Éric Denécé et Claude Revel, L'Autre Guerre des États-Unis, économie : les secrets d'une machine de conquête,
pages 159 à 172.
45. Albert Dauzat, Jean Dubois, Henri Mitterand, Nouveau dictionnaire étymologique et historique, Librairie
Larousse, 1971, p. 65.
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55. (en) « PEOPLE | Meaning & Definition for UK English | [Link] ([Link]
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Voir aussi
Bibliographie
Généralités
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Traduction
Hélène Chuquet et Michel Paillard, Approche linguistique des problèmes de traduction : anglais-français, Gap,
Ophrys, 1989, 414 p.
Jean-Paul Vinay et Jean Darbelnet, Stylistique comparée du français et de l'anglais, Paris, Didier, 1977, 331 p.
Articles connexes
Anglais américain
Argot américain
Globish
Grammaire anglaise
Conjugaison anglaise
Anglicisme
Franglais
Liens externes
(en) A Two-Page PDF Reference Guide of the 681 Most Common French/English Verbs ([Link]
m/[Link]) [archive]
Connaissance de l'anglais en France, en Belgique et dans les autres pays européens ([Link]
es/thesis_fr.asp?n=138) [archive] — Étude
29 mai 2013)