0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
68 vues9 pages

Courbes de Niveau et Profils Routiers

Le document traite des courbes de niveau et des profils en long et en travers, essentiels pour représenter le relief et planifier des projets d'infrastructure tels que des routes. Il explique comment déterminer les altitudes par interpolation entre les courbes de niveau et comment établir des profils pour visualiser le terrain et optimiser le tracé des projets. Des définitions, des méthodes de tracé et des exemples illustrent les concepts abordés.

Transféré par

Mohamed Sawadogo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
68 vues9 pages

Courbes de Niveau et Profils Routiers

Le document traite des courbes de niveau et des profils en long et en travers, essentiels pour représenter le relief et planifier des projets d'infrastructure tels que des routes. Il explique comment déterminer les altitudes par interpolation entre les courbes de niveau et comment établir des profils pour visualiser le terrain et optimiser le tracé des projets. Des définitions, des méthodes de tracé et des exemples illustrent les concepts abordés.

Transféré par

Mohamed Sawadogo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

'(6S,16'(75$9$8;38%/8&6

1. Courbes de niveaux

1.1. Définitions
Les courbes de niveau sont destinées à donner sur une carte un aperçu du relief réel. Une courbe de
niveau (fig.1.) est l’intersection du relief réel avec un plan horizontal d’altitude donnée en cote
ronde (généralement un nombre entier).
Les courbes sont équidistantes en altitude ; leur espacement horizontal dépend de la déclivité du
terrain à représenter et de l’échelle du plan ou de la carte.
On visualise en trois dimensions le terrain dessiné à plat sur la carte. Cela est renforcé sur les cartes
par des coloriages pour souligner les lignes de crête : ils représentent l’ombre créée par une lumière
fictive qui viendrait du nord-ouest de la carte.
Sur l’exemple ci-après, on peut lire sur la vue en plan les pentes du terrain naturel ; on repère les
sommets, les cols topographiques, les cuvettes (ou dolines), les ruptures de pente.

Fig. 1. : Terminologie
1.2. Principe de l’interpolation
Comprendre l'interpolation permet de choisir
judicieusement le nombre et la position des points à
lever.
L’altitude au point M situé entre les courbes de niveau
530 et 540 est déterminée en considérant le terrain en
pente constante entre A et B. Les points A et B sont les
points les plus proches de M sur les courbes de niveau
530 et 540 ;
ici ΔH = 10 m.
ΔH
La pente au point M vaut : p= .
ab
La distance ab est la distance réelle, c’est-à-dire la
distance mesurée sur le plan et divisée par l’échelle du
plan.
ΔH Fig. 2. : Interpolation de courbes de niveau
L’altitude de M est : H M = H A + am. .
ab

On peut appliquer cette dernière formule avec les distances mesurées sur le plan ; le facteur d’échelle
se simplifie.

1.3. Tracé de profils en long et en travers


Lors d’un avant-projet sommaire de l’étude d’un projet routier, le projeteur a besoin d’une vue en
coupe du terrain naturel suivant l’axe du projet qu’il étudie : ce graphique est le profil en long du
terrain naturel. Des vues en coupe perpendiculairement à l’axe sont aussi nécessaires à l’étude : ce
sont les profils en travers. Ces deux types de graphiques permettent d’obtenir, après plusieurs études
un tracé « idéal » répondant aux impératifs du projet que sont la visibilité, l’emprise sur le terrain, la
déclivité maximale, le moindre coût, etc.

Fig. 3. : Implantation d’un projet routier


Fig. 4. : Profil en long et exemple de profil en travers

2. Profils en long et en travers

2.1. Définitions
Un profil en long est la représentation d’une coupe verticale suivant l’axe d’un projet linéaire (route,
voie ferrée, canalisation, etc.). Le profil en long est complété par des profils en travers qui sont des
coupes verticales perpendiculaires à l’axe du projet. Leur établissement permet en général le calcul
des mouvements de terres (cubatures) et, par exemple, permet de définir le tracé idéal d’un projet de
manière à rendre égaux les volumes de terres excavés avec les volumes de terre remblayés. (pas
toujours facile !!)

Fig. 5. : Profils en long et en travers


Par exemple, sur la figure 5., un projet routier est figuré en trait d’axe. Le profil en long constitue
un développement suivant son axe sur lequel sont représentés le terrain naturel et le projet. Les
profils en travers, régulièrement espacés, sont une vue en coupe qui fournit l’inscription de la route
dans le relief perpendiculairement à l’axe.

2.2. Le profil en long


Le profil en long est un graphique (fig. 6.) sur lequel sont reportés tous les points du terrain
naturel et de l’axe du projet. Il est établi en premier lieu.
On s’appuie sur ce document pour le dessin des profils en travers (fig. 8.).
Distances et altitudes sont données en mètres au centimètre près.
On choisit en général un plan de comparaison d’altitude inférieure à l’altitude du point le plus bas du
projet ou du terrain naturel.
Ce plan de comparaison est l’axe des abscisses du graphique sur lequel sont reportées les distances
horizontales suivant l’axe du projet.
Sur l’axe des ordonnées, sont reportées les altitudes.
Les échelles de représentation peuvent être différentes en abscisse et en ordonnées (en rapport de
l’ordre de 1/5 à 1/10) de manière à souligner le relief qui peut ne pas apparaître sur un projet de
grande longueur.
On dessine tout d’abord le terrain naturel (TN), généralement en trait continu fort (noir).
Son tracé est donné par la position de chaque point d’axe d’un profil en travers, le terrain naturel
étant supposé rectiligne entre ces points. On reporte en même temps dans le cartouche des
renseignements en bas du graphique : les distances horizontales entre profils en travers dites
distances partielles, les distances cumulées (appelées aussi abscisses curvilignes) depuis l’origine du
projet et l’altitude de chaque point.
Les calculs des positions des points caractéristiques se ramènent à des intersections droites-droites,
droites-cercles ou droites-paraboles dans le repère associé au profil en long.

Fig. 6. : Profil en long

On peut colorier de manière différente les remblais (en rouge) et les déblais (en bleu).
Les profils en travers fictifs (surface nulle) dont on doit déterminer la position (abscisse et
éventuellement l’altitude) sont les points d’intersection entre le terrain naturel et l’axe du projet ; ces
profils particuliers sont utiles pour le calcul des cubatures. Il faut connaître leur position en abscisse
par rapport aux deux profils en travers qui les encadrent.

Procédure de tracé :

1) Choix du plan horizontal de référence (Plan de comparaison)


2) Définir le TN : tracé + cotes
3) Définir de projet : tracé + cotes
4) Numéroter la position des profils en travers
5) Indiquer les distances (partielles et cumulées)
6) Indiquer la déclivité du projet
7) Indiquer les caractéristiques géométriques du projet : alignements et courbes (vue en plan)

Exemple de profil en long informatisé


2.3. Le profil en travers
Les profils en travers (sections transversales perpendiculaires à l’axe du projet) permettent de
calculer les paramètres suivants :
• la position des points théoriques d’entrée en terre des terrassements ;
• l’assiette du projet et son emprise sur le terrain naturel ;
• les cubatures (volumes de déblais et de remblais).
Le profil en travers (fig. 8.) est représenté en vue de face pour une personne qui se déplacerait
sur l’axe du projet de l’origine à l’extrémité du projet.
La voie de gauche doit donc se situer sur la partie gauche du profil.
On commence par dessiner le terrain naturel à partir d’un plan horizontal de référence qui n’est pas
forcément celui du profil en long, de manière à obtenir le profil en travers à l’échelle maximale sur le
format choisi. L’échelle de représentation est de l’ordre de 1/100 à 1/200 (jusqu’à 1/50 pour les voies
les moins larges). Il n’y a pas d’échelle différente en abscisse et en ordonnée de manière à pouvoir
mesurer directement sur le graphique des longueurs dans toutes les directions ou bien des surfaces
L’abscisse de chaque point du terrain naturel (ou du projet) est repérée par rapport à l’axe du profil
en travers (donc négative à gauche et positive à droite), l’ordonnée est toujours l’altitude du point.
On y superpose ensuite le gabarit type du projet (largeur de chaussée, accotements, fossés et pentes
de talus) à partir du point d’axe dont l’altitude a été déterminée sur le profil en long.
Cela permet de calculer la position des points d’entrée en terre .
Les fossés ne sont pas repérés comme les autres points caractéristiques puisque, de manière à
simplifier le calcul, ils n’interviennent pas dans la décomposition de la surface en triangles et
trapèzes. Ils sont calculés séparément.

Fig. 8. : Profil en travers


Il existe trois types de profils en travers (fig. 9.) : les profils en remblai, en déblai ou bien les
profils mixtes.

Fig. 9. : Différents types de profil

Notons que la présence du fossé sur ces différents types de profils n’est nécessaire qu’en cas
d’impossibilité d’écoulement naturel des eaux. Par exemple, comparez le profil en remblai et le profil
mixte.

Principe de profil en travers

Exemple de profil en travers informatisé

A
. La vue en plan

3.1. Définitions

• Projection de la route sur le plan horizontal


• Le plan topographique sert de support au tracé (échelle : 1/500ème à 1/100ème)
• On représente l’axe de la route
• On reporte la position des profils en travers

Exemple de vue en plan :

Vous aimerez peut-être aussi