Modèle de document d’information déontologique
Les mots inscrits en italique et cet encadré doivent faire l’objet d’un choix et/ou être
enlevés dans la version définitive de la délibération.
Logo ou blason de la collectivité territoriale ou de l’établissement public
Nom du département
Nom de l’arrondissement
Nom de la collectivité territoriale ou de l’établissement public
Madame, Monsieur,
Vous avez candidaté sur un emploi public vacant au sein de notre collectivité ou
établissement.
Etant donné que vous n’êtes pas fonctionnaire, je me dois, conformément à l’article 5 du
décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique
territoriale, de porter à votre connaissance, dans le cadre de la procédure de recrutement
en cours, certaines obligations déontologiques pesant sur tout agent amené à occuper un
emploi public.
Ainsi, dans le cas où votre candidature serait retenue au terme de cette procédure, je
vous informe que vous seriez soumis(e) aux obligations décrites ci-dessous et figurant,
dans le Code général de la fonction publique et le code pénal, que nous vous invitons à
lire attentivement.
J’attire particulièrement votre attention sur le fait que :
1. Je serai amené(e) à solliciter la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie
Publique (HATVP) pour obtenir un avis de compatibilité préalablement à ma décision
de vous nommer au poste sur lequel vous candidatez. 1
2. Vous serez, le cas échéant, amené à transmettre à la Haute Autorité pour la
Transparence de la Vie Publique (HATVP) une déclaration d’intérêts et une
déclaration de patrimoine.
3. Si vous souhaitiez conserver ou débuter une activité annexe après votre
recrutement, il conviendrait alors, afin que je puisse vérifier la compatibilité de cette
activité avec l’emploi public que vous seriez amené à occuper, de :
Me déclarer toute poursuite d’une activité privée au sein d’une société ou d’une
association à but lucratif, qui restera possible, en l’absence d’incompatibilité,
pendant une durée d’un an renouvelable une fois à compter du recrutement.
Me déclarer tout cumul d’activité, public ou privé, si l’emploi public à pourvoir est
à temps non complet pour une quotité hebdomadaire inférieure à 24,5h.
Me demander une autorisation de travail temps partiel (si l’emploi occupé est à
temps complet) pour pouvoir créer ou reprendre une entreprise après votre
recrutement, cette autorisation pouvant être accordée, sous réserve des
nécessités de la continuité et du fonctionnement du service, pour une durée
maximale de trois ans, renouvelable pour une durée d'un an ;
1
Emplois de directeur général des services des régions, des départements, des communes de plus
de 40 000 habitants et des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité
propre de plus de 40 000 habitants
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conditions prévues par la licence ouverte sous réserve d’apposer la mention :
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mise à jour
Me demander une autorisation d’activité accessoire pour l’exercice d’une des
activités figurant à l’article 11 du décret n°2020-69 du 30 janvier 2020.
Enfin, nous vous précisions qu’il vous sera impossible, en cas de recrutement, de
conserver des intérêts de nature à compromettre votre indépendance au sein d’une
entreprise qui serait l’un des prestataires de notre collectivité (via un marché public ou
une concession) ou serait en relation avec notre collectivité, sous peine de risquer une
qualification de prise illégale d’intérêts.
En cas de doute sur le respect de ces obligations dans le cas où votre candidature serait
retenue, vous aurez la possibilité de saisir le Référent déontologue du Centre de Gestion
de la Fonction Publique du Loiret, en remplissant le formulaire figurant sur le site internet
du CDG et en l’adressant par courrier ou par courriel à l’adresse
[Link]@[Link].
L’autorité territoriale se réserve également le droit, en cas de doute sur la compatibilité
d’une activité annexe ou d’intérêts privés avec l’emploi que vous seriez amené à exercer,
à consulter ce Référent déontologue ou la Haute Autorité Pour la Transparence de la Vie
Publique.
Les textes applicables sont les suivants, et peuvent être utilement complétés par la
lecture du décret n°2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans
la fonction publique.
Fait à …
Le …
Le Maire ou le-la Président/Présidente
Prénom NOM
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mise à jour
Article 432-12 du Code pénal
Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de
service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre,
recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt de nature à
compromettre son impartialité, son indépendance ou son objectivité dans une entreprise
ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge
d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq
ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté
au double du produit tiré de l'infraction.
Toutefois, dans les communes comptant 3 500 habitants au plus, les maires, adjoints ou
conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire peuvent chacun
traiter avec la commune dont ils sont élus pour le transfert de biens mobiliers ou
immobiliers ou la fourniture de services dans la limite d'un montant annuel fixé à 16 000
euros.
En outre, dans ces communes, les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou
agissant en remplacement du maire peuvent acquérir une parcelle d'un lotissement
communal pour y édifier leur habitation personnelle ou conclure des baux d'habitation
avec la commune pour leur propre logement. Ces actes doivent être autorisés, après
estimation des biens concernés par le service des domaines, par une délibération
motivée du conseil municipal.
Dans les mêmes communes, les mêmes élus peuvent acquérir un bien appartenant à la
commune pour la création ou le développement de leur activité professionnelle. Le prix
ne peut être inférieur à l'évaluation du service des domaines. L'acte doit être autorisé,
quelle que soit la valeur des biens concernés, par une délibération motivée du conseil
municipal.
Pour l'application des trois alinéas qui précèdent, la commune est représentée dans les
conditions prévues par l'article L. 2122-26 du code général des collectivités territoriales
et le maire, l'adjoint ou le conseiller municipal intéressé doit s'abstenir de participer à la
délibération du conseil municipal relative à la conclusion ou à l'approbation du contrat. En
outre, par dérogation au deuxième alinéa de l'article L. 2121-18 du code général des
collectivités territoriales, le conseil municipal ne peut décider de se réunir à huis clos.
Article 432-13 du Code pénal
Est puni de trois ans d'emprisonnement et d'une amende de 200 000 €, dont le montant
peut être porté au double du produit tiré de l'infraction, le fait, par une personne ayant
été chargée, en tant que membre du Gouvernement, membre d'une autorité
administrative indépendante ou d'une autorité publique indépendante, titulaire d'une
fonction exécutive locale, fonctionnaire, militaire ou agent d'une administration publique,
dans le cadre des fonctions qu'elle a effectivement exercées, soit d'assurer la
surveillance ou le contrôle d'une entreprise privée, soit de conclure des contrats de toute
nature avec une entreprise privée ou de formuler un avis sur de tels contrats, soit de
proposer directement à l'autorité compétente des décisions relatives à des opérations
réalisées par une entreprise privée ou de formuler un avis sur de telles décisions, de
prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux dans l'une de ces
entreprises avant l'expiration d'un délai de trois ans suivant la cessation de ces fonctions.
Est punie des mêmes peines toute participation par travail, conseil ou capitaux dans une
entreprise privée qui possède au moins 30 % de capital commun ou a conclu un contrat
comportant une exclusivité de droit ou de fait avec l'une des entreprises mentionnées au
premier alinéa.
Pour l'application des deux premiers alinéas, est assimilée à une entreprise privée toute
entreprise publique exerçant son activité dans un secteur concurrentiel et conformément
aux règles du droit privé.
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conditions prévues par la licence ouverte sous réserve d’apposer la mention :
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mise à jour
Ces dispositions sont applicables aux agents des établissements publics, des entreprises
publiques, des sociétés d'économie mixte dans lesquelles l'Etat ou les collectivités
publiques détiennent directement ou indirectement plus de 50 % du capital et des
exploitants publics prévus par la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du
service public de la poste et à France Télécom.
L'infraction n'est pas constituée par la seule participation au capital de sociétés cotées en
bourse ou lorsque les capitaux sont reçus par dévolution successorale.
Article L121-1
L'agent public exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité.
Article L121-2
Dans l'exercice de ses fonctions, l'agent public est tenu à l'obligation de neutralité.
Il exerce ses fonctions dans le respect du principe de laïcité. A ce titre, il s'abstient
notamment de manifester ses opinions religieuses. Il est formé à ce principe.
L'agent public traite de façon égale toutes les personnes et respecte leur liberté de
conscience et leur dignité.
Article L121-3
L'agent public consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont
confiées.
Article L121-4
L'agent public veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement les situations de conflit
d'intérêts défini à l'article L. 121-5 dans lesquelles il se trouve ou pourrait se trouver.
Article L121-5
Au sens du présent code, constitue un conflit d'intérêts toute situation d'interférence
entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou
paraître influencer l'exercice indépendant, impartial et objectif des fonctions de l'agent
public.
Article L121-6
L'agent public est tenu au secret professionnel dans le respect des articles 226-13 et 226-
14 du code pénal.
Article L121-7
L'agent public doit faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits,
informations ou documents dont il a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de
l'exercice de ses fonctions.
En dehors des cas expressément prévus par les dispositions en vigueur, notamment en
matière de liberté d'accès aux documents administratifs, il ne peut être délié de cette
obligation que par décision expresse de l'autorité dont il dépend.
Article L121-8
L'agent public a le devoir de satisfaire aux demandes d'information du public, sous
réserve des dispositions des articles L. 121-6 et L. 121-7.
Article L121-9
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conditions prévues par la licence ouverte sous réserve d’apposer la mention :
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L'agent public, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution
des tâches qui lui sont confiées.
Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité
propre de ses subordonnés.
Article L121-10
L'agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf
dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre
gravement un intérêt public.
Article L121-11
Les agents publics se conforment aux dispositions du second alinéa de l'article 40 du
code de procédure pénale pour tout crime ou délit dont ils acquièrent la connaissance
dans l'exercice de leurs fonctions.
Article L122-1
Afin de faire cesser ou de prévenir toute situation de conflit d'intérêts au sens de l'article
L. 121-5, l'agent public qui estime se trouver dans une telle situation :
1° Lorsqu'il est placé dans une position hiérarchique, saisit son supérieur hiérarchique ;
ce dernier, à la suite de la saisine ou de sa propre initiative, confie, le cas échéant, le
traitement du dossier ou l'élaboration de la décision à une autre personne ;
2° Lorsqu'il a reçu une délégation de signature, s'abstient d'en user ;
3° Lorsqu'il appartient à une instance collégiale, s'abstient d'y siéger ou, le cas échéant,
de délibérer ;
4° Lorsqu'il exerce des fonctions juridictionnelles, est suppléé selon les règles propres à
sa juridiction ;
5° Lorsqu'il exerce des compétences qui lui ont été dévolues en propre, est suppléé par
tout délégataire, auquel il s'abstient d'adresser des instructions.
Article L122-2
La nomination d'un agent public dans l'un des emplois dont le niveau hiérarchique ou la
nature des fonctions le justifient est conditionnée à la transmission préalable par
l'intéressé d'une déclaration exhaustive, exacte et sincère de ses intérêts à l'autorité
investie du pouvoir de nomination ou à l'autorité hiérarchique.
Article L122-10
L'agent public nommé dans l'un des emplois dont le niveau hiérarchique ou la nature des
fonctions le justifient adresse au président de la Haute Autorité pour la transparence de la
vie publique, dans un délai de deux mois suivant sa nomination, une déclaration
exhaustive, exacte et sincère de sa situation patrimoniale concernant la totalité de ses
biens propres ainsi que, le cas échéant, ceux de la communauté ou les biens indivis. Ces
biens sont évalués à la date du fait générateur de la déclaration comme en matière de
droits de mutation à titre gratuit.
Toutefois, aucune déclaration mentionnée au premier alinéa n'est exigée lorsque le
fonctionnaire a quitté ses fonctions avant l'expiration du délai de deux mois mentionné
au même premier alinéa.
Article L122-19
L'agent public exerçant des responsabilités en matière économique ou financière et dont
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le niveau hiérarchique ou la nature des fonctions le justifient est tenu de prendre, dans
un délai de deux mois suivant cette nomination, toutes dispositions pour que ses
instruments financiers soient gérés, pendant la durée de ses fonctions, dans des
conditions excluant tout droit de regard de sa part.
L'agent justifie des mesures prises auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la
vie publique.
Les documents produits ne sont ni versés au dossier de l'agent, ni communicables aux
tiers.
Article L122-20
Le fait, pour un agent public qui est soumis aux obligations déclaratives mentionnées
dans la présente section, de ne pas adresser la déclaration d'intérêts ou la déclaration de
situation de patrimoine prévues aux sous-sections 1 et 2, de ne pas justifier des mesures
financières prises en application de l'article L. 122-19, d'omettre de déclarer une partie
substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts ou de fournir une évaluation
mensongère de son patrimoine est puni d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de
45 000 € d'amende.
Peuvent être prononcées, à titre complémentaire, l'interdiction des droits civiques, selon
les modalités prévues aux articles 131-26 et 131-26-1 du code pénal, ainsi que
l'interdiction d'exercer une fonction publique, selon les modalités prévues à l'article 131-
27 du même code.
Article L122-21
Le fait, pour un agent public soumis à l'obligation de déclaration de situation patrimoniale
prévue à l'article L. 122-10, de ne pas déférer aux injonctions de la Haute Autorité pour la
transparence de la vie publique prévues à l'article L. 122-16 ou de ne pas lui
communiquer les informations et pièces utiles à l'exercice de sa mission est puni d'un an
d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
Article L122-22
Le fait de publier ou de divulguer, de quelque manière que ce soit, tout ou partie des
déclarations, des informations ou des observations mentionnées dans la présente section
est puni des peines mentionnées à l'article 226-1 du code pénal.
Article L123-1
L'agent public ne peut exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de
quelque nature que ce soit sous réserve des dispositions des articles L. 123-2 à L. 123-8.
Il est interdit à l'agent public :
1° De créer ou de reprendre une entreprise immatriculée au registre du commerce et des
sociétés ou au registre national des entreprises en tant qu'entreprise du secteur des
métiers et de l'artisanat ou affiliée au régime prévu à l'article L. 613-7 du code de la
sécurité sociale ;
2° De participer aux organes de direction de sociétés ou d'associations à but lucratif ;
3° De donner des consultations, de procéder à des expertises ou de plaider en justice
dans les litiges intéressant toute personne publique, le cas échéant devant une juridiction
étrangère ou internationale, sauf si cette prestation s'exerce au profit d'une personne
publique ne relevant pas du secteur concurrentiel ;
4° De prendre ou de détenir, directement ou par personnes interposées, dans une
entreprise soumise au contrôle de l'administration à laquelle il appartient ou en relation
avec cette dernière, des intérêts de nature à compromettre son indépendance ;
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conditions prévues par la licence ouverte sous réserve d’apposer la mention :
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5° De cumuler un emploi permanent à temps complet avec un ou plusieurs autres
emplois permanents à temps complet.
Article L123-2
La production des œuvres de l'esprit par un agent public, au sens des articles L. 112-1, L.
112-2 et L. 112-3 du code de la propriété intellectuelle, s'exerce librement, dans le
respect des dispositions relatives au droit d'auteur des agents publics et sous réserve des
articles L. 121-6 et L. 121-7 du présent code.
Article L123-3
L'agent public membre du personnel enseignant, technique ou scientifique des
établissements d'enseignement ou pratiquant des activités à caractère artistique peut
exercer les professions libérales qui découlent de la nature de ses fonctions.
Article L123-4
L'agent public lauréat d'un concours ou recruté en qualité d'agent contractuel de droit
public peut continuer à exercer son activité privée en tant que dirigeant d'une société ou
d'une association à but lucratif pendant une durée d'un an, renouvelable une fois, à
compter de son recrutement.
Article L123-5
L'agent public ou l'agent dont le contrat est soumis au code du travail en application des
articles 34 et 35 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens
dans leurs relations avec les administrations, occupant un emploi permanent à temps non
complet ou incomplet pour lequel la durée du travail est inférieure ou égale à 70 % de la
durée légale ou réglementaire du travail peut exercer une activité privée lucrative à titre
professionnel.
Article L123-6
Les dérogations prévues aux articles L. 123-4 et L. 123-5 font l'objet d'une déclaration à
l'autorité hiérarchique dont l'intéressé relève pour l'exercice de ses fonctions.
Article L123-7
L'agent public peut être autorisé par l'autorité hiérarchique dont il relève à exercer une
activité à titre accessoire, lucrative ou non, auprès d'une personne ou d'un organisme
public ou privé.
Cette activité doit être compatible avec les fonctions confiées à l'agent public, ne pas
affecter leur exercice et figurer sur la liste des activités susceptibles d'être exercées à
titre accessoire.
Par dérogation au 1° de l'article L. 123-1, cette activité peut être exercée sous le régime
prévu à l'article L. 613-7 du code de la sécurité sociale.
L'agent public mentionné au premier alinéa peut notamment être recruté comme
enseignant associé en application de l'article L. 952-1 du code de l'éducation.
Article L123-8
L'agent public qui occupe un emploi à temps complet peut, à sa demande, être autorisé
par l'autorité hiérarchique dont il relève à accomplir un service à temps partiel pour créer
ou reprendre une entreprise et à exercer, à ce titre, une activité privée lucrative.
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L'autorisation d'accomplir un service à temps partiel, qui ne peut être inférieur au mi-
temps, est accordée, sous réserve des nécessités de la continuité et du fonctionnement
du service et compte tenu des possibilités d'aménagement de l'organisation du travail,
pour une durée maximale de trois ans, renouvelable pour une durée d'un an, à compter
de la création ou de la reprise de cette entreprise.
Une nouvelle autorisation d'accomplir un service à temps partiel pour créer ou reprendre
une entreprise ne peut être accordée moins de trois ans après la fin d'un service à temps
partiel pour la création ou la reprise d'une entreprise.
Lorsque l'autorité hiérarchique a un doute sérieux sur la compatibilité du projet de
création ou de reprise d'une entreprise avec les fonctions exercées par l'agent public au
cours des trois années précédant sa demande d'autorisation, elle saisit pour avis,
préalablement à sa décision, le référent déontologue. Lorsque l'avis de ce dernier ne
permet pas de lever le doute, l'autorité hiérarchique saisit la Haute Autorité pour la
transparence de la vie publique lorsque l'avis du référent déontologue ne permet pas de
lever ce doute. La Haute Autorité se prononce dans les conditions prévues à la section 4
du chapitre IV.
Lorsque l'agent public occupe ou a occupé au cours des trois dernières années un emploi
dont le niveau hiérarchique ou la nature des fonctions le justifient, l'autorité hiérarchique
soumet la demande d'autorisation à l'avis préalable de la Haute Autorité. A défaut,
l'agent public peut également saisir cette dernière.
Article L123-9
Sans préjudice de l'engagement de poursuites disciplinaires, la violation par un agent
public des dispositions du présent chapitre donne lieu au reversement par celui-ci des
sommes perçues au titre des activités interdites, par voie de retenue sur le traitement.
Article L124-12
Dans l'exercice de ses attributions mentionnées à l'article L. 124-10, la Haute Autorité
pour la transparence de la vie publique examine si l'activité exercée par l'agent public
risque de compromettre ou de mettre en cause le fonctionnement normal,
l'indépendance ou la neutralité du service, de méconnaître tout principe déontologique
mentionné aux articles L. 121-1 et L. 121-2 ou de placer l'intéressé en situation de
commettre les infractions prévues aux articles 432-12 ou 432-13 du code pénal.
Article L124-13
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique peut demander toute
information ou tout document nécessaire à l'exercice de ses missions à l'agent public ou
à l'autorité dont il relève dans son corps ou dans son cadre d'emplois d'origine ou dans
les corps, cadres d'emplois ou emplois dans lesquels il a été précédemment détaché ou a
exercé des fonctions.
La Haute Autorité peut recueillir toute information nécessaire à l'accomplissement de sa
mission auprès des personnes publiques et privées. Elle peut entendre ou consulter toute
personne dont le concours lui paraît utile.
Le cas échéant, la Haute Autorité est informée par la ou les autorités dont relève l'agent
public dans son corps ou dans son cadre d'emplois d'origine des faits relatifs à une
situation de conflit d'intérêts qui ont été relatés ou ont fait l'objet d'un témoignage en
application de la section 1 du chapitre V du titre III relative aux lanceurs d'alerte, dès lors
que ces faits concernent les fonctions exercées ou ayant été exercées au cours des trois
années antérieures par cet agent.
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Article L124-14
Lorsqu'elle est saisie en application de l'article L. 124-10, la Haute Autorité pour la
transparence de la vie publique rend un avis :
1° De compatibilité ;
2° De compatibilité avec réserves, celles-ci étant prononcées pour une durée de trois
ans ;
3° D'incompatibilité.
La Haute Autorité peut rendre un avis d'incompatibilité lorsqu'elle estime ne pas avoir
obtenu de la personne concernée les informations nécessaires.
Le président de la Haute Autorité peut rendre, au nom de celle-ci, un avis de
compatibilité, assorti éventuellement de réserves, dans le cas où l'activité envisagée est
manifestement compatible avec les fonctions antérieures ou actuelles de l'intéressé.
Il peut également rendre, au nom de celle-ci, un avis d'incompétence, d'irrecevabilité ou
constatant qu'il n'y a pas lieu à statuer.
La Haute Autorité, lorsqu'elle se prononce en application des 1° et 2° de l'article L. 124-
10, rend un avis dans un délai de deux mois à compter de sa saisine. L'absence d'avis
dans ce délai vaut avis de compatibilité.
Article L124-15
Les réserves dont peuvent être assortis les avis de compatibilité et les avis
d'incompatibilité mentionnés aux 2° et 3° de l'article L. 124-14 lient l'administration et
s'imposent à l'agent public.
Les avis sont notifiés à l'administration, à l'agent et à l'entreprise ou à l'organisme de
droit privé d'accueil de l'agent.
Article L124-16
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique peut rendre publics les avis
rendus en application de l'article L. 124-10 après avoir recueilli les observations de
l'agent public concerné.
Ces avis sont publiés dans le respect des garanties prévues aux articles L. 311-5 et L.
311-6 du code des relations entre le public et l'administration.
Article L124-17
L'autorité dont l'agent public relève dans son corps, son cadre d'emplois ou son emploi
d'origine peut solliciter une seconde délibération de la Haute Autorité pour la
transparence de la vie publique, dans un délai d'un mois à compter de la notification de
son avis.
La Haute Autorité rend un nouvel avis dans un délai d'un mois à compter de la réception
de cette demande.
Article L124-18
L'agent public ayant fait l'objet d'un avis rendu en application de l'article L. 124-10
fournit, à la demande de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, toute
explication ou tout document justifiant qu'il respecte cet avis durant les trois années qui
suivent le début de son activité privée lucrative ou de sa nomination à un emploi public.
En l'absence de réponse, la Haute Autorité met en demeure l'agent de répondre dans un
délai de deux mois.
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Article L124-19
Lorsqu'elle n'a pas obtenu les informations nécessaires mentionnées à l'article L. 124-18
ou qu'elle constate que son avis n'a pas été respecté, la Haute Autorité pour la
transparence de la vie publique en informe l'autorité dont relève l'agent public dans son
corps, cadre d'emplois ou emploi d'origine pour permettre la mise en œuvre de
poursuites disciplinaires.
Elle peut publier le résultat de ses contrôles et, le cas échéant, les observations écrites de
l'agent concerné, dans le respect des garanties prévues aux articles L. 311-5 et L. 311-6
du code des relations entre le public et l'administration.
Article L124-20
Si l'avis de compatibilité avec réserves ou d'incompatibilité rendu en application des 2°
ou 3° de l'article L. 124-14 n'est pas respecté :
1° L'agent public peut faire l'objet de poursuites disciplinaires ;
2° Le fonctionnaire retraité peut faire l'objet d'une retenue sur pension, dans la limite de
20 % du montant de la pension versée, pendant les trois ans suivant la cessation de ses
fonctions ;
3° L'administration ne peut procéder au recrutement de l'agent contractuel intéressé au
cours des trois années suivant la date de notification de l'avis rendu par la Haute Autorité
pour la transparence de la vie publique ;
4° Il est mis fin au contrat dont est titulaire l'agent à la date de notification de l'avis rendu
par la Haute Autorité, sans préavis et sans indemnité de rupture.
Les 1° à 4° s'appliquent également en l'absence de saisine préalable de l'autorité
hiérarchique.
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