Barrage
Barrage
en génie civil
Encadrants : Acteurs :
Mr kerkour EL miad Essaid Houd
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Remerciement
Nous tenons à exprimer, au terme de ce travail, nos sincères remerciements à Mr. CHAFI
Abdelhafid Directeur de L’École Supérieure De Technologie D’Oujda.
Nous tenons à exprimer notre sincère et profonde reconnaissance à l’égard de nos
encadrants, M. KERKOUR-EL MIAD Abdelhamid et Mme Hajar sadeq , pour leur
soutien, leurs conseils judicieux, leurs efforts, leurs critiques constructives, leur
disponibilité, ainsi que pour leur savoir-faire et l’expérience qu'ils ont partagés avec nous
avec générosité et modestie
L'aboutissement de ce travail d'équipe a fait l'objet d'une franche collaboration entre
élèves, professeurs et personnes externes.
Nous tenons à exprimer toute notre gratitude et notre reconnaissance à leur égard et les
remercions sincèrement de l'aide apportée, particulièrement :
Mr. AMRAQUI Samir, Professeur à l’École Supérieure de Technologie d’Oujda.
Mr. NASSER Abdelkader, Professeur à l’École Supérieure de Technologie d’Oujda.
Mr. BENKADDOUR Rachid, Professeur à l’École Supérieure de Technologie d’Oujda
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SIGNES ET ABRÉVIATIONS
A.B.H.M : Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya
A.R.F : Areal Reduction Factors : (Facteurs de réduction de surface)
B.C.R : Béton Compacté au Rouleau
B.C.V : Béton Conventionnel Vibré
B.V : Bassin Versant
D.P.H : Domaine Public Hydraulique
H-S-V : Hauteur, Surface, Volume
I.C : Ingénieur Conseil
KC : Indice de Compacité
L.P.E.E : Laboratoire Public d’Essaies et d’Études
MCE : Maximum Credible Earthquake (Séisme crédible maximum)
M.N.T : Modèle Numérique de Terrain
MSK : Medvedev-Sponheuer-Karnik (Échelle de mesure d'un tremblement de terre)
N.G.M : Niveau Général à la Mer
P.V : Procès-Verbal
R.G.P.H : Recensement Général de la Population et de l'Habitat
R.N : Retenue Normale
SESAME : Site Effects Assessment using Ambient Excitations
S.I.G : Système d'Information Géographique
U.S.B.R : United States Bureau of Reclamation
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INTRODUCTION
Le développement du Maroc suppose la maîtrise des ressources en eau, parmi lesquelles
les eaux de surface qui ont une importance vitale. Dans ce contexte le Maroc adopte une
politique hydrique particulièrement audacieuse qui accorde une immense importance à la
réalisation des barrages dont l’objectif est d’assouvir les besoins en eau potable, de l'eau
pour élargir les périmètres l'irrigation ou toute activité agricole ou pastorale entre autres,
de produire de l'électricité et aussi pour protéger les sites menacés par le risque des
inondations. En effet, chaque année, quatre à cinq grands barrages sont programmés sans
citer une dizaine de moyens et petits barrages dont leur édification a été une solution très
largement utilisée pour résoudre les délicats problèmes de mobilisation des ressources en
eau. Dans cette perspective, notre projet de fin d’étude s’inscrit amplement dans la
politique de notre
pays. En effet, notre travail s’articule autour de la conception et le dimensionnement du
barrage LGRIBIJ à Taourirt. Un barrage qui a pour vocations majeurs l’irrigation des
terres situées à l’aval ainsi que l’alimentation en eau potable, le contrôle des crues et le
stockage des apports
d’eau. Notre rapport comporte trois grandes parties : La première partie intitulé «
GÉNÉRALITÉS ET PRÉSENTATION » où nous allons donner des généralités sur le
domaine des barrages ainsi que des informations sur l’organisme accueillant ABHM, et
finalement une présentation globale du projet. La deuxième partie « ÉTUDES
PRÉALABLES », présente trois volets d’études, commençons par l’étude géologique et
géotechnique puis l’étude topographique et enfin l’étude hydrologique. Lors de cette
partie nous avons fait recours à plusieurs logiciels comme ArcGIS, Global Mapper,Google
Earth La troisième partie porte sur « CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT », où
nous avonstraité le laminage de crue ainsi que la courbe de tarage afin d’effectuer un
dimensionnement détaillé des ouvrages annexes principaux qui sont principalement
l’évacuateur de crue et la vidange de fond
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I. Création :
L’eau, longtemps considérée comme inépuisable, connaît une raréfaction croissante. Cela est
principalement dû à la croissance des activités humaines,
Croissance démographique, changement climatique, etc.
Avec son climat semi-aride, le Maroc est confronté à des défis majeurs en matière de gestion de l'eau. Le
système d'approvisionnement en eau initié par le Roi Hassan II .
Il vise à améliorer la sécurité hydrique et alimentaire et à faire du Maroc un modèle en matière de
collecte et de développement de l’eau.
Depuis l'avènement de la loi 10/95 relative à l'eau (telle que modifiée par la loi 36/15), la gestion de l'eau
au Maroc s'appuie sur un territoire représenté par un bassin versant comme unité de gestion. . . .
En effet, le cadre naturel le mieux adapté pour comprendre et résoudre les problèmes d’eau et parvenir à
une coopération régionale efficace entre les utilisateurs est celui des bassins versants.
Dans le cas de la gestion de l'eau, le cadre institutionnel a été élaboré par le législateur sur la base de
l'article 20 de la loi sur l'eau 10/95 au niveau de chaque bassin versant.
Nom « Agence de Bassin ». Ainsi neuf ouvrages de bassins hydrauliques ont été mis en place, dont
Moulouya (Figure 1.1).
Grâce au leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la région de l'Est connaît un formidable
développement social et économique, et l'Agence du Bassin Hydraulique de Moulouya ne fait aucun
effort pour soutenir cette initiative qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre
Zonage détaillé au Maroc.
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IV. Organigramme :
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I. Définition :
Un barrage est un ouvrage d’art hydraulique construit en travers d’un cours d’eau dans le but de réguler
le débit de ce cours d’eau et/ou de stocker de l’eau. Les barrages ont diverses fonctions, notamment :
-Contrôle des crues :
Ils permettent de gérer les débits d’eau en cas d’inondations.
-Irrigation :
Ils servent à fournir de l’eau pour l’agriculture.
-Industrie :
Certains barrages sont utilisés pour la production d’énergie hydroélectrique.
-Hydroélectricité :
Ils sont essentiels pour la production d’électricité à partir de l’énergie hydraulique.
-Pisciculture :
Certains barrages créent des lacs artificiels qui favorisent la pisciculture.
-Retenue d’eau potable :
Ils stockent de l’eau pour la consommation humaine.
II. Classification :
Suivant le matériau mis en œuvre pour construire le barrage on distingue :
▪ Barrages en terre.
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▪ Barrages en enrochements.
▪ Barrages en béton (barrage -poids, barrage à contreforts, barrage - voûte).
▪ Barrages en gabions.
1) Barrages en terre :
Un barrage en terre est un type de barrage dont la hauteur n’excède pas 3 mètres et la longueur 60
mètres. Il est utilisé pour retenir l’eau dans une petite vallée ou dépression où l’eau coule régulièrement.
Les barrages en terre sont des barrages en remblais et ont deux fonctions principales : l’étanchéité et la
résistance à la poussée de l’eau. Les matériaux naturels de type « sol » sont judicieusement organisés
pour assurer ces fonctions1. Voici quelques caractéristiques importantes des barrages en terre :
-Construction en travers du lit de la rivière : Un barrage en terre est construit en travers du lit d’une
rivière. Il s’agit d’un massif en terre dont les pentes sont assez douces pour garantir la stabilité.
-Imperméabilité : La terre utilisée, typiquement de l’argile, doit être suffisamment imperméable pour
empêcher l’eau de passer au travers du barrage.
-Parements et risbermes : Les parements du barrage peuvent inclure des banquettes intermédiaires
appelées risbermes, améliorant ainsi la stabilité et facilitant la surveillance et l’entretien.
-Dépendance à la disponibilité de remblai de qualité : La conception de ces ouvrages dépend
fortement de la quantité de remblai de qualité suffisante disponible sur le site ou à proximité immédiate.
Les barrages en terre sont des ouvrages essentiels pour la gestion de l’eau, la prévention des inondations
et la fourniture d’eau potable ou d’eau pour l’irrigation. Ils ont évolué au fil du temps grâce aux progrès
technologiques et à la compréhension de la mécanique des sols
2)Barrage en enrochements :
Un barrage en enrochements est un type de barrage où la résistance à la poussée de l’eau est
principalement assurée par un massif d’enrochements versés en vrac ou compactés, occupant au moins
50 % du volume total. Contrairement aux barrages en terre, les enrochements ne sont pas imperméables
par eux-mêmes. Cependant, de nos jours, l’étanchéité est assurée par une zone imperméable épaisse en
terres sélectionnées et compactées.
Voici quelques caractéristiques importantes des barrages en enrochements :
-Construction en travers de la rivière : Un barrage en enrochements est érigé en travers du lit d’une
rivière. Son massif est constitué de matériaux rocheux de diverses dimensions, allant jusqu’à des blocs de
plusieurs tonnes.
-Étanchéité : L’étanchéité est obtenue par une paroi en béton de ciment ou en béton bitumineux sur le
parement amont du barrage.
-Avantages : Les barrages en enrochements tiennent avec des talus plus raides, ce qui permet de réduire
les volumes nécessaires. Ils sont également moins sensibles aux tassements lorsque les enrochements
sont bien rangés.
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-Technique de construction : Le masque d’étanchéité peut être réalisé par une dalle de béton armé, des
couches de béton bitumineux, des géomembranes ou même une tôle métallique galvanisée.
Ces barrages jouent un rôle essentiel dans la gestion de l’eau, la prévention des inondations et la
production d’énergie hydroélectrique. Ils sont adaptés aux sites où les matériaux rocheux sont
disponibles à proximité.
3)Barrage en béton :
Un barrage en béton est un ouvrage d’art conçu pour retenir et stocker de l’eau ou pour la dériver. Le
béton est le matériau principal utilisé dans sa construction. Voici les principaux types de barrages en
béton:
-Barrages-poids:
Ils ont une section transversale triangulaire et sont souvent construits avec un parement amont vertical ou
légèrement incliné.
Leur poids empêche le glissement du massif sur sa fondation.
Exemple : le barrage de Bissorte.
-Barrages voûte:
Ils sont constitués d’un mur en béton armé arqué.
La poussée de l’eau est reportée sur les flancs de la vallée.
Certains ont une double courbure verticale et horizontale.
Exemple : le barrage de Tignes.
-Barrages mixtes:
Ils combinent différentes techniques. Par exemple, une voûte à laquelle sont accolés deux barrages-poids
latéraux.
Utilisés pour des conditions topographiques spécifiques.
Exemple : le barrage de Roselend.
-Barrages en remblai:
Ils sont de grand volume et construits avec des matériaux locaux (terre et enrochements).
Souvent dotés d’un noyau central d’argile pour l’étanchéité.
Exemple : divers barrages construits avec des techniques modernes de terrassement.
Ces différents types de barrages en béton sont adaptés en fonction de la géologie du site, de la
topographie de la vallée et des besoins spécifiques en rétention et production d’électricité.
4)barrages en gabions :
Un gabion (du mot italien "gabbione" signifiant "grosse cage") est un casier utilisé en génie civil. Il est
principalement constitué de solides fils de fer tressés et rempli de pierres généralement non-gélives (qui
ne se fendent pas sous l'action du gel). Voici quelques détails sur les gabions .ils sont légèrement utilisée
en :
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- Les gabions sont employés dans les travaux publics et le bâtiment pour diverses applications :
- Murs de soutènement: Ils servent à construire des murs de soutènement.
- Berges artificielles non étanches: Ils sont utilisés pour renforcer les berges de cours d'eau.
- Décoration de façades nues: Les gabions peuvent être utilisés pour embellir des façades.
- Aménagements urbains: Ils sont modulables et relativement faciles à mettre en œuvre.
- Ils sont également utilisés dans des aménagements hydrauliques, où l'eau peut percoler à travers un
gabion, permettant la construction de « merlons amortisseurs » et la gestion de flux d'eau dans un bassin
versant ou un système de réservoirs d'eau.
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5) Équipements de circulation :
Les barrages permettent l'accès aux équipements hydrauliques et permettant la surveillance et le contrôle
de l’électricité et des barrages.
Des barrières ou des canaux de dérivation peuvent être construits pour permettre la circulation fluviale.
Les retenues sont équipées de routes spécifiques pour favoriser les poissons migrateurs.
Le barrage est utilisé comme route de crête et doit donc être entretenu.
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I. Définitions :
1) Bassin versant :
Un bassin versant, également appelé bassin hydrologique ou bassin versé, est une zone géographique
délimitée par des crêtes topographiques où toutes les eaux de ruissellement convergent vers un même
point, tel qu'un cours d'eau principal, un lac ou un océan. Ces eaux de ruissellement peuvent provenir de
précipitations atmosphériques, de la fonte de la neige, ou de toute autre forme de précipitation. Le
concept de bassin versant est fondamental en hydrologie, car il permet d'étudier et de gérer les flux d'eau
à différentes échelles, allant des petits ruisseaux aux grands fleuves, en considérant l'ensemble des
interactions entre les éléments hydrologiques, géologiques, biologiques et humains au sein d'un territoire
donné.
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Les bassins topographiques et hydrogéologiques sont deux concepts essentiels dans le domaine de
l'hydrologie, chacun jouant un rôle distinct mais interconnecté dans le cycle de l'eau. Le bassin
topographique est défini par les caractéristiques du relief, où les eaux de ruissellement convergent vers
un exutoire commun. Ces bassins sont délimités par des crêtes et des hauteurs topographiques, et leur
étude permet de comprendre la dynamique des précipitations, des écoulements et des inondations à
l'échelle régionale. En revanche, le bassin hydrogéologique se concentre sur les propriétés du sous-sol,
où les mouvements d'eau souterraine sont déterminés par la perméabilité des roches et la présence
d'aquifères. Ces bassins ne sont pas nécessairement alignés avec les limites topographiques et sont
souvent moins évidents à définir. Cependant, ils sont cruciaux pour comprendre la recharge des aquifères,
les flux d'eau souterraine et la disponibilité des ressources en eau souterraine. Bien que distincts, ces
deux types de bassins sont étroitement liés, car les eaux de surface peuvent s'infiltrer dans le sol et
rejoindre les aquifères, tandis que les eaux souterraines peuvent émerger à la surface et contribuer au
ruissellement dans les bassins topographiques. Ainsi, une compréhension intégrée des bassins
topographiques et hydrogéologiques est nécessaire pour une gestion efficace et durable des ressources en
eau.
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2) Indice de compacité :
En hydrologie, l'indice de compacité est une mesure utilisée pour évaluer la forme géométrique d'un
bassin versant. Il permet de quantifier à quel point la forme du bassin est compacte ou dispersée. Cet
indice est important car il peut fournir des indications sur les caractéristiques de l'écoulement de l'eau
dans le bassin, ainsi que sur les processus hydrologiques qui y sont associés.
Si A est la surface du bassin en (Km2) et P son périmètre en(Km),le coefficient 𝑲𝒄 est égal à :
Le coefficient 𝑲𝒄 de GRAVELIUS est supérieur à 1 lorsque la forme du bassin est allongée, et proche
de 1 pour un bassin versant de forme circulaire (Fig. 3.3).
D’où :
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Elle est tracée sur (Fig. 3.4) la variation du pourcentage de la superficie d'un bassin situé au-dessus
d'une altitude donnée en fonction de l'altitude.
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▪ Pente stratigraphique.
Les indices de pentes permettent, comme pour certaines caractéristiques géométriques, de
comparer les bassins versants entre eux
a) Pente orographique :
La pente orographique caractérise le relief. Elle favorise l'élévation des masses d'air en
mouvement au-dessus des reliefs et provoque la condensation de l'humidité qu'elles contiennent.
b) Pente topographique :
C'est la pente qui influence l'écoulement superficiel des eaux : ruissellement de surface et
écoulement hypodermique. Elle accélère le ruissellement sur les versants et détermine en partie le
temps de réponse du cours d'eau aux impulsions pluviométriques.
Elle se lit et se mesure sur la carte topographique à grande échelle (>1/100000) ou à l'aide de M.N.T.
c) Pente hydrographique :
La pente hydrographique, ou profil en long du cours d'eau, peut-être déterminée sur la carte ou
mesurée sur le terrain par un nivellement de précision. Cette pente exprimée généralement en(m/Km)
conditionne :
▪ La vitesse de l'eau dans le chenal.
▪ La vitesse de l'onde de crue.
▪ Le tirant d'eau de la rivière.
Elle varie plus ou moins irrégulièrement pour un même cours d'eau selon les structures
géologiques traversées et diminue en général d'amont en aval (Fig. 3.5).
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3) Indice de la pente :
a) Pente moyenne :
La pente moyenne est une caractéristique importante qui renseigne sur la topographie du bassin.
Elle est considérée comme une variable indépendante. Une valeur approchée de la pente
moyenne est donnée par la relation suivante :
Où :
𝑖𝑚: Pente moyenne (m/Km ou ‰).
𝐿 : Longueur totale de courbes de niveau (Km).
𝐷 : Équidistance entre deux courbes de niveau (m).
𝐴 : Surface du bassin versant (Km2).
b) Indice de pente :
Cet indice se calcule à partir du rectangle équivalent. Il est égal à la somme des racines carrées
des pentes moyennes de chacun des éléments pondérés par la surface intéressée, soit :
Où :
𝑖𝑝 : Indice de pente (%).
𝐿 : Longueur du rectangle (m).
𝑥𝑖: Distance qui sépare deux courbes sur le rectangle (m).
𝐷 : Distance entre deux courbes de niveau successives (peut être variable) (m).
𝑑 /𝑥𝑖: Pente moyenne d'un élément (%).
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3) Le rapport de confluence :
Le rapport de confluence est un nombre sans dimension exprimant le
développement du réseau de drainage. Il varie suivant l'ordre considéré. C'est un
élément important à considérer pour établir des corrélations d'une région à une
autre.
Sur la base de la classification des cours d'eau, HORTON (1945) et STRAHLER
(1957) ont établi la loi des nombres (Rapport de confluence) :
Où :
𝑅𝑐 : Rapport de confluence.
𝑁𝑥 : Nombre de cours d’eau d’ordre (x).
𝑁𝑥+1 : Nombre de cours d’eau d’ordre (x+1).
4) Organisation de réseaux hydrographiques :
Cette organisation est très importante pour la formation des crues du cours d'eau
principal. Selon le type de géométrie du réseau, les crues des différents affluents
confluent plus ou moins
rapidement dans l'espace et dans le temps. Elles se superposent plus ou moins les
unes sur les autres, ou au contraire se succèdent les unes après les autres. Les
risques de superposition croissent du type peuplier au type pin parasol. Ceci est
vrai pour les bassins qui sont globalement affectés
par un événement pluvieux.
𝑹𝒄 < 𝟓 : Chêne Ramification bien développée et un espacement régulier des
confluences.
𝑹𝒄 > 𝟏𝟎 : Peuplier Plus long que large, présente de nombreux affluents
parallèles.
𝑹𝒄 → 𝟎 : Pin pignon Concentration des confluences dans le secteur amont.
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CHAPITRE IV : PRÉSENTATION DU
PROJET
➢ CADRE DE L’ÉTUDE
➢ BUTS DU PROJET
➢ SITUATION ET ACCÈS
➢ CHOIX DU SITE
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I. Cadre de l’étude
L’étude de conception du barrage LGRIBIJ dans la province de Taourirt a été confiée par l’Agence du
Bassin Hydraulique de la Moulouya, au Bureau d’études ALKHIBRA.
Dans ce cadre, intervient le sujet de notre projet de fin d’études qui porte sur la conception,
ledimensionnement, et l’étude de stabilité du barrage LGRIBIJ dans la province de Taourirt.
Le présent rapport du barrage LGRIBIJ dans la province de Taourirt, présente :
▪ Les caractéristiques géologiques.
▪ Les caractéristiques topographiques.
▪ Les caractéristiques hydrologiques.
▪ Une description et justification du choix des ouvrages et de leurs dimensionnements.
▪ Les avants métrés.
▪ Le programme sommaire des travaux.
▪ Les plans des ouvrages.
▪ Les plans des ouvrages annexes.
II. Buts du projet
Le but de ce barrage est d’assurer :
La satisfaction des besoins en eau des habitants de la région.
L’irrigation des périmètres agricoles avoisinants.
Protection contre les inondations.
Recharge de la nappe.
III. Situation et accès
Le site potentiel se trouve dans la commune rurale de Sidi Ali Belkacem, Province de Taourirt. Il est
repérable sur l’oued Wizaght se trouve à environ 7 Km à vol d’oiseau du siège de la commune.
Ce site proposé par la commune est accessible à partir de son siège (située au bord de la RN 19menant à
Debdou), en empruntant à gauche (juste derrière le siège du Caidat auquel celui de la commune fait face)
vers le Sud, la piste qui mène à Griége (nom du lieu du site) sur un trajet d’environ 10 Km.
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1-Structure et tectonique
Du point de vue structural, le site du barrage est localisé en bordure de la chaine des Horsts à la limite de
la plaine des Angads qui fait partie du couloir Taourirt- Oujda et qui constitue une zone d'effondrement.
Les formations Paléozoïques ont subi un plissement de grande envergure au cours de la phase orogénique
hercynienne tel le synclinorium de Jerada. Cette phase est également à l'origine des failles longitudinales
et transversales ainsi que d'une intense activité magmatique. L'orogenèse Atlasique a très peu marqué les
formations secondaires qui sont subhorizontales dans la zone des horsts et légèrement plissées au nord
d'Oujda dans la chaîne de Beni Snassen. Les dislocations observées dans les formations secondaires sont
considérées comme le résultat du rejeu des failles sous-jacentes au cours de la sédimentation. Ces failles
syn-sédimentaires semblent expliquer les variations parfois considérables de l'épaisseur des sédiments
entre les horsts et les grabens. Du Trias au Jurassique, les grabens ont formé des zones de subsidence et
les horsts, les zones de hauts - fonds. La phase tectonique de l'Eocène moyen est caractérisée par les
failles ENE et la phase du début du Miocène par les failles NNW à WNW.
2) régionale Stratigraphie
La boutonnière de Ganfouda-Jerada se présente en un vaste synclinal complexe. Les formations
rencontrées dans la zone vont du primaire aux dépôts alluvionnaires du quaternaire.
a) Les formations du Primaires
Elles sont représentées par le viséen, Namurien, Westphalien marin A et le westphalien B et C
paralique à charbon. Ces formations affleurent en amont en dehors de la retenue du barrage.
Le Viséen :
Le viséen dont la puissance est de 700 - 800 m est caractérisée par une série Volcano-sédimentaires avec
des Rhyodacites de Jebel Bou Soufane à l'Est de Ganfouda et des rhyolites et des Trachyandésites. Les
formations sédimentaires sont représentées par des schistes, des grès et des séltites à intercalations de
calcaires rous. Postérieurement au Viséen, une première phase orogénique hercynienne a mis en place
des granites et des granodiorites.
Le Namurien :
Il est représenté par 100 à 200 m d'une alternance de grès et de schistes à nodules.
Le Westphalien :
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Le carbonifère est représenté par trois ensembles. Le westphalien marin dit A et le westphalien B et C
continental formés de psammites, de schistes et de houille. Cet étage est riche en conglomérat et en
niveaux fossilifères (Plantes et fossiles marins).
L'orogenèse hercynienne est caractérisée par un plissement asymétrique accompagné de
schistosité et même un épimétamorphisme au moins dans les niveaux profonds tel le viséen.
b) Les formations du Trias
Les formations triasiques sont constituées d'argile rouges, de basaltes très altérés et rarement par un
niveau de calcaire dolomitique. Le Trias repose sur le paléozoïque en discordance angulaire. Ces
formations de Trias sont absentes à l'est de Ganfouda.
c)le Jurassique
Le jurassique s'est déposé normalement sur le Trias et parfois en discordance sur le paléozoïque. Dans la
zone, le jurassique est représenté par le Lias essentiellement dolomitique avec quelques passées de
calcaire franc et dont l'épaisseur augmente considérablement au niveau des grabens. Un passage de
marnes rouges toarciennes forme parfois la séparation avec les dolomies et les calcaires qui constituent la
dalle des hauts plateaux.
Le Callovo-Oxfordien marno-gréseux est d'une puissance d'environ 200 à 300m et le Lusitanien de
puissance 500 à 600m débute par un faciès marneux et se termine par des grès. Ces formations des hauts
plateaux ne sont pas affectées par les failles des horsts.
d) Le Tertiaire
Le Tertiaire est représenté essentiellement dans la zone de l'oued El Hai au sud Est de la
boutonnière de Jerada - Ganfouda. Cet étage est constitué de marnes sableuses dites de Berguemt, de
marnes gypseuses et de calcaires Lacustres.
e) Le Plio-Quaternaire
Il est représenté par les formations sédimentaires de la plaine de Ganfouda (alluvions et limons) et les
formations volcaniques constituées de basaltes et de cinérites.
Ces formations volcaniques attribuées généralement au Plio-Quaternaire sont très hétérogènes. Elles
comprennent principalement des cinérites, des cendres volcaniques très perméables et des basaltes
compacts ou fissurés. La puissance de ces formations volcaniques dépasse dans certaines zones de la
plaine des Angads 100 m. Le quaternaire sédimentaire correspond aux basses terrasses des principaux
cours d'eau tel la
plaine de Ganfouda. La coupe géologique Nord-Ouest Sud Est passant par la boutonnière au sud de
Ganfouda est
présentée ci-joint (d'après la carte géologique d'Ain Beni Mathar au 1/100000). Cette coupe
montre, les formations primaires de la boutonnière et la couverture secondaire en discordance
sur les le socle.
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dépôts d'âge Aaléno-Bajocien inférieur à Bathonien inférieur. Il s'agit d'une série monotone composée de
dolomies grises, à grains fins, admettant quelques intercalations discontinues de calcaires
sublithographiques, parfois oolithiques. Les dolomies sont disposées en barres, elles-mêmes composées
de bancs métriques et de strates décimétriques séparées par des joints stratigraphiques.
Fig. 1.2. Bancs métriques composés de strates décimétriques séparés par des joints
stratigraphiques.
Les bancs sont disposés selon une direction N55 à N85. Les couches sont tabulaires ou présentent un
faible pendage vers le sud ne dépassant pas 12° (Fig. 1.3).
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Fig. 1.4. Bancs de dolomie affecté par une même famille de diaclases ouvertes
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Fig. 1.5. Banc de dolomie affecté par des fractures colmatées par de la colmatées par de
calcite.
Le substratum dolomitique peut ne pas être affleurant. En effet, il peut être couvert par les dépôts
quaternaires. Ces derniers sont constitués :
▪ Des alluvions de l’oued qui correspondent à des dépôts de pente remaniés par les eaux de
l’oued Elles sont d'épaisseur importante.
▪ Des dépôts de pente qui couvrent une partie des rives ; ils sont composés de blocs et
graviers de dolomies de forme angulaires Ils proviennent du démantèlement
des states de dolomie surplombant l'oued.
▪ Des dépôts fins issus de l’altération des dolomies qui sont composés de limons et d'argiles
2) Caractéristiques géologiques de la retenue
La retenue du barrage est constituée de terrains dolomitiques organisés en strates centimétriques à
pluridécimétriques subtabulaires. Les dolomies sont d'âge Aaléno-Bajocien inférieur à Bathonien
inférieur. Elles sont affectées de figures de dissolution et de fractures
Les dolomies sont souvent surmontées de dépôts de pente qui proviennent du démantèlement
des barres dolomitiques constituant la retenue.
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Il reste à souligner qu'en cas de détection de vides karstiques dans les dolomies affleurant au droitde
l’axe; un traitement d'étanchement adéquat sera alors nécessaire. Celui-ci pourrait consisternt en un
comblement des anomalies karstiques par injection gravitaire et clavage.
Pour finir, il reste à signaler que l'étanchéité de la cuvette aura tendance à s'améliorer au fur et à mesure
que les colloïdes en suspens dans les eaux de la retenue se déposeront. D’un point de vue stabilité, aucun
indice d'instabilité n'a été repéré ni au droit du site du barrage ni dans la retenue et par conséquent, aucun
risque d'instabilité ou de mobilisation de masse de terrains sur les versants de la retenue n'est à craindre
après soit après la mise en eau du barrage soit dans le cas de sa vidange rapide
.III. Sismicité du site
Le Maroc est subdivisé en trois domaines sismotectoniques distincts :
o Le domaine atlantique.
o Le domaine bético-rifain et le sous-domaine d'Alboran.
o Le domaine atlasique qui peut être décomposé en deux sous domaines :
• Le domaine mésétien comprenant la meseta occidentale et la meseta orientale.
• Le domaine de la chaine atlasique.
Le site LGRIBJ est situé dans le domaine sismotectoniques de la meseta orientale, La répartition de ces
événements sismiques inventoriés
44
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Fig. 1.12. Carte des intensités sismiques maximales observées au Maroc entre
1901 et 2010
En appliquant la même approche déterministe utilisée pour l'évaluation de
l'aléa sismique au droit du site LGRIBIJ, on a présenté la valeur des
magnitudes retenues pour chacune des principales zones sismogènes encadrant
le site de Ganfouda (Tab. 1.1). Cette estimation concerne le "Séisme Maximum
Crédible" retenu ici comme « Séisme Maximum de Dimensionnement ».
Distance par Séisme maximum Accélératio
Zone source
rapport au site de n au site
(km) dimensionnement (g)
MCE
Champs proches
Zone des horsts 5 4 0.15
Couloir Taourirt- 30 6 0.09
Oujda
Champs lointains
45
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46
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4-Matériaux de construction
Les matériaux disponibles au niveau du site sont constitués de :
Alluvions grossières de l’oued.
Enrochements de calcaires.
47
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48
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1-Topographie de la retenue
Le bassin versant de LGRIBIJ a une forme palmée celle-ci s'explique par un indice
de compacité KC=1.35 et se resserre de l'amont vers aval jusqu'au niveau de l'axe
du barrage projeté.
Les courbes, hauteur-surface-volume (Fig. 2.1) caractérisant la retenue ont été
obtenues par planimétrage des courbes de niveau du fond topographique.
2-Capacité de la cuvette
Capacité retenue H-S-V est présentée dans le tableau suivant (Tab. 2.1) :
3-Topographie du site
D'après les levés topographiques détaillés du site de l'axe du barrage retenu
présente les caractéristiques géomorphologiques suivantes :
Le fond du lit de l'oued au droit de l'axe choisi se trouve à la cote 821.00 NGM
environ.
49
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50
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52
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𝑨𝒊 ×
� 𝒎𝒐 =∑
�
3) Temps de Concentration
Le temps de concentration Tc est la durée mise pour atteindre l’exutoire par la
goutte d’eau tombant sur le point le plus éloigné du bassin. Pratiquement la méthode
de quantification de ce paramètre diffère selon les auteurs. Certains considèrent
que Tc est le temps qui sépare la fin de la pluie efficace et la fin de ruissellement
direct. D’autres le considèrent que c’est l’intervalle entre le centre de gravité de
l’hyétogramme et la fin du ruissellement direct.
Plusieurs formules présentées et expliquées ci-après ont été utilisées pour l’estimation du
temps
de concentration (Tc) :
53
[Tapez ici]
Giandotti :
o 𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
𝟒√𝑺 + 𝟏. 𝟓 𝑳 o 𝑳 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒌𝒎]
𝑻 = 𝟔𝟎 × o 𝑺 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒌𝒎𝟐]
𝟎. 𝟖 √𝑯
o 𝑯 ⟹ 𝑯𝒎𝒐𝒚 − 𝑯𝒎𝒊𝒏 ⟹ 𝒆𝒏
𝒄
[𝒎]
𝑻𝒄 = 𝟔𝟎 × 𝟎, 𝟏𝟎𝟖 × 𝑺 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒌𝒎𝟐]
o
√𝑰 𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎⁄𝒎]
o
o
Ventura :
𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
𝑺
𝑻 = 𝟕𝟔, 𝟑 × √ 𝑺 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒌𝒎𝟐]
o
𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [%]
o
o
Kirpich :
𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
𝟏 𝑳 𝟎.𝟕𝟕
𝑳 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎]
o
√𝑰 𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎⁄𝒎]
o
o
Formule Espagnole :
𝑳 𝟎.𝟕𝟕 𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
( ) 𝑳 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎]
o
𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎⁄𝒎]
o
𝑰𝟎.𝟐𝟓 o
Van Te Chow :
o 𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏
𝑻𝒄 = 𝟔𝟎 × 𝟎. 𝟏𝟐𝟑 ×𝑳( [𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
𝟎.𝟔𝟒
)
𝟏𝟎𝟎𝟎√𝑰 o 𝑳 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎]
o 𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎⁄𝒎]
Formule Californienne :
o 𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏
𝑻𝒄 = 𝟔𝟎 × 𝟎. 𝟏𝟒𝟓𝟐 ×𝑳( [𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
𝟎.𝟕𝟕
)
𝟏𝟎𝟎𝟎√𝑰 o 𝑳 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎]
o 𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎⁄𝒎]
54
[Tapez ici]
o 𝑻𝒄 ⟹ 𝒆𝒏
𝑻𝒄 = 𝟏𝟔. 𝟔𝟖𝟐 × ( 𝑳 𝟎.𝟐𝟓)
𝟎.𝟕𝟕
[𝒎𝒊𝒏𝒖𝒕𝒆]
𝟏𝟎𝟎𝟎 × 𝑰 o 𝑳 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎]
o 𝑰 ⟹ 𝒆𝒏 [𝒎⁄𝒎]
55
[Tapez ici]
Les temps de concentration calculés par les différentes formules empiriques au site
du barrage ainsi que le Tc retenu sont donnes dans le tableau suivant (Tab. 3.2)
:
Californienne
Van Te Chow
Turrazza &
Valeur
Espagnole
Bassin
Giandotti
US Corps
retenue
Ventura
versant
Kirpich
Passini
[Heures]
LGRIBIJ 7.5 22.5 18.3 7.0 13.5 6.0 15.7 12.5 6.8
4 4 1 8 8 4 1 8 8
Tab. 3.2. Résultats du calcul du temps de concentration
Pour le choix de temps de concentration à retenir, On se réfère généralement
au temps caractéristique observé comparativement au Tc calculé à une station
de référence.
Par ailleurs, l’expérience au Maroc a montré que la formule de Kirpich est adaptée
aux petits BV montagneux (revue du génie civil de LPEE 1996).
Au vu au taille du bassin et l'absence de données hydrométriques observées dans
la zone du site du LGRIBIJ, Le temps de concentration retenu est la moyenne
des temps de concentration calculés par les formules qui aboutissent à des
valeurs comparables et assez voisines, soient : Kirpich, Van Te Chow et
Giandotti.
1) Ajustement des pluies
L’ajustement statistique des pluies journalières maximales annuelles à la loi de
Gumbel permet d’aboutir aux résultats ci-dessous (Fig. 3.3), dans lesquels sont
regroupés le Gradex (Paramètre d’échelle) et les quantiles de pluies maximales
journalières pour différentes périodes de retour.
56
[Tapez ici]
57
[Tapez ici]
𝐈 = 𝟔𝟎 × 𝐚 ×
𝐭𝐛
Les paramètres a et b de Montana sont des coefficients qui dépendent de la
région et de la fréquence de la pluie. Ils sont extraits de « Etude d'assistance
technique pour le calage des formules empiriques pour le calcul hydrologique
dans le bassin de la Moulouya » établie par INGEMA (Tab. 3.4) :
𝐂𝟏. 𝐀𝟏 + 𝐂𝟐. 𝐀𝟐 + ⋯ +
𝐂 =
𝐀𝟏 + 𝐀𝟐 + ⋯ +
versant: 𝐀𝐧
Où :
A1, A2 … An : sont les surfaces élémentaires classifiées d’après la texture du sol et la
topographie. C1, C2 … Cn : sont les coefficients de ruissellement correspondants
aux surfaces élémentaires.
Leurs valeurs sont tirées à partir du tableau suivant (Tab. 3.5) :
Coefficients de
ruissellement C
Texture du
Topographie et sol
Végétation
Sablonne Argile et Argile
ux Silt compacte
BOIS
E
Plat Pente 0 – 5 % 0.10 0.30 0.40
59
[Tapez ici]
CULTURES DRAINÉES
𝐋
𝑸𝒕 ⟹ Débit de maximal 𝒆𝒏 [𝒎𝟑⁄𝒔]
𝑯 ⟹ Hauteur moyenne de la pluie 𝒆𝒏 [𝒎𝒎] ⟹ 𝑯 = 𝟓𝟑𝟏. 𝟕 𝒎𝒎
𝑻 ⟹ Période de retour 𝒆𝒏 [𝒂𝒏𝒔]
o
de 𝒌, la comparaison des résultats avec ceux déterminés par d’autres formules s'avère
nécessaire. Ainsi, la valeur de la moyenne de 𝒌 pour la zone étudiée peut être
déterminée par comparaison des débits donnés avec les autres formules.
b) Formule de Fuller II :
� 𝟒.
𝐐� = (𝟏 + (𝐚 × 𝐥𝐨𝐠(𝐓)))𝟎.× (𝐒 +𝟎. 𝐒
𝐍
) �
𝐍 = 𝟖𝟎 ⟹ Région plaine.
o
𝐍 = 𝟖𝟓 ⟹ Région accidentée.
𝐍 = 𝟏𝟎𝟎 ⟹ Région montagneuse.
c) Formule de Hazan Lazarevic :
𝐐𝐭(𝟏𝟎𝟎𝟎) = 𝐤𝟏 × 𝐒𝐤𝟐
60
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Pluviométrie 1000 - 800 - 1000 600 - 800 700 - 500 - 400 - 200 -
[mm] 1300 900 700 500 400
(𝟏 + (𝐚 × 𝐥𝐨𝐠(𝐓)))
𝐐𝐭(𝐓) = 𝐐(𝟏𝟎𝟎𝟎) ×
(𝟏 + (𝐚 × 𝐥𝐨𝐠(𝟏𝟎𝟎𝟎)))
Tab. 3.7. Synthèse des calculs des débits des crues par les formules empiriques
2) Méthode du GRADEX
a) Rappel du principe de la méthode
La méthode du Gradex est une approche hydro-pluviométrique probabiliste du
calcul des débits de crues extrêmes d’un cours d’eau, pour des événements de durée de retour
située entre 100 et 10 000 ans. Elle a été développée par P. Guillot et D. Duband de
la Division Technique Générale de l'EDF pour la sécurité des grands barrages.
Elle est basée sur le principe, selon lequel l’extrapolation de la courbe des débits vers les fortes
valeurs correspondant aux faibles probabilités ne peut se faire raisonnablement que
de façon parallèle à la courbe des précipitations, puisqu'il ne peut pas ruisseler plus d’eau
qu’il n’en tombe et que la rétention du sol est limitée.
Cette méthode admet les principes suivants :
Les précipitations journalières s’ajustent par des lois à comportement exponentiel
simple. Donc, les valeurs maximales mensuelles ou annuelles des précipitations s’ajustent
au moins dans les valeurs fortes par la loi de Gumbel.
Au-delà de la crue charnière, l’extrapolation de la loi des débits la plus raisonnable
consiste à porter une parallèle à la loi des précipitations.
La loi des débits instantanés est obtenue par une affinité faite sur la loi des débits
journaliers.
Autrement dit, le passage du débit journalier se fera via un coefficient de pointe. Le choix
de ce coefficient dépendra de l’analyse des débits maximums instantanés et les débits
journaliers maximums
62
[Tapez ici]
𝟐𝟒 𝐧
� 𝐰𝐞𝐢 =
(𝟐𝟒 𝐧 − 𝟑)
Formule d’extrapolation :
Les débits de faibles fréquences obtenus par la méthode du Gradex sont calculés par
la formule suivante :
𝟏
𝐐𝐓 = (𝐓𝟏𝟎)+ 𝐆
𝐦𝐨𝐲[𝐋 (−𝐋 (𝟏 𝐓
− )) �− 𝐋 � (−𝐋 (𝟏
�
𝟏 �
𝟎
63
[Tapez ici]
Le choix de débits pivots retenus pour le site dépend de l'examen des résultats
obtenus par les formules empiriques.
Au vu de la taille du bassin et des résultats obtenus des différentes méthodes de
calcul, le pivot de la méthode de Gradex est choisi comme la moyenne des débits
obtenus par les méthodes de Fuller Il et de Hazan Lazarevic.
Les débits décennaux déterminés par les différentes méthodes présentées sont
récapitulés dans le tableau suivant (Tab. 3.9) :
𝑸𝟏𝟎[𝒎𝟑⁄𝒔]
Bassin
versant Rationnell Fuller II Mallet - Hazan Retenu
e Gautier Lazarevic
LGRIBIJ 183.18 223.11 230.27 159.72 199.07
Tab. 3.9. Les débits décennaux déterminés par les différentes méthodes
La forme logarithmique de la formule de Gradex fait que l'influence du débit
décennal sur le débit de fréquence plus rare est assez faible.
b) Conduite de la méthode du GRADEX :
La conduite de la méthode du Gradex est comme suit :
Etudier la variable aléatoire « Pluie reçue par le bassin versant en 24
heures » ; l’ajuster
selon la loi de Gumbel et calculer son Gradex moyen.
Le passage des valeurs journalières aux valeurs en 24 heures se fait par
Majoration des valeurs journalières de 15 % pour tenir compte de la
coulissance de la pluie, et application de l’ARF au Pjmax(T) pour aboutir à
Pjmax(A, T).
Choix d’un hydrogramme unitaire type.
Choix du débit de pointe de référence 𝑸𝒑(𝑻∗) (pivot du Gradex).
Calcul du ruissellement max correspondant à 𝑸𝒑(𝑻 = 𝟏𝟎 𝒂𝒏𝒔).
Calcul du Gradex des pluies sur le temps de concentration Gp(Tc) à partir
du Gradex des pluies en 24 heures.
Extrapoler la fonction de répartition des débits au-delà de 10 ans (0.9) par
une droite de pente égale au Gradex de pluie.
Calcul du ruissellement et des débits de pointe en utilisant la surface du bassin
versant.
Calcul du ruissellement relatif au pivot :
La lame d’eau ruisselée et le volume correspondant au débit de référence (T = 10ans) ont été
déduits à partir de l’hydrogramme type choisi (Tab. 3.10) :
64
[Tapez ici]
Résultats de la méthode :
L'extrapolation du ruissellement et le calcul de débits des crues par la méthode du
Gradex pour différentes périodes de retour au niveau du site du barrage sont
synthétisés dans le tableau suivant (Tab. 3.11) :
65
[Tapez ici]
La formule de Mac Math aboutit à des débits sous-estimés aussi bien pour
les fréquences rares, que la crue décennale.
Les formules empiriques (Fuller I, Mallet - Gautier, Hazan Lazarevic)
et le Gradex
aboutissent à des débits très comparables.
Nous retenons la méthode du Gradex pour l’estimation des débits de crues pour chaque
période de retour, car cette approche se base sur des données climatiques
réellement enregistrées au niveau de la zone d'étude d’une part, et offre une estimation
sécuritaire par l’extrapolation des crues vers les fréquences rares, nécessaires pour le
dimensionnement des ouvrages, d'autre part.
b) Hydrogramme retenu
L'élaboration des hydrogrammes des crues repose, au-delà de l’évaluation du débit de
pointe, sur le choix du temps de montée et le temps de base du bassin versant.
En l'absence de mesures de débits instantanés au niveau des oueds sur lesquels
seront réalisés les barrages en étude, on retiendra pour le calcul des volumes
des crues un hydrogramme triangulaire simplifié caractérisé par :
Un débit de pointe Qp correspondant au temps de concentration.
Un temps de montée pris égal au temps de concentration.
Un temps de descente pris égal à 2 fois le temps de montée.
Ainsi la durée totale (temps de base) est égale à trois fois le temps de concentration
et le volume de crue est calculé par la formule suivante :
𝟑.
𝐕=𝐐 ×
𝐓𝐜 ® (Tc en seconde).
𝟐
𝐩
Le tableau suivant (Tab. 3.12) donne les volumes des crues, ainsi que les débits des
crues :
Crues retenues au site du
barrage
Débits de Volume des
Période de pointe
retour crues V [Mm3]
3
Qp [m /s]
T10 199.1 7.41
T20 233.55 8.69
T50 278.17 10.35
T100 311.61 11.60
T1000 422.11 15.70
T10000 532.42 19.82
Tab. 3.12. Les volumes et les débits des crues au site du barrage La
66
[Tapez ici]
67
[Tapez ici]
Rythme Envasement
BV D DSV
d’envaseme 20 ans 30 ans 50 ans
nt
Km2 t/m3 m3/Km2/ m3/an m3 m3 m3
an
223.99 1.5 74 16 575 331 504 497 256 828 760
Tab. 3.13. L’envasement de la retenue sur plusieurs périodes
Il en résulte donc pour le site LGRIBIJ un envasement annuel de l’ordre de 0.016
68
[Tapez ici]
Mm3/an, soit
0.83 Mm3/an sur 50 ans.
69
2) Apports Liquides
Le but de la présente partie est de générer une longue série d’apports mensuels au droit du site
LGRIBIJ.
En absence de données hydrométriques sur le bassin du site, il s’est avéré nécessaire de procéder à
des estimations indirectes des apports en se basant sur les données intrinsèques au
bassin versant.
Les apports moyens du bassin peuvent être déterminés en appliquant la relation
suivante :
𝐋=𝐂×
𝐏
𝐕 = 𝟏𝟎𝟎𝟎 × 𝐋 ×
𝐒
70
PARTIE III : CONCEPTION ET
DIMENSIONNEMENT
COMPARAISON DES VARIANTES
ÉTUDE DE STABILITÉ
71
CHAPITRE I : COMPARAISON DES
VARIANTES
CALAGE DE L’AXE
CHOIX DE LA VARIANTE
COMPOSANTES DE L’AMÉNAGEMENT
72
1-Calage de l’axe
La visite du lieu a permis d'une part, l'examen de la topographie et de la géologie
de surface du barrage retenu, et d'autre part, de positionner exactement l'axe du
barrage en respectant les conditions topographiques et géologiques.
Le choix définitif de l'axe du barrage sur oued Wizaght a été effectué
principalement en fonction de deux critères :
Topographie : au droit de l'axe choisi, la vallée présente un resserrement
important, avec une ouverture considérable en amont, offrant ainsi une
cuvette adéquate pour la future retenue.
Géologie : le substratum rocheux de nature calcaire se prête bien à
l'implantation d'un barrage poids en BCR.
L'axe du barrage est rectiligne et implanté perpendiculairement aux courbes de niveau
de chaque rive, pour mieux s'inscrire dans la topographie et favoriser ainsi un
appui stable à l'ouvrage. Cet axe principal du barrage est défini par les
coordonnées de deux points d'extrémité (A et B), de coordonnées Lambert
suivants :
Point A : X= 730621. Y= 388156.9 Extrémité
393 03 droite
Point B : X= 730545. Y= 387865.3 Extrémité
805 05 gauche
La solution d’un barrage-poids en maçonnerie n’est pas compétitive du point de vue économique car
le coût du mètre cube de maçonnerie, mis en œuvre par des maçons qualifiés, est plus
élevé que les coûts reviennent actuels du BCR.
Le resserrement de la vallée de l’oued.
Le barrage en BCR offre la possibilité d'incorporation des ouvrages de
vidange, de prises et de l'évacuateur des crues.
La solution BCR permet une mécanisation des travaux et permet ainsi
d'écourter substantiellement la durée d'exécution du barrage. Cette
mécanisation assure également une meilleure qualité des travaux.
Les conditions de sécurité au passage des fortes crues sont meilleures pour le
BCR.
Les travaux pour la dérivation des eaux de crue pendant le chantier sont très
réduits.
Le développement des techniques de construction des barrage-poids en
BCR, et le retour d'expérience acquis suite à la réalisation de nombreux
barrages font que cette technique permet de réduire de façon considérable
le temps d'exécution et le coût de construction.
4-Composantes de l’aménagement
Les principaux ouvrages constituant en BCR :
Le barrage principal en BCR.
L'évacuateur de crues à seuil libre disposé dans la partie centrale du barrage.
L’ouvrage de vidange consistant en une conduite disposée dans le corps du barrage.
74
[Tapez ici]
81
[Tapez ici]
I. Barrage principal
Le barrage LGRIBIJ dans la province de Taourirt est un ouvrage en BCR d’une hauteur
maximale sur fondation de 23 m.
1) Coupe-type du barrage :
La coupe-type retenue du barrage est de conception classique, triangulaire. Elle comporte :
▪ Un parement amont vertical.
▪ Un parement aval en marches d'escalier au fruit de 1H/1V.
▪ Une crête de 5 m de largeur qu'il est possible de réaliser en BCR, calée a la cote 844,00NGM.
▪ Un mur parapet en béton de 1 m de hauteur situé à l'amont de la crête et un gardecorps métallique à
l'aval.
Le corps du barrage sera réalisé en béton compacté au rouleau, mis en place de rive en rive par couches
de 30 cm d'épaisseur après compactage.
Pour des raisons d'esthétique, le parement aval sera constitué de gradins (marches) de 60 cm de hauteur
et de 60 cm de largeur, de sorte à lui conférer la pente retenue.
La base du barrage reposera sur une couche de béton conventionnel de régularisation de 0.30m
d'épaisseur sur pointe.
Les principales dimensions du barrage sont les suivantes :
Hauteur maximale sur fondation (m) : 23
Hauteur maximale sur terrain naturel (m) : 18
2) L'étanchéité
L'étanchéité du corps du barrage est assurée à l'aide de :
▪ Un masque en béton conventionnel « BCV » constituant le parement amont, disposé
à l'amont du barrage dont l’épaisseur minimale est de 0.30 m. Ce BCV est mis en
œuvre contre le coffrage, avant étalage du BCR, pour tenir éloignée la bille du
compacteur.
▪ Une zone de BCR dont il est prévu un traitement systématique entre couches par un
mortier de liaison (le BCR est par lui-même suffisamment imperméable). Cette zone
de contact direct avec le masque d'étanchéité est formée par une bande amont dont la
largeur minimale est de 4 m, elle s'étend vers l'aval avec une pente de 0.2 H/1V.
Par ailleurs, il sera exigé que le traitement au mortier de liaison soit appliqué à tous les joints
horizontaux froids sur toute leur étendue.
Le mortier de liaison à mettre en place dans la bande amont devra être suffisamment fluide pour s'injecter
facilement entre les agrégats de la couche en cours de mise en œuvre. Un slump supérieur à 20 cm est en
général requis pour ce produit.
82
[Tapez ici]
Il aura un rapport S/C (sable sur ciment en poids) de 3 et doit être obligatoirement retardé pour conserver
ses propriétés en cas de dépassement du délai spécifié pour son recouvrement.
3) Joints :
En plus des joints horizontaux entre couches du BCR, le barrage comporte des joints verticaux qui
permettent de concentrer les fissurations qui se produiront dans le béton de masse.
La grande longueur du barrage, incite à y prévoir des joints de dilatation amont aval et des
amorces de joints sur la largeur de la bande traitée au mortier de liaison à partir du parement
amont.
Deux types de joints verticaux sont considérés :
-Des joints transversaux amont-aval traversant tout le profil du barrage, prévus à chaque
changement important d'inertie de la section du barrage ou un espacement de 45 mètres.
L'étanchéité de ces joints sera assurée par un double joint water-stop disposé dans le
masque amont.
-Des joints "amorces de fissuration" transversaux également prévus entre les joints
transversaux amont-aval et ce aussi bien dans les profils de rives que dans la partie
déversant. Il y aura donc une succession de 2 amorces et d'un joint traversant. Les joints
amorces traverseront le masque amont et la bande enrichie du BCR. Le joint est muni
d'une étanchéité en water-stop, disposée dans le béton du masque.
Tous les joints verticaux (amont-aval et amorces de fissuration) seront équipés à leur aval d'un
trou de drainage et de contrôle, disposé à 80 cm du parement amont. Ce trou permet, outre la
détection des fuites, d'injecter du coulis pour l'éventuel étanchement des parties défectueuses du joint.
Pour éviter toute apparition de fissures parasites autour de la lame d'étanchéité et son bon enrobage par le
béton BCV, son ferraillage est prévu. On augmentera l'épaisseur de BCV amont au droit des joints.
4) Dispositions de constructives et mise en œuvre de BCR :
Le barrage est construit par couches successives mises en place par des engins de terrassement et
compactées avant de passer à la couche suivante. Les barrages sont ainsi construits très
rapidement, ce qui apporte pour les chantiers un intérêt économique certain.
a) Composition du BCR :
Le béton compacté au rouleau appelé "BCR" du corps du barrage LGRIBIJ est un béton à slump nul,
fabriqué à l'aide d'agrégats, de ciment, d'eau et éventuellement d'adjuvant. Il est préparé de préférence
dans une centrale qui serait totalement automatique et à haut rendement, compte tenu du volume total à
mettre en œuvre dans le délai prévu, puis transporté et répandu en couches horizontales ou inclinées, et
compacté ensuite par des rouleaux vibrants. À défaut, un procédé de production soigneusement étudié et
adapté aux moyens prévus par le marché des travaux devrait être mis au point en vue d'assurer une bonne
régularité dans le temps et une parfaite homogénéité du BCR produit.
83
[Tapez ici]
84
[Tapez ici]
épaisseur variante entre 30 cm (en partie supérieure de la couche) et 50 cm. L'expérience montre que cela
permet d'obtenir un fini très satisfaisant. Les plans montrent des marches de 0.6 m de hauteur. Les
marches ont une largeur conséquente de 0.6 m (fruit aval de 1H/1V). Le BCV du l’École Supérieure de
Technologie d’Oujda Agence du Bassin Hydraulique de la Moulouya PFE - Conception et
Dimensionnement du Barrage LGRIBIJ - TAOURIRT 76
parement aval, qui n'a pas de rôle d'étanchéité mais seulement d'esthétique de l’aspect extérieur, en
trouve son exécution simplifiée.
Contre la fondation l'épaisseur du BCV dépendra de la pente et de la régularité du fond de fouille.
Elle est fixée en principe à 30 cm sur pointes, comptés perpendiculairement à la surface des
fouilles. Elle sera mise en place pour assurer la réalisation d'une enclume permettant de
compacter efficacement le BCR.
c) Mortier de liaison :
Le mortier de liaison à mettre en place dans la bande amont du barrage figurant dans les plans
de définition devra être suffisamment fluide pour s'injecter facilement entre les agrégats de la
couche en cours de mise en œuvre. Un slump supérieur à 20 cm est en général requis pour ce
produit. Son épaisseur sera de 20 mm, Il aura un Dmax de 16 mm, un S/C (rapport sable sur
ciment en poids) de 3 et doit être obligatoirement retardé pour conserver ses propriétés en cas de
dépassement du délai spécifié pour son recouvrement. Il sera dosé entre 350 kg et 400 kg de ciment,
fabriqué dans une centrale à béton et acheminé à la pompe ou au tapis.
d) Mise en œuvre :
Avant la mise en place du BCR, les surfaces des levés de bétonnage devront être parfaitement
propres, ne devront comporter aucun substance ou matériaux indésirables :
▪ BCR de mauvaise qualité, mal compacté, détérioré, etc.,
▪ Toutes autres substances telles que : poussières, argiles, huiles et produits pétroliers,
produits de cure, eaux libres, résidus divers d'opérations de nettoyage, etc.
▪ Mortier de liaison non recouvert dans les 45 minutes qui suivent sa mise en place.
Pendant sa construction, la montée du barrage progressera de telle sorte que l'ensemble de sa
surface soit pratiquement au même niveau aussi bien en ce qui concerne le BCR que le BCV
formant les parements, ou au contact des rives.
La mise en place du BCR sera menée de front sur toute la largeur (la largeur est comptée dans la
direction amont-aval) de la levée et progressera de façon uniforme d'une rive à l'autre, de sorte à
permettre le démarrage du compactage immédiatement après le régalage.
Le mortier de liaison à mettre en place dans la bande amont figurant dans les plans sera répandu sur la
surface à traiter de sorte à la couvrir entièrement sur une épaisseur moyenne de 20 mm . Il doit être
85
[Tapez ici]
recouvert par le BCR de la couche suivante dans un délai maximal de 45 minutes après le régalage et 60
minutes après le gâchage.
Les parements du barrage, ainsi que le contact du barrage avec la fondation seront constitués en BCV. La
liaison entre ce béton et le BCR doit être parfaite, de sorte que l’ensemble béton
conventionnel et BCR constitue une masse monolithique.
Pour cela, les dispositions suivantes doivent être respectées lors des travaux :
o Mise en place en premier du BCV sans vibration, ou projection sur le coffrage d’un
mortier de ciment
o Réglage du BCR contre le BCV, sans compactage.
o Vibration du BCV.
o Compactage du BCR, notamment dans le coin à cheval sur le BCV pour assurer une
bonne imbrication entre les deux bétons.
Ce procédé pourra être testé lors des planches d'essai. Ces quatre opérations doivent être achevées dans
un délai maximal d'une heure après le gâchage du premier béton.
Pour les moyens de transport du BCR jusqu'à sa destination finale, il faudrait, naturellement,
prendre toutes les dispositions particulières en vue de combattre la ségrégation, notamment
l'emploi de goulottes ou de trémies montées sur les camions.
86
[Tapez ici]
87
[Tapez ici]
La vidange de fond est placée en rive gauche, pour les raisons suivantes :
Profiter des conditions d'accès et de topographie plus souple.
Gêner le moins possible le chantier du BCR.
Offrir des conditions de restitution satisfaisantes.
Faciliter les opérations de maintenance et de manutention du fait du débouché direct de
la route d'accès au droit de la chambre des vannes aval.
La conduite est contrôlée à l’aval par deux vannes à opercules de 600 mm de diamètre, la première joue
le rôle de vanne de garde, la seconde celui de vanne de réglage. Ces deux vannes sont abritées dans une
chambre des vannes installée au pied aval du barrage.
La conduite de la vidange de fond est équipée en amont d'une grille, Les rainures de la grille en principe
amovible, peuvent être utilisées à des fins de batardage.
Un batardeau peut être ainsi glissé en amont de la conduite, en cas d'intervention sur la vanne
de garde.
La vidange de fond comporte un by-pass, un piquage Ø300 mm placé entre les deux vannes
Vidange du côté fond de vallée, servant comme une prise de faibles débits et/ou de fournir l’eau
d'irrigation pour les périmètres situés à l'aval et l'eau potable à la population.
IV. Fouilles et excavations :
1) Fond de fouilles :
Les excavations au niveau de la fondation du barrage LGRIBIJ devront être menées jusqu'à
atteinte du rocher sain. Les travaux de fouilles du barrage consistent en la réalisation des travaux de 1 à 2
m sous le terrain naturel en rives pour décapage de la couche de couverture et la couche altérée du
substratum et enlèvement des pans rocheux instables.
Les profondeurs de fouilles sont données à titre indicatif et devront être adaptées lors des travaux
d'exécution.
2) Talus des fouilles :
Les fouilles prévues pour la fondation du barrage seront exécutées selon des pentes de 0,5H/1V dans le
rocher en rives, et de 1.5H/1V dans les alluvions grossières au niveau de l'oued en fond de vallée.
88
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Méthode de calcul
𝐐𝐜(𝐭) 𝐝𝐭 = 𝐐𝐞(𝐳) 𝐝𝐭 +
𝐀(𝐳) 𝐝𝐳
𝒕 ⟹ temps 𝒆𝒏 [𝒔]
𝒛 ⟹ Cote du plan d′eau 𝒆𝒏 [𝒎]
o
hm3
La crête du barrage doit être arasée de façon qu'il n'y ait aucun déversement par le
couronnement lors du passage de la crue de projet millénale.
Les crues sortantes du barrage ont été calculées par laminage des crues entrantes
au barrage, en tenant compte des caractéristiques des organes d'évacuation du
barrage qui sont la vidange de
91
[Tapez ici]
92
[Tapez ici]
L'évacuateur de crue du barrage LGRIBIJ est un seuil libre implanté sur le corps
du barrage. Dans le but de minimiser la cote de calage de la crête de l'ouvrage, on a
intérêt à choisir la plus grande longueur déversante, compatible avec le largueur
de la vallée.
La longueur déversante de l'évacuateur de crues retenue est de 100 m. Elle a été
prise égale à 100 m sans prévoir aucune convergence au niveau du coursier, pour
deux principales raisons, d'une part minimiser la cote de calage de la crête du
barrage et d'autre part, restituer correctement les eaux au lit de l'oued.
Le seuil sera suivi d'un coursier en marches d'escalier établi sur le parement aval
de la partie déversante, inclinée à 1H/1V.
La partie déversant est constituée d'amont en aval d'un seuil libre avec coursier en
marches d’escalier et un bassin de dissipation en pied aval du barrage garantissant ainsi la
protection des ouvrages contre les affouillements et les courants de retour.
5) Capacité du seuil
L'évacuateur de surface consiste en un -seuil épais libre calé à la cote de retenue
normale 840 NGM et implanté dans la partie centrale du barrage.
Le débit évacué par cet ouvrage est donné par la relation suivante :
𝐐=𝐂×𝐋×
𝐇𝟐
𝐂 = 𝟏. 𝟕.
On retient
Les niveaux maximaux atteints par la retenue lors du laminage de la crue de projet
millénale est de 843.00 NGM en supposant qu'à l'arrivée de cette crue millénale, le
plan d'eau est établi à la cote de retenue normale.
3-Vidange de fond
6) Conception et description
La vidange de fond est disposée dans le corps du barrage à la cote 830.00 NGM.
La vidange de fond est implantée en rive gauche pour profiter des conditions
d'accès et de topographie plus souple.
93
[Tapez ici]
𝐐=𝐒×𝐕=𝐒×√
𝟐𝐠𝐇𝐭 𝟏+∑ �
𝐕
∆𝐡𝐟𝐠 ≅ 𝟐𝟎 %
𝟐
𝟐𝐠
∆𝐡𝐟𝐥 × 𝐕
𝟐
≅ 𝐊
⁄𝟑 𝐑
𝟐 �𝟒
𝐕
∆𝐡𝐟𝐨𝐩𝐞𝐫𝐜 ≅ 𝟏𝟓 %
𝟐
La cote d’entrée des vidanges étant fixée, on a l’équation donnant la capacité de la vidange comme
suit :
𝐐 = 𝛍. 𝐒. √𝟐𝐠(𝐙𝐚𝐦 −
𝟏𝟐𝟒𝟑)
𝝁 = 𝟏
o
√
𝟏+∑ 𝑲
Ainsi pour une cote du plan d’eau amont au niveau normal, le débit maximal transité par la
vidange de fond est de 3.60
m3/s.
8) Temps de vidange
L’équation différentielle suivante :
[𝐐𝐞(𝐭) − 𝐐𝐯(𝐳)] 𝐝𝐭 =
𝐒(𝐳) 𝐝𝐳
𝒆𝒏 [𝒎𝟑⁄𝒔]
o
𝒉𝒔𝒆𝒕 𝒉
� ⟹ Tranches de sécurité
o
′
o
�
a) Hauteur des vagues
L’estimation de la hauteur des vagues par rapport à un niveau donné du plan dans la retenue peut
être approché par des relations empiriques reliant cette hauteur aux valeurs du
Fetch et de la vitesse du vent.
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[Tapez ici]
96
𝒉𝒗 = 𝟎. 𝟕𝟔 + (𝟎. 𝟎𝟑𝟐 × √𝑽. 𝑭) − (𝟎.
𝟐𝟔 × 𝟒√𝑭)
𝑭 ⟹ Fetch 𝒆𝒏 [𝒌𝒎]
o
o
b) Vitesse du vent
Les vitesses à prendre en compte pour la détermination de la hauteur des vagues
sont celles
recommandées par l’USBR :
Vitesse de 100 miles/h = 160 km/h pour la détermination de la
revanche normale.
Vitesse de 50 miles/h = 80 km/h pour la détermination de la
revanche minimale (cas exceptionnel).
Résultats
Les hauteurs des vagues ainsi obtenues sont récapitulées dans le tableau suivant (Tab.
3.2) :
NGM)
Cas Normal 160 0.87
0.73 840.00
Cas 80 0.76
Exceptionnel
Tab. 3.2. Calage de la crête du barrage, hauteur des vagues
9) Cote de calage de la crête
Les résultats obtenus pour le calage de la crête du barrage, en application de la
méthodologie présente ci-dessus, sont résumés dans le tableau suivant (Tab. 3.3) :
L’ÉTAT DE CONTRAINTES
98
[Tapez ici]
1-Données de calculs
L’étude de stabilité consiste à évaluer la sécurité de l’ouvrage en béton vis-à-vis de trois
conditions de stabilité :
Le glissement.
Le renversement.
L’état de contraintes.
Les conditions de chargement considérées varient selon le fonctionnement et la
nature du barrage. Les différents cas de charges proposés sont :
Conditions fondamentales (niveau d’eau à la retenue normale).
Conditions accidentelles (PHE, vase …).
Conditions extrêmes (séisme, barrage vide …).
® Notons que tous les calculs sont effectués par mètre de largeur.
Le tableau suivant regroupe l’ensemble des paramètres que nous avons utilisés dans le calcul de
stabilité (Tab. 4.1) :
Données de base
Hauteur RN 12.35 m
𝛼𝑉
Effet Accélération pour sollicitation verticale 00.00 g
sismiqu
horizontale 𝛼ℎ
e Accélération pur sollicitation 00.15 g
88
[Tapez ici]
𝑾𝐛 = 𝗒𝐛 ×
𝐕
𝑷𝑯 = 𝟎. 𝟓 𝗒𝒘 ×
𝐇𝟐
𝑷𝑽 = 𝟎. 𝟓 𝐩 𝗒𝒘 ×
𝐇𝟐
𝜸𝒘 ⟹ Poids volumique de l′eau 𝒆𝒏 [𝑲𝑵⁄𝒎𝟑]
𝑯 ⟹ Hauteur d′eau 𝒆𝒏 [𝒎]
o
89
[Tapez ici]
𝟏 − 𝐬𝐢𝐧
𝑭� = 𝟎. 𝟓
� 𝗒
𝝓
𝟏+𝒔 𝐬𝐢𝐧
𝒔
( )
𝝓𝒔
𝜸𝒔 ⟹ Poids volumique des sédiments 𝒆𝒏 [𝑲𝑵⁄𝒎𝟑]
𝑯𝒔 ⟹ Hauteur des terres 𝒆𝒏 [𝒎]
o
𝑷𝑽 = 𝟎. 𝟓 𝜸𝒘 × 𝐛 ×
𝑯
soupression égale au niveau d’eau aval en pied aval.
5) Effort du séisme
a) Effort d’inertie sur le béton
La force causée par le tremblement sur le massif du barrage Pb est égale à :
𝑷𝒃 = 𝑎𝒉 ×
𝑾𝒃
𝟕
𝑷= �𝑎 ×𝑾
𝟏 �
90
[Tapez ici]
𝐑 = 𝑪. 𝑺 + 𝑵.
𝐭𝐚𝐧 𝝓
𝑪 ⟹ 𝑪ohésion de la fondation 𝒆𝒏 [𝑲𝑷𝒂]
𝝓 ⟹ Angle de frottement interne
o
𝑪. 𝑺 + 𝑵.
�𝒈 =
�
Où T est la résultante des efforts tangentiels en KN.
On dira que la stabilité au glissement du barrage est assurée si :
≥
≥
Fg 1.50 pour les combinaisons de charge fondamentales.
≥
Fg 1.20 pour les combinaisons de charge accidentelles et extrêmes.
≥
Fg 1.00 pour les combinaisons de charge extrême.
Fg 1.10 pour les combinaisons de charge extrême avec barrage vide.
Les résultats pour le plot non déversant sont résumés dans les tableaux (Tab. 4.2) et
(Tab. 4.3):
Efforts (KN/ml) Horizontale Verticale
Poids propre 5 184.00
Poussée hydrostatique RN 748.12
Poussée hydrostatique PHE 1155.73
Sous pression RN 1284.23
Sous pression PHE 1596.19
Poussée des sédiments 230.79
Forces d’inertie sur le béton 777.60
Poussée hydrodynamique 54.94
2) Stabilité au renversement
Le calcul de stabilité au renversement se fait pour le pied aval du barrage, il est
évalué par le facteur de sécurité suivant :
∑ Moments
𝐅𝑹 = stabilisants
∑ Moments
On dira que la stabilité au glissement du barrage est assurée si :
FR ≥ 1.50 pour les combinaisons de charge fondamentales.
FR ≥ 1.30 pour les combinaisons de charge accidentelles et extrêmes.
FR ≥ 1.00 pour les combinaisons de charge extrême.
FR ≥ 1.10 pour les combinaisons de charge extrême avec barrage vide.
Les résultats pour le plot non déversant sont résumés dans les tableaux (Tab. 4.4) et
(Tab. 4.5):
Bras de M. M.
Efforts (KN/ml) H V
levier stabilisan renversa
t nt
Poids propre 5 13.00 67392.00
184.00
P. hydrostatique RN 748.12 4.12 3082.27
P. hydrostatique PHE 1155.7 5.12 5917.33
3
Sous pression RN 1284.2 10.60 1361.81
3
Sous pression PHE 1596.1 10.60 16919.56
9
Poussée des sédiments 230.79 2.66 613.90
F. d’inertie sur le 777.60 9.20 7153.92
béton
P. hydrodynamique 54.94 6.14 337.31
Tab. 4.4. Calcul des moments
92
[Tapez ici]
Conclusion :
Les paramètres choisis pour le dimensionnement du barrage ne peuvent être validés
sans faire un calcul de stabilité. Ce calcul nous a confirmé que le barrage est stable
vis-à-vis au glissement et au renversement.
93
PARTIE IV : RÉALISATION ET
UTILISATION
PLANNING ET RÉALISATION
DOMAINES D’UTILISATION
MÉTRÉS ET COÛTS
AUSCULTATION
DÉRIVATION PROVISOIRE
[Tapez ici]
2-Métrés et coûts
Le présent devis estimatif, relatif au barrage LGRIBIJ, traite les coûts de Génie
Civil et des Equipements Hydromécaniques.
Un avant-métré a été établi sur la base des plans faisant partie du présent dossier.
L'évaluation des coûts de construction est faite en distinguant les parties
suivantes :
Installation de chantier.
Barrage en BCR et ouvrages annexes.
Équipements hydromécaniques.
Il est à noter que l'estimation du coût ne comprend, en particulier, les frais suivants :
o Frais des études d'exécution.
o La route d'accès desservant le barrage.
o Frais financiers et variation des prix pendant la durée du chantier.
o Frais des expropriations.
Les différents prix et quantités relatifs à ces parties ont été détaillés autant que
possible de manière à ce que les coûts des ouvrages soient le plus possible proches
de leurs coûts réels.
® Le prix des installations de chantier ne dépasse pas 15% du coût global du marché.
Les quantités sont majorées par un pourcentage pour tenir compte des aléas
[Tapez ici]
[Tapez ici]
[Tapez ici]
[Tapez ici]
Terrassement à l'extérieur :
Décapage : 5%
Déblais en terrain non rocheux : 10%
Coffrage et ferraillage : 5%
L'estimation des coûts a été faite sur la base des prix des marchés récents des
travaux de construction des barrages (Tab. 1.1).
Il ressort des métrés que le volume total nécessaire pour la construction du barrage
est de l'ordre de 21 645 m3 et 54 607 m3 respectivement pour la retenue normale
de 840 NGM et 850 NGM.
Le coût total de l'aménagement du barrage LGRIBIJ est évalué à 20 et 36 Millions
de Dirhams (TTC) respectivement pour la retenue normale de 900 NGM et 880
NGM avec un ratio de 650DH/m3 de béton.
POST DÉSIGNATION COÛT (1
E 000 DH)
A. GÉNIE CIVIL
1 BARRAGE PRINCIPAL 10 602
2 ÉVACUATEUR DE CRUE 2 665
3 VIDANGE DE FOND 224
TOTAL GÉNIE CIVIL (Postes métrés) 13 491
B. ÉQUIPEMENTS HYDROMÉCANIQUES 650
C. INSTALLATIONS FIXES ET MOBILES 1 500
D. DISPOSITIF D’AUSCULTATION DIVERS 60
TOTAL AMÉNAGEMENT HTVA 15 701
TVA (20 %) 3 140
TOTAL TOUTES TAXES COMPRIS (TTC) 18 841
DIVERS, ALÉAS ET IMPRÉVUS (5 % DU COÛT TOTAL 942
TTC)
TOTAL AMÉNAGEMENT TTC 19 784
Tab. 1.1. Coût du barrage a RN = 840 NGM (En milliers de DH)
[Tapez ici]
[Tapez ici]
3-Auscultation
L'auscultation des barrages se fait au moyen d'un ensemble de dispositifs de
contrôle qui, par les mesures effectuées sur ces dispositifs et leur interprétation
judicieuse, permettent la surveillance continue de l'ouvrage afin de prévenir tout
désordre pouvant compromettre sa sécurité.
Pour le barrage LGRIBIJ à petite taille, il n'est pas jugé nécessaire de prévoir un
dispositif lourd d'auscultation. Le système d'auscultation proposé pour ce barrage a
été choisi avec un souci de coût moindre, de simplicité de mise en place et d’exécution
des mesures
L'appareillage d'auscultation retenu permettra uniquement le suivi des déplacements
du barrage. Il est ainsi proposé d'installer :
Un dispositif de nivellement de précision en crête pour apprécier les
déplacements le sens vertical.
Des repères topographiques (voyants) placés sur le parement aval pour le
contrôle géodésique des déplacements tant en planimétrie qu'en
altimétrie.
Des piézomètres pour le suivi des pressions hydrostatiques en aval
immédiat du barrage et au large.
Une échelle lumnimétrique placée sur le parement amont permettant de
mesurer le niveau de la retenue et afin de mesurer le niveau du plan d'eau
à l'occurrence de fortes crues.
Des piliers topographiques de rattachement.
4-Dérivation provisoire
La rivière à l’endroit du site étant en majorité du temps complètement sèche, le dispositif de
dérivation provisoire a pour objectif principal l'évacuation des eaux en période
de crues seulement.
La dérivation provisoire des eaux pendant les travaux sera assurée de la manière suivante
:
Durant les fouilles du barrage, les eaux accumulées en fond de fouilles suite
aux passages des crues seront pompées vers l'aval;
Durant la mise en place du BCR, l’évacuation des eaux de crues de chantier se fera par-
dessus la digue en construction. Après chaque passage d'une crue de
chantier la couche sera soigneusement nettoyée, les 15 derniers
centimètres de BCR seront enlevés et le mortier de liaison sera répandu
sur toute la couche avant la mise en place de la couche suivante.
Une fois la conduite de vidange de fond mise en place, l'évacuation des eaux de
crues se fera à travers cette conduite, jusqu'à sa fermeture pour la mise en eau à la
fin des travaux.
[Tapez ici]
CHAPITRE II : UTILISATION ET
IMPACTS
ALIMENTATION EN EAU POTABLE
Populatio (hab) 15377 15477 15554 15868 16107 16269 16391 16514 16638
n
Besoins (l/s) 10,90 11,00 11,10 11,50 12,10 12,60 13,20 13,70 14,30
Besoins (m3/an) 34374 34689 35005 36266 38158 39735 41627 43204 45096
2 6 0 4 6 4 5 3 5
Gteter
Populatio (hab) 7539 7599 7645 7838 7996 8117 8198 8280 8363
n
Besoins (l/s) 5,40 5,40 5,50 5,70 6,00 6,30 6,60 6,90 7,20
Besoins (m3/an) 17029 17029 17344 17975 18921 19867 20813 21759 22705
4 4 8 5 6 7 8 8 9
Totale
Populatio (hab) 22916 2307 23199 2370 24103 2438 24589 2479 2500
n 6 6 6 4 1
Besoins (m3/an) 51403 51719 52349 54241 57080 59603 62441 64964 67802
7 0 8 9 2 0 3 2 4
Tab. 2.1. Projection de la population et des besoins en eau, ONEP
𝑚3/𝑠.
Le calcul de laminage a permis de calculer un débit de crue sortant qui vaut 422.11
Pour le dimensionnement des ouvrages annexes du barrage il est fait sur la base
de la crue milléniale du projet pour l’évacuateur de crue de 40 m de largeur qui a été
calé à la côte normale (840 NGM) c’est un EVC à seuil libre suivi par un coursier en
marche d’escalier sur le parement aval de pente 1H/1V, établi avec des marches de
0.6 m de hauteur ainsi que de largeur qui va permettre une dissipation d’énergie de 87%,
suivit par un bassin de dissipation de 5 m de longueur. La vidange est calée à
830 NGM, et nous avons abouti que la variante optimale qui vérifie les deux
conditions : la demi-vidange en au moins 8 jours et la vidange complète de la
retenue soit en au moins 21 jours est une conduite circulaire de 600 mm de
diamètre.
Les paramètres choisis pour le dimensionnement du barrage ne peuvent être validés
sans faire un calcul de stabilité. Ce calcul nous a confirmé que le barrage LGRIBIJ
est stable, que ce soit
pour son plot déversant ou son plot non déversant, vis-à-vis du glissement, du
renversement, des contraintes transmises aux fondations et vis-à-vis de la
stabilité interne du béton.
Pour conclure, ce travail avec lequel nous avons clos notre formation de technicien
Génie Civil à l’EST, nous a permis d’entrevoir une nouvelle notion et une autre facette de notre
futur métier, et vient pour approfondir nos connaissances en matière des barrages et
acquérir une expérience
extrêmement valorisante d’un point de vue professionnel.
-ANNEXES 1 : pluviométrie mensuelle moyenne à GHERCIF