Dimensionnement d'une protection cathodique
Dimensionnement d'une protection cathodique
Thème
Nous tenons aussi à remercier tout l’effectif présent sur les lieux du
stage pour leur disponibilité ainsi notre encadreur au sein de la
direction technique et maintenance, branche carburant Dar El Beida
Monsieur [Link] pour toute son aide et de nous avoir
transmis tout son savoir-faire sur terrain.
Et au final, à nos chers parents, famille, amies et proches qui nous ont
soutenus au cours de cette épreuve.
Merci à tous
Dédicaces
A nos parents
Résumé
La corrosion est un phénomène destructeur pour les matériaux métalliques, l’acier est un
métal qui est généralement utiliser dans les grandes industries vue ces bonnes
caractéristiques mécanique. L’industrie pétrolière dispose de plusieurs ouvrages fabriqués
en acier, dont les bacs de stockages, ces derniers sont exposés au phénomène de
corrosion, particulièrement leur fond qui en contact avec le sol. Nous allons effectuer un
dimensionnement pour un système de protection cathodique par courant imposé pour des
fonds de bac qui se situent au niveau du centre dépôt SKIKDA 1217.
Abstract
Corrosion is a destructive phenomenon for metallic materials, steel is a metal that how is
generally used in the big industries because of these good mechanical characteristics. The
oil industry has several steel structures, including storage bins, which are exposed to the
phenomenon of corrosion, particularly their bottom in contact with the ground. We will
perform a sizing for a Cathodic Protection System by Imposed Current for tank bottoms
that are located at the SKIKDA 1217 depot center.
ﻣﻠﺨﺺ
واﻟﺼﻠﺐ ھﻮ ﻣﻌﺪن ﯾﺴﺘﺨﺪم ﻋﺎدة ﻓﻲ اﻟﺼﻨﺎﻋﺎت اﻟﻜﺒﯿﺮة ﺑﺴﺒﺐ ھﺬه،اﻟﺘﺂﻛﻞ ھﻮ ظﺎھﺮة ﻣﺪﻣﺮة ﻟﻠﻤﻮاد اﻟﻤﻌﺪﻧﯿﺔ
اﻟﺘﻲ، ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﺻﻨﺎدﯾﻖ اﻟﺘﺨﺰﯾﻦ، ﺻﻨﺎﻋﺔ اﻟﻨﻔﻂ ﻟﺪﯾﮭﺎ اﻟﻌﺪﯾﺪ ﻣﻦ اﻟﮭﯿﺎﻛﻞ اﻟﻔﻮﻻذﯾﺔ.اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ اﻟﺠﯿﺪة
ﺳﻨﻘﻮم ﺑﺘﻨﻔﯿﺬ أﺑﻌﺎد ﻧﻈﺎم اﻟﺤﻤﺎﯾﺔ اﻟﻜﺎﺛﻮدﯾﺔ ﺑﺎﻟﺘﯿﺎر. وﺧﺎﺻﺔ ﻗﺎﻋﮭﺎ ﻓﻲ اﺗﺼﺎل ﻣﻊ اﻷرض،ﺗﺘﻌﺮض ﻟﻈﺎھﺮة اﻟﺘﺂﻛﻞ
.1217 اﻟﻘﺴﺮي ﻟﻘﯿﻌﺎن اﻟﺨﺰاﻧﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﻘﻊ ﻓﻲ ﻣﺴﺘﻮدع ﺳﻜﯿﻜﺪة
Introduction
La durabilité des ouvrages dépend de leur comportement face aux conditions climatique
et environnementales qui existent dans les milieux ou ils sont réalisés. Ces ouvrages sont
souvent exposés à nombreuse agressions physico-chimiques auxquelles ils doivent résister afin
d’accomplir leur rôle d’une manière satisfaisante. Lorsqu’ils ne peuvent pas résister à ces
agressions, des désordres apparaissent dont le plus fréquent est la corrosion.
La corrosion est le processus qui conduit les éléments naturels à défaire ce que l’homme,
par son travail et à grands frais d’énergie, a élaboré à partir des matériaux que la terre lui offre.
La corrosion métallique ramène ainsi, métaux et alliages à leur état naturel d’oxydes ou de
minerais.
La corrosion engendre, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises
d’industrie du pétrole et du gaz, des coûts d’entretien et de renouvellement parfois très
importants, des conséquences techniques fâcheuses, et des risques pour l’intégrité de l’homme
lui-même.
L’entreprise NAFTAL possède plusieurs centres et dépôts de carburants, GPL et
d’autres produits qu’elle commercialise, et pour emmagasiner ces derniers, des centaines de bac
de stockages sont utilisés.
A cet effet, pour lutter contre la corrosion des fonds de bac, qui peut atteindre la surface
intérieur ou extérieur du fond de bac, l’utilisation d’une protection passive par revêtement
polymère (PE) sur la surface interne du fond de bac, et une protection active dite par soutirage
de courant « protection cathodique par courant imposé » pour la surface externe du fond de bac.
Dans notre cas le courant et le potentiel nécessaires de la protection dépendront
essentiellement des dimensions du fond de bac et les circuits assurant l’alimentation, On a
élaboré un système de protection cathodique par courant imposé, pour les fonds des bacs du
centre de dépôt terre SKIKDA 1217, qui s’étaient déjà réalisés et mettaient en place.
Suivant ce qui précède, ce mémoire est composé de deux chapitres :
Un premier chapitre qui est consacré aux définitions et notions de bases, qui sont
présentées sous forme des généralités.
Un deuxième chapitre, qui sera le cœur de notre travail, où les différentes étapes du
dimensionnement de notre système seront présentées et détaillées.
Un troisième chapitre, qui sera consacré à la réalisation du système sur terrain et à la
discussion des résultats.
Ensuite une conclusion clôture notre travail.
1
Présentation de l’entreprise NAFTAL
Le décret 80/101 est modifié par le décret 87/189 du 25/08/1987 portant la séparation
des activités d’ERDP et la création de deux entités NAFTAL et NAFTEC :
Le siège social de NAFTAL est fixé à Alger, route des Dunes, Chéraga.
Le 18/04/1998, NAFTAL change le statut et devient une société par actions (SPA),
dotée d’un capital de 15 650 000 000 DA, dont les actions sont détenues à 100 % par
SONATRACH. [4]
Les différents produits commercialisés par NAFTAL présenté dans le tableau suivant :
2
Présentation de l’entreprise NAFTAL
3
Présentation de l’entreprise NAFTAL
5. Organisation :
L’organisation de NAFTAL est articulée autour de structures centrales chargées de la
définition de la politique du suivi et du contrôle des activités de l’entreprise, et de structures
opérationnelles bénéficiant de produits pétroliers. [4]
Le 09/06/2004, NAFTAL a connu un nouveau schéma d’organisation de sa
macrostructure qui s’articule autour des principaux structurels suivants :
4
Présentation de l’entreprise NAFTAL
6. Moyens :
Pour accomplir ses missions, NAFTAL dispose d’un potentiel humain et matériel
considérable qui se compose comme suit [4] :
Moyenne humains :
Moyens matériels :
5
Chapitre I
Recherche bibliographique
Chapitre I Recherche Bibliographique
I.1 Introduction :
Dans l’industrie il est très courant d’employer des matériaux métalliques, encore de
manière plus précise pour des fabrications colossales ou l’acier est le plus employé, les
métaux se distinguent des autres matériaux par un ensemble de propriétés avantageuses, mais
pour augmenter leur durée de vie il est important qu’ils reçoivent certaine maintenance pour
éviter certaines nuisances.
Parmi les nuisances qu’ils peuvent subir quand ils sont en contact avec un milieu
agressif liquide ou gazeux est le phénomène de corrosion, c’est un phénomène qui entraine
une destruction pour les matériaux métallique et il a pris de nos jours une importance
considérable.
Il y a bien sur des méthodes pour faire contre ce phénomène qui peut s’avérer, pour les
grandes industries, comme une calamité, ces méthodes peuvent être passives ou actives, pour
des industries énormes comme les coques des bateaux, pipe-lines ou les bacs de stockage, la
protection cathodique ce qui a de mieux pour lutter contre la corrosion et elle est la plus
fréquente dans l’industrie pétrolière.
Dans l’industrie pétrolière il est évident qu’un stockage gigantesque des produits est
nécessaire, les bacs de stockage permet d’emmagasiner une quantité énormes de ces produits
ce qui est plus logiques que leur conception est inéluctablement énormes avec un métal de
propriété satisfaisante qui est sans doute à son tour besoin d’une bonne protection contre la
corrosion vue que les bacs sont en contact avec des milieux corrosifs.
6
Chapitre I Recherche Bibliographique
7
Chapitre I Recherche Bibliographique
Ces réactions, à l'interface d'une phase métallique et d'une phase aqueuse, mettent en
jeu à la fois les électrons du métal et certains éléments chimiques, neutres ou ionisés, contenus
dans la solution. [3]
La mise en mouvement de ces électrons sous l'effet d'un champ électrique crée une
circulation de courant dans le métal.
I.3.2.2. L’électrolyte :
Un électrolyte est un système qui renferme des particules ionisées. Ces particules
peuvent être des atomes ionisés, ou des ions complexes constitués de plusieurs atomes. [3]
Les ions positifs ou cations proviennent d'atomes qui ont perdu un ou plusieurs
électrons. C'est le cas des atomes métalliques.
H+, Na+, K+ : → sont des cations univalents.
Ca+2, Mg+2, Cu+2 : → sont des cations divalents.
8
Chapitre I Recherche Bibliographique
I.3.3. La Conduction :
La conduction sous l'action d'un champ électrique est due, dans le cas de l'électrolyte,
au déplacement des ions.
Les cations (ions +) se déplacent dans le sens du champ et se dirigent vers la cathode.
Les anions (ions -) se dirigent vers l'anode.
Plus la concentration en espèces ionisées est grande, meilleure sera la conductibilité
électrique de l'électrolyte.
La particularité du conducteur électrolytique est d'être décomposée par le passage du
courant électrique. Les électrodes qui apportent le courant dans l'électrolyte sont le siège de
réactions d'oxydoréduction ou phénomènes d'électrolyse. [3]
La différence entre le métal et l’électrolyte, en ce qui concerne la conduction du
courant, comme suit :
• le métal : conduit le courant par ses électrons. Le métal est un conducteur
électronique.
• l'électrolyte : conduit le courant par ses particules ionisées, il s'agit d'une conduction
Ionique.
9
Chapitre I Recherche Bibliographique
Figure I.2 : Métal Plongé dans un électrolyte ; Formation de la double couche. [3]
Le Potentiel d’équilibre est le potentiel qui prend le métal dans l'électrolyte, il est
possible de le calculer en utilisant la relation de Nernst :
0.06 [𝑂𝑂𝑥𝑥1 ]𝑎𝑎 [𝑅𝑅𝑅𝑅𝑑𝑑2 ]𝑏𝑏
𝐸𝐸 = 𝐸𝐸° + log
𝑛𝑛 [𝑅𝑅𝑅𝑅𝑑𝑑1 ]𝑐𝑐 [𝑂𝑂𝑥𝑥2 ]𝑑𝑑
Un métal noble s'ionise peu, parce qu'il existe des forces de cohésion importantes entre
les atomes.
Plus son potentiel est élevé, plus le métal considéré est noble, à l'inverse d'un métal
classé vil, de potentiel plus faible.
L'or, le platine, dont les potentiels normaux d'oxydoréduction sont les plus élevés, sont
très nobles, donc peu ionisables et peu corrodables. Le cuivre est plus noble que le fer, son
potentiel étant plus élevé que celui du fer. Le magnésium est un des métaux les plus vils. [3]
Tableau I.1 : Echelle Métaux plus noble au moins noble. [3]
Plus noble Or Potentiel plus
Platine élevé
Palladium
Argent
Mercure
Cuivre
Etain
Plomb
Nickel
Cobalt
Fer
Chrome
Zinc
Titane
Aluminium Potentiel moins
Moins noble Magnésium élevé
10
Chapitre I Recherche Bibliographique
Une électrode métallique plongée dans un électrolyte était le siège d'un équilibre :
1
→
𝐹𝐹𝐹𝐹 𝐹𝐹𝐹𝐹 2+ + 2𝑒𝑒 −
←
2
11
Chapitre I Recherche Bibliographique
12
Chapitre I Recherche Bibliographique
13
Chapitre I Recherche Bibliographique
inoxydables par exemple). Ce type de corrosion se traduit par l'apparition de piqûres (c'est-à-
dire de cavités), progressant à partir de la surface du métal.
Ce phénomène concerne une grande variété de matériaux (aciers, aciers inoxydables,
alliages de nickel, de titane, d'aluminium ou de cuivre) ; il se produit souvent en présence de
paramètres aggravants tels que les chlorures et n'engendre que de faibles pertes de masse,
mais peut parfois conduire à des perforations rapides. [6]
Figure I.8 : Corrosion caverneuse d'un acier allié sous un joint [6].
14
Chapitre I Recherche Bibliographique
Figure I.11 : Corrosion érosion d'un tube en cuivre véhiculant de l'eau. [6]
Par définition, la corrosion sous contrainte est une fissuration du métal, que résulte de
l'action commune d'une contrainte mécanique et d'une réaction électrochimique [5].
15
Chapitre I Recherche Bibliographique
• Composition du
l’alliage.
• Concentration • Etat de surface.
• Procédés • Vieillissement.
du milieu. • Forme des
• Teneur en
d’élaboration.
pièces. • Tensions
• Impuretés. mécanique.
oxygène. • Emploi
• Traitement • Modification des
• Ph du milieu. d’inhibiteur.
thermique. revêtements
• Température. • Procédés
• Traitement protecteurs.
• Pression. d’assemblage.
mécanique.
- La texture
- Le pH
- La résistivité
- Le potentiel redox.
16
Chapitre I Recherche Bibliographique
Diamètre moyen
Particules Aération Corrosivité
(mm)
2 Gravier
0.07 à 2 Sable
0.005 à 0.07 Argile
< 0.005 limon
I.7.2. PH du sol :
Le pH d’un sol conditionne la stabilité des produits de corrosion.
PH Nature du sol
PH < 4.5 Extra acide
4.5 < PH < 5 Fortement acide
7.5 < PH < 7.9 Modérément alcalin
8.5 < PH < 9 Fortement alcalin
PH > 9 Très fortement alcalin
17
Chapitre I Recherche Bibliographique
En général :
• Catégories de revêtements :
Pour éviter les couples galvaniques entre métaux de nature différente et ainsi éviter la
corrosion du métal le moins noble, il est nécessaire d'intercaler à la jonction bimétallique un
raccord isolant organe dont le rôle est de couper le circuit électrique et d'empêcher la
circulation de courant entre anodes et cathodes. [3]
18
Chapitre I Recherche Bibliographique
La protection cathodique est étudiée pour assurer la protection d'un ouvrage précis, et
ne peut prendre en compte des structures annexes qui pour des raisons mécaniques, se
trouveraient reliées électriquement à l'ouvrage. Là encore, ce rôle de délimitation "électrique"
du réseau sera réalisé par le raccord isolant. [3]
19
Chapitre I Recherche Bibliographique
Par convention, le courant circule du positif (+) vers le négatif (-), par conséquent le
métal est protégé si le courant entre dans la structure en provenance de l'électrolyte. Dans le
cas contraire, si le courant passe de la structure à l'électrolyte, la corrosion est accélérée, le
courant de protection est produit soit par :
• Potentiel de protection :
20
Chapitre I Recherche Bibliographique
• Courant de protection :
Iprot = Iprot A Les courants nécessaires pour la protection cathodique d'une surface
géométrique de 1m² sont donnés tableau ci-dessous [10] :
Tableau I.8 : Les courants nécessaires pour la protection cathodique d'une surface
géométrique de 1m². [10]
21
Chapitre I Recherche Bibliographique
alors nettement inférieure à la surface totale. Un courant relativement faible suffit donc à
protéger une surface géométrique importante. [10]
Le métal à protéger est relié électriquement à une électrode constituée par un métal
moins noble que lui et qui joue le rôle d'anode sacrificielle. L'anode sacrificielle forme une
pile électrochimique avec le métal à protéger qui joue le rôle de cathode. Si le potentiel que
prend le métal à protéger est suffisamment négatif, celui-ci n'est plus attaqué car la réaction
élémentaire anodique ne peut plus se produire. [10]
Figure I.16 : Schéma montrant la protection cathodique par anode sacrificielle. [9]
De même :
22
Chapitre I Recherche Bibliographique
E M > E A1 , donc le Zn est attaqué plus que le Zn seul (courant i mixte > i zinc )
• Applications :
Tableau I.9 : Les avantages et les inconvénients de la protection cathodique par anode
sacrificielle. [9]
Avantages Inconvénients
Pas d’apport d’énergie extérieur Faible rendement (potentiels limités)
Coût d’installation faible Limitée par la résistivité d’électrolyte
Application difficile pour les grandes
Coût d’entretien faible
dimensions
Exemple :
Et I = R.I F ; Où :
23
Chapitre I Recherche Bibliographique
En général, la protection cathodique par anodes sacrificielles n’est pas utilisée pour : ρ
> 5000 Ω.cm Le courant I F débité par l’anode est fonction de W et de ρ est : I F = 150000.f/ρ
Avec :
ρ : la résistivité du sol
f(Zn) = 0.27*f(Mg)
f : facteur dépendant de la masse de l’anode.
En général :
Dans cette méthode, le courant de protection nécessaire est obtenu à partir d'une
source extérieure de courant continu. Donc la différence de potentiel entre l'anode et la
structure à protéger n'est pas naturelle. Le métal est polarisé cathodiquement (pratiquement
aucune formation d'ion métallique). L'intensité du courant doit être suffisante pour porter le
métal à protéger à un potentiel où la réaction élémentaire anodique n'a pas lieu. [10]
24
Chapitre I Recherche Bibliographique
Avantages Inconvénients
Avant la mise en place d’un système de protection cathodique par courant imposé, une
étude préalable est nécessaire. Elle concerne [9] :
- Les dimensions des ouvrages à protéger.
- La nature de leur revêtement.
- La résistivité du milieu.
Le voltage et l’ampérage nécessaires à la protection sont fonction de [9] :
- La surface totale de la structure.
- La résistivité du sol.
- Les effets de polarisation de la structure.
En général :
- Pour des sols de résistivité moyenne, le besoin est de : 1 à 3 mA pour 9.3 dm2 de
surface nue.
- Pour des sols de faible résistivité le besoin en courant est plus élevé (à cause de la
dépolarisation) : jusqu’à 20 mA pour 9.3 dm2 de surface nue.
25
Chapitre II
Partie Pratique
Chapitre II Partie Pratique
II.1. Introduction :
NAFTAL donne une très grande importance à sa stratégie de commercialisation des
produits pétroliers , surtout celles dédiée au grand public, et avec la croissance démographique
que l’Algérie a connu ces dernières années, il est devenu donc interdit d’avoir un manque ou
un problème d’Approvisionnement concernant ces produits.
Dans le cadre de l’objectif stratégique de garantir la disponibilité totale et immédiate sur
l’ensemble du territoire national, NAFTAL a mis en place plusieurs centre de dépôt Carburant
dans différents points du pays, parmi eux le centre de dépôt CARBURANT SKIKDA 1217.
Où Nous allons établir un système de protection cathodique par courant imposé pour les
différents fonds des bacs qui ont été installés auparavant.
26
Chapitre II Partie Pratique
Figure II.2 : Image satellite du site 043 Centre de dépôt SKIKDA 1217.
27
Chapitre II Partie Pratique
RB : Réservoir bac.
II.2.3.2. Poste de chargement :
• Site 043 :
Il existe trois (03) postes de chargement camions à double voies et un poste de
chargement wagon.
• Site 03 :
Il existe un (01) poste de chargement camions à double voies et un poste de chargement
wagon.
II.2.3.3. Canalisations de transport produit :
Les produits arrivent par pipeline multi-produits de la raffinerie de Skikda, d’un
diamètre égal à 12 pouces.
Le Pipeline est protégé par protection cathodique à courant imposé.
28
Chapitre II Partie Pratique
II.3.3. Paramètres :
Les Paramètres fixés et à prendre en compte pour l’opération sont les suivants :
29
Chapitre II Partie Pratique
30
Chapitre II Partie Pratique
31
Chapitre II Partie Pratique
Figure II.4 : Modèle électrique équivalent aux résistances liées à un seul bac.
32
Chapitre II Partie Pratique
33
Chapitre II Partie Pratique
1.1
R Câble anodique = 3 ∗ = 0.0033 Ohm
1000
Cette valeur sera ajoutée à la résistance R H, donc chaque anode aura une résistance totale
de :
La longueur du câble type 25 mm2 de chaque boucle est déterminée par la relation
suivant :
La résistance de la boucle anodique des différents bacs du site, sera calculée par la
relation suivante :
R = LCâble ∗ Resistance linéaire du câble …(II.5)
Tableau II.10 : La résistance de la boucle en fonction de la longueur du câble site 043.
Diamètre de la
Nom du réservoir Longueur du câble (m) R B (Ω)
boucle anodique (m)
TK9 12 37.68 0.026
TK10 20 62.8 0.043
TK11 29 91.08 0.063
TK12 26 81.64 0.057
AI 16 50.24 0.035
34
Chapitre II Partie Pratique
• Pour le site 03 :
Tableau II.11 : Longueur du câble en fonction du diamètre de la boucle site 03.
Nom du Diamètre de la boucle Longueur du câble
Diamètre (m)
réservoir anodique (m) (m)
TK1 8 12 37.68
TK2 8 12 37.68
TK3 8 12 37.68
TK7 25.25 29.25 91.845
TK8 25.25 29.25 91.845
TK9 12 16 50.24
TK10 12 16 50.24
AI 8 12 37.68
La résistance de la boucle anodique des différents bacs du site, sera calculée par la
relation suivante :
𝑅𝑅𝐵𝐵 = 𝐿𝐿𝐶𝐶â𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 ∗ 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐â𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏
Tableau II.12 : La résistance de la boucle en fonction de la longueur du câble site 03.
Diamètre de la
Nom du réservoir Longueur du câble (m) R B (Ω)
boucle anodique (m)
TK1 12 37.68 0.026
TK2 12 37.68 0.026
TK3 12 37.68 0.026
TK7 29.25 91.845 0.063
TK8 29.25 91.845 0.063
TK9 16 50.24 50.24
TK10 16 50.24 50.24
AI 12 37.68 0.026
35
Chapitre II Partie Pratique
• Circuit I :
Tableau II.13 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 1 site 043.
Longueur totale
Longueur câble Longueur câble
Nom du Distance aux du Circuit
anodique d’injection
réservoir coffrets (m) secondaire avec
secondaire (m) secondaire (m)
contingence (m)
TK9 73 73 73 182.5
TK10 28 28 28 70
TK11 85 85 85 212.5
TK12 45 45 45 112.5
• Circuit II :
Tableau II.14 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 2 site 043.
Longueur totale
Longueur câble Longueur câble
Nom du Distances aux du circuit
anodique d’injection
réservoir coffrets (m) secondaire avec
secondaire (m) secondaire (m)
contingence (m)
AI 9 9 9 22.5
La résistance totale imposée par chaque bac y compris les câbles secondaire anodique
et d’injection se résument comme suit :
TK9 0.2175
TK10 0.1310
Circuit 1
TK11 0.2362
TK12 0.1630
AI (EAU) 0.0984 Circuit 2
36
Chapitre II Partie Pratique
• Circuit I :
Tableau II.16 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 1 site 03.
• Circuit II :
Tableau II.17 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 2 site 03.
R SI, représente la résistance du câble secondaire d’injection que relie le fond du bac au
coffret d’injection, elle sera calculée par l’équation (II .5), En « annexe D » on présente le calcul
détaillé.
Les résistances de chaque circuit de bac y compris les câbles secondaire anodique et
d’injection se résument comme suit :
37
Chapitre II Partie Pratique
38
Chapitre II Partie Pratique
0.35
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 1 = 45 ∗ = 0.01575 𝑂𝑂ℎ𝑚𝑚
1000
• Circuit II :
La longueur de chaque câble est égale à 9 m, donc la longueur totale cumulative des
deux câbles est de 18 m. Et avec une contingence de 25% on considérera la distance cumulative
en câble tolérée à : 25 mètre environ.
D’où la résistance du circuit 2 sera calculée par l’expression (II.5) :
0.35
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 2 = 25 ∗ = 0.00875 𝑂𝑂ℎ𝑚𝑚
1000
II.3.11. Dimensionnement du redresseur :
II.3.11.1. Le site 043 :
Vue la particularité du site 043 en terme d’agencement des bacs, il devient judicieux de
considérer deux systèmes distincts.
En effet la position de proximité des bacs TK9, TK10, TK11 et TK12 confère à ces
dernier la possibilité d’un système à redresseur commun.
En revanche le bac anti incendie se retrouve en position « remote » par rapport aux bacs
de stockage, de ce fait nous dédions une protection cathodique par un redresseur intrinsèque à
ce dernier.
• Circuit I :
Le besoin en courant cumulatif des bacs TK9, TK10, TK11, TK12 se déduit du tableau
II.6.
La résistance imposée par les bacs sera calculé avec l’expression suivante :
1 1
=� … (II. 6)
𝑹𝑹𝑻𝑻−𝒃𝒃𝒃𝒃𝒃𝒃 𝑅𝑅𝑇𝑇𝐾𝐾𝑥𝑥
39
Chapitre II Partie Pratique
• Circuit II :
Le besoin en courant pour le bac Anti-incendie à lui tout seul déduit du tableau II.6.
La résistance imposée par le bac sera calculé avec l’expression suivante :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐛𝐛𝐛𝐛𝐛𝐛 = R AI
D’où : R T-bac = 0.0984 ohm.
Donc la résistance totale du circuit (2) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 𝟐𝟐 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit 2
R T-Circuit 2 = 0.0984 + 0.0052 = 0.1036 ohm.
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (2), est égale à = 1.13 Amps, Le voltage de
sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 2
En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de
protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 2 + 2
V Max = 1.13 x 0.1036 + 2
V Max = 2.12 V
II.3.11.2. Le site 03 :
Vue la particularité du site 03 en terme d’agencement des bacs, il devient judicieux de
considérer deux systèmes distincts.
En effet la position de proximité des bacs TK7, TK8, TK9 et TK10 ainsi que le bac anti
incendie, confère à ces dernier la possibilité d’un système à redresseurs commun.
En revanche les bacs TK1, TK2, et TK3, de par leur dimension d’une part et leurs
agencement regroupé d’autre part, seront protéger par un même système à redresseur unique.
40
Chapitre II Partie Pratique
• Circuit I :
Le besoin en courant cumulatif des bacs TK7, TK8, TK9, TK10 et AI se déduit du
tableau II.7.
La résistance imposée par les bacs sera calculé avec l’expression (II.6), et après calcule
R T-bac = 0.0575 ohm.
D’où la résistance totale du circuit (1) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 𝟏𝟏 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit 1
R T-Circuit 1 = 0.0575 + 0.01575 = 0.07325 ohm.
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (1), est égale à = 1.50 Amps, Le voltage de
sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 1
En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de
protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 1 + 2
V Max = 1.50 x 0.07325 + 2
V Max = 2.11 V
• Circuit II :
Le besoin en courant cumulatif des bacs TK1, TK2 et TK3 se déduit du tableau II.7.
La résistance imposée par les bacs sera calculé avec l’expression (II.6), et après calcule
R T-bac = 0.0280 ohm.
D’où la résistance totale du circuit (2) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 𝟐𝟐 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit 2
R T-Circuit 2 = 0.0280 + 0.00875 = 0.03675 ohm.
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (2), est égale à = 12.77 Amps, Le voltage
de sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 2
En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de
protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 2 + 2
V Max = 12.77 x 0.03675 + 2
41
Chapitre II Partie Pratique
V Max = 2.47 V
Un transfo-Redresseur au standard de l’industrie pouvant couvrir les capacités en
voltage et courant requis sera de 48V-30A.
42
Chapitre III
Réalisation & discussion des
résultats
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats
43
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats
44
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats
Figure III.6 : Boite de jonction reliant le câble de l’anode avec celui de la boucle
anodique.
45
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats
Les câbles des boucles anodiques, injection et instrumentation seront placé et tirés vers
les coffrets dans les tranchés réalisés.
Figure III.8 : Tranchés pour les câbles qui seront reliés aux coffrets.
Quand tous les câbles sont en place, les tranchés seront refermés à moitié est suivie de
la mise en place du grillage avertisseur. La fermeture totale sera ensuite effectuée. (Figure III.9).
Figure III.9 : Mise en place du grillage avertisseur, suivi de la fermeture totale des
tranchés.
46
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats
Figure III.10 : Les différents coffrets et transfo-redresseur qui seront installés sur le
terrain.
L’agencement général de la protection cathodique, est détaillé dans l’annexe G « pour
le site 03 » et l’annexe F « pour le site 043 ».
47
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats
Comme chaque anode délivre 8 Ampères pour 20 ans de durée de vie, alors pour le site
043, comme le courant total disponible pour les 27 anodes est de 216 A pour 20 avant que les
anodes ne s’épuisent.
Comme le besoin calculée dans le tableau II.6 est de 12,35 A arrondi à 15 A pour une
contingence de 25%, alors le rapport 216/15 soit 14,4 donne une durée de vie de l’ordre de 288
ans. Soit plus de 14 fois le critère de 20 ans exigé.
Comme chaque anode délivre 8 Ampères pour 20 ans de durée de vie, alors pour le site
03, le courant total disponible pour les 36 anodes est de 288 A pour 20 ans avant que les anodes
ne s’épuisent.
Comme le besoin calculée dans le tableau II.7 est de 14,28 A arrondi à 15 A pour une
contingence, alors le rapport 288/15 soit 19,2 donne une durée de vie de l’ordre de 384 ans. Soit
plus de 19 fois le critère de 20 ans exigé.
48
Conclusion
Générale
Conclusion Générale
Conclusion
Le bac de stockage est un élément indispensable au sein de l’entreprise de NAFTAL
au but de stocker et préserver les produits carburants.
Vue la taille des bacs et leur positionnement sur le sol il est important de procédé à
une méthode de protection contre la corrosion plus sophistiquer, notre travail nécessite un
dimensionnement pour optimiser la valeur du courant requis.
De ce qui précède, on conclut que notre étude montre que par des moyens sophistiqués
et simple d’autre part, on peut lutter contre un phénomène destructeur pendant des générations
et faire face aux pertes économiques causés par les phénomènes de corrosion.
49
Bibliographie
Bibliographie
Bibliographie
Bibliographie
[5] D. LANDOLT, "Traité des Matériaux Corrosion et Chimie de Surfaces des Métaux",
pages 9 ; 10 ; 11,1993.
[6] KIR. Iamn, "Etude de l’influence du traitement thermique sur la dissolution anodique d’un
acier au carbone en milieux aqueux", Mémoire de fin d’étude, universitaire d’El oued, 2014.
[8] "Corrosion et inhibition des puits et collectes", Technip 1981, Paris, page 1.
[9] Professeur H. BOUAOUINE à L’ENIM, "Cours corrosion et protection", pages 49, 50,
59 ; 64.
[10] Professeur [Link] "Corrosion", pages 62 ; 70.
Webographie
[1] FOKOUENG FOTIE Cédric, Mise en place des procédures de maintenance en vue de
l'élaboration d'un plan de maintenance des équipements des dépôts SDCP liquide : cas du
dépôt de Bessengue, 2014, [Link].
[2] Pr. P. COLON, DR. B. GROSGOGEAT-BALAYRE, La corrosion,
01/06/2010, [Link] .
[3] MAREC, Corrosion et protection cathodique 6.1, 01/07/2015, [Link] .
[4] [Link]
[7] ACCOAST, Technique et formation, LA CORROSION DES MATÉRIAUX
MÉTALLIQUES EN EAU DE MER, [Link] .
[11][Link]
[Link]#fig22 .
Annexes
Annexes
Annexes