📘
Introduction
Section 1 : Aspect historique du Droit Commercial
Paragraphe 1 : Les origines du droit commercial
Le Droit Commercial nait dans le cadre du Commerce Maritime.
Au Moyen-Age, on retrouve des foires, des marchés qui s’organisent
dans toute l’Europe.
On y trouve des commerçant en provenance de toute l’Europe qui
viennent échanger des biens. On a des routes marchandes qui sont
tracées (Exemple : la route de la soie qui relie l’Asie à la Turquie). A partir
de là, nous allons avoir des pratiques/usages qui vont être forgé par les
commerçants.
Le Droit Commercial c’est un droit issu de la coutume, un droit
coutumier. C’est également un droit social car les instruments de Droit
Civil, de droit commun ne sont pas à même de répondre aux impératifs
de sécurité, de fluidité et de rapidité des opérations.
💡 Droit commun : c’est le Droit en général qu’on trouve dans le
Code Civil.
Le Droit Civil s’applique en l’absence de règles spéciales.
Le Droit Commercial c’est un droit spécial.
Comme exemples d’institution spécifiques au droit commercial nous
avons :
les règles relatives à la faillite → désormais appelées “Droit des
entreprises en difficultés”
ce droit commercial on l’appelle l’ex mercatoria → qui signifie “loi
des marchands”
Introduction 1
→ à l’origine international
Paragraphe 2 : De l’ancien régime à aujourd’hui
Au sujet de l’ancien régime il y a deux choses à retenir :
les différents métiers s’organisaient autours de corporation
⇒ sortes d’institution auxquelles les commerçants devaient être
affiliés
⇒ l’exercice de commerce n’était pas libre
La Révolution abolit ce système de corporation à travers deux
mesures phares de 1791 :
la loi Chapelier
le décret d’Allarde
Là, les corporations sont supprimées et interdites par ces deux
mesures.
→ Elles instaurent ainsi le principe de la liberté du commerce
Les corporation sont interdites car c’était des institutions qui
bénéficiaient de pouvoirs accordés par le Roi. Elles bénéficiaient
également de privilèges
→ privilèges remis en cause au cours de la Révolution
L’ordonnance de 1673 : c’est une ordonnance traitant du commerce
sur terre, autrement appelé “Code Savary”
⇒ Ce code va inspirer le Code Napoléon de 1807 “Code de
Commerce”
💡 Lois codifiées : rassemblées formellement par le
législateur dans un Code.
Lois non codifiées : n’apparaissent pas dans le Code mais
tout autant valable.
Introduction 2
En l’an 2000 il y a eu une systématisation de l’ensemble des lois dans le
Code Commercial.
A partir du XXe siècle, en réaction au capitalisme effréné notamment au
Crash boursier au USA, de 1929, nous avons de nouvelles doctrines de
caractère socialiste qui apparaissent et qui vont influencer le nouveau
Code Commercial, en donnant bien plus de droit à l’Etat.
⇒ C’est ce qu’on appelle le dirigisme : c’est l’époque de la
planification, de la nationalisation.
Exemple : c’est dans ce contexte que né EDF créé par une loi de 1946
relative à la nationalisation de l’électricité et du gaz. EDF va être
privatisé dans les années 2000 avant d’être de nouveau nationalisé
pour répondre au projet nucléaire français.
La nouveau Code de Commerce du 18 septembre 2000, opère une
codification à Droit Constant.
→ on prend les différentes lois en restant dans la continuité, sans
changer la nature des règles
Exemple : la loi du 24 juillet 1966 a été reprise tel quelle.
Le Code se compose de 9 livres :
Livre 1 : traite du Commerce en Général
Livre 2 : traite des Sociétés Commerciales
Livre 7 : traite des Juridictions Commerciales et l’Organisation du
Commerce
Droit Commercial et Droit des Affaires :
Le Droit Commercial constitue une simple branche du Droit des Affaires.
C’est un Droit qui s’applique strictement aux commerçants et aux actes
de commerces.
Avec le temps, il y a certaines règles du Droit Commercial, il y a
certaines règles du Droit Commercial qui se sont détachées de la qualité
de commerçant pour avoir un domaine d’application plus large car les
acteurs de la vie économique ont évolué.
Introduction 3
⇒ de fait il n’y avait plus de raisons de limiter l’application de
certaines règles aux simples commerçants car ces règles
répondaient dans certains domaines aux mêmes impératifs
Exemple : l’application du droit de faillite s'appliquait à l’origine
uniquement aux commerçants.
-> depuis 1985, il s’applique aux artisans, aux agriculteurs même aux
professions libérales
La distinction entre le professionnel et le non professionnel
Un commerçant peut ne pas être considéré comme un professionnel car
les critères sont différents.
💡 Professionnel (défini par le Code de la Consommation) : il
s'agit de toute personne physique ou morale, publique ou
privée, qui agit dans le cadre de son activité commerciale,
industrielle, artisanale, libérale ou agricole.
Personne physique : c'est un être humain, un individu en chair
et en os.
Personne morale : c'est une entité juridique autonome à
laquelle on confère une personnalité juridique (exemples : une
association, une fondation, une société, l'État).
L’entreprise c’est avant tout un concept économique. L’entreprise se
distingue de la personne morale.
Une personne morale à des prérogatives du fait de cette personnalité
juridique, elle se voit reconnaitre un certain nombre de droits presque
tous spécifiques notre humanité:
Une nationalité
Un domicile (siège social),
Un nom (dénomination sociale).
Le concept d’entreprise renvoie à un ensemble de biens humains et
matériels, indépendamment de la forme dans laquelle ça s’exerce.
Introduction 4
L’entreprise désigne les entités qui quelque soit leur mode juridique et
leur forme de financement exercent une activité de production, de
distribution et de service y compris celles qui sont le fait de personnes
publics (=la définition issue du Code de Commerce dans la partie
consacré au droit de concurrence)
Le droit des Affaires recouvre l'ensemble des règles applicables aux
relations économiques relevant des droits privés. Il comprend par
exemple le droit de la
propriété intellectuelle, le droit boursier, le droit bancaire le droit des
entreprises
en difficulté, et donc va traiter du droit commercial.
Le but primaire du droit commercial c'est d'organiser de la manière la
plus pertinente l'activité économique. toujours pour servir des impératifs
de fluidité, de sécurité et de rapidité des transactions commerciales.
Sauf exception, comme le contrat de société commerciale, toutes les
transactions commerciales sont des mécanismes qu'on retrouve d'abord
en droit civil.
Il y a des société qui du seul fait de leur forme ont une nature
commerciale, peu importe la nature de l'activité menée.
Jusqu'à récemment, les professions libérales ne pouvaient exercer que
dans une société de forme civile. On leur a permis d’utiliser d'autres
formes comme:
la société Anonyme (SA)
la Société par Actions Simplifiée (SAS)
la Société à Responsabilité Limitée
(SARL)
Ces différente sociétés sont des sociétés commerciale par la forme.
=>c'est-à dire que le seul fait qu’un individu adopte une de ces formes
sociales, il sera considéré comme un commerçant peu importe la nature
de son activité.
On remorquera que depuis quelques années le droit des affaires est
parcouru par un soucis d’éthique et de morale. Il se trouve imprégné
depuis un certain nombre d'années de règles de cette nature.
Introduction 5
Exemple: codes de bonnes conduite adopté par les entreprises
Dans le code civil on trouve un texte qui précise que la société doit être
gérer conformément aux enjeux sociaux et environnementaux de son
activité
Loi importante 2017 : suite à l’effondrement d’une usine au Banaladesh,
une loi a été voté sur le devoir de vigilance des sociétés.
Section 2 : Les sources du Droit Commercial
Paragraphe 1 : Les sources internes : le droit national
A- Les sources publics/étatiques
La pyramide de Kelsen permet de hiérarchiser les normes en droit
français :
Bloc de constitutionnalité:
Constitution de 1958
DDHC de 1789
Préambule de la Constitution de 1946
Charte de l'environnement de 2004
Bloc de conventionnalité:
Traités internationaux
Traites européens
Droit de l’Union Européenne
Bloc de légalité:
Lois organiques
Lois ordinaires
Lois référendaires
Ordonnances de l’article 38 de la Constitution.
Bloc réglementaire :
Règlement autonomes
Règlement d’applications
Introduction 6
Décrets et arrêtés
Les ordonnances émanent du gouvernement
Les lois émanent du parlement
Les tribunaux de commerce ont un rôle important car ils sont confrontés
aux difficultés de la pratique.
B- Les sources d’origines privées
Les sources d'origines privées sont multiples, par exemple:
les codes de bonnes conduite : ils sont élaborés par les ordres
professionnels (comme l'ordre des avocats /médecins)→ils n'ont
aucune valeur contractuelle car ils s'appliquent uniquement aux
professionnels impliqués
les règles qui dérivent des usages: ils peuvent être communs à
toutes les branches du commerce ou seulement à certaines d’entre
elles. On distingue2 types d'usage:
les usages de droit : qui correspondent à la coutume créatrice de
véritables règles juridiques
les usages professionnels
Les usages de droit:
Ils sont assimilés aux coutumes et à cet égard, ils ont la même force
normative qu’une loi. La coutume est faite par le peuple. C’est le juge qui
donne cette force à la coutume, car il la reconnait et peut la sanctionner.
La coutume peur revêtir un caractère impératif (⇒ ça implique que sa
s'impose tant aux parties qu'au juge → on ne peut pas y déroger) soit un
caractère supplétif (⇒ être conventionnellement écarté des parties)
⇒ la bonne application des usages est contrôlée par la Cours de
Cassation. Les parties n’ont pas à prouver l'existence d'une coutume
"Nul n’est censé ignorer la loi"
Les usages professionnels /conventionnels
La coutume (synonyme d'usage de droit) se distingue de l'usage
conventionnel qui désigne les pratiques habituellement suivies par les
Introduction 7
professionnels. Comme ils sont suivis par les professionnels on en
déduit qu'ils sont implicitement référés lorsqu’ils contractent entre eux, à
moins d'avoir stipulé l'inverse.
Exemple: lorsqu'un produit est vendu entre des pros à un prix donnés,
on peut se demander si le prix indiqué est HT ou TTC
⇒ entre pros l'usage veut que ce soit HT
Le contrat peur prévoir le contraire mais si le contact ne dit rien en cas
de litige, on va se référer à l'usage qui prévoit que le prix est compris
HT.
Devant le juge en cas de litige, il va falloir prouver l'existence du litige
considéré
La différence entre un usage de droit et un usage
professionnel:
un usage professionnel correspond une profession donnée. On a
différent type d'activités qui ont certainement des usages
spécifiques
→ ces usages ne viennent pas du peuple
→ Un usage professionnel doit être prouvé devant le juge
un usage de droit à la même force normative qu'une loi donc pas
besoin de le prouver devant le juge (⇒ il émane du peuple)
Le juge ayant la qualité de commerçant, il est censé être au fait de cet
usage.
Si il ne l'est pas, on peut se rendre devant une Chambre des
Commerces et des Industries qui peut nous délivrer un certificat
d'usage, ou dans les syndicats professionnels qui peuvent attester de
l'existence d'un usage dans une profession donnée. Il va également
falloir prouver devant le juge que le partenaire contractuel partage le
même usage.
Les usages conventionnels ne sont applicable qu'entre professionnel
d'une même activité, ils peuvent être opposé à notre contractant que s'il
est de la même spécialité.
Parfois, il y a des usages qui ont lieu que dans des régions données.
Introduction 8
→ on doit prouver que sa s'applique dans le domaine professionnel
considéré et dans la zone géographique considéré
Exemple d'usage consacré par le législateur:
C’est la pratique qui consistait pour les commerçants d’être jugé par
leurs pairs
⇒ car ils ont connaissance des usages, la pratique et les difficultés
rencontrées
Paragraphe 2 : Les sources internationales
Concernant les sources publics, on retrouve :
le conventions et traités internationaux
Exemple: convention en terme de vente internationale de marchandise
Quand vous avez un contrat qui a un élément d'extranéité, la question
qui se pose c'est quelle loi va s'appliquer, on va s’appuyer sur cette
convention
Il y a une importance particulière qui va être donné aux Droits de l’Union
Européenne en raison de la volonté de l’Union d'établir un marché
unique. Les règles en la matière vont être importante car elles vont
permettre d'harmoniser les différentes législations. Cette harmonisation
facilite les rapports entre les entreprises des différents États membres.
Exemple: règles favorisant une saine et équitable concurrence entre les
différents États membres de l’UE
Section 3: l'environnement du droit commercial
Paragraphe 1: Règlement des litiges nés à l'occasion
d'une activité commerciale
A) Le règlement des litiges devant les Juridictions étatiques
Le tribunal de Commerce c'est une juridiction d'exception, car il est
compétent autant qu'un texte spécial le prévoit:
Introduction 9
💡 Article L 221-3 du Code de Commerce qui fixe la
compétence de ce tribunal
1- Le tribunal de commerce, une juridiction controversée
Autrement appelé juridiction consulaire, le tribunal de commerce est une
institution controversée car :
→ le juge étant avant tout un commerçant, ce n'est pas un juge
professionnel, il n'est pas formé au droit. Ce sont des commerçant
bénévoles sélectionnés par leurs pairs.
Selon Edmond THALLER (éminent juriste du XIXe
siècle): "Le sens du commerce n’est après tout pas une
garantie de l'aptitude à faire appliquer le droit
commercial ”.
D'autant que le droit commercial devenu très technique, se mêle à
d'autres branches du droit privé en particulier au droit civil avec le droit
des contrats ou le droit des sûretés.
Jusqu'à une loi de modernisation de la Justice du 16 novembre 2016, la
formation des juges reposait uniquement sur le volontariat. Un juge
commerçant n'était pas obligé de suivre une formation juridique pour
exercer des fonctions. Dorénavant, les commerçants qui vont exercer la
fonction de juge, se voient dans l'obligation de faire une déclaration
d’intérêt.
⇒ lister tous les liens qu'ils ont avec leurs collègues.
Si un juge omet de satisfaire à son obligation de formation ou ne soumet
pas sa déclaration d'intérêt alors il est réputé démissionnaire d'office.
En raison de conflit de compétence (tribunal civil ou tribunal de
commerce?), une loi récente a introduit le tribunal des activités
économiques.
⇒ il aurait pour but de mettre sous un même tribunal tous les litiges en
rapport avec l'activité économique sans distinguer que ce soit du droit
commercial, droit de la consommation etc.
Introduction 10
Le tribunal de commerce perdure car c'est bon pour les finances de
l’Etat, c'est une prestation gratuite (car juge bénévole)
On distingue deux compétences des tribunaux de commerce :
la compétence matérielle : l’objet, ce sur quoi ils sont compétent
la compétence territoriale
2. La compétence du tribunal de commerce
a. Compétence matérielle
Article L 721-3: Prévoit que le tribunal commercial est compétent pour
connaître des contestations relatives aux engagements entre
commerçants, artisans ou entre eux. Également des contestations
relatives aux sociétés commerciales et de celles relatives aux actes de
commerce entre toutes personnes.
En vertu du 3e alinéa "Les contestations relatives aux actes de
commerce entre toute personne": Encore faut-il que l'acte puisse être
qualifié d'acte de commerce vis-à-vis des deux personnes.
La loi du 16 novembre 2016 : a étendu la compétence du tribunal de
commerce aux artisans.
→ car c’est une activité économique
L’article L721 - 3 Code de Commerce indique trois domaines dans
lesquelles le tribunal de commerce est compétent :
1. Les engagements entre commerçant, artisan ou entre eux
Les tribunaux de commerce sont compétant peu importe l’objet du
litige à condition que ce litige soit rattaché à leur activité pro
💡 Acte mixte : Quand pour une partie l’acte présente un
caractère civil et un caractère commercial
2. Le tribunal de commerce est compétent pour reconnaitre des
litiges aux sociétés commerciales
Exemple : SA, SAS, SARL
Introduction 11
L210-1 Code de Commerce : “Le caractère commercial d'une
société est déterminé par sa forme ou par son objet.
Sont commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet,
les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les
sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions.”
L121-1 Code de Commerce : “Sont commerçants ceux qui exercent
des actes de commerce et en font leur profession habituelle.”
3. Il vise les actes de commerce entre toutes personnes (article L121-
3 Code de Commerce) : La qualification d’acte de commerce
emporte la qualité du tribunal de commerce mais encore faut-il qu’on
puisse qualifier l’acte comme un acte de commerce.
Exemple : les litiges lié aux baux commerciaux sont relatifs au
tribunal judiciaire en vertu de la loi
Ces règles ne sont pas obligatoires. La clause attributive de compétence
matérielle : clause faite en amont de tout litige par les cocontractant, elle
permet de prévoir la juridiction compétente en cas de litige.
Le tribunal a la compétence exclusive dans certains cas (Article L621-2
du Code de Commerce)
b. La compétence territoriale
Elle est fixée conformément au droit commun.
Article 42 à 48 du Code Civil :
Article 42 : “Le tribunal compétent est celui situé dans le ressort du
domicile du défendeur.”(siège social)
Nuance lié à la jurisprudence : elle admet qu'on peut assigné sont
adversaire du lieu ou opère le succursale.
💡 Succursale : par exemple c'est un point de vente, un
établissement dépourvu de la personnalité morale, qui n’a pas
de personnalité juridique propre, qui dépend de la société qui
l’a institué.
Introduction 12
💡 Distinction entre la matière contractuelle et délictuelle : tout
ce qui est en dehors la sphère contractuelle
Exemple : si vous prenez le train et que vous avez un ticket de
train vous serez en matière contractuelle sans ticket vous
serez en matière délictuelle
Article 46 : En matière contractuelle le demandeur peut saisir la
juridiction du lieu de livraison de la chose soit le lieu de l’exécution de la
prestation de service.
Pour la matière délictuelle on peut saisir la juridiction du lieu du fait
dommageable.
Article 48 : Il subordonne la validité de tel clause à deux conditions : il
faut que la clause ai été conclu par des personnes ayant toutes la qualité
de commerçant et il faut que ça ai été spécifié de manière très
apparente dans la clause de contrat (pas en bas de page).
L721-3 Code de Commerce : on peut également aller devant un arbitre.
C’est un mode extra judiciaire des règlements de litiges ⇒ c’est une
façon non pas étatique mais privé de regler son litige.
⇒ pas devant une juridiction mais devant des personnes choisies
B) Le règlement extra-judiciaire des litiges : l’arbitrage
On distingue deux manières de recourir à l'arbitrage :
soit en amont dans le contrat “clause compromissoire”
Soit vous pouvez décider en aval si le conflit survient et que rien de
prévu vous vous mettez d'accord avec votre adversaire “convention
d’arbitrage autrement appelé compromis”
Clause compromissoire article 2661 du Code Civil : “La
clause compromissoire doit avoir été acceptée par la
partie à laquelle on l'oppose, à moins que celle-ci n'ait
succédé aux droits et obligations de la partie qui l'a
initialement acceptée.
Introduction 13
Lorsque l'une des parties n'a pas contracté dans le
cadre de son activité professionnelle, la clause ne peut
lui être opposée.”
Comme elle a des conséquences graves, elle est désormais valable dès
lors que les parties l’ont conclu dans le cadre de leur activité
professionnel. Si une telle clause est prévue dans le contrat et que le
cocontractant n'agit pas dans le cadre de son activité professionnelle on
dit quelle ne lui est pas opposable (=imposable)
L’organisation professionnelle des commerçants
OMS Syndicats Professionnels le MEDEF
Les Chambres du Commerces et de l’Industries (CCI) sont des
établissement public, placés sous la tutelle de l’Etat, administré par des
dirigeants d'entreprise élus. Elles ont une mission générale
d’organisation du commerce. Les CCI sont compétentes pour délivrer
des attestations / des certificats attestant d’un usage professionnel.
Le champs d’application
Le commerçant est défini comme celui qui exerce des actes de commerce et
qui en fait sa profession habituelle.
art l121-1 du Code de Commerce : Sont commerçant ceux qui exercent des
actes de actes de commerces
Deux critères de commercialité :
Subjectif : lié au statut de l’individu
Objectif : énumération par le législateur des actes qu’il considère comme
des actes de commerce
Section 1 : la qualification des actes de commerce
Introduction 14
Selon Edmond THALLER on distingue deux critères pour saisir ce qu’est un
acte de commerce:
c'est celui qui permet la circulation des richesses
la spéculation : un acte de commerce est l'acte conclu dans un objectif
spéculatif, dans le but d’engranger des profits
Les articles L110-1 et L110-2 du Code de Commerce établissent les actes de
commerce : lz second concerne uniquement le commerce maritime
On distingue 2 catégories d’actes de commerce :
Acte de commerce par nature
Sont énumérés par l’article L110-1 du Code de Commerce :
“La loi répute actes de commerce :
1° Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après
les avoir travaillés et mis en oeuvre ;
2° Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que
l'acquéreur n'ait agi en vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les
vendre en bloc ou par locaux ;
3° Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la
vente d'immeubles, de fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés
immobilières ;
4° Toute entreprise de location de meubles ;
5° Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre
ou par eau ;
6° Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires,
établissements de ventes à l'encan, de spectacles publics ;
7° Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de
gestion de monnaie électronique et tout service de paiement ;
8° Toutes les opérations de banques publiques ;
9° Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10° Entre toutes personnes, les lettres de change ;
11° Entre toutes personnes, les cautionnements de dettes commerciales.”
Introduction 15
Acte de commerce par accessoire : les actes qui sont par nature civil mais
comme ils sont l’accessoire d’une activité ou d’un acte de nature
commercial ils vont devenir commercial par accessoire
Exemple : lorsque vous allez conclure un contrat de bail on va vous
demander une caution → cette caution est accessoire elle est secondaire
Il peut y avoir un acte civil par accessoire : est commercial par nature mais
comme il n’est que l'accessoire dune activité de nature civil il va emprunter
cette nature civile
Exemple : médecin autorisé à acheter pour revendre des médicaments →
c’est un acte civil par accessoire (achat pour revendre : acte de commerce
le plus typique qu’il soit)
💡 Distinguer l’acte de l’action :
Acte juridique : est toute manifestation de volonté destiné à créer un
effet de droit
Exemple : faire un contrat, faire un achat en boulangerie (vous
achetez la boulangerie vend)
Action / fait juridique : emporte des effets juridique mais de manière
involontaire
Paragraphe 1 : Les actes de commerces par nature
A- Les actes qui sont commerciaux en raison de leur forme
2 énumérées à l’article L110-1 du Code de Commerce
La lettre de change
Le cautionnement de dette commerciale
Le contrat qui institut une société commerciale : car même si vous
exercer une activité artisanale ou libérale (médecin, avocat, architecte),
sous la forme d’une société dite commerciale
L’article L210-1 du Code de Commerce liste les sociétés commerciales :
Introduction 16
“Sont commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet, les
sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les
sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions.”
L’article L721-3 du Code de Commerce
B- Les actes de commerce en raison de leur objet
1. L’activité de distribution
a. L’achat pour revendre
Tout achat n’est pas un acte de commerce ce qui est commercial
c’est l’acte d’achat pour revendre.
Exemple : L’auteur d’un ouvrage revend son œuvre néanmoins ça
reste civil car pas d’achat pour revendre par contre dans le cas ou il
y a un éditeur, lui il achète pour revendre
La vente doit impérativement être précédé d’un achat pour être
qualifié d’acte de commerce
La manufacture c’est commercial l’artisanat ça ne l’est pas
la manufacture c’est commercial : l’acte de manufacture à pour
but le profit
L’artisanat ça n’est pas un acte commercial
b. L’entreprise de fourniture
Ca désigne l’activité habituelle fournisseur qui s’engage a livrer pendant
un certain temps une certaine quantité de bien qu’il se procure au fur et
a mesure. Grace à on peut etendre l’activité de fourniture à la
distribution d’eau delectricite et de gaz
L’activité de production et civil mais l’activité de production est
commerciale. Les presations intellectuelles sont exclues de l’activité de
production.
2. Service
a. La location de meuble
L’entreprise : c’est avant tout un concept économique regroupement
de biens matérielles et humain en vue de la production de biens, de
Introduction 17
service etc. Pour qu’une activité soit qualifie d'entreprise ca doit être
un minimum organise et de manière répété.
A partir de quand on a un acte de répétition ? : on va chercher si il y
a une volonté initiale qui vise à ce que ça se répète.
L’entreprise de location de meuble : de manière organisé et répété
pour être qualifié d’entreprise
Exemple : lorsque vous louez une chambre d’hôtel vous êtes au sein
d’un immeuble mais vous louez aussi des meubles → selon les juges
c’est la location de meuble qui prime ça relève donc de la juridiction
commerciale.
Meuble : biens incorporels auxquels la loi confère un caractère
mobiliers (Exemple :
b. Activité de manufacture
Doit être réalisé en entreprise pour comme un acte de commerce.
L’acte doit être précédé d’un achat. Il s’applique tant à l’égard de
meuble que des immeubles.
c. L’entreprise de transport par terre et par eau
Tous les transports quelqu’un soit les modalités des lors que c’est
fait en entreprise.
d. L’intermédiation
L’opération de courtage : c’est le fait de rapprocher deux
personnes dans le but qu’elles concluent un contrat (exemple :
courtier d’assurance).
L’agente d’affaire dont la mission est de gérer les affaires d’autrui
(exemple : architecte)
e. Le commissionnaire : qui conclut des affaires en son nom propre
mais pour le compte d’autrui
Introduction 18