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Hepatique

Le document traite des fonctions hépatiques, y compris le réservoir sanguin, l'excrétion biliaire, et les métabolismes glucidique, lipidique et protidique. Il aborde également les syndromes de cytolyse et de cholestase, en détaillant les tests biologiques associés, tels que les dosages des transaminases, LDH, bilirubine et phosphatases alcalines. Enfin, il mentionne les valeurs de référence et les interférences potentielles lors des analyses.

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Le document traite des fonctions hépatiques, y compris le réservoir sanguin, l'excrétion biliaire, et les métabolismes glucidique, lipidique et protidique. Il aborde également les syndromes de cytolyse et de cholestase, en détaillant les tests biologiques associés, tels que les dosages des transaminases, LDH, bilirubine et phosphatases alcalines. Enfin, il mentionne les valeurs de référence et les interférences potentielles lors des analyses.

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EXPLORATION FONCTIONELLE HEPATIQUE

Les fonctions du foie :


 A) Réservoir de sang :
 reçoit environ 1500 ml/min.
contient en permanence 450 ml
 B) Excrétion biliaire :
 600 à 1200 ml par jour
 2 rôles essentiels :
 Emulsification et digestion des lipides.
 Elimination de certains produits du métabolisme
 C) Fonction métabolique :
 Métabolisme glucidique : rôle important dans le maintien de la
glycémie
 stockage de glucose sous forme de glycogène si
l’apport est supérieur aux besoins.
 libération de glucose à partir du glycogène
(glycogénolyse) si les besoins énergétiques
augmentent et que l’apport est insuffisant.
 synthèse de glucose à partir d'acides aminés et
d'acides gras (néoglucogénèse) lorsque les
réserves sont épuisées.
 Métabolisme lipidique :
 oxydation des acides gras
 synthèse des lipoprotéines
 synthèse du cholestérol
transformation du glucose et des protéines en graisse
 Métabolisme protidique :
 désamination et transamination.
 synthèse de l'urée (élimination de l'ammoniaque).
 synthèse de près de 90% des protéines plasmatiques
(albumine,...)
 Autres fonctions :
 stockage de vitamines : vitamine A +++, D, B12
 synthèse de certains facteurs de la coagulation:
II, VII, IX, X, V
 stockage du fer non contenu dans l'hémoglobine (lié à la
ferritine).
 D) Détoxication des toxines endogènes et exogènes :
- Endogènes : hormones stéroides.
- Exogènes : alcool et médicaments.
Il permet l’élimination de ces produits au niveau de l’excrétion
biliaire.
 LE SYNDROME DE CYTOLYSE :
C’est une atteinte de la membrane hépatocytaire : soit sa destruction
(nécrose hépatocytaire ) ou l’ augmentation de sa perméabilité.
Les substances habituellement dosées pour apprécier l’existence et l’intensité de
la cytolyse sont : les transaminases, lactate deshydrogénase et le fer sérique
 Les transaminases (ou amino-transférases) sont des enzymes dont la
fonction est de catalyser des réactions de transfert d’un groupe aminé d’un
acide alpha-aminé à un acide alpha-cétonique. Selon la réaction suivante :

ASAT
Aspartate + alpha cétoglutarate --------------------- oxaloacétate + glutamate

 Echantillon :
Les transaminases sont dosées dans le sang chez un sujet à jeun depuis 10
heures. Le prélèvement se fait sur le sérum ou sur plasma recueilli sur héparinate de
lithium qui peut être congelée à moins 20°C pendant 3 mois. Il faut éviter de traiter
les échantillons hémolysés. Il faut séparer le plus rapidement possible le sérum du
culot globulaire (dans les 2h qui suivent le prélèvement). Le sérum ou le plasma
peuvent être conservé 24 heures dans un tube bouché
 Principe :
 Spectrophotométrie.
 La détermination de l’activité des ASAT et des ALAT se fait selon les réactions
suivantes
1) ASAT:
ASAT
Aspartate + alpha cétoglutarate oxaloacétate + glutamate
MDH
Oxaloacétate + NADH + H+ malate + NAD+
(MDH: malate déshydrogénase)
2) ALAT :
ALAT
Alanine + alpha cétoglutarate pyruvate + glutamate
LDH
Pyruvate + NADH + H+ lactate + NAD+

Le taux de diminution de la concentration en NADH , est directement proportionnel à


l’activité des ASAT et des ALAT. Elle est mesurée par la diminution de l’absorbance
à 340nm
 Valeurs de référence :
37°C Homme : jusqu’à 38 U/l
Femme : jusqu’à 32 U/l : 0 – 45 U/l
 Limites d’utilisation et interférences :
 Hémolyse : l’activité de l’ASAT étant 15 fois plus élevée dans l’érythrocyte que dans
les sérums normaux, la contamination par les érythrocytes conduit à une élévation
des résultats.
 Ictère : Pas d’interférence significative.
 Lipémie : les échantillons lipémiques peuvent entrainer une absorbance trop élevée,
redoser après dilution de l’échantillon.
 Anticoagulants : le citrate et le fluorure inhibent l’activité enzymatique.
 Les médicaments : les anticonvulsivants et les contraceptifs oraux faussent les
résultats.
Etiologies
 ALAT et ASAT sont augmentées: hépatites aigue (virale,
médicamenteuse ou alcoolique), hépatite chronique et
cirrhose, maladies de surcharge, tumeurs hépatiques.
 ASAT : en plus de la pathologie hépatique, dans
l’infarctus du myocarde et la nécrose musculaire.
 Le rapport ASAT/ALAT :
< 1 dans la majorité des lésions hépatiques aigues.
>2 dans l’hépatite alcoolique (déficit en vitamine B6), et parfois dans les cirrhoses.
LDH : Lactate Deshydrogénase

 Echantillon :
10 ul de sérum ou de plasma, préparé à partir de sang total recueilli sur héparinate
de lithium (A proscrire : les tubes EDTA, fluorure de sodium ou oxalate de potassium).
 Principe:
Spectrophotométrie.
La vitesse de transformation de NADH et NAD suivie à 340 nm est proportionnelle à
l’activité LDH dans l’échantillion.
 Valeurs de référence: 190 – 430 UI/l si dosage à 37°C
 Limites d’utilisation et interférences :
 L’ictère : pas d’interférence.
 L’hémolyse : entraine une élévation des résultats.
 Lipémie : si le taux des lipides est trop élevé, redoser après dilution.
 Certains médicaments: les antiépileptiques, et la D-Pénicillamine.
Etiologies
 Une augmentation importante du taux de LDH est le signe d'une souffrance cellulaire
sans indication sur l'organe atteint.
- Dans les hépatites virales, LDH est un excellent marqueur au même titre que les
transaminases, plus durable pouvant persister plusieurs semaines après la disparition
des signes cliniques et biologiques.
- Dans les cirrhoses, LDH est peu spécifique et habituellement élevée, et subit des
épisodes évolutives qui suivent la clinique.
Elévation des variables sériques de charge en fer :
le prélèvement se fait chez un sujet à jeun depuis 10 heures. Le dosage se
fait sur le sérum en évitant toute contamination par l’hémoglobine
 Principe :
Deux méthodes :
 Colorimétrique :
Déprotéinisation (Acide trichloracétique)

Rupture des liaisons fer - transferrine


Réduction des ions ferriques Fe+++ en ion ferreux Fe++
Ajouter le réactif
Complexe coloré dont l’intensité de coloration est proportionnelle à la concentration
en fer
 Photométrie d’absorption atomique :
La méthode de référence, la raie d’émission est à 248nm.
 Valeurs de références :
Homme : 0,7 à 1,6 mg/l
Femme : 0,6 à 1,4 mg/l
 Etiologies :
Taux élevé dans les hépatites et les cirrhoses.
LE SYNDROME DE CHOLESTASE :
Témoigne d’une atteinte des mécanismes d’excrétion biliaire
 Les substances habituellement dosées dans la cholestase sont : La bilirubine
(conjugué), des enzymes de cholestase (GGT, 5’nucléotidase, phosphatases
alcalines), et du cholestérol.
La bilirubine :
 La bilirubine est un pigment tétrapyrrolique produit de dégradation de la biliverdine
produite à partir de l’hémoglobine à la suite de la destruction des globules rouges
 La bilirubine libre n’est pas hydrosoluble, elle est par contre liposoluble et peut
facilement franchir les barrières méningées
 La bilirubine libre passe dans le foie qui la conjugue avec l’acide glycuronique pour
donner la bilirubine conjuguée hydrosoluble non toxique éliminée dans la bile.
L’ensemble des bilirubine libre et conjuguée constitue la bilirubine totale.
 En cas de cholestase. L’hyperbilirubinémie porte sur la bilirubine conjuguée.
Preanalytique :
 Sujet à jeun depuis 10heures.
 Prélèvement sur sérum ou plasma recueilli sur héparinate de lithium.
 Eviter de traiter les sérums hémolysés.
 4 heures
Principe
Détermination de la bilirubine par diazotation :
Bilirubine + acide sulfanilique diazté -------< Azobilirubine

L’azobilirubine est un composé coloré.


L’intensité ou la vitesse d’apparition de la coloration est
proportionelle à la quantité de bilirubine présente dans l’échantillon.
La réaction est instantanée pour la bilirubine directe (hydrosoluble).
Et pour la bilirubine totale, on la solubilise en ajoutant la caféine.
Les densités optiques sont lues à 550nm.
 D’autres méthodes de dosage (peu utilisées) :
 Séparation par chromatographie.
 Dosage par voie enzymatique :
Peroxydase
Bilirubine libre + H2O2 ---------- forme incolore.
(la vitesse de décoloration est proportionnelle au taux de bilirubine)
 Valeurs de références :
- Bilirubine totale : < 10 mg/l
- Bilirubine directe :< 1 mg/l
La gamma-glutamyl-transpeptidase :
 Echantillon :
10ul de plasma ou de sérum non hémolysé. Peut se conserver 24 à 36 h à 4°. Il
n’est pas indispensable d’être à jeun
 Principe :
- Spectrophotométrie.
- Méthode basée sur les travaux de Szasz, Rosalki et Tarlow.
GGT
L-G- Glutamyl-P-nitroanilide + Glycylglycine -------+-
L-G-glutamyl-glycylglycine + P-nitroaniline
 Valeurs de référence:
Dosage effectué à 37°C :
Homme : 7 - 40 UI /l
Femme : 7 - 28 UI /l
Phosphatases alcalines :
 Echantillon :
Sujet à jeun depuis 10 h, sérum ou plasma obtenus à partir de sang recueilli sans
anticoagulant ou heparine Proscrire l'emploi de citrate, fluorure, EDTA ou oxalate
Toute trace d’hémolyse fausse la mesure.
 Principe :
Spectrophotométrie.
Méthode cinétique.
PAL (pH 8,5)
p-nitrophénylphosphate + H2O p-nitrophénol + phosphate
On suit à 410nm la vitesse d’appariation de la coloration jaune du n-nitrophénol qui est
proportionnelle à l’activité enzymatique des PAL.
 Valeurs de références :
A 37°C : Homme : < 300 U/l

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