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Théorèmes et Applications en Groupes Finis

Le document présente des problèmes de mathématiques avancées sur les groupes et les structures algébriques, notamment le théorème de Lagrange, les groupes d'éléments inversibles de Z/nZ, et l'étude des sous-groupes de R. Chaque problème est divisé en plusieurs parties, abordant des concepts tels que les relations d'équivalence, les ordres des éléments, et les propriétés des groupes cycliques. Les résultats incluent des démonstrations et des applications des théorèmes fondamentaux en théorie des groupes.

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Théorèmes et Applications en Groupes Finis

Le document présente des problèmes de mathématiques avancées sur les groupes et les structures algébriques, notamment le théorème de Lagrange, les groupes d'éléments inversibles de Z/nZ, et l'étude des sous-groupes de R. Chaque problème est divisé en plusieurs parties, abordant des concepts tels que les relations d'équivalence, les ordres des éléments, et les propriétés des groupes cycliques. Les résultats incluent des démonstrations et des applications des théorèmes fondamentaux en théorie des groupes.

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MP/MP* Grands classiques de concours Lycée moulay youssef

Pr: Docteur Ellahyani Brahim Structure algébrique. CPGE- RABAT-

Problème 1 : Théorème de Lagrange. Application


Partie I : Théorème de Lagrange

Soient (G, .) un groupe fini et H un sous groupe de G. On se propose de montrer que :

card(H) divise card(G)

Soit R la relation définie sur G par :

Pour tous x, y ∈ G, xRy ⇐⇒ xy −1 ∈ H

1. Montrer que R est une relation d’équivalence.


2. Soit a ∈ G. Montrer que la classe de a est une partie de G équipotente à H.
3. En déduire que : Card(H) divise Card(G).

Partie II : Applications
1. Soit (G, .) un groupe fini de cardinal n · (n ⩾ 1).
(a) Établir que : tout x de G est d’ordre fini et que o(x) divise n.
(b) En déduire que pour tout x de G; xn = e(e étant le neutre de G )
2. Montrer que si (G, .) est un groupe fini de cardinal npremier
3. Montrer que G est cyclique
4. Montrer que {e} et G sont les seuls sous groupes de G.

Partie III : Groupe non abélien d’ordre 2p


Soit (G, .) un groupe fini de cardinal n avec n = 2p avec p nombre premier > 2
1. Pour un élément a de G, quelles sont les valeurs possibles de o(a)

On suppose de plus que G est non abélien


(a) Montrer que si pour tout x ∈ G, x2 = e, alors G est abélien
(b) Montrer que G contient au moins un élément h d’ordre p.
2. On pose H = ⟨h >, que vaut Card(H) ?
Calculer l’ordre de chacun des éléments de H.
3. Soit a ∈ G\H.
(a) Montrer (H, aH) est une partition de G.
(b) Montrer que ◦(a) = 2
4. En déduire l’ordre de tout élément de G
5. Soit (G, .) un groupe fini de cardinal n · (n ⩾ 1).
(a) Établir que : tout x de G est d’ordre fini et que o(x) divise n.
(b) En déduire que pour tout x de G; xn = e(e étant le neutre de G )
6. Montrer que si (G, .) est un groupe fini de cardinal n premier
(a) Montrer que G est cyclique
(b) Montrer que {e} et G sont les seuls sous groupes de G.

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MP/MP* Grands classiques de concours Lycée moulay youssef
Pr: Docteur Ellahyani Brahim Structure algébrique. CPGE- RABAT-

Problème 2 : L’ensemble des non inversible Z/nZ


Notations
Dans tout ce problème on désigne par :
- n un entier supérieur ou égal à 2 .
- ā la classe de l’entier a modulo n.
- (Un , ×) le groupe des éléments inversibles de l’anneau Z/nZ.
- Nn l’ensemble des éléments non inversibles de l’anneau Z/nZ
- πn : Z → Z/nZ, a 7→ ā le morphisme d’anneaux surjectif.
- φ(n) = Card{k ∈ 1, n/k ∧ n = 1}, l’indicateur d’Euler.

Partie I : Théorème d’Euler


1. (a) Soit k ∈ 1, n, montrer que k̄ ∈ Un ⇔ k ∧ n = 1.
En déduire les cardinaux de Un et Nn .
(b) Montrer que si a est un nombre premier avec n alors : aφ(n) ≡ 1[n]
(c) En déduire que si p un nombre premier et a un entier tel que p ne divise pas a alors :
ap−1 ≡ 1[p]
2. Applications :
(a) Déterminer les cardinaux de U78 et N78 .
(b) Montrer que 2 est inversible dans Z/11Z et déterminer son ordre dans le groupe (U11 , ×).
En déduire que (U11 , ×) est cyclique et déterminer tous ses générateurs
(c) En utilisant des congruences modulo 11 , montrer que pour tout entier naturel n, l’entier
2n+2013 − 8 × 73n est divisible par 11

Partie II : Sous-groupes de (Z/nZ, +)


Soit H un sous groupe de (Z/nZ, +)
1. Déterminer Ker (πn ).
2. Montrer qu’il existe un unique δ ∈ N∗ tel que πn−1 (H) = δZ et que δ divise n.
3. Montrer que πn (δZ) =< δ̄ >
4. En déduire que H est cyclique engendré par δ̄
5. Soit d = nδ , montrer que ◦(δ̄) = d dans le groupe (Z/nZ, +).
6. Montrer que H est l’unique sous groupe de cardinal d de (Z/nZ+ +).

Partie III : Nn est-t-il un sous groupe de (Z/nZ+ +) ?


On dit que n est primaire lorsqu’il existe un nombre premier p et α ∈ N∗ tel que n = pα
1. Dans cette question on suppose que n n’est pas primaire.
(a) Établir qu’il existe deux entiers n1 et n2 tels que n = n1 · n2 , 1 < n1 < n et n1 ∧ n2 = 1
(b) Montrer alors que (n1 + n2 ) ∧ n = 1.
(c) Montrer que n1 ∈ Nn et n2 ∈ Nn
2. Soit p un nombre premier et α ∈ N∗ .
Soit k ∈ Z, prouver que : k̄ ∈ Npα ⇔ p | k
3. Montrer que Nn est un sous groupe de (Z/nZ, +) si, et seulement si, n est primaire et donner
dans ce cas un générateur de Nn

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Problème 3 : Groupe des inversibles de Z/nZ


Dans tout ce problème on désigne par : - n un entier naturel supérieur ou égal à 1 .
- ā la classe de l’entier a modulo n.
- (Un , ×) le groupe des éléments inversibles de l’anneau (Z/nZ+ , +, ×).
- Nn l’ensemble des éléments non inversibles de l’anneau (Z/nZ, +, ×)
- πn : Z → Z/nZ, a 7→ ā le morphisme d’anneaux surjectif.
- φ(n) = Card{k ∈ 1, n/k ∧ n = 1}, l’indicateur d’Euler.

Il résulte du théorème chinois que si n ∈ N∗ , n ⩾ 2 s’écrit n = ri=1 mi où mi = pαi i avec les pi premiers
Q
distincts et les αi dans N∗ , les anneaux Z/nZ et Z/m1 Z × · · · × Z/mr Z sont isomorphes. Il s’en suit
l’isomorphisme entre les groupes multiplicatifs Un et Um1 × · · · × Umr où Uk = U(Z/kZ). Nous allons
étudier la structure de Upα pour p entier naturel premier et α ∈ N∗
Partie I : Cas où α = 1.

1. Montrer que tout sous-groupe de (Z/nZ, +)est cyclique.


2. Montrer que pour tout diviseur d de n, il existe un unique sous-groupe Cd de (Z/nZ, +) de
cardinal d.
3. Soit (G,.)ungrouped′ ordren vérifiant : si d | n alors le cardinal de x ∈ G, xd = eG est inférieur


ou égal à d. Montrer que G est cyclique


4. Déduire que si (K, +, ×) est un corps fini de cardinal n, alors (K∗ , ×) est un groupe cyclique
isomorphe à (Z/(n − 1)Z, +)
5. Que dire de Up , si p est un nombre premier ?

Partie II : Cas où p est premier et impair


k
(1 + p)p ≡ 1 + pk+1
 k+2 
1. Montrer que : ∀k ∈ N, p
2. Déterminer l’ordre de 1 + p dans Upα où α ∈ N∗
3. Soient a et b deux éléments d’ordre p et q d’un groupe (G,.).
Montrer que si ab = ba et p ∧ q = 1, alors ab est d’ordre pq
4. Montrer que (Upα , .) est un groupe cyclique

Partie III : Cas où p = 2


k
52 ≡ 1 + 2k+2
 k+3 
1. Montrer que : ∀k ∈ N, 2
2. Quel l’ordre de 5 dans U2α où α est entier et α ⩾ 3.
3. Montrer que (U2α , .) n’est pas cyclique pour α ⩾ 3

Partie IV : Cas général


1. Soit (H,.) et (K,.) deux groupes finis h ∈ H, k ∈ K. Montrer que l’ordre de (h, k) dans le groupe
(H × K,.) est ppcm(◦(h), ◦(k)).
2. Montrer que le groupe produit de deux groupes cycliques H et K est cyclique si, et seulement
si, leurs ordres sont premiers entre eux
3. Déterminer n ⩾ 2 tel que (Un , .) soit cyclique

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Problème 4 : Les sous groupes de R


Un sous groupe (additif) de (R, +) est un ensemble de nombres réels contenant 0 et stable pour
l’addition et la symétrisation. Cela signifie qu’une partie G de R est un sous-groupe lorsque
-0 ∈ G -∀(x, y) ∈ G2 : x + y ∈ G
-∀x ∈ G : −x ∈ G
Soient A et B deux parties de R. On dit que A est dense dans B lorsque

∀b ∈ B, ∀ε > 0 :]b − ε, b + ε[∩A ̸= ∅

Soit G un sous groupe de (R, +), on dira que G est discret lorsqu’il existe un réel α strictement positif
tel que
G∩]0, α[= ∅
L’objet de ce problème est d’étudier les sous-groupes additifs de R.
Dans toute la suite, G désigne un tel sous-groupe.
1. Formuler une proposition traduisant que G n’est pas discret. Montrer que si G n’est pas discret
alors :
∀x ∈ R, ∀α > 0, G ∩ [x, x + α[̸= ∅

2. Dans cette question, on suppose que G est discret et contient un élément autre que 0 . Il existe
alors un réel α strictement positif tel que G∩]0, α[= ∅.
(a) Soit I un intervalle de longueur α2 . Montrer que G ∩ I contient au plus un élément. Que
peut-on en déduire pour l’intersection de G avec un intervalle quelconque de longueur finie ?
(b) Montrer que G ∩ R∗+ admet un plus petit élément que l’on notera m.
(c) Montrer que G = {km, k ∈ Z}. Un tel ensemble sera noté Zm
3. Soit x et y deux réels strictement positifs, on pose

X = Zx = {kx, k ∈ Z}, Y = Zy = {ky, k ∈ Z}, S = mx + ny, (m, n) ∈ Z2




(a) Vérifier que X, Y et S sont des sous-groupes de (R, +). On dira que X est le sous-groupe
engendré par x, que Y est le sous-groupe engendré par y et que S est le sous-groupe engendré
par x et y.
(b) Montrer que S est discret si et seulement si xy ∈ Q.
x
4. On suppose ici que y est irrationnel. Définissons des partie A et B

A = {kx, k ∈ Z∗ } , B = {ky, k ∈ Z∗ }

(a) Montrer que A ∩ B = ∅


(b) Montrer que
inf{|a − b|, (a, b) ∈ A × B} = 0

5. En considérant un certain sous-groupe additif et en admettant que π est irrationnel, montrer que
{cos n, n ∈ Z} est dense dans [−1, 1].

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