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Dimensionnement d'une protection cathodique

Ce mémoire de fin d'étude porte sur le dimensionnement d'un système de protection cathodique par courant imposé pour les fonds de bacs de stockage en acier, exposés à la corrosion. Il met en évidence l'importance de la protection des structures métalliques dans l'industrie pétrolière, notamment au centre de dépôt SKIKDA 1217. Les mots clés incluent la corrosion, le dimensionnement, et la protection cathodique.

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Dimensionnement d'une protection cathodique

Ce mémoire de fin d'étude porte sur le dimensionnement d'un système de protection cathodique par courant imposé pour les fonds de bacs de stockage en acier, exposés à la corrosion. Il met en évidence l'importance de la protection des structures métalliques dans l'industrie pétrolière, notamment au centre de dépôt SKIKDA 1217. Les mots clés incluent la corrosion, le dimensionnement, et la protection cathodique.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE POPULAIRE

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche


scientifique
Université des sciences et de la Technologies Houari Boumediene

Faculté de Génie Mécanique et Génie des procédés


Département Sciences des Matériaux

Mémoire de fin d’étude


En vue de l’obtention du diplôme de Master en Génie Mécanique
Option : Technologie des matériaux et Procédés de Production

Thème

Dimensionnement d’un système de


Protection cathodique par courant imposé
des fonds des bacs de stockage

Rédigé par : Encadré par :


Mr. O. MANSOURI Mr. [Link]
Mr. A. ZEGAI

Promotion juin 2018


Remerciements

En tout premier lieu, nous remercions notre encadreur et promoteur


Monsieur [Link] pour son aide précieuse et ces conseils éclairés.

Nous remercions également les membres de jury pour avoir accepté de


juger ce travail et de participer au jury.

Nos sincères reconnaissances à nos enseignants, professeurs et


mentors, qui par leurs engagement nous ont montré la voie à suivre et
permis de s’élever au-dessus de la médiocrité.

Nous tenons aussi à remercier tout l’effectif présent sur les lieux du
stage pour leur disponibilité ainsi notre encadreur au sein de la
direction technique et maintenance, branche carburant Dar El Beida
Monsieur [Link] pour toute son aide et de nous avoir
transmis tout son savoir-faire sur terrain.

Et au final, à nos chers parents, famille, amies et proches qui nous ont
soutenus au cours de cette épreuve.

Merci à tous
Dédicaces

Pères et mères sont les architectes de l’éducation.

Il n’y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance.

A nos parents
Résumé

La corrosion est un phénomène destructeur pour les matériaux métalliques, l’acier est un
métal qui est généralement utiliser dans les grandes industries vue ces bonnes
caractéristiques mécanique. L’industrie pétrolière dispose de plusieurs ouvrages fabriqués
en acier, dont les bacs de stockages, ces derniers sont exposés au phénomène de
corrosion, particulièrement leur fond qui en contact avec le sol. Nous allons effectuer un
dimensionnement pour un système de protection cathodique par courant imposé pour des
fonds de bac qui se situent au niveau du centre dépôt SKIKDA 1217.

Mot clés : Corrosion, bac, fond, dimensionnement, protection, courant.

Abstract

Corrosion is a destructive phenomenon for metallic materials, steel is a metal that how is
generally used in the big industries because of these good mechanical characteristics. The
oil industry has several steel structures, including storage bins, which are exposed to the
phenomenon of corrosion, particularly their bottom in contact with the ground. We will
perform a sizing for a Cathodic Protection System by Imposed Current for tank bottoms
that are located at the SKIKDA 1217 depot center.

Key words : Corrosion, tank, bottom, sizing, protection, current.

‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫ واﻟﺼﻠﺐ ھﻮ ﻣﻌﺪن ﯾﺴﺘﺨﺪم ﻋﺎدة ﻓﻲ اﻟﺼﻨﺎﻋﺎت اﻟﻜﺒﯿﺮة ﺑﺴﺒﺐ ھﺬه‬،‫اﻟﺘﺂﻛﻞ ھﻮ ظﺎھﺮة ﻣﺪﻣﺮة ﻟﻠﻤﻮاد اﻟﻤﻌﺪﻧﯿﺔ‬
‫ اﻟﺘﻲ‬،‫ ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﺻﻨﺎدﯾﻖ اﻟﺘﺨﺰﯾﻦ‬،‫ ﺻﻨﺎﻋﺔ اﻟﻨﻔﻂ ﻟﺪﯾﮭﺎ اﻟﻌﺪﯾﺪ ﻣﻦ اﻟﮭﯿﺎﻛﻞ اﻟﻔﻮﻻذﯾﺔ‬.‫اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ اﻟﺠﯿﺪة‬
‫ ﺳﻨﻘﻮم ﺑﺘﻨﻔﯿﺬ أﺑﻌﺎد ﻧﻈﺎم اﻟﺤﻤﺎﯾﺔ اﻟﻜﺎﺛﻮدﯾﺔ ﺑﺎﻟﺘﯿﺎر‬.‫ وﺧﺎﺻﺔ ﻗﺎﻋﮭﺎ ﻓﻲ اﺗﺼﺎل ﻣﻊ اﻷرض‬،‫ﺗﺘﻌﺮض ﻟﻈﺎھﺮة اﻟﺘﺂﻛﻞ‬
.1217 ‫اﻟﻘﺴﺮي ﻟﻘﯿﻌﺎن اﻟﺨﺰاﻧﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﻘﻊ ﻓﻲ ﻣﺴﺘﻮدع ﺳﻜﯿﻜﺪة‬

.‫ اﻟﺘﯿﺎر‬،‫ اﻟﺤﻤﺎﯾﺔ‬،‫ اﻟﺘﺼﻤﯿﻢ‬،‫ اﻟﻘﺎع‬،‫ اﻟﺨﺰان‬،‫ اﻟﺘﺂﻛﻞ‬: ‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‬


Liste des Tableaux

Liste des tableaux


Tableau Titre du tableau Page
I.1 Echelle Métaux plus noble au moins noble 10
I.2 Facteurs principaux de la corrosion 16
I.3 Relation entre la texture et le niveau de corrosivité 17
I.4 La nature du sol en fonction de degré du PH 17
I.5 La valeur de la résistivité en relation avec le degré de corrosivité 17
I.6 Le Potentiel du sol en relation avec le degré de corrosivité 18
les valeurs de potentiel de protection nécessaire pour la protection
I.7 cathodique de quelques métaux.
21
Les courants nécessaires pour la protection cathodique d'une surface
I.8 géométrique de 1m²
21
Les avantages et les inconvénients de la protection cathodique par anode
I.9 sacrificielle
23
Quelques valeurs du facteur f d’anode du magnésium en fonction de la
I.10 masse
24
Les avantages et les inconvénients de la protection cathodique par courant
I.11 imposé
25
II.1 Fiche technique du centre SKIKDA 1217 27
II.2 Caractéristiques des bacs de stockage du site 03. 28
II.3 Caractéristiques des bacs de stockage du site 043. 28
II.4 Les différents diamètres des fonds des bacs à protéger. 29
II.5 Normes et standards applicables 29
II.6 Valeur du courant requis en fonction de la surface site 043 31
II.7 Valeur du courant requis en fonction de la surface site 03 31
II.8 Caractéristique linéaire par type du câble 33
II.9 Longueur du câble en fonction du diamètre de la boucle site 043 34
II.10 La résistance de la boucle en fonction de la longueur du câble site 043 34
II.11 Longueur du câble en fonction du diamètre de la boucle site 03 35
II.12 La résistance de la boucle en fonction de la longueur du câble site 03 35
II.13 Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 1 site 043 36
II.14 Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 2 site 043 36
II.15 Résistance cumulative des bacs site 043 36
II.16 Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 1 site 03 37
II.17 Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 2 site 03 37
II.18 Résistance cumulative des bacs site 03 38
III.1 Nombre d’anode par bac SITE 043 48
III.2 Nombre d’anode par bac SITE 03 48
Liste des figures

Liste des figures


Figure Titre de figure Page
I.1 Coupe simplifié d'un bac de stockage 7
I.2 Métal Plongé dans un électrolyte ; Formation du double couche 10
I.3 Illustration du phénomène de corrosion 11
I.4 Diagramme de Pourbaix Fer - Eau 12
I.5 Corrosion uniforme et corrosion localisée 13
I.6 Corrosion galvanique 13
I.7 Corrosion par piqûres 14
I.8 Corrosion caverneuse d'un acier allié sous un joint 14
I.9 corrosion inter granulaire 15
I.10 Types de corrosion sélective 15
I.11 Corrosion érosion d'un tube en cuivre véhiculant de l'eau 15
I.12 Corrosion sous contrainte 16
I.13 Raccord isolant à brides 19
I.14 Raccord isolant monobloc 19
I.15 Raccord isolant type branchement 19
I.16 Schéma montrant la protection cathodique par anode sacrificielle 22
I.17 Courbes i(E) de la Protection de l’acier par le Zn dans l’eau 22
I.18 Principe de la protection cathodique par courant imposé 24
II.1 Image satellite du site 03 Centre de dépôt SKIKDA 1217 26
II.2 Image satellite du site 043 Centre de dépôt SKIKDA 1217 27
II.3 pictogramme système de câblage 31
II.4 Modèle électrique équivalent aux résistances liées à un seul bac 32
II.5 Modèle électrique équivalent aux résistances de « n » bac et du circuit
32
principale.
III.1 Réalisation des tranchés pour la boucle anodique 43
III.2 Réalisation des tranchés pour les anodes 43
III.3 DETAIL ANODE MMO TECH-MMO-T2510 44
III.4 Détail anode MMO canistrer 44
III.5 Electrode de référence Cu/CuSO4 permanente à enterrer 45
Boite de jonction reliant le câble de l’anode avec celui de la boucle
III.6 45
anodique
III.7 Détail boite de jonction 45
III.8 Tranchés pour les câbles qui seront reliés aux coffrets 46
Mise en place du grillage avertisseur, suivi de la fermeture totale des
III.9 46
tranchés.
Les différents coffrets et transfo-redresseur qui seront installés sur le
III.10 47
terrain
Table des Matières

Table des Matières


Liste des Tableaux
Liste des Figures
Introduction Générale ……………………….………………………………………………1
Présentation de l’entreprise NAFTAL ……………………………………………………...2
Chapitre I : Recherche bibliographique
I.1 Introduction ……………………………………………………………………………6
I.2 Généralité sur les bacs de stockage ........................................................................…....6
I.2.1 Equipements des bacs ………………………………………………………….6
I.2.2 Accessoires des bacs …………………………………………………………...6
I.3 Le phénomène de corrosion .…………………………………………………………..8
I.3.1 Définition de la corrosion ……………………………………………………...8
I.3.2 Les électrodes ………………………………………………………………….8
I.3.2.1 L’électrode métallique ……………………………..…………………………..8
I.3.2.2 L’électrolyte …………………………………………………………….……..8
I.3.3 La Conduction …………………..……………………………………………..9
I.3.4 La double couche à l’interface métal/électrolyte ………………………………9
I.4 Processus électrochimique …………………………………………………..….……11
I.4.1 Équilibre électrochimique ………………………………………….….……..11
I.4.1.1 Equation de Nernst …………………………………….……………..………11
I.4.1.2 Types des réactions électrochimiques en corrosion ………………..….……..11
I.4.2 Processus de la corrosion ……………………………………………….…….11
I.4.3 Processus secondaires aux électrodes diagramme PH-Tension ………..….…12
I.4.3.1 Influence des réactions secondaires …………………………………………..12
I.4.3.2 Etablissement des diagrammes de Pourbaix (pH - tension) …...……………..12
I.5 Formes et Types de corrosion ……………………………………...……….….…….13
I.5.1 Corrosion uniforme et corrosion localisée ………………………….……..…13
I.5.2 Corrosion galvanique …………………………………………………………13
I.5.3 Corrosion par piqûres …………………….……………………………..……13
Table des Matières

I.5.4 Corrosion caverneuse ………………………………………………...………14


I.5.5 Corrosion inter granulaire ………………………………………….…………14
I.5.6 Corrosion sélective …………………………………………………...………15
I.5.7 Corrosion érosion …………………………………...………………………..15
I.5.8 Corrosion sous contrainte ………...…………………………………………..15
I.6 Facteurs de la corrosion ……………………………………………………..………..16
I.7 CORROSIVITE DU SOL …………………………………...……………………….16
I.7.1 Texture du sol ……………………………………………………...…………16
I.7.2 PH du sol ………………………………………………………….………….17
I.7.3 Résistivité du sol …………………….……………………….……………….17
I.7.4 Potentiel Red/Ox ……………………………………………………………..17
I.8 La protection des ouvrages ………………………………………..………………….18
I.8.1 La protection passive ……………………..…………………………………..18
I.8.1.1 Réalisation de l'isolement du métal par rapport au milieu ………….………..18
I.8.1.2 Réalisation de l'isolement des différents métaux constitutifs d'un réseau ……18
I.8.1.3 Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement ………………….…….19
I.8.1.4 Isolation du réseau des autres structures étrangères enterrées …….………….19
I.8.2 La protection active ………………………………………….……………….20
I.8.2.1 La protection cathodique …………………….……………………………….20
Chapitre II : Partie pratique
II.1 Introduction ………………………………………………………..…………………26
II.2 Centre de dépôt CARBURANT SKIKDA 1217 ……………………………………..26
II.2.1 Présentation du centre de dépôt CARBURANT SKIKDA 1217 …………….26
II.2.2 Fiche Technique du centre de dépôt SKIKDA 1217 …………………………27
II.2.3 Description des installations ………………………………………………….27
II.2.3.1 Bacs de stockages ……………………………………………………………27
II.2.3.2 Poste de chargement …………………………………………...…………….28
II.2.3.3 Canalisations de transport produit ………………...…………………………28
II.3 Dimensionnement d’un système de protection cathodique par courant imposé des …29
fonds des bacs SITE 03 – SITE 043
II.3.1 Introduction …………………………………………..………………………29
Table des Matières

II.3.2 Normes, standards et les codes applicables ……………………..……………29


II.3.3 Paramètres …………………………………………………..………………..29
II.3.4 La surface à protéger …………………………………………………………30
II.3.5 Densité du courant ………………………...………………………………….30
II.3.6 Courants requis …………………………………………...…………………..30
II.3.6.1 Courants requis pour le site 043 ………………….………………………….30
II.3.6.2 Courants requis pour le site 03 …………...………………………………….31
II.3.7 Le système anodique …………………………………………………………31
II.3.7.1 Type d’anode …………………………..…………………………………….33
II.3.7.2 Résistance de l’anode à la terre …………………………………...…………33
II.3.8 Résistance du système de câblage ……………………………………………33
II.3.8.1 Résistance du câble d’alimentation de l’anode ………...…………………….34
II.3.8.2 Résistance de la boucle anodique ………………………..…………………..34
II.3.9 Résistance du circuit secondaire ………………………….…………………..35
II.3.9.1 résistances relatives aux circuits secondaires - SITE 043 ………..………….35
II.3.9.2 Résistances relatives aux circuits secondaires - SITE 03 ……………………37
II.3.10 Résistance du circuit principale …………………………………...………….38
II.3.10.1 Résistance du circuit principale SITE 043 …………………………………38
II.3.10.2 Résistance du circuit principale SITE 03 ………………………..…………38
II.3.11 Dimensionnement du redresseur ……………………………………………..39
II.3.11.1 Le site 043 ……………………………………………………………...…..39
II.3.11.2 Le site 03 …………………………………………………………….……..40
Chapitre III : Réalisation & discussion des résultats
III.1 Réalisation sur terrain ………………………………………………………...………43
III.2 Discussion des résultats ………………………………………………………………48
Conclusion générale ……………………………………………..………………………….49
Bibliographie
Annexes
Introduction
Générale
Introduction générale

Introduction
La durabilité des ouvrages dépend de leur comportement face aux conditions climatique
et environnementales qui existent dans les milieux ou ils sont réalisés. Ces ouvrages sont
souvent exposés à nombreuse agressions physico-chimiques auxquelles ils doivent résister afin
d’accomplir leur rôle d’une manière satisfaisante. Lorsqu’ils ne peuvent pas résister à ces
agressions, des désordres apparaissent dont le plus fréquent est la corrosion.
La corrosion est le processus qui conduit les éléments naturels à défaire ce que l’homme,
par son travail et à grands frais d’énergie, a élaboré à partir des matériaux que la terre lui offre.
La corrosion métallique ramène ainsi, métaux et alliages à leur état naturel d’oxydes ou de
minerais.
La corrosion engendre, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises
d’industrie du pétrole et du gaz, des coûts d’entretien et de renouvellement parfois très
importants, des conséquences techniques fâcheuses, et des risques pour l’intégrité de l’homme
lui-même.
L’entreprise NAFTAL possède plusieurs centres et dépôts de carburants, GPL et
d’autres produits qu’elle commercialise, et pour emmagasiner ces derniers, des centaines de bac
de stockages sont utilisés.
A cet effet, pour lutter contre la corrosion des fonds de bac, qui peut atteindre la surface
intérieur ou extérieur du fond de bac, l’utilisation d’une protection passive par revêtement
polymère (PE) sur la surface interne du fond de bac, et une protection active dite par soutirage
de courant « protection cathodique par courant imposé » pour la surface externe du fond de bac.
Dans notre cas le courant et le potentiel nécessaires de la protection dépendront
essentiellement des dimensions du fond de bac et les circuits assurant l’alimentation, On a
élaboré un système de protection cathodique par courant imposé, pour les fonds des bacs du
centre de dépôt terre SKIKDA 1217, qui s’étaient déjà réalisés et mettaient en place.
Suivant ce qui précède, ce mémoire est composé de deux chapitres :
Un premier chapitre qui est consacré aux définitions et notions de bases, qui sont
présentées sous forme des généralités.
Un deuxième chapitre, qui sera le cœur de notre travail, où les différentes étapes du
dimensionnement de notre système seront présentées et détaillées.
Un troisième chapitre, qui sera consacré à la réalisation du système sur terrain et à la
discussion des résultats.
Ensuite une conclusion clôture notre travail.

1
Présentation de l’entreprise NAFTAL

Présentation de l’entreprise NAFTAL


1. Historique de la société :
NAFTAL est l’entreprise nationale de commercialisation et de distribution des
produits pétroliers, issue de SONATRACH, à terme du décret 80 /101 du 06/04/1980, portant
création de ERDP (Entreprise Nationale de Raffinage et de Distribution Produits Pétroliers),
entrée en activité le 01/01/1982.

Le décret 80/101 est modifié par le décret 87/189 du 25/08/1987 portant la séparation
des activités d’ERDP et la création de deux entités NAFTAL et NAFTEC :

• NAFTAL : est chargée dans le cadre du cadre du plan national de développement


économique et social, de la commercialisation et de la distribution des produits
pétroliers.
• NAFTEC : chargée du raffinage du pétrole.

Le siège social de NAFTAL est fixé à Alger, route des Dunes, Chéraga.

Le 18/04/1998, NAFTAL change le statut et devient une société par actions (SPA),
dotée d’un capital de 15 650 000 000 DA, dont les actions sont détenues à 100 % par
SONATRACH. [4]

2. Identification des produits pétroliers commercialisés par NAFTAL :


Une gamme variée de produits raffinés aux normes actuelles nationales et
Internationales est produite à partir des raffineries. [4]

Les différents produits commercialisés par NAFTAL présenté dans le tableau suivant :

Famille de produits Principaux produits Principaux clients


Ménages
Butane
GPL Industrie
Propane
Collectivités
Produits blanc et noirs Essences Automobiliste
Carburants Transports (terre, air, mer)
Gas-oil, Fuels Agriculture, Industrie, Ménages
Automobiliste
Huiles moteurs
Lubrifiants Transports (terre, air, mer)
Huiles industrielles
Agriculture, Industrie, Ménages
Bitumes purs
Bitumes Travaux publics
Cut Buck
Tourisme, Agraire, Automobiliste, Agriculture,
Pneumatiques
Camions, Engins, cycles Transport, cycliste

2
Présentation de l’entreprise NAFTAL

3. Missions de la société NAFTAL :


NAFTAL est chargé dans le cadre du plan national de développement économique et
social, de la commercialisation et de distribution des produits pétrolier y compris ceux
destinés à l’aviation à la marine, le GPL, les combustibles, les solvants, les aromatiques,
paraffinées, bitumes et pneumatiques. [4]

Ses missions essentielles sont :

• Organiser et développer l’activité de commercialisation et de distribution des


produits pétroliers et dérivés.
• Stocker, transporter et faire transporter tous produits pétroliers commercialisés sur le
territoire national.
• Veiller à l’application et au respect des mesures relatives à la sécurité industrielle, la
sauvegarde et la protection de l’environnement en relation avec les organismes
concernés.
• Procéder à toute étude de marché en matière d’utilisation et de consommation des
produits pétroliers
• Définir et développer une politique en matière d’audit, concevoir et mettre en œuvre
des systèmes intégrés d’informations.
• Développer et mettre en œuvre les actions visant à une utilisation optimale et
rationnelle des infrastructures et moyens.
• Veiller à l’application et au respect des mesures liées à la sûreté interne de la société
conformément au règlement.

4. Objectifs de la Société NAFTAL :


NAFTAL, axerait ses objectifs et sa stratégie autour d’une politique pour ses métiers
de base ; son repositionnement au niveau national ainsi donc l’entreprise devrait faire face aux
différentes mutations de l’économie nationale dont le but de préserver et consolider la
position stratégique sur le marché. [4]

Ses principaux objectifs sont :

• Maîtriser les coûts et améliorer de la qualité de ces produits et services,


développer les capacités de stockage et les ventes en gros.
• Mettre en place une stratégie marketing, communication et de formation.
• Préserver et consolider les parts de marché.
• Adopter et organiser en adéquation avec les mutations et l’environnement.
• Rechercher et développer le partenariat avec d’autres entreprises
• Le dimensionnement de ses activités au niveau national, avec le maintien de sa
position de leader.
• Le redéploiement à l’échelle internationale et la recherche d’alliances
stratégiques

3
Présentation de l’entreprise NAFTAL

5. Organisation :
L’organisation de NAFTAL est articulée autour de structures centrales chargées de la
définition de la politique du suivi et du contrôle des activités de l’entreprise, et de structures
opérationnelles bénéficiant de produits pétroliers. [4]
Le 09/06/2004, NAFTAL a connu un nouveau schéma d’organisation de sa
macrostructure qui s’articule autour des principaux structurels suivants :

 La Direction Générale, qui est chargée de la politique et orientation générale, de


la coordination et de la cohérence d’ensemble, du pilotage, du management et
de la veille stratégie.

 Les Structures Fonctionnelles.


-Directions Exécutives.
-Directions Centrales.
-Direction de Soutiens.

 Les Structures Opérationnelles de la société sont organisées en ligne produite,


selon quatre branches.
Chaque branche exerce ses métiers de base et développe ses activités conformément à
la politique générale de la société, dans la limite de son objet social.

Schéma Organisationnel des Structures Centrales de NAFTAL.

4
Présentation de l’entreprise NAFTAL

6. Moyens :
Pour accomplir ses missions, NAFTAL dispose d’un potentiel humain et matériel
considérable qui se compose comme suit [4] :

 Moyenne humains :

La force de travail de l’entreprise est constituée d’environ 29000 travailleurs dont


25000 permanents et 2800 cadres.

 Moyens matériels :

NAFTAL accomplit sa mission grâce aux infrastructures et moyens suivants :

• 67 centres de stockage et de distribution de carburant, lubrifiant ; GPL,


pneumatiques et produits spécieux.
• 16 unités de formulation bitumes.
• 44 centres emplisseurs pour les butanes, propane camping.
• 59 dépôts relais de stockage GPL.
• 17877 points de vente GPL.
• 06 centres marins
• 17 points de vente à la mer.
• 380 km de pipe-lines multi produits et de GPL.
• 1818 stations-services implantées à travers le territoire.
• 134 aires de stockage de réguler GPL.
• 55 dépôts de ravitaillement des aéronefs.

5
Chapitre I
Recherche bibliographique
Chapitre I Recherche Bibliographique

I.1 Introduction :
Dans l’industrie il est très courant d’employer des matériaux métalliques, encore de
manière plus précise pour des fabrications colossales ou l’acier est le plus employé, les
métaux se distinguent des autres matériaux par un ensemble de propriétés avantageuses, mais
pour augmenter leur durée de vie il est important qu’ils reçoivent certaine maintenance pour
éviter certaines nuisances.
Parmi les nuisances qu’ils peuvent subir quand ils sont en contact avec un milieu
agressif liquide ou gazeux est le phénomène de corrosion, c’est un phénomène qui entraine
une destruction pour les matériaux métallique et il a pris de nos jours une importance
considérable.
Il y a bien sur des méthodes pour faire contre ce phénomène qui peut s’avérer, pour les
grandes industries, comme une calamité, ces méthodes peuvent être passives ou actives, pour
des industries énormes comme les coques des bateaux, pipe-lines ou les bacs de stockage, la
protection cathodique ce qui a de mieux pour lutter contre la corrosion et elle est la plus
fréquente dans l’industrie pétrolière.
Dans l’industrie pétrolière il est évident qu’un stockage gigantesque des produits est
nécessaire, les bacs de stockage permet d’emmagasiner une quantité énormes de ces produits
ce qui est plus logiques que leur conception est inéluctablement énormes avec un métal de
propriété satisfaisante qui est sans doute à son tour besoin d’une bonne protection contre la
corrosion vue que les bacs sont en contact avec des milieux corrosifs.

I.2. Généralité sur les bacs de stockage :


Un bac est un réservoir cylindrique destiné au stockage des hydrocarbures liquides. Il
comprend plusieurs équipement et accessoires permettant de gérer la contenance et de bien
maitriser les différents paramètres de stockages. [1]

I.2.1. Equipements des bacs :


• La robe : c’est une paroi verticale constituée de tôles cintrées au diamètre du
réservoir.
• La virole : c’est un anneau constitué de tôles dont la succession donne la robe.
• La cuvette : c’est un compartiment construit autour d’un bac ou d’un ensemble de
bacs destiné à recevoir le contenu du bac ou de l’ensemble de bacs en cas de fuite
accidentelle.
• Le fond : c’est la base du réservoir, il est fait également d’un ensemble de tôles.
• L’assise : c’est la fondation sur laquelle repose le réservoir.
• Le toit : c’est la partie supérieure du réservoir, il est fait d’un assemblage de tôles.

I.2.2. Accessoires des bacs :


• Accessoires de lutte contre la surpression
- Les évents
- Les soupapes

6
Chapitre I Recherche Bibliographique

• Accessoires de lutte contre l’incendie


- la couronne de mousse
- la couronne de l’eau de refroidissement
- cuvette rétention
• Accessoires de mesure de niveau de produits
• Accessoires de visite nettoyage
• Accessoires de réchauffage

Figure I.1 : Coupe simplifié d'un bac de stockage. [1]

7
Chapitre I Recherche Bibliographique

I.3. Le phénomène de corrosion :


I.3.1. Définition de la corrosion :
La corrosion est une réaction chimique ou électrochimique entre un matériau,
généralement un métal, et son environnement qui entraîne une dégradation du matériau et de
ses propriétés.
Il existe trois types de corrosion : la corrosion chimique, la corrosion électrochimique
et la corrosion bactérienne.
La corrosion électrochimique qui intervient de façon très majoritaire dans l’industrie
pétrolière. Appelée aussi corrosion humide, elle se produit lorsqu’il y a hétérogénéité soit
dans le métal ou l’alliage métallique soit dans le milieu. Il y a formation d’une pile avec
passage d’un courant.
Anode : électrode où se produit la réaction d’oxydation (dissolution du métal), où le
courant passe du métal vers la solution.
Cathode : électrode où se produit la réaction de réduction (déposition à la surface du
métal), où le courant passe de la solution vers le métal. [2]

I.3.2. Les électrodes :


La corrosion humide est le résultat d'une réaction électrochimique, (une réaction est un
échange - gain ou perte - de particules) dont les particules proviennent d'une électrode
métallique et d'un électrolyte qui réagissent au contact l'un de l'autre.

Ces réactions, à l'interface d'une phase métallique et d'une phase aqueuse, mettent en
jeu à la fois les électrons du métal et certains éléments chimiques, neutres ou ionisés, contenus
dans la solution. [3]

I.3.2.1. L’électrode métallique :


Un métal M est constitué par un édifice cristallin d'ions positifs M+n dans lequel
circulent des électrons libres. On sait que ce nuage électronique est responsable de la
conductibilité des métaux.

La mise en mouvement de ces électrons sous l'effet d'un champ électrique crée une
circulation de courant dans le métal.

La particularité d'un conducteur métallique est de laisser passer le courant électrique


sans subir de modification chimique. [3]

I.3.2.2. L’électrolyte :
Un électrolyte est un système qui renferme des particules ionisées. Ces particules
peuvent être des atomes ionisés, ou des ions complexes constitués de plusieurs atomes. [3]
 Les ions positifs ou cations proviennent d'atomes qui ont perdu un ou plusieurs
électrons. C'est le cas des atomes métalliques.
H+, Na+, K+ : → sont des cations univalents.
Ca+2, Mg+2, Cu+2 : → sont des cations divalents.

8
Chapitre I Recherche Bibliographique

Al+3, Fe+3 : → sont des cations trivalents.


 Les ions négatifs ou anions proviennent d'atomes qui ont gagné un ou plusieurs
électrons. C'est en général le cas des métalloïdes.
Br-, Cl- (l'ion chlore) : → sont univalents.
S-2 : → sont divalents.
 Les ions complexes pourvus d'une charge positive ou négative.
OH-, HCO- : → ion oxhydryle.
SO-2 : → ion sulfate.
S 2 O 8 -2 : → ion peroxosulfate.
FeO++, Fe (OH) 2 +, NH 4 + : → ion ferryle.

I.3.3. La Conduction :
La conduction sous l'action d'un champ électrique est due, dans le cas de l'électrolyte,
au déplacement des ions.
Les cations (ions +) se déplacent dans le sens du champ et se dirigent vers la cathode.
Les anions (ions -) se dirigent vers l'anode.
Plus la concentration en espèces ionisées est grande, meilleure sera la conductibilité
électrique de l'électrolyte.
La particularité du conducteur électrolytique est d'être décomposée par le passage du
courant électrique. Les électrodes qui apportent le courant dans l'électrolyte sont le siège de
réactions d'oxydoréduction ou phénomènes d'électrolyse. [3]
La différence entre le métal et l’électrolyte, en ce qui concerne la conduction du
courant, comme suit :
• le métal : conduit le courant par ses électrons. Le métal est un conducteur
électronique.

• l'électrolyte : conduit le courant par ses particules ionisées, il s'agit d'une conduction
Ionique.

I.3.4. La double couche à l’interface métal/électrolyte :


Un métal plongé dans un électrolyte. Les ions du réseau métallique tendent à passer en
solution et laissent le métal chargé négativement par ses électrons (voir figure I.2).
Ce passage s'effectue jusqu'à ce que la charge des électrons s'oppose à celles des ions
positifs. Il s'établit alors un équilibre réversible entre le métal, ses ions et ses électrons. Les
réactions 1 et 2 ont lieu simultanément.
𝑀𝑀 ↔12 𝑀𝑀+2 + 𝑛𝑛𝑒𝑒 −
Ce phénomène se traduit par la création à l'interface métal/solution d'une double
couche électrochimique responsable de l'existence d'un potentiel du métal dans l'électrolyte.
[3]

9
Chapitre I Recherche Bibliographique

Figure I.2 : Métal Plongé dans un électrolyte ; Formation de la double couche. [3]
Le Potentiel d’équilibre est le potentiel qui prend le métal dans l'électrolyte, il est
possible de le calculer en utilisant la relation de Nernst :
0.06 [𝑂𝑂𝑥𝑥1 ]𝑎𝑎 [𝑅𝑅𝑅𝑅𝑑𝑑2 ]𝑏𝑏
𝐸𝐸 = 𝐸𝐸° + log
𝑛𝑛 [𝑅𝑅𝑅𝑅𝑑𝑑1 ]𝑐𝑐 [𝑂𝑂𝑥𝑥2 ]𝑑𝑑
Un métal noble s'ionise peu, parce qu'il existe des forces de cohésion importantes entre
les atomes.
Plus son potentiel est élevé, plus le métal considéré est noble, à l'inverse d'un métal
classé vil, de potentiel plus faible.
L'or, le platine, dont les potentiels normaux d'oxydoréduction sont les plus élevés, sont
très nobles, donc peu ionisables et peu corrodables. Le cuivre est plus noble que le fer, son
potentiel étant plus élevé que celui du fer. Le magnésium est un des métaux les plus vils. [3]
Tableau I.1 : Echelle Métaux plus noble au moins noble. [3]
Plus noble Or Potentiel plus
Platine élevé
Palladium
Argent
Mercure
Cuivre
Etain
Plomb
Nickel
Cobalt
Fer
Chrome
Zinc
Titane
Aluminium Potentiel moins
Moins noble Magnésium élevé

10
Chapitre I Recherche Bibliographique

I.4. Processus électrochimique :

I.4.1. Équilibre électrochimique


Si un métal pur M, homogène, plongé dans un électrolyte contenant des ions Mn+.
Entre le métal et la solution, il se produit la réaction d’équilibre suivante :
𝑀𝑀 ↔ 𝑀𝑀𝑛𝑛+ + 𝑛𝑛𝑛𝑛
I.4.1.1. Equation de Nernst :

Dans l’électrode réversible, il s’établie, entre le métal et l’électrolyte, un potentiel


d’équilibre E, représenté par la relation de Nernst :
𝑅𝑅𝑅𝑅
E=E 0 - ln a M n+
𝑛𝑛𝑛𝑛
I.4.1.2. Types des réactions électrochimiques en corrosion :

En corrosion, on s’intéresse à 3 types de réactions électrochimiques :


1. la dissolution des métaux.
2. l’oxydation des métaux à l’état d’oxyde solide.
3. la réduction des oxydants contenus dans les milieux corrosifs.

I.4.2. Processus de la corrosion :

Une électrode métallique plongée dans un électrolyte était le siège d'un équilibre :
1

𝐹𝐹𝐹𝐹 𝐹𝐹𝐹𝐹 2+ + 2𝑒𝑒 −

2

Si par un moyen quelconque, on absorbe les électrons participant au maintien de la


couche double, on conçoit que l'équilibre des charges étant détruit, les ions métalliques Fe2+
puissent passer en solution.
La réaction 1 d'oxydation se développera tant que l'on absorbera les électrons. Le
processus de corrosion est établi. [3]

Figure I.3 : Illustration du phénomène de corrosion. [11]

11
Chapitre I Recherche Bibliographique

I.4.3. Processus secondaires aux électrodes Diagramme PH – Tension :

I.4.3.1 Influence des réactions secondaires :

Des processus ou des réactions secondaires peuvent apparaître au niveau des


électrodes, pour ralentir ou augmenter la vitesse des réactions anodiques ou cathodiques. [3]

I.4.3.2. Etablissement des diagrammes de Pourbaix (pH - tension) :

Le professeur, Marcel POURBAIX a établi pour la plupart des métaux des


diagrammes pH - potentiel d'équilibre des réactions, qui décrivent les différentes réactions
théoriques possibles entre un métal et ses ions en présence d'eau. Selon la solubilité des corps
formés, il en a déduit des domaines théoriques de situation du métal. Ainsi pour le fer on
trouve [3] :

Figure I.4 : Diagramme de Pourbaix Fer – Eau. [3]

a. un domaine de corrosion : où le fer se dissout dans la solution et forme des sels et


des hydroxydes solubles.
b. un domaine de passivation : où le fer est protégé par un film superficiel qui l'isole du
milieu ambiant. C'est un domaine où le métal est protégé contre la solution, si le film a
pu se former d'une manière uniforme, s'il reste adhérent et si, mécaniquement, rien ne
vient le détruire.

12
Chapitre I Recherche Bibliographique

c. un domaine d'immunité : où le fer reste à l'état métallique et ne peut donc se


corroder, les réactions d'oxydation n'étant plus possibles. C'est le domaine de la
protection cathodique.

I.5. Formes et Types de corrosion :


L’aspect du métal et le mode d’action du milieu déterminant les types et les formes de
corrosion. On peut alors distinguer les types de corrosion suivants :

I.5.1. Corrosion uniforme et corrosion localisée :


La figure I.5 représente une réaction relativement uniforme sur toute la surface du
métal. On ne distingue pas, les lieux cathodiques et des lieux anodiques. Toute la surface du
métal est simultanément cathode et anode, ce type, est appelé corrosion uniforme. [5]

Figure I.5 : Corrosion uniforme et corrosion localisée. [5]

I.5.2. Corrosion galvanique :


La présence de deux matériaux métalliques au contact d’un même électrolyte a pour
effet de déséquilibrer les potentiels propres de chaque élément dans cet électrolyte, c’est le
principe même du couplage galvanique que l’on retrouve dans les nombreuses applications
industrielles (accouplements acier- laiton, assemblage soudés de différentes natures…).
La figure (I.6) montre un schéma expliquant la corrosion galvanique. [6]

Figure I.6 : Corrosion galvanique. [5]

I.5.3. Corrosion par piqûres :


Est produite par certains anions, notamment les chlorures, sur les métaux protégés par
un film d'oxyde mince (ce qui est typiquement le cas des alliages passivés tels que les aciers

13
Chapitre I Recherche Bibliographique

inoxydables par exemple). Ce type de corrosion se traduit par l'apparition de piqûres (c'est-à-
dire de cavités), progressant à partir de la surface du métal.
Ce phénomène concerne une grande variété de matériaux (aciers, aciers inoxydables,
alliages de nickel, de titane, d'aluminium ou de cuivre) ; il se produit souvent en présence de
paramètres aggravants tels que les chlorures et n'engendre que de faibles pertes de masse,
mais peut parfois conduire à des perforations rapides. [6]

Figure I.7 : Corrosion par piqûres. [6]

I.5.4. Corrosion caverneuse :


La corrosion caverneuse est due à une différence d'accessibilité de l'oxygène entre
deux parties d'une structure, créant ainsi une pile électrochimique. On observe une attaque
sélective du métal dans les fentes et autres endroits peu accessibles à l'oxygène [6].

Figure I.8 : Corrosion caverneuse d'un acier allié sous un joint [6].

I.5.5. Corrosion inter granulaire :


C’est une attaque sélective aux joints de grains ou à leur voisinage immédiat, alors que
le reste du matériau n'est pas attaqué. L'alliage se désagrège et perd toutes ses propriétés
mécaniques. Ce type de corrosion peut être dû soit à la présence d'impuretés dans le joint, soit
à l'enrichissement (ou l'appauvrissement) local en l'un des constituants. [7]

14
Chapitre I Recherche Bibliographique

Figure I.9 : corrosion inter granulaire. [7]

I.5.6. Corrosion sélective :


C'est l'oxydation d'un composant de l'alliage, conduisant à la formation d'une structure
métallique poreuse [5]

Figure I.10 : Types de corrosion sélective. [6]

I.5.7. Corrosion érosion :


La corrosion érosion est due à l'action conjointe d'une réaction électrochimique et d'un
enlèvement mécanique de matière. Elle a souvent lieu sur des métaux exposés à l'écoulement
rapide d'un fluide [5].

Figure I.11 : Corrosion érosion d'un tube en cuivre véhiculant de l'eau. [6]

I.5.8. Corrosion sous contrainte :

Par définition, la corrosion sous contrainte est une fissuration du métal, que résulte de
l'action commune d'une contrainte mécanique et d'une réaction électrochimique [5].

15
Chapitre I Recherche Bibliographique

Figure I.12 : Corrosion sous contrainte. [7]


I.6. Facteurs de la corrosion :
Les phénomènes de la corrosion dépendent d'un grand nombre de facteurs et ils
peuvent être classés en quatre groupes principaux (tableau I.1).
Tableau I.2 : Facteurs principaux de la corrosion. [8]
Facteur définissant
Facteurs
Facteur du les
Facteur métallurgique dépendant
Milieu corrosif Conditions
Du temps
d’emploi

• Composition du
l’alliage.
• Concentration • Etat de surface.
• Procédés • Vieillissement.
du milieu. • Forme des
• Teneur en
d’élaboration.
pièces. • Tensions
• Impuretés. mécanique.
oxygène. • Emploi
• Traitement • Modification des
• Ph du milieu. d’inhibiteur.
thermique. revêtements
• Température. • Procédés
• Traitement protecteurs.
• Pression. d’assemblage.
mécanique.

I.7. CORROSIVITE DU SOL :


Le sol présente une agressivité chimique et électrochimique. Les facteurs importants qui
influencent sur cette agressivité sont [9] :

- La texture
- Le pH
- La résistivité
- Le potentiel redox.

I.7.1. Texture du sol :


La texture dépend de la granulométrie des constituants :

16
Chapitre I Recherche Bibliographique

Tableau I.3 : Relation entre la texture et le niveau de corrosivité. [9]

Diamètre moyen
Particules Aération Corrosivité
(mm)
2 Gravier
0.07 à 2 Sable
0.005 à 0.07 Argile
< 0.005 limon

En règle générale, si l’aération du sol diminue, sa corrosivité augmente.

I.7.2. PH du sol :
Le pH d’un sol conditionne la stabilité des produits de corrosion.

Tableau I.4 : La nature du sol en fonction de degré du PH. [9]

PH Nature du sol
PH < 4.5 Extra acide
4.5 < PH < 5 Fortement acide
7.5 < PH < 7.9 Modérément alcalin
8.5 < PH < 9 Fortement alcalin
PH > 9 Très fortement alcalin

En règle générale, si le pH du sol diminue, sa corrosivité augmente.

I.7.3. Résistivité du sol :

La corrosivité du sol augmente avec sa conductivité, donc quand sa résistivité


diminue.

Tableau I.5 : La valeur de la résistivité en relation avec le degré de corrosivité. [9]

Résistivité (Ω.cm) Nature du sol


0 à 200 Très agressif
200 à 6000 Moyennement agressif
6000 à 10000 Douteux
> 10000 Sans danger

I.7.4. Potentiel Red/Ox :

C’est le potentiel du sol mesuré entre l’électrode de platine et une électrode de


référence.

17
Chapitre I Recherche Bibliographique

Tableau I.6 : Le Potentiel du sol en relation avec le degré de corrosivité. [9]


E (Sol / ECS) en mV Nature du sol
> 400 Non agressif
200 à 400 Faiblement agressif
100 à 200 Modérément agressif
< 100 Agressif

En général :

 Si E de 100 à 200 mV : Protection par revêtements ou surépaisseur


 Si E < 100mV : Prévoir une bonne protection car danger sérieux de corrosion.

I.8. La protection des ouvrages :


I.8.1. La protection passive :
Elle consiste à soustraire l'ouvrage à protéger du milieu agressif dans lequel il baigne,
par utilisation d'isolements ou de revêtements adéquats. [3]
I.8.1.1. Réalisation de l'isolement du métal par rapport au milieu :
C'est le but du revêtement pour les conduites enterrées, ou des peintures pour certains
Ouvrages enterrés ou immergés. [3]

• Catégories de revêtements :

On distingue trois grandes catégories de revêtements pour les ouvrages enterrées :

 Revêtements à base de produits hydrocarbonés : Le revêtement est constitué d'un


primaire synthétique ou hydrocarboné et d'une armature en toile de verre imprégnée
d'un liant hydrocarboné.

 Revêtements thermoplastiques : Revêtement en polyéthylène extrudé, avec primaire


d'accrochage à base de caoutchouc butyl d'épaisseur 3 mm environ. Ou par Bandes
adhésives minces, à support PVC, ou polyéthylène, appliquées sur primaire, et
recouvertes d'une bande de protection mécanique supplémentaire.

 Revêtements à base de produits thermodurcissables : Ce sont des revêtements


constitués par des résines époxydes, en épaisseur de 500 μm environ, ou par des
polyuréthannes ou des produits composites tels les brai-polyuréthannes et les brai-
époxydes.

I.8.1.2. Réalisation de l'isolement des différents métaux constitutifs d'un réseau :

Pour éviter les couples galvaniques entre métaux de nature différente et ainsi éviter la
corrosion du métal le moins noble, il est nécessaire d'intercaler à la jonction bimétallique un
raccord isolant organe dont le rôle est de couper le circuit électrique et d'empêcher la
circulation de courant entre anodes et cathodes. [3]

18
Chapitre I Recherche Bibliographique

• Différents types de raccords isolants :

Figure I.13 : Raccord isolant à brides. [3]

Figure I.14 : Raccord isolant monobloc. [3]

Figure I.15 : Raccord isolant type branchement. [3]

I.8.1.3. Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement :

La protection cathodique est étudiée pour assurer la protection d'un ouvrage précis, et
ne peut prendre en compte des structures annexes qui pour des raisons mécaniques, se
trouveraient reliées électriquement à l'ouvrage. Là encore, ce rôle de délimitation "électrique"
du réseau sera réalisé par le raccord isolant. [3]

I.8.1.4. Isolation du réseau des autres structures étrangères enterrées :

La protection passive c'est aussi d'éviter le contact électrique de l'ouvrage à protéger


avec des conduites ou ouvrages appartenant à des tiers et qui par l'importance des mises à la
terre qu'il créerait, mettrait en péril la protection cathodique de l’ouvrage enterré. C'est pour
ces raisons que l'isolement de l'ouvrage doit être étudié au passage de ponts, dans les gaines
métalliques, aux traversées de structures en béton armé. [3]

19
Chapitre I Recherche Bibliographique

I.8.2. La protection active :


C’est une protection qui agit directement sur le processus de corrosion. La protection
active vient pour compléter la protection passive, avec efficacité, d'autant que son action ne va
porter que sur des petites surfaces de métal en contact avec le sol. [3]
I.8.2.1. La protection cathodique :
La corrosion d'une pièce métallique peut être empêchée par la protection cathodique.
Elle a été déjà employée avant le développement de la science de l'électrochimie. Humphry
Davy a utilisé la protection cathodique en 1824 pour protéger un bateau de guerre britannique
contre la corrosion. Elle est surtout utilisée pour la protection des canalisations métalliques
(tuyauteries) souterraines ou les constructions se trouvant en contact avec l'eau ou le sol, tels
que les câbles, les réservoirs, les conduites, etc. L'avantage de la protection cathodique est la
grande économie avec une utilisation pratiquement illimitée.

La protection cathodique a obtenue aussi une grande importance dans l'application


dans le domaine de transport du pétrole et gaz. Le principe de la protection cathodique
consiste à abaisser la tension métal-milieu de manière à l'emmener dans sa zone d'immunité.

Par convention, le courant circule du positif (+) vers le négatif (-), par conséquent le
métal est protégé si le courant entre dans la structure en provenance de l'électrolyte. Dans le
cas contraire, si le courant passe de la structure à l'électrolyte, la corrosion est accélérée, le
courant de protection est produit soit par :

- L’anode réactive ou sacrificielle. Dans ce cas la force électromotrice (f-e-m)


nécessaire, est obtenue à partir de la différence entre la tension moyenne du couple de
corrosion et la tension propre (plus négative) d'une anode dite sacrificielle.
- Un courant imposé, en utilisant un générateur extérieur de f-e-m, réglable et une anode
auxiliaire.

Deux paramètres fondamentaux contrôlent la protection cathodique : le potentiel de


protection et la densité de courant de protection. [10]

• Potentiel de protection :

Si le potentiel d'un métal est égal ou inférieur au potentiel de protection Eprot, la


vitesse de corrosion ne peut, pour des raisons thermodynamiques, dépasser une certaine
valeur que l'on suppose négligeable. On peut donc protéger un métal contre la corrosion en lui
imposant un potentiel tel que : E ≤ E prot.

On définit le potentiel de protection E prot par l’équation de NERST :


𝑅𝑅𝑅𝑅
𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝐸𝐸 0 + 𝑛𝑛𝑛𝑛 log 10−6 (Mole/L)

Pour la température ambiante elle devient :


0.354
𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝐸𝐸 0 −
𝑛𝑛

20
Chapitre I Recherche Bibliographique

Le principe de la protection cathodique est de déplacer le potentiel dans le domaine de


protection correspondant à E < Eprot. La densité de courant partiel cathodique au potentiel de
protection vaut Ic = Iprot.

Le tableau suivant donne un aperçu sur les valeurs de potentiel de protection


nécessaire pour la protection cathodique de quelques métaux. [10]

Tableau I.7 : les valeurs de potentiel de protection nécessaire pour la protection


cathodique de quelques métaux. [10]

Métal Milieu Potentiel de protection (V)


Plomb Sol - 0.55 à - 0.70
acier Sol - 0.85 à – 0.95
Zinc Sol -1.15
Acier Eau de mer - 0.84
aluminium Eau de mer -0.94

• Courant de protection :

Le courant cathodique, pour imposer le potentiel de protection correspond au courant


de protection Iprot, sa valeur dépend de la surface à protéger A et de la densité de courant de
protection Iprot.

Iprot = Iprot A Les courants nécessaires pour la protection cathodique d'une surface
géométrique de 1m² sont donnés tableau ci-dessous [10] :

Tableau I.8 : Les courants nécessaires pour la protection cathodique d'une surface
géométrique de 1m². [10]

Structure à protéger Milieu Iprot (mA)


Acier non revêtu Sol 10 à 50
Acier avec revêtement Eau de mer 20 à 150
Polyéthylène, épaisseur : 2 mm Sol 5.10−4

La densité de courant partiel anodique étant négligeable en potentiel de protection


Iprot équivaut donc à la densité de courant partiel cathodique i c au potentiel E = Eprot.
La relation suivante donne Iprot pour une réaction dont la cinétique obéit à l'équation
de Buter-Volmer :
−𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 −𝐸𝐸𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
� �
𝐼𝐼𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝑖𝑖𝑐𝑐 = −𝑖𝑖𝑐𝑐0 . 𝑒𝑒 𝛽𝛽𝐶𝐶𝐶𝐶

Avec, β CH : coefficient de Tafel cathodique.

En pratique, la protection cathodique et les revêtements organiques forment une


combinaison efficace.

La protection cathodique évite la corrosion aux endroits défectueux de revêtement


(pores, griffures), de plus, la surface métallique réellement exposée à l'environnement est

21
Chapitre I Recherche Bibliographique

alors nettement inférieure à la surface totale. Un courant relativement faible suffit donc à
protéger une surface géométrique importante. [10]

Protection cathodique par anode sacrificielle :

Le métal à protéger est relié électriquement à une électrode constituée par un métal
moins noble que lui et qui joue le rôle d'anode sacrificielle. L'anode sacrificielle forme une
pile électrochimique avec le métal à protéger qui joue le rôle de cathode. Si le potentiel que
prend le métal à protéger est suffisamment négatif, celui-ci n'est plus attaqué car la réaction
élémentaire anodique ne peut plus se produire. [10]

Figure I.16 : Schéma montrant la protection cathodique par anode sacrificielle. [9]

Exemple : Protection de l’acier par le Zn dans l’eau.

Figure I.17 : Courbes i(E) de la Protection de l’acier par le Zn dans l’eau.[9)

 Fe seul : courbes avec E A2 et E K2 Potentiel de corrosion : E cor = E 1


 Zn seul : courbes avec E A1 et E K1 Potentiel de corrosion : E cor = E 2
 Si le Fe et le Zn sont reliés, le potentiel de corrosion est E mixte = E M

On voit que E M < E A2 , donc le Fe n’est pas attaqué.

De même :

22
Chapitre I Recherche Bibliographique

E M > E A1 , donc le Zn est attaqué plus que le Zn seul (courant i mixte > i zinc )

C’est la protection cathodique du Fe par le Zn : Le Fe est soumis à un potentiel E M


inferieur à E A2 . [9]

• Applications :

- Pour la protection des installations en contact de l’eau (pompes, tuyauterie, navires,


…), les anodes employées sont en Zn ou en Mg (Zn plus intéressant).
- Protection des conduites enterrées.

• La protection cathodique par anodes sacrificielles est utilisée si :

- Les besoins en courant sont faibles.


- Les structures à protéger sont bien revêtues.
- L’électrolyte (sol, ..) présente une faible résistivité.
-
• Le tableau suivant montre les avantages et les inconvénients de cette technique :

Tableau I.9 : Les avantages et les inconvénients de la protection cathodique par anode
sacrificielle. [9]
Avantages Inconvénients
Pas d’apport d’énergie extérieur Faible rendement (potentiels limités)
Coût d’installation faible Limitée par la résistivité d’électrolyte
Application difficile pour les grandes
Coût d’entretien faible
dimensions

• Durée de vie des anodes :


𝑊𝑊
On calcule la durée de vie par l’expression suivante : 𝐿𝐿 = 𝑋𝑋 . 𝐼𝐼
Avec :
L : durée de vie en années.
W : masse de l’anode en livres (1 livre = 453.6 g).
I : Débit du courant en mA.
X : Facteur dépend de la nature du matériau.

Exemple :

Pour le Zinc : L Zn = 3284.W/I et pour Magnésium : LMg = 57,08.W/I

Et I = R.I F ; Où :

I F : Courant théorique débité selon la loi de Faraday


R : Rendement de l’anode

R = 0.9 pour le Zn et R = 0.5 pour le Mg

23
Chapitre I Recherche Bibliographique

En général, la protection cathodique par anodes sacrificielles n’est pas utilisée pour : ρ
> 5000 Ω.cm Le courant I F débité par l’anode est fonction de W et de ρ est : I F = 150000.f/ρ
Avec :
ρ : la résistivité du sol
f(Zn) = 0.27*f(Mg)
f : facteur dépendant de la masse de l’anode.

Tableau I.10 : Quelques valeurs du facteur f d’anode du magnésium en fonction de la


masse. [9]

Masse anode (g) f (Mg)


1.36 0.59
2.27 0.66
4.08 0.81
7.70 1.00
14.50 1.16
22.70 1.22
Dans un électrolyte de résistivité ρ donnée :
- Le Mg est consommé 2 fois plus vite que Zn.
- Le coût d’emploi de Mg est 5 fois plus élevé que pour le Zn.

En général :

- Anodes en Zn si : ρ < 1500 Ω.cm.


- Anodes en Mg si : 1500 < ρ < 5000 Ω.cm.

Protection cathodique par courant imposé :

Dans cette méthode, le courant de protection nécessaire est obtenu à partir d'une
source extérieure de courant continu. Donc la différence de potentiel entre l'anode et la
structure à protéger n'est pas naturelle. Le métal est polarisé cathodiquement (pratiquement
aucune formation d'ion métallique). L'intensité du courant doit être suffisante pour porter le
métal à protéger à un potentiel où la réaction élémentaire anodique n'a pas lieu. [10]

Figure I.18 : Principe de la protection cathodique par courant imposé. [9]


Pour protéger selon cette méthode des structures enterrées (conduite gaz, câble haute
tension), on utilise généralement des anodes de Fe-Si à 15 % Si ou en graphite. Pour préserver
les armatures de béton, des réacteurs chimiques ou des bateaux, on emploie des anodes en
titane recouvertes d'oxydes de métaux nobles. La longueur de la construction à protéger,

24
Chapitre I Recherche Bibliographique

dépend de l'état de l'isolation, de la grandeur de la surface de protection et du potentiel de


protection utilisé et elle peut varier de 2 à 20 km. [10]

• Le Tableau suivant montre les avantages et les inconvénients de cette technique :

Tableau I.11 : Les avantages et les inconvénients de la protection cathodique par


courant imposé. [9]

Avantages Inconvénients

- Les débits de courant sont - Coûts d’installation


réglables et plus élevés. et d’entretien élevés.
- Application pour des - Dépense d’énergie.
électrolytes de haute
résistivité.
- Application à des
structures même si elles
sont mal revêtues.
- Application à des
structures même de
grandes dimensions.

Avant la mise en place d’un système de protection cathodique par courant imposé, une
étude préalable est nécessaire. Elle concerne [9] :
- Les dimensions des ouvrages à protéger.
- La nature de leur revêtement.
- La résistivité du milieu.
Le voltage et l’ampérage nécessaires à la protection sont fonction de [9] :
- La surface totale de la structure.
- La résistivité du sol.
- Les effets de polarisation de la structure.
En général :
- Pour des sols de résistivité moyenne, le besoin est de : 1 à 3 mA pour 9.3 dm2 de
surface nue.
- Pour des sols de faible résistivité le besoin en courant est plus élevé (à cause de la
dépolarisation) : jusqu’à 20 mA pour 9.3 dm2 de surface nue.

25
Chapitre II
Partie Pratique
Chapitre II Partie Pratique

II.1. Introduction :
NAFTAL donne une très grande importance à sa stratégie de commercialisation des
produits pétroliers , surtout celles dédiée au grand public, et avec la croissance démographique
que l’Algérie a connu ces dernières années, il est devenu donc interdit d’avoir un manque ou
un problème d’Approvisionnement concernant ces produits.
Dans le cadre de l’objectif stratégique de garantir la disponibilité totale et immédiate sur
l’ensemble du territoire national, NAFTAL a mis en place plusieurs centre de dépôt Carburant
dans différents points du pays, parmi eux le centre de dépôt CARBURANT SKIKDA 1217.
Où Nous allons établir un système de protection cathodique par courant imposé pour les
différents fonds des bacs qui ont été installés auparavant.

II.2. Centre de dépôt CARBURANT SKIKDA 1217 :


II.2.1. Présentation du centre de dépôt CARBURANT SKIKDA 1217 :
Le centre de dépôt CARBURANT SKIKIDA 1217 est mis en service en 1958 et maintes
fois rénové depuis. Il a pour activité principales : Réception, Stockage et distribution des
carburants.
Le centre se trouve dans la petite zone industrielle Skikda, il se divise en deux sites : le
site 03 et le site 043, occupant une superficie totale de 40600 m2. L’approvisionnement du
centre en produits s’effectue par pipeline venant de la raffinerie de Skikda. Avec une moyenne
des quantités sorties d’environ 2000 m3/jour.

Figure II.1 : Image satellite du site 03 Centre de dépôt SKIKDA 1217.

26
Chapitre II Partie Pratique

Figure II.2 : Image satellite du site 043 Centre de dépôt SKIKDA 1217.

II.2.2. Fiche Technique du centre de dépôt SKIKDA 1217 :


Tableau II.1 : Fiche technique du centre SKIKDA 1217.

Nom de l’établissement Centre carburants terre SKIKDA 1217

Société nationale de commercialisation et de distribution de


Nom de l’exploitant
produits pétroliers – NAFTAL/spa – branche carburant

Adresse de l’établissement Petite zone industrielle, Skikda.

Secteur d’activité Stockage et Distribution des Hydrocarbures

Activités du centre de dépôts


Stockage, Distribution ([Link], [Link], Esp, Gas Oil)
carburants SKIKIDA 1217

II.2.3. Description des installations :


II.2.3.1. Bacs de stockages :
L’aire de stockage est constituée de 13 bacs, D’une capacité totale de 28200 m3. Le site
03 contient 8 bacs, tandis que le site 043 contient 5 bacs.
Voici une fiche technique des bacs de stockage des différents produits.

27
Chapitre II Partie Pratique

Tableau II.2 : Caractéristiques des Bacs de stockage du site 03.

Année Epaisse Epaisse Hauteur


Capacité
Code de de mise Hauteur Diamètre tôle du des de la
Pratique Produit
réservoir en (m) (m) fond viroles virole
(m3)
service (mm) (mm) (m)
RB004/1217 1994 10.83 25.25 4800 [Link] 8 12 1.8
RB005/1217 1994 10.83 25.25 4800 [Link] 8 12 1.8
RB006/1217 2009 12.63 12 1450 ESP 8 12 1.8
RB007/1217 2009 14.28 12 1450 [Link] 8 12 1.8
RB009/1217 2004 10.71 8 539 EAU 8 12 1.8
RB010/1217 2011 15 8 650 [Link] 8 12 1.8
RB011/1217 2011 15 8 650 [Link] 8 12 1.8
RB012/1217 2011 15 8 650 W.S 8 12 1.8

Tableau II.3 : Caractéristiques des bacs de stockage du site 043.


Année Epaisse Epaisse Hauteur
Capacité
Code de de mise Hauteur Diamètre tôle du des de la
Pratique Produit
réservoir en (m) (m) fond viroles virole
(m3)
service (mm) (mm) (m)
RB001/1217 1994 15.33 16 2900 [Link] 8 12 1.8
RB002/1217 1994 10.72 25 4800 [Link] 8 12 1.8
RB003/1217 2009 15 8 680 [Link] 8 12 1.8
RB008/1217 2004 8.93 12 1010 EAU 8 12 1.8
RB013/1217 2013 11.3 22 3800 [Link] 8 12 1.8

RB : Réservoir bac.
II.2.3.2. Poste de chargement :
• Site 043 :
Il existe trois (03) postes de chargement camions à double voies et un poste de
chargement wagon.
• Site 03 :
Il existe un (01) poste de chargement camions à double voies et un poste de chargement
wagon.
II.2.3.3. Canalisations de transport produit :
Les produits arrivent par pipeline multi-produits de la raffinerie de Skikda, d’un
diamètre égal à 12 pouces.
Le Pipeline est protégé par protection cathodique à courant imposé.

Remarque : La station de pompage se trouve au niveau de la raffinerie ainsi que le système de


protection cathodique du pipe. Au niveau de l’arrivé pipe dans le centre, il existe un joint
d’isolation pour isoler la partie aérienne de la canalisation du centre.

28
Chapitre II Partie Pratique

II.3. : Dimensionnement d’un système de protection cathodique


par courant imposé des fonds des bacs SITE 03 – SITE 043 :
II.3.1. Introduction :
La protection cathodique des parois des fonds de bacs en contact avec le sol sera de type
à courant imposé utilisant des anodes distribuées autour de chacun des bacs. Les anodes sont
de type Ti- MMO, (titane recouvert d’un mélange oxyde de métaux précieux).
Les différents fonds de bacs à protéger sont listés ci-dessous :
Tableau II.4 : Les différents diamètres des fonds des bacs à protéger.

Nom du réservoir Diamètre (m) Site


TK9 8
TK10 16
TK11 25 043
TK12 22
AI 12
TK1 8
TK2 8
TK3 8
TK7 25.25
03
TK8 25.25
TK9 12
TK10 12
AI 8
TK : Tank, ce qui veut dire réservoir , AI : Anti-incendie.

II.3.2. Normes, standards et les codes applicables :


Comme les bacs sont positionnés sur terre, ainsi la présence d’une quantité de béton
assez considérable, la conception sera conforme aux normes et standards listés ci-dessous :
Tableau II.5 : Normes et standards applicables.

1 NACE RP 0193 - External cathodic protection of on-grade metallic storage tank


2 NE EN – 14505 - Protection cathodique des structures complexes
NACE RP 0160 - Control of corrosion of underground or submerged metallic piping
3
system
BS 7361 part 1 1991 - Cathodic protection code and practice for land and marine
4
application
5 API 651 - Cathodic Protection of above ground petroleum storage tanks.

II.3.3. Paramètres :
Les Paramètres fixés et à prendre en compte pour l’opération sont les suivants :

29
Chapitre II Partie Pratique

 Diamètres des bacs « site 03 » et « site 043 ».


 Avec la température des produits qui arrivent dans le bac, plus celle de l’environnement
on fixe la température maximale de l’opération à 55°C.
 Densité du courant à 30°C est égale à 5 mA/m2.
 Une durée de vie du système pas moins de vingt « 20 » ans.
 Anode tubulaire « back filée », avec une longueur de 120 cm et un diamètre égale à
0.115 m.
 Les anodes seront entourées d’un environnement contrôlé constitué de poussière de
coke de résistivité connue. La résistance de l’anode par rapport aux bords du sol sera
considérée comme étant égale à 50 Ω/cm.
Des échantillons de poussière ont été testés dans les laboratoires de NAFTAL afin de
confirmer cette valeur.

II.3.4. La surface à protéger :


La surface totale d’un fond de bac à protéger sera calculée avec la relation suivante :
∅2
S= π∗ … (𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟏)
4
Avec :
S : la surface en contact avec le sol.
Ø : le diamètre du bac.
Avec l’âge des bacs qui font l’objet de notre opération de protection, nous allons
considérer la surface qui est contact avec le sol « le fond de bac » comme si elle est non revêtue.

II.3.5. Densité du courant :


Les Conditions du travail maximal concernant la température ont été fixée à 55°C, et
nous avons la valeur de densité du courant à 30°C qu’est égale à 5 mA/m2, la densité du courant
de base doit être augmentée de 25% pour chaque 10°C de température supérieure à 30°C, donc
selon cette formule :
I30 ∗ 0.25 (t − 30)
IDCt = I30 + … (𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟐𝟐)
10
Après un simple calcule nous aurons la valeur de densité du courant nécessaire à t =
55°C, qu’est égale à 8.125 mA/m2, que nous arrondissons à 10 mA/m2 considérant une
contingence de l’ordre de 25%.

II.3.6. Courants requis :


II.3.6.1. Courants requis pour le site 043 :
En considérant un besoin en courant de l’ordre de 10 mA/m², les besoins en courant par
bac de stockage se résume comme suit :

30
Chapitre II Partie Pratique

Tableau II.6 : Valeur du courant requis en fonction de la surface site 043.


Densité du Surface Besoin en courant
Nom du réservoir Diamètre (m)
courant (mA/m2) (m2) par bac (A)
TK9 8 10 50.24 0.50
TK10 16 10 200.96 2.01
TK11 25 10 490.625 4.91
TK12 22 10 379.94 3.80
AI 12 10 113.04 1.13

II.3.6.2. Courants requis pour le site 03 :


En considérant un besoin en courant de l’ordre de 10 mA/m², les besoins encourant par
bac de stockage se résume comme suit :
Tableau II.7 : Valeur du courant requis en fonction de la surface site 03.
Densité du Surface Besoin en courant
Nom du réservoir Diamètre (m)
courant (mA/m2) (m2) par bac (A)
TK1 8 10 50.24 0.50
TK2 8 10 50.24 0.50
TK3 8 10 50.24 0.50
TK7 25.25 10 500.48656 5.00
TK8 25.25 10 500.48656 5.00
TK9 12 10 113.04 1.13
TK10 12 10 113.04 1.13
AI 8 10 50.24 0.50

II.3.7. Le système anodique :


Afin de faciliter la compréhension des symboles utilisés dans l’appellation du système
de câblage, le pictogramme et le modèle électrique équivalent définissant les différents
symboles de chacun des câbles mis en jeu sont schématisés dans les figures « II.3, II.4, II.5 ».

Figure II.3 : pictogramme système de câblage.

31
Chapitre II Partie Pratique

Figure II.4 : Modèle électrique équivalent aux résistances liées à un seul bac.

Figure II.5 : Modèle électrique équivalent aux résistances de « n » bac et du circuit


principale.
• Définition et termes :

R PA =Résistance du câble principale anodique de calibre 50 mm².


R PI = Résistance du câble principale d’injection de calibre 50 mm².
R SI = Résistance du câble secondaire d’injection de calibre 25 mm².
R SA = Résistance du câble secondaire anodique de calibre 25 mm².
R B = Résistance de la boucle anodique de calibre 25 mm².

32
Chapitre II Partie Pratique

II.3.7.1. Type d’anode :


Les anodes seront de types TI-MMO tubulaires « cannistred » pour les bacs de stockage.
Les anodes seront d’un diamètre de 2 pouces et d’une longueur active de 1 m. Ces
dernières seront pré-emballées dans des tubes d’acier galvanisé ayant 4 pouces de diamètre est
une longueur de 1m20.
L’espace annulaire du tube en acier sera remplie avec de la poussière de coke. La
capacité de chaque anode dans de la poussière de coke sera de 8 Ampères pour 20 ans.
II.3.7.2. Résistance de l’anode à la terre :
La résistance par rapport à la terre d’une anode placée horizontalement est calculée par
la formule de Dwight :
0.00159∗𝑃𝑃 4𝐿𝐿2 +4𝐿𝐿√𝑆𝑆 2 +𝐿𝐿2 𝑆𝑆 √𝑆𝑆 2 +𝐿𝐿2
RH = 𝐿𝐿
� 2.3𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 � � + 𝐿𝐿 − − 1�… (II .3)
𝑑𝑑.𝑆𝑆 𝐿𝐿

R H = résistance par rapport au sol de l'anode placée horizontalement, en ohms.


P = résistivité de l'électrolyte environnant, en [Link].
L = longueur de l'anode, en feet « pied »
d = diamètre de l'anode, en inches « pouce »
S = double de la profondeur de l'anode, en feet « pied »
Pour une résistivité de poussière de coke égale à 50 [Link], une anode de longueur
3.94 feet, et de diamètre 4.53 pouce, la résistance au sol immédiat de chaque anode sera de :
R H = 0.19 Ohms

II.3.8. RÉSITANCE DU SYSTÈME DE CÂBLAGE :


Les câbles mise en jeu et leurs caractéristiques sont les suivants :
• Câbles de 16 mm² pour l’alimentation de l’anode qui s’additionne à la résistance de
l’anode.
• Câble de 25 mm² qui constitue le câble de la boucle anodique.
• Câble de 50 mm² qui constitue le câble anodique et d’injection entre le redresseur, la
boucle anodique et le bac.

Tableau II.8 : Caractéristique linéaire par type du câble.

Section (mm2) Diamètre (mm) Résistance linéaire (Ω/km)


16 4.5135 1.1
25 5.6419 0.7
50 7.9789 0.35

33
Chapitre II Partie Pratique

II.3.8.1. Résistance du câble d’alimentation de l’anode :


Chaque anode porte un câble de section 16 mm2, et 3 mètre de longueur, donc la
résistance imposée par le câble de 3 m d’alimentation de l’anode est :

1.1
R Câble anodique = 3 ∗ = 0.0033 Ohm
1000

Cette valeur sera ajoutée à la résistance R H, donc chaque anode aura une résistance totale
de :

R anode = 0.19 + 0.0033 = 0.1933 Ohm

II.3.8.2. Résistance de la boucle anodique :

Le diamètre de la boucle anodique est considéré de 4 m supérieur à celui du bac


correspondant, partant du principe que les anodes seront installées à une distance de 2 mètres
du périmètre de la base du bac.

La longueur du câble type 25 mm2 de chaque boucle est déterminée par la relation
suivant :

𝐿𝐿𝑐𝑐â𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 = 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 ∗ 𝜋𝜋 … (II .4)

• Pour le site 043 :

Tableau II.9 : Longueur du câble en fonction du diamètre de la boucle site 043.

Nom du Diamètre Diamètre de la boucle anodique Longueur du câble


réservoir (m) (m) (m)
TK9 8 12 37.68
TK10 16 20 62.8
TK11 25 29 91.08
TK12 22 26 81.64
AI 12 16 50.24

La résistance de la boucle anodique des différents bacs du site, sera calculée par la
relation suivante :
R = LCâble ∗ Resistance linéaire du câble …(II.5)
Tableau II.10 : La résistance de la boucle en fonction de la longueur du câble site 043.
Diamètre de la
Nom du réservoir Longueur du câble (m) R B (Ω)
boucle anodique (m)
TK9 12 37.68 0.026
TK10 20 62.8 0.043
TK11 29 91.08 0.063
TK12 26 81.64 0.057
AI 16 50.24 0.035

34
Chapitre II Partie Pratique

• Pour le site 03 :
Tableau II.11 : Longueur du câble en fonction du diamètre de la boucle site 03.
Nom du Diamètre de la boucle Longueur du câble
Diamètre (m)
réservoir anodique (m) (m)
TK1 8 12 37.68
TK2 8 12 37.68
TK3 8 12 37.68
TK7 25.25 29.25 91.845
TK8 25.25 29.25 91.845
TK9 12 16 50.24
TK10 12 16 50.24
AI 8 12 37.68

La résistance de la boucle anodique des différents bacs du site, sera calculée par la
relation suivante :
𝑅𝑅𝐵𝐵 = 𝐿𝐿𝐶𝐶â𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 ∗ 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐â𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏
Tableau II.12 : La résistance de la boucle en fonction de la longueur du câble site 03.
Diamètre de la
Nom du réservoir Longueur du câble (m) R B (Ω)
boucle anodique (m)
TK1 12 37.68 0.026
TK2 12 37.68 0.026
TK3 12 37.68 0.026
TK7 29.25 91.845 0.063
TK8 29.25 91.845 0.063
TK9 16 50.24 50.24
TK10 16 50.24 50.24
AI 12 37.68 0.026

II.3.9. Résistance du circuit secondaire :


Le circuit secondaire sera celui constitué des câbles reliant la boucle anodique aux
coffrets anodiques d’une part et ceux reliant le bac aux coffrets d’injections.
Après identification sur site des endroits potentiels de positionnement des coffrets, on
en déduits les distances des câbles correspondant à ces circuits par cas et présentés ci-dessous :
II.3.9.1. résistances relatives aux circuits secondaires - SITE 043 :
La contingence permet de faire un calcul conservateur et permettrait un déplacement
des coffrets pour accommoder les besoin de chantier.
De ce fait l’étude permet le repositionnement des coffrets par rallonge de câble jusqu’à
25% sans affecter la résistance du circuit.

35
Chapitre II Partie Pratique

• Circuit I :
Tableau II.13 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 1 site 043.

Longueur totale
Longueur câble Longueur câble
Nom du Distance aux du Circuit
anodique d’injection
réservoir coffrets (m) secondaire avec
secondaire (m) secondaire (m)
contingence (m)
TK9 73 73 73 182.5
TK10 28 28 28 70
TK11 85 85 85 212.5
TK12 45 45 45 112.5

• Circuit II :

Tableau II.14 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 2 site 043.

Longueur totale
Longueur câble Longueur câble
Nom du Distances aux du circuit
anodique d’injection
réservoir coffrets (m) secondaire avec
secondaire (m) secondaire (m)
contingence (m)
AI 9 9 9 22.5

Résistance du câble secondaire anodique (+) :


R SA , représente la résistance du câble secondaire anodique qui relie la boucle anodique
au coffret anodique et elle sera calculée par l’équation (II .5), En « annexe E » on présente le
calcul détaillé.
Résistance du câble secondaire d’injection (-) :
R SI, représente la résistance du câble secondaire d’injection que relie le fond du bac au
coffret d’injection elle sera calculée par l’équation (II .5), En « annexe E » on présente le calcul
détaillé.

Résistance cumulative par bac :

La résistance totale imposée par chaque bac y compris les câbles secondaire anodique
et d’injection se résument comme suit :

Tableau II.15 : Résistance cumulative des bacs site 043.

Nom du réservoir R T TK X (ohm) Circuits

TK9 0.2175
TK10 0.1310
Circuit 1
TK11 0.2362
TK12 0.1630
AI (EAU) 0.0984 Circuit 2

36
Chapitre II Partie Pratique

II.3.9.2. Résistances relatives aux circuits secondaires - SITE 03 :

La contingence permet de faire un calcul conservateur et permettrait un déplacement


des coffrets pour accommoder les besoin de chantier.
De ce fait l’étude permet le repositionnement des coffrets par rallonge de câble jusqu’à
25% sans affecter la résistance du circuit.

• Circuit I :

Tableau II.16 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 1 site 03.

Distance Longueur câble Longueur câble Longueur totale du


Nom du
aux anodique d’injection circuit secondaire
réservoir
coffrets (m) secondaire (m) secondaire (m) avec contingence (m)
TK7 28 28 28 70
TK8 60 60 60 150
TK9 12 12 12 30
TK10 26 26 26 65
AI (EAU) 48 48 48 120

• Circuit II :
Tableau II.17 : Longueur des câbles relient aux coffrets circuit 2 site 03.

Distance Longueur câble Longueur câble Longueur totale du


Nom du
aux anodique d’injection circuit secondaire
réservoir
coffrets (m) secondaire (m) secondaire (m) avec contingence (m)
TK1 63 63 63 157.5
TK2 48 48 48 120
TK3 35 35 35 87.5

Résistance du câble secondaire anodique (+) :

R SA , représente la résistance du câble secondaire anodique que relie la boucle anodique


au coffret anodique et elle sera calculée par l’équation (II .5), « En annexe D » on présente le
calcul détaillé.

Résistance du câble secondaire d’injection (-) :

R SI, représente la résistance du câble secondaire d’injection que relie le fond du bac au
coffret d’injection, elle sera calculée par l’équation (II .5), En « annexe D » on présente le calcul
détaillé.

Résistance cumulative par bac :

Les résistances de chaque circuit de bac y compris les câbles secondaire anodique et
d’injection se résument comme suit :

37
Chapitre II Partie Pratique

Tableau II.18 : Résistance cumulative des bacs site 03.

Nom du réservoir R T TK X (ohm) Circuits


TK1 0.2000
TK2 0.1737 Circuit 1
TK3 0.1510
TK7 0.1370
TK8 0.1930
TK9 0.1037 Circuit 2
TK10 0.1282
AI (EAU) 0.1737

II.3.10. Résistance du circuit principale :

Le circuit principal est constitué des câbles principaux anodique et d’injection


respectivement R PA et R PI . Qui relie le redresseur aux coffrets anodiques et d’injection.
Le câble utilisé pour cette application est de calibre 50mm². La distance cumulative des
câbles anodiques et d’injections ainsi que leur résistance et en prenant en considération la
position du transfo-redresseur est égale à :

II.3.10.1. Résistance du circuit principale SITE 043 :


• Circuit I :
La longueur de chaque câble est égale à 148 m, donc la longueur totale cumulative des
deux câbles est de 296 m. Et avec une contingence de 25% on considérera la distance
cumulative en câble tolérée à : 370 mètre environ.
D’où la résistance du circuit 1 sera calculée par l’expression (II.5) :
0.35
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 1 = 370 ∗ = 0.1295 𝑂𝑂ℎ𝑚𝑚
1000
• Circuit II :
La longueur de chaque câble est égale à 5 m, donc la longueur totale cumulative des
deux câbles est de 10 m. Et avec une contingence de 25% on considérera la distance cumulative
en câble tolérée à : 15 mètre environ.
D’où la résistance du circuit 1 sera calculée par l’expression (II.5) :
0.35
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 2 = 15 ∗ = 0.0052 𝑂𝑂ℎ𝑚𝑚
1000
II.3.10.2. Résistance du circuit principale SITE 03 :
• Circuit I :
La longueur de chaque câble est égale à 17 m, donc la longueur totale cumulative des
deux câbles est de 34 m. Et avec une contingence de 25% on considérera la distance cumulative
en câble tolérée à : 45 mètre environ.
D’où la résistance du circuit 1 sera calculée par l’expression (II.5) :

38
Chapitre II Partie Pratique

0.35
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 1 = 45 ∗ = 0.01575 𝑂𝑂ℎ𝑚𝑚
1000
• Circuit II :
La longueur de chaque câble est égale à 9 m, donc la longueur totale cumulative des
deux câbles est de 18 m. Et avec une contingence de 25% on considérera la distance cumulative
en câble tolérée à : 25 mètre environ.
D’où la résistance du circuit 2 sera calculée par l’expression (II.5) :
0.35
𝑅𝑅𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 2 = 25 ∗ = 0.00875 𝑂𝑂ℎ𝑚𝑚
1000
II.3.11. Dimensionnement du redresseur :
II.3.11.1. Le site 043 :
Vue la particularité du site 043 en terme d’agencement des bacs, il devient judicieux de
considérer deux systèmes distincts.
En effet la position de proximité des bacs TK9, TK10, TK11 et TK12 confère à ces
dernier la possibilité d’un système à redresseur commun.
En revanche le bac anti incendie se retrouve en position « remote » par rapport aux bacs
de stockage, de ce fait nous dédions une protection cathodique par un redresseur intrinsèque à
ce dernier.

• Circuit I :
Le besoin en courant cumulatif des bacs TK9, TK10, TK11, TK12 se déduit du tableau
II.6.
La résistance imposée par les bacs sera calculé avec l’expression suivante :
1 1
=� … (II. 6)
𝑹𝑹𝑻𝑻−𝒃𝒃𝒃𝒃𝒃𝒃 𝑅𝑅𝑇𝑇𝐾𝐾𝑥𝑥

Après calcule, R T-bac = 0.0442 ohm.


Donc la résistance totale du circuit (1) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 𝟏𝟏 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit1
R T-circuit 1 = 0.0442 + 0.1295 = 0.1737 ohm
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (1), est égale à = 11.22 Amps, Le voltage de
sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 1
V Max : le voltage
I requis : le courant total nécessaire tel que calculé précédemment
R T-circuit 1 : la résistance totale du circuit.

39
Chapitre II Partie Pratique

En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de


protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 1 + 2
V max = 11,2 x 0,1737 + 2
V max = 3,95 v
Un transfo-Redresseur au standard de l’industrie pouvant couvrir les capacités en
voltage et en courant requis, sera de 48V-30A.

• Circuit II :
Le besoin en courant pour le bac Anti-incendie à lui tout seul déduit du tableau II.6.
La résistance imposée par le bac sera calculé avec l’expression suivante :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐛𝐛𝐛𝐛𝐛𝐛 = R AI
D’où : R T-bac = 0.0984 ohm.
Donc la résistance totale du circuit (2) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 𝟐𝟐 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit 2
R T-Circuit 2 = 0.0984 + 0.0052 = 0.1036 ohm.
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (2), est égale à = 1.13 Amps, Le voltage de
sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 2
En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de
protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 2 + 2
V Max = 1.13 x 0.1036 + 2
V Max = 2.12 V

Un transfo-Redresseur au standard de l’industrie pouvant couvrir les capacités en


voltage et courant requis sera de 48V-6A.

II.3.11.2. Le site 03 :
Vue la particularité du site 03 en terme d’agencement des bacs, il devient judicieux de
considérer deux systèmes distincts.
En effet la position de proximité des bacs TK7, TK8, TK9 et TK10 ainsi que le bac anti
incendie, confère à ces dernier la possibilité d’un système à redresseurs commun.
En revanche les bacs TK1, TK2, et TK3, de par leur dimension d’une part et leurs
agencement regroupé d’autre part, seront protéger par un même système à redresseur unique.

40
Chapitre II Partie Pratique

• Circuit I :

Le besoin en courant cumulatif des bacs TK7, TK8, TK9, TK10 et AI se déduit du
tableau II.7.
La résistance imposée par les bacs sera calculé avec l’expression (II.6), et après calcule
R T-bac = 0.0575 ohm.
D’où la résistance totale du circuit (1) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 𝟏𝟏 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit 1
R T-Circuit 1 = 0.0575 + 0.01575 = 0.07325 ohm.
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (1), est égale à = 1.50 Amps, Le voltage de
sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 1
En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de
protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 1 + 2
V Max = 1.50 x 0.07325 + 2
V Max = 2.11 V

Un transfo-Redresseur au standard de l’industrie pouvant couvrir les capacités en


voltage et courant requis sera de 48V-6A.

• Circuit II :

Le besoin en courant cumulatif des bacs TK1, TK2 et TK3 se déduit du tableau II.7.
La résistance imposée par les bacs sera calculé avec l’expression (II.6), et après calcule
R T-bac = 0.0280 ohm.
D’où la résistance totale du circuit (2) est donnée par la relation :
𝐑𝐑 𝐓𝐓−𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 𝟐𝟐 = R T−bac + R PA + R PI = R T−bac + R Pcircuit 2
R T-Circuit 2 = 0.0280 + 0.00875 = 0.03675 ohm.
Et le besoin en courant cumulatif du circuit (2), est égale à = 12.77 Amps, Le voltage
de sortie des transfo-redresseurs sera déterminé en utilisant la loi d’ohm :
V Max = I requis x R T-circuit 2
En tenant compte de la force contre électromotrice, imposé par le lit anodique de
protection cathodique généralement de l’ordre de 2 V :
V Max = I requis x R T-circuit 2 + 2
V Max = 12.77 x 0.03675 + 2

41
Chapitre II Partie Pratique

V Max = 2.47 V
Un transfo-Redresseur au standard de l’industrie pouvant couvrir les capacités en
voltage et courant requis sera de 48V-30A.

42
Chapitre III
Réalisation & discussion des
résultats
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats

III.1. Réalisation sur terrain :

La réalisation du système de protection cathodique à courant imposé se fait en quatre


étapes.
1. Réalisation des tranchés :
Pour démarrer il faut réaliser des tranchés autour des bacs à une distance de 2 mètres, le
tranché à une largeur de 30 cm et une profondeur de 50 cm. Ce tranché servira pour le passage
des câbles.

Figure III.1 : Réalisation des tranchés pour la boucle anodique.


Pour les anodes, un tranché rectangulaire a été réalisé de dimension 1m x 2m et une
profondeur de 1.5m.

Figure III.2 : Réalisation des tranchés pour les anodes.

43
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats

Pour les électrodes de référence, des trous de diamètre 20 cm et d’une profondeur de 1m


seront fait à dans le tranché orienté vers le bac.
D’autres tranchés ont été réalisé pour l’acheminement des câbles jusqu’aux coffrets.
2. Mise en place des anodes et électrodes de référence :
Les anodes sont de types TI-MMO tubulaires. D’un diamètre de 2’’ et d’une longueur
active de 1 m.

Figure III.3 : Détail anode MMO- tech-MMO-T2510.


Ces dernières seront Pré-emballées dans des tubes d’acier galvanisé ayant 4 pouces de
diamètre est une longueur de 1m20. L’espace annulaire du tube en acier est rempli avec de la
poussière de coke.

Figure III.4 : Détail anode MMO canistrer.


Les anodes seront posées dans leurs tranchés en position horizontale, aussitôt placées,
elles seront recouvertes par la terre récupérée lors de l’excavation du tranché.
Les électrodes de référence utilisées sont les électrodes Cu/CuSO 4 (Cuivre plongé dans
une solution de sulfate de cuivre).
Ces électrodes seront de type électrode permanente à enterrer.

44
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats

Figure III.5 : Electrode de référence Cu/CuSO 4 permanente à enterrer.


Les électrodes de référence seront posées dans les trous creusés, elles seront recouvertes
par la terre récupérée lors de l’excavation du tranché.
3. Câblage :
Le câble de l’anode sera relié avec celui de la boucle anodique à l’aide d’une boite de
jonction. (Voir figure III.6)
Le câble de l’électrode de référence enterrer sera relié avec celui de la boucle
instrumentation à l’aide d’une boite de jonction.

Figure III.6 : Boite de jonction reliant le câble de l’anode avec celui de la boucle
anodique.

Figure III.7 : Détail boite de jonction.

45
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats

Les câbles des boucles anodiques, injection et instrumentation seront placé et tirés vers
les coffrets dans les tranchés réalisés.

Figure III.8 : Tranchés pour les câbles qui seront reliés aux coffrets.
Quand tous les câbles sont en place, les tranchés seront refermés à moitié est suivie de
la mise en place du grillage avertisseur. La fermeture totale sera ensuite effectuée. (Figure III.9).

Figure III.9 : Mise en place du grillage avertisseur, suivi de la fermeture totale des
tranchés.

46
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats

4. Installations des coffrets et du poste transfo-redresseur :


Après le tirage de tous les câbles, nous procédons à l’installation des coffrets anodique,
injection et instrumentations.
Cette opération sera suivie par l’installation du poste transfo-redresseur.

Figure III.10 : Les différents coffrets et transfo-redresseur qui seront installés sur le
terrain.
L’agencement général de la protection cathodique, est détaillé dans l’annexe G « pour
le site 03 » et l’annexe F « pour le site 043 ».

47
Cahpitre III Réalisation & discussion
des résultats

III.2. Discussion des résultats :


Partant du principe qu’une anode horizontale positionnée à une distance « d » d’une
structure métallique non revêtue engendre une de part et d’autre de celle-ci une portée du triple
de la distance d, il s’ensuit dans notre cas une portée de 6m. Afin de respecter cette espacement,
les anodes seront espacées à environ 12 m l’une de l’autre.
Donc y’aura le calcul suivant pour le site 043 :
Tableau III.1 : Nombre d’anode par bac SITE 043.
Diamètre de la Périmètre de la Nombre
Nom du Diamètre Nombre
boucle anodique boucle anodique d’anode
réservoir (m) d’anode
(m) (m) arrondie
TK9 8 12 37.68 3.1 3
TK10 16 20 62.8 5.2 5
TK11 25 29 91.06 7.6 8
TK12 22 26 81.64 6.8 7
AI (EAU) 12 16 50.24 4.2 4

Comme chaque anode délivre 8 Ampères pour 20 ans de durée de vie, alors pour le site
043, comme le courant total disponible pour les 27 anodes est de 216 A pour 20 avant que les
anodes ne s’épuisent.
Comme le besoin calculée dans le tableau II.6 est de 12,35 A arrondi à 15 A pour une
contingence de 25%, alors le rapport 216/15 soit 14,4 donne une durée de vie de l’ordre de 288
ans. Soit plus de 14 fois le critère de 20 ans exigé.

Et d’un autre coté, il y’aura le calcul suivant pour le site 03 :

Tableau III.2 : Nombre d’anode par bac SITE 03.

Diamètre de la Périmètre de la Nombre


Nom du Diamètre Nombre
boucle anodique boucle anodique d’anode
réservoir (m) d’anode
(m) (m) arrondie
TK1 8 12 37.68 3.1 3
TK2 8 12 37.68 3.1 3
TK3 8 12 37.68 3.1 3
TK7 25.25 29.25 91.845 7.6 8
TK8 25.25 29.25 91.845 7.6 8
TK9 12 16 50.24 4.2 4
TK10 12 16 50.24 4.2 4
AI (EAU) 8 12 37.68 3.1 3

Comme chaque anode délivre 8 Ampères pour 20 ans de durée de vie, alors pour le site
03, le courant total disponible pour les 36 anodes est de 288 A pour 20 ans avant que les anodes
ne s’épuisent.
Comme le besoin calculée dans le tableau II.7 est de 14,28 A arrondi à 15 A pour une
contingence, alors le rapport 288/15 soit 19,2 donne une durée de vie de l’ordre de 384 ans. Soit
plus de 19 fois le critère de 20 ans exigé.

48
Conclusion
Générale
Conclusion Générale

Conclusion
Le bac de stockage est un élément indispensable au sein de l’entreprise de NAFTAL
au but de stocker et préserver les produits carburants.

Vue la taille des bacs et leur positionnement sur le sol il est important de procédé à
une méthode de protection contre la corrosion plus sophistiquer, notre travail nécessite un
dimensionnement pour optimiser la valeur du courant requis.

Au terme de ce travail nous avons déduit les résultats suivant :

• Optimisation du courant électrique : une marge de 25% d’intensité du courant est


toujours indispensable pour s’assurer que la protection soit optimale.
• Elargissement de la durée de vie de système de protection : le courant requis sur les
sites de Skikda délivre une tension électrique optimale qui permet au matériau du fond
de bac de résister contre la corrosion pendant une très longue durée, on remarque
depuis les résultats de durée de protection 288ans pour le site 043 et 384ans pour le
site 03
• Variation de la durée de protection : la durée de protection varie selon la variation
du besoin de site en courant
• Variation du besoin en courant : le besoin en courant varie à son tour à travers le
temps selon l'état du fond de bac de stockage.
• La conception qualitative des anodes : Les anodes utilisées dans ce procédé ne
subissent pas une influence de la nature du sol vue leur conception.
• L’utilisation des anodes selon le diamètre du bac de stockage : le nombre
d’anodes utilisé va dépendre fortement du diamètre de la boucle anodique.
• Le choix d’un transformateur redresseur adéquat au par rapport au circuit : Le
transfo-redresseur diffère d’un circuit à l’autre selon le besoin du courant et le voltage
max, après les calculs du besoin du courant de chaque circuit et son voltage maximum
il sera possible d’utiliser un transfo-redresseur avec une capacité de voltage et courant
requis optimale selon le circuit.
• Nécessité de vérification et optimisation du besoin en courant à travers le temps :
Une vérification du besoin de courant est nécessaire vue qu’il varie au court du temps,
cette variation se vérifie suite aux mesures effectués à travers le temps au niveau du
coffret d'instrumentation, en fonction de cette variation on procède au réglage des
résistances variable dans le coffret d’injection pour avoir le potentiel de protection.

De ce qui précède, on conclut que notre étude montre que par des moyens sophistiqués
et simple d’autre part, on peut lutter contre un phénomène destructeur pendant des générations
et faire face aux pertes économiques causés par les phénomènes de corrosion.

49
Bibliographie

Bibliographie
Bibliographie

Bibliographie
[5] D. LANDOLT, "Traité des Matériaux Corrosion et Chimie de Surfaces des Métaux",
pages 9 ; 10 ; 11,1993.
[6] KIR. Iamn, "Etude de l’influence du traitement thermique sur la dissolution anodique d’un
acier au carbone en milieux aqueux", Mémoire de fin d’étude, universitaire d’El oued, 2014.
[8] "Corrosion et inhibition des puits et collectes", Technip 1981, Paris, page 1.
[9] Professeur H. BOUAOUINE à L’ENIM, "Cours corrosion et protection", pages 49, 50,
59 ; 64.
[10] Professeur [Link] "Corrosion", pages 62 ; 70.

Webographie
[1] FOKOUENG FOTIE Cédric, Mise en place des procédures de maintenance en vue de
l'élaboration d'un plan de maintenance des équipements des dépôts SDCP liquide : cas du
dépôt de Bessengue, 2014, [Link].
[2] Pr. P. COLON, DR. B. GROSGOGEAT-BALAYRE, La corrosion,
01/06/2010, [Link] .
[3] MAREC, Corrosion et protection cathodique 6.1, 01/07/2015, [Link] .
[4] [Link]
[7] ACCOAST, Technique et formation, LA CORROSION DES MATÉRIAUX
MÉTALLIQUES EN EAU DE MER, [Link] .
[11][Link]
[Link]#fig22 .
Annexes

Annexes
Annexes

Annexe A : fiche du centre carburant SKIKDA 1217.


Annexes

Annexe B : détails des réservoirs du centre SKIKDA 1217


Annexes

Annexe C : Caractéristiques des bacs de stockages centre carburants SKIKDA 1217


Annexes

Annexe D : Résistance du circuit secondaire - site 03.


Annexes

Annexe E : Résistance du circuit secondaire – site 043.


Annexes
Annexes

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