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Correction DS 6 : Mouvements et Énergies

Le document présente des exercices de physique abordant des concepts tels que le mouvement d'un objet soumis à des forces, la dynamique dans des référentiels galiléens et non galiléens, ainsi que des calculs liés à des isotopes d'uranium. Les exercices incluent des analyses de forces, des équations de mouvement, et des applications de la conservation de l'énergie. Les résultats incluent des vitesses critiques et des conditions pour le mouvement des isotopes dans un champ magnétique.

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Correction DS 6 : Mouvements et Énergies

Le document présente des exercices de physique abordant des concepts tels que le mouvement d'un objet soumis à des forces, la dynamique dans des référentiels galiléens et non galiléens, ainsi que des calculs liés à des isotopes d'uranium. Les exercices incluent des analyses de forces, des équations de mouvement, et des applications de la conservation de l'énergie. Les résultats incluent des vitesses critiques et des conditions pour le mouvement des isotopes dans un champ magnétique.

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Correction DS 6

Exercice 1 (d’après Enac 2011)


1◦ ) On étudie le mouvement de M dans R (O, − →
ez ) terrestre galiléen. M est soumis entre les points A et
−→ −→
B à son poids P et à la réaction normale de la piste RN . Le poids est une force conservative, qui dérive
−→
de EP = mgz. La réaction RN étant à travail nul, l’énergie mécanique de M est constante, et elle a pour
expression :
1
EM = mv2 + mgz
2
Comme l’énergie mécanique en A et B a même valeur, on a :
1 2 1
mvA + mgzA = mvB2 + mgzB
2 2
Ici zA = 0 et zB = R cos α, ce qui donne :

vB2 = vA2 − 2gR cos α

2◦ ) Le point B est atteint pour vB2 ≥ 0, soit :



vA ≥ vA, = 2gR cos α = 5, 8 m.s−1
−→
3◦ ) Étudions le mouvement de M dans le référentiel terrestre R (A, −
e→ −

X ) avec AB = AB eX :

La relation fondamentale de la dynamique appliquée à M donne :



→ −→
m−

a (M ) = P + RN

On projette sur −
e→
X et on obtient :
mẌ = −mg sin α
On intègre ensuite par rapport au temps, en tenant compte des conditions initiales (à t = 0, M est en A) :

Ẋ = −gt sin α + vA

On en déduit la durée du trajet :


vA − vB
τ=
g sin α
4◦ ) La relation fondamentale de la dynamique appliquée à M donne :

→ −→
m−

a (M ) = P + RN

On projette sur le vecteur radial de la base polaire (−



er , −

eθ ) :
2
−mRθ̇ = RN − mg cos θ

1
2
Comme v2 = R2 θ̇ , on a :
mv 2
RN = − + mg cos θ
R
La conservation de l’énergie mécanique donne la norme v de la vitesse sur la portion BC :
1 2 1
mv + mgR cos θ = mvA2
2 2
Finalement, la norme de la réaction vaut :

mvA2
RN = 3mg cos θ −
R
5◦ ) Le palet ne décolle pas avant le sommet ssi RN > 0 quel que soit θ compris entre −α et 0, soit
mv2 √
3mg cos θ − RA > 0. On obtient vA < 3gR cos θ avec au minimum cos θ = cos α, soit :

vA < 3gR cos α = 7, 1 m.s−1

6◦ ) Le palet décolle pour θd tel que RN (θd ) = 0, soit


2
vA
cos θd =
3gR

Exercice 2 (d’après concours ATS 2011)


1◦ ) Le référentiel terrestre étant supposé galiléen, le référentiel R sera galiléen ssi il est en translation
rectiligne uniforme dans le référentiel terrestre. Comme O décrit une sinusoïde, la translation n’est pas
rectiligne, et R n’est pas galiléen.
2◦ ) On étudie le mouvement de M (masse m) dans le référentiel R (O, − e→ −
→ − →
x , ey , ez ) non galiléen. M est

→ −

soumis à son poids P = −mg − →
ez , à la force de rappel du ressort Fr = −k (z − 0 ) − →
ez , à la réaction normale
−→ −→ −→ −
→ −

R de l’axe, à la force électromagnétique F = −α v = −αż e et à la force F traduisant le caractère
N z ie
non galiléen du référentiel R.


3◦ ) Lorsque le marcheur est fixe, la force Fie est nulle. La relation fondamentale de la dynamique donne :

→ − → −→ − →
m−

a = P + Fr + RN + F

→ − → −→
F = 0 et −

a = 0 lorsque M est fixe. On projette sur −

ez , et on obtient :

0 = −mg − k (zeq − 0 )

On en déduit la position d’équilibre de M :


mg
zeq = 0 −
k
4◦ ) On trouve zeq < 0 : le ressort est comprimé à l’équilibre, ce qui paraît cohérent.
5◦ ) La relation fondamentale projetée sur −→
e donne :
z

mz̈ = −mg − k (z − 0 ) − αż + mω 2 Zem cos (ωt)


 
mg
mz̈ + αż + k z − 0 + = mω 2 Zem cos (ωt)
k

Sachant que ż = Ż et z̈ = Z̈, Z est régie par :


α k
Z̈ + Ż + Z = ω 2 Zem cos (ωt)
m m

2
On pose :

k
ω0 =
m
ω0 α
=
Q m
Le facteur de qualité est alors : √
mω 0 km
Q= =
α α
6 ) La grandeur complexe Z est régie par l’équation différentielle :

ω0
Z̈ + Ż + ω 20 Z = ω 2 Zem exp (jωt)
Q
V
On a Ż = V , Z̈ = jωV et Z = jω
, ce qui donne en remplaçant :

ω 2 Zem ω 2 Zem 1
Vm exp (jϕ) = ω20
=  
jω + ω0
+ ω0 1
+j ω
− ω0
Q jω Q ω0 ω

7◦ ) On passe ensuite au module :


ω 2 Zem 1
Vm = |Vm exp (jϕ)| =   2
ω0 1 ω ω0
Q2
+ ω0
− ω

8◦ ) En supposant que la résonance a lieu à la pulsation ω 0 , l’amplitude de la vitesse vaut :


mω 20
Vm = Qω 0 Zem = Zem
α
9◦ ) On a Zm = Vm
ω
, soit à la résonance :
mω 0
Zm =
Zem
α
10◦ ) On veut imposer Zm < Lmax , ce qui donne en remplaçant :
mω 0
α > αmin = Zem
Lmax

→ −
→ →
11◦ ) La puissance de la force F est P = F · −
v = −αv 2 . À la résonance en vitesse, la puissance moyenne
fournie par le générateur sera maximale.
12◦ ) La puissance instantanée est :

P = −αv2 = −αVm2 cos2 (ωt + ϕ)

On passe à la puissance moyenne :


αmin Vm2 αmin ω 20 L2max mZem ω 30 Lmax
P =− =− =−
2 2 2
13◦ ) Les applications numériques donnent k = mω 20 = 5, 0 N.m−1 et P = −20 mW. La puissance que le
dispositif peut fournir est assez faible.

Exercice 3 (d’après Centrale TSI 2012)


1◦ ) Deux isotopes d’un élément chimique possèdent le même nombre de protons, mais des nombres de
neutrons différents. Un exemple classique est l’hydrogène, qui possède trois isotopes, 11 H, 21 H et 31 H. Les
isotopes ont le même comportement chimique, puisqu’ils ont le même nombre d’électrons.

3
2◦ ) Le noyau de l’isotope 235 comporte 92 protons et 143 neutrons, et le noyau de l’isotope 238 comporte
92 protons et 146 neutrons.
3◦ ) Soient x235 et x238 les abondances respectives de l’uranium naturel en 235
92 U et 92 U. Comme on ne
238

considère que ces deux isotopes, on a x235 + x238 = 1. La masse molaire de l’élément uranium est alors la
moyenne des masses molaires M235 et M238 , pondérées par les proportions :

M = x235 M235 + x238 M238

En utilisant x238 = 1 − x235 , on en déduit la proportion en 92 U :


235

M238 − M
x235 = = 0, 7283 %
M238 − M235

→ −→
4◦ ) Pour qu’un cation soit accéléré entre O1 et O2 , il faut que la force électrique F = e E soit dirigée de

→ −

O1 vers O2 , il en est de même pour le champ électrique E . Le champ E étant orienté selon les potentiels
décroissants, on a donc VG1 − VG2 > 0.
5◦ ) On étudie le mouvement d’un cation dans le référentiel terrestre, entre les grilles G1 et G2 . Un ion

→ −→
donné ne subit que la force électrique Fe = e E (le poids étant négligé), qui est conservative, et dérive de
EP = eV où V est le potentiel électrique. L’énergie mécanique d’un ion s’écrit :
1
EM = mu2 + eV
2
Elle est constante, puisque la seule force subie par l’ion est conservative. Elle a donc même valeur en O1
et O2 , ce qui donne :
1
0 + eVG1 = m1 u21 + eVG2
2
On en déduit les vitesses cherchées :

2eU
u1 =
m1

2eU
u2 =
m2

6◦ ) D’après la conservation de l’énergie mécanique, on a EC = eU, ce qui donne U = 15, 0 kV. On en déduit
les vitesses u1 et u2 , sachant que m1 = MN235
A
et m2 = MN238
A
:

2eUNA
u1 = = 1, 11.105 m.s−1
M235

2eUNA
u2 = = 1, 10.105 m.s−1
M238

7◦ ) Pour qu’un ion partant de O2 arrive en F , il faut que la force magnétique au point O2 soit dirigée vers
−→ −

le bas. Comme Fm = e− →v ∧ B avec −→v orientée de O1 vers O2 , il faut choisir un champ magnétique dirigé
vers l’avant du plan de la figure.
8◦ ) Le théorème de la puissance cinétique appliquée à un ion dans le référentiel terrestre galiléen donne :

dEC −
→
= P Fm
dt
La puissance de la force magnétique est nulle, puisqu’elle est toujours orthogonale au vecteur vitesse :
−
→  → − → →
P Fm = e−
v ∧ B ·−
v =0

L’énergie cinétique de l’ion est constante, son mouvement est donc uniforme.

4
9◦ ) On munit le référentiel terrestre galiléen R du repère cartésien orthonormé direct (O2 , −
e→ −
→ − →
x , ey , ez ), avec
sur la figure −
e→ −→
x vers le bas et ey vers la droite. La relation fondamentale de la dynamique s’écrit pour un
ion de masse m1 :
−→ −

m1 −→
a = Fm = e− →
v ∧B


Le champ magnétique s’écrit B = B − →
ez , la force magnétique est donc comprise dans le plan de la figure à
tout instant. La projection de la relation fondamentale de la dynamique sur − →
e donne alors :
z
 →

m1 −

a ·−

ez = e−

v ∧ B ·−

ez = 0

On a donc dv z
dt
= 0 à tout instant, soit vz = 0 à tout instant (le vecteur vitesse en O2 est compris dans le
plan de la figure), puis z = 0 à tout instant.
Le mouvement est plan dans (O2 , − e→ −
→ −→ − →
x , ey ), et on utilise la base de Frenet ( eT , eN ) dans ce plan. La relation
fondamentale de la dynamique s’écrit alors :

dv − v2 − −

m1 −

a = m1 e→
T + e→
N = e−

v ∧B
dt R
−→
dv
dt
= 0 puisque le mouvement est uniforme, avec v = u1 . Comme − →
v et B sont orthogonaux, le passage à
la norme donne :
u2
m1 1 = eu1 B
R
Le rayon étant constant, la trajectoire est une portion de cercle, de rayon :

m1 u1 1 2m1 U
R= =
eB B e
De même, pour l’isotope 238 de masse m2 , la trajectoire dans la chambre de déviation est circulaire, de
rayon : 
1 2m2 U
R2 =
B e

10◦ ) Pour que l’isotope 235 arrive en F , on doit avoir 2R1 = O2 F = D = 2
B
2m1 U
e
, soit :

2 2m1 U
B= = 0, 576 T
D e
11◦ ) Dans ce champ magnétique, l’isotope 238 a une trajectoire de rayon R2 , le point d’impact correspon-
dant sur M N est à une distance 2R2 de O2 :

m2
2R2 = D = 946 mm
m1

Comme la fente possède une largeur de 2 mm de part et d’autre de F , l’isotope 238 n’est pas recueilli dans
le collecteur. Il n’y aura donc que l’isotope 235 dans le collecteur.
12◦ ) La charge transportée par le faisceau pendant une durée ∆t est I∆t, ce qui correspond à I∆t
e
ions U+ ,
et donc x235 I∆t
e
ions 235
92 U recueillis dans le collecteur :
+

I∆t
N = x235 = 1, 38.1023 atomes
e

5
Exercice 4 (d’après mines de Douai 2007, banque PT 2014, Agro TB 2007, banque PT 2016, E3A MP
2016)

1◦ ) Z correspond au nombre de protons contenus dans le noyau, et au nombre d’électrons de l’atome. La


configuration électronique de l’aluminium dans son état fondamental est :

1s2 2s2 2p6 3s2 3p1

2◦ ) L’ion de l’aluminium le plus problable est Al3+ , qui est isoélectronique du néon : il est très stable car
toutes ses couches électroniques sont remplies.
3◦ ) Cette réaction met en évidence le caractère oxydant de l’oxyde de fer et le caractère réducteur de
l’aluminium (qui est oxydé lors de la réaction).
4◦ ) La configuration électronique du chlore dans son état fondamental est :

1s2 2s2 2p6 3s2 3p5

Le chlore appartient à la famille des halogènes.


5◦ ) L’aluminium a trois électrons de valence, et le chlore en a sept. On peut proposer la structure de Lewis
suivante :

6◦ ) La configuration électronique de l’oxygène dans son état fondamental est :

1s2 2s2 2p4

Il appartient à la quatrième colonne du bloc p, qui est la seizième colonne de la classification. Comme le
numéro de couche le plus élevé qui intervient dans la configuration est 2, il est sur la deuxième ligne.
7◦ ) L’oxygène a six électrons de valence, ce qui donne 18 électrons de valence dans l’ozone, et 9 doublets
à répartir. On peut proposer la structure suivante :

8◦ ) Chaque liaison O − O est polarisée −0,5eO − O+0,5e, avec un moment dipolaire associé orienté selon l’axe
de la liaison, de la périphérie vers l’oxygène central. La somme de ces deux moments dipolaires donne un
moment dipolaire global − →
p non nul, la molécule est donc polaire :

9◦ ) Soit m1 la masse de dioxygène dissoute dans un volume V . On a s1 = m1


V
avec m1 = n1 M (O2 ), ce qui
donne
n1 s1
s1 = = = 4, 7.10−4 mol.L−1
V M (O2 )
De même, la solubilité de l’ozone dans l’eau vaut :
s2
s2 = = 2, 3.10−2 mol.L−1
M (O3 )

10◦ ) L’ozone est beaucoup plus soluble dans l’eau que le dioxygène, car le dioxygène est apolaire, alors que
l’ozone et l’eau sont polaires.

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