E SPACES DE BANACH ,
SÉRIES DE F OURIER ,
ESPACES DE H ILBERT.
Alexandre Popier
Université du Maine, Le Mans
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 1 / 24
P LAN
1 E SPACES DE BANACH
2 S ÉRIES DE F OURIER
3 E SPACES DE H ILBERT
Dual d’un espace de Hilbert
Bases hilbertiennes
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 2 / 24
N ORMES , ESPACE DE BANACH .
R APPELS :
D ÉFINITION
Soit E espace vectoriel sur R. Une norme sur E est une application
p : E → R t.q.
1 ∀x ∈ E, p(x) ≥ 0 ;
2 ∀x ∈ E, ∀λ ∈ R, p(λx) = |λ|p(x) ;
3 ∀(x, y ) ∈ E 2, p(x + y ) ≤ p(x) + p(y ) (inégalité triangulaire) ;
4 p(x) = 0 ⇒ x = 0.
D ÉFINITION
Un espace de Banach est un espace vectoriel E muni d’une norme p
qui le rende complet pour la distance associée d(x, y ) = p(x − y ).
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 3 / 24
E XEMPLES .
C([0, 1]) muni de la norme infinie kf k∞ = max |f (t)|.
t∈[0,1]
Lp (Ω) muni de la norme [Link] pour 1 ≤ p ≤ +∞.
lp, 1 ≤ p < +∞ :
+∞
X
ensemble des suites u = (un )n∈N t.q. |un |p < +∞.
n=0
+∞
!1/p
X
norme kukp = |un |p .
n=0
l∞ :
ensemble des suites u = (un )n∈N bornées.
norme kuk∞ = supn∈N |un |.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 4 / 24
A PPLICATIONS LINÉAIRES .
T HÉORÈME
Soient E et F deux espaces normés et T : E → F application linéaire.
Alors équivalence entre :
1 T est continue sur E ;
2 T est continue en 0 ;
3 T est lipschitzienne ;
4 il existe CT ≥ 0 t.q. pour tout x ∈ E, kTxkF ≤ CT kxkE .
D ÉFINITION
La norme de T est définie par
|kT k| = sup{kTxkF , kxkE ≤ 1}.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 5 / 24
A PPLICATIONS LINÉAIRES .
D ÉFINITION
La norme de T est définie par
|kT k| = sup{kTxkF , kxkE ≤ 1}.
P ROPOSITION
|k.k| est une norme sur L(E, F ), ensemble des applications linéaires
continues.
P ROPOSITION
Si F est un espace de Banach, L(E, F ) muni de |k.k| est de Banach.
D ÉFINITION
L’ensemble L(E, R) est l’espace dual de E, noté E 0 .
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 5 / 24
P LAN
1 E SPACES DE BANACH
2 S ÉRIES DE F OURIER
3 E SPACES DE H ILBERT
Dual d’un espace de Hilbert
Bases hilbertiennes
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 6 / 24
E SPACES DE FONCTIONS RÉGULIÈRES .
D ÉFINITION
Pour que f : [a, b] → C soit C k par morceaux sur [a, b], il faut et il suffit
qu’il existe
une subdivision σ = (a = a0 < a1 < . . . < an = b),
des fonctions fi , i = 0, . . . , n − 1, telles que fi soit de classe C k sur
[ai , ai+1 ],
et que f restreinte à ]ai , ai+1 [ soit égale à fi .
Une fonction f , définie sur un intervalle I, à valeurs complexes, est de
classe C k par morceaux sur I si sa restriction à tout segment de I l’est.
N OTATIONS (K = R ou C) :
k (R, K) K-e.v. des fonctions continues de classe C k ,
C2π
2π-périodiques de R dans K.
k
Cm,2π (R, K) K-e.v. des fonctions continues de classe C k par
morceaux, 2π-périodiques de R dans K.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 7 / 24
F ONCTIONS INTÉGRABLES .
Si 1 ≤ p ≤ +∞, on note par Lp = Lp (0, 2π) l’espace vectoriel des
fonctions f : R → C, 2π-périodiques et Lebesgue-mesurables, telles
que kf kp < +∞ avec
!1/p
Z 2π
1
kf kp = |f (t)|p dt , si 1 ≤ p < +∞,
2π 0
et
kf k∞ = sup ess|f (t)|.
On a pour 1 ≤ p < q ≤ ∞, les inclusions suivantes
Cm,2π (R, C) ⊂ Lq ⊂ Lp .
ATTENTION : ceci est faux dans le cas général !
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 8 / 24
P ROPRIÉTÉS .
L EMME
Soit f : R → C une fonction périodique dont T > 0 est une période.
Pour que f soit C k par morceaux sur R, il faut et il suffit qu’existe un
segment J = [a, a + T ] de longueur T tel que f |J le soit.
L EMME
Si f est une fonction T périodique, alors si J est un segment de
longueur T , on a :
Z Z T
f (x)dx = f (x)dx.
J 0
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 9 / 24
P ROPRIÉTÉS .
P ROPOSITION
Soit T > 0 un réel et g une fonction définie sur un segment [a, a + T ]
de longueur T , à valeurs complexes. Soit λ ∈ C. La fonction f définie
sur R par :
g(x − kT ) si a + kT < x < a + (k + 1)T ,
f (x) =
λ si x ∈ a + T Z,
est T -périodique,
de classe C k par morceaux si g l’est,
dans Lp si g l’est.
De plus, sur tout segment J de longueur T , on a :
Z Z a+T
f (x)dx = g(x)dx.
J a
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 9 / 24
C OEFFICIENTS DE F OURIER .
D ÉFINITION
Soit f une fonction dans L1 ; si k ∈ Z, on pose :
Z π
1
f̂ (k ) = ck (f ) = f (t)e−ikt dt ,
2π −π
qui s’appelle coefficient de Fourier exponentiel d’indice k de f .
D ÉFINITION
On définit aussi pour n ∈ N
Z π Z π
1 1
an (f ) = f (t) cos(nt)dt, bn (f ) = f (t) sin(nt)dt ,
π −π π −π
qui s’appellent coefficients de Fourier trigonométriques d’indice n de f .
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 10 / 24
C OEFFICIENTS DE F OURIER .
L IEN pour k ∈ N et n ∈ N :
a0 (f )
c0 (f ) = , b0 (f ) = 0,
2
1 1
ck (f ) = [ak (f ) − ibk (f )] , c−k (f ) = [ak (f ) + ibk (f )] ,
2 2
an (f ) = cn (f ) + c−n (f ), bn (f ) = i [cn (f ) − c−n (f )] .
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 10 / 24
C OEFFICIENTS DE F OURIER .
P ROPOSITION
Si f est une fonction de L1 , les fonctions
f̄ , g : t 7→ f (−t), et, pour a ∈ R, fa : t 7→ f (t + a),
le sont également et
pour tout k ∈ Z, ck (f̄ ) = c−k (f ).
Si f est à valeurs réelles, alors an (f ) et bn (f ) sont réels.
De plus ck (g) = c−k (f ), an (g) = an (f ) et bn (g) = −bn (f ).
Si f est paire (resp. impaire), les bn (f ) (resp. les an (f )) sont tous
nuls.
Enfin ck (fa ) = eika ck (f ).
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 10 / 24
C AS DES FONCTIONS T - PÉRIODIQUES .
D ÉFINITION
Soit une fonction f à valeurs complexes, T -périodique, continue par
morceaux sur R (resp. C k par morceaux, Lp ). La fonction g définie par :
Tx
x 7→ f
2π
est alors 2π-périodique, continue par morceaux sur R (resp. C k , Lp ).
Les coefficients de Fourier de f sont, par définition, ceux de g.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 11 / 24
C AS DES FONCTIONS T - PÉRIODIQUES .
Si k ∈ Z et n ∈ N, il vient :
Z π Z T /2
1 1 kx
ck (f ) = g(t)e−ikt dt = f (x)e−2πi T dx ,
2π −π T −T /2
et de manière analogue :
Z T /2
2 2πnx
an (f ) = f (x) cos dx,
T −T /2 T
Z T /2
2 2πnx
bn (f ) = f (x) sin dx.
T −T /2 T
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 11 / 24
P ROPRIÉTÉS .
P ROPOSITION
L’application F de l’espace vectoriel L1 dans CZ définie par :
f 7→ f̂
est linéaire. La suite (f̂ (k ))k ∈Z est bornée et :
Z π
1
kf̂ k = sup |f̂ (k )| ≤ kf k1 = |f (t)|dt.
k ∈Z 2π −π
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 12 / 24
P ROPRIÉTÉS .
P ROPOSITION
Soit une fonction f , 2π-periodique, continue, de classe C 1 par
morceaux sur R, à valeurs complexes. Alors, si k ∈ Z :
ck (f 0 ) = ikck (f ) .
Si f est de classe C p−1 sur R et de classe C p par morceaux sur R,
alors
ck (f (p) ) = (ik )p ck (f ).
En particulier, dans ce cas,
Z π
1 1
|ck (f )| ≤ |f (p) (t)|dt .
|k |p 2π −π
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 12 / 24
S OMMES PARTIELLES .
D ÉFINITION
Soit f une fonction 2π-périodique. Pour tout entier naturel p, la somme :
p p
X
ikx a0 X
Sp (f )(x) = ck (f )e = + [an (f ) cos(nx) + bn (f ) sin(nx)]
2
k =−p n=1
est appelée somme partielle de rang p de la série de Fourier de f au
point x.
Si la suite (Sp (f )(x))p∈N est convergente, la série de Fourier de f est
dite convergente au point x de somme : S(f )(x) = lim Sp (f )(x).
p→∞
R EMARQUE
Le coefficient c0 (f ) = a0 (f )/2 représente la valeur moyenne de f sur
un intervalle de periode.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 13 / 24
C ONVERGENCE EN MOYENNE QUADRATIQUE .
P ROPOSITION
L’espace vectoriel L2 peut être muni du produit scalaire (.|.) défini par :
Z π
1
(f |g) = f (t)g(t)dt.
2π −π
La famille (ek )k ∈Z où ek est la fonction t 7→ eikt est une famille famille
orthonormale de L2 et :
∀f ∈ L2 , ∀k ∈ Z, ck (f ) = (ek |f ).
Pour f ∈ C2π (R, C), on notera kf k2 la norme associée à ce produit
scalaire.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 14 / 24
C ONVERGENCE EN MOYENNE QUADRATIQUE .
T HÉORÈME DE PARSEVAL
Pour tout p ∈ N,
p
X
|ck (f )|2 ≤ kf k22 .
k =−p
P ROPOSITION
Pour toute fonction f ∈ L2
lim ck (f ) = 0, et lim c−k (f ) = 0.
k →+∞ k →+∞
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 14 / 24
C ONVERGENCE EN MOYENNE QUADRATIQUE .
T HÉORÈME
Pour tout élément de L2 la suite (Sp (f )) des sommes partielles de la
série de Fourier de f converge en moyenne quadratique vers f , à
savoir :
lim kSp (f ) − f k2 = 0.
p→∞
F ORMULE DE PARSEVAL
Si f ∈ L2 ,
p
X
lim |ck (f )|2 = kf k22 .
p→+∞
k =−p
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 14 / 24
C ONVERGENCE EN MOYENNE QUADRATIQUE .
Si g est un autre élément de L2 , les séries :
X X
ck (f )ck (g), et c−k (f )c−k (g)
k ≥0 k ≥0
sont absolument convergentes. On en déduit la convergence de la
série de terme général :
p
X
ck (f )ck (g)
k =−p
dont la limite vaut (f |g) :
p
X
(f |g) = lim ck (f )ck (g).
p→+∞
k =−p
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 14 / 24
A NALOGUE DANS LE CAS RÉEL .
A NALOGUE RÉEL : pour L2 (I, R) muni du produit scalaire < .|. > :
1 π
Z
< f |g >= f (t)g(t)dt.
π −π
La famille (fn )n∈N définie par
1
√ si n = 0,
fn (x) = 2
cos(px) si n = 2p − 1, et p ≥ 1,
sin(px) si n = 2p, et p ≥ 1,
est orthonormale pour < .|. >.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 15 / 24
A NALOGUE DANS LE CAS RÉEL .
Si f est à valeurs réelles, propriétés analogues en remplaçant (.|.) par
< .|. > :
p
a0 (f )2 X
+ an (f )2 + bn (f )2 ≤ kf k22 =< f |f > .
2
n=1
Xh i
La série an (f )2 + bn (f )2 converge et les suites (an (f ))n∈N et
n≥0
(bn (f ))n∈N convergent vers 0.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 15 / 24
A NALOGUE DANS LE CAS RÉEL .
La suite des sommes partielles de la série de Fourier de f
(exprimée en sinus et cosinus) converge vers f dans l’espace réel
des fonctions de L2 à valeurs réelles muni du produit scalaire
< .|. >.
Parseval s’écrit :
∞
a0 (f )2 X
< f |f >= + an (f )2 + bn (f )2 .
2
n=1
Si g est une autre fonction
∞
a0 (f )a0 (g) X
< f |g >= + (an (f )an (g) + bn (f )bn (g)) .
2
n=1
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 15 / 24
C ONVERGENCE PONCTUELLE NORMALE .
P ROPOSITION
Si f est de classe C p avec p ≥ 2 sur R, alors il existe une constante C
telle que
C
∀k ∈ Z, |ck (f )| ≤ .
|k |p
Donc la série de Fourier converge normalement.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 16 / 24
C ONVERGENCE PONCTUELLE NORMALE .
T HÉORÈME DE CONVERGENCE NORMALE
Soit f une fonction 2π-périodique, continue et de classe C 1 par
morceaux sur R.
Xp p
X
Les sommes |ck (f )|2 sont majorées. Donc |ck (f )| et
k =−p k =0
p
X
|c−k (f )| convergent.
k =1
Convergence normale sur R des deux séries de fonctions :
+∞
X +∞
X
ck (f )e ikx
, c−k (f )e−ikx .
k =0 k =0
Pour tout x ∈ R,
lim Sp (f )(x) = f (x).
p→+∞
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 16 / 24
T HÉORÈME DE D IRICHLET.
T HÉORÈME
Soit f une fonction 2π-périodique, de classe C 1 par morceaux sur R.
Alors, pour tout nombre réel x, la série de Fourier de f converge en ce
point et sa somme est égale à :
1 1 +
f (x ) + f (x − ) .
lim [f (x + h) + f (x − h)] =
2 h→0, h>0 2
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 17 / 24
P HÉNOMÈNE DE G IBBS .
+∞
X sin(kx)
C OMPORTEMENT DE : S(x) = .
k
k =1
P ROPOSITION
Pour tout 0 < x < 2π,
+∞
X sin(kx) π−x
= = f (x).
k 2
k =1
P ROPOSITION
2π
Soit p ∈ N et xp = . Alors
2p + 1
Z π
sin t π
lim Sp (f )(xp ) = dt ≈ × 1, 1789797.
p→+∞ 0 t 2
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 18 / 24
P HÉNOMÈNE DE G IBBS .
P OUR p = 10
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 18 / 24
P HÉNOMÈNE DE G IBBS .
P OUR p = 30
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 18 / 24
P HÉNOMÈNE DE G IBBS .
P OUR p = 50
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 18 / 24
P LAN
1 E SPACES DE BANACH
2 S ÉRIES DE F OURIER
3 E SPACES DE H ILBERT
Dual d’un espace de Hilbert
Bases hilbertiennes
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 19 / 24
D ÉFINITIONS .
D ÉFINITION
Soit H un espace vectoriel. Un produit scalaire hu, v i est une forme
bilinéaire de H × H dans R symétrique, définie positive.
L EMME
Inégalité de Cauchy-Schwarz :
∀(u, v ) ∈ H 2 , |hu, v i| ≤ hu, ui1/2 hv , v i1/2 .
u ∈ H 7→ kuk = hu, ui1/2 est une norme sur H.
Identité du parallélogramme :
2 2
u+v u−v 1
∀(u, v ) ∈ H 2 , + = kuk2 + kv k2 .
2 2 2
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 20 / 24
D ÉFINITIONS .
D ÉFINITION
Un espace de Hilbert est un espace vectoriel H muni d’un produit
scalaire hu, v i et qui est complet pour la norme hu, ui1/2
E XEMPLES
H = Rd , avec a1 , . . . , ad réels strictement positifs et
Xd
d 2
∀(u, v ) ∈ (R ) , hu, v i = ai ui vi .
i=1
∞
X
H= l2 : ensemble des suites u = (un )n∈N t.q. un2 < +∞, avec
n=0
+∞
X
∀(u, v ) ∈ H 2 , hu, v i = ui vi .
n=0
Z
H= L2 (Ω) avec hu, v i = u(x)v (x)dx.
Ω
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 20 / 24
T HÉORÈME DE PROJECTION .
T HÉORÈME
Soit K ⊂ H convexe fermé non vide. Alors pour tout u ∈ H, il existe
v ∈ K unique t.q.
ku − v k = inf ku − wk = min ku − wk.
w∈K w∈K
De plus v caractérisé par
v ∈ K, hu − v , w − v i ≤ 0, ∀w ∈ K .
D ÉFINITION
v est appelé la projection de u sur K et noté PK u.
P ROPOSITION
Pour tout (u1 , u2 ) ∈ H 2 , kPK u1 − PK u2 k ≤ ku1 − u2 k.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 21 / 24
T HÉORÈME DE PROJECTION .
T HÉORÈME
Soit K ⊂ H convexe fermé non vide. Alors pour tout u ∈ H, il existe
v ∈ K unique t.q.
ku − v k = inf ku − wk = min ku − wk.
w∈K w∈K
De plus v caractérisé par
v ∈ K, hu − v , w − v i ≤ 0, ∀w ∈ K .
C OROLLAIRE
Soit M ⊂ H sev fermé et u ∈ H. Alors v = PM u caractérisé par
v ∈ M, hu − v , wi = 0, ∀w ∈ M.
u − v ∈ M ⊥ et PM est un opérateur linéaire, dit projecteur orthogonal.
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 21 / 24
S OMMES HILBERTIENNES .
D ÉFINITION
Soit (En )n∈N une suite de sous-espaces
M fermés de H. H est somme
hilbertienne des (En ), noté H = En si
n
les En sont 2 à 2 orthogonaux : hu, v i = 0 pour tout u ∈ Em ,
v ∈ En , m 6= n ;
et Vect (En , n ∈ N) = H.
T HÉORÈME
Soit H = ⊕n En . Soit u ∈ H et un = PEn u. Alors
+∞
X k
X
1 u= un = lim un ,
k →+∞
n=0 n=0
+∞
X
2 kuk2 = kun k2 (égalité de Bessel-Parseval).
n=0
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 22 / 24
BASES HILBERTIENNES .
D ÉFINITION
Une base hilbertienne est une suite (en )n∈N d’éléments de H t.q.
ken k = 1, ∀n ; hem , en i = 0 si m 6= n.
et Vect (en , n ∈ N) = H.
T HÉORÈME
Tout espace de Hilbert séparable admet une base hilbertienne.
E XEMPLES
Dans H = L2 (0, π), base formée des fonctions
r r
2 2
sin nx, cos nx.
π π
A. Popier (Le Mans) Banach, Fourier, Hilbert. 23 / 24