2.4.2. Amplificateur d’instrumentation à auto-zéro.
Figure 8 : Amplificateur d’instrumentation à ‘auto-zéro’.
Une autre structure possible est présentée Figure 8. Consiste à asservir à zéro la composante
continue (la valeur moyenne) de la tension de sortie O1
Cet asservissement se traduit par l’insertion d’un pôle dans la boucle de retour, lequel se
traduit dans la fonction de transfert entre la sortie (O1) et les entrées (I1 et I2) par un zéro. En
continu, les tensions vues de la sortie de l’intégrateur et de l’amplificateur d’instrumentation
sont :
Pour une valeur identique au cas de l’AI classique de la tension d’interface, la saturation ne se
produira donc pas à la sortie de l’AI (O1), mais à la sortie de l’intégrateur (VZ). L’apport de
cette structure n’est donc pas apparent au premier abord, mais elle permet la combinaison de
l’auto-zéro et d’un gain supplémentaire dans la boucle principale comme présenté au
paragraphe suivant.
2.4.3. Amplificateur d’instrumentation à auto-zéro et ‘active feedback’.
L’amplificateur à auto-zéro permet une connexion directe des électrodes sur l’entrée, en
éliminant la saturation pour une plage limitée de la tension de polarisation E0. L’active
feedback présenté sur la Figure 9 permet soit d’augmenter la plage admissible de la tension de
polarisation E0 pour un gain différentiel identique, soit d’augmenter le gain différentiel pour
une plage admissible de la tension de polarisation E0 identique. Les équations données au
paragraphe précédent sont toujours valables.
Figure 9 : Amplificateur d’instrumentation a ‘auto-zéro’ et ‘active feedback’
Le gain de mode différence (AD) de la structure est donné par l’équation suivante :
II.2.5. Détermination des éléments :
Avec une telle structure, le gain maximal de l’amplificateur (A0) sans active feedback est fixé
par la limite de saturation en VZ et est donné par la relation suivante :
Si l’on considère que les amplificateurs sont alimentés sous ±2.5V et que l’amplificateur U4
est à sortie ‘rail to rail’, alors pour un niveau différentiel d’entrée continu maximal de
+150mV, le gain maximal est :
A0Max = 16.
Si l’on considère que l’amplitude maximale de l’EEG est VEEG = +150μV, le gain total
maximal de l’AI doit être d’environ de 17000. Pour atteindre un tel gain, le feedback actif ne
sera pas suffisant, et un amplificateur supplémentaire sera nécessaire. Une liaison alternative
est utilisée afin de s’affranchir des problèmes de saturation. La structure complète est
présentée Figure 10.
Figure 10 : Structure de l’amplificateur d’instrumentation complet.
Les gains ont été répartis comme suit :
La fonction de transfert de l’amplificateur complet est donnée par :
Le graphe théorique de la fonction de transfert de l’amplificateur complet est présenté Figure
11.
Remarque : Les amplificateurs opérationnels sont alimentés sous +5V de façon à maintenir
une dynamique maximale, mais le gain est calculé de façon à ce que le signal EEG ne
dépasse pas +2,5V. Pour que la tension de sortie soit compatible avec les convertisseurs
analogiques Numériques du marché alimentés sous +5V, le signal est translaté de +2.5V à
l’aide d’une référence de tension. Aussi, le dernier amplificateur de la chaîne est utilisé en
additionneur.
Figure 11 : graphe théorique de la fonction de transfert de l’amplificateur complet
Une étude comparative du bruit pour 2 structures d’entrée de l’amplificateur